Yggdrasil, T1 : La Prophétie de Myriam Caillonneau

Titre : Yggdrasil

Tome 1 : La Prophétie

Auteure : Myriam Caillonneau

Éditeur : Autoédité

Genre : Sciences-Fiction

Nombre de pages : 570

Fiche Bibliomania

 

 

4ème de couverture :

« Une dictature religieuse et militaire règne sur la galaxie. L’armée sainte, fanatiquement dévouée à la cause de celui qui se fait appeler Dieu, élimine impitoyablement ceux qui refusent de suivre les préceptes de la religion. Pourtant, les hérétiques propagent les paroles d’une prophétie annonçant qu’un Espoir va se lever et libérer l’univers.

Tourmentée par de terribles cauchemars prémonitoires, Nayla Kaertan arrivera-t-elle à échapper à l’inquisition qui traque sans relâche ceux qui, comme elle, ont des dons étranges. Doit-elle craindre son supérieur, un homme mystérieux, qui semble posséder des pouvoirs surnaturels ?
Aura-t-elle la force d’affronter son destin ? »

Mon avis :

L’histoire :

Nayla Kaertan arrive avec un détachement de conscrits (soldats débutants) sur  la base H515 de la planète RgM12. C’est un endroit perdu au fin fond de la galaxie. Mais Dieu sait ce qu’il fait et probablement que cette base à besoin d’aide. Aucun doute ne doit subsister…

Malmenés par le lieutenant Mapal, Nayla et ses camarades sont mis immédiatement au pas; Nayla rencontre enfin son supérieur à la cellule scientifique. Le Lieutenant Dane Mardon est un homme froid et mystérieux. Son exigence lui fait une réputation d’homme intraitable, son charme froid n’empêche pas les jeunes femmes de parier sur celle qui le fera flancher.

Nayla est déstabilisée par des cauchemars, des visions qu’elle doit cacher sous peine d’être arrêtée et considérée comme un monstre. Elle ne peut se confier à personne et ses visions lui consomment de plus en plus d’énergie… Qui est Mardon ? Peut-elle lui faire confiance ? Pourquoi est-il si autoritaire, tyrannique avec ses subordonnés ?

Les personnages :

Nayla : c’est une jeune femme qui vient de la planète Olima, où une rébellion a été sévèrement matée. En âge de partir en conscription pour Dieu, elle quitte  sa planète et son père. Très consciencieuse, son travail est toujours mené à la perfection. Elle présente une certaine habileté en ingénierie. Plutôt calme, elle applique les préceptes qu’on lui a enseigné, avec application et abnégation; mais un sentiment hérétique gonfle au plus profond d’elle qui menace sa stabilité et sa sécurité.

Lieutenant Dane Mardon : Il est chargé de la cellule scientifique et il est responsable du laboratoire de la base H515. Il est froid, mystérieux, implacable mais Nayla le déstabilise, il sent en elle une grande puissance qu’il ne s’explique pas.

Le lieutenant Mapal : C’est le lieutenant qui accueille les conscrits (les nouveaux) à la base. Il fait figure de brute épaisse et sans cervelle. Il les martyrise par plaisir. Il les teste et les pousse à bout. C’est un soldat avant tout, dévoué à Dieu aveuglément.

D’autres personnages sont très intéressants, mais les décrire m’obligerai à spolier…

La Plume, le Scénario :

L’auteur a une écriture fluide, qui vous transporte direct dans son univers.

J’ai bien aimé cette avancée lente et inéluctable dans l’histoire. L’évolution de Nayla, qui arrive en fidéle soldat de la Foi, une foi qui s’étiole petit à petit… Sa rencontre avec le mystérieux Dem, va changer la donne.

Les multiples péripéties, les rebondissements sont autant d’actions qui malmènent les personnages et le lecteur dans une histoire qui s’achemine vers un destin incertain. On retient son souffle, on souffre, on s’émeut, on stresse… bref toutes les émotions se mélangent dès que Nayla et Dem sont ensemble.

Les passages avec Dieu sont perturbant, ce type est vraiment malade, égocentrique, tyrannique, mais en même temps on sent qu’il a peur, l’Yggdrasil lui montre une réalité possible. Son autorité morbide fait froid dans le dos; Il règne par la peur, par la terreur, ses gardes noirs véritables tueurs sans scrupule tuent de façon implacable, ils ne discutent pas les ordres aussi sanglant et discutables soient-ils.

On termine le tome 1, assoiffé… on veut lire la suite 🙂

En Bref :

Un récit agréable, dépaysant, dystopique; Merci à l’auteur pour ce moment de plaisir 🙂

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Le dernier Noël de Lucifer de Édith Couture Saint-André

Titre : Le dernier Noël de Lucifer

Suite de Mon été avec Lucifer

Auteur : Édith Couture Saint-André

Éditeur : Autoédité

Format : ePub

Nombre de pages Pdf : 194

Genre : Contemporain, religion, humoristique

Fiche Bibliomania

 

Résumé de l’auteur :

« Au Commissariat de Police il y a quelques jours, Philippe et moi avions été accueillis par un flic en civil, l’air très Russel Crowe avec son blouson de cuir, sa presque barbe, son jeans délavé et ses bottes qui en avaient vu d’autres. Derrière l’unique table, sur l’une des deux chaises, elle perchait, détonnait et fulminait. Tête haute, bouche dédaigneuse et paupières plissées, enchâssée dans une dignité furibonde, elle nous a balayés d’un regard chargé de poison. Lucifer. Alias Lucy Fériale. Lulu pour les intimes, c’est-à-dire moi. Eh oui, Lucifer – alias Lucy Fériale – est de retour à Montréal et elle n’a pas oublié sa seule et unique copine : Mathilde, à qui elle va demander l’asile… terrestre. »

Mon avis :

***ATTENTION SPOLIERS***

Encore une nouvelle fois merci à Chrissou Ebouquin et l’auteur Édith Couture Saint -André pour leur confiance et ce nouveau partenariat.

L’histoire :

Mathilde et Philippe file le parfait amour, celui qui les titille depuis des décennies.

Mais forcément ce fut de courte durée… convoqués au commissariat, qu’elle n’est pas leur surprise en voyant Lucy Fériale affublée de tissu qui ne cache pas grand chose de son anatomie…

Lucy s’est fait virer par le grand Patron, et elle s’est rappelée qui lui restait des connaissances à Montréal…

Elle atterrit tout droit dans la chambre d’amis, en faisant subir sa mauvaise humeur, sa déprime, à tous ceux qui se trouvent proche d’elle : Mathilde et Philippe qui se retrouve à garder Lucifer version ado de plusieurs centaine d’année

Qu’à fait Lucy pour mériter un sort pareil ? Comment va t-elle s’en sortir ? Pourra t-elle réellement retourner auprès du grand Patron ?

Autant de questions qui taraudent Mathilde et Philippe…

Les personnages :

Mathilde : C’est toujours la même femme de 60 ans, avec un corps et des traits d’une femme de 45 ans, dixit Lucifer. Alors qu’elle pensait être débarrassé de Lucy pour toujours, la voilà qui revient en force mais cette fois les rôles sont changés…

Philippe : Toujours fidèle à lui-même, amoureux fou de sa Mimi. Il voit l’arrivée de Lucy d’abord comme un calvaire puis petit à petit comme un cas d’anthropologie; le chercheur au fond de lui, accepte cette intrusion à durée indéterminée…

Lucy Fériale : elle est toujours aussi arrogante, magnifique même dans la détresse. Elle s’est fait virer par le grand Patron et vient chercher compassion auprès de Mathilde. Elle se retrouve dans une toute nouvelle situation, dont elle n’a pas l’habitude et qui la rende aussi habile qu’un enfant de 3 ans.

Sandy : La copine de Mathilde est toujours là; seulement elle se débat entre son entreprise, la maladie de ses parents et toute cette pression la plonge petit à petit dans l’alcool. Elle voit dans Lucy, son petit bout de ciel bleu, sa poche d’oxygène… encore faut-il que Mathilde accepte de partager Lucy…

La Plume, le scénario :

La Plume de l’auteur est toujours aussi drôle, le tome 2 reste sur la même ligne.

Cette fois l’histoire tourne autour de Lucy qui rencontre un méga problème ! Elle s’est fait virer et c’est à cause de Mathilde et Philippe. Lucy se retrouve dans un corps humain sans facultés exceptionnelles et ses manières ressemblent à celles d’un enfant de 3 ans. C’est très drôle, surtout le « pipi/caca » qui surprend tout le monde.

Elle essaie de se faire à cette nouvelle vie sans pour autant perdre de vue son retour auprès du Patron. Après des débuts plutôt difficile, Lucy semble plutôt bien s’accommoder de cette vie humaine, avec toutes ces sensations nouvelles.

Une fois complètement habituée à son corps, Lucy commence à travailler avec Mathilde et fait des « miracles »; son charme opère auprès de la jante masculine qui achète sans compter, ce qui arrange bien Mathilde. Du coup la copine Sandy, voit en elle l’espoir au bout du tunnel, mais c’est sans compter sur Mathilde qui garde à l’esprit que Lucy, humaine ou pas, reste Lucifer…

A la fin du récit, je me suis posée une question… car finalement, l’auteur a tellement bien fait son personnage de Lucifer, qu’elle est parvenue à nous faire baisser la garde comme Mathilde et Philippe. Finalement cette descente sur Terre, malheureuse, rejetée du grand Patron, n’était-ce pas encore une ruse pour obtenir ce qu’elle voulait au départ ?

L’auteur a peut-être habilement détourné notre attention de l’essence même de Lucifer… c’était très bien joué !

En Bref :

Une nouvelle fois merci à Chrissou Ebouquin et à Édith Couture Saint-André pour cette suite étonnante !

Encore une fois un récit agréable et drôle, avec une pointe de malice. A croire que le personnage de Lucifer a réussi à manipuler son auteur 😉

Tu comprendras quand tu seras grande de Virginie Grimaldi

Titre : Tu comprendras que tu seras grande

Auteur : Virginie Grimaldi

Editeur : Fayard

Nombre de pages : 510

Genre : Contemporain

Fiche Bibliomania

 

 

4ème de couverture :

« Quand Julia débarque comme psychologue à la maison de retraite Les Tamaris, elle ne croit pas plus au bonheur qu’à la petite souris. Pire, une fois sur place, elle se souvient qu’elle ne déborde pas d’affection pour les personnes âgées. Et dire qu’elle a tout plaqué pour se sauver, dans tous les sens du terme.

Au fil des jours, Julia découvre que les pensionnaires ont bien des choses à lui apprendre. Difficile pourtant d’imaginer qu’on puisse reprendre goût  à la vie entre des papys farceurs, des mamies fantaisistes et des collègues au cœur brisé… Et si elle n’avait pas atterri là par hasard ? Et si l’amour se cachait où on ne l’attend pas ?

C’est l’histoire de chemins qui se croisent. Les chemins de ceux qui ont une vie à raconter et ceux qui ont une vie à construire.

C’est une histoire d’amour(s), une histoire de résilience, une ode au bonheur. »

Mon avis :

L’histoire :

Premier jour, nouveau job. La vie de Julia commence à ressembler à un cauchemar… Elle n’a qu’une envie c’est repartir en courant à Paris… Elle ne sait pas ce qui lui a pris de postuler dans une maison de retraite

Mais voilà qu’un matin, elle se lève comme tous les autres jours et elle s’aperçoit qu’elle aime son travail, qu’elle apprécie ses patients. Ces personnes au bout de leur vie n’avait rien à lui apporter ça elle en était persuadée… mais alors qu’est-ce qu’elle se trompait !

La voilà de connivence avec les supers mamies et les papis farceurs !!

Finalement, elle se sent bien avec eux, elle revit, elle se ressource, elle apprend la vie 🙂

Les personnages :

Julia : Psychologue, célibataire, en deuil (elle a perdu son papa…), son petit ami a préféré lui laisser gérer ça toute seule… bref quand elle arrive Aux Tamaris, elle est en mauvais état

Marine est aide-soignante, rigolote pleine d’entrain. Elle en pince un peu pour Greg et surtout elle habite le studio en face de Julia.

Greg est l’animateur de la maison de retraite, c’est un jeune-homme très séduisant.

Anne-Marie c’est la directrice des Tamaris

Et Léa est la jeune femme qui part en congé maternité et que Julia vient pour remplacer.

Et tous les papys et mamies de la maison de retraite qui à eux seuls mériteraient un paragraphe entier dans cet article, mais il y aurait trop de spoilers 😀 …

La Plume, le scénario :

Ce livre m’a été chaudement recommandé par une adhérente de la Médiathèque où je travaille 🙂

Ce n’est pas le genre de livre que j’aurais choisi de moi-même. Mais je me suis dit « pourquoi pas ».

Et je n’ai pas du tout regretté  !!

Quelle fraîcheur dans l’écriture, c’est direct, c’est drôle. Dés les premiers chapitres je me bidonnais toute seule dans le canapé.

Julia est un personnage, franche, un peu torturée mais son approche avec les papis/mamies de la Maison de Retraite les Tamaris est hilarante !! Elle s’attend au pire moment de solitude et elle découvre une véritable famille amis.

Le récit est très émouvant, on passe d’un pensionnaire à un autre en spectateurs officieux des séances psy de Julia. Chacun apporte son lot de joies, de chagrins, d’expérience et d’idées complètement folles 😀

On a miss mamie, papi grincheux, papi farceur etc… Ils ont tous quelque chose à apporter à Julia, et savent bien que Julia est aussi là pour les écouter.

Julia apprend aussi que tous ces pensionnaires ne sont pas là pour attendre patiemment la fin de leur vie. Ah ça non ! Ils ont bien décidé de continuer à se forger des souvenirs et de vivre au jour le jour avec bonheur.

Ce livre m’a mis une claque, car oui j’avoue je pensais comme Julia…Les papis/mamies des maisons de retraite ne sont plus que l’ombre d’eux même et attendent la mort et n’oublions aussi le côté « senteur pipi » qui va avec l’idée !!

Et bien l’auteur nous montre une autre facette de cette génération, qui certes est au bout du chemin mais ils ne sont pas décidés à partir sans rien tenter de nouveau, sans rien faire.

Les Tamaris sont un concentré de joies, de moments hilarants, de tristesse, de moments tellement émouvant que la boule reste coincée longtemps après le passage.

L’auteur a une écriture magique ! Quel don exceptionnel de faire ressentir toutes ces émotions à son lecteur en évoquant la vie au sein d’une maison de retraite.

En Bref :

Un roman génial, qui vous met une grosse claque !!

Le Chant des Anges de Folco Chevallier

Titre : Le Champ des Anges

Auteur : Folco Chevallier

Éditeur : Autoédité

Format : ePub

Genre : Science Fiction

Nombre de pages : 171 pages Pdf

Fiche Bibliomania

 

Résumé de l’auteur :

« Trois ans que la mère de Juliette a disparu. Trois ans que Juliette tente de la reconnaître dans les visages anonymes des rues de Los Angeles. Quand elle surgit dans les bureaux de Léo, son père, elle ne peut contenir sa joie : enfin, elle l’a retrouvée ! Las. Léo sait qu’il n’a plus le choix : il doit trouver le courage qu’il n’a jamais eu. Il doit avouer à sa fille de sept ans que Gabrielle, tuée dans un accident de voiture, ne reviendra jamais. Mais aujourd’hui n’est pas un jour comme les autres. Aujourd’hui, Léo va échapper à la mort. Aujourd’hui, Gabrielle va revenir à la vie. Aujourd’hui, quelqu’un va libérer le Chant des Anges.

Mon avis :

Tout d’abord je tiens à remercier l’auteur Folco Chevallier qui m’a envoyé son roman « Le chant des Anges », mais également ses nouvelles « Le Chemin » et « 21h00 » qui feront l’objet d’une chronique plus tard mais ont toutes été passionnantes 🙂

L’histoire :

Léo vit à deux cent à l’heure, il enchaîne les succès professionnels. Quant à Juliette, elle scrute sans arrêt les visages qu’elle croise, à la recherche de sa mère. Elle reste persuadée que sa maman s’est perdue, qu’elle a perdu la mémoire et qu’elle ne sait plus revenir chez elle … Chaque jour est un crève coeur pour Léo, il faut qu’il se décide à lui dire la vérité.

Aujourd’hui n’est pas un jour comme les autres. Léo est plongé dans d’âpres négociations pour un contrat très important quand sa fille Juliette arrive toute bouleversée. Elle sait où se trouve sa maman, d’ailleurs elle la voit mais ne comprend pas pourquoi son père ne la voit pas; elle finit par tomber en catalepsie.

C’est précisément ce moment que choisit le mécène des phénomènes paranormaux pour appeler Léo et le sommer de le rejoindre de toute urgence … il semblerait que la radio de Léo diffuse un mystérieux son qui fait perdre toute notion aux personnes qui l’écoute.

Léo est tiraillé par l’inquiétude pour l’état de santé de Juliette et la colère qu’il ressent pour ce pseudo scientifique qui ose l’accuser de diffuser un son très bizarre.

Les personnages :

Léo : Chef d’entreprise hyper dynamique, qui ne laisse aucune place au hasard, il est tout en haut car il s’est donné les moyens; il est impitoyable et négocier avec lui est toujours une épreuve de force. Quand il veut quelque chose, il ne laisse pas l’affaire lui échapper. Il est seul avec sa fille Juliette qu’il adore. Sa femme est morte sept années auparavant, mais Juliette continue de croire que sa maman s’est perdue…

Léo va se retrouver mêlé à une folle histoire où le voile qui permet de revoir l’être cher se déchire mais au lieu de résonner comme une félicité, ça présage un cataclysme. Sera t-il faire face ? Et Juliette va t-elle enfin comprendre que sa maman n’est plus là même si elle la voit toujours ?

Juliette est une petite fille de sept ans qui recherche sa mère désespérément. Elle adore son père; mais elle scrute chaque visage qu’elle croise dans l’espoir de reconnaître sa mère et de la ramener à la maison. Son père n’a jamais oser lui avouer qu’elle était morte dans l’accident de voiture.

Juliette perçoit le chant des Anges et voit sa maman puis tombe en catalepsie; son expérience du chant restera à jamais gravé dans sa mémoire; vous comprendrez pourquoi si vous lisez le roman 😉

Franck Waterlink : Il est diplômé en mathématique du très célèbre et sérieux MIT. Pour une raison bien précise, il crée une organisation mystérieuse et y met tout son argent au service des recherches sur les phénomènes paranormaux. Lorsqu’il perçoit le Chant des Anges sur les ondes de la radio de Léo. Il le contacte immédiatement car il commence à comprendre que cette expérience du son n’est pas du tout bonne pour l’humanité…

La Plume, Le Scénario :

Le résumé de l’auteur est accrocheur, je me suis dit : »tient, un pont entre l’espace-temps où se trouvent les anges et la terre où restent les vivants » ça m’intéressait et je sentais que je n’allais pas être déçue. L’écriture de Folco Chevallier est fluide et agréable, elle m’a transporté immédiatement dans l’histoire.

Effectivement, on commence le roman avec la description simple de la vie quotidienne d’un couple mais l’auteur y ajoute cette petite touche d’irréel. Puis on arrive dans la vie de Léo et Juliette, avec cette petite qui cherche partout sa maman, sa détermination est bouleversante et on sens qu’il va se passer quelque chose c’est latent.

Le découpage des chapitres est intéressant et entretien le suspens et l’envie du lecteur de continuer à lire pour connaître la suite. J’ai particulièrement apprécié les petits chapitres où l’auteur fait intervenir Gabrielle, l’épouse disparue, ça laisse une trace, des questions sur la suite.

L’entrée de M. Waterlink fait redescendre un peu le côté mystérieux de l’histoire… en tout cas ça m’a fait cet effet là. En fait j’étais limite un peu déçue de l’origine de ce chant… mais la suite fut surprenante et l’auteur à bien entretenu le stress. L’issue de cette aventure n’était pas si prévisible et m’a généré un peu de stress 😉

En Bref :

Une lecture très agréable !!

The Irregular at Magic High School de Tsutomu Sato

Titre : The Irregular at Magic High School

Auteur : Tsutomu Sato

Éditeur : Ofelbe

Genre : Fantazy

Nombre de pages : 414

Fiche Bibliomania

 

 

4ème de couverture :

« En 2095, trente ans après l’intervention des magiciens qui mirent fin à la Troisième Guerre mondiale, la magie, autrefois fruit des mythes et légendes, est devenue une technologie courante tout comme les pouvoirs qu’elle procure.
Tatsuya Shiba et sa jeune soeur Miyuki ont tous deux rejoint la plus prestigieuse de toutes les écoles de magie, mais si l’un est relégué au rang des élèves les moins doués, l’autre est considérée comme un véritable prodige.
Alors qu’ils ne rêvent que d’une scolarité sans histoire, les conspirations et les menaces pesant sur l’académie les forceront à agir ! »

Mon avis :

L’histoire :

Tatsuya et Miyuki Shiba sont reçu tous les deux dans le meilleur lycée de magie. A une différence prêt, Miyuki a réussi tous ses examens théorie et pratique, mais son frère a raté la pratique, néanmoins il intègre quand même ce lycée car ses résultats sont excellents mais il ne bénéficiera pas de l’accompagnement d’un professeur. Il fait partie de cet ensemble de lycée accepté en seconde catégorie : Les Graines (termes officieux).

Cette discrimination ne le gène en rien, il sait ce qu’il vaut et il vient se perfectionner en pratique de la magie et surtout il accompagne sa soeur.

Autant Miyuki est déjà promu représentante des nouveaux élèves, autant son frère est dénigré…

Mais lors d’une échauffourée, il est obligé d’intervenir et montre à quel point il est doué même s’il a un déficit en pratique de la magie. Il est alors recruté dans le comité de discipline…

Alors qu’ils avaient décidé tous les deux de passer une scolarité paisible, leur aventure commence sur les chapeaux de roue.

Les personnages :

Tatsuya Shiba : Il est mystérieux; on sait qu’il a raté son examen pratique de magie, mais qu’il est excellent dans tout le reste. Il préserve sa soeur comme un bijou dans un coffret. Il est très tendre avec elle, très protecteur. Sa relation avec sa soeur est ambiguë, bizarre… Il se lie d’amitié avec Leo, Mizuki, Erika. Par contre il se méfie de la Présidente des élèves, il ne comprend pas trop son fonctionnement.

Il est plutôt du genre « mec blasé », qui ne fête pas forcément sa victoire, il est tout en retenue.

Miyuki Shiba : c’est la petite soeur de Tatsuya, elle vénère son frère et ne tolère pas qu’il soit sous estimé. Elle aurait tendance à ce mettre en colère et ne plus rien contrôler, heureusement Tatsuya est toujours là pour la canaliser. Son comportement vis à vis de son frère est trouble, ambiguë, elle l’aime follement mais serait-ce un amour fraternel exclusif ou bien plus que ça ? A chaque contact avec son frère, elle s’apaise.

Les amis des Shiba :Mizuki, Leo et Erika sont des personnages intéressants car l’auteur dévoile petit à petit leur capacités, enfin il évoque leur capacité juste assez pour nous donner l’eau à la bouche.

L’autre catégorie de personnages est plus ambivalente, ils font partie de l’élite et considère Tatsuya comme une Graine mais après avoir vu sa façon de régler un conflit, ils commencent à reconnaître ses capacités. Mayumi d’abord puis Mari sont des responsables représentant les élèves surtout les Fleurs au début… Puis elles commencent à comprendre l’intérêt d’intégrer Tatsuya dans leur équipe.

La Plume, le scénario :

Je vais d’abord parler des illustrations qui sont superbes et donne une touche sympa au roman 🙂

L’intrigue se place en douceur, lentement. L’auteur soulève le voile du mystère petit à petit. Juste assez pour nous donner envie de continuer. On comprend vite que Tatsuya est bien plus qu’un élève de second cursus. Son intelligence, son entraînement est intrigant. Par contre lui ne fait pas de cas de cette puissance, il est très humble, il ne s’affiche pas; d’ailleurs il chercherai plutôt à ne pas se faire voir… c’est mystérieux : Que cache t-il ?

Sa petite soeur est ultra puissante également  mais ne fait pas l’étalage de ces capacités non plus, elle s’en sert quand c’est utile ou quand elle ne maîtrise pas sa colère, son ressentiment.

L’auteur a d’ailleurs choisi d’établir entre ces deux là, une relation ambiguë, ils s’aiment énormément, se défendent l’un l’autre et se voue une vénération différente mais qui revient au même… Quand est-il vraiment de leur sentiments ? et pourquoi des frères et sœurs agissent-ils comme ça ?

Un petit bémol (qui n’en est pas un) dans l’histoire, qui m’a freiné au début et qui est devenu nécessaire après, enfin j’en ai compris la nécessité : c’est la description des CAD !! Rhoooooo qu’est-ce que je galérai au début, c’était pas intéressant pour moi, ça me cassait mon histoire et puis rapidement j’ai compris qu’il fallait en savoir plus sur ces CAD pour bien comprendre comment fonctionne la magie de Miyuki et Tatsuya ainsi que celle des autres.

Pour faire évoluer doucement ses personnages, l’auteur a introduit un complot contre le mode d’instruction en place. Cette discrimination entre les personnes ayant des capacités naturelles de magie, ceux qui doivent travailler pour arriver à un niveau convenable et ceux qui sont malheureusement dépourvu de toutes capacités magiques. Ce fossé créant ainsi une rébellion parmi ceux qui n’ont pas été gâtés par la nature…

J’ai terminé ce tome avec l’envie de savoir qui était réellement Tatsuya et Miyuki et comment aller évoluer leur relation et également comment allaient-ils gérer les futurs complots maintenant qu’ils s’étaient un peu dévoilés… Quel rôle ont-ils dans ce monde magique ?

En Bref :

Une lecture passionnante ! Je serais bien tentée par le tome 2 🙂

Les Carnets de Pauline Thot de Rébecca Brocardo

Titre : Les Carnets de Pauline Thot

Auteure : Rébecca Brocardo

Éditeur : Autoédité

Genre : Contemporaine

Format : Epub

Nombre de pages Pdf : 229

Fiche Bibliomania

 

Résumé Auteure :

« 1999. Pauline étouffe dans sa petite ville de province. Introvertie et malmenée en classe, elle ne revit que pendant les vacances en Corse, où elle se découvre à la fois désirable et vulnérable. Pour assouvir sa soif de liberté, elle se révoltera tour à tour contre l’autorité, les hommes et la société.

Dans ses carnets, Pauline raconte à la première personne sa lutte solitaire contre la honte et la culpabilité qu’elle ressent dans sa construction en tant que femme dans un pays où leur condition et leur sexualité posent toujours problème. Avec son « Je », elle joue à se moquer de tout pour ne pas souffrir.

Véritable journal de société, ce récit riche et sensible témoigne de la difficile transformation d’une adolescente en adulte, dans une fin de siècle ponctuée par de profondes mutations technologiques et sociétales. C’est en partageant son vécu qu’on s’attache à l’héroïne, à son histoire, et à son parcours. »

Mon avis :

Tout d’abord merci à l’auteure Rébecca Brocardo de m’avoir proposé son roman 🙂

L’histoire :

L’histoire de Pauline commence à la fin du collège, début du lycée où elle décrit dans ses carnets le déroulement de ses journées avec beaucoup de réalisme et de cynisme. Elle est désirée mais repousse, alors commence le harcèlement, les questions, est-ce de sa faute ? les gens, les hommes surtout, sont-il tous mal intentionnés ?

Elle traverse le lycée avec douleur mais parfois avec ivresse; elle se sent en dehors du monde, elle ne comprend pas pourquoi faut rentrer dans le moule pour être heureuse. Elle refuse de faire comme tout le monde, elle refuse l’autorité, elle refuse la supériorité du mâle, elle refuse les règles préétablies. Elle veut juste faire ce qu’elle veut, mais même là elle ressent du vide.

Le lycée est une épreuve, mais la suite n’est pas douce non plus… son désarroi  est entrecoupé d’ivresse libertaire quand elle rejoint sa si chère Corse pendant les grandes vacances.

C’est l’histoire d’une jeune fille adolescente qui passe douloureusement l’épreuve de la chrysalide.

Face à une société envahissante et autoritaire, face à la place de la femme dans cette même société, face aux hommes, face à l’autorité parentale pas ordinaire… Pauline essaie de se construire librement sans contrainte à contre courant.

Le personnage :

Pauline : une jeune fille qui parait trop discrète au départ, trop sensible, trop facile … elle encaisse les assauts toujours plus nombreux de son harceleur du lycée; elle ne sait pas très bien où est sa place dans ce monde qui ne semble pas fait pour elle. Il lui parait difficile de grandir, avec des jeunes hommes tous obnubilés par une chose : le sexe. Elle essaye toutes sortes d’approches pour connaître la paix ou au moins se sentir un peu en phase avec ses camarades du lycée…

Elle revit dès qu’elle foule le sol de sa chère Corse, là-bas tout est possible, elle respire, elle semble elle-même, elle s’autorise à plonger dans ses moindres désirs.

Je ne proposerai pas d’autres personnages, ils font partie du déroulement de la vie de Pauline.

La plume, le scénario :

L’écriture de l’auteure est très littéraire, on sent bien le travail derrière ce roman. Rébecca Brocardo alterne la narration en utilisant le « elle » comme une voix off qui commente une tranche de vie et le « Je » de Pauline qui écrit dans ses carnets.

J’avoue que cette double utilisation m’a un peu déplu… je me retrouvais perdue pendant une seconde puis hop je reprenais le cours de l’histoire où je me  repositionnais par rapport à Pauline.

Mise à part ce petit bémol, l’écriture de l’auteure est agréable, c’est très bien écrit. Il y a par moment des petites longueurs nécessaires je dirais car on observe comme un spectateur la vie de Pauline…

Par le jeu de double écriture, Rébecca Brocardo fait référence aux auteurs classiques, aux philosophes qui ont jalonnés nos années lycées au travers des états d’âme de Pauline. Et d’un coup de baguette magique je me suis rappelée des cours marquants, des profs passionnants d’autres pas 😉 c’était sympa.

Bon pour ce qui est de l’histoire de Pauline, je n’ai pas réussi à m’attacher à Pauline, ce personnage mise à part décrire avec beaucoup de réalisme les difficultés que les adolescents ont à traverser cette période trouble, m’a plus agacée qu’autre chose… j’ai trouvé Pauline inconstante, jamais satisfaite, jamais une lueur d’espoir. Elle est restée figée dans son désir d’être à tout prix différente, prisonnière de ses envies, de ses désirs. Elle ne choisit pas les bons hommes en toute connaissance de cause, croyant que ses choix vont la sortir de ce marasme collant et désespérant. Engluée dans ses désirs capricieux, elle s’étonne après qu’elle n’est toujours pas heureuse..

J’avoue que Pauline m’a même énervée, je l’ai trouvé méchante avec certain de ses mecs (notamment Marc…). Sachant que de toute façon elle ne faisait pas le bon choix, c’est pas grave elle plongeait quand même… s’en était vraiment énervant. Et toute cette débauche de drogue, d’alcool, d’orgie pour fuir la réalité ? Ou juste parce qu’elle n’arrivait pas à freiner ses envies ? Ou juste parce que la vie est trop dure et faut évidemment faire des choix ?

Pauline vit une vie de Bohême, entre des études qu’elle mène à bien mais aussi entre drogue et alcool à la recherche de l’amour, du bonheur… à la recherche de sa place dans ce monde.  Par ses choix, elle s’automutile le moral, elle se châtie en courant après des fantômes, après des figures mâles qui, pense t-elle, la combleront de bonheur puis c’est le vide… la faute à qui ? aux hommes ? d’être aussi inconstant à cet âge ? non je ne pense pas … juste aux mauvais choix de Pauline guidés par cette envie d’être différente et trouver une place au milieu de ces humains…

En Bref :

Une écriture agréable, mais un personnage énervant illustrant seulement le côté sombre du passage de l’adolescent à l’adulte…

Moi, Cali, Faucheuse de Sophie Cole

Titre : Moi, Cali, Faucheuse

Auteur : Sophie Cole

Éditeur : Nouvelles Plumes

Genre : Jeunesse, Fantastique

Nombre de pages : 386

Fiche Bibliomania

 

 

4ème de couverture :

« Pour Cali, égoïste et insouciante jeune femme de 25 ans, il n’existe pas de plus grand plaisir que de se montrer odieuse, même avec ses proches. Aussi quand elle meurt, tuée net par un homme défenestré, elle se voit refuser le paradis. Son seul recourt pour ne pas finir en enfer : devenir un démon faucheur. Mais retirer la vie est une mission délicate, même accompagnée de deux séduisants démons. Cali n’imagine pas les défis qui l’attendent, d’autant que sa mort n’est pas du tout le fruit du hasard… »

Mon avis :

L’histoire :

Cali, est une jeune femme de 25 ans, odieuse avec quasiment tout le monde, même dernièrement avec sa meilleure amie… Quand la mort vient la faucher, on lui refuse l’accès au Paradis, mourir subitement ne lui a pas laissé le temps de se repentir et de rattraper tout le mal qu’elle a fait. Le bureau du Paradis lui propose une autre solution que l’Enfer et la recommande au bureau des Démons. Si Cali ne veut pas aller en Enfer, elle doit accepter de devenir un démon faucheur.

Cette mission est beaucoup plus délicate qu’elle n’y parait et le plongeon dans un monde radicalement différent et mystérieux la retourne complètement. Elle rencontre Dagon, qui se dévoue pour être son formateur, mais trop de mystère entoure sont séduisant mentor au point de faire perdre les pédales à Cali et de l’amener à fréquenter d’un peu trop près un autre formateur pas si regardant sur la moralité… Stan.

Dans tout ce marasme, Cali va devoir être forte et sourtout va devoir trouver des alliés étonnants…

Les personnages :

Cali : Une adolescence douloureuse et incompréhensible, a fait d’elle une jeune femme odieuse aimant blesser les gens autour d’elle. Elle croit que ça l’a fait se sentir mieux mais plus ça vient plus elle s’enfonce. Parce qu’on a voulu l’éloigner, ils (je ne peux pas dire qui …) ont fait d’elle un brouillard sombre. Quand elle devient un démon faucheur, elle se rend compte que prendre la vie de quelqu’un n’est pas aussi simple et surtout ça lui fait comprendre la valeur de la vie et de la famille.

Dagon : c’est a priori un démon faucheur, extrêmement séduisant, avec plusieurs siècles d’expérience; il devient le formateur de Cali. Mais son mystère trop épais autour de lui va éloigner Cali. Son comportement étrange, va même jusqu’à déstabiliser Cali au point de la pousser vers d’autres horizons beaucoup plus sombre.

Stan: un autre formateur, d’un tout autre genre, beaucoup plus froid, plus glacial même. Il tue ce qu’il veut pour le jeu, il casse l’enseignement de Dagon par jeu aussi. Il est cynique, imbu de lui-même, clairement narcissique et pourtant Cali le suit et sombre pour mieux remonter et se rendre compte qu’un destin beaucoup plus grand l’attend.

La Plume, le Scénario :

Cali est l’exemple de l’anti-héroïne, stupidement méchante, odieuse qu’on déteste tout de suite. Elle ne fait pas les bons choix, elle est toujours écorchée vive. Réagit vivement…Bref ce n’est pas un personnage auréolé !

Mais elle devient un démon faucheur et son comportement change, elle voit la vie autrement. Elle commence à agir prudemment, avec réflexion. la formation de Dagon y est pour quelque chose, mais il y a plus que ça. Elle soulève le voile de sa vie et de sa mort et y découvre de sombres secrets dont elle n’a jamais eu conscience. Elle faisait partie d’une obscure machination, d’un combat millénaire entre deux camps frères et rivaux en même temps.

J’ai bien aimé le côté sombre de l’héroïne, ça change des personnages toujours blancs comme neige qui font le bien 😀

Mais finalement, j’ai trouvé qu’elle subissait les évènements et qu’elle n’avait pas vraiment de prise sur tout ce qui lui arrivait… en même temps elle n’était au courant de rien. Mais elle n’était pas tellement autonome finalement… Elle a subi ses deux formations même si elle n’était pas vraiment d’accord avec certains aspects de ce que lui enseignaient ces deux mentors…

Et ce triangle amoureux, NON NON c’est pénible des personnages qui ne savent vers quel amour se tourner, ça m’agace…

En Bref :

Un roman sympa à lire, d’ailleurs il se lit vite mais je suis restée mitigée sur le personnage de Cali.

Un bon point pour le côté anti-héroïne et un bémol pour un comportement assez subit…