Le cycle de Barcil, Nouvelle 4 : Yencil le stratège de Jean-Marc Dopffer

Titre : Le Cycle de Barcil

Tome 4 : Yencil le Stratège

Auteur : Jean-Marc Dopffer

Éditeur : Autoédité

Genre : Nouvelle, Fantasy

Format : PDF

Nombre de pages : 78

Sorti le 2 septembre 2019

Fiche Bibliomania

 

Résumé de l’auteur

« Yencil, le Dieu de la Guerre, veille sur les peuples foisonnant à la surface de Barcil. Son œil diaphane scrute du plus profond des âges le destin des mortels. Sa volition façonne leur destin ; ses Bainges font régner sa loi sur le monde. Son obsession, conserver l’Équilibre entre les morts et les vivants. Mais la quiétude des royaumes vacille. Essaimés à travers le continent, les conflits secouant les peuples menacent l’Équilibre. L’harmonie rompue, ce sera l’avènement d’une nouvelle ère de chaos.

Alors, du fond de son domaine, Yencil scrute le parcours du Nain Ikor. Ce dernier, un valeureux émissaire aux qualités incontestables de baroudeur, a été lancé par son roi sur les traces de Linn, son confrère et prestigieux membre de la Phalange des Cinq. Disparu en quête de formidables rubis enfouis dans l’antre d’un dragon, Linn n’a plus donné de signe de vie depuis des lunes.

Chaperonné par la Bainge Orglin, le parcours d’Ikor le pousse à traverser les paysages millénaires de la sylve des Elfes et du désert graniteux des Nains.

Cependant les vices des mortels sont un puits sans fond. Et faire main basse sur le trésor hante bien des esprits. Malgré leur alliance historique, Elfes et Nains rivalisent, envenimant chaque jour un peu plus la situation. Cupidité et orgueil, arrogance et ambition font trembler l’alliance. La guerre et ses calamités sont proches.

Ikor saura-t-il éteindre l’hostilité entre les deux peuples ?
Yencil parviendra-t-il à conserver l’harmonie du monde ?« 

Mon avis

Merci à l’auteur, Jean-Marc Dopffer, pour cette nouvelle n°4; Pareil que pour les précédentes, aucun problème pour me remettre dans l’histoire du Cycle de Barcil !

L’histoire

Ikor, l’espion du peuple Nain, part en reconnaissance afin de retrouver le valeureux Linn; Malheureusement il arrive trop tard. Son retour vers le désert graniteux des Nains est violent et plusieurs fois Ikor à failli perdre la vie; mais une Bainge veille sur lui. Face à son roi, Ikor ne peut que constater que les relations entre Elfes et Nains se sont rapidement détériorées en son absence.

Sur ordre de son roi, Ikor suit l’émissaire elfe de retour dans sa forêt mais les événements ne tournent pas en sa faveur et la rupture entre les deux peuples est imminente.

Yencil observe les mortels et se désespère de leur capacité à céder facilement à leurs plus bas instincts, le Dieu Fou , quant à lui, souffle sur les braises de la colère et de la cupidité pour instaurer le Chaos.

L’Équilibre, si cher à Yencil, le dieu de la guerre, est menacé et une issue paisible semble s’éloigner…

Les personnages

Ikor :  Est issue du peuple Nain, c’est l’espion de la couronne, un baroudeur rompu à ce genre d’exercice; malgré tout il est bien conscient qu’il a échappé à la mort plusieurs de façon étrange, mais il ne s’en plaint pas, content d’être en vie; Il est valeureux et très efficace. Il remarque l’obstination des monarques à continuer sur la pente de la provocation, la colère vers une issue fatale. Il fera tout ce dont il est capable, tout ce dont on voudra bien lui accorder comme force pour éviter cette guerre entre les Nains et les Elfes.

Yencil : C’est le Dieu de la Guerre, gardien de l’Équilibre; Il enrage sur les Mortels qui cèdent bien vite à leur penchants naturels de guerriers et cupides créatures… Il sait que c’est son frère qui est derrière ce chaos et il s’échine à le contrer en manipulant l’art de la guerre avec des Mortels dignes de sa confiance.

 

La Plume, le Scénario

Avec cette nouvelle, l’auteur nous offre une continuité de ce Cycle de Barcil, et en même temps on entre dans les coulisses du Monde, pour voir Yencil à l’œuvre;

J’ai embarqué sans problème avec ce nouveau personnage qui est Ikor, un autre valeureux Nain parti à la recherche de Linn, l’illustre sage/mercenaire du conseil du roi Nain;

Ikor est très efficace, mais heureusement Yencil lui à envoyer une aide précieuse pour le garder en vie, une de ses précieuses Bainges;  C’était très intéressant, car Ikor ce rendait compte qu’il ne devait pas sa survie uniquement au maniement exceptionnel de sa hache; il sentait qu’il était sous la protection de Yencil; Ikor va également croiser le chemin d’un personnage qu’on a déjà rencontré et là encore c’était un rebondissement surprenant !

Yencil est particulier, c’est un personnage intéressant, c’est le gardien de l’Équilibre; il est consciencieux, fin stratège; Il doit composer avec la folie de son frère, la cupidité et la propension à la colère des Mortels; il regarde ce monde avec énervement, avec déception pour les Mortels si faibles à résister contre le chaos. J’ai apprécié ces incursions dans l’antre du Dieu de la Guerre;  L’auteur m’a emmené dans les coulisses du monde, là où tous les rouages ce mettent en place, où les décisions sont prises, où le sort de tel ou tel royaume est décidé.

Et on en parle de sa représentation, un chapeau à large bord, une barbe rousse et un œil blessé, des muscles saillants, il a tout du chef de guerre important, barbare, sauvage avec son manteau en peau de bête et son armure, il transpire la guerre; accompagné de son loup et de ses danseuses du ciel tout autour de lui, une chouette représentation qui lui va comme un gant !

L’auteur, Jean-Marc Dopffer met encore à rude épreuve ses personnages; il aime quand même bien les faire souffrir et leur tortiller les méninges

Comme celles que j’ai déjà lu, cette nouvelle est dynamique, et visuellement énorme (pas trouvé de mot pour décrire ce que je ressens …) Les descriptions sont telles qu’on s’y voit carrément; Quand Ikor rentre chez lui et court vers le royaume des Nains, ce désert de roches ! Wow, c’était magnifique ! Il y a plein d’autres passages qui m’ont transporté dans ce monde, mais je vous laisse les découvrir !

Cette fois je ne peux pas me décider; Pour ma préférence, qui d’Ikor, l’espion Nain ou de Yencil, le Dieu de la guerre, ils sont à ex æquo, n’en déplaise au Dieu …

L’auteur est coutumier des fins « mi-figue mi raisin », en tout cas  pour ces trois nouvelles que j’ai lu.. c’est plutôt appréciable car finalement ça lui laisse une porte ouverte et le lecteur imagine ce qu’il veut.

 

En Bref

Entre Chaos et Équilibre, la nouvelle oscille; 

Des personnages intéressants et captivants, un fil rouge qui suit son court au travers des nouvelles;

Une immersion dès les premières lignes avec des descriptions qui vous emmène en voyage !

Merci à l’auteur, Jean-Marc Dopffer pour ce voyage dans les coulisses des Dieux mais pas que 😉 !

 

Alrin, Tome 3 : La purification du fou d’Henri Nestière

Titre : Alrin

Tome 3 : La purification du Fou

Auteur : Henri Nestière

Éditeur : Autoédité

Genre : Fantazy

Format : PDF

Nombre de pages : 301

Fiche Bibliomania

 

***ATTENTION PROBABLES SPOILERS***

Pour ceux qui n’ont pas lu
« Alrin, tome 1 : La vengeance du fou »
« Alrin, tome 2 : La perdition du fou »

 

Résumé de l’auteur

« Un an après la condamnation d’Alrin, Crovunstan connait son plus grand émoi, alors que certains nobles s’effondrent, empoisonnés pour certains ou simplement tués pour d’autres. Le Clèr de nouveau dans la difficulté, désireux de son éviction, Ragen profite de l’aubaine pour le mettre sous pression. Mais très vite, un nouvel arrivant entre dans la ville. »

 

Mon avis

Au risque de me répéter encore et encore , merci Henri Nestière, pour toutes ces aventures; celle d’Alrin étant bien particulière et chère à mon coeur  !

L’histoire

Après le grand traumatisme lié aux enfants de Crovunstan, la ville est encore le lieu de violences plus sournoises… en effet certains nobles meurent assassinés ou empoisonnés sans que les Träcks ne puissent trouver la moindre piste. Ragen réprouvant les manières du Clèr, décide de tout faire pour le faire chuter en pointant son incompétence à trouver ce meurtrier de nobles, mais aussi son incapacité à calmer le fameux quartier de Vine. Pendant ce temps là, un mystérieux personnage fait son entrée dans le monde et il est bien décidé à prendre sa place.

Les personnages

Callum : C’était l’assistant d’Alrin quand il était encore Träck; Dans ce tome, on se rend vraiment compte de cette relation qu’il a avec Alrin; c’est un ami fidèle et on comprend à quel point Callum a toujours eu totalement confiance en Alrin. C’est quelqu’un de très efficace, qui connait son quartier et les habitants comme sa poche. Ce lien qu’il a avec Alrin est vraiment très fort; c’est touchant mais c’est bien plus que ça !

Anasine Dowstend : Cette jeune femme a su s’imposer dans ce monde impitoyable des nobles, ses affaires sont gérées d’une main de maître et elle sait comment manipuler, se faire respecter mais aussi se faire craindre. Son influence est certaine. Ce que j’ai beaucoup aimé c’est qu’elle vit son amour avec Madame de Clive simplement et cette affection n’est nullement remis en cause par qui que ce soit. Son alliance avec Ragen Royenn agace certains nobles, car leur influence fait peur, et leurs objectifs mêlés à un dénouement inattendu va peut-être secouer le monde de privilèges de la noblesse.

Le Clèr : C’est un opportuniste qui travaille avec les nobles et bafoue les lois au profit de certains, mais quand il s’agit de vraiment travailler à compromettre un meurtrier, il semble inefficace. Il a déjà été mis en difficulté sur la précédente affaire du trafic d’enfants. Et cette nouvelle fois, il se montre encore incapable face à cette hécatombe de nobles. Ragen devient virulent face à lui, car il ne digère pas la condamnation d’Alrin. De plus le Tryl incite ses paroissiens à faire chuter le Clèr, qu’il accuse de frayer avec le diable et donc de précipiter Crovunstan dans les Ténèbres. La position du Clèr est vraiment plus que fragile; que lui reste t-il comme option ?

Un nouveau personnage fait son entrée et relance quelque peu le trouble; Par contre j’ai volontairement omis de parler d’Alrin, à vous de découvrir;

La Plume, le Scénario

On termine le tome 2 en plein désarrois, qu’est vraiment devenu Alrin, l’auteur nous met dans le doute…

Et on commence ce tome 3 sans Alrin, j’avais une petite pointe de regret; Et sans le Träck Maingalf, Crovunstan allait vraiment finir mal. Personne n’est aussi efficace qu’Alrin.

Après ce traumatisme qu’à connu le quartier de Vine; un mal s’attaque aux nobles cette fois; et les Träcks dirigés par le Clèr semblent dans l’incapacité à trouver la moindre piste. La Cléria s’étant privée de son meilleur élément, le Clèr n’a plus beaucoup de solution.

Comme si un problème ne suffisait pas, un mystérieux nouveau personnage entre dans la donne et ravive les vieilles blessures; qu’est venu chercher cet inconnu ? C’était intéressant et inquiétant en même temps, cette nouveauté dans le récit.

Alors pour les futurs lecteurs, ALERTE SPOILERS !

Alrin revient en ville encore plus mal en point qu’il n’était parti. Fatigué, usé par sa détention; son retour étonne, surprend, fait peur. Pour certain, Alrin revient d’entre les morts… Si au début, il semble brisé pour de bon; Alrin nous montre qu’il a encore de la ressource et que sa mission n’est pas terminée. Il a soif de justice, d’équité.

J’étais vraiment soulagée de le voir revenir, même s’il n’était pas au mieux de sa forme. Zylis veille sur lui, et chose qui m’étonne toujours un peu c’est qu’elle entretien toujours sa violence, si elle semble l’apaiser par moment, elle sait aussi attiser cette colère et la pousser à son paroxysme.

Alrin apparait extrêmement lucide, froid et réaliste. Il établit un plan à l’aide de Zylis et il montre à quel point il n’en dérogera pas, il va aller jusqu’au bout sans jamais douter de l’issue. Il m’a étonné, il était précis, autoritaire, implacable car la situation le nécessitait et à ce moment c’était très agréable de le voir vraiment en pleine possession de ses moyens et là on croit en lui et on est obligé de lui faire confiance, on a envie de le suivre car il devient un meneur d’homme, un faiseur de justice, de liberté et d’égalité !

Ce tome 3, ça n’est plus Alrin seul, c’est Alrin et cette ville qui lui tient à coeur autant qu’il la déteste (Enfin c’est surtout, l’individualisme des habitants qu’ils soient nobles ou habitants du plus pauvre quartier qui le révulse.)

Alrin (ou l’auteur, on ne sait plus trop bien qui a pris le pouvoir 😉 ), toujours, guidé/accompagné par sa Folie a réussit une nouvelle fois à me surprendre, avec une facette de lui impressionnante !

En Bref

Un final surprenant, Alrin est encore plus impressionnant qu’il n’est depuis le début !!

Il est toujours aussi attachant sinon plus encore, oui il boit, il est violent et méprise les gens; mais il sait être très attentionné et avoir des mots doux pour qui le mérite.

Cette tristesse inconsolable, il a choisit finalement d’en faire une force, consciemment ou inconsciemment.

Il n’y a pas assez de Merci,  Henri Nestière, cette trilogie d’Alrin aura été une aventure captivante et éprouvante, bien plus encore qu’une lecture passionnante !

Que dire de plus… Crovunstan à une chance immense d’avoir Alrin !!

 

Contes et Légendes d’Hashkaria, tome 1: Isielle et Olkan de Charles Chehirlian

Titre : Contes et Légendes d’Hashkaria

Tome 1 : Isielle et Olkan

Auteur : Charles Chehirlian

Éditeur : Éditions Archancourt

Genre : Fantasy

Format : Epub

Nombre de pages : 144

Sorti le 29 novembre 2019

Fiche Bibliomania

 

Résumé de l’auteur

« Sur l’île d’Horterheim, seules les lois des pics enneigés et de la guerre règnent.
Huldrith et Peredren, fiers et forts guerriers du corps des Haches, s’évertuent à défendre la cité de Garolden face aux redoutables hordes de Kulhgordians.
Au milieu de toute cette fureur, rien ne tourmente l’angélique Dame Isielle et Olkan le poète, qui se vouent un amour indéfectible. Mais le Comte Bolter, père d’Isielle, se refuse à donner la main de sa fille à un simple roturier rêveur, et s’emploie à les séparer.
Aucun d’entre eux ne se doute que dans les profondeurs de la terre, dans l’ombre, quelque chose de très ancien rôde… »

Mon avis

Merci à l’auteur, Charles Cherhirlian, de m’avoir proposé son Conte « Isielle et Olkan ».

L’histoire

Isielle et Olkan sont dans leur bulle d’amour que seul le Comte Bolter refuse. Ils ont un rendez-vous galant mais la belle se fait attendre… pendant que Peredren et Huldrith sont en conseil de guerre; Les hordes ennemies sont certes maintenues en respect et repoussées mais leur persévérance inquiète le conseil.

Si la guerre arrive jusqu’à Garolden, que va devenir l’amour entre Isielle et Olkan ? et si la guerre n’était rien à côté de se qui se trame dans les profondeurs de la Terre ?

Les personnages

Olkan : est un jeune poète, artiste épris de Dame Isielle. Ce jeune homme est doux, plein d’attention envers sa belle. Les histoires de la guerre ne sont pas pour lui au grand dam du Comte Bolter le père d’Isielle. Malgré son inaptitude au combat, il fait preuve d’un esprit étonnamment combatif quand il s’agit de défendre ou de voir sa belle. Son emportement lui fait même faire quelques bêtises…

Peredren: C’est un grand guerrier, valeureux et surtout bienveillant; Il est le disciple du Capitaine Huldrith qui est très fier de lui. Il est stratège et meneur d’homme. Il voit dans son ennemi, un combattant émérite.

Comte Bolter: C’est le père de Dame Isielle, et il ne veut pas lier sa fille à un roturier comme Olkan et encore moins à un « ménestrel »… Il est cupide, riche mais il en veut encore plus. Sa richesse et sa cupidité étouffent le peu d’intelligence et de sens encore présent dans sa tête… Il pense également que sa richesse lui donne tous les droits et que c’est à lui que revient de choisir un mari à sa fille, mais aussi de lier le sort de Garolden; pour lui ça ne fait aucune différence.

D’autres personnages très intéressants participent à la dynamique du récit comme Huldrith, Fulkar que je choisis volontairement de ne pas décrire car vous devez les découvrir tout seul !

 

La Plume, le Scénario

L’auteur, Charles Chehirlian, met en place lentement mais surement le décor, l’intrigue, présente les personnages.

Le récit est assez court, mais l’aventure est là, accompagnée d’un bon nombre de rebondissements !

Au début, je me suis sentie perdue car tantôt l’auteur nous parle d’Olkan et de son amour pour Isielle mais aussi de son âme de poète qui s’extasie à la vue de paysages merveilleux; tantôt il nous parle d’un monde beaucoup moins poétique : La guerre entre la cité de Garolden et les Hordes de Kulhgorians. Ces deux mondes, pourtant côte à côte car Olkan vit dans la cité de Garolden, sont totalement opposés. A la sauvagerie de la guerre, s’oppose l’image d’Olkan patientant sur son rocher à attendre sa belle et s’émerveillant du paysage et en soupirant aux souvenirs d’Isielle. Je ne voyais pas le lien, et limite je trouvais Olkan déplacé dans cette situation de guerre.

Attention Dame Isielle est représentative, mystérieuse et peu présente quoique finalement elle est continuellement au coeur du récit 😉

Il m’a fallu quelques pages et rencontrer le personnage de Peredren pour trouver une ligne directrice, le sens était là mais j’avais besoin de comprendre en quoi ces deux personnages si différent et évoluant dans des milieux différents pouvaient avoir un lien. Finalement, ils ont plus de liens que je ne le pensais et ma lecture n’en a été que plus agréable.

L’auteur aborde aussi le thème de la tolérance, de l’entraide face au grand malheur, mais aussi de tout ce qu’une guerre peut annihiler comme bons sentiments, comme l’évidence que tous les peuples, peu importe leur provenance, ont le droit de vivre et plus encore de vivre décemment; Face aux humeurs belliqueuses, parlementer reste la meilleure solution.

Finalement, un Mal bien plus effrayant s’immisce dans cette guerre mais aussi insidieusement dans ce romantique amour… et c’est ce point d’impact qui précipite les rebondissements inattendus; J’ai été carrément surprise par la tournure des évènements.

Malgré tous les rebondissements, Peredren reste très réaliste et logique quand à l’avenir et c’est ce que j’ai apprécié dans ce personnage. Il n’est nullement idyllique, ni idéaliste. C’est un homme, un guerrier, logique et fin stratège; mais bien plus encore, ce qui fait de lui un homme entier c’est que de toutes ces caractéristiques plus ou moins froides il émane de lui de la bienveillance et de la tolérance et c’est ça qui fait de lui un parfait meneur d’hommes.

J’ai été touchée par ce qu’a dit le Capitaine Huldrith à Olkan; c’était extrêmement lumineux et tellement sincère et bienveillant; d’autant plus étonnant de la part d’un chef de guerre.

En Bref

Après une mise en place consciencieuse, l’histoire prend une tournure surprenante encore et encore !

Une chouette aventure sombre et lumineuse (lisez vous comprendrez !) au coeur des Contes et Légendes d’Hashkaria;

Merci à nouveau à l’auteur, Charles Chehirlian, de m’avoir plongé dans l’univers d’Hashkaria !

 

 

Une ville tranquille d’Henri Nestière

Titre : Une ville tranquille

Auteure : Henri Nestière

Éditeur : Autoédité

Genre : Contemporain

Format : PDF

Nombre de pages : 237

Fiche Bibliomania

 

Résumé de l’auteur

« Taylor Walsh travaille à la scierie d’Hugewood, une petite ville du Wisconsin où il s’est installé avec sa famille, il y a deux ans de cela. Malgré les passages des adolescents qui ont leur cabane dans la forêt, aux abords de leur maison, et la mentalité de certains habitants, tous les trois y mènent une vie paisible, dans la bonne entente avec leur voisin, le vieil Oren. Mais quand Ashley, l’agent immobilier, disparaît, l’existence des Walsh s’apprête à sombrer dans un véritable cauchemar. Peut-être même que « la siffleuse » qui hanterait soi-disant la forêt n’y serait pas pour rien ? »

Mon avis

Je remercie, l’auteur Henri Nestière, pour cette confiance mille fois renouvelée !!

L’histoire

Hugewood est une petite ville de campagne, où tout le monde se connaît et où chacun à son avis sur le voisin d’à côté. Taylor et sa femme Eiza vivent dans une maison proche de la forêt, en toute tranquillité, paisiblement.

Quand Ashley, la jeune femme de l’agence immobilière de Hugewood, disparaît, la petite ville s’enflamme en commérages et en témoignages plus ou moins sûr… Dans le même temps Taylor apprend que la ville où il habite possède une légende : La légende de la siffleuse. Et si cette légende avait un fond de vérité ?

Les personnages

Taylor : Il est embauché par la scierie de Hugewood en temps qu’ouvrier manutentionnaire; c’est le type même du gars sympa, tolérant, facile à vivre et bon voisin. Mais à l’instant où il prend connaissance de cette légende de la siffleuse, il va devenir méfiant, inquiet et un peu sur ses gardes. Épris de justice, il va aller au bout de chacune de ses pistes envers et contre l’immobilisme apparent des autorités.

Ashley : C’est une très belle jeune femme, pétillante, avenante et très à l’aise avec son corps, ses formes et qui ne laisse pas la gente masculine indifférente; elle a confiance en elle; Cette jeune femme sympathique connait tout le monde. Lors de sa disparition, les langues de vipères se délient. Qu’est devenue Ashley ? Sa disparition a-t-elle un rapport avec la « siffleuse » ?

Plusieurs personnages gravitent autour de Taylor, les amis, le voisin, les collègues… bref tout ce petit monde vit dans une ambiance lourde et épaisse… et font avancer l’intrigue et les investigations de Taylor à petit pas.

La Plume, le Scénario

Voilà nouveau roman, nouveau genre !

Cette fois, l’auteur Henri Nestière signe son premier Thriller et une fois n’est pas coutume, son écriture est rudement efficace ! Il le sait, je ne suis pas fan de ce genre de littérature mais je savais que je pouvais lui faire confiance et que je ne serais ni déçue ni trop heurtée 🙂

Dès le début, j’ai senti cette ambiance collante, sombre presque désespérante d’une ville sur le déclin; Avec cette routine de vie de commérages, de médisances et de secrets, propre aux petites villes ou petits quartiers, peut-être en opposition à l’indifférence des grandes villes.

La tension s’est accentuée pour moi dès les premiers signes de la légende de « la siffleuse ». J’ai alors gardé mon esprit fixé sur Taylor. C’est un personnage entier, simple, bon camarade et bon mari. J’ai vraiment aimé sa ténacité, presque son acharnement à montrer (prouver) les choses telles qu’elles sont et encore une fois envers et contre l’avis général. Il essaie de garder la tête froide. Cette ténacité je lui attribuais à cette intuition malsaine que quelque chose se tramait et que s’il laissait tomber, ça risquait d’être vraiment mauvais…

Dans ce récit diablement efficace, tout est basé ou presque sur des rumeurs, sur ce que chacun croit savoir ou a vu et interprété, ou encore a entendu dire par un tel… Bref à partir de ces innombrables bribes, la rumeur gonfle et chacun y va avec sa petite interprétation.

Taylor et Eiza ne sont pas natifs d’Hugewood et ne semblent pas être portés sur cette culture du commérage. Ils ne donnent pas foi aux avis de chacun, ils préfèrent suivre l’affaire de loin, avec les minces découvertes de la police. Aussi cette façon d’aborder les choses avec discernement, ils essaient de l’inculquer à leur fille Mia, qui se bat contre le harcèlement à l’école, ses parents essaient de lui faire comprendre que la violence n’est jamais une bonne réponse.

Au travers du personnage d’Eiza, l’auteur aborde aussi le thème du racisme, ce rejet silencieux mais pas moins violent.

Ce roman est un huis clos, dans une petite ville, tout se passe à Hugewood et l’auteur démontre que les rumeurs, face à l’inacceptable, amènent à des situations extrêmes et malheureuses.

Les descriptions de l’auteur mettent dans l’ambiance en laissant planer tout au long du récit un sentiment de malaise, de peur grasse et collante. Dès l’instant où l’auteur fait allusion à la légende de « la siffleuse », l’ambiance s’alourdie, les personnages eux-mêmes ne sont plus si sereins… et au fur et à mesure des mots, des lignes du récit, je tendais le dos, je pressentais quelque chose qui ne venait pas et ça me laissait dans une latence flippante. Je me suis mise à douter de tel personnage puis d’un autre car finalement j’adoptais le comportement des tous ses habitants suspicieux. Impossible de dénouer l’affaire jusqu’à la fin, jusqu’au dénouement.

La rumeur fait l’ambiance du récit, il n’y a que très peu de violence à proprement parlé à part la violence de la rumeur et de l’imagination… malgré tout, trois scènes m’ont particulièrement ébranlé… par leur violence; ça c’est mon côté hypersensible qui a beaucoup de mal à digérer ce genre de scènes; dans ces moments là je maudis mon imagination et un tout petit peu l’auteur 😉

Un dernier mot pour la couverture qui illustre à merveille le roman, l’ambiance de ce thriller; C’est gris, calme trop calme, inquiétant …et ce fameux corbeau !

En Bref

Un thriller efficace, lent, tenace et angoissant !

Encore un nouveau genre réussit Monsieur l’Auteur !

Merci à l’auteur, Henri Nestière, pour ce thriller qui m’a tenu en haleine !

 

Le cycle de Barcil, tome 3 : Gienah la Mercenaire de Jean-Marc Dopffer

Titre : Le Cycle de Barcil

Tome 3 : Gienah la Mercenaire

Auteur : Jean-Marc Dopffer

Éditeur : Autoédité

Genre : Nouvelle, Fantasy

Format : PDF

Nombre de pages : 58

Sorti le 1er janvier 2018

Fiche Bibliomania

 

Résumé de l’auteur

« Gienah, une somptueuse et impétueuse Elfe au passé chargé d’aventures et de rapines, court de trésor en trésor. Sans cesse en quête de gemmes et d’or, elle aime sa vie d’errance aux côtés de Ringëryl, le jeune et audacieux prince du royaume des Hommes de Tigyl.
Mais, quand un mystérieux message vient rappeler à la mercenaire de fort vieux souvenirs, les événements vont s’accélérer, bousculer ses convictions. La missive provient de l’un de ses comparses du temps passé, un mercenaire Nain du nom de Linn, membre de la Phalange des Cinq de son royaume. Ressurgi du fond de sa mémoire, le Nain en appelle à leur ancienne amitié pour lui demander de l’aide et mener à son terme une mission hors norme.

Malgré elle, la belle aventurière va se retrouver au coeur du destin des peuples fraternels des Elfes et des Nains. Un engrenage affamé aux multiples rouages… qui portera Gienah sur des terres désertées, et la poussera à prendre part à des combats qui la dépasse.

L’Elfe parviendra-t-elle à secourir à son ami ?
Gienah trouvera-t-elle un équilibre entre liberté, amitié… et cupidité ?
L’amitié ancestrale entre les Elfes et les Nains survivra-t-elle à son aventure ?« 

Mon avis

Je remercie encore l’auteur, Jean-Marc Dopffer, pour ce second partenariat; Je n’ai eu aucun mal à me replonger dans cette nouvelle et j’avoue que j’étais impatiente de connaître Gienah !

L’histoire

On se retrouve en terre de Tigyl, en compagnie d’un Nain albinos prêt à dépouiller l’un des derniers dragons de ces terres.  Pendant ce temps là, le Prince des Hommes de Tigyl est sur une mer démontée à essayer de résister aux flots, pour prouver sa bravoure.

Arrivée à bon port, Gienah est rappelé par une ancienne connaissance qui la plongera dans de vieux souvenirs. En partant au secours de son vieil acolyte, Gienah est loin de savoir dans quel engrenage, dans quel partie du destin elle va basculer. Dans une course éperdue, à l’amitié mais aussi une course à la richesse; Gienah va devoir affronter la colère du volcan, la mort et les combats, mais pour gagner quoi au final ? pour sauver qui ou quoi ? ça elle va devoir le découvrir en essayant de sauver son vieil ami !

Les personnages

Gienah : C’est une belle et flamboyante combattante Elfe; C’est une mercenaire, elle a choisit la liberté, l’aventure et les plus offrants ! Quand son passé la rappelle, elle n’hésite pas une seconde, elle fonce sans savoir où son vieil ami va les entraîner. C’est comme ça qu’elle se retrouve dépositaire d’une quête qui n’est pas la sienne dont l’enjeu est la fraternité entre le peuple Elfe et le peuple Nain; Entre Amour et Liberté, son choix est vite fait. Gienah n’est pas trop portée sur la religion, l’appel aux Dieux; pour elle l’Homme doit savoir se débrouiller seul.

Linn: Ancien mercenaire, ayant roulé sa bosse dans des aventures fabuleuses et dangereuse; Il aspire enfin a une vie paisible au sein de la société Naine; mais l’amour de l’aventure le titille par moment et il n’est pas rare pour lui de repartir pour un temps à l’assaut de quête impossible. Lucide, combatif et déterminé, il donnera tout ce qu’il a pour honorer sa dernière mission!

 

La Plume, le Scénario

Encore une fois, je me suis laissée embarquer dans les aventures de ces nouveaux personnages !

Gienah est le personnage central, c’est une femme libre, mercenaire et très reconnue pour son habileté au combat ou pour mener une quête pourvu qu’il y est un peu d’or à la clé. Mais pas seulement, elle semble fidèle en amitié même si elle n’hésite pas à continuer sa vie d’errance. J’aime bien ce personnage, car elle n’hésite pas à aller au devant du danger pour sauver un vieil ami.

L’auteur, Jean-Marc Dopffer n’hésite pas à mettre à rude épreuve ses personnages; Lors de leur fuite en avant, je me suis prise à arrêter de respirer, la tension était palpable, je sentais presque l’ombre du danger s’avancer (oups… j’ai failli spoiler…) c’est dur de ne pas dire !!!!

Cette nouvelle aussi courte soit-elle, comporte plein de rebondissements, de personnages super intéressants et j’ai trouvé ça génial !

J’ai eu un petit faible pour Linn, pour ce vieux mercenaire assagit renouant encore avec ses travers; mais occupant une place importante dans sa société; mais aussi pour avoir fait d’un soi-disant défaut, d’une anomalie génétique une force plutôt qu’une faiblesse !

Et là encore mais quelle fin ! je ne m’y attendait pas du tout mais mais … (oui oui je me tais…)

En Bref

Encore une nouvelle vraiment captivante.

Cet univers est plein de rebondissements et de personnages passionnants !

Merci à l’auteur, Jean-Marc Dopffer pour cette découverte, et pour sa confiance !

Le cycle de Barcil, tome 1 : Orglin La Primitive de Jean-Marc Dopffer

Titre : Le Cycle de Barcil

Tome 1 : Orglin la Primitive

Auteur : Jean-Marc Dopffer

Éditeur : Autoédité

Genre : Nouvelle, Fantasy

Format : PDF

Nombre de pages : 48

Sorti le 24 décembre 2016

Fiche Bibliomania

 

Résumé de l’auteur

« De tous temps, les royaumes s’érigent puis s’écroulent sous l’œil des Dieux et de la Mère, créatrice de toutes choses sur Barcil. Tissées afin de garantir l’harmonie du monde, les ficelles du destin de chaque mortel glissent dans ses mains. Ainsi l’Équilibre est perpétué, cohésion précaire entre les morts et les vivants, entre les puissances du monde et du cosmos. Retirée aux confins des royaumes jumeaux de Tigyl et de Derhil, la petite Orglin vit à l’écart de la civilisation. La demi-elfe ne connaît que sa forêt originelle… et l’amour que lui porte ses parents, égalé seulement par l’azur sans fond de la voûte céleste. Cependant les plans échafaudés par Yencil, le Dieu de la Guerre à l’ambition sans borne, n’oublient pas cette créature. Il l’a compris : dans ses veines coule la science du combat, héritée du passé sanglant de ses parents. Alors les rouages du monde entrent en action ; la guerre fratricide ébranlant les couronnes royales déversera ses atrocités dans ce havre oublié. Les Danseuses du Ciel sont envoyées sur Barcil avec pour mission d’accomplir ses desseins. Parviendront-elles à édifier Orglin comme l’une des leurs ? Orglin se montrera-t-elle digne du destin que Yencil lui a réservé ? »

Mon avis

Merci à l’auteur, Jean-Marc Dopffer, pour ce premier partenariat. J’ai découvert un univers où les dieux « jouent » à maintenir l’Équilibre.

L’histoire

Retirés du monde, de la civilisation pour oublier les horreurs de la guerre, deux êtres protégent leur enfant de ce monde. Orglin vit dans un havre de paix et ne connait que la nature, ses parents et les animaux qu’elle chasse. Mais la civilisation les rattrape par le biais d’un étrange prophétie… Mais le dieu de la guerre convoite ce petit être, cette combattante si jeune mais pourtant elle porte en elle un savoir ancien. Qu’à t-il prévu pour Orglin ? Face à une faction que peut faire une jeune fille qui ne connait pas le monde ?

Les personnages

Orglin : C’est une jeune fille qui vit dans un coin reculé des royaumes de Tigyl et de Derhil; Ses parents la préservent du monde sanglant. Cette petite se montre déterminée à survivre; Contre toute attente c’est une combattante hors paire qui ne sera pas facile à capturer pour la présenter au roi de Tigyl.

Esdras: C’est le chef d’escadron qui va rencontrer Orglin; Même s’il n’est pas animé de mauvaises intentions, le choc de la civilisation avec le calme d’une retraite en dehors du monde va être rude.

Yencil, Dieu de la guerre tire les ficelles de ce monde pour le maintenir en Équilibre, il utilise ses Danseuses du ciel pour accomplir ce qu’il a décidé.

La Plume, le Scénario

On entre très facilement dans cet univers, l’écriture est juste assez descriptive, pour mettre en route l’imagination et ne pas provoquer de longueur.

Orglin est un personnage tout à fait intéressant, elle ne parle presque pas, elle agit pour sa survie; Elle est impressionnante;

Le récit est très court, c’est rythmé voire à un moment c’est haletant ! oui suivre Orglin fut très intense.

C’était également intéressant cette chute... je ne m’y attendais pas du tout et hop l’auteur rebondi avec le destin bien plus grand de Orglin ! L’auteur nous montre ainsi, que les rouages du destin ne sont pas aussi compréhensible qu’il n’y paraît, en tout cas pas forcément bien interprétés.

J’espère sincèrement ne pas en avoir trop dit, j’ai trouvé cet exercice de faire une chronique sur une nouvelle de 48 pages très compliqué cette fois; Parce que j’avais envie d’en dire plus et le fait de me censurer pour ne pas spoiler… à rendu mon exercice bien difficile.

Un dernier petit mot pour la couverture que je trouve très très belle !

En Bref

Une nouvelle super intéressante, rythmée avec un personnage impressionnant!

Et les dieux sont toujours là pour jouer avec le destin des hommes.

Merci à l’auteur, Jean-Marc Dopffer pour ce petit moment de lecture très sympa !

Les Larmes d’Aphrodite, la colère de l’Olympe de Marion Perret

Titre : Les Larmes d’Aphrodites, La Colère de l’Olympe

Auteur : Marion Perret

Éditeur : Éditions du Saule

Genre : Fantasy, Mythe et Mythologie

Format : Epub

Nombre de pages : 354

Sorti le 2 décembre 2019

Fiche Bibliomania

 

Résumé de l’auteur

« Les Dieux sont cruels ! Et l’éternité paraît bien longue pour une immortelle qui tente de leur échapper. Abandonner les siens n’est qu’une solution temporaire…
Après des millénaires de fuite auprès des mortels, Aphrodite est de retour sur l’Olympe. La plus belle des Déesses va devoir faire face à de nombreux défis.
Manipulation, trahison, violence et amour… Aphrodite brave la colère de l’Olympe! »

Mon avis

Merci aux Éditions du Saule de m’avoir proposé le roman de l’auteure Marion Perret, « Les Larmes d’Aphrodite, La colère de l’Olympe », quand la mythologie et le téléphone rose font un mélange étonnant !

L’histoire

La Déesse Aphrodite est en cavale à Miami depuis plusieurs millénaires… Mais il est temps pour elle de reprendre sa place et son trône parmi les douze Dieux de l’Olympe. La tâche ne va pas être aussi facile car des millénaires de souvenir pas tous heureux, parfois douloureux vont refaire surface et la belle ne fait pas l’unanimité après une si longue absence… Ni même la vie qu’elle a mené qui n’est pas du goût de tout le monde.

Les personnages

Aphrodite : Évidemment c’est une magnifique femme, elle transpire la sensualité, elle suscite le désir, bref c’est la déesse de l’Amour. Mais pas seulement, on découvre que c’est une femme meurtrie, en cavale, avec ses fêlures, ses travers, ses blessures, ses secrets et son petit coeur d’artichaut qui ne bat que pour un seul homme. Au départ elle n’est pas très combative ni même motivée pour sortir de l’ombre…mais quand elle a décidé qu’elle devait foncer, elle se montre étonnante !

Poséïdon : C’est le mari de la soeur d’Aphrodite, Amphitrite. Il est vaniteux, colérique, imbu de sa personne, tellement sûr de lui et de son pouvoir de séduction; mais là encore on le découvre, doux et attentionné, meurtri et blessé dans son amour propre mais aussi dans coeur. C’est un dieu épouvantablement jaloux, qui part en bagarre au moindre sursaut…

Hadès : Alors lui, c’est un homme superbe, sûr de lui; prêt à aider les autres toujours à une condition, toujours avec à la clé un contrat qui sera forcément en sa faveur et qui réserve parfois des surprises à celui ou celle qu’il aide. C’est le seigneur des Enfers et il gère son territoire mieux que personne.

Une multitude de dieux tournent autour d’Aphrodite, les amis, les ennemis; Je ne vais pas en décrire plus, je vous laisse les découvrir à la sauce Marion Perret !

La Plume, le Scénario

Attention dans ce roman captivant, l’auteure a pris la liberté d’écrire une adaptation étonnante de la mythologie, c’est complètement d’actualité ! Bon pour les puristes, amoureux de la mythologie, peut-être que vous seriez choqué par certains personnages détournés …

L’écriture de l’auteure est fluide, immersive; On découvre Aphrodite dans un monde très réel : à Miami dans une entreprise pour le moins surprenante; disons qu’elle s’est vraiment fondu dans le décor pour ne pas être retrouvée.

Au fur et à mesure de l’histoire, je me suis attachée à la Déesse de l’Amour, son histoire m’a fait frémir, m’a beaucoup attendri;

L’auteure, Marion Perret, utilise la technique de chapitres passé/présent, c’est addictif car on veut en savoir toujours plus. Quand on quitte Aphrodite dans le présent c’est pour se plonger dans son passé pas toujours facile, et surtout poignant par moment; et hop d’un seul coup, après avoir dévoilé une petite partie du passé de la déesse, on continue de la suivre dans son ascension au trône, à son trône. Petit à petit, on comprend les décisions qu’elle a pris et son cheminement jusqu’à sa fuite.

Son retour sur l’Olympe, n’aurait jamais eu lieu s’y une de ses très anciennes amies n’avait pas eu besoin d’elle. En renouant ainsi avec son histoire, la machine se met en route et Aphrodite n’aura plus le choix, elle devra faire face à la cause et aux conséquences de sa fuite et surtout à son père, le grand et terrible Zeus !

Dans son roman, Marion Perret, l’auteure parle de violence faite aux femmes, une violence insoutenable, une violence cachée pendant des millénaires, Pourquoi ?

Certainement, par honte, par remise en cause, par peur, par soucis de protéger un plus gros secret bref … pour tout un tas de raisons qu’on ne peut absolument pas reprocher à celle qui subit ses violences… mais c’est tellement triste et révoltant !

C’était super intéressant de voir la mythologie de ce point de vue détourné, mais quand même qu’avez-vous fait d’Héphaïstos !?!

Un dernier point, la couverture est sublime, tout en volupté, bien représentative de la déesse de l’Amour : Aphrodite.

En Bref

Un récit sur une mythologie parallèle, une Aphrodite en cavale vivant sa vie au milieu des Mortels depuis des millénaires;

Une déesse, femme avant tout avec ses faiblesses, sa force et un petit coeur d’artichaut;

Un sujet tout a fait d’actualité : La violence faite aux femmes.

Merci les Éditions du Saule, merci à l’auteure, Marion Perret, pour ce voyage, cette lecture surprenante et poignante.