L’enfant et le maudit, T1: Siùl, a Rùn de Nagabe

Titre : L’enfant et le Maudit

Tome 1 : Siùl, a Rùn

Éditeur : Edition Komikku

Type : Shonen

Genre : Fantastique

Nombre de pages : 174

Sorti le 9 mars 2017

ISBN : 978-2-37287-197-6

Fiche Bibliomania

4ème de couverture :

« Il y a très longtemps, dans une contrée lointaine, existaient deux pays… « L’intérieur » où vivaient les humains, et « l’extérieur », où habitaient des créatures monstrueuses qu’il ne fallait surtout pas toucher, sous peine de subir la malédiction. Cette histoire commence le jour où se sont rencontrés deux êtres qui n’auraient jamais dû se croiser… Ils sont aussi différents que le jour et la nuit…
Et malgré tout ce qui les sépare, malgré les ténèbres qui les entourent, ils vont écrire petit à petit une fable tous les deux… « 

Mon avis :

L’histoire :

C’est l’histoire d’une petite fille blanche de peau comme de cheveux qui vit avec un grand monstre noir. Sheeva est humaine et elle a été recueillie par le Professeur une créature de l’extérieur. Seule condition pour que leur vie se déroule un peu près bien et c’est indiscutable, elle ne doit pas le toucher sous peine de subir la malédiction. Elle reste persuadée que le professeur la garde en attendant le retour de sa tante… qui devient de plus en plus improbable.

Les personnages :

Sheeva : Une petite fille raisonnable sur certaines règles mais beaucoup moins sur d’autres. Elle n’aime pas rester enfermée et échappe quelques fois à la vigilance du professeur. Elle est éprise de liberté et aimerait beaucoup rencontrer d’autres personnes. Même si elle sait que c’est dangereux. Elle croit au retour de sa tante avec beaucoup d’impatience.

Le Professeur : C’est un être noir avec une tête d’oiseau orné de corne de bélier, qui est qualifié de créature monstrueuse de l’extérieure. Il prend soin de Sheeva, l’élève comme il peut car il ne peut pas la toucher. Il la maintient loin des êtres de l’extérieur et l’apprend à se méfier des êtres de l’intérieur aussi.

La Plume, le Scénario :

C’est une histoire apparemment simple, d’opposition entre le bien et le mal; entre la lumière et les ténèbres; entre les gens de l’intérieur et les gens de l’extérieur. Mais ça va bien au delà. Sheeva, contre toute attente, est élevée avec beaucoup d’amour par un être de l’extérieur. Malgré tout, elle a pour consigne de ne jamais le toucher. Il y aurait du côté des créatures de l’extérieur des êtres qui ne se laissent pas emporter par les ténèbres.

Sheeva est insouciante, elle sait très bien qu’elle ne doit pas trop tarder toute seule dehors mais c’est plus fort qu’elle. Alors le Professeur veille sur elle et la retrouve à chaque fois pour la protéger.

Dans cette contrée lointaine, on sent bien que la frontière entre le bien et le mal ou entre l’intérieur et l’extérieur est très mince voire perméable puisque déjà des créatures de l’extérieur sont venues massacrer les gens de l’intérieur, les transformer aussi. Sheeva va en faire l’expérience, les humains ont peur d’elle et les créatures la convoitent.

La rencontre entre Sheeva et le Professeur n’aurait jamais dû avoir lieu, mais le destin en a décidé autrement.

Ce tome un est doux malgré la noirceur qui rôde.

Le lien qui unit ces deux opposés est fort et semble indestructible.

En Bref :

Un joli T1 qui donne très envie de suivre cette série !

L’étrange Bibliothèque de Haruki Murakami

Titre : L’étrange bibliothèque

Auteur : Haruki Murakami

Traducteur : Hélène Moria

Illustrateur : Kat Menschlik

Éditeur : Belfond

Genre : Fantastique

Nombre de pages : 62

Sorti le 4 novembre 2015

Fiche Bibliomania

4ème de couverture :

« Je m’assis sur le lit, m’enfouis le visage dans les mains. Pourquoi devais-je subir une telle épreuve ? Alors que j’étais simplement venu à la bibliothèque emprunter des livres !

 » Dites-moi, M. l’homme-mouton, fis-je. Pour quelle raison le vieil homme veut-il m’aspirer le cerveau ?

– Eh bien, lorsque le cerveau est bourré de savoir, il est particulièrement délicieux. Nutritif et consistant. Bien crémeux, riche en pulpe. «  »

Mon avis :

L’histoire :

Un jeune garçon se rend à la bibliothèque pour rendre les livres qu’il a emprunté. Il aimerait en consulter d’autres et la responsable l’envoi vers un endroit étrange, une sorte de salle d’archiviste au sous-sol. La personne qu’il rencontre ensuite n’est pas agréable, elle respire la fourberie, et tient avec beaucoup de persuasion à apporter des livres qui traitent de sujets pointus à ce jeune garçon.

Mais il y a une condition, le jeune enfant doit les lire sur place et dans un endroit encore plus sombre et humide que le sous-sol.. dans un endroit très très profond  de la bibliothèque.

Malgré son inquiétude, le jeune le suit, surtout par politesse mais il ressent déjà de la peur. Il n’aurait sûrement pas dû suivre ce vieil homme étrange…

Les personnages :

Le jeune garçon : De part son éducation, il est très respectueux des règles établies et surtout du règlement de la bibliothèque.  On sent également qu’il mourrait d’envie de sortir de la bibliothèque en prenant ces jambes à son cou, mais par politesse, il accepte la proposition du vieil archiviste.

Le vieil homme : C’est une personne étrange, qui détecte les gros lecteurs, ceux avide de connaissances pour les prendre et les gaver un peu plus encore de connaissance… et les retenir dans un but inavouable… Il est de suite très antipathique et assez repoussant, il sent le mensonge à plein nez.

Quelques autres personnages importants pour le déroulement du récit font leur apparition mais je ne souhaite pas les citer pour éviter de spolier.

La Plume et le Scénario :

C’est une étrange histoire, sombre et inquiétante.

L’utilisation du « JE » par l’auteur, nous plonge dans cette histoire directement. On sent venir l’irréversible, on voudrait reculer, on est ce jeune garçon et l’auteur a ce pouvoir de nous mettre dans la peau de son personnage.

Certes, on peut se dire, rhooo ! il est niais celui-là, il a senti tout de suite que le vieux était louche, bizarre mais par politesse déplacée, il saute à pied joint dans la gueule du loup. Et encore avec ça, au lieu de penser à sa vie, il pense à sa mère qui va le rouspéter car il a perdu ses chaussures.

L’ambiance est noire comme dans les couloirs des archives, comme dans une cave humide ou les oubliettes d’un château. Plus on avance dans le récit plus c’est oppressant. On en vient à abandonner, oui nous lecteurs, on croit savoir que tout est finit… l’auteur à ce pouvoir là !

Mais l’auteur n’en a pas terminé avec son personnage et son lecteur, il nous torture encore et encore !

En Bref :

Je n’ai pas particulièrement apprécié cette histoire, cette lecture; je ne l’ai pas détesté non plus. L’auteur est très doué pour prendre au piège le lecteur. Mais il reste une étrange sensation après la lecture de ce récit malgré ces quelques 60 pages magnifiquement illustré, complètement dans le ton de l’auteur, irréaliste, sombre et inquiétant. On a vraiment l’impression d’avoir été trempé dans l’histoire noire de cette bibliothèque et d’être tâché…

Chanson douce de Leïla Slimani

Titre : Chanson douce

Auteure : Leïla Slimani

Éditeur : Gallimard

Genre : roman contemporain

Nombre de pages : 227

Sorti le 18 août 2016

ISBN : 978-2-07-019667-8

Fiche Bibliomania

4ème de couverture :

Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d’un cabinet d’avocats, le couple se met à la recherche d’une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l’affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu’au drame.

A travers la description précise du jeune couple et celle du personnage fascinant et mystérieux de la nounou, c’est notre époque qui se révèle, avec sa conception de l’amour et de l’éducation, des rapports de domination et d’argent, des préjugés de classe et de culture. Le style sec et tranchant de Le¨la Slimani, où percent des éclats de poésie ténébreuse, instaure dès les premières pages un suspens envoûtant.

Mon avis :

L’histoire :

Myriam est maman de deux enfants et vit avec son mari, tout semble allait pour le mieux mais Myriam n’en peut plus d’être juste la mère de Mila et Adam. Elle se sent mal, réduite à ce rôle qu’elle ne supporte plus. Alors avec Paul, ils décident d’engager une nounou pour que Myriam puisse retravailler à ce cabinet d’avocats. Leur choix fut très strict, les candidates devaient passer par d’innombrables critères si non parfait tous rédhibitoires. Enfin Louise est arrivée, parfaite, tirée à 4 épingles, très professionnelle. Petit à petit cette perle de nounou s’est immiscée dans leur famille tout doucement sans faire de bruit, en se rendant indispensable…

Les personnages :

Myriam : Une jeune mère en pleine reconstruction sociale, elle s’aperçoit que pour son mari, ses amis elle est devenue la maman de Mila et Adam. Juste la maman. Elle n’est plus reconnue comme une femme, mais juste une maman… Elle ne supporte plus cet enfermement et étouffe. Lui vient l’idée de retravailler dans un cabinet d’avocats. Au début elle culpabilise, puis très vite son sentiment de liberté l’envahit et voit en Louise la nounou perle rare dont elle abuse sans trop de scrupules…

Paul : il travaille dans la musique et il ne voit pas vraiment que sa femme ne supporte plus n’être qu’une maman. Mais Myriam le convainc avec son idée de reprendre le boulot en choisissant une nounou. Tout d’abord un peu rétissant, il en perçoit les bonus et il retrouve sa femme (qu’il ne pensait pas avoir perdu) qui s’était enfouie dans son rôle de maman.

Louise : c’est une femme mystérieuse, inquiétante. Elle travaille bien, trop bien. On sent cette intrusion douce, imperceptible… elle met mal à l’aise même.

Je ne veux pas trop décrire Louise au risque de spolier… juste que c’est une femme blessée, même brisée qu’elle cache sous cette façade de nounou parfaite et surtout indispensable.

La Plume, le Scénario :

Avec ce roman, je m’éloigne un peu du genre de roman que je lis d’habitude. Mais le bruit autour de ce livre, les avis époustouflants, enthousiasmes sur le récit, on fait que j’ai cédé à la tentation.

L’écriture de Leïla Slimani est envoûtante, fluide, franche.

Elle décrit une famille en mal de reconnaissance, un jeune couple coincé au milieu de leurs deux enfants. Pour lui un métier pas très épanouissant, preneur de son, jusqu’au jour où Myriam n’en peut plus de n’exister qu’au travers des yeux de ses enfants. Elle se sent moche, défraîchie… bref une maman dépassée, fatiguée. L’auteure nous décrit avec beaucoup de justesse ce mal-être de Myriam, s’en est même gênant. Pourquoi ? Peut-être parce que les mamans ont déjà toutes senti ce mal-aise, de ne plus être une femme, d’être devenue une maman. Certaines le vive bien, d’autre beaucoup moins comme Myriam… c’est peut-être cet écho qui gêne …

Passons à Louise, ce personnage qui semble parfait sous tout rapport puis petit à petit le coin de la couverture est soulevé. Sa vie misérable, esseulée. Elle n’a que son travail pour la maintenir hors de l’eau. On peut se dire mais comment les parents n’ont-ils pas vu cette faille ? comment sont-ils passé à côté de se mal-être ? Mais finalement on peut comprendre pas cautionner mais comprendre, ils ont fermé les yeux c’est leur vie à eux qui s’est améliorée, alors les petits défauts de la nounou, ses petits ennuis ben c’est devenu secondaire…

On termine ce roman avec la bouche pâteuse, avec un goût amer… cette portion de vie détruite petit à petit, consumée sous le regard d’innombrable personnes, cette solitude au milieu du monde… c’est un triste tableau, un des traits avouable ou inavouable de notre société actuelle.

En Bref :

Un livre perturbant, dérangeant et si justement écrit !

Il mérite tout ce foin qu’il a causé dans les médias.

Leïla Slimani mérite son prix, son GONCOURT 2016 !!

Pax et le petit soldat de Sara Pennypacker

Titre : Pax et le petit soldat

Auteur : Sara Pennypacker

Éditeur : Gallimard Jeunesse

Genre : Jeunesse

Nombre de pages : 320

Sorti le 12 janvier 2017

Fiche bibliomania

 

4ème de couverture :

Un garçon et son renard que la vie sépare, l’histoire d’une indéfectible amitié. Un roman d’aventures d’une intensité bouleversante.

Mon avis :

L’histoire :

Peter a recueilli un petit renard, ils sont inséparables mais un jour son père lui demande l’impossible … Ils partent et il doit laisser son renard dans la forêt. Peter refuse mais son père va lui faire croire que c’est mieux pour le petit renard de retourner à la vie sauvage… De son côté Pax sent bien qu’il se passe quelque chose de bizarre l’odeur de son humain ne dit rien de bon; et voilà que Pax se retrouve seul dans la forêt et il ne sait pas comment il va survivre en attendant que son Peter vienne le chercher parce que bien sur son humain va revenir

Les personnages :

Peter est un jeune garçon qui vit avec son père mais un jour la guerre les rattrape et le père part s’engager et emmène Peter et l’oblige à abandonner son seul ami. Peter est déterminé, il s’enfuit car il veut à tout prix retrouver son renard, il a peur qu’il ne sache comment survivre sans lui. Il sait au plus profond de lui que l’animal va l’attendre. Il est fort, un peu fougueux mais ça il va apprendre à se maîtriser et à réfléchir au côté de Vola.

Vola, c’est une femme marginale, sans âge et avec une jambe particulière. Elle surprend Peter et décide contre tout attente de l’aider et surtout de lui permettre de se maîtriser et de réfléchir à sa situation. Son aide aura un retour inattendu. C’est une femme rêche mais elle cache beaucoup de tendresse à l’intérieur d’elle.

Pax,c’est un petit renard apprivoisé et surtout qui sent fort l’humain. Les autres renards et autres espèces se méfient de lui car il a approché les humains assez pour porter leur odeur. Il est démuni quand son humain le laisse dans cette forêt où il venait jouer avec lui, mais cette fois il est seul et il ne sait pas comment manger ni comment boire… Il va faire des rencontres inattendues, fortes en émotion et surtout il rencontre Gris qui va le guider et lui apprendre quelques petites astuces pour survivre.

Gris, c’est un vieux renard avec une famille, qui part chercher un autre endroit pour mettre sa famille à l’abri de la guerre qui ravage tout. Il emmène Pax avec lui et ensemble ils partent à la recherche d’un lieu plus accueillant. Il est ronchon mais il éprouve déjà pour Pax une tendresse paternelle, il décide de le guider …

Il y a aussi Hérissée et Avorton et d’autres humains dont Peter va faire la connaissance mais ça il va falloir lire le livre !

La Plume, le scénario :

Ce livre est une merveille poétique malgré la guerre qui rôde autour. Sara Pennypacker nous décrit cette amitié si forte et hors du commun avec beaucoup de poésie.

C’est un roman de formation, d’initiation. Cette fois,  c’est pas très commun nous avons deux héros : Pax et Peter. Chacun de ces deux personnages va vivre des aventures en parallèle de l’autre.

Le roman est construit selon la structure : La séparation, la réclusion et enfin la réintégration (oui oui je viens de suivre un cours sur le roman de formation et je ressors ma science 😉 )

Peter est contraint d’abandonner Pax dans la forêt avant de déménager chez son grand-père car son père part à la guerre (= la séparation). Mais cette décision forcée, il la regrette déjà et s’en veut terriblement de ne pas avoir tenu tête à son père et de ne pas avoir emmené Pax avec eux. Il décide de fuir et se retrouve tout seul  à 300 km de son renard avec la seule détermination de retrouver son ami (= la réclusion). Heureusement il rencontre Vola (=ancêtre), elle le garde pour le soigner d’abord et lui mener la vie dure pendant des semaines pour le faire mûrir, le faire grandir pour en quelque sorte l’initier à la vie. Ensuite quand il quittera Vola, il sera quoi faire, il ne sera plus le même petit garçon craintif mais déterminé. Il aura d’un coup grandit et il arrivera à cette fin heureuse ou pas ou en tout cas logique (=réintégration)

Pax suit le même parcours initiatique. Il se retrouve seul après que son humain l’ai abandonné dans la forêt (=séparation). il se sent seul et démuni, il a faim, soif (=réclusion). Puis il fait la rencontre de plusieurs animaux de son espèce et surtout Gris (=ancêtre), qui va en quelque sorte lui apprendre la survie. Pax suit Gris dans sa recherche d’un endroit meilleur pour sa famille et il va apprendre beaucoup au côté de Gris. Et tout comme son humain, Peter, Pax arrivera à grandir, à mûrir et devenir un vrai renard sauvage, il retrouve sa liberté d’animal de la forêt (=réintégration) ;  et peut-être qu’un jour il retrouvera son Peter… peut-être…

Leur évolution est suivie en alternance d’un chapitre à l’autre, indiqué par une tête de renard ou une tête de garçon. Cette alternance rend le récit dynamique, et surtout elle rend le lecteur complètement addict, car on veut à tout prix connaître la suite de l’un ou de l’autre sans arrêt jusqu’à la fin du roman.

Petite modif après publication, j’ai oublié de citer l’illustrateur Jon Klassen illustrateur de nombreux albums pour la jeunesse et également l’auteur de l’album « Je veux mon chapeau (I want my hat back) ». Pour Pax, la couverture et les illustrations internes sont tout simplement complémentaire au texte et superbe !

En Bref :

J’ai adoré ce roman, il est bouleversant et époustouflant ! Non les mots ne sont pas si fort !!

C’est d’une telle poésie, une telle amitié c’est très beau.

Amour, les 10 commandements de Suzanne Marty

Titre : Amour, les 10 commandements

Auteure : Suzanne Marty

Éditeur : Auto-édité

Genre : contemporain, humoristique, psychologique

Nombre de pages : 92

Sorti le 7 février 2017

Fiche Bibliomania

 

Résumé Livraddict :

« Le domaine de notre vie qui génère le plus de frustrations et de déceptions est sans aucun doute le domaine amoureux. Que de temps perdu à soupirer après de beaux indifférents, à attendre l’improbable coup de fil d’un troll sexy ; que d’énergie gaspillée dans des histoires foireuses, que de larmes versées à cause d’illusions perdues…
Pour que cette malédiction cesse, j’ai tenté d’établir la liste des grands principes qu’il me paraît judicieux de respecter dans le domaine amoureux. »

Après son roman « La rousse qui croyait au père Noël », Suzanne Marty explore dix raisons qui font échouer la plupart des relations amoureuses. Un petit livre entre humour et sérieux qui s’adresse à tous les hommes et femmes à la recherche de l’amour avec un grand A !

Mon avis :

Merci à Livraddict et à l’auteure Suzanne Marty pour ce partenariat rafraîchissant !

Ce petit livre de 92 pages et un concentré de tout ce que n’importe quel homme ou femme pourrait penser de l’Amour ! Quelle géniale idée de les transposer en commandements, c’est très drôle parfois touchant… Chacun se retrouve dans l’un ou l’autre car oui l’Amour c’est pas simple, c’est même dur, c’est compliqué, c’est décevant, c’est frustrant, c’est douloureux mais alors pourquoi aime t-on ?!? Ben oui parce que ça vaut le coup quand mêêêmmme !

Bon j’ai terminé ce roman avec une sensation un peu pessimiste… oui ce recueil de commandements est un brin pessimiste. Car il ne faut pas se leurrer, l’Amour c’est un piège pour les romantiques, les fleurs bleus, les cœurs d’artichaut … Oui il faut se méfier de se qu’on croit ressentir et l’auteur nous aide à y voir plus clair.

Bien sûr, on pourrait se dire au diable tous ces calculs, toutes ces vérifs mais on sait très bien, je reste persuadée que chacun de nous a été, est ou sera blessé à un moment donné dans sa vie amoureuse. C’est ce qui nous construit un peu, c’est difficile (pas impossible) de trouver la paix sans amour.

L’auteur nous engage à faire le tri entre ce que ressent notre coeur, notre cerveau et notre sacrosaint macrobiote. Et c’est pas une mince affaire, surtout qu’une fois qu’on a réussi il faut que notre partenaire soit aussi clean de son côté 😀 !

Suzanne Marty nous parle de l’Amour avec beaucoup d’humour, d’amertume parfois, de tristesse aussi. Car l’Amour n’épargne malheureusement personne.

Je déclare que chacun de nous devrait posséder ce petit recueil dans sa bibliothèque, non il devrait rester bien en vue dans la PAL 😉 pour nous donner envie de replonger dedans de temps en temps.

Merci Suzanne Marty pour ce joli emballage et cette gentille dédicace c’est super sympa, une dédicace qui me va droit au coeur ❤

En Bref :

Ce recueil doit être déclaré D’UTILITÉ PUBLIQUE !!!

La Bibliothèque, T1 : Grandir de Pauline Deysson

Titre : La Bibliothèque

Tome 1 : Grandir

Auteure : Pauline Deysson

Genre : Science Fiction, Philosophie

Éditeur : Auto édité

Sorti le 30 juillet 2016

Fiche Bibliomania

 

4ème de couverture :

Imaginez un monde où ni la pauvreté, ni la guerre, ni les livres n’existeraient plus. Le technomonde.

Imaginez un lieu hors du temps, qui abriterait tous les rêves de l’humanité. La Bibliothèque.

Imaginez que ces deux univers se rencontrent.

A 10 ans, Émilie est choisie pour devenir la nouvelle Bibliothécaire.

Elle a le pouvoir d’entrer dans les rêves, et de les vivre comme s’ils étaient réels.

Son premier livre la conduira sur une voie semée d’embûches, de magie et de doutes. L’accompagnerez-vous?

Mon avis :

Je remercie Livraddict pour ce partenariat ainsi que l’auteure Pauline Deysson.

l’histoire :

C’est l’histoire d’Émilie, une jeune fille de 16 ans qui est habitante du techno-monde. Chaque être vivant est heureux, comblé par un Revery. Cette machine est connectée à vous et détecte vos besoins et vos désirs pour ensuite les combler. Arrive enfin pour Émilie, l’étape finale, le test pour gagner son autonomie et surtout son propre Revery. A la suite de ce test  qui s’assure que votre éducation, votre embrigadement a bien fonctionné, Émilie va bientôt posséder son Revery… Est ce vraiment ce qu’elle veut ?

Les personnages :

Émilie c’est une jeune fille qui se sent décalée de ses camarades et rajuste souvent le tir pour ne pas être trop différente. Elle aime la liberté plus que tout, les découvertes. Elle est volontaire, intuitive, très déductive et surtout déterminée à aider les autres.

Antonie : c’est l’ancienne qui s’occupe de la Bibliothèque sur un autre plan de dimension. Elle approche peut-être de son temps et cherche un ou une remplaçante. Mais le travail de l’auteur(e) qu’elle va trouver, va être ardu, il faudra lutter contre le techno-monde…

Emilie va rencontrer de multiple personnes prêtes à l’aider partout où elle ira. Les débuts sont laborieux car ses compagnons vont devoir lui faire confiance, mais après ils formeront presque une famille.

La plume, le scénario :

La 4ème de couverture m’a intriguée, une lutte entre Bibliothèque et Techno-monde !

Tout d’abord, le style de l’auteur est très philosophiquetrès littéraire, très bien écrit, trop bien… j’ai eu l’impression que c’était très scolaire, pas au sens simple, non au sens où rien ne dépasse. Tout est très respecté. Une syntaxe grammaticale parfaite, des phrases parfaites. Et cette perfection m’a entravé… j’ai eu du mal à entrer dans le récit.

Après c’est cet imbriquement de réalités qui m’a un peu perturbé… Je m’explique : une fois qu’Émilie se trouve dans un livre/monde ont a tendance à partir avec elle et hop on se réveille brutalement comme elle dans la bibliothèque. J’ai éprouvé comme elle d’ailleurs de la déception à chaque fois qu’elle revenait à la bibliothèque. De plus il faut se ressaisir et se remémorer dans qu’elle monde Émilie se trouve…

J’ai également trouvé certains passages trop long, mais certainement nécessaire à la pose du l’histoire.

Dernier bémol, la lutte entre le Techno-monde et les LIVRES papier ou la Bibliothèque était un peu énervante, je m’explique : C’est typique d’une bibliothécaire de rejeter le numérique alors qu’on devrait s’allier et non essayer d’étouffer l’autre pour la suprématie de l’un. En entre dans un monde où le numérique est en pleine expansion et justement c’est le moment pour les Bibliothèques, qui perdent des adhérents, de changer… mais ça c’est évidemment un autre débat. Mais je n’ai pas pu m’empêcher de faire une corrélation avec notre société. Je suis moi-même adepte du livre papier pour plein de raisons, mais je suis en pleine réflexion sur ce qu’apporte le numérique de positif à la Bibliothèque, sans pour autant éliminer complètement le papier… surtout pas !

Avec du recul, les aventures d’Émilie dans son livre, enfin le livre d’Antonie, sont captivantes. Chaque tableau correspondant à une strophe à décrypter, à un monde merveilleux. Émilie rencontre des êtres fascinants et étonnants. Toutes ces épreuves pour visiter le monde dans son entier, tout découvrir et rien. Le passé, le présent, le futur. Une vision intéressante.

Émilie s’adapte étonnamment bien, à cet univers complètement renversant. Elle comprend vite le rôle qu’elle devra tenir dans cette bibliothèque. Nourrir ces âmes, sauver tous les rêves, les enrichir pour maintenir la liberté, le libre arbitre, face au techno-monde où tout est pré-mâché, pré-établit où l’on vous guide pour mieux vous manipuler. Point de vue intéressant mais discutable.

En Bref :

Je suis finalement passé à côté, cet univers est passionnant mais pour moi l’écriture très littéraire de l’auteur l’a empêcher de s’épanouir largement.

Je remercie encore une fois l’auteure Pauline Deysson pour m’avoir fait découvrir son univers et pour sa charmante attention 😉

Merci à Livraddict également pour cette confiance 🙂

 

Polina de Bastien Vivès

polinaTitre : Polina

Auteur : Bastien Vivès

Editeur : Casterman

Collection/Série : KSTR

Genre : Bande Dessinée, Contemporain

Nombre de pages : 210 pages

Fiche Bibliomania

4ème de couverture :

 » Il faut être souple si vous voulez espérer un jour devenir danseuse. Si vous n’êtes pas souple à 6 ans, vous le serez encore moins à 16 ans. La souplesse et la grâce ne s’apprennent pas. C’est un don. Suivante… « 

Mon avis :

J’ai eu envie de lire cette BD grâce à Mo’ sa chronique m’a tenté 😉 ! Merci Mo’ une jolie découverte.

L’histoire :

C’est l’histoire d’une petite danseuse, qui aimait par dessus tout la danse. Avec sa maman, elles partent tenter leur chance à une audition pour entrer dans une grande école de danse. Polina attire l’attention du maître Bojinski pour ne jamais plus quitter son esprit. Elle évolue dans le milieu de la danse avec sa particularité, son talent et ses envies.

Bojinski est autoritaire, et enseigne à l’opposé de ses confrères. Polina va suivre divers enseignements mais elle gardera toujours à l’esprit la liberté de Bojinski son seul maître.

Les personnages :

Polina : Elle tente sa chance à une audition du grand maître Bojinski et il l’a remarque. Il va lui apprendre une danse particulière toujours très exigeante. Le précieux enseignement de M. Bojinski va faire d’elle une danseuse talentueuse et particulière.

Bojinski : C’est un maître de danse, un peu bourru très exigeant, très dur avec Polina mais il sait que ce qu’il lui enseigne restera à jamais gravé, dans ce petit prodige qu’est Polina. Il va la faire pleurer, car il aura des mots durs mais c’est toujours pour l’élever toujours plus haut.

La plume, le scénario, le trait :

Bastien Vivès, dans cette Bande Dessinée, mise tout sur le ressenti, en tout cas c’est mon impression perso. Il dessine un langage corporel plus que des personnages. Les visages ne sont pas précis, c’est je pense pour que les lecteurs se fixent sur le langage corporel qui par moment est très puissant. Il fait passer l’émotion dans les pas de danse de Polina, dans les exigences de Bojinski.

Pour le coup, c’est vrai que le trait de crayon peut un peu rebuter… car si on aime lire des BD avec des illustrations de folies… les illustrations de Bastien Vivès sont belles plus dans le sens de ce qu’elles sont sensée nous faire ressentir et dans les sentiments qu’elles véhiculent.

En Bref :

Une BD très agréable à lire, tout en ressenti 🙂