Black torch de Takaki Tsuyoshi

     

Titre : Black Torch

Auteur : Takaki Tsuyoshi

Traducteur : Sébastien Ludmann

Éditeur : Kioon

Sorti du premier tome  le 08 février 2018

Nombre de pages : 190

Genre : Manga, Shonen

Fiche Bibliomania

4ème de couverture T1:

 » Jiro n’aspire qu’à vivre tranquille, et pourtant c’est un véritable aimant à problèmes : non seulement il appartient à une lignée de ninjas, mais il a en plus la capacité de communiquer avec les animaux ! Alors quand il trouve un mystérieux chat noir mal en point, il n’hésite pas une seconde à lui venir en aide.

En fait de félin, il a recueilli Rago, un Mononoke surpuissant ! Ces créatures surnaturelles, capable de dévorer les humains, vivent d’ordinaire cachées… mais Rago est en fuite, poursuivi aussi bien par des exorcistes que par ses propres pairs ! Un démon ne tarde pas à retrouver sa trace, et un combat épique s’engage. Jiro, imbattable contre de simples humains, ne fait pas le poids face à un monstre… Pour sauver son bienfaiteur de la mort, Rago n’a d’autre option que de recourir à une technique de possession. Un humain et un Mononoke alliés dans un même corps, on n’avait jamais vu ça ! Exorcistes ou esprits, quel camp choisiront-ils ? « 

Personnages principaux :

Jiro : vient d’une famille de ninja, il est très puissant face à de simple humain, qu’il bat tous sans exception haut la main; Il en est arrogant mais en même temps il a ce côté tout doux quand il parle aux animaux, bah oui il a la formidable faculté de parler aux animaux. D’ailleurs il s’entend mieux avec les animaux qu’avec les humains. Son grand-père lui a enseigné l’art des Shinobi et aimerait que son petit fils le prenne au sérieux mais Jiro veut qu’on le laisse tranquille. Il est assez irritable et n’hésite pas à faire tourner son grand-père en bourrique… Quand il rencontre Rago, il le sauve sans réfléchir, et le défend même face à un monstre qui le terrasse; de cette mésaventure Jiro et Rago vont être obligé de cohabiter dans le même corps, celui de Jiro. A partir de ce moment, ils vont devenir une puissante bête phénoménale !

Rago : C’est un Mononoke qui est poursuivi par des exorcistes mais aussi par d’autre Mononoke… On ne sait pas d’où il sort et lui ne sait plus trop pourquoi il est là sauvé par un petit humain… Ce qu’il y a de sûr c’est qu’il a une personnalité vive, il se sent supérieur aux humains mais n’est pas hostile. D’abord méfiant envers Jiro puis il comprend que ce jeune freluquet est puissant mais aussi tête brûlée. Il sort d’un profond sommeil, et il ne se rappelle de rien. En sauvant Jiro, il va peut-être découvrir ce qu’il lui est arrivé. Lui le si puissant démon pourchassé par ses frères.

Ryosuke Shiba : responsable du bureau des investigations secrètes, c’est un Onmitsu (ancien nom des Shinobi), Ce bureau officiel est  divisé en plusieurs sections secrètes. Ryosuke intervient juste à temps pour sauver et mettre sous protection Jiro Azuma / Rago. Il sens que ces deux là ont du potentiel mais sont aussi en grave danger.

D’autre personnages font leur apparition pour entrer dans la vie de Jiro et le soutenir dans sa tâche et sa survie, mais aussi d’autres beaucoup moins drôle qui cherchent à le détruire.

Lieux où se déroule le récit :

Le récit se déroule au Japon contemporain; mais l’organisation d’investigation est descendante des Shinobi de l’ère d’Edo, qui sont devenu des Omitsu à la restauration de Meiji

Détails intéressants :

  1. La personnalité de Jiro, attachante malgré son mauvais caractère, et son impolitesse envers les autres. Il parle aux animaux et ne peut pas s’empêcher de les sauver en cas de besoin… ça ne peut pas être un mauvais gars.
  2. Jiro parle aux animaux !
  3. Il ne porte pas de jugement, Rago est un Mononoke et alors ?
  4. Pourquoi faut-il faire obligatoirement partie d’un camp ?Jiro et Rago n’ont pas forcément envie de faire partie du camp des humains ou des Mononoke, c’est plus philosophique, ils veulent leur tranquillité.
  5. Jiro ne cherche pas la bagarre mais quand on le provoque ou quand il est témoins de mauvais actes; il ne peut pas s’empêcher de s’emporter…
  6. Le dessin, est tout en explosion, les monstres sont énormes mais les petits humains rachitiques sont très fort, les bastons sont chouettes ! Le trait est dynamique et vivace, les expressions des personnages sont très bien représentées.

Mon avis :

J’ai commencé par hasard cette série sur le très bon conseil du libraire dans la boutique où j’achète mes mangas 🙂 @LibrairieLePythagore

Déjà la couverture est superbe, on y voit Jiro et un chat avec le dessus du corps pris dans un nuage nébuleux et noir. On sent que ça fait partie de lui. Et puis cette couleur rouge annonce ou promet une super dynamique !

Ce qui contraste avec les premières pages du manga… Jiro possède un don très spécial, il peut converser avec les animaux; l’histoire commence par une séquence attendrissante entre Jiro et son chien qui s’inquiète car le petit s’est encore battu à l’école… mais les pages s’enchaînent et on retrouve vite notre Jiro plus grand et toujours aussi bagarreur; Il est arrogant et défie la mafia; il sait de toute façon qu’il aura le dessus sur eux !

Avec son coeur d’or, il court sauver un chat qui paraît mal en point… finalement à cause d’une bonne action, Jiro se retrouve pris dans une guerre millénaire entre Mononoke et Onmitsu; guerre qui ne l’intéresse pas mais dans laquelle il va être enrôlé de force; Jiro va devoir choisir son camp et j’ai vraiment apprécier sa réaction. Il veut rester libre de choisir ou d’ailleurs plutôt rester libre de ne pas choisir.

Rago et Jiro se sont bien trouvé, ce duo est explosif; aussi ronchon l’un que l’autre et tous les deux veulent leur tranquillité, mais le don qu’ils possèdent attire sur eux les mauvaises intentions, soit ils inquiètent car ils sont beaucoup trop puissant à deux et donc ils doivent disparaître, soit leur puissance pourrait servir l’un ou l’autre camp justement et faire la différence… Mais leur statut de double race les place au milieu de l’inimitié des deux camps.

Le bureau des investigations secrètes capture/sauve Jiro et cherche à le mettre à l’abri. Ils ne savent pas s’ils peuvent lui faire confiance et dans un même temps Jiro ne sait pas non plus s’ils ne cherchent pas tout simplement à le détruire… De cette rencontre un peu forcée va naître Black Torch ! J’adore ce nom d’escouade, ça claque !

Un tome 1 accrocheur et je vous garantis que les suivants sont tout autant passionnant !!

Citations retenues :

  1. […]mais tu sais ne pas être normal, ça peut aussi être un atout ![…]
  2. […]Je vous prend tous les deux en même temps et d’une seule main ![…]
  3. […]Intervenir sans force, c’est de l’imprudence et agir sans détermination c’est de l’inconscience.[…]
  4. […]Tu seras gentil de ne pas casser ta pipe pendant mon absence… vieux croûtons ![…]

En Bref :

Le début d’une série explosive, passionnante !

 

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Les Cordes de Cristal Épisode 1 & 2 d’Anne Robillard

Titre : les Cordes de Cristal

Épisodes 1 & 2

Auteure : Anne Robillard

Éditeur : Michel Lafon

Genre : jeunesse, Fantastique

Sorti le 9 janvier 2014

Fiche Bibliomania

 

 

Résumé :

« Entre Palm Springs et Los Angeles se trouve Kennenika, une toute petite ville qui dégage une énergie étrange et inspire aux musiciens les plus influents de la planète rock une incroyable créativité… Jippy Wade, guitariste adulé du groupe Texas Gray Wolf, achète un vaste terrain au milieu de nulle part pour y construire le studio d’enregistrement Tex-son, où vont se bousculer les meilleurs groupes du moment. Mais la soif du succès se paie au prix fort pour cet homme qui a dû abandonner sa femme et se retrouve maintenant seul, en proie à ses vieux démons.

En cherchant de nouveaux talents, Jippy espère avant tout trouver la paix intérieure. Mais l’arrivée à Tex-son des imprévisibles frères Specogna va attiser les rivalités et provoquer de mystérieux incidents… Quel secret se cache entre les murs de ce studio qui suscite toutes les convoitises et transcende les artistes qui s’y produisent ? »

Mon avis :

Euh …  Pourquoi le 4ème de couverture ne correspond pas vraiment à l’histoire ? Jippy Wade n’a pas quitté ou abandonné sa femme, il l’a certes délaissé et Suzi, ne supportant plus l’idée d’être délaissée,  a quitté son mari. Autre chose, Je n’ai absolument pas trouvé que les frères Specogna attisaient les rivalités … mais alors pas du tout… Encore moins qu’ils aient provoqué  de mystérieux incidents ?!?

L’histoire :

Le groupe de Jippy Wade prend une petite pause; Du coup il décide d’acheter un terrain à son ami pour changer d’horizon et monter un studio : Tex-son. Il n’a pas pensé un seul instant que cette décision aller complètement bouleverser sa vie; et peut-être même celle de ceux qui l’entoure. Son premier groupe Arial est dirigé par Simon Maccrie, un être étrange et transcendant. Les groupes vont se succéder, les amateurs comme les anciens et Tex-son va prospérer. Cependant un tas d’étranges rebondissements arrivent sans explication et bousculent, repoussent dans leurs derniers retranchements les habitants de Kennetika, les poussant hors de leur zone de confort.

Mais que ce passe t-il vraiment à Kennetika ? Quel est cette impression ?

Les personnages :

Jippy Wade : Il est le guitariste de Texas Gray Wolf; il décide de se lancer dans une autre vie, en créant son propre studio Tex-son. Il n’avait pas prévu d’y sacrifier toute sa vie; mais l’atmosphère étrange qui se dégage de cet endroit en a décidé autrement. Sa vie va être bouleversée, et il va être amené à rencontrer des gens aussi différents les uns que les autres et à se reconstruire une vie de famille. Sa rencontre avec Simon le laisse perplexe; mais pourquoi pas, chacun ses croyances, Jippy n’y voit aucun mal, tant que ça ne nuit pas au travail.

Simon Maccrie : C’est le leader des Arials, son style est particulier, transcendant; Il bouleverse les codes du Heavy Metal. Mais à côté de ça il est sorcier, c’est un dragon et il est là pour guider les gens et son successeur. Il ne fait de mal à personne mais ce qu’il prédit fait parfois froid dans le dos;

Kévin : C’est le fils de Keith Roe, une légende du Rock’n’Roll; Il est étrange, solitaire mais très intelligent. Il ne voit pas la nécessité de lié une quelconque amitié. Il apprend à la maison, et quand ses parents décident de venir vivre à Kennetika, il revit ! Dans cette immensité, il laisse libre cours à son besoin de liberté et d’espace.

Et beaucoup, beaucoup de personnages secondaires ou pas vont traverser la vie de ses trois personnages « principaux ».

La Plume, le scénario :

Alors autant, j’ai adoré « Les chevaliers d’Émeraude », « A.N.G.E », et « Qui est Terra Wilder ? » les « Les ailes d’Alexanne » mais celui-là non je n’ai pas du tout accroché;

La couverture est sensationnelle, une super guitare électrisée dans l’eau sur fond bleuté, ça promettait d’envoyer !!

J’ai lu ce roman assez facilement; mais je n’ai pas vraiment accroché… Toute l’histoire passe très vite; l’auteur passe beaucoup de temps à décrire ses personnages physiquement et ne passe pas assez de temps sur leur vécu, du coup ça coupe l’histoire inutilement…

Tout se passe super bien pour le studio, pour les artistes aussi; C’est trop facile ! Tout passe de façon lisse., et même les morts étranges quasi simultanés ne sont pas relevées…

Les personnages sont touchés par ces morts mais ça passe… La vie des personnages semble intéressante mais l’auteur ne s’y attarde pas assez. Tout va trop vite pour moi. Et à part les drames familiaux rien de spécial ne se passe. C’est un peu lassant, heureusement l’écriture de l’auteure est agréable et fluide.

Il arrive des évènements étranges (là encore l’auteur les traite comme des évènements normaux…) mais comme si on était dans une voiture sur l’autoroute, l’histoire file et ne laisse pas le temps au lecteur de s’attarder. Pour ma part je trouve que l’auteure n’approfondit pas assez ses personnages, j’aurai aimé en savoir un peu plus sur ce personnage étrange qu’est Simon… mais l’auteure le marginalise(trop de mystère autour de lui) car on ne voit de lui qu’un être un peu loufoque qui joue au sorcier… Bon, je ne me suis pas expliqué ses apparitions face à Kevin mais comme l’histoire file, je n’ai pas eu le temps.

Vu que c’est un récit principalement sur la musique, je m’attendais à ressentir cette musique par les mots … mais non même pas …

Je ne suis pas arrivée à m’ancrer dans l’histoire, ni à m’identifier à un quelconque personnage … c’était un peu frustrant et désolant

En Bref :

Un roman trop lisse à mon goût; pas assez d’action, des personnages pas assez approfondis pour que j’y ressente un petit intérêt…

Ce roman m’a semblé étrange, comme s’il avait été bâclé, fait à la va-vite; Le résumé en presque la preuve … Comme si ce livre n’avait pas été retravaillé, ou pire coupé au montage…

E.V.E. de Carina Rozenfeld

Titre : E.V.E.

Auteure : Carina Rozenfeld

Éditeur : Syros

Genre : Jeunesse, Dystopie

Nombre de pages : 381

Sorti le 15 juin 2017

Fiche Bibliomania

 

 

4ème de couverture :

« Entité. Vigilance. Enquête. Elle s’appelle EVE. Elle n’a aucune idée de son apparence. Elle ne ressent rien. Et pourtant le monde n’a pour elle aucun secret, parce qu’elle le perçoit à travers les yeux de millions d’êtres humains. 24 h sur 24, elle assiste à leur quotidien. Son rôle ? Surveiller la population et signaler en temps réel les crimes et les délits. EVE est infaillible… jusqu’au jour où elle assiste à l’agression de la jeune Eva Lewis sans parvenir à identifier le coupable. Pour comprendre ce qui s’est passé, EVE investit à l’insu de tous le corps d’Eva. Et découvre le plaisir grisant de la vie réelle. »

Mon avis :

L’histoire :

E.V.E est une Intelligence Artificielle; elle ne sait pas à quoi elle ressemble mais pour une IA ça la tracasse un peu trop. Elles sont plusieurs à surveiller Citypolis. A chaque agression, elle identifie l’agresseur, la victime et le lieu de l’agression, ainsi elles peuvent envoyer les brigades d’intervention pour appréhender l’agresseur et les ambulances s’il y a lieu pour secourir la victime. Cela fait près de 15 ans que la ville tourne comme ça avec un pourcentage de criminalité proche de 0.

Mais voilà un jour, notre E.V.E est incapable d’identifier l’agresseur, il lui est totalement invisible; au début ses concepteurs pensent à une mise à jour qui a mal fonctionné; mais voilà elle n’est pas seule face à cette cécité et la conception des E.V.E. n’a rien avoir avec ce problème.

E.V.E. veut à tout prix comprendre pourquoi elle n’a pas pu faire ce pourquoi elle a été conçue; Alors, elle décide de pousser plus loin ses investigations. Elle se retrouve dans le corps de la dernière victime qui est dans le coma, pour essayer de comprendre ce qu’elle lui a échappé en tant que IA; ce qu’elle n’avait pas prévu c’est que de vivre dans un corps humain est un pur émerveillement.

Les personnages :

E.V.E. : C’est une Intelligence Artificielle qui possède un tuteur, Silas, avec lequel elle converse d’égal à égal. Silas est toujours respectueux. Quand elle se retrouve devant l’impossibilité de faire ce pourquoi elle existe; elle est plus perturbée qu’elle ne le laisse croire à Silas. Elle décide d’investir le corps d’Eva, la jeune victime dont elle n’a pu voir son agresseur. Mais dans ce corps elle goûte à la vie réelle, et c’est complètement addictif. Découvrir les sensations bonnes ou mauvaises est un pur émerveillement. L’IA est déterminée à trouver l’agresseur d’Eva et surtout L’IA veut connaître la raison de son inefficacité. Une autre chose la travaille encore un peu, elle aimerait savoir à quoi elle ressemble dans la vie réelle auprès de Silas. Et cette caractéristique marque l’évolution que prévoyait son tuteur…

Silas : On ne connaît de lui que ce que nous indique l’IA. Il est son tuteur, c’est à dire qu’il veille sur elle, il doit noter tout ce qui lui paraît anormal, ou un brusque changement de fonctionnement. Silas discute avec E.V.E par écrans interposés. Il perçoit dès le début que l’IA est en train d’évoluer mais décide de garder ça pour lui.

Damian : C’est un Agent d’Intervention Immédiate; E.V.E a envoyé son escouade sur le lieu de l’agression d’Eva. Sa direction lui confie l’autorisation de passer à une enquête moins conventionnelle, plus comme avant les E.V.E. Damian ne sait pas trop par où commencer, mais il est déterminé et surtout il va avoir une aide inattendue : Eva (enfin E.V.E.). Leur duo va fonctionner à merveille !

La Plume, le Scénario :

J’ai lu le livre en une journée, tellement c’était impossible de lâcher cette histoire ! L’écriture de Carina Rozenfeld est fluide et très agréable.

j’ai tout de suite trouvé E.V.E. attachante et intéressante. Certes au début, ces phrases sont celle d’une simple IA, mais petit à petit, comme Silas on s’aperçoit que l’IA évolue jusqu’à l’inévitable. Au début, elle est déroutée car elle n’aperçoit pas l’agresseur, elle pressent tout de suite que sa conception n’y est pour rien ni même la mise à jour téléchargée dernièrement. Elle veut savoir, elle ne veut pas laisser un agresseur comme ça dans la nature, elle veut rendre justice à Éva. Mais est-ce les seules raisons ? Elle n’a pas à avoir ce genre d’émotions…

A chaque saut dans le corps d’Éva puis puis retour chez elle dans son laboratoire; la pression était grande, j’étais stressée, et si l’IA était surprise hors de son lieu de travail, et si par ses sauts, elle loupait d’autres agressions… ouhla c’était tendu ! Je n’en pouvais plus, il fallait que je lise, avidement, je ne pouvais pas m’arrêter.

Bon ! Mise à par ma lecture compulsive, l’auteur parle d’un sujet délicat. Les E.V.E. sont connectées à la population de Citypolis par l’intermédiaire de puce insérée à l’arrière de la nuque de chaque habitants. Il y a forcément les anti-E.V.E. qui crie au besoin de liberté, qui ne supportent pas d’être constamment espionné jusque dans leur vie intime. Et puis il y a le côté sécuritaire, les malfrats restent peut-être des malfrats mais ils n’osent plus agresser les gens. Le plus souvent les E.V.E font intervenir à temps les AII; et les victimes s’en sortent plus ou moins indemnes.

Donc le Big Brother, c’est bien ou c’est pas bien ? Faut-il choisir entre Liberté et Sécurité ? E.V.E est d’abord certaine que son travail est bien pour la population mais plus elle devient humaine plus ses intrusions chez les habitants la mette mal à l’aise… Elle comprend alors ce dilemme

E.V.E. naît à la vie en s’exposant dans le corps d’Éva; en voulant trouver son agresseur, elle apprend ce que c’est d’être humaine. La sensation du toucher, la douleur, la faim et le cœur qui s’emballe de plaisir et le doute … Ces sensations la bouleversent et la rendent attachante, passionnante. D’ailleurs, il y en a un qui tombe sous le charme , à cause de cet émerveillement éternel 😉 (non, non je ne dirais rien si vous voulez l’identité de ce « un », va falloir lire ce roman !!)

En Bref :

Un roman dévoré tout cru, qui laisse un peu des traces à cause de ce sujet bien délicat.

Le Maître des Livres par Umiharu Shinohara

Titre : Le Maître des Livres

Auteur : Umiharu Shinohara

Éditeur : Komikku

Sorti le 28 août 2014

Nombre de pages : 192

Genre : Manga, Seinen

Fiche Bibliomania

Résumé :

 » Poussez la porte de la bibliothèque pour enfants « La rose trémière » ! Vous y serez accueillis et conseillés par une équipe chaleureuse et surtout Mikoshiba, un bibliothécaire au caractère difficile, mais avant tout un passionné de littérature et un véritable « sommelier » des livres ! Ce n’est pas pour rien que tous les clients lui demandent conseil afin de dénicher la perle rare !

Découvrez ou re-découvrez tous ces contes et aventures qui ont fait vibrer des enfants et des adultes dans le monde entier »

Personnages principaux :

Mikoshiba : Il est le bibliothécaire grincheux de la bibliothèque « la rose trémière ». Il a mauvais caractère mais c’est un fervent défenseur livres. Il sait toujours avec plus ou moins d’exactitude quel livre il faut à tel lecteur et surtout au moment opportun. Il connaît toutes les histoires qui reposent sur les rayons de sa bibliothèque. Il reste intransigeant avec les gens mais c’est toujours dans un but bien précis, faire lire ! Malgré son caractère ronchon les enfants l’adorent.

M. Myamoto : Il passe par hasard devant cette bibliothèque pour enfant et entre. Il n’est pas vraiment en état et Mikoshiba s’en rend compte très vite. Il suffit de quelques mots sur sa vie pour que Mikoshiba trouve le livre qu’il doit lire. M. Myamoto a l’impression d’être dépassé, en constante situation d’échec, et surtout il traîne une solitude triste et il a du mal à faire face à tout ça. Il va vite comprendre que ces visites à la bibliothèque lui sont salutaires.

Lieux où se déroule le récit :

Dans une bibliothèque pour enfant « La rose trémière », tout près d’un parc.

Détails intéressants :

  1. La petite bibliothèque ne se trouve pas sur un lieu de passage, elle se découvre au détour d’un parc
  2. Le mauvais caractère de Mikoshiba est essentiel pour remettre tout le monde sur les rails, il perçoit le malaise des gens et sait exactement ce qu’il leur faut lire.
  3. Les deux jeunes femmes qui assistent Mikoshiba, font tout pour compenser son mauvais caractère; Y compris lui faire remarquer quand il va trop loin ou comment il devrait agir à certains moments. Elles sont très gentilles et défendent bec et ongles cette bibliothèque et ses adhérents.
  4. Ce manga renforce mon avis, mon idée sur comment doit exactement se comporter un bibliothécaire… Non pas avec mauvais caractère, mais connaître ses adhérents et surtout ses livres et savoir à qui proposer telle aventure ou tel documentaire. Mikoshiba est le bibliothécaire idéal … bon peut-être pas avec son caractère 😉
  5. Le dessin, le trait de l’auteur m’ont fait voyager dans ses contes et le plus fou c’est qu’au travers de ses dessins je me suis vraiment sentie dans une bibliothèque ! Un petit plaisir confortable 🙂

Mon avis :

C’est en suivant @lerenarddore sur Twitter, Instagram et Facebook mais aussi les Éditions Komikku  oui oui toujours eux !!! c’est dingue ! Les vils tentateurs !

On entre dans ce manga avec une scène assez triste… M. Myamoto rentre seul, ne suit pas ses collègues mais il ne veut pas rentrer chez lui où la solitude l’attend. C’est avec lui qu’on entre la première fois dans la bibliothèque de Mikoshiba, une bibliothèque pour enfant appelée « La rose trémière ». Mikoshiba sent tout de suite le malaise de M. Miyamoto; et tente de s’en débarrasser… Mais voilà c’est le début d’une histoire pas commune.

J’ai aimé cette passion qui anime Mikoshiba, cette dextérité à choisir le bon livre pour la bonne personne. Sous ses airs revêche il aide beaucoup les gens. Il sait instinctivement que les livres soignent tous les maux. Mais quel mauvais caractère, ça m’a quand même fait penser aux documentalistes que j’ai pu rencontrer dans mon cursus scolaire et qui avait juste l’air de vieilles sorcières malveillantes (pardon, mais j’étais jeune et bête…) …  bon après en être devenue une (de bibliothécaire hein ? pas une vieille sorcière !!), je n’ai plus trop pensé comme ça  !! 😀

En regardant ces images on pourrait presque sentir l’odeur des livres.

En aidant les gens avec ses livres, Mikoshiba fait profiter le lecteur avec des contes et aventures à visiter et re-visiter avec plaisir et nostalgie.

Sur la fin du tome 1 on en apprend un peu plus sur Mikoshiba et ce qui le lie à sa patronne; Et ces petits détails sont vraiment touchants.

Citations retenues :

  1. […] »Seiren Kepparu » c’est un mot pour désigner quelqu’un d’intègre. N’ayant rien à se reprocher et qui pourrait donc se retrouver devant un policier voire même Dieu en personne sans avoir peur[…]
  2. […]Car attribuer un livre précis à lire obligatoirement…peut potentiellement faire croire à l’enfant que les autres livres ne sont pas bons à lire….[…]
  3. […]Je n’ai donc pas d’autre choix que de devoir vivre encore plus longtemps[…]

En Bref :

Une histoire pleine d’histoires, un bibliothécaire comme on en rêverait, Bref un régal  !

 

Marion par Yuu Hikasa

Titre : Marion

Auteur : Yuu Hikasa

Éditeur : Komikku

Sorti le 27 septembre 2018

Nombre de pages : 185

Genre : Manga, Seinen

Fiche Bibliomania

Résumé :

 » Paris, 1940. Alors que la guerre se rapproche pas à pas, Marion, meneuse d’une bande de garnements, qui vit de menus larcins, voit son destin chavirer lorsqu’un homme l’entend chanter et lui propose  alors le rôle de Jeanne d’Arc dans le spectacle qu’il produit pour un grand music-Hall. Serait-ce la chance de sa vie ? Le destin hors du commun d’une jeune fille prise dans le tumulte de son époque ! »

Personnages principaux :

Marion : jeune fille de 15 ans, chef d’une petite bande de chapardeurs, elle vit de menus larcins dans la rue. Lorsqu’elle est seule, Marion chante, c’est à cet instant que Aaron Rosenberg l’entend et tombe sous le charme de sa voix. Il lui propose, non sans mal de rejoindre sa troupe en lui donnant le rôle de Jeanne d’Arc. La vie de Marion chavire, mais ce qu’elle a vécu il n’y a pas si longtemps que ça la pousse à ériger des barrières, et à ne pas faire confiance à ce Aaron. Elle est revêche, rebelle, très agile et rapide. C’est une jeune orpheline éprouvée par la vie mais qui n’a pas l’habitude de baisser les bras !

Aaron Rosenberg : Il est le directeur musical du Music-Hall Le Doelion à Paris. Il peine à retrouver une chanteuse pour le rôle de Jeanne d’Arc. Quand il rencontre Marion, c’est avec perte et fracas. Ce qu’il entrevoit des capacités de Marion lui coupe le souffle, mais le plus étrange ce sont les yeux de Marion qui le perturbe. A leur seconde rencontre, il surprend Marion à chanter; c’est décidé il lui propose le rôle de Jeanne d’Arc ! Aaron, vient d’une famille plutôt aisée, on peut le remarquer à ses manières, il est maladroit, myope mais quand il s’agit d’apprendre la technique à Marion, il devient un professeur hors pair et intransigeant. Mais pourquoi Marion le bouleverse t-il à ce point (vous aurait un petit indice dans les pages de ce manga) ?

Lieux où se déroule le récit :

Le récit se déroule à Paris durant l’année 1940. La guerre est proche, l’auteur nous le fait sentir au travers des différentes conversations des personnages secondaires,  de la radio qu’ils écoutent. Alors que la France est sur le point d’entrer en guerre, la vie de Marion chavire également.

Détails intéressants :

  1. Le rôle de Marion auprès de sa petite bande de voleurs, si elle est vivace, revêche, rebelle quand elle opère ses missions de chapardage; Elle est tout autrement avec ses petits protégés 😉 à vous de le découvrir !
  2. La lucidité d’Aaron quant à l’implication de Marion dans son Music-Hall; malgré ses scrupules, Le Doelion est plus important.
  3. Les deux amis du directeur musical, Dominique Gougon (tête d’affiche du Doelion) femme de caractère, qui se fait un devoir d’apprendre à Marion et Henri Dubon, Chorégraphe et maître de ballet, pour qui le genre de Marion n’a aucun intérêt (à vous de découvrir pourquoi ?)
  4. Ce manga m’a vraiment fait penser furtivement à la « Môme Piaf ».
  5. Le dessin, le trait de l’auteur est minutieux quand il veut nous faire voir les émotions des personnages et plus flou pour nous faire ressentir l’ambiance d’une scène. Vraiment très agréable à regarder, à lire !

Mon avis :

C’est en suivant @lerenarddore sur Twitter, Instagram et Facebook mais aussi les Éditions Komikku que je suis régulièrement tentée pour ne pas dire tout le temps !!

Donc me voilà , tentée donc logiquement je me rends chez mon libraire BD (mais pas que) et au grand désespoir de mon portefeuille à chaque fois que j’entre dans cette « antre tentatrice », je l’achète et le dévore dans la foulée !!

L’histoire commence tout feu tout flamme par une grande scène de chapardage bien préparée et bien ficelée. Marion est magistrale et protège ses petits chapardeurs. C’est à cet instant qu’Aaron, le directeur musical la rencontre, l’aperçoit pour la première fois et ne la lâchera plus jusqu’à ce qu’elle accepte le rôle de Jeanne d’Arc dans son spectacle.

Leur histoire est attendrissante, autant Marion ne lui fait pas du tout confiance, autant Aaron persévère pour la faire changer d’avis. Il est sûr c’est elle qu’il veut dans son spectacle. Leurs échanges sont toujours tendus, car Marion craint de lui faire confiance et Aaron ne sait jamais sur quel pied danser pour ne pas apeurer Marion. Leur relation les fait marcher sur des œufs tous les deux. Mais au fond chacun sait qu’un lien s’est tissé.

Derrière l’histoire folle de Marion, la Seconde Guerre Mondiale se profile, plusieurs pays capitulent et les français sont de plus en plus anxieux et persuadé de l’issue de ses évènements; L’histoire de Marion est coupée par des bribes de radio, par des conversations dans la rue sur les dernières nouvelles des pays qui essaient de résister contre l’Allemagne et qui finissent par capituler.

Puis vers la fin de ce tome, une nouvelle donnée, un nouveau rebondissement, une nouvelle barrière qui pourrait bien se mettre en travers de la chance de Marion…

Dernière remarque, le trait de l’auteur est très agréable, le Paris de 1940 est admirablement bien représenté; on se sent retourner dans le passé. Les détails sont très beaux.

Citations retenues :

  1. […]Aaron, il nous faudra du temps pour dresser ce chat de gouttière ![…]
  2. […]Nous avons 1 mois pour transformer ce charbon en diamant.[…]
  3. […]Dès que je regarde les rues d’en-haut, mes soucis et ma propre existence m’apparaissent dérisoires.[…]

En Bref :

Un très agréable moment de lecture  !

 

D’Encre, de Verre et d’Acier de Gwendolyne Clare

Titre : D’Encre, de Verre et d’Acier

Auteure : Gwendolyne Clare

Éditeur : Lumen

Genre : Aventure, Fantastique

Nombre de pages : 467

Sorti le 3 mai 2018

Fiche Bibliomania

 

 

4ème de couverture :

 » Et si on pouvait vraiment créer un monde avec de l’encre et du papier ?

En s’armant d’encre et de papier, il est désormais possible de voir naître sous ses doigts des univers entiers. Il suffit, pour accomplir ce miracle, de respecter les règles complexes d’une nouvelle discipline, la scriptologie. Mais lorsque les êtres humains apparaissent pour la première fois sous la plume d’un scriptologue, c’est la révolution. Jumi da Veldana et sa fille Elsa, à la tête des insurgés, parviennent à leur tour à percer le mystère de cette science et à reprendre le contrôle de leur petit paradis à son créateur.

Cependant leur bonheur ne dure pas : Jumi, qui cache un noir secret, est enlevée sous les yeux de sa fille. Elsa est donc contrainte de s’aventurer dans le monde réel pour retrouver la trace sa mère. Des canaux d’Amsterdam aux rues de Pise, elle finit par trouver refuge dans « un asile de fou », une institution fondée par une organisation scientifique baptisée l’Ordre d’Archimède. Là, les scriptologues, les alchimistes et mécaniciens peuvent étudier et travailler à l’abri des persécutions. L’endroit est aussi un pensionnat réputé, dont les élèves observent la jeune inconnue avec beaucoup de curiosité. Parmi eux se trouve Leo, un mécanicien de génie dont la rencontre avec la nouvelle arrivante fait vite des étincelles. Commence une attente interminable, l’aide promise par l’ordre tardant à se concrétiser. Elsa finit donc par prendre les choses en main, et ce n’est pas peu dire. Car la jeune fille, elle aussi, dissimule un lourd secret…

Saura t-elle réparer par l’écriture un monde devenu fou ? Si elle veut parvenir à retrouver la trace de sa mère, Elsa devra apprivoiser les règles de son nouveau  terrain de jeu et comprendre la complexité des relations humaines. Passé tragique et ténébreuses conspirations, univers de poche et armes ultimes : Suivez cette héroïne armée d’encre et de papier à travers une ribambelle de mondes réels et inventés ! »

Mon avis :

L’histoire :

Elsa est tranquille, heureuse dans son monde, créer par Charles Montaigne, le premier scriptologue a avoir scripté des êtres humains, VELDANA.

L’univers de Veldana est maintenant indépendant, Jumi da Veldana et sa fille s’assurent du bon fonctionnement et des extensions de leur monde. Seulement Jumi attire l’attention et est enlevée devant Elsa. La jeune fille ne comprend pas pourquoi on aurait enlevé sa mère… elle décide de partir à sa recherche et pour ça il faut qu’elle se rende sur terre. Ses pas l’emmènent déjà chez leur créateur, mais malheureusement il ne peut plus rien pour elle… elle se décide donc de partir à Amsterdam chez le mentor de sa mère.

Son aventure débute et n’en finira pas de l’étonner; ce qu’elle va découvrir va bien au-delà de son petit monde, il s’agit de la sauvegarde de l’humanité ! pas plus pas moins !

Pressentant qu’Elsa possède de grandes habilités, De Vries, le Hollandais, l’emmène à Pise en Italie dans un refuge pour personnes atteintes de « folie ».

Là bas dans cette grande maison, Elsa va devoir apprendre à travailler en équipe, se faire des amis et surtout va comprendre ce que la disparition de sa mère engendre comme problème planétaire… Saura t-elle assez forte pour assumer son nouveau rôle ?

Les personnages :

Elsa da Veldana : est une jeune fille scriptée, c’est à dire qu’elle ne vient pas de la Terre. Elle est avide de connaissance, et surtout et s’extasie devant toute nouvelle vie que peut créer sa mère; d’ailleurs elle la seconde parfaitement pour lui succéder un jour à la tête de la protection de Veldana, leur monde.

Une fois sa mère enlevée, Elsa est pleine de ressource et ne se laisse pas démonter, elle part sur Terre pour enquêter sur la disparition de sa mère et la retrouver… La retrouver s’avère plus compliqué, et l’entraîne dans une collaboration avec les humains qui l’a mis mal à l’aise au début pour finalement la séduire, c’est quand même bien d’avoir des amis sur qui compter…

Pour avancer dans ses investigations, elle va devoir cacher son lourd secret aux pensionnaires du refuge, alors que certains le soupçonne déjà. Avec Leo, c’est complexe; il ment souvent pour cacher ses blessures et Elsa n’est jamais sûre de rien… avec Faraz c’est plus facile, le jeune alchimiste est sans ambages et direct; Par contre, au début, elle ressent l’envie d’amitié de Porzia comme une intrusion mais elle va rapidement comprendre que la jeune fille veut vraiment l’aider et être son amie.

Quand elle apprend que l’Ordre d’Archimède ne coopère pas facilement, est même plutôt frileux à retrouver sa mère, elle prend les choses en main et part à l’aventure avec ses nouveaux amis.

Leo : Jeune homme au passé trouble, malheureux, son père et ses frères sont mort dans un incendie et sa blessure est si intense qu’il ressent le besoin de mentir à tout bout de champ pour se protéger… La venue d’Elsa est comme un choc pour lui, il aperçoit dans son regard l’avidité de connaissance à la vue de son robot et ça le perturbe plus que de raison… Faraz est son meilleur ami, et il n’y a qu’avec lui seul qu’il peut se permettre d’être le vrai Leo … enfin presque…

Faraz : c’est l’alchimiste de service, il est sérieux, droit mais on a pas trop l’occasion de voir ses capacités, on soupçonne qu’elles sont importantes… C’est le raisonnable de la troupe d’amis, le plus calme disons.

Alek De Vries : c’est le mentor de Jumi, d’ailleurs il la considère comme sa fille; sa disparition sonne comme le glas. Il sait de quoi est capable Jumi et son enlèvement ne peut pas être anodin. Il prend Elsa sous son aile. Il semble un peu rebelle quand on le voit évoluer dans l’ordre mais toujours avec la discrétion, la retenue et le calme dû à son âge.

D’autres personnages participe à l’aventure d’Elsa mais je ne vais pas faire l’inventaire, vous devrait lire le roman !

La Plume, le Scénario :

Alors au début, j’ai eu une toute petite déception… je me disais « arf, un monde virtuel… » c’est compliqué de s’attacher à des personnages qui n’ont pas d’existence réelle, enfin pour moi. Mais je ne lâche jamais un livre, alors j’ai continué. Et là Baam ! Grande surprise, Veldana n’est pas un monde virtuel, ce n’est pas un simple monde d’ailleurs… C’est un monde scripté, tout droit sorti de l’imaginaire et de l’écriture d’un humain.

La scriptologie, une nouvelle matière permet de créer des mondes, j’ai trouvé ça formidable ! Ce n’était pas seulement un monde virtuel, c’était bien plus que ça, c’était un monde inventé et né de la plume d’un auteur et en plus viable. Bref d’un coup  ma déception s’est envolée !!

En fait c’est le rêve de tout lecteur (non?), je crois, peut-être des auteurs aussi, un monde créé de l’imaginaire où l’on peut se promener et y vivre. C’est comme si, il était possible que chacun créé son monde idéal, et comble de tout un monde à l’abri dans un livre. C’est comme si une multitude d’univers était accessible direct dans les rayons de la bibliothèque ! wow ! wow ! Quelle idée géniale !!

Bon je me calme … revenons à l’histoire 😉

J’ai apprécié ces petites réfèrences sans en être; le créateur qui s’appelle Charles Montaigne (homonyme par le nom de l’écrivain); le mentor de Jumi Alek De Vries (pareil homonyme par le nom du botaniste) et toute cette histoire qui repose sur certains faits de l’Histoire de l’Italie avec un certain Giuseppe Garibaldi général italien voulant unifier Italie. et puis chaque début de chapitre est illustré par la citation d’un illustre personnage; c’est très très agréable toutes ces références, qui d’ailleurs sont listées en fin de livre dans une bibliographie.

Un peu de réalité dans l’imaginaire, il ne m’en faut pas plus pour plonger.

Bon on en parle de cette fin ?? wow heureusement qu’il y a l’épilogue pour éclairer le lecteur car wow ! Quel rebondissement !

Forcément on veut lire la suite !

En Bref :

Un roman construit sur une idée géniale : donner vie à l’imagination de l’auteur avec de l’encre et un morceau de papier! Il faudrait vraiment l’inventer cette matière 😉

Des mondes virtuels qui n’en sont pas avec des protagonistes combatifs et attachants, une Histoire Italienne pas si loin, des références à de illustres personnages; tout y est pour passer un bon moment.

Surtout n’oubliez de lire la note de l’auteur à la fin c’est super intéressant !!

Juste un peu de temps de Caroline Boudet

Titre : Juste un peu de temps

Auteure : Caroline Boudet

Éditeur : Stock

Genre : Contemporain

Nombre de pages : 230

Sorti le 2 mai 2018

Fiche Bibliomania

 

 

4ème de couverture :

« La charge mentale. La foutue charge mentale. Qui ressemble de plus en plus à une charge explosive qu’elle ferait volontiers sauter… Quelque chose a claqué en elle. Sophie ne voulait pas rentrer, ne pouvait pas. Elle ne voulait plus de cette vie-là. Ses pieds n’avaient tout simplement pas pu prendre le chemin de la gare, ses doigts avaient d’eux-mêmes éteint son portable, et son instinct maternel – je suis indispensable, je suis coupable, ils ne sont rien sans moi – s’est mis en mode silencieux pour la première fois depuis sept ans. Un silence absolument, pleinement, intensément reposant. »

Mon avis :

L’histoire :

Sophie est la femme parfaite pour tout le monde, douce, au top, un chronomètre dans la tête, jamais de retard, d’oubli… Elle gère d’une main de maître toute sa petite maisonnée. Mais tout ce monde au millimètre à un prix : Ne jamais être seule, ne jamais se poser, ne plus être à l’écoute de soi même, dérangée dans la salle de bain et même dans les toilettes… Au bout de sept ans, Sophie ressent de plus en plus cette charge comme une bombe qui menace. Elle demande juste un peu de temps pour elle… juste un peu…

En plein milieu de la matinée, elle décide de partir, c’est un besoin irrépressible, un besoin vital… Elle n’abandonne personne, elle veut juste se retrouver et après elle revient mais là elle a besoin de s’éloigner un peu, de se retrouver dans le silence.

Les personnages :

Sophie : la maman de deux enfants, un mari adorable avec lequel elle s’entend à merveille et un travail. C’est une femme moderne qui jongle avec perfection vie privée et professionnelle. Ses amies, sa voisine la surnomment Mme Parfaite; car personne d’humain ne peut arriver à gérer tout avec calme et précision avec rarement d’erreurs… Mais voilà, à être parfaite, elle se rend compte un soir qu’elle est devenue une bombe qui menace d’exploser à tout moment. Elle n’arrive plus à trouver de temps pour elle, du temps pour les enfants, pour son mari, pour les amis, pour les collègues oui ça elle en trouve mais dès qu’elle souffle il y a toujours quelqu’un pour réclamer sa présence, ses conseils … son constat est sans appel, elle est devenue indispensable... et c’est elle qui a petit à petit gérer tout ce qu’il y avait à gérer… Au moment où elle s’en rend compte, elle décide de partir s’isoler sans rien dire à personne.

Loïc : Le mari de Sophie, il ne comprend pas ce qu’il ce passe… pourtant Sophie allait bien, ils s’entendent bien… Il a tout de suite peur qu’elle soit partie avec un autre homme; puis que quelqu’un l’ai kidnappé… Il ne comprend cette absence; il appelle tous les amis et les collègues de Sophie et là c’est le même constat  pour tous… personne ne sait. Mais comment va t-il faire tout seul avec les deux enfants ?

Raphaëla : la meilleure amie de Sophie, elle sait que Sophie a des baisses de régime mais bon au point de tout plaquer, ça l’étonne beaucoup. Elle ne comprend pas la disparition de sa copine, en plus c’est pas son genre de laisser son mari et ses enfants tous seuls… ou la la …

Marco : le collègue de boulot, avec qui Sophie parle littérature; mais voilà Marco il ne sait rien non plus..

et d’autre encore … mais ils sont tous au même point ils ne savent pas ce qui s’est passé, ni où est Sophie

La Plume, le Scénario :

L’auteur, au travers de son roman, a choisi de parler simplement sans tapage de la fameuse « charge mentale ». Son personnage est quelqu’un d’équilibré, qui gère sa famille et son travail avec brio mais avec de plus en plus de fatigue et de mal-être. Ce fantôme de fatigue morale, que personne ne comprend, ni ne voit d’ailleurs… pourquoi ? peut-être que c’est plus commode ou pire l’habitude

Au travers de Sophie, toute personne active en charge d’une famille comprend et surtout se sent concernée, on ne peut que se reconnaître ! Ah oui, même dans la salle de bain et les toilettes !

J’avoue, ce roman a vraiment résonné en moi; J’aimerai, parfois, me poser, souffler et que quelqu’un prenne la relève sans que je sois consultée, « juste un peu de temps ». La délégation, vient au bout d’un moment ou plutôt à un moment donné, quand vous n’êtes plus en capacité de faire ou de penser, même pour un court instant, mais j’irais jusqu’à dire que c’est déjà trop tard.

L’auteure met vraiment le doigt sur un point essentiel : le besoin de se ressourcer seul, dans le silence, sans interruption, se retrouver seul avec soi-même sans perturbation extérieur, pas obliger que ça dure des jours, « juste un peu de temps » comme le dit si bien l’auteure.

L’auteure a construit son roman avec de courts chapitres qui nous raconte l’escapade de Sophie presque heure par heure, mais entrecoupée des inquiétudes de Loïc, des aveux de la voisine, des questionnements et des anecdotes de la meilleure amie, du collègue de boulot. Bref au fur et à mesure que Sophie construit son cocon de silence et de solitude, l’incompréhension et l’inquiétude grandit pour tout ce petit monde qui gravite autour d’elle

Le récit est dynamique quand Caroline Boudet laisse la parole aux personnes qui entourent Sophie puis logiquement la dynamique ralenti avec les paragraphes de Sophie. On sent que cette échappatoire calme, apaise petit à petit Sophie; partie d’une crise d’hystérie d’une maman dans la rue pour finir dans le calme et la douceur du bord de mer… En tout cas ce petit bout de calme m’ont apaisé en même temps que Sophie…

En Bref :

C’est bien de parler de cette charge mentale; avec douceur mais réalité.

Je reste persuadée que bon nombre de personnes se reconnaîtront dans le personnage de Sophie.

Un roman tout frais, sensible qui parle d’un sujet parfois tabou, ou en tout cas mal entendu 😉