Journal Intime d’un Touriste du Bonheur de Jonathan LEHMANN

Titre : Journal intime d’un touriste du bonheur

Auteur : Jonathan LEHMANN

Éditeur : Éditions de la Martinière

Genre : Contemporain, développement personnel

Nombre de pages : 280

Fiche Bibliomania

 

 

 

4ème de couverture :

« Le voyage en Inde d’un golden boy repenti en quête de sagesse

Avocat d’affaires à New York, amateur de fêtes et de drogues…, Jonathan plaque tout du jour au lendemain pour partir à la recherche du bonheur. Pendant 3 ans, il va à la rencontre de penseurs et de maîtres spirituels à travers le monde, et découvre la méditation, une pratique qui va bouleverser sa vie.

En novembre 2016, il s’envole vers l’Inde pour vivre une expérience radicale :  » Vipassana « , ou dix heures par jour, pendant dix jours. Dans un silence total.

Journal intime d’un touriste du bonheur est le récit de cette retraite et des trois mois de périple qui ont suivi. Dans ce carnet de voyage déjanté, Jonathan nous raconte ses tribulations à travers l’Inde : son  » shopping spirituel  » d’ashram en ashram et de gourou en gourou, son coming out mystique, son apprentissage du sexe tantrique, son combat incessant contre la tyrannie du mental et les addictions…

Voyage initiatique et chronique spirituelle, ce livre irrésistible bouscule les genres littéraires autant que les consciences. Dans un style décomplexé, follement drôle, Jonathan Lehmann nous transmet la richesse des enseignements qu’il a reçus et qui nourrissent, chaque jour, son cheminement vers le bonheur.

Une lecture dont vous ressortirez transformés. »

Mon avis :

L’histoire :

Encore une fois, cette chronique ne sera pas construite de la même manière que les autres; sujet oblige 😉

Jonathan Lehmann a créé les antisèches du bonheur suite à un revirement de situation dans sa vie personnelle et professionnelle.

Je me conforme aux conseils de Jonathan depuis le 31 août 2015 (oui oui c’est précis !) Je peux dire je pense que je fais partie de la « communauté des antisèches du bonheur » depuis ce jour (bon je n’ai jamais rencontré Jonathan… mais je suis ses conseils depuis un certain temps). La méditation a été comme un second souffle pour moi; à une époque où je ne me reconnaissais plus dans mes actes… j’étais devenue agressive, irritable et aigrie par les aléas de la vie. Mes filles ont été le premier déclics… Je me suis dit qu’elles n’avaient pas à subir cette négativité, ni même à en avoir peur… Alors Jonathan et ses méditations m’ont sortie la tête de l’eau 🙂 ❤ MERCI ! Depuis je médite chaque matin entre 10 et 20 minutes et j’essaie d’appliquer ses conseils … je dis bien j’essaie car c’est pas facile, ça demande du travail et une remise en question de tous les jours.

Je trouve son approche très simple, abordable si tenté qu’on n’ai un tant soit peu de volonté quand même.

Son livre est comme le titre l’indique son journal intime écrit pendant son  voyage en Inde où il a décidé d’expérimenter Vipassana*. Dans son journal, il raconte aussi ses autres expériences après Vipassana, sa recherche d’autres méthodes d’Ashram* en Ashram en passant par Osho, Amma, Prem Baba. Jonathan nous décrit son ressenti, ses expériences sans filtre empreint de sincérité.

*Vipassana :10 jours de méditation quasi non-stop et sans aucune interaction avec autrui – 10 jours avec soi-même.
*Ashram : Lieu où des disciples se groupent autour d’un gourou pour recevoir son enseignement.

L’auteur :

Jonathan Lehmann est un trentenaire brillant qui a tout plaqué quand il a compris que cette vie était en train de le consumer.

En créant les Antisèches du Bonheur, son blog (pour « vulgariser » les différentes méthodes de dépassement de soi surtout la méditation) il se rend compte qu’il n’est pas seul et que nous sommes quelques milliers à reconsidérer la vie d’un autre point de vue, en tout cas de prendre conscience que notre vie n’est peut-être pas comme on voudrait qu’elle soit.

Certes on ne peut pas tous, tout plaqué et partir à la recherche d’un autre mode de vie, à l’aventure comme ça sans un minimum de capital. Oh ! je reste persuadée que les + téméraires ont sauté le pas et qu’ils diront que c’est une question de choix. Oui ils ont peut-être raison… alors je vais dire que je ne suis pas prête à faire le grand saut même si j’en ai très envie. D’un, je ne suis pas toute seule, je suis chargée de famille et de deux je suis une trouillarde et j’aime encore bien ma fameuse zone de confort 😉

Bref tout ça pour dire que dans sa reconversion à 360 degrés, Jonathan a aidé beaucoup de personnes (dixit tous les témoignages bienheureux en dessous de ses méditations  et en dessous de ses publications sur les réseaux sociaux.)

C’est une remise en cause totale et profondément altruiste !

La plume de l’auteur :

Ce livre est construit sous la forme d’un journal intime. Jonathan Lehmann, l’auteur, nous raconte son périple à travers l’Inde. Il partage ses craintes, ses découvertes, ses doutes, ses joies, ses bêtes noires avec nous ses lecteurs; et c’est énorme de partager tout ça ! Sans filtre !

Oui sans filtre, Jonathan nous relate tout ou presque, drogues, sexe, ses merveilleuses découvertes, ses douloureux souvenirs… ça rend son témoignage très sincère et surtout très courageux; et certainement cathartique.

Jonathan n’a pas hésité, à prendre le risque de déplaire; ce livre il en rêvait, il le dit dans les différentes interviews qu’il donne; et donc il l’a fait pour notre plus grand bonheur.

Ce livre se découpe en 6 parties, où l’on suit l’évolution de l’auteur de « la prison de la méditation » en passant par « l’hôpital de la méditation » et d’autres encore pour enfin arriver au nouveau Jonathan, plein de vie, plein d’enthousiasme et les poches remplies non pas de sous mais de nouveaux procédés pour mieux se comprendre, pour mieux appréhender la vie et la vivre comme elle se présente à lui.

A la fin de son livre, Jonathan Lehmann nous précise la liste des livres qu’il a lu et qu’il nous serait indispensable de lire si on veut approfondir ce dépassement de soi comme lui ;). Ensuite il partage avec nous sa pratique de 3 habitudes de bonheur; A réaliser tous les jours !! merciii Jonathan c’est super gentil 😉

C’est également très intéressant de lire ses remerciements, pour connaître, reconnaître les personnes qui gravitent autour de lui, les personnes qui l’ont inspirées, soutenu, bousculé.

En Bref :

Un livre que tout à chacun devrait posséder dans sa bibliothèque.

Un livre fabuleusement inspirant ! Merci Jonathan d’avoir partagé ton expérience, ton aventure à l’intérieur de toi, à travers l’Inde et de nous donner des pistes pour démarrer le changement en nous !! MERCI ❤

Tout ça vous a donné envie de suivre Jonathan Lehmann et ses Antisèches du bonheur cliquez ci-dessous !!

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La Faucheuse de Neal Shusterman

Titre : La Faucheuse (livre 1)

Auteur : Neal Shusterman

Éditeur : France Loisirs

Genre : Science Fiction

Nombre de pages : 496

Fiche Bibliomania

 

 

 

4ème de couverture :

« Les commandements du Faucheur :
Tu tueras.
Tu tueras sans aucun parti pris, sans sectarisme et sans préméditation.
Tu accorderas une année d’immunité à la famille de ceux qui ont accepté ta venue.
Tu tueras la famille de ceux qui t’ont résisté. »

Mon avis :

L’histoire :

Le jour où un faucheur franchit le seuil de sa maison, Citra se montre impertinente et ne cache pas son aversion pour la communauté des faucheurs. Elle ne supporte pas son invasion teintée d’immunité, la capacité de ce faucheur de s’imposer par la peur...

Lorsque Rowan croise un faucheur dans les couloirs de son école, il ne peut s’empêcher de le suivre et même de l’accompagner jusqu’au glanage… il est pris d’une telle empathie pour la victime qu’il se fait le devoir de rester auprès de l’élève dont la vie se termine et cela même en subissant les conséquences de sa bienveillance.

Les personnages :

Citra : C’est une jeune fille révoltée contre les faucheurs. Elle trouve leur manière de faire humiliante et inhumaine. Elle refuse de courber l’échine devant le faucheur quitte à se faire glaner pour insolence.

Rowan : c’est le genre « ami fidèle », qui malgré les stupides actes de son ami de jouer avec la mort, Rowan continue de le veiller à chaque résurrection. Il déborde d’empathie, peut-être dû au fait qu’il appartient à une famille très nombreuse qui ne s’occupe plus guère de lui.

J’aurais envie de parler de certains faucheurs, mais je risque de spolier… Donc je peux juste dire, qu’une partie des faucheurs tuent avec plaisir voire avec délectation et l’autre partie prend son travail à coeur mais n’y prend aucun plaisir.

La Plume, le Scénario :

Le récit commence par un extrait de journal de bord d’une faucheuse. Puis le récit continue et il sera entrecoupé tout au long du roman par ces pages de journal intime de plusieurs autres faucheurs en fonction des rebondissements relatés et pour illustrer le sentiment de tel ou tel faucheur.

L’écriture de l’auteur, Neal Shusterman, est agréable, fluide sans longueur. La dynamique est organisée en chapitre entrecoupée comme je le dis plus haut par des extraits de journal intime. Puis on passe d’un personnage à un autre; d’un évènement à un autre. Cela donne une vue d’ensemble assez claire au lecteur des évènements qui tournent autour des personnages.

Le lecteur se retrouve face un monde pas si rose, certes la mort a été vaincue mais la valeur de la vie en a été amoindrie. L’immortalité rend la vie plus fade… La communauté des faucheurs est là pour réguler le flux de vie sur la planète pour endiguer une surpopulation; car l’Humain a vaincu la mort mais il n’est pas stérile et continue à procréer donc il fallait trouver un moyen de réguler la population.

Ce récit est extrêmement futuriste car l’Humain a vaincu LA MORT, oui, mais il existe aussi une technologie bienveillante qui s’est réveillée et veille sur l’espèce humaine et chacun de ses besoins. Aucune malveillance du côté de la technologie, une Intelligence Artificielle qui partage son savoir avec qui le veut sauf avec la communauté des faucheurs. Par contre l’auteur appuie bien sur la fin que l’humain a toujours recours à ses plus bas instincts.

La fin du récit est astucieuse et surprenante !

En Bref :

Un roman futuriste montrant l’Humain aux prises avec ses bas instincts et tout autre sentiment qui ne le pousse pas toujours à agir des meilleures façons.

Et la technologie ultra complémentaire, ouverte, disponible à tous, ça c’est génial je trouve 🙂

Par contre il reste un petit arrière goût car l’Homme a peut-être gagné contre la mort mais l’auteur nous montre que la vie leur paraît quand même moins savoureuse

Ary de Juliaa Fynn

Titre : Ary

Tome 1 : Résister

Auteure : Juliaa Fynn

Éditeur  : Autoédité

Format : Epub

Nombre de pages : 205

Fiche Bibliomania

 

 

Résumé Auteure :

 » « Tu sors d’où ? Tout le monde a des secrets ! »

Et Ary en a plus que quiconque. D’ailleurs, elle ne s’appelle pas Ary. elle change de nom au gré des missions que lui confie la résistance. La prochaine la conduira à Paris. Pour renverser le tyran en place, elle prendra tous les risques. Mais peut-on éternellement mettre ses émotions entre parenthèses au profit d’une cause plus grande. »

Mon avis :

Tout d’abord merci à Juliaa Fynn l’auteure de m’avoir proposé son livre, une chouette découverte !

L’histoire :

Après de longues périodes de vagues d’attentats perpétrés par des terroristes, les pays se sont d’abord défendus comme ils pouvaient et chacun a fini par se la jouer en solo ou par alliance, pour finir les guerres ravagent notre monde.

Niels Cook arrive en sauveur de la France, il se proclame dirigeant du pays et ferme toutes les frontières. Avec fermeté, il met tout le monde  à contribution, au travail de la reconstruction et de la défense du pays. Tout le monde acquiesce sans rien dire, c’est le sauveur il sait ce qu’il fait…malheureusement toutes les libertés sont restreintes… le pays se relève tant bien que mal au prix élevé de la sacro-sainte liberté.

Ary fait partie de la Résistance, Résistance qui veut dénoncer la démagogie tyrannique de Niels Cook.

Les personnages :

Ary : c’est une jeune fille de 20 ans, enrôlée par la force des choses dans la Résistance depuis au moins 4 ans. Elle a dû quitter en urgence son domicile familial et se retrouve à réaliser des missions pour la Résistance. Elle a mis de côté ses sentiments, elle exécute ce qu’on lui demande sans trop se poser de question; ce qui fait d’elle un agent fiable. Mais peut-elle réellement continuer à résister sans émotions, sans sentiments ? ça parait de plus en plus difficile…

Marc : c’est un des boss important de la Résistance. Il est mystérieux, ne partage pas ses infos avec ses collaborateurs par sécurité, par paranoïa, parce qu’il cache peut-être quelque chose… finalement le lecteur ne sait pas trop.

Helen : Elle a pris Ary sous son aile quand la jeune fille s’est enfuie de chez elle. Elle est devenue comme une seconde mère; et elle n’est pas toujours d’accord avec la façon dont la Résistance utilise la jeune fille.

Josh : C’est un agent de la Résistance basé à Paris. Il a un passé douloureux et il est très méfiant envers tout le monde voir paranoïaque… Il est un agent de soutien pour Ary lors de sa mission parisienne…Il doit la surveiller, veiller à ce qu’elle exécute bien sa mission; mais prendre soin d’elle, veiller sur la vie de la jeune était une option qui est devenue prioritaire

La Plume, le Scénario :

Dès les premières lignes on tombe dans un roman que j’appellerai futuro-dystopique; genre scénario sombre où la France a régressé dans tous les domaines au nom de la sécurité intérieure (liberté d’expression, accès aux médias, Import-export et surtout le statut social de la femme…) Bref sur le coup c’est assez effrayant je dois dire.

Le personnage d’Ary est bien travaillé, réaliste. C’est une jeune femme à qui il ne reste plus trop d’illusion et dont la méfiance est le premier instinct, le premier sentiment qui lui vient à l’esprit quand elle rencontre quelqu’un. Il y a bien longtemps que les mots « joie et rire » ne font plus partie de son vocabulaire.

Niels Cook, le dirigeant auto proclamé entrave l’évolution du pays qu’il contrôle mais aussi des personnes qui y vivent sous couvert de sécurité intérieure… finalement l’auteure ne nous livre pas grand chose sur ce tyran… ce tome 1 est plutôt accès sur Ary.

J’avoue que ce genre de scénario me fait peur (tout comme la série « The Handmaid’s Tale » que je ne veux pas regarder…) Vous me direz « la peur n’évite pas le danger » … c’est pour ça qu’il faut rester vigilant et toujours avoir l’esprit critique en éveil face aux personnes extrêmes.

Bon revenons à Ary, pour la mission parisienne, l’auteure s’est davantage attaché à l’évolution des personnages concernés : Josh et Ary; et peut-être un peu moins sur la mission d’Ary que j’ai trouvé presque trop facile et un peu vague… bon pas la partie où son corps sert à la Résistance … bref mes sentiments sont ambiguës.

Après avec un peu de recul, la mission nous paraît aussi vague qu’elle l’est à Ary, donc finalement le lecteur se sent comme Ary;  c’est à dire un peu confus face à une mission dangereuse qui n’a pas vraiment de but ou un but pas clairement défini et surtout une mission qui est l’infime partie d’une plus grosse opération dont Ary ne sait absolument rien car son boss cache la finalité.

On arrive à la fin du roman et justement on aimerait bien savoir ce que complote la Résistance, quel est leur but final ? et surtout quelle est cette grosse opération ? Pas d’inquiétude le tome 2 est en préparation 😉 (confidence de l’auteure 😉 )

En Bref :

Un roman agréable à suivre, il se lit vite car l’écriture de l’auteure est fluide.

Un roman futuriste glaçant pour ma part pas tant dans l’histoire mais plutôt dans le symbole, le futur plausible… pour ce retour possible au « Moyen-Age » de la condition féminine.

Merci encore à l’auteure Juliaa Fynn de m’avoir proposé son roman, ravie de cette découverte qui aiguise l’esprit critique 😉

I#CONE# de François BERDEAUX

Titre : I#CONE#

Auteur : François BERDEAUX

Éditeur : Autoédité

Format : Site Internet – www.icone.site

Genre : (Très) contemporain, ésotérique, historique

Nombre de pages : Un certain nombre

Besoin spécifique : Une connexion internet

Résumé de l’auteur :

L’auteur n’en fait pas vraiment.

Quand François Berdeaux m’a contacté, il a décrit son récit comme « un roman numérique d’un genre nouveau […] une aventure littéraire 2.0. […] ce thriller plonge dans les méandres d’un ésotérisme 2.0. en mêlant Histoire et anticipation; mélangeant les genres au sein d’un roman novateur aux allures de site internet ».

Dans le teaser dédié à ce site on peut y voir défilé un nuage de mots assez évocateurs : Prophète anonyme – La Grande Pyramide – Internet – Bitcoin -John Dee – Bourges – Henoch – Jesus – Rennes-le-Château… et il existe un lien entre tout ça !

Mon avis :

L’histoire :

Idris est dans une mauvaise passe personnelle et professionnelle… Au détour d’une conversation avec un ami, il se retrouve à visionner une vidéo sur la Grande Pyramide (l’auteur laisse un lien au lecteur pour qu’il puisse lui aussi visionner cette vidéo). Peu de temps après sa vie bascule dans une aventure haletante où théories complotistes, Histoire invraisemblable et véritable se côtoient. Plus ses recherches partent dans tous les sens plus elles se recoupent, plus on se rapproche (ou pas) de la vérité. Mais il n’est pas seul dans l’aventure, Émilie et Paul le soutiennent et l’aide à structurer ses idées.

Les personnages :

Idris : Il n’a rien du grand chercheur de trésors, pas forcément croyant non plus. Il semble être une personne lambda en déroute psychologique… Pendant que sa vie bascule, il trouve peut-être dans cette étrangeté de quoi s’accrocher à cette existence qui part en cacahouète… Il a l’air sensible, pas idiot dans le sens pas le genre à se faire arnaquer (si tenté qu’il y ait un genre). Il s’attache à Émilie car elle a l’air sincère et paraît aussi perdue que lui face à cette aventure. Et Paul est un personnage haut en couleur, très érudit ce qui fait de lui un compagnon d’aventure « fiable ». Idris ne comprend pas comment et surtout pourquoi il se retrouve dans cette aventure.

Émilie : Elle est complexe; une organisation l’a engagée pour guider Idris. Finalement on sait peu de chose sur elle, juste ce qu’elle laisse entrevoir de son profil, c’est à dire une étudiante en déroute dans les labyrinthes du métier de comédien. Elle est très emballée à chaque avancée d’Idris, dès qu’il décrypte une nouvelle piste ou ramification dans leurs recherches. Ce qu’elle aime chez lui c’est sa ténacité.

Paul : C’est un érudit, il sait beaucoup de choses qu’il transmets bien volontiers à Idris. Leur rencontre n’a pas été si chaleureuse, elle fut compliquée car Paul ne voyait pas comment répondre aux nébuleuses questions d’Idris. Mis en relation par une connaissance commune; Idris a un peu forcé la main de Paul. Après une mise au point essentielle, ils ont commencé à échanger leurs connaissances et leurs découvertes. Paul s’est révélé d’un soutien inestimable.

La Plume, le Scénario :

Ce roman est réellement novateur, pour le coup c’est la première fois que je lis une histoire de cette façon.

Je repose les bases pour vous expliquer mon rapport aux lectures et surtout aux livres :

  1. Au départ, je suis une amoureuse des livres en papier =>> l’odeur, le toucher, la vue – garder les livres sous les yeux dans une bibliothèque… ça c’est mon truc
  2. J’adore toutes les histoires qui s’approchent de loin ou de près à l’irrationnel mais avec un pied dans la réalité (le truc du plausible, peut-être possible …), j’adore la littérature jeunesse, la fantasy dans son plus large spectre, les BD, les Comics et les Mangas.
  3. Depuis maintenant un peu plus de 2 ans, je me suis mise à lire des romans d’auteurs autoédités qu’ils me proposaient, donc très souvent numérique, des « Ebooks », ce format dont je n’étais pas fervente admiratrice, le numérique ce n’était pas pour moi… Mais j’ai découvert de véritables pépites que j’aurai complétement ratée en restant fermée à ce nouveau format. En plus, de lire  sur un support numérique, ça m’a permis d’étendre mes préférences à d’autres genres (roman classique, historique, humoristique même…), bref le numérique est entré dans ma vie un peu en forçant la porte et c’est temps mieux car j’ai pu lire des récits d’un horizon beaucoup plus vaste.

Tout ça pour arriver à l’auteur, François Berdeaux qui a accosté ma boite de réception avec son roman d’un format des temps modernes; et encore un coup de fichu à mes livres papiers chéris !

Le livre, le roman, le récit est un site internet avec un certain nombre de pages; on sent bien le lourd travail de ce format !

J’ai suivi l’histoire d’Idris, d’abord avec méfiance car honnêtement, je n’arrivais pas à trouver le pourquoi de ce format; mis à part des clics… en plus l’histoire d’Idris au départ est malheureusement (pour lui) très courante. Puis au fur et à mesure des pages, je me suis retrouvée prise dans cette envie de savoir où tout ça mènerait Idris.

Pour ce faire, à chaque fin de page on clique pour passer à la page suivante, jusqu’à rien de bien extraordinaire…

Mon avis allait changer car plus on tourne de page, plus l’histoire se complexifie, plus les pages sont tentaculaires. Je m’explique les recherches d’Idris sont rattaché à des pages Google, Wikipédia et il suffit de cliquer sur des points qui se trouvent sur les pages de lecture pour avoir accès aux recherches du personnage. Chaque point de découverte est étayée par des arguments en lien avec Google, Wikipédia

L’auteur se sert également de supports vidéos/ photos des lieux dont les personnages visitent; des plans où ils séjournent lors de leurs visite dans leur course à la vérité. François Berdeaux utilise aussi le support audio pour nous faire entendre la pluie ou des pas lors de la lecture c’est indéniable ça met dans l’ambiance.

Chaque page est agrémentée par des photos, des dessins, des animations qui m’ont permise de me plonger pleinement dans l’histoire en tout cas de visualiser clairement ce que pouvait traverser Idris, Émilie et Paul.

Malheureusement, et oui il y a un MAISd’habitude c’est mon imagination qui fait ce boulot là. Et du coup, dans ce roman, la visualisation étant imposée, clairement réelle; on ne sait plus vraiment si tout ceci est réel ou simplement le récit d’un auteur peut-être visionnaire en tout cas avant-gardiste.

C’est un tout petit bémol, sachant qu’au départ je préfère le livre papier, l’auteur à pris un petit risque sans le savoir …

Je trouve le résultat quand même pas mal du tout. Et je crois que cette histoire par sa forme particulière et un sujet sous-jacent brûlant restera gravée un moment  dans mon esprit. Oui un sujet brûlant car malgré des recherches sur l’Histoire, ça reste quand même un sujet totalement d’actualité.

Cette histoire nous parle d’un Dieu pas si ancien (en tout cas qui sait très bien s’adapter) et l’auteur François Berdeaux est peut-être un lanceur d’alerte ?!?

En tout cas ces derniers chapitres m’ont fait réfléchir sur cette société dont je fais partie et qui est hyper connectée

En Bref :

Un roman prenant au fil des pages, ludique finalement car on devient un peu acteur, si on veut la suite, si on veut connaître les sources d’Idris, bref on clique … on clique… on clique…

Un récit étrange, novateur et alarmant (oserai-je dire ?).

Merci François Berdeaux pour m’avoir proposé votre récit et pour votre patience également 😉

Petit aparté je ne savais pas ce qu’était une Escape Room et soyons honnête (je vis au fond d’une grotte) je n’en soupçonnais même pas l’existence … merci aussi pour cette « grande » découverte pour moi 😉

Tim au coeur d’or d’Olivia QUÉTIER

Titre : Tim au coeur d’or

Auteure : Olivia QUÉTIER

Éditeur : Autoédité

Genre : Contemporain, psychologie

Format : Epub

Nombre de pages : 219 (PDF)

Fiche Bibliomania

 

 

Résumé de l’auteure :

« Timothé vit en Lozère. Sa mère est alcoolique, son père un homme simple et bourru. Il veut devenir artiste peintre. Il met tout en acte pour tout quitter. Mais il est ramené sans cesse à cette mère qu’il s’imagine pouvoir sauver. Timothé vit ses années de lycée dans la peur que sa mère ne sombre dans la dépression. Cependant, ses amitiés et sa passion du dessin le maintiennent debout. Alban Théo, Sidonie, vivent avec lui ces années d’adolescence. Nous le retrouvons 17 ans plus tard. Il peine à trouver sa place dans le milieu de l’art dons il ne supporte pas les codes. Pourra-t-il faire éditer sa bande dessinée « Tim au coeur d’or? »? Il est marié, vit à Paris avec un enfant. Sa femme Luce consomme beaucoup de drogues et Timothé se retrouve à nouveau confronté à l’addiction. Il comprendra qu’il doit prendre des distances avec la destructivité qui touche ses proches pour pouvoir avancer. Durant les vingt années qui traversent le roman, il cherchera à se dégager de cette place assignée par les liens familiaux. »

Mon  avis :

Merci beaucoup à l’auteure Olivia QUÉTIER pour m’avoir permis de lire son roman bouleversant et plein d’espoir 😉 MERCI !

L’histoire :

L’histoire de Tim commence par un combat, un combat qu’il choisit de mener contre son conseil de classe. Il est alors en 3ème et son passage en seconde générale est menacé par des résultats insuffisants. Il met tout en œuvre pour démontrer à son proviseur sa détermination à réussir si on lui laisse la chance d’aller au lycée général en seconde.

Tout au long du roman, il essaye de ne jamais perdre de vue sa raison d’être, son combat pour la liberté, ses dessins. Malgré les difficultés de sa famille, de ses amis, il tient bon. La vie va encore lui réserver beaucoup d’embûches, mais Thimothé fait face à son destin, à cette vie parfois brutale, mais elle lui apporte aussi son lot de bonheur.

Au travers de sa passion, de ses difficultés, Tim mûrit, évolue grâce à sa détermination, son « trop » bon coeur, sa mélancolie, mais aussi la lumière qu’il porte en lui.

Les personnages :

Tim : c’est d’abord un jeune homme optimiste, déterminé, solidaire, mélancolique, amoureux… oui oui tout ça en même temps. Sa situation familiale le pousse à continuer le plus loin possible ses études, le pousse à imposer sa passion : dessiner. Il veut fuir ce carcan familial étouffant.

On retrouve Tim, plus tard, c’est un homme mais il est toujours habité par cette même passion mais aussi ses vieux démons, cette colère, cette violence, cette tristesse qui l’étouffe jusqu’à ce qu’il comprenne pourquoi.

Alban : c’est un personnage assez emblématique, c’est l’ancre de Tim en quelque sorte. C’est le meilleur ami de Tim, depuis que Tim a décidé de le défendre des griffes de harceleurs… depuis ce jour ils sont là l’un pour l’autre, leur amitié est indéfectible. Alban est peureux, mais Tim lui donne de la force.C’est auprès d’Alban que Tim vient se ressourcer, s’apaiser, s’épancher, demander des conseils sur la vie.

Une quantité de personnages tournent, vivent autour de Tim; ses parents, le proviseur du collège, son professeur d’art au lycée, Sidonie, Luce, Théo et plein d’autres encore. Ils font tous partie intégrante de sa vie; ils ont tous plus ou moins marqués à jamais la vie de Tim; chacun a contribué à faire de lui ce qu’il est, ce qu’il est devenu. Parfois dans la douleur, parfois dans la tristesse, parfois dans la peur mais aussi parfois dans la joie et l’espoir.

La Plume, le Scénario :

J’ai été happée par les mots de l’auteure, l’histoire de Tim commence en fin de 3ème, attendant le résultat du conseil de classe. Tout commence ici ! La détermination de Tim, son évolution, la vie d’un homme.

Tim est un ado attachant, emplit de tellement de colère et de détermination. Il sait ce qu’il veut et surtout ce qu’il ne veut pas.

Son passage dans la vie est semé d’embûches, mais c’est la vie nous dirait certain… oui mais la façon dont il aborde cette vie que ne le chouchoute pas est une vraie leçon de vie.

Sa lettre, son combat pour passer à tout prix en seconde m’a émue tellement fort … c’était bouleversant.

Puis tout s’enchaîne; sa vie au lycée, son difficile retour au foyer les week-end, Alban, son chêne dans sa forêt. L’auteure est arrivée avec ses mots à me faire sentir cette beauté que voit Tim le matin avant l’école, ce moment d’apaisement dans sa forêt.

J’ai apprécié aussi cette différence entre les amis au lycée, et les amis de longue date, du village. Ces amis qu’on ne peut bien souvent pas mélanger car trop éloigner les uns des autres, trop différents peut-être, car c’est exactement comme ça que je le ressentais en étant ado. Ce petit rappel m’a replongé pour un temps dans ma jeunesse à l’internat.

Parlons aussi de ce qu’il vit au quotidien depuis tout petit avec sa mère qui l’aime tant mais que l’alcool ravage. Cette femme vit désespérément, mais l’alcool endort ses démons, Tim ne supporte plus de voir sa mère se détruire et son père ne rien faire. Il sait qu’elle l’aime mais son addiction est plus forte. Il a vraiment besoin de s’éloigner pour se construire puis vivre sa vie... Mais cette addiction, sa mère le rattrape car il n’est pas en paix avec ce qu’il fait, il a besoin qu’on lui ouvre les yeux pour enfin comprendre que le meilleur moyen de sauver sa mère c’est de la confronter à son addiction, il ne peut pas sauver quelqu’un qui ne veut pas être sauvée…

Il se retrouve père de famille et marié à une femme qui se drogue par désespoir également… là encore il va devoir traverser le désert pour comprendre ce qu’il lui arrive, ce qui arrive à son épouse et surtout pour garder solidement sa famille et pour que son petit Étienne grandisse sereinement.

Là encore, ses dessins, son inspiration mais aussi son manque d’inspiration vont être des moteurs pour le guider vers la compréhension et l’aider à sauver sa famille.

L’auteure parle aussi d’homosexualité de façon très simple et j’ai vraiment aimé ce que j’ai lu, je ne peux en dire plus, je ne veux pas faire de spoilers 😉

En Bref :

En tout cas la vie de Tim n’est pas un long fleuve tranquille; mais l’auteure prouve qu’avec de la détermination on peut faire un vrai pied de nez au destin et avoir la vie qu’on a choisit; bien sûr c’est pas facile et ça demande des efforts et quelques sacrifices mais finalement si c’est pour vivre la vie qu’on a toujours rêvé d’avoir; ça vaut peut-être le coup !

En plus, il n’est jamais trop tard, que l’on soit ado ou quarantenaire et plus encore; on peut choisir !

Merci beaucoup à l’auteure Olivia QUÉTIER pour cette leçon de vie, cette leçon d’espoir 🙂

La Meute Harbor d’Audrey S.G.

Titre : La Meute Harbor

Tome1 : La rencontre

Auteure : Audrey S.G.

Éditeur : Autoédité

Genre : Romance, Bit-Lit

Format : EpuB

Nombre de pages : 265

Fiche Bibliomania

4ème de couverture :

« Quand on est une jeune fille de 17 ans timide et préférant la lecture aux sorties entre amis, la vie de bohème sur les routes en compagnie de son père s’apparente au paradis sur terre.
Seulement voilà toutes les bonnes choses ont une fin, et désormais Héléna va devoir faire face à son pire cauchemar, le lycée !
Ce changement ne sera pas le seul cette année dans la vie d’Héléna, sa rencontre avec le troublant Valentin changera plus que ses habitudes. Son passé lui sera révélé alors que son futur lui, deviendra des plus incertains. »

Mon avis :

Merci beaucoup à l’auteure Audrey S.G. de m’avoir permis de découvrir son roman 🙂

L’histoire :

Héléna doit intégrer le lycée (l’école pour la première fois), d’habitude elle étudie avec son père à domicile car ils voyagent beaucoup avec le métier de son père. Elle appréhende énormément, elle n’est pas fan des relations sociales, elle a passé des années seule avec son père sans relation sociale ou disons qu’elle n’a pas eu le temps de se faire des amis vu qu’elle restait très peu de temps au même endroit.

Son entrée au lycée va être fracassante; c’est là que tout va commencer, ce qu’elle va découvrir va complètement bouleverser sa vie mais pas seulement … celle de tous ceux qui vont la côtoyer.

Les personnages :

Héléna : C’est une jeune fille habituée à étudier à domicile; la seule compagnie qu’elle a, c’est les livres et son père. Elle n’est pas habituée à interagir avec les jeunes de son âge. Mais quand son regard croise celui de Valentin, plus rien n’a d’importance. Elle ne contrôle plus son corps, elle ne comprend pas… Elle va devoir affronter son passé mais aussi conjuguer avec un futur incertain.

Valentin : Le gars le plus populaire de tout le lycée, sportif, beau comme un dieu… dégageant quelque chose d’animal… Bref LE GARS ! Quand il entre dans une pièce , il irradie de son charme, mais aujourd’hui il n’a d’yeux que pour Héléna, la nouvelle; d’ailleurs il ne peut plus la lâcher du regard et ne contrôle plus son corps non plus…

Ces deux personnages sont très importants mais les personnes qui les entourent sont tout aussi importants et méritent qu’on s’y arrête, seulement pas ici 😉

La Plume, le Scénario :

L’auteur a une écriture agréable. Elle part d’un monde somme tout réel ou en tout cas qui s’approche du nôtre pour glisser précipitamment dans la vie d’Héléna; Avec cette entrée au lycée qui symbolise parfaitement ce passage, ce bouleversement qu’est l’entrée au lycée pour les ados, de cette manière l’auteure ancre le lecteur bien profondément dans l’histoire.

Le regard, le lien, la relation d’Héléna et Valentin est super chaud !! Wow ! J’avoue qu’au début ça m’agaçait un peu de voir Héléna tomber en petites miettes dès que Valentin s’approchait… Mais bon au fil de l’histoire avec un peu d’explication j’ai compris 🙂 mais j’étais un peu comme Héléna, je ne trouvais pas ça très romantique puisque c’était leur destinée (tout était écrit et bla bla bla…) puis au fur et à mesure, je me suis attachée à ce couple.

Toutes ces petites attentions, toute cette possessivité animale de Valentin, c’est un peu trop mais ça représente sa nature et par conséquent c’est très bien décrit.

Bon passons aux scènes de sexe, qui sont décrite (je trouve) avec une réalité, une précision presque chirurgicale 😉 J’ai apprécié qu’elles soient peu nombreuses et assez courtes. L’auteure a laissé plus de place à leur histoire et ces scènes « hot » sont là pour illustrer parfaitement le lien très spécial qui unit Héléna et Valentin.

Un autre point positif, le début des relations des autres couples, leur évolution; Je pense que chacun mériterait sa propre histoire.

Le déroulement de l’histoire est dynamique mais l’auteure ménage ses effets et dévoile petit à petit ce passé qui hérisse (et le mot est très bien choisit 😉 ) toutes les personnes autour d’Héléna.

Le final nous laisse entrevoir d’autres horizons, d’autres batailles; belle amorce, belle tenaille pour le lecteur 😉

En Bref :

Encore merci à l’auteur pour m’avoir confié la lecture de son roman 🙂

Un début de saga alléchante et passionnante !!

Écoute le Rossignol de Lucy Strange

Titre : Écoute le Rossignol

Auteure : Lucy Strange

Éditeur : Castelmore

Genre : Jeunesse, initiation

Nombre de pages : 350 pages

Fiche Bibliomania

 

 

4ème de couverture :

« 1919. Henrietta emménage avec sa famille à Hope House, une grande et très ancienne maison près de la mer. Ses parents, sa gouvernante étant occupés par leurs soucis. Henrietta est livrée à elle-même, avec ses livres pour seule compagnie. Elle découvre que Hope House regorge de secrets : un grenier oublié, des ombres fantomatiques et une mystérieuse lueur qui apparaît entre les arbres au fond du jardin… Une nuit, elle s’aventure dans le bois au rossignol. Elle va faire une rencontre qui va bouleverser sa vie… »

Mon avis :

L’histoire :

La famille Abbot emménage à Hope House à la suite d’un drame, ils comptent sur cette maison pour se reconstruire. Mme Abbot semble atteinte d’un chagrin inconsolable… Quant à M. Abbot, il doit continuer à travailler malgré tout pour subvenir à sa famille. Nanny Jane, la gouvernante doit quant à elle s’occuper d’Henrietta et de Roberta, mais Roberta étant un petit bébé, ça lui prend évidemment plus de temps. Henrietta dit « Henry » échappe souvent à la surveillance de sa gouvernante et découvre que le grenier de leur nouvelle maison regorge de secrets. Un soir, une odeur, une lueur l’attire et l’amène à s’aventurer dans le bois au rossignol qui jouxte le jardin de Hope House. Ce qu’Henry va y découvrir la changera à jamais, changera sa vision des choses, changera la vision de sa famille; en bref bousculera sa vie à tout jamais !

Les personnages :

Henrietta : dit « Henry », c’est une toute jeune fille, curieuse avec beaucoup d’imagination, elle aime beaucoup lire. Sa rencontre avec le médecin qui soigne sa mère va allumer toutes les alarmes dans son cerveau hyperactif. Elle est aventureuse, craintive mais fonceuse. Une seule chose lui tient à coeur : maintenir sa famille unie.

Nanny Jane : La gouvernante des Abbot, elle est soucieuse de la santé de Mme Abbot et elle a toute confiance en ce fameux docteur Hardy… En fait il l’impressionne beaucoup, il lui fait même un peu peur, elle n’est pas toujours d’accord avec les méthodes du docteur mais elle pense qu’il sait mieux qu’elle (une simple gouvernante). Elle tient beaucoup aux deux enfants Abbot, Henrietta et Roberta le petit bébé. Mais les manigances du Docteur ont raison de ses dernières défenses…

M. et Mme Berry : Ils sont également très attachés aux Abbot, Mme Berry est la cuisinière et M. Berry est son mari, blessé de guerre. Ils sont compréhensif et surtout ils connaissent le machiavélisme du docteur Hardy. Ils vont devenir des alliés surprenants pour Henry et la famille Abbot.

D’autres personnages très importants renforcent le récit mais les décrire reviendrait à spolier une partie du récit…

La Plume, le scénario :

L’écriture de l’auteure est douce, fluide et agréable. Ce récit est comme un poème, certes sombre et dur mais plein d’espoir.

La tragédie d’Henry est si forte, si bouleversante; qu’il devient très facile de s’attacher à cette petite fille si déterminée, mais si impuissante face aux adultes. Son combat est juste, mais cette fois on doute que la justice puisse aboutir à une fin heureuse. C’est très difficile de suivre Henry dans sa tragique descente; Henry va comprendre que maintenir sa famille va devenir très difficile face au sombre docteur et sa détermination. L’auteur nous emmène dans cette obscurité plus que réaliste.

Un drame terrible a déchiré la famille Abbot et Henry bien que véritablement blessée et bouleversée va lutter contre ce mal qui semble ronger sa famille. Elle va trouver de l’aide là où elle s’y attend le moins.

L’auteur a une plume puissante, elle m’a plongé dans ce drame, elle m’a fait trembler face au docteur Hardy, elle m’a fait pleurer d’impuissance… ce fut très fort.

Un joli roman à la fois dur et tellement bouleversant; mais Henry garde en elle cet espoir, toute cette lumière qui finit par rejaillir sur ses proches.

En Bref :

Un roman bouleversant sur la détermination lumineuse d’une enfant à garder sa famille unie, peu importe le mal qui les ronge, peu importe ce que les gens pensent, peu importe ce que le docteur pense…

C’est un récit doux amer qui reste gravé un petit moment après avoir fermé le livre.