L’oeil du Tsar Rouge de Sam Eastland

Titre : L’oeil du Tsar Rouge

Auteur : Sam Eastland

Traducteur : David Fauquemberg

Éditeur : Anne Carrière

Genre : Policier, Historique

Nombre de pages : 341

Sorti le 6 janvier 2011

 

4ème de couverture :

« 1929, Sibérie.
Le jeune commissaire Kirov vient chercher un homme pour le sortir du goulag. L’ordre en a été donné par le camarade Staline en personne : le prisonnier 4745-P doit être immédiatement « réactivé ». Alors qu’il extirpe de l’enfer un homme à moitié mort, Kirov ne se doute pas qu’il vient de rendre à la vie une légende : l’inspecteur Pekkala, que toute la Russie connaissait sous le surnom de « l’Oeil d’émeraude », était le plus grand policier du tsar Nicolas II. Un homme au-dessus de tous les pouvoirs, ne répondant qu’au tsar et dont sa loyauté à la Couronne a entraîné la perte. Si Staline rappelle son pire ennemi à son côté, c’est qu’il a besoin de ses talents exceptionnels pour résoudre une énigme dont la réponse pourrait constituer une véritable bombe politique : que sont devenues les dépouilles des Romanov ? L’un des enfants du tsar n’aurait-il pas échappé à la colère rouge ? »

Mon avis :

L’histoire :

Le lieutenant Kirov doit sortir un prisonnier du Goulag sur ordre de Staline lui-même. Il ne sait pas qu’il ramène à la vie une légende.

Ce prisonnier a pour mission de retrouver les dépouilles des Romanov.

Au travers de sa renaissance ou plutôt de son réveil, Pekkala nous fait revivre un pan de l’Histoire sanglante de l’URSS.

Les personnages :

lieutenant Kirov : Il apparaît comme un soldat bizuté qu’on a mis à ce poste sans grand espoir pour sa survie. Or il se révèle très intelligent et très logique et surtout d’une utilité insoupçonnée pour Pekkala.

Pekkala : C’est le monstre au fond de la forêt qu’on ne veut pas croiser. Implacable, survivant on ne sait pas trop comment… Ces geôliers le pensent à moitié mort, il ne reste plus que l’ombre de lui-même. Mais il a réussit à préserver son espoir, cette partie de lui encore vivante qui ne demande qu’à sortir, au bord de la conscience, bien à l’abri dans un coin de son esprit. Il attend inconsciemment le jour de sa vengeance et aussi peut-être le jour où il pourra déposer les armes, se pardonner et enfin se reposer.

C’est un être dévoué, cynique, froid, terriblement analytique mais pourtant au fil de ses come-back on aperçoit de lui un être attachant que la vie à durement touché.

La Plume, le Scénario :

Sam Eastland nous plonge violemment dans l’Histoire, époque sanglante du Tsar Nicolas II. L’œil d’émeraude, le grand policier du Tsar, au dessus des lois, ne répondant qu’aux ordres, aux besoins et à la protection du Tsar et de sa famille.

Après la chute sanglante du Tsar, lors de la révolution rouge, Pekkala est jeté aux oubliettes, loin de la mémoire populaire.

Staline décide de réhabiliter cet homme pour retrouver les dépouilles de la famille qu’il aurait dû protéger.

Soudain, l’auteur nous projette dans l’esprit de Pekkala, il nous fait ressentir ce besoin de vengeance, ce besoin de retrouver des traces de son passé, ce besoin de retrouver les vestiges de son ancienne vie, c’est si douloureux, mais on sent que c’est vital pour qu’il continue à avancer. Pekkala est un policier hors pair, il a déjà rencontré la mort, la confronter à nouveau l’ébranle mais ne l’empêche surtout pas de continuer.

Le dénouement m’a pris par surprise. J’étais tellement prise dans le passé de Pekkala que je n’ai pas vu venir cette fin étonnante

J’ai trouvé passionnant tout ce pan de l’histoire qu’on visite avec les flashbacks de Pekkala mêlée à l’enquête policière.

L’auteur a réalisé un glossaire, à la fin du livre, sur cette période de l’histoire sombre, avec les vraies dates, les recherches, les enquêtes policières réelles qui ont été menées sur la véritable histoire de la famille Romanov. Avec ce parallèle, on ne peut s’empêcher d’imaginer les personnages réels, leur vie, leur déchéance sanglante.

En Bref :

Un roman policier qui m’a interpellé sur les rayons de la Médiathèque par son résumé intrigant.

Passionnant ! D’autant plus qu’il s’entremêle à l’Histoire réelle.

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Au-delà de leurs vies… d’Annie Bourcelot

Titre : Au-delà de leurs vies

Auteure : Annie Bourcelot

Éditeur : Autoédité

Genre : « à mi-chemin de la biographie et du roman »

Nombre de pages : 186

Sorti en mai 2014

Fiche Bibliomania

4ème de couverture :

« Le parcours de vie d’un coutelier de Biesles en Haute-Marne, prisonnier de guerre de 1940 à 1945, dont le charisme et la sagesse ont permis de tisser, entre son village et celui de Nordendorf en Bavière, des liens si forts qu’ils ont décidé de se jumeler le 15 juillet 1973… Le souvenir de cet oncle hors du commun était resté si ancré dans le coeur de sa nièce qu’elle s’était promise de le conter un jour… »

Mon avis :

Cette fois ma chronique sera un peu différente, je choisi de ne pas la couper en trois parties comme d’habitude.

Ce roman a été offert très gentiment par l’auteure à la Médiathèque de Biesles (où je travaille 🙂 ) pour qu’il fasse partie du fond local (« archives documentaires ») de la ville.

Je me suis d’abord dit qu’il était de mon devoir de bibliothécaire de lire cet ouvrage si gentiment offert, puis je me suis retrouvé pris dans ce récit bouleversant !

L’auteure retrace la vie d’une famille de coutelier où la sagesse et l’amour de l’autre et l’entraide prime. C’est un très beau récit, avec une écriture très agréable, fluide et prenante. Au bout d’un moment j’avais l’impression que quelqu’un me racontait cette histoire, je n’avais plus l’impression de lire.

Le départ pour la guerre fut si bouleversant, j’avais une boule dans la gorge… ce passage entre autre fut très prenant.

Cette famille avait et a sûrement encore un rayonnement bienfaiteur tout autour d’elle. Cette sagesse de vie, cette philosophie de l’amour et de l’entraide à permis le jumelage de deux villages ennemis et bien plus encore.

En Bref :

Un récit « […] tiré de souvenirs de faits réels ancrés dans la mémoire et l’imaginaire d’une petite fille[…] » : L’auteure.

Un récit bouleversant et magnifique !

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Omertà de Clara Lamarca

Titre : Omertà

Auteure : Clara Lamarca

Éditeur : Autoédité

Genre : Jeunesse

Sujet traités : Adolescence, l’amour, l’amitié, le harcèlement, les préjugés…

Nombre de pages : 397 broché et 615Ko PDF

Sorti le : 13 juillet 2017

Coup de Cœur

Fiche Bibliomania

4ème de couverture :

« Le lycée. L’adolescence, le temps du premier amour. Sara et Sam se croisent alors qu’ils n’espèrent plus rien. Elle essaie de digérer le décès de son père, resté irrésolu, et les moqueries de ses camarades de lycée. Lui cherche à trouver son identité, une voix, même lorsque personne ne semble l’écouter. Ils se trouvent et se comprennent. Ensemble, ils essaieront de briser les barrières qui les empêchent d’être ceux qu’ils sont vraiment. Car rien ne les retiendra plus : pas même les autres. »

Mon avis :

Merci à l’auteure Clara Lamarca pour m’avoir fait confiance en me confiant la lecture de son premier roman. Une découverte bouleversante ❤

L’histoire :

Sara est le souffre douleur d’une bande d’adolescent depuis le collège et ça continue au lycée. Elle subit sans rien dire, elle s’arrange de cette vie insupportable. Son père est mort, sa mère est inconsolable et donc Sara se retrouve seule avec ses problèmes. Elle n’a pas d’amis, personne ne veut faire partie du clan des loosers.

Sam fait sa première rentrée dans le lycée d’Anviers, ses parents ont eu la géniale idée de déménager de Paris… Il est plutôt beau gosse, et attire sur lui l’envie féminine. Les mecs le trouve cool. Donc tout est ok. Sauf que lui subit sa vie, il fait semblant d’être cool, d’être heureux, d’être enjoué… mais en réalité, il est blasé, blasé, blasé…

Sara et Sam ne font pas partie du même monde. Ils ne devraient pas se parler. Mais la nature est ainsi faite et personne n’y peut rien.

Rien ni personne ne résiste aux élans du coeur.

Ensemble, ils vont essayer de se reconstruire, d’abattre les préjugés.

Les personnages :

Sara est une jeune fille rousse, plantureuse que les autres appellent si gentiment « la Grosse ». Elle est détestée pour ce qu’elle représente, elle est mise au ban des moins que rien, parce qu’elle dérange, elle gêne … A cause de ça elle subit toutes les humiliations possibles sans rien dire. Mais un jour trop c’est trop et elle n’arrive plus à supporter. Son père est mort, sa mère végète car elle ne peut plus avancer dans la vie sans son mari… Donc Sara subit et protège sa mère d’un nouveau drame… Quand elle aperçoit Sam, elle se dit tout de suite que ce n’est pas un mec pour elle, elle ne mérite pas ce genre de personne…

Sam, c’est le mec de 18 ans, cool, sympa avec tout le monde, tombant les filles comme il veut. Il est sûr de lui et n’a peur de rien… Enfin ça c’est la façade qu’il affiche pour tout le monde. En réalité, il est blasé, la vie l’ennuie, les gens l’ennuient, rien ni personne ne trouve grâce à ses yeux. Enfin jusqu’à l’entrée remarquée de Sara qui lui met la tête à l’envers et lui fait perdre ses repères.

Les harceleurs : Une bande de moins que rien de différents horizons qui pour cacher leur misère sociale s’acharne sur leur victime avec tellement de haine…

Les spectateurs : Ceux qui ne sont pas d’accord avec ce qui se passe devant leurs yeux mais qui préfèrent ne rien dire pour se préserver, ou par lâcheté pour ne surtout pas finir dans le camp des loosers.

La plume, le scénario :

La plume de l’auteur m’a happé dès les premières lignes et en général c’est vraiment bon signe. Il m’a fallu beaucoup de courage et la batterie déchargée de ma tablette pour quitter le récit les premières heures de lecture.

La vie de Sara est décrite avec beaucoup de prévenance, pas de voyeurisme. C’est un constat, triste mais réel. On s’attache très facilement à Sara. Contrairement au fait qu’elle subisse d’innombrables humiliations, c’est une battante mais pour qu’elle le découvre elle-même, il a fallu Sam.

Le passage de l’enfant à l’âge adulte est souvent pavé de difficultés, certains subissent plus que d’autre. La construction de soi, face aux parents, face à la société, face à ses camarades avec les codes, la mode, le paraître… et être à un détail près différent vous met tout de suite en danger, sur le fil du rasoir, côté loosers ou côté populaire. Et savoir gérer ces situations très compliquées demande beaucoup d’énergie et de lucidité. Quand en plus la vie ne vous épargne pas… c’est la descente aux enfers par les autres, pour les autres.

L’histoire de Sara et Sam est décrite avec beaucoup de douceur, de chaleur, de véracité. On est là, à côté d’eux et on est pris dans leur tourbillon de sentiments. Ce n’est absolument pas mièvre, c’est authentique !

Bien-sûr, le premier amour est abordé de façon tellement poétique, qu’on en vient à jalouser cette explosion de ressentis. C’est tellement beau. Cet amour vient à être la chose la plus importante de la vie, l’école, le bac, les études supérieures, tout ça ne compte plus. C’est le présent qui compte avec cet amour qui durera toujours.

Et puis, il y a les décisions compliquées, les situations non-réfléchies… on a mal avec les personnages. L’auteur a ce don de faire ressentir ce que vit ses personnages à ses lecteurs. Plusieurs fois, je me suis mise silencieusement à pleurer, tellement c’était beau, tellement les situations étaient triste, difficile trop intense. Merci Clara Lamarca pour toutes ces émotions !

Le harcèlement est abordé de façon très juste, bien-sûr les élèves se retrouvent souvent, très souvent seuls face à leurs harceleurs et les institutions ne peuvent rien pour eux, les institutions ne sont pas armées contre ce déferlement de bêtises, d’ignominie. Les adultes ne prennent pas assez aux sérieux ces situations insoutenables en tout cas pas avant le drame, l’accident. Et les harceleurs sont puissant, ils savent que personne ne leur fera jamais rien, ils ne paieront pas pour leurs tortures, leur bassesse. Peut-être qu’à force d’en parler, ces situations diminueront et disparaîtront. Alors il faut continuer et pas lâcher.

En Bref :

Un premier roman très talentueux ! Une histoire prenante, des personnages adorables, d’autres tout à fait détestable.

Avec cette lecture, je suis passée par toutes les émotions ! Un grand merci à Clara Lamarca !!

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Contes Nippons au coin du feu

Titre : Contes Nippons au coin du feu

Auteurs : Collectif => Audrey Calviac, Dola Rosselet, Maud Wlek, Vérène Dévanthéry, Célia Haro, Marine Stengel, Anthony Boulanger, Laurent Combaz Louise Roullier, Vanessa Terral, Nimu.

Éditeur : Hystérie

Format : Epub (247 pages)

Genre : Conte

Fiche Bibliomania

Résumé :

« Onze histoires nippones à lire au coin du feu. Attention, la porte des rêves et des cauchemars est ouverte.

– Le pays des Yokaï, Audrey Calviac
– De soie et de fourrure, Dola Rosselet
– Le Yurei, Maud Wlek
– Huit pattes, sept queues, Vérène Dévanthéry
– SokuShinbutsu, Célia Haro
– Tetsuya,Marine Stengel
– L’Empereur solitaire et le cadeau du Corbeau Rouge, Anthony Boulanger
– So leng et Le Pouvoir venu du levant, Laurent Combaz
– Les trois coups du spectre, Louise Roullier
– Hahanaru Shizen, Nimu, maitre du feu de camp à L’Académie de Minuit
– L’héritage de Susanoo, Vanessa Terral, invitée

L’anthologie officielle du Salon Japan Impact 2017 »

Mon avis :

Je remercie Livraddict et les éditions Hystérie pour cette découverte !!

Je lis pas mal de manga, je regarde pas mal d’animés et j’avoue que ce recueil de contes m’a tout de suite attiré 🙂

Et je ne suis  vraiment pas déçue 🙂

Le collectif d’auteur nous fait voyager au travers des mythes, légendes, croyances, superstitions japonaises et ce fut une lecture passionnante.

Certaines de ces nouvelles m’ont laissé sur ma faim, j’aurai aimé qu’elles continuent comme « le pays des Yokaï » d’Audrey Calviac et « De soie et de Fourrure » de Dola Rosselet. On se retrouve pris dans le jeu d’écriture de ces deux auteures et on a plus envie de les quitter. Elles ont su doser tension et rebondissements avec beaucoup de finesse.

La nouvelle la plus frustrante c’est bien « So Leng et le pouvoir venu du levant » de Laurent Combaz, je veux la suite en livre 😀 !!!

La dernière nouvelle « L’héritage de Susanoo » est ma préférée ! Car j’aime le fait que des humains soient choisis pour protéger le monde, des Ténèbres et surtout quand le plus insignifiant des personnages est le plus puissant au final 🙂

L’histoire de « Tetsuya » est effrayante, ce Yokaï est vraiment mauvais … et quelle émotion dans « Le Yureï », toute cette tension qu’on ne comprend pas comme le personnage,  Maude Vlek a une écriture vraiment efficace 🙂

La nouvelle « L’empereur solitaire et le corbeau rouge » d’Anthony Boulanger est la plus surprenante, car on vient de lire des nouvelles avec des esprits mauvais, qui tuent des gens et là on s’attend à de mauvaises choses et non cette histoire est très belle et en plus si on veut on peut approfondir les mythes qui y sont distiller 😉

« Haha Naru Shizen » est finalement un conte d’aventure au coeur des légendes, un récit passionnant.

La nouvelle « Sokushinbutsu » de Célia Haro est un peu glaçante et très sombre, d’autant plus qu’on n’arrive pas trop à savoir le pourquoi du comment.

« Les trois coups du spectre » de Louise Roullier est peut-être la nouvelle qui m’a le moins stimulée car je ne suis pas très au fait du jeu de go par conséquent certaine partie du récit m’ont paru un peu long…

« Huit pattes et sept queues » de Vérène Dévanthéry y décrit parfaitement le sadisme, le jeu, le mauvais côté des esprits toujours prêt à torturer, à jouer avec les pauvres petits humains… et sans scrupules bien sûr !

Un recueil passionnant ! MERCI MERCI !

En Bref :

Je remercie une nouvelle fois Livraddict et les Éditions Hystérie pour m’avoir accordé cette très belle découverte, qui donne envie de continuer des recherches sur les contes et légendes japonaises.

Overlord, tome 1 : Le Roi Mort-Vivant de Kugane Maruyama

Titre : Overlord

Tome 1 : Le Roi Mort-Vivant

Auteur : Kugane Maruyama

Illustrateur : So-Bin

Éditeur : Edition Ofelbe (Big Light Novel)

Genre : Fantasy

Nombre de pages : 544

Fiche Bibliomania

4ème de Couverture :

« Nous sommes en l’an 2138. Yggdrasil, le célèbre jeu de rôle en ligne est sur le point de fermer. Momonga, nécromancien Mort-Vivant, chef de la puissante guilde « Ainz Ooal Gown », attend seul l’arrêt du jeu. Cependant, l’heure de la fermeture passée, Momonga n’est pas déconnecté et se retrouve propulsé dans un monde inconnu. Prisonnier, le seigneur maléfique part à la découverte de terres hostiles. Pour survivre, une seule solution s’impose à lui : conquérir le monde. »

Mon avis :

Je ne pense pas que ce roman soit jeunesse, il y a certains détails assez violents ou explicitement sexuels qui méritent de ne pas être classé en Jeunesse.

Je remercie Livraddict, les éditions Ofelbe et bien sûr l’auteur Kugane Maruyama; Ce fut une découverte instructive  🙂

L’histoire :

Un banal citoyen, employé standard se retrouve propulsé dans le jeu Yggdrasil où il incarne un puissant maître maléfique Momonga, seigneur respecté de la guilde Ainz Ooal Gown. En attendant la fin définitive du jeu, l’arrêt des serveurs, Momonga s’aperçoit qu’il est dans un monde inconnu sous la forme de son avatar de jeu et possède aussi ses redoutables pouvoirs.

Il déplore sa solitude, il aurait aimé que ses camarades de jeu viennent le soutenir pour la fin.

Pour survivre, il va devoir partir à l’exploration de ce monde inconnu pour pouvoir mieux l’annexer à son territoire, le Grand Tombeau de Nazarick.

Les personnages :

Momonga est un joueur de DMMO-RPG notamment du célèbre Yggdrasil, où il incarne le terrible Overlord, Momonga, le seigneur Mort-Vivant du Grand Tombeau de Nazarick. Mais il a atterri dans un monde inconnu et pour survivre il devra en apprendre un peu plus sur ce monde surprenant et le conquérir.

La Plume, le Scénario :

Je ne suis pas une habituée des JDR et encore moins des MMO-RPG et par conséquent beaucoup de chose m’ont carrément passé à côté faute de compréhension (niveau 100, 30…) tous ces détails techniques de pouvoir, de magie… bref tout ça c’est révélé obscur.

Et enfin la majorité du roman est centrée sur le personnage de Momonga, le seigneur maléfique qui voit sa nature de Mort- Vivant devenir une réalité et en sa capacité à l’accepter. Malgré tout l’humain sous la surface de l’Overlord tente des gestes héroïques et lumineux en total décalage avec la noirceur du Tombeau de Nazarick.

Bon tout n’était pas aussi opaque , c’était avant tout instructif 🙂 mais je pense que le manga est beaucoup plus parlant, beaucoup plus sympa !

Ce tome un s’articule en deux grandes parties :

  • 1ère partie Le Roi Mort Vivant qui est une présentation de Momonga et de son fief Le Grand Tombeau de Nazarick avec tous ses niveaux et ses différents gardiens très puissant et surtout tous dévoué au grand seigneur Mort-Vivant.
  • 2ème partie Le Guerrier Noir présent le monde inconnu dans lequel Momonga a atterri et présente d’autres personnages, secondaires et surtout humains qui l’accompagnent dans sa quête d’information dans le but d’annexer ce monde au Grand Tombeau de Nazarick.

A la limite j’ai préféré la deuxième partie car peut-être un peu moins technique et développant une histoire parallèle à Momonga.

En Bref :

Ce fut d’abord une lecture instructive avant d’être une lecture plaisir.

Encore merci à Livraddict pour cette confiance renouvelée, et merci pour cette découverte aux éditions Ofelbe et l’auteur Kugane Maruyama

Je n’ai pas vraiment accroché car je suis totalement inculte dans ce genre de Jeu.

Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une de Raphaëlle Giordano

Titre : La deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une

Auteure : Raphaëlle Giordano

Éditeur : Eyrolles

Genre : Développement personnel, contemporain

Nombre de pages : 256

Sorti le 17 septembre 2015

Fiche Bibliomania

 

4ème de couverture :

 » – Vous souffrez probablement d’une forme de routinite aiguë.

   – Une quoi ?

   – Une routinite aiguë. C’est une affection de l’âme qui touche de plus en plus de gens dans le monde, surtout en Occident. Les symptômes sont presque toujours les mêmes : baisse de motivation, morosité chronique, perte de repères et de sens, difficulté à être heureux malgré une opulence de biens matériels, désenchantement, lassitude…

   – Mais… Comment vous savez tout ça ?

   – Je suis routinologue.

   – Routino-quoi ?

Camille, trente-huit ans et quart, a tout, semble-t-il, pour être heureuse. Alors pourquoi a-t-elle l’impression que le bonheur lui a glissé entre les doigts ? Tout ce qu’elle veut, c’est retrouver le chemin de la joie et de l’épanouissement. Quand Claude, routinologue, lui propose un accompagnement original pour l’y aider, elle n’hésite pas longtemps : elle fonce. A travers des expériences étonnantes, créatives et riches de sens, elle va, pas à pas, transformer sa vie et repartir à la conquête de ses rêves… »

Mon avis :

L’histoire :

Camille approche les quarante ans, elle a un fils merveilleux, un mari presque parfait et un boulot. Mais elle se sent usée, fatiguée de se battre à longueur de temps. Son boulot lui apporte peu de réconfort avec des collègues railleurs, des dossiers inintéressant. Quand elle rentre le soir, son mari est devant la télé ou l’ordi, son fils enfermé dans sa chambre sur son téléphone ou sa tablette. Et elle rentre pour préparer le repas, se dispute au passage avec son fils qui préfère sa tablette à ses devoirs, et l’indifférence de son mari. Elle se sent invisible, triste, bonniche et sa vie ne lui plaît plus en tout cas pas comme ça.

A la suite d’une panne de voiture, elle rencontre Claude qui va changer sa vie. Elle se rend compte en discutant avec Claude que ses rêves sont très loin du chemin qu’elle a emprunté et grâce à lui elle va tenter de reconquérir sa vie et partir à la poursuite de ses rêves.

Les personnages :

Camille : C’est une jeune femme de 39 ans, qui s’habille pratique pour pouvoir courir toute la journée au boulot, chercher son fils à l’école, l’emmener à ses activités extra scolaires, faire à manger, s’occuper de sa maison… Bref c’est une femme dynamique mais qui s’est éloigné du bonheur petit à petit par habitude, par praticité, par usure, par déception, par fatigue… Mais elle ne désespère pas et quand Claude lui propose de reconquérir sa vie et son bonheur, elle n’hésite pas une seconde, après tout elle n’a rien à perdre, elle est déjà au bout du rouleau…

Claude c’est le sauveur de Camille, il a peut-être une soixantaine d’année, son visage serein le rend avenant. Il se dit « routinologue » et propose à Camille de l’aider à se rapproprier sa vie avec une thérapie un peu particulière mais qui a déjà fait ses preuves.

Le Plume, le Scénario :

Alors oui c’est un coup de coeur ! Chaque femme de quarante ans ou presque devrait avoir ce livre sur sa table de chevet !

Je pense que beaucoup de femme de presque quarante en est arrivé à la situation de Camille. On est presque toute passée par là, on vit la vie à cent à l’heure, on s’occupe des enfants, des maris, de son boulot… on court toute la journée pour le bien de sa petite famille et ce n’est pas une tare, c’est un choix et au début on est satisfaite de cette vie… sauf qu’au bout du compte on s’épuise et on ne le voit pas tout de suite. On habitue sa famille, à ce que superwoman s’occupe de tout, gère les problèmes, gère le compte bancaire, la plomberie, la garde des enfants, les problèmes de réseau … et tout ce petit monde s’appuie sur nous parce qu’on l’a autorisé et habitué à le faire. Mais non on n’a pas besoin d’aide, on y arrive toute seule… et avouer que ça devient dur c’est quasiment impossible. On se sent terriblement seule, soutien de famille et si on craque, on déséquilibre l’harmonie de la famille. Alors on s’enferme dans son cocon et la vie devient grise…

Mais alors ce livre est une vraie goulée d’air frais. L’aventure-Thérapie de Camille est étonnante et vivifiante. Elle est étonnante car sur le moment évidente mais il ne faut pas s’y tromper reprendre le chemin du bonheur ça demande des efforts, des gros efforts. Et Raphaëlle Giordano déploie tout un planning assez simple à mettre en place pour reconquérir sa vie, mais à quelques conditions qu’il faille vraiment le vouloir et surtout ne pas ménager ses efforts. Il faut avoir envie de sortir de cette grisaille.

Quelques exemples juste pour donner un avant-goût, de se que doit faire Camille:

  • 15 jours pour faire le ménage in/out : c’est à dire se débarrasser de tout ce qui paraît toxique/néfaste/sclérosant dans toutes ses relations et son organisation. Ensuite grand ménage, jeter au moins 10 objets inutiles, ranger, trier, améliorer.
  • Écrire sur une feuille A4 tout ce qu’elle ne veut plus être ou subir…
  • Faire la liste de ses qualités

Et plein de bonnes, très bonnes idées pour se retrouver et retrouver ses rêves.

Dans la lecture de ce roman/guide, un autre point important ressort et ce petit détail est délicieux. C’est le passage de la bienveillance. Camille est aidée et vous verrez par la suite ce que lui demande Claude, seule monnaie acceptable pour payer sa thérapie. Et je trouve cette idée juste géniale, une onde de choc qui pourrait atteindre des sommets. Un geste de bienveillance qui s’étalerait comme une onde que ferait un caillou dans l’eau. Du coup ça m’a rappelé le clip de Claudio Capéo avec sa chanson « Un Homme Debout », où le clip est semé de geste de bienveillance qui s’étire comme une onde de choc.

Ce livre m’a été conseillé par ma collègue de travail et je l’en remercie vivement ! MERCI !

En Bref :

C’était un vrai plaisir de suivre Camille, de s’identifier à elle 🙂

C’est un coup de coeur, il faut que ce livre soit lu par toutes ces femmes et même les hommes aussi qui se retrouvent à quarante ans, au bout du rouleau, usés et très très loin de leurs rêves.

Ce livre devrait être déclaré d’utilité public ! 🙂

MASQUES de Caroline Giraud

Titre : Masques

Auteure : Caroline Giraud

Editeur : Autoédité

Genre : Fantastique, Aventure

Nombre de pages : 271

Sorti le 15/04/2017

Fiche Bibliomania

 

Résumé auteure :

« Pascal est un Érudit. Calculer, c’est là toute sa vie : la distance entre les planètes, l’heure exacte à laquelle il doit partir du bureau pour aller chercher son fils à l’école. Sophie est une Noble. Qu’elle ait pu souhaiter travailler, écrire ou faire du sport n’a aucune importance. Cela ne lui est pas nécessaire : le bras de son époux, le roi, suffit à remplir sa haute existence. Scarlett est une Bohémienne. Du lever du soleil à la tombée de la nuit, le son de sa guitare piste les passants. Les trottoirs la connaissent, assise sur le chemin de tous et de chacun. Elle est la fille de la meilleure, la plus belle, la plus chère des prostituées de Paris. Son destin résonne dans sa voix : elle ne sera jamais rien d’autre que la fille de la prostituée. 

Eric Shimmer. L’un des Hackers. Ils se tiennent silencieusement à l’extérieur de la ville, une arme à la main, car ils n’ont pas le droit d’entrer. Ils aiment la guerre et le sang , on les croit fous… mais peut-être attendent-ils bien plus de leur combat. Ils veulent la liberté. »

 

Mon avis :

Tout d’abord MERCIIII à l’auteure #Caroline Giraud de m’avoir proposé son roman si gentiment 🙂

L’histoire :

Pascal, l’Érudit est agacé de trouver sur son chemin tous les jours, Scarlett la bohémienne. Ce son de guitare affreux, cette voix discordante … mais paradoxalement, quand il ne la voit pas, il la cherche, il ressent un manque …

Le monde ne tourne plus très rond, les masques ont disparu…

Les Hackers cherchent à tout prix les masques qui tiennent la société en ordre. Ils veulent le désordre, ils veulent ces masques que le Sphinx a caché.

Le Sphinx a tout oublié de l’endroit où elle a caché les masques, mais elle a laissé des énigmes que seul un Érudit peu résoudre.

Pascal est le meilleur des Érudits, les Hackers le veulent, le cherchent et pour ça rien ne les arrête.

Sophie la Noble, Pascal l’Érudit et Scarlett la Bohémienne, des êtres qui n’auraient jamais dû se fréquenter, ni même se parler, vont être obligés de cohabiter, de travailler ensembles pour retrouver les masques et redonner du sens au monde. Ils vont devoir affronter les Hackers sans pitié, tortionnaires prêts à tout pour retrouver les masques avant notre drôle de groupe.

Les personnages :

Pascal est un Érudit quarantenaire, qui ne vit que pour les chiffres, l’argent et la connaissance. Il méprise presque tout le reste. Il est rebuté par les bohémiennes, pourtant Scarlett retient son attention et il ne comprend pas bien pourquoi… Tout d’abord tenté d’abandonner cette quête, il n’arrive pas à renoncer, c’est plus fort que lui.

Sophie est une Noble, sa vie n’est qu’une source d’ennui, de frivolité entre surveiller le dernier de ses fils, apaiser les humeurs belliqueuses du son premier fils et son époux couard, plongé dans l’immobilisme et l’ignorance. Mais elle se révélera être une très bonne médiatrice, et fera preuve d’une courageuse détermination quand il le faudra.

Scarlett, c’est une jeune femme tout feu tout flamme, appartenant à la caste des bohémienne. Au caractère bien trempé, très impatiente, et surtout dédaignant les Éliteux et les Noblard. Sa logique tout à elle, les sortira très souvent du pétrin.

Shimmer : c’est un Hacker épris de liberté. Ne supportant plus d’être mis au ban de la société mais désirant ardemment le pouvoir. Cette envie irrépressible de pouvoir va le conduire a une extrême sauvagerie, une barbarie. Adepte de coups et blessures, de torture et bien pire encore pour arriver à ses fins. il ne cessera de poursuivre le petit groupe de Pascal leur infligeant maintes souffrances mais sans jamais réussir à les séparer.

La plume, le scénario :

Avec « Masques », nous sommes dans un roman  mêlant créature mystérieuse, Royauté, hiérarchie de caste et téléphone portable !

J’ai commencé ce roman dès que je l’ai reçu et je ne l’ai plus lâché que pour aller dormir et travailler 😦 à ma grande impatience .

J’ai aimé ce blocage du monde sur des castes qui ne s’aiment pas, car différent les uns des autres et pour le coup engendrant méfiance, peur irrationnelle et bien d’autres clivages. Ce monde voué à ne pas évoluer, ou tout du moins favorisant certaines classes tout en acceptant aucun mélange, aucune fréquentation de quelque nature que ce soit… Bon évidemment, ça m’a fait penser à notre société qui a encore du mal à dépasser certaines mœurs, certaines idées moyenâgeuses. Et oui les habitudes ont la dent dure. L’auteure bien sûr a accentué ces traits de différences, cette animosité face à l’autre quoique parfois ce n’est pas si accentué…

Chaque chapitre est consacré au point de vue d’un personnage sur l’avancée de leur aventure. Ce qui rend le récit dynamique, rapide. Et surtout chaque personnage a son côté positif et son côté obscur. Les masques avaient cette faculté de cacher certaines vérités, en tout cas de les rendre invisible… d’empêcher le destin de se réaliser, d’anéantir toute tentative de rébellion en maintenant appuyer sur les traits de caractères obscurs.

Chacun des protagonistes veut retrouver les masques pour une raison. Le moyen d’y arriver est très discutable concernant les Hackers…

L’important dans ce récit c’est qu’il démontre qu’on ne peut pas faire grand chose tout seul. C’est toujours mieux de conjuguer les talents et d’avancer ensemble, dépasser les clivages, et apprendre à se connaître, à s’apprécier mais aussi à se comprendre. Il est parfois nécessaire de comprendre pourquoi les personnes agissent d’une façon qui nous déplaît, qu’est ce qui les à pousser à choisir tel camp et pas un autre ?

J’ai ressenti cette lecture de cette façon, un récit ou plutôt une ode à la fraternité, à l’entraide. Un récit pour aller vers l’autre si différent mais qui finalement nous ressemble un peu…

Bon il y a ce côté se concentrant sur les castes, mais aussi cette folle aventure au travers de Paris. Nos héros traversent un Paris qui n’est pas tout à fait le nôtre. Le Sphinx a laissé des énigmes pour retrouver les masques, et c’est au travers des solutions que l’auteure nous fait visiter son Paris. J’ai donc été chercher toutes ces références aux statues et au jardin des plantes, à la forêt de Fontainebleau et l’histoire du quartier du marais de Paris. Toutes ces petites recherches se sont révélées passionnantes !!! Merci beaucoup Caroline Giraud 🙂

Ce roman fut un réel plaisir de lire, partagée entre l’enthousiasme de Scarlett, la passion retenue de l’Érudit, la barbarie du Hacker et le merveilleux entretenu par le Sphinx 🙂

En Bref :

Un roman passionnant et instructif !! Oui oui j’ai découvert des choses sur Paris que je ne connaissais pas.

Avec ce récit, j’ai pu voyager jusqu’à Paris et vivre une aventure captivante !!

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