Tei Lagan et les conséquences du coeur de Henri Nestière

Titre : Tei Lagan et les conséquences du coeur

Auteur : Henri Nestière

Éditeur : Autoédité

Format : ePub

Nombre de pages : 291 (pdf)

Genre : Historique

 

 

Résumé de l’auteur :

« Je me moque de la justice des hommes, je cherche juste à ce que certains comprennent les conséquences du cœur. »

Bretagne, 1743. Libéré de prison, après avoir été dénoncé pour un vol nullement commis, le petit escrinier que j’étais rentre dans son village pour y apprendre que sa femme et sa fille n’étaient plus, emportées par la récente épidémie de dysenterie.

Que peut-on ressentir dans de tels moments ? Quand j’appris que les élites brestoises avaient laissé débarquer le marquis d’Antin ainsi que ses hommes, alors qu’ils les savaient contagieux, et qu’ils les avaient, de plus, dispersés dans divers hôpitaux, je ne pus que côtoyer le désir de vengeance.

Partant pour Brest, même si mon cœur allait fortement se lier à ma petite Jeanne, devenant autant brigand que bourgeois apprécié, il ne fallait surtout pas s’attendre à ce que ma revanche faiblisse, parce qu’il était hors de question que j’épargne une seule de mes proies… quitte à risquer de me perdre moi-même.

Mon avis :

Je remercie l’auteur, Henri Nestière, de m’avoir proposé son roman, ce fut une belle découverte et un vrai moment de plaisir.

L’histoire :

Tei Lagan est un escrinier (un fabricant d’écrin, de coffres) dans son village. Un jour malchanceux, Tei est emprisonné sur dénonciation. Aucune chance pour lui de prouver son innocence…  Durant 5 années, il est privé de sa famille. Marie sa femme, vient le voir de temps à autre mais cela devient de plus en plus difficile. Sa fille, lui manque comme un trou dans le coeur… Mais voilà le jour béni où sa peine est enfin purgée. Il rentre chez lui, mais le silence et la solitude l’attendent. Sa femme et sa fille ont été emportées par une épidémie de dysenterie.

Alors Tei Lagan, se transforme en vengeance pure, car cette épidémie s’est répandue à cause de nobles peu regardant sur la quantité de victime. En disséminant des hommes contaminés dans plusieurs hôpitaux en vendant leurs habits porteurs du virus…

Les personnages :

Tei Lagan, c’est un homme simple avec beaucoup de bonté cachée dans son coeur, mais la perte de sa famille va le rendre tellement en colère, tellement triste. Qu’il va se transformer en vil manipulateur, contrebandier pour atteindre ceux qui ont contribué à l’épidémie de dysenterie. Il est très habile, très intelligent, personne ne se méfie. Il entre dans la peau de ses personnages qu’il a créé pour arriver à ses fins, il y arrive très bien au point de s’y perdre quelques fois. Mais grâce à la présence de Jeanne, une part de Tei arrive toujours à refaire surface.

Jeanne : C’est une mendiante dont Tei s’est pris en pitié. Il a décidé de la recueillir comme sa fille; et de la sortir de la rue, du mépris et de la mort. Il va forcer le respect à son égard, la vêtir comme une dame respectable, lui enseigner la lecture et être présent auprès d’elle. Elle va devenir sa « petite vie », au fil du temps, Jeanne et Tei se rapprochent comme un père et sa fille. Elle est douce, attentive, attentionnée et surtout jamais dans le jugement.

Le Comte de Langis : Il va devenir un ami très précieux, et enseigner à Tei les manières des bourgeois, de la noblesse. Il lui enseignera le parlé métaphorique des nobles. Au côté du Comte, Tei commence alors sa vengeance, mais il se fera un véritable ami. Quant au Comte, la présence de Tei, aura éloigné ses démons le temps de leurs entrevues et lui aura aussi permis de se sentir utile.

Le Comte Gangel, le Marquis de Guilin, l’Échevin Deloël, le Sieur Charles-Henry de Tromin: Ces personnes de la noblesse, de la bourgeoisie, vont devenir des amis de Tei, sans savoir vraiment, sans connaître le véritable Tei. Ils vont l’introduire dans la société chacun à sa manière, selon leur vanité, leur appât du gain, leur intérêt malsain. Ils ne savent pas encore quelle vengeance terrible ils accueillent dans leur vie…

La plume, le scénario :

Le style d’écriture de l’auteur nous plonge direct dans le 18ème siècle. Le récit est conté par Tei lui-même qui s’exprime comme en son temps. C’est étonnant, et ce n’est nullement dérangeant. Bien au contraire, on se sent proche de Tei, de ce qu’il vit au milieu de ces bourgeois, de ces nobles suffisants. Mais aussi de ses sympathiques amis paysans ou taverniers. C’est un style très beau, très imagé et beaucoup plus vivace qui transforme la lecture presque en film.

Je me suis attachée immédiatement à Tei, peut-être parce qu’il était victime d’abus judiciaire. Que son retour à la maison était triste… malgré sa joie d’être libre et de se rapprocher des deux femmes de sa vie, on sentait que quelque chose n’allait pas… malgré cette joie, la lectrice que je suis, était déjà triste sans savoir… Dans sa vengeance, on ne peut lui en vouloir, car face à ses actes, il reste conscient que c’est mal, mais ils doivent payer. Comme il dit, ils doivent connaître « les conséquences du coeur ». On ne peut pas mépriser la vie des gens juste parce que sa position le permet. Dans son dessein de vengeance, on sent l’homme bon, d’ailleurs il aide Jeanne, Justin et d’autres pour compenser ses actes malsains, il ne se sent pas plus pardonnable pour autant; mais sa bonté ressort de ses personnages manipulateurs.

J’ai suivi avec fébrilité la déchéance de ces assassins, j’avais peur que Tei soit confondu, et enfin le dernier acte de Tei n’est pas si étonnant quand on a appris à connaître cet escrinier de Landudal; ça termine l’idée qu’on se fait du personnage, c’est rassurant et triste à la fois.

En Bref :

L’écriture de Henri Nestière m’a conquise, ce fut une très agréable lecture.

Un récit passionnant, triste, touchant ou réel et imaginaire s’entremêle.

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Opération Borodine la 23ème République de Julie Armen

Titre : Opération Borodine la 23ème République

Auteure : Julie Armen

Éditeur : Le Clos Perret sa propre maison d’Édition)

Genre : Contemporain, dystopie

Format : ePub

Poids en Ko : 581

Résumé auteur :

« La création d’un Islam de France n’a pas renforcé la sécurité dans le pays, bien au contraire. Les actes de terrorisme, qui sévissent sur l’ensemble du territoire jusque dans les écoles, amènent le chef de l’État à nommer un proche des Frères musulmans à la tête du gouvernement. Ce dernier impose des mesures allant bien au-delà du « fait religieux » : les femmes n’ont plus le droit de travailler et sont contraintes de porter le niqab ; les homosexuels sont licenciés ; les ennemis du régime pourchassés? Malgré un retour au calme, les arrestations se multiplient. C’est la liberté qu’on muselle. La Russie s’interroge d’autant que ses services secrets ont déjà « déjoué » un faux attentat sur le sol français. La population est dévastée et tente de réagir. Le Kremlin soutient Claire Dubreuil et Fatima Benshaïb qui, bravant tout danger, seront les premières à mettre en place, l’opération Borodine, dont la finalité est de redonner vie au peuple français. Mais n’est-ce pas trop périlleux ? À l’heure où l’on fête le centenaire de la révolution d’Octobre, l’auteur nous fait découvrir une Russie insoupçonnée et les liens d’amitié qui l’unissent à la France. »

Mon avis :

Je remercie Chrissou Ebouquin pour m’avoir proposé ce roman de Julie Armen : Opération Borodine la 23ème République.

L’histoire :

La France est victime de terrorisme et décide de créer un « Islam de France » pour calmer les violentes attaques; mais rien n’y fait. En dernier recours, le Chef de l’État français nomme un homme proche des Frères Musulmans à la tête du gouvernement.

Mais en voulant éradiquer les violences, la France a entraîné son peuple dans une tout autre direction. Celle de l’asservissement des femmes, la chasse aux homosexuels, l’opposition au gouvernement est muselée… De leur contrée lointaine les Russes sont témoins malheureux de la décadence de la France, et décident de réagir, de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour préserver la culture française, de soutenir toute forme de résistance autant sur le point logistique, armement et extraction urgente.

Les personnages :

Claire, Pauline, Viane, Fatima ont décidé d’entrer en résistance pour sauver ceux qu’elles aiment. Elles sont voisines et ensemble elles vont braver les dangers de l’obscurantisme.

Jean-Marc : il est avocat et associé à Fatima, il fait tout ce qu’il peut pour défendre les opprimés du régime avec les lois et surtout il veut aider Fatima car il sous-estime sa force de caractère, son ingéniosité, sa ruse…

Gaétan : lui travaille pour le gouvernement dans un ministère appelé le « Vivre Ensemble », il croit réellement à ces valeurs, il croit que tout est possible, il est convaincu que ce qu’il fait va dans le bon sens pour le peuple français jusqu’à ce qu’il soit confronté violemment à la  réalité : soit le début d’une dictature qui bafoue les droits de certains citoyens au bénéfice des autres, du favoritisme, du prosélytisme, des mensonges politiques…

Dimitri, Arnaud : ils sont rôdés aux sauvetages, aux missions spéciales, au soutien aux populations. Ils s’intègrent dans le groupe de résistance française et lient de profonds sentiments avec certaines résistantes comme Pauline qui tombe sous le charme et Claire qui réitère toujours la même erreur… Ce sont des agents spéciaux, très efficaces.

La plume, le scénario :

Bon honnêtement le sujet m’a dérangée; je me suis dit « ouille » comment je vais chroniquer ce roman, avec cette gêne… Attention à l’amalgame entre les terroristes et l’islam… Bon plusieurs fois dans le roman, des personnages secondaires, expliquent que l’islam ce n’est pas ce que ce régime met en place… Je pense quand même que c’est un sujet sensible, où il faut prendre toutes les précautions pour ne pas faire d’amalgame.

Comment commenter sans faire passer de message négatif ou au contraire pousser à la propagande d’un islam néfaste ? Comment parler juste du roman, de la plume de l’auteure ?

Je l’ai ressenti comme une propagande au début en tout cas, comme une gêne, une petite méfiance… c’est presque caricatural… Alors je me suis dit, c’est un roman et il faut que je reste impartiale. Donc j’ai continué à lire ce récit.

J’ai d’ailleurs beaucoup apprécié le style d’écriture de l’auteure, on plonge très vite dans la vie de ses personnages, dans la vie de ce groupe de voisins qui ont beaucoup de points communs.

Julie Armen nous fait ressentir, cet état d’urgence qui va crescendo et qui débouche sur la fin des libertés et la débandade complète, l’anéantissement d’une nation par le mensonge, le musellement de la presse, la répression de l’opposition, le plan de réforme de l’éducation … Bref l’extinction de tous les points sensibles qui font d’une nation un pays libre.

Arrive en opposition, l’éloge à la Russie, amie de la France qui veut à tout prix préserver la culture de la France, sauver la culture française; j’ai trouvé ce thème caricatural, car oui l’auteure veut nous montrer une autre facette de la Russie en tout cas moins négative que ce qu’on peut voir dans les médias et dans l’Histoire.

Mais dans tous les cas, son point de vue est intéressant.

En mettant de côté ma méfiance et en restant tout à fait impartiale, ce roman fut très agréable. L’évolution des personnages a été très intéressante à suivre.

En Bref :

Malgré un bémol sur le sujet brûlant, je me suis prise à ma lecture que j’ai appréciée au fil des pages.

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L’oeil du Tsar Rouge de Sam Eastland

Titre : L’oeil du Tsar Rouge

Auteur : Sam Eastland

Traducteur : David Fauquemberg

Éditeur : Anne Carrière

Genre : Policier, Historique

Nombre de pages : 341

Sorti le 6 janvier 2011

 

4ème de couverture :

« 1929, Sibérie.
Le jeune commissaire Kirov vient chercher un homme pour le sortir du goulag. L’ordre en a été donné par le camarade Staline en personne : le prisonnier 4745-P doit être immédiatement « réactivé ». Alors qu’il extirpe de l’enfer un homme à moitié mort, Kirov ne se doute pas qu’il vient de rendre à la vie une légende : l’inspecteur Pekkala, que toute la Russie connaissait sous le surnom de « l’Oeil d’émeraude », était le plus grand policier du tsar Nicolas II. Un homme au-dessus de tous les pouvoirs, ne répondant qu’au tsar et dont sa loyauté à la Couronne a entraîné la perte. Si Staline rappelle son pire ennemi à son côté, c’est qu’il a besoin de ses talents exceptionnels pour résoudre une énigme dont la réponse pourrait constituer une véritable bombe politique : que sont devenues les dépouilles des Romanov ? L’un des enfants du tsar n’aurait-il pas échappé à la colère rouge ? »

Mon avis :

L’histoire :

Le lieutenant Kirov doit sortir un prisonnier du Goulag sur ordre de Staline lui-même. Il ne sait pas qu’il ramène à la vie une légende.

Ce prisonnier a pour mission de retrouver les dépouilles des Romanov.

Au travers de sa renaissance ou plutôt de son réveil, Pekkala nous fait revivre un pan de l’Histoire sanglante de l’URSS.

Les personnages :

lieutenant Kirov : Il apparaît comme un soldat bizuté qu’on a mis à ce poste sans grand espoir pour sa survie. Or il se révèle très intelligent et très logique et surtout d’une utilité insoupçonnée pour Pekkala.

Pekkala : C’est le monstre au fond de la forêt qu’on ne veut pas croiser. Implacable, survivant on ne sait pas trop comment… Ces geôliers le pensent à moitié mort, il ne reste plus que l’ombre de lui-même. Mais il a réussit à préserver son espoir, cette partie de lui encore vivante qui ne demande qu’à sortir, au bord de la conscience, bien à l’abri dans un coin de son esprit. Il attend inconsciemment le jour de sa vengeance et aussi peut-être le jour où il pourra déposer les armes, se pardonner et enfin se reposer.

C’est un être dévoué, cynique, froid, terriblement analytique mais pourtant au fil de ses come-back on aperçoit de lui un être attachant que la vie à durement touché.

La Plume, le Scénario :

Sam Eastland nous plonge violemment dans l’Histoire, époque sanglante du Tsar Nicolas II. L’œil d’émeraude, le grand policier du Tsar, au dessus des lois, ne répondant qu’aux ordres, aux besoins et à la protection du Tsar et de sa famille.

Après la chute sanglante du Tsar, lors de la révolution rouge, Pekkala est jeté aux oubliettes, loin de la mémoire populaire.

Staline décide de réhabiliter cet homme pour retrouver les dépouilles de la famille qu’il aurait dû protéger.

Soudain, l’auteur nous projette dans l’esprit de Pekkala, il nous fait ressentir ce besoin de vengeance, ce besoin de retrouver des traces de son passé, ce besoin de retrouver les vestiges de son ancienne vie, c’est si douloureux, mais on sent que c’est vital pour qu’il continue à avancer. Pekkala est un policier hors pair, il a déjà rencontré la mort, la confronter à nouveau l’ébranle mais ne l’empêche surtout pas de continuer.

Le dénouement m’a pris par surprise. J’étais tellement prise dans le passé de Pekkala que je n’ai pas vu venir cette fin étonnante

J’ai trouvé passionnant tout ce pan de l’histoire qu’on visite avec les flashbacks de Pekkala mêlée à l’enquête policière.

L’auteur a réalisé un glossaire, à la fin du livre, sur cette période de l’histoire sombre, avec les vraies dates, les recherches, les enquêtes policières réelles qui ont été menées sur la véritable histoire de la famille Romanov. Avec ce parallèle, on ne peut s’empêcher d’imaginer les personnages réels, leur vie, leur déchéance sanglante.

En Bref :

Un roman policier qui m’a interpellé sur les rayons de la Médiathèque par son résumé intrigant.

Passionnant ! D’autant plus qu’il s’entremêle à l’Histoire réelle.

Au-delà de leurs vies… d’Annie Bourcelot

Titre : Au-delà de leurs vies

Auteure : Annie Bourcelot

Éditeur : Autoédité

Genre : « à mi-chemin de la biographie et du roman »

Nombre de pages : 186

Sorti en mai 2014

Fiche Bibliomania

4ème de couverture :

« Le parcours de vie d’un coutelier de Biesles en Haute-Marne, prisonnier de guerre de 1940 à 1945, dont le charisme et la sagesse ont permis de tisser, entre son village et celui de Nordendorf en Bavière, des liens si forts qu’ils ont décidé de se jumeler le 15 juillet 1973… Le souvenir de cet oncle hors du commun était resté si ancré dans le coeur de sa nièce qu’elle s’était promise de le conter un jour… »

Mon avis :

Cette fois ma chronique sera un peu différente, je choisi de ne pas la couper en trois parties comme d’habitude.

Ce roman a été offert très gentiment par l’auteure à la Médiathèque de Biesles (où je travaille 🙂 ) pour qu’il fasse partie du fond local (« archives documentaires ») de la ville.

Je me suis d’abord dit qu’il était de mon devoir de bibliothécaire de lire cet ouvrage si gentiment offert, puis je me suis retrouvé pris dans ce récit bouleversant !

L’auteure retrace la vie d’une famille de coutelier où la sagesse et l’amour de l’autre et l’entraide prime. C’est un très beau récit, avec une écriture très agréable, fluide et prenante. Au bout d’un moment j’avais l’impression que quelqu’un me racontait cette histoire, je n’avais plus l’impression de lire.

Le départ pour la guerre fut si bouleversant, j’avais une boule dans la gorge… ce passage entre autre fut très prenant.

Cette famille avait et a sûrement encore un rayonnement bienfaiteur tout autour d’elle. Cette sagesse de vie, cette philosophie de l’amour et de l’entraide à permis le jumelage de deux villages ennemis et bien plus encore.

En Bref :

Un récit « […] tiré de souvenirs de faits réels ancrés dans la mémoire et l’imaginaire d’une petite fille[…] » : L’auteure.

Un récit bouleversant et magnifique !

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Omertà de Clara Lamarca

Titre : Omertà

Auteure : Clara Lamarca

Éditeur : Autoédité

Genre : Jeunesse

Sujet traités : Adolescence, l’amour, l’amitié, le harcèlement, les préjugés…

Nombre de pages : 397 broché et 615Ko PDF

Sorti le : 13 juillet 2017

Coup de Cœur

Fiche Bibliomania

4ème de couverture :

« Le lycée. L’adolescence, le temps du premier amour. Sara et Sam se croisent alors qu’ils n’espèrent plus rien. Elle essaie de digérer le décès de son père, resté irrésolu, et les moqueries de ses camarades de lycée. Lui cherche à trouver son identité, une voix, même lorsque personne ne semble l’écouter. Ils se trouvent et se comprennent. Ensemble, ils essaieront de briser les barrières qui les empêchent d’être ceux qu’ils sont vraiment. Car rien ne les retiendra plus : pas même les autres. »

Mon avis :

Merci à l’auteure Clara Lamarca pour m’avoir fait confiance en me confiant la lecture de son premier roman. Une découverte bouleversante ❤

L’histoire :

Sara est le souffre douleur d’une bande d’adolescent depuis le collège et ça continue au lycée. Elle subit sans rien dire, elle s’arrange de cette vie insupportable. Son père est mort, sa mère est inconsolable et donc Sara se retrouve seule avec ses problèmes. Elle n’a pas d’amis, personne ne veut faire partie du clan des loosers.

Sam fait sa première rentrée dans le lycée d’Anviers, ses parents ont eu la géniale idée de déménager de Paris… Il est plutôt beau gosse, et attire sur lui l’envie féminine. Les mecs le trouve cool. Donc tout est ok. Sauf que lui subit sa vie, il fait semblant d’être cool, d’être heureux, d’être enjoué… mais en réalité, il est blasé, blasé, blasé…

Sara et Sam ne font pas partie du même monde. Ils ne devraient pas se parler. Mais la nature est ainsi faite et personne n’y peut rien.

Rien ni personne ne résiste aux élans du coeur.

Ensemble, ils vont essayer de se reconstruire, d’abattre les préjugés.

Les personnages :

Sara est une jeune fille rousse, plantureuse que les autres appellent si gentiment « la Grosse ». Elle est détestée pour ce qu’elle représente, elle est mise au ban des moins que rien, parce qu’elle dérange, elle gêne … A cause de ça elle subit toutes les humiliations possibles sans rien dire. Mais un jour trop c’est trop et elle n’arrive plus à supporter. Son père est mort, sa mère végète car elle ne peut plus avancer dans la vie sans son mari… Donc Sara subit et protège sa mère d’un nouveau drame… Quand elle aperçoit Sam, elle se dit tout de suite que ce n’est pas un mec pour elle, elle ne mérite pas ce genre de personne…

Sam, c’est le mec de 18 ans, cool, sympa avec tout le monde, tombant les filles comme il veut. Il est sûr de lui et n’a peur de rien… Enfin ça c’est la façade qu’il affiche pour tout le monde. En réalité, il est blasé, la vie l’ennuie, les gens l’ennuient, rien ni personne ne trouve grâce à ses yeux. Enfin jusqu’à l’entrée remarquée de Sara qui lui met la tête à l’envers et lui fait perdre ses repères.

Les harceleurs : Une bande de moins que rien de différents horizons qui pour cacher leur misère sociale s’acharne sur leur victime avec tellement de haine…

Les spectateurs : Ceux qui ne sont pas d’accord avec ce qui se passe devant leurs yeux mais qui préfèrent ne rien dire pour se préserver, ou par lâcheté pour ne surtout pas finir dans le camp des loosers.

La plume, le scénario :

La plume de l’auteur m’a happé dès les premières lignes et en général c’est vraiment bon signe. Il m’a fallu beaucoup de courage et la batterie déchargée de ma tablette pour quitter le récit les premières heures de lecture.

La vie de Sara est décrite avec beaucoup de prévenance, pas de voyeurisme. C’est un constat, triste mais réel. On s’attache très facilement à Sara. Contrairement au fait qu’elle subisse d’innombrables humiliations, c’est une battante mais pour qu’elle le découvre elle-même, il a fallu Sam.

Le passage de l’enfant à l’âge adulte est souvent pavé de difficultés, certains subissent plus que d’autre. La construction de soi, face aux parents, face à la société, face à ses camarades avec les codes, la mode, le paraître… et être à un détail près différent vous met tout de suite en danger, sur le fil du rasoir, côté loosers ou côté populaire. Et savoir gérer ces situations très compliquées demande beaucoup d’énergie et de lucidité. Quand en plus la vie ne vous épargne pas… c’est la descente aux enfers par les autres, pour les autres.

L’histoire de Sara et Sam est décrite avec beaucoup de douceur, de chaleur, de véracité. On est là, à côté d’eux et on est pris dans leur tourbillon de sentiments. Ce n’est absolument pas mièvre, c’est authentique !

Bien-sûr, le premier amour est abordé de façon tellement poétique, qu’on en vient à jalouser cette explosion de ressentis. C’est tellement beau. Cet amour vient à être la chose la plus importante de la vie, l’école, le bac, les études supérieures, tout ça ne compte plus. C’est le présent qui compte avec cet amour qui durera toujours.

Et puis, il y a les décisions compliquées, les situations non-réfléchies… on a mal avec les personnages. L’auteur a ce don de faire ressentir ce que vit ses personnages à ses lecteurs. Plusieurs fois, je me suis mise silencieusement à pleurer, tellement c’était beau, tellement les situations étaient triste, difficile trop intense. Merci Clara Lamarca pour toutes ces émotions !

Le harcèlement est abordé de façon très juste, bien-sûr les élèves se retrouvent souvent, très souvent seuls face à leurs harceleurs et les institutions ne peuvent rien pour eux, les institutions ne sont pas armées contre ce déferlement de bêtises, d’ignominie. Les adultes ne prennent pas assez aux sérieux ces situations insoutenables en tout cas pas avant le drame, l’accident. Et les harceleurs sont puissant, ils savent que personne ne leur fera jamais rien, ils ne paieront pas pour leurs tortures, leur bassesse. Peut-être qu’à force d’en parler, ces situations diminueront et disparaîtront. Alors il faut continuer et pas lâcher.

En Bref :

Un premier roman très talentueux ! Une histoire prenante, des personnages adorables, d’autres tout à fait détestable.

Avec cette lecture, je suis passée par toutes les émotions ! Un grand merci à Clara Lamarca !!

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Contes Nippons au coin du feu

Titre : Contes Nippons au coin du feu

Auteurs : Collectif => Audrey Calviac, Dola Rosselet, Maud Wlek, Vérène Dévanthéry, Célia Haro, Marine Stengel, Anthony Boulanger, Laurent Combaz Louise Roullier, Vanessa Terral, Nimu.

Éditeur : Hystérie

Format : Epub (247 pages)

Genre : Conte

Fiche Bibliomania

Résumé :

« Onze histoires nippones à lire au coin du feu. Attention, la porte des rêves et des cauchemars est ouverte.

– Le pays des Yokaï, Audrey Calviac
– De soie et de fourrure, Dola Rosselet
– Le Yurei, Maud Wlek
– Huit pattes, sept queues, Vérène Dévanthéry
– SokuShinbutsu, Célia Haro
– Tetsuya,Marine Stengel
– L’Empereur solitaire et le cadeau du Corbeau Rouge, Anthony Boulanger
– So leng et Le Pouvoir venu du levant, Laurent Combaz
– Les trois coups du spectre, Louise Roullier
– Hahanaru Shizen, Nimu, maitre du feu de camp à L’Académie de Minuit
– L’héritage de Susanoo, Vanessa Terral, invitée

L’anthologie officielle du Salon Japan Impact 2017 »

Mon avis :

Je remercie Livraddict et les éditions Hystérie pour cette découverte !!

Je lis pas mal de manga, je regarde pas mal d’animés et j’avoue que ce recueil de contes m’a tout de suite attiré 🙂

Et je ne suis  vraiment pas déçue 🙂

Le collectif d’auteur nous fait voyager au travers des mythes, légendes, croyances, superstitions japonaises et ce fut une lecture passionnante.

Certaines de ces nouvelles m’ont laissé sur ma faim, j’aurai aimé qu’elles continuent comme « le pays des Yokaï » d’Audrey Calviac et « De soie et de Fourrure » de Dola Rosselet. On se retrouve pris dans le jeu d’écriture de ces deux auteures et on a plus envie de les quitter. Elles ont su doser tension et rebondissements avec beaucoup de finesse.

La nouvelle la plus frustrante c’est bien « So Leng et le pouvoir venu du levant » de Laurent Combaz, je veux la suite en livre 😀 !!!

La dernière nouvelle « L’héritage de Susanoo » est ma préférée ! Car j’aime le fait que des humains soient choisis pour protéger le monde, des Ténèbres et surtout quand le plus insignifiant des personnages est le plus puissant au final 🙂

L’histoire de « Tetsuya » est effrayante, ce Yokaï est vraiment mauvais … et quelle émotion dans « Le Yureï », toute cette tension qu’on ne comprend pas comme le personnage,  Maude Vlek a une écriture vraiment efficace 🙂

La nouvelle « L’empereur solitaire et le corbeau rouge » d’Anthony Boulanger est la plus surprenante, car on vient de lire des nouvelles avec des esprits mauvais, qui tuent des gens et là on s’attend à de mauvaises choses et non cette histoire est très belle et en plus si on veut on peut approfondir les mythes qui y sont distiller 😉

« Haha Naru Shizen » est finalement un conte d’aventure au coeur des légendes, un récit passionnant.

La nouvelle « Sokushinbutsu » de Célia Haro est un peu glaçante et très sombre, d’autant plus qu’on n’arrive pas trop à savoir le pourquoi du comment.

« Les trois coups du spectre » de Louise Roullier est peut-être la nouvelle qui m’a le moins stimulée car je ne suis pas très au fait du jeu de go par conséquent certaine partie du récit m’ont paru un peu long…

« Huit pattes et sept queues » de Vérène Dévanthéry y décrit parfaitement le sadisme, le jeu, le mauvais côté des esprits toujours prêt à torturer, à jouer avec les pauvres petits humains… et sans scrupules bien sûr !

Un recueil passionnant ! MERCI MERCI !

En Bref :

Je remercie une nouvelle fois Livraddict et les Éditions Hystérie pour m’avoir accordé cette très belle découverte, qui donne envie de continuer des recherches sur les contes et légendes japonaises.

Overlord, tome 1 : Le Roi Mort-Vivant de Kugane Maruyama

Titre : Overlord

Tome 1 : Le Roi Mort-Vivant

Auteur : Kugane Maruyama

Illustrateur : So-Bin

Éditeur : Edition Ofelbe (Big Light Novel)

Genre : Fantasy

Nombre de pages : 544

Fiche Bibliomania

4ème de Couverture :

« Nous sommes en l’an 2138. Yggdrasil, le célèbre jeu de rôle en ligne est sur le point de fermer. Momonga, nécromancien Mort-Vivant, chef de la puissante guilde « Ainz Ooal Gown », attend seul l’arrêt du jeu. Cependant, l’heure de la fermeture passée, Momonga n’est pas déconnecté et se retrouve propulsé dans un monde inconnu. Prisonnier, le seigneur maléfique part à la découverte de terres hostiles. Pour survivre, une seule solution s’impose à lui : conquérir le monde. »

Mon avis :

Je ne pense pas que ce roman soit jeunesse, il y a certains détails assez violents ou explicitement sexuels qui méritent de ne pas être classé en Jeunesse.

Je remercie Livraddict, les éditions Ofelbe et bien sûr l’auteur Kugane Maruyama; Ce fut une découverte instructive  🙂

L’histoire :

Un banal citoyen, employé standard se retrouve propulsé dans le jeu Yggdrasil où il incarne un puissant maître maléfique Momonga, seigneur respecté de la guilde Ainz Ooal Gown. En attendant la fin définitive du jeu, l’arrêt des serveurs, Momonga s’aperçoit qu’il est dans un monde inconnu sous la forme de son avatar de jeu et possède aussi ses redoutables pouvoirs.

Il déplore sa solitude, il aurait aimé que ses camarades de jeu viennent le soutenir pour la fin.

Pour survivre, il va devoir partir à l’exploration de ce monde inconnu pour pouvoir mieux l’annexer à son territoire, le Grand Tombeau de Nazarick.

Les personnages :

Momonga est un joueur de DMMO-RPG notamment du célèbre Yggdrasil, où il incarne le terrible Overlord, Momonga, le seigneur Mort-Vivant du Grand Tombeau de Nazarick. Mais il a atterri dans un monde inconnu et pour survivre il devra en apprendre un peu plus sur ce monde surprenant et le conquérir.

La Plume, le Scénario :

Je ne suis pas une habituée des JDR et encore moins des MMO-RPG et par conséquent beaucoup de chose m’ont carrément passé à côté faute de compréhension (niveau 100, 30…) tous ces détails techniques de pouvoir, de magie… bref tout ça c’est révélé obscur.

Et enfin la majorité du roman est centrée sur le personnage de Momonga, le seigneur maléfique qui voit sa nature de Mort- Vivant devenir une réalité et en sa capacité à l’accepter. Malgré tout l’humain sous la surface de l’Overlord tente des gestes héroïques et lumineux en total décalage avec la noirceur du Tombeau de Nazarick.

Bon tout n’était pas aussi opaque , c’était avant tout instructif 🙂 mais je pense que le manga est beaucoup plus parlant, beaucoup plus sympa !

Ce tome un s’articule en deux grandes parties :

  • 1ère partie Le Roi Mort Vivant qui est une présentation de Momonga et de son fief Le Grand Tombeau de Nazarick avec tous ses niveaux et ses différents gardiens très puissant et surtout tous dévoué au grand seigneur Mort-Vivant.
  • 2ème partie Le Guerrier Noir présent le monde inconnu dans lequel Momonga a atterri et présente d’autres personnages, secondaires et surtout humains qui l’accompagnent dans sa quête d’information dans le but d’annexer ce monde au Grand Tombeau de Nazarick.

A la limite j’ai préféré la deuxième partie car peut-être un peu moins technique et développant une histoire parallèle à Momonga.

En Bref :

Ce fut d’abord une lecture instructive avant d’être une lecture plaisir.

Encore merci à Livraddict pour cette confiance renouvelée, et merci pour cette découverte aux éditions Ofelbe et l’auteur Kugane Maruyama

Je n’ai pas vraiment accroché car je suis totalement inculte dans ce genre de Jeu.