Shikanoko, Livres 1: l’enfant du Cerf de Lian Hearn

Titre : Shikanoko

Livre 1 : L’enfant du Cerf

Auteur : Lian Hearn

Traducteur : Philippe Giraudon

Editeur : Gallimard

Genre : Jeunesse, Fantasy

Nombre de pages : 336

Sorti le 3 janvier 2017

Fiche Bibliomania

4ème de couverture :

« Aux sources du Clan des Otori… Une épopée fantastique dans un Japon médiéval fascinant.

Laissé pour mort dans la montagne, le jeune Shikanoko trouve refuge chez un sorcier qui lui fabrique un masque aux immenses pouvoirs magiques. Il devient «l’Enfant du Cerf». Il parlera aux fantômes et aux esprits protecteurs, il apprendra des hommes et des femmes les plus puissants, il connaîtra le raffinement, l’amour et les sentiments les plus purs, mais aussi la bestialité, la cruauté et les machinations politiques… »

Mon avis :

L’histoire :

Le jeune Kazumaru est la proie de son oncle qui cherche à obtenir le pouvoir sur le domaine de Kumayama et la seule façon d’y parvenir c’est de tuer l’héritier. Lors d’une pseudo chasse où Kazumaru devait mourir accidentellement, un cerf s’interpose et sauve Kazumaru, mais son oncle le laisse pour mort dans la forêt. Le jeune trouve refuge chez un sorcier qui le soigne et lui fabrique avec de la sorcellerie un masque très particulier, il va devenir « L’enfant du cerf » = Shikanoko. Ce masque lui confère des pouvoirs de plus en plus fort mais aussi de plus en plus sombre. Il va se retrouver au milieu d’une guerre de clan et il n’aura d’autre choix que de se plier pour apprendre à apprivoiser son masque …

Les personnages :

Shikanoko : Un jeune homme lucide, qui sait faire face à la mort, de nombreuses fois mais apparemment elle n’est pas prête à l’emmener. Il va connaitre l’exil, la réclusion puis il fera face à ses peurs et s’opposera à ce masque qui le transforme en monstre ! Il va défier les grands de ce monde pour accomplir sa propre destinée.

Sesshin : c’est un vieux sage qui accompagne le seigneur Kiyoyori. Shikanoko va être amené à l’aider à survivre. Ce qui lui offre en retour nous est encore mystérieux.

Shizoku : C’est le sorcier d la montagne, celui qui a recueilli Shikanoko pour faire de lui l’enfant du cerf.

Dame Tora : on ne sait pas beaucoup de chose sur elle, juste qu’elle est au bandit de la montagne mais il semblerait qu’elle soit aussi une sorcière de mèche avec Shizoku… elle séduit les hommes pour obtenir quelque chose dont on ne connaît encore pas l’objectif final.

Aki : la princesse de l’automne est là pour protéger le jeune empereur, le cacher. Son chemin va hélas croiser celui de Shikanoko dans un mauvais moment mais elle va lui permettre de se libérer de son masque.

La Plume, le Scénario :

C’est un récit agréable romantico-médiavéval sur fond d’orient bien sûr.

L’auteure nous plonge dans un monde oriental, avec des traditions différentes des nôtres, des valeurs autres. Et elle y ajoute une pointe de sorcellerie, et de vieilles croyances.

Le pouvoir est présent de bout en bout du récit. Tout est question de pouvoir. Le masque veut prendre pouvoir de Shikanoko et le rendre bestial. Les seigneurs de chaque clan s’agitent pour savoir qui va prendre le pouvoir car l’empereur se meurt et son héritier , un jeune prince, est une cible quasi morte et le second héritier un tout jeune enfant va devoir affronter la vie extérieure s’il veut survivre. Chaque grand seigneur cherche une alliance avec d’autres pour retourner la situation et prendre de force le pouvoir.

Les femmes ont un rôle tout à fait secondaire, mais elles sont déterminantes dans les évènements. Elles sont des accélérateurs... mais elles sont victimes aussi et doivent comploter sous couvert pour regagner le pouvoir.

Chaque femme va aider un homme ou faire périr un homme… mais à chaque fois elles se retrouvent dans une situation malsaine et font avancer le récit dans un sens ou dans l’autre.

Je n’ai pas lu du tout le clan des Otori et bien maintenant ce roman m’a donné envie de m’y intéresser de près.

En Bref :

Une épopée qui commence dans le tumulte et le sang ! Ce récit promet des tomes palpitants pour la suite !!

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Caraval de Stephanie Garber

Titre : Caraval

Auteur : Stephanie Garber

Éditeur : Bayard

Genre : Jeunesse

Nombre de pages : 479

Sorti le 8 février 2017

Fiche Bibliomania

Discussion Livraddict

4ème de couverture :

« Attention, ne vous laissez pas trop prendre au jeu… »

Mon avis :

L’histoire :

Scarlett et Tella vivent sur une île avec un père despotique et violent. Scarlett doit bientôt se marier avec un inconnu que lui a choisi son père. Elle voit là une occasion de se défaire de l’emprise de son père. Depuis de nombreuses années, elle rêve de faire venir le grand spectacle de Caraval sur son île, mais dit-on il ne passe jamais deux fois au même endroit. Ces lettres restent mortes jusqu’au jour où elle annonce au grand maître son mariage. Et là contre toute attente, elle reçoit trois invitations à Caraval situé à 2 jours de son île. Scarlett et Tella n’ont pas le même point de vue mais elles vont finalement se retrouver au milieu du grand spectacle de Caraval !

Les personnages :

Scarlett : C’est l’aînée, elle a juré de toujours protéger sa soeur, quoi qu’il lui en coûte. elle pense que son futur mariage va les mettre à l’abri de son père despotique et donc même si elle doit sacrifier ses idéaux rien n’est plus important que leur sécurité. Elle doute beaucoup, son père s’est chargé de lui faire ressentir ce sentiment d’impuissance, de faiblesse mais sa soeur est beaucoup plus importante que tout ça.

Tella : c’est la cadette, elle est révoltée, espiègle, insouciante et ne pense qu’à une chose : libérer sa soeur du joug de son père et l’empêcher de se marier avec un homme qu’elle ne connaît pas. Elle fonce tête baissée, mais elle a une telle foi en sa grande soeur qu’elle sait que Scarlett sera toujours là pour elle.

Julian : c’est un marin qui a séduit Tella ou a été séduit d’ailleurs. C’est leur billet de sortie de leur île prison pour le grand spectacle de Caraval ! Il est mystérieux, énervant, égoïste et arriviste. Il ne fait les choses que si elles lui apportent un quelconque bénéfice. Il est un peu détestable quand même … Mais il permet à Scarlett, par la force, de se sauver de l’île paternelle.

Une multitude de personnages colorés, haut en couleur plein de charme et de maléfices vont graviter autour de Scarlett pour l’aider ou au contraire l’induire en erreur et l’amener à la folie… mais je ne ferais pas l’inventaire de ses personnages tous très intéressant mais gare aux spoilers !

La Plume, le Scénario :

Je me suis lancée au hasard dans ce livre, je l’ai vu certes partout dans les forums sans jamais m’attarder sur les avis, puis je l’ai pris à la médiathèque où je travaille.

On entre dans la vie de Scarlett par une correspondance épistolaire à sens unique… Scarlett envoie des missives au grand maître Légende de Caraval. Mais malheureusement, ses courriers restent lettres mortes… Jusqu’au jour où elle reçoit une invitation pour trois.

On entre dans la peau de Scarlett très facilement. On peut comprendre ses réticences, ses motivations… tout est très bien expliqué par l’auteure.

Scarlett entre dans Caraval comme on entre dans un monde magique, épineux et maléfique… car ses peurs sont tellement fortes qu’elles fanent le jeu, qu’elles le travestissent… mais une fois prise au dépourvu et n’ayant plus de choix possible, un monde merveilleux et dangereux s’ouvre à Scarlett !

Attention, l’auteur ne cesse de le répéter ce n’est qu’un jeu « rien ici n’est réel, tout n’est qu’illusion… », tout au long du récit plusieurs personnages ne cessent de répéter cette sorte de mantra à Scarlett. Le jeu est puissant mais il faut garder à l’esprit que cela reste un jeu.

Scarlett est un peu énervante quand elle ne voit pas le danger qui est devant son nez… elle est tellement préoccupée à retrouver sa soeur. Elle a peur, mais elle reste droite et se motive sans arrêt quand l’angoisse est trop forte et qu’elle risque de l’emmener elle se ressaisit en pensant à sauver sa soeur.

L’auteure décrit les émotions que ressent Scarlett avec beaucoup de magie. Le fait que Scarlett voit les émotions des autres en couleur, et ressent aussi les odeurs de ses émotions. Ces descriptions disséminées partout dans le récit offre une petite touche de magie romantique et dangereuse.

On ressent cette magie illusionniste, qui se fane à l’aube quand le jour semble naître. Caraval s’endort pour mieux renaître la nuit où presque tout est permis (petite parenthèse : cela m’a fait penser à film animé « Le voyage de Chihiro » de Hayao Miyasaki)

Tout le jeu repose sur des indices, sur une énigme à résoudre qui aboutit à un souhait 🙂 Qui n’a pas rêvé de participer à un tel jeu ?!? Certes l’enjeu est plus que motivant et fait peur mais c’est tellement excitant !!

C’est aussi l’occasion pour Scarlett d’être formée ou initiée. Sortir du cocon paternel pour découvrir qui elle est vraiment et surtout de quoi elle est capable.

  1. elle est séparée de sa soeur
  2. elle se retrouve, seule ou plutôt accompagnée d’un marin en qui elle n’a nullement confiance, qui va l’amener au bout d’elle même.
  3. elle va découvrir qui elle est vraiment et va grandir et pouvoir affirmer ce qu’elle gardait depuis si longtemps au fond d’elle même !

Ce récit jeunesse est d’une incroyable richesse, mais attention pour lire ce livre, il faut avoir gardé au moins un petit bout de son âme d’enfant !

En Bref :

Bon il me reste tout un tas de questions sans réponses … MAIS

J’ai été conquise et ce retournement de situation tout à la fin de l’histoire ! WOW !!! Je veux lire la suite !!!

Escape Journey T1 par Ogeretsu Tanaka

Titre : Escape Journey 1

Auteur : Ogeretsu Tanaka

Editeur : Taifu Comics

Genre : Yaoi

Nombre de pages : 258

Sorti le 23 mars 2017

Fiche Bibliomania

Attention pour Public Averti

4ème de couverture :

« Taichi et Naoto sortaient ensemble à l’époque du lycée. Néanmoins, ce dernier décida de rompre quand son partenaire lui dit que leur relation n’allait pas plus loin que le sexe selon lui. Ils se recroisent pourtant lors de leur premier jour de fac. Même si Naoto est toujours en colère, il se rend compte que Taichi a changé et commence peu à peu à lui pardonner. Seulement, Naoto est angoissé à l’idée de retomber dans les écueils du passé.

Parallèlement, Fumi, une camarade, tombe amoureuse de Taichi et un rendez-vous arrangé est organisé. »

Mon avis :

Merci à Livraddict et Taifu Comics de m’avoir accordé ce partenariat, merci pour cette découverte !

L’histoire :

Taichi et Naoto se sont fréquentés au lycée mais leur relation c’est soldée par un échec. Naoto a rompu car pour lui leur relation n’allait pas plus loin que du sexe…

Naoto retrouve Taichi à l’université et constate qu’il est toujours attiré par lui. Taichi tente de lui faire comprendre qu’il a changé, mais Naoto est sceptique… Malgré tout leur attirance sexuelle est violente et leur sentiments puissants, dans tout ça ils ont du mal à démêler leur raisonnement pour voir enfin qu’ils souhaitent tous les deux une vraie relation. Ils vont peut-être avoir besoin d’une amie pour y voir plus clair !

Les personnages :

Naoto : c’est un jeune homme avenant qui plaît aux filles et s’entend très bien avec tout le monde. Jusqu’au jour où ses potes lui présente le nouveau : Taichi ! Ses sentiments pour lui refont surface même s’il cherche à les enfouir dans son esprit.

Taichi : Il est un peu l’inverse de Naoto, il est timide, réservé plutôt et n’est pas si à l’aise avec les filles. Il cherche à renouer avec Naoto, pour lui prouver qu’il a changé.

La Plume, le Scénario :

L’histoire de Naoto et Taichi est intense. On comprend bien que leur attraction physique est très forte. Ils ne peuvent pas se retrouver seul sans s’embrasser ou faire l’amour.

Naoto craint de retomber dans leur ancienne relation uniquement basée sur le sexe, et pour le coup il ne voit pas le changement de Taichi et leurs disputes reprennent. Ils ne se comprennent pas car ils ont peur de ce qu’ils ressentent, de se faire rejeter par l’autre et du coup leur relation est compliquée et violente.

Il faudra l’intervention de Fumi pour leur ouvrir les yeux sur la simplicité de l’amour ! Même si elle est tombée amoureuse de Taichi, lui déclarer, a obligé Taichi à lui ouvrir son coeur; à lui avouer qu’il aimait une autre personne.

L’histoire de Naoto et Taichi est touchante et troublante. Ces deux êtres s’aiment mais ne savent pas communiquer, ils sont freiné par leur précédent essai.

C’est une belle histoire d’amour 🙂

En Bref :

C’est certes un Yaoi donc bourré de scènes très explicites, mais l’histoire d’amour n’en reste pas moins touchante 🙂

Quelqu’un à qui parler de Cyril Massarotto

Titre : Quelqu’un à qui parler

Auteur : Cyril Massarotto

Éditeur : XO Editions

Genre : roman contemporain

Nombre de pages : 269

Sorti le 9 février 2017

Lu le 16 avril 2017

Fiche Bibliomania

4ème de couverture :

Samuel fête ses trente-cinq ans, seul face à des assiettes vides. La déprime est proche. Il attrape alors son téléphone mais réalise qu’il n’a personne à qui parler. Soudain, un numéro lui revient en mémoire : celui de son enfance et de la maison du bonheur familial depuis trop longtemps disparu.

Tiens, et s’il appelait ? À sa grande surprise, quelqu’un décroche. Et pas n’importe qui : c’est à lui-même, âgé de dix ans, qu’il est en train de parler ! Mais que dire à l’enfant que l’on était vingt-cinq ans plus tôt ?

Finalement, chaque soir, à travers ce téléphone, Samuel va s’interroger : l’enfant que j’étais serait-il fier de ma vie ? Aurait-il vraiment envie de devenir l’adulte que je suis aujourd’hui ? Ne l’ai-je pas trahi en renonçant à mes rêves ?

Grâce à ce dialogue inattendu et inespéré, Samuel va, peu à peu, devenir acteur de sa vie. Et avancer, enfin !

Mon avis :

L’histoire :

Samuel se retrouve seul pour fêter ses trente cinq ans, il commence à faire le tour de lui même et il n’est pas loin de la déprime. Il est seul, n’a pas de petite amie, son boulot l’ennui, son patron se sert de lui comme d’un souffre douleur… Bref ce n’est pas la vie qu’il aurait aimé avoir

Il se rappelle très bien son numéro de fixe quand il était enfant. Il essaie, de toute façon ça sonnera dans le vide car maintenant les numéros sont à 10 chiffres… Étonnamment quelqu’un décroche, un jeune garçon, et cet enfant c’est lui ! Curieux, mais tous les soirs Samuel de 35 ans appelle Samuel de 10 ans pour lui parler un peu du futur, mais aussi papoter sur ce que ressent l’enfant mais aussi l’adulte, chacun conseille l’autre comme des meilleurs amis.

Cette conservation quotidienne va empêcher Samuel 35 ans de sombrer dans la dépression, et va même le pousser petit à petit à reprendre sa vie en main, cette vie qui lui a échappée.

Les personnages :

Samuel, 35 ans : C’est un homme désabusé, seul, qui n’aime pas vraiment son travail. Il a laissé sa vie l’entraîner dans la solitude.

Samuel, 10 ans : C’est un petit garçon, dynamique, plein de hargne. Il n’imagine absolument pas devenir comme se décrit Samuel35. Il se fâche, il secoue le Samuel du futur, il est pas question d’abandonner, de vivre à petit feu comme ça. Et en même temps, la vie se déroule comme il était prévu dans le passé. Samule10 passe quand même par ces épreuves douloureuses de la perte d’un être cher… mais ça ne lui enlève pas l’idée d’un avenir meilleur.

La Plume, le Scénario :

Encore un roman magnifique, doux, tendre dans cette veine d’espoir qu’écrit toujours Cyril Massarotto.

Qu’est ce que ce début de roman est triste … être seul devant son gâteau d’anniversaire 😦

Qui n’a pas rêvé de partir dans le passé pour parler à son petit moi et lui dire de ne pas faire telle ou telle chose. En fait, cela ne marche pas comme ça, on ne peut pas changer se qui s’est déjà produit. Ce qui est à notre portée, c’est le futur et ça c’est à nous de le construire selon nos rêves, nos aspirations.

Samuel35 (c’est moi qui l’est surnommé comme ça) arrive a un tournant de sa vie où il est urgent de réagir. Il est dans l’impasse, il se retrouve tout seul la soirée de ses 35 ans. Petit Comeback, il réfléchit… comment en est-il arrivé là ? L’auteur l’explique tout simplement, c’est un ensemble de choix, de mésaventures, de précautions, de préservations… bref la vie que Samuel a laissé défiler trop vite, il s’est laissé distancer.

Mais l’auteur, très subtilement remet Samuel35 sur les rails, avec ces appels dans le passé. Métaphore tendre, qu’il faut garder bien au chaud cet enfant que l’on est et que l’on restera. C’est cet enfant plein de rêves que l’on doit préserver pour garder ce dynamisme, cet espoir que tout est possible. Samuel10 va rappeler à son moi futur, que c’est pas cette vie qu’il voulait, qu’il faut réagir, sortir, rencontrer des gens, avoir confiance et la vie sera plus belle, pas plus facile mais plus agréable. Samuel10 secoue Samuel35 !! Il ne veut pas se retrouve seul à 35 ans sans amis, sans amoureuse… seul.

Samuel35 par le biais de ces appels avec son moi du passé, va petit à petit reprendre goût à la vie, ça veut dire prendre des risques, oser reprendre contact avec les humains. Il va reprendre sa vie en main, il va sortir de l’impasse, sortir de ce mauvais chemin et reprendre la route.

Comme c’est bien dit dans la 4ème de couverture :

« […] Cyril Massarotto signe un roman plein de justesse, de tendresse et d’humour sur l’enfant qui demeure toujours en nous… et qu’ils ne faut jamais oublier d’écouter. »

Je ne veux pas m’appesantir sur l’histoire, ni sur les personnages car Samuel35 est entouré de personne formidables qui vont le soutenir, l’aider à reprendre la vie, et en faisant cela je serais obligée de spolier fortement… et ça pas question, vous êtes tenté ? Alors lisez ce roman !

En Bref :

Un roman doux où Cyril  Massarotto nous montre, nous souffle qu’il ne faut pas qu’on efface, qu’on enfouisse trop profond cet enfant en nous. Qu’il est toujours utile de se rappeler ce qu’on espérait de la vie et rester à l’écoute ses folies enfantines.

Encore une lecture très très agréable, pleine d’espoir !

Confession d’un ami imaginaire de Michelle Cuevas

Titre : Confession d’un ami imaginaire

Auteure : Michelle Cuevas

Éditeur : Nathan

Genre : Jeunesse

Nombre de pages : 196

Sorti le 9 février 2017

Fiche Bibliomania

 

4ème de couverture :

« Imaginaire ou pas, on n’est invisible que si on le croit »

Mon avis :

L’histoire :

L’histoire commence par Jacques PAPIER le frère jumeau de Fleur PAPIER. Mais depuis quelques temps il ressent un malaise, il a l’impression d’être invisible pour tout le monde, la maîtresse, ses parents.  Au détour d’une conversation épiée des parents, Jacques apprend qu’il est l’ami imaginaire de sa chère Fleur et là tout son monde s’effondre. Il s’étiole, il est malheureux … Il va passer par plusieurs épreuves pour comprendre qui il est et surtout pourquoi il existe.

Les personnages :

Fleur : c’est la soeur jumelle de Jacques, enfin c’est la petite fille qui l’a créé, imaginé, eu besoin de lui. C’est la meilleure amie de Jacques, ils se comprennent et ils font les 400 coups ensembles.

Jacques : c’est l’ami imaginaire qui s’ignore, enfin pendant un temps. Puis vient le choc ! Il est d’abord désespéré, il se sent inutile, il traverse une vraie crise existentielle. Et pourtant, Jacques a tellement à offrir. C’est un être doux, aimant, un peu angoissé mais finalement c’est le meilleur des amis imaginaires.

Beaucoup de personnages drôles et haut en couleur vont croiser la vie de Jacques et contribuer à sa renaissance.

La plume, le Scénario :

Petite touche originale, Michelle CUEVAS n’a pas écrit ce roman, elle s’est contenté de recueillir les mémoires de Jacques PAPIER. J’avoue que ce petit détail m’a bien plu.

Comme toutes mémoires, elles sont presque toutes racontées par leur auteur. En l’occurrence ici : Jacques Papier. En effet l’auteur utilise le « JE » pour plonger le lecteur dans la vie de Jacques. On entre dans l’histoire de Jacques, tout de suite, on traverse ses incompréhensions, ses inquiétudes. On l’accompagne partout.

C’est un roman de formation, basé sur les 3 critères :

  • la séparation : Jacques va devoir se détacher de Fleur, pour comprendre son existence, pour comprendre le but de son existence aussi. Cette séparation, elle est douloureuse et n’aboutit pas à ce que Jacques attendait…
  • La réclusion : Jacques se retrouve presque seul, enfin disons qu’il n’est plus accompagné de Fleur. Il doit appréhender sa nouvelle vie, comprendre le fonctionnement de sa communauté, oui oui on peut appeler ça comme ça. D’épreuve en épreuve, il va petit à petit comprendre le pourquoi de son existence, et voir enfin son utilité.
  • La réintégration : une fois délivré de ses inquiétudes, de ses questions existentielles, il peut commencer sa vie d’ami imaginaire, son métier même. Et à la fin de ce petit roman, l’auteure nous offre le luxe d’une belle rencontre 🙂

Jacques Papier va en fait subir un parcourt initiatique pour pleinement s’investir dans sa vie d’ami imaginaire indispensable et éphémère.

Le ton est drôle, touchant, émouvant parfois. C’est un petit bijou de douceur.

C’est un roman décomplexant, car oui on peut avoir un ami imaginaire, ce n’est pas interdit, c’est seulement pour un temps mais pas interdit 🙂

En Bref :

Ce roman jeunesse m’a laissé un petit sourire au coin des lèvres.

L’enfant et le maudit, T1: Siùl, a Rùn de Nagabe

Titre : L’enfant et le Maudit

Tome 1 : Siùl, a Rùn

Éditeur : Edition Komikku

Type : Shonen

Genre : Fantastique

Nombre de pages : 174

Sorti le 9 mars 2017

ISBN : 978-2-37287-197-6

Fiche Bibliomania

4ème de couverture :

« Il y a très longtemps, dans une contrée lointaine, existaient deux pays… « L’intérieur » où vivaient les humains, et « l’extérieur », où habitaient des créatures monstrueuses qu’il ne fallait surtout pas toucher, sous peine de subir la malédiction. Cette histoire commence le jour où se sont rencontrés deux êtres qui n’auraient jamais dû se croiser… Ils sont aussi différents que le jour et la nuit…
Et malgré tout ce qui les sépare, malgré les ténèbres qui les entourent, ils vont écrire petit à petit une fable tous les deux… « 

Mon avis :

L’histoire :

C’est l’histoire d’une petite fille blanche de peau comme de cheveux qui vit avec un grand monstre noir. Sheeva est humaine et elle a été recueillie par le Professeur une créature de l’extérieur. Seule condition pour que leur vie se déroule un peu près bien et c’est indiscutable, elle ne doit pas le toucher sous peine de subir la malédiction. Elle reste persuadée que le professeur la garde en attendant le retour de sa tante… qui devient de plus en plus improbable.

Les personnages :

Sheeva : Une petite fille raisonnable sur certaines règles mais beaucoup moins sur d’autres. Elle n’aime pas rester enfermée et échappe quelques fois à la vigilance du professeur. Elle est éprise de liberté et aimerait beaucoup rencontrer d’autres personnes. Même si elle sait que c’est dangereux. Elle croit au retour de sa tante avec beaucoup d’impatience.

Le Professeur : C’est un être noir avec une tête d’oiseau orné de corne de bélier, qui est qualifié de créature monstrueuse de l’extérieure. Il prend soin de Sheeva, l’élève comme il peut car il ne peut pas la toucher. Il la maintient loin des êtres de l’extérieur et l’apprend à se méfier des êtres de l’intérieur aussi.

La Plume, le Scénario :

C’est une histoire apparemment simple, d’opposition entre le bien et le mal; entre la lumière et les ténèbres; entre les gens de l’intérieur et les gens de l’extérieur. Mais ça va bien au delà. Sheeva, contre toute attente, est élevée avec beaucoup d’amour par un être de l’extérieur. Malgré tout, elle a pour consigne de ne jamais le toucher. Il y aurait du côté des créatures de l’extérieur des êtres qui ne se laissent pas emporter par les ténèbres.

Sheeva est insouciante, elle sait très bien qu’elle ne doit pas trop tarder toute seule dehors mais c’est plus fort qu’elle. Alors le Professeur veille sur elle et la retrouve à chaque fois pour la protéger.

Dans cette contrée lointaine, on sent bien que la frontière entre le bien et le mal ou entre l’intérieur et l’extérieur est très mince voire perméable puisque déjà des créatures de l’extérieur sont venues massacrer les gens de l’intérieur, les transformer aussi. Sheeva va en faire l’expérience, les humains ont peur d’elle et les créatures la convoitent.

La rencontre entre Sheeva et le Professeur n’aurait jamais dû avoir lieu, mais le destin en a décidé autrement.

Ce tome un est doux malgré la noirceur qui rôde.

Le lien qui unit ces deux opposés est fort et semble indestructible.

En Bref :

Un joli T1 qui donne très envie de suivre cette série !

L’étrange Bibliothèque de Haruki Murakami

Titre : L’étrange bibliothèque

Auteur : Haruki Murakami

Traducteur : Hélène Moria

Illustrateur : Kat Menschlik

Éditeur : Belfond

Genre : Fantastique

Nombre de pages : 62

Sorti le 4 novembre 2015

Fiche Bibliomania

4ème de couverture :

« Je m’assis sur le lit, m’enfouis le visage dans les mains. Pourquoi devais-je subir une telle épreuve ? Alors que j’étais simplement venu à la bibliothèque emprunter des livres !

 » Dites-moi, M. l’homme-mouton, fis-je. Pour quelle raison le vieil homme veut-il m’aspirer le cerveau ?

– Eh bien, lorsque le cerveau est bourré de savoir, il est particulièrement délicieux. Nutritif et consistant. Bien crémeux, riche en pulpe. «  »

Mon avis :

L’histoire :

Un jeune garçon se rend à la bibliothèque pour rendre les livres qu’il a emprunté. Il aimerait en consulter d’autres et la responsable l’envoi vers un endroit étrange, une sorte de salle d’archiviste au sous-sol. La personne qu’il rencontre ensuite n’est pas agréable, elle respire la fourberie, et tient avec beaucoup de persuasion à apporter des livres qui traitent de sujets pointus à ce jeune garçon.

Mais il y a une condition, le jeune enfant doit les lire sur place et dans un endroit encore plus sombre et humide que le sous-sol.. dans un endroit très très profond  de la bibliothèque.

Malgré son inquiétude, le jeune le suit, surtout par politesse mais il ressent déjà de la peur. Il n’aurait sûrement pas dû suivre ce vieil homme étrange…

Les personnages :

Le jeune garçon : De part son éducation, il est très respectueux des règles établies et surtout du règlement de la bibliothèque.  On sent également qu’il mourrait d’envie de sortir de la bibliothèque en prenant ces jambes à son cou, mais par politesse, il accepte la proposition du vieil archiviste.

Le vieil homme : C’est une personne étrange, qui détecte les gros lecteurs, ceux avide de connaissances pour les prendre et les gaver un peu plus encore de connaissance… et les retenir dans un but inavouable… Il est de suite très antipathique et assez repoussant, il sent le mensonge à plein nez.

Quelques autres personnages importants pour le déroulement du récit font leur apparition mais je ne souhaite pas les citer pour éviter de spolier.

La Plume et le Scénario :

C’est une étrange histoire, sombre et inquiétante.

L’utilisation du « JE » par l’auteur, nous plonge dans cette histoire directement. On sent venir l’irréversible, on voudrait reculer, on est ce jeune garçon et l’auteur a ce pouvoir de nous mettre dans la peau de son personnage.

Certes, on peut se dire, rhooo ! il est niais celui-là, il a senti tout de suite que le vieux était louche, bizarre mais par politesse déplacée, il saute à pied joint dans la gueule du loup. Et encore avec ça, au lieu de penser à sa vie, il pense à sa mère qui va le rouspéter car il a perdu ses chaussures.

L’ambiance est noire comme dans les couloirs des archives, comme dans une cave humide ou les oubliettes d’un château. Plus on avance dans le récit plus c’est oppressant. On en vient à abandonner, oui nous lecteurs, on croit savoir que tout est finit… l’auteur à ce pouvoir là !

Mais l’auteur n’en a pas terminé avec son personnage et son lecteur, il nous torture encore et encore !

En Bref :

Je n’ai pas particulièrement apprécié cette histoire, cette lecture; je ne l’ai pas détesté non plus. L’auteur est très doué pour prendre au piège le lecteur. Mais il reste une étrange sensation après la lecture de ce récit malgré ces quelques 60 pages magnifiquement illustré, complètement dans le ton de l’auteur, irréaliste, sombre et inquiétant. On a vraiment l’impression d’avoir été trempé dans l’histoire noire de cette bibliothèque et d’être tâché…