Une ville tranquille d’Henri Nestière

Titre : Une ville tranquille

Auteure : Henri Nestière

Éditeur : Autoédité

Genre : Contemporain

Format : PDF

Nombre de pages : 237

Fiche Bibliomania

 

Résumé de l’auteur

« Taylor Walsh travaille à la scierie d’Hugewood, une petite ville du Wisconsin où il s’est installé avec sa famille, il y a deux ans de cela. Malgré les passages des adolescents qui ont leur cabane dans la forêt, aux abords de leur maison, et la mentalité de certains habitants, tous les trois y mènent une vie paisible, dans la bonne entente avec leur voisin, le vieil Oren. Mais quand Ashley, l’agent immobilier, disparaît, l’existence des Walsh s’apprête à sombrer dans un véritable cauchemar. Peut-être même que « la siffleuse » qui hanterait soi-disant la forêt n’y serait pas pour rien ? »

Mon avis

Je remercie, l’auteur Henri Nestière, pour cette confiance mille fois renouvelée !!

L’histoire

Hugewood est une petite ville de campagne, où tout le monde se connaît et où chacun à son avis sur le voisin d’à côté. Taylor et sa femme Eiza vivent dans une maison proche de la forêt, en toute tranquillité, paisiblement.

Quand Ashley, la jeune femme de l’agence immobilière de Hugewood, disparaît, la petite ville s’enflamme en commérages et en témoignages plus ou moins sûr… Dans le même temps Taylor apprend que la ville où il habite possède une légende : La légende de la siffleuse. Et si cette légende avait un fond de vérité ?

Les personnages

Taylor : Il est embauché par la scierie de Hugewood en temps qu’ouvrier manutentionnaire; c’est le type même du gars sympa, tolérant, facile à vivre et bon voisin. Mais à l’instant où il prend connaissance de cette légende de la siffleuse, il va devenir méfiant, inquiet et un peu sur ses gardes. Épris de justice, il va aller au bout de chacune de ses pistes envers et contre l’immobilisme apparent des autorités.

Ashley : C’est une très belle jeune femme, pétillante, avenante et très à l’aise avec son corps, ses formes et qui ne laisse pas la gente masculine indifférente; elle a confiance en elle; Cette jeune femme sympathique connait tout le monde. Lors de sa disparition, les langues de vipères se délient. Qu’est devenue Ashley ? Sa disparition a-t-elle un rapport avec la « siffleuse » ?

Plusieurs personnages gravitent autour de Taylor, les amis, le voisin, les collègues… bref tout ce petit monde vit dans une ambiance lourde et épaisse… et font avancer l’intrigue et les investigations de Taylor à petit pas.

La Plume, le Scénario

Voilà nouveau roman, nouveau genre !

Cette fois, l’auteur Henri Nestière signe son premier Thriller et une fois n’est pas coutume, son écriture est rudement efficace ! Il le sait, je ne suis pas fan de ce genre de littérature mais je savais que je pouvais lui faire confiance et que je ne serais ni déçue ni trop heurtée 🙂

Dès le début, j’ai senti cette ambiance collante, sombre presque désespérante d’une ville sur le déclin; Avec cette routine de vie de commérages, de médisances et de secrets, propre aux petites villes ou petits quartiers, peut-être en opposition à l’indifférence des grandes villes.

La tension s’est accentuée pour moi dès les premiers signes de la légende de « la siffleuse ». J’ai alors gardé mon esprit fixé sur Taylor. C’est un personnage entier, simple, bon camarade et bon mari. J’ai vraiment aimé sa ténacité, presque son acharnement à montrer (prouver) les choses telles qu’elles sont et encore une fois envers et contre l’avis général. Il essaie de garder la tête froide. Cette ténacité je lui attribuais à cette intuition malsaine que quelque chose se tramait et que s’il laissait tomber, ça risquait d’être vraiment mauvais…

Dans ce récit diablement efficace, tout est basé ou presque sur des rumeurs, sur ce que chacun croit savoir ou a vu et interprété, ou encore a entendu dire par un tel… Bref à partir de ces innombrables bribes, la rumeur gonfle et chacun y va avec sa petite interprétation.

Taylor et Eiza ne sont pas natifs d’Hugewood et ne semblent pas être portés sur cette culture du commérage. Ils ne donnent pas foi aux avis de chacun, ils préfèrent suivre l’affaire de loin, avec les minces découvertes de la police. Aussi cette façon d’aborder les choses avec discernement, ils essaient de l’inculquer à leur fille Mia, qui se bat contre le harcèlement à l’école, ses parents essaient de lui faire comprendre que la violence n’est jamais une bonne réponse.

Au travers du personnage d’Eiza, l’auteur aborde aussi le thème du racisme, ce rejet silencieux mais pas moins violent.

Ce roman est un huis clos, dans une petite ville, tout se passe à Hugewood et l’auteur démontre que les rumeurs, face à l’inacceptable, amènent à des situations extrêmes et malheureuses.

Les descriptions de l’auteur mettent dans l’ambiance en laissant planer tout au long du récit un sentiment de malaise, de peur grasse et collante. Dès l’instant où l’auteur fait allusion à la légende de « la siffleuse », l’ambiance s’alourdie, les personnages eux-mêmes ne sont plus si sereins… et au fur et à mesure des mots, des lignes du récit, je tendais le dos, je pressentais quelque chose qui ne venait pas et ça me laissait dans une latence flippante. Je me suis mise à douter de tel personnage puis d’un autre car finalement j’adoptais le comportement des tous ses habitants suspicieux. Impossible de dénouer l’affaire jusqu’à la fin, jusqu’au dénouement.

La rumeur fait l’ambiance du récit, il n’y a que très peu de violence à proprement parlé à part la violence de la rumeur et de l’imagination… malgré tout, trois scènes m’ont particulièrement ébranlé… par leur violence; ça c’est mon côté hypersensible qui a beaucoup de mal à digérer ce genre de scènes; dans ces moments là je maudis mon imagination et un tout petit peu l’auteur 😉

Un dernier mot pour la couverture qui illustre à merveille le roman, l’ambiance de ce thriller; C’est gris, calme trop calme, inquiétant …et ce fameux corbeau !

En Bref

Un thriller efficace, lent, tenace et angoissant !

Encore un nouveau genre réussit Monsieur l’Auteur !

Merci à l’auteur, Henri Nestière, pour ce thriller qui m’a tenu en haleine !

 

Juges et Coupables de Guillaume Herambourg

 

Titre : Juge et Coupable

Auteur : Guillaume Herambourg

Éditeur : Autoédité

Genre : Thriller, Psychologie

Format : PDF

Nombre de pages : 268

Fiche Bibliomania

 

 

Résumé de l’auteur

« Juges et Coupables, un thriller psychologique pas comme les autres… Un roman social, initiatique, philosophique et métaphysique qui interrogera vos sens les plus profonds. Une écriture originale pour une intrigue puissante et percutante comme coupée au rasoir. Elle commence dans les profondeurs et les ténèbres abyssales où règnent l’incertitude, l’enfermement et l’obscurité la plus totale vers une lente montée au ciel et à la lumière. L’itinéraire littéraire de l’âme perdue d’un jeune délinquant nommé Luce au cœur d’une folie furieuse et meurtrière en suivant de noirs désirs… Autour de cet être humain en chemin vers sa destinée, et de son monde, deux nuances : D’un côté, le journal intime de Lucia, lecture inspirante d’une expérience intérieure telle la lune dans la nuit noire. Ses pensées sauvages, sa poésie, son « savoir aimer », ses méditations sur la vie. Une volonté de pleine conscience, de sagesse, d’être libre. Force mentale bienveillante et humaniste. Mais, qui est Lucia ? Et de l’autre, derrière la lumière, comme une ombre, une force brute, les paroles amères d’une sombre résurgence trouble et manipulatrice, celles de Jack. Qui est Jack ? Une histoire contemporaine, romanesque et humaniste. Un livre écrit à cœur ouvert… Jugé coupable.« 

Mon avis

Je remercie l’auteur Guillaume Herambourg pour m’avoir proposé son roman, malgré mon avertissement que je n’étais pas fan des thrillers sombres, son roman avait un côté curieux.

L’histoire

On entre dans l’antre de Luce ou tout au moins dans son expérience de la folie meurtrière au plus sombre étage inférieur d’un immeuble. Ses élucubrations le poussent à commettre des meurtres sauvages dont il ne semble pas comprendre la portée. Il a mal et veut mourir mais s’attacher à la vie est l’instinct le plus fort. Pendant ce temps, on pourrait croire que Lucia relativise ou explique ce que peut ressentir Luce, mais elle va bien plus loin, elle pouce ses réflexions si loin, toujours en rebondissant sur les écueils de la vie de Luce.

Les personnages

Luce : C’est un jeune délinquant, perdu dans sa folie meurtrière; ce qui au départ sonnait comme une expérience, a finalement dérapé méchamment. Il est perdu, il se sent seul et tue pour survivre en tout cas c’est ce qu’il croit. Il a un comportement violent avec ses connaissances, sa copine… ses poissons rouges… Bref il est entouré d’obscurité au sens propre comme au figuré. Il a l’air complétement fou par moment dans son analyse des situations traumatisantes qu’il vit et dont il est l’auteur.

Pierre et Simon : Ce sont les camarades de Luce, compagnons de drogue, de violence et finalement compagnon vers l’enfer.

Jack : Il serait apparenté plus comme un chef de gang, ou la métaphore du démon tentateur  qui pousse Luce à agir, à tuer…J’avoue que je n’ai pas très bien compris qui il était…

 

La Plume, le Scénario

Alors j’avais prévenu l’auteur, je le redis =>>je ne suis pas fan de ce genre de récit; j’ai été d’abord intriguée par cette histoire de journal, le journal de Lucia;

Mais cette lecture a été très difficile tant sur les sujets que sur l’écriture très… trop métaphorique et digressive… Je me suis retrouvée perdue dans la folie meurtrière de Luce, à tel point que je n’arrivais plus à savoir si c’était de lui qu’on parlait ou si c’était quelqu’un d’autre qui s’était emparé du récit.

Je suis désolée pour l’auteur mais je n’ai pas réussit à voir cette mince parcelle de lumière que devait représenter Lucia, les ténèbres de Luce était tellement omniprésentes que je n’ai pu m’en défaire ne serait-ce que pour entrevoir la lumière.

Le style de l’écrivain est particulier, beaucoup trop sophistiqué pour moi simple lectrice qui a envie de voyager l’esprit presque vide et me laisser guider… C’est clair je ne suis pas le public idéal, le lecteur type pour ce récit.

Je ne vais pas raconter la fin, mais j’ai été surprise de la tournure que prenait le récit et en y réfléchissant bien c’est plus compréhensible comme ça pour moi.

 

En Bref

Je me suis perdu dans le récit, la folie meurtrière et l’esprit de Luce.

Un lecture très difficile pour moi, définitivement je n’arrive pas à lire les récits trop sombres, l’auteur n’est certainement pas en cause, c’est plutôt ma susceptibilité de lectrice qui est très très haute et du coup un récit aussi violent et sombre me percute trop fort.

Certes beaucoup de « très », de « trop » , malgré tout je remercie l’auteur d’avoir pris le risque de me confier son récit.

 

Anna d’Anthony SAINT-MAXENT

Titre : Anna

Auteur : Anthony SAINT-MAXENT

Éditeur : le Lys Bleu

Genre : Contemporain, thriller

Format : PDF

Nombre de pages : 254

Fiche Bibliomania

 

 

4ème de couverture :

« Mai 2012, au nord de la France à la braderie de Croix, Anna, Vincent et leur fille se baladent en toute tranquillité jusqu’au moment où Anna disparaît brusquement.
Vincent n’a rien vu et ne comprend pas ce qui s’est passé.
Pourquoi ? Comment ? Il décide très rapidement de partir à sa recherche.
Du nord de la France à l’Italie, pays d’origine d’Anna, il fera tout pour percer le mystère de cette disparition et découvrira au fil des jours qu’elle est liée à un passé dont il ignorait totalement l’existence.
La réalité n’est pas toujours celle que l’on voit. »

Mon avis :

Je tenais à remercier l’auteur, Anthony SAINT-MAXENT de m’avoir fait confiance et de m’avoir fait découvrir sa plume 🙂 merci !

L’histoire :

Anna, Vincent et leur fille Maya flânent entre les étales de la Grande Braderie de Lille. Au moment de rentrer à la maison, Vincent perd de vue Anna… Il l’appelle … pas de réponse… il panique et décide de poser la petite Maya chez sa grand-mère. Il retourne où il a perdu Anna… sans succès. Au moment de récupérer Maya, il aperçoit que sa fille et sa belle-mère ont disparu également… La panique et l’incompréhension le submerge; il décide alors de partir à la recherche de son épouse sur les traces d’un passé dont il ne soupçonne pas la profondeur et la noirceur. Il n’a pas idée de tous les secrets qu’il va déterrer.

Les personnages :

Vincent : C’est le mari d’Anna, il l’a rencontré quand sa vie était un peu au point mort et Anna fut pour lui une lumière dans l’obscurité. Il a eu le coup de foudre pour cette étudiante étrangère. Il est déterminé, fougueux seules son épouse et sa fille comptent pour lui et il met tout en œuvre pour les retrouver même en partant dans tous les sens, quitte à risquer sa vie … peu importe il veut retrouver sa famille.

Anna : Jeune étudiante, elle quitte l’Italie via le programme ERASMUS et débute ses études en langue à Lille. Quand elle rencontre Vincent, elle ne croit pas avoir le droit de mener une vie normale…  puis devant l’amour foudroyant elle décide de prendre le risque. Finalement, ils construisent leur nid d’amour, se marient. Tout va très bien dans leur vie, jusqu’à ce fameux jour à la Grande Braderie…

Pietro : c’est le voisin de palier des parents d’Anna en Italie. Le soir où Vincent complètement perdu, cherche des réponses chez ses beaux-parents; Pietro lui tend la main et le réconforte. Il décide finalement de lui donner un coup de main pour trouver sa famille. c’est un artiste, il est sensible et quand il s’aperçoit qu’il sont dans une mauvaise embrouille, il panique mais malgré tout il n’abandonne pas Vincent.

Je choisis comme à mon habitude de ne pas trop en dévoiler sur les personnages car j’ai vraiment peur de spolier.

La Plume, le Scénario :

Lors d’une balade à la Grande Braderie de Lille, Anna disparaît…

L’auteur commence son récit par la vie douce et ordinaire d’un couple amoureux et de leur fille : Anna, Vincent et Maya. Chaque mot dans le récit de ce moment ordinaire m’a fait ressentir un certain stress, le sentiment que l’inévitable allait arriver… bon j’avais lu le résumé de l’auteur donc je savais qu’Anna allait disparaître… mais les mots simples de l’auteur ont su mettre cette tension je pense aussi. L’atmosphère aussi ordinaire qu’elle pouvait l’être, était déjà lourde de menace. Enfin c’est comme ça que je l’ai ressenti …

Ensuite tout s’enchaîne, Vincent est très réactif. Il met Maya en sécurité et part immédiatement à la recherche d’Anna, son épouse. Son intuition l’emporte jusqu’en Italie, le pays d’origine d’Anna.

Le récit est écrit au présent, entrecoupé du passé. Dans cette histoire, les intermèdes au passé soulève le voile sur le présent. Vincent avance en eaux troubles et dangereuses sans trop s’en rendre compte… Les histoires du passé débutent 50 ans en arrière voir plus encore… pendant que certains protagonistes aspirent à une vie paisible, la mafia, elle, n’est pas décidée à accorder cette sérénité.

A chaque fois qu’une page se tournait, j’ai été surprise par la direction que prenait l’histoire.

A chaque fois que j’ai cru le récit apaisé ou une péripétie terminée et ben non ça reprenait sur un autre personnage ou sur une autre époque pour débuter une explication du prochain rebondissement.

L’auteur ne laisse pas une seule seconde au lecteur pour se reposer ou souffler … c’est un récit haletant et stressant 😀 !!

En Bref :

Un récit dynamique, haletant et plein de suspens, de rebondissements; on ne s’ennuie pas une seule seconde. L’histoire est surprenante et bien ficelée.

Merci à l’auteur, Anthony SAINT-MAXENT, de m’avoir proposé son roman ! Merci pour cette chouette découverte !

L’oeil du Tsar Rouge de Sam Eastland

Titre : L’oeil du Tsar Rouge

Auteur : Sam Eastland

Traducteur : David Fauquemberg

Éditeur : Anne Carrière

Genre : Policier, Historique

Nombre de pages : 341

Sorti le 6 janvier 2011

 

4ème de couverture :

« 1929, Sibérie.
Le jeune commissaire Kirov vient chercher un homme pour le sortir du goulag. L’ordre en a été donné par le camarade Staline en personne : le prisonnier 4745-P doit être immédiatement « réactivé ». Alors qu’il extirpe de l’enfer un homme à moitié mort, Kirov ne se doute pas qu’il vient de rendre à la vie une légende : l’inspecteur Pekkala, que toute la Russie connaissait sous le surnom de « l’Oeil d’émeraude », était le plus grand policier du tsar Nicolas II. Un homme au-dessus de tous les pouvoirs, ne répondant qu’au tsar et dont sa loyauté à la Couronne a entraîné la perte. Si Staline rappelle son pire ennemi à son côté, c’est qu’il a besoin de ses talents exceptionnels pour résoudre une énigme dont la réponse pourrait constituer une véritable bombe politique : que sont devenues les dépouilles des Romanov ? L’un des enfants du tsar n’aurait-il pas échappé à la colère rouge ? »

Mon avis :

L’histoire :

Le lieutenant Kirov doit sortir un prisonnier du Goulag sur ordre de Staline lui-même. Il ne sait pas qu’il ramène à la vie une légende.

Ce prisonnier a pour mission de retrouver les dépouilles des Romanov.

Au travers de sa renaissance ou plutôt de son réveil, Pekkala nous fait revivre un pan de l’Histoire sanglante de l’URSS.

Les personnages :

lieutenant Kirov : Il apparaît comme un soldat bizuté qu’on a mis à ce poste sans grand espoir pour sa survie. Or il se révèle très intelligent et très logique et surtout d’une utilité insoupçonnée pour Pekkala.

Pekkala : C’est le monstre au fond de la forêt qu’on ne veut pas croiser. Implacable, survivant on ne sait pas trop comment… Ces geôliers le pensent à moitié mort, il ne reste plus que l’ombre de lui-même. Mais il a réussit à préserver son espoir, cette partie de lui encore vivante qui ne demande qu’à sortir, au bord de la conscience, bien à l’abri dans un coin de son esprit. Il attend inconsciemment le jour de sa vengeance et aussi peut-être le jour où il pourra déposer les armes, se pardonner et enfin se reposer.

C’est un être dévoué, cynique, froid, terriblement analytique mais pourtant au fil de ses come-back on aperçoit de lui un être attachant que la vie à durement touché.

La Plume, le Scénario :

Sam Eastland nous plonge violemment dans l’Histoire, époque sanglante du Tsar Nicolas II. L’œil d’émeraude, le grand policier du Tsar, au dessus des lois, ne répondant qu’aux ordres, aux besoins et à la protection du Tsar et de sa famille.

Après la chute sanglante du Tsar, lors de la révolution rouge, Pekkala est jeté aux oubliettes, loin de la mémoire populaire.

Staline décide de réhabiliter cet homme pour retrouver les dépouilles de la famille qu’il aurait dû protéger.

Soudain, l’auteur nous projette dans l’esprit de Pekkala, il nous fait ressentir ce besoin de vengeance, ce besoin de retrouver des traces de son passé, ce besoin de retrouver les vestiges de son ancienne vie, c’est si douloureux, mais on sent que c’est vital pour qu’il continue à avancer. Pekkala est un policier hors pair, il a déjà rencontré la mort, la confronter à nouveau l’ébranle mais ne l’empêche surtout pas de continuer.

Le dénouement m’a pris par surprise. J’étais tellement prise dans le passé de Pekkala que je n’ai pas vu venir cette fin étonnante

J’ai trouvé passionnant tout ce pan de l’histoire qu’on visite avec les flashbacks de Pekkala mêlée à l’enquête policière.

L’auteur a réalisé un glossaire, à la fin du livre, sur cette période de l’histoire sombre, avec les vraies dates, les recherches, les enquêtes policières réelles qui ont été menées sur la véritable histoire de la famille Romanov. Avec ce parallèle, on ne peut s’empêcher d’imaginer les personnages réels, leur vie, leur déchéance sanglante.

En Bref :

Un roman policier qui m’a interpellé sur les rayons de la Médiathèque par son résumé intrigant.

Passionnant ! D’autant plus qu’il s’entremêle à l’Histoire réelle.

Les Vestiges de l’Aube de David S. Khara

Titre : les vestiges de l’aube

Auteur : David S. Khara

Editeur : Michel Lafon

Genre : Thriller fantastique

Nombre de pages : 246

La fiche Bibliomania

Le blog de David S. Kahra

Présentation de l’éditeur:

« Depuis les attentats du 11 septembre, Barry Donovan est dévoré par le désespoir. Et ce n’est pas son métier de flic, dans un New York accablé par la criminalité, qui lui remonte le moral. Son seul réconfort : les conversations virtuelles qu’il entretient chaque soir avec un certain Werner Von Lowinsky, aristocrate cultivé et apaisant. Peu à peu, sans s’être jamais rencontrés, ils deviennent amis, se confiant leurs préoccupations les plus secrètes, échangeant sur les sujets les plus intimes.Mais Barry ignore encore que Werner  n’est pas un homme comme les autres…

Des collines de Virginie au cœur de Manhattan, de la guerre de Sécession au xxie siècle, des flics aux vampires, David S. Khara prouve ici qu’il a trouvé sa voie. »

Mon avis :

Je tiens à remercier Livraddict pour ce partenariat avec Michel Lafon. Ce fut une lecture très agréable.

Une série de meurtre tous semblables tombe sur les bras du policier Barry Donnavan. Tout laisse à penser que c’est un serial killer. D’un autre côté Barry entretien une Web amitié avec un mystérieux Werner Von Lowinsky.

Ce polar me donne l’effet d’une excuse, pour parler de cette amitié mystérieuse et relancer cette enquête sur les meurtres. Le fameux Werner c’est mis en tête d’aider Barry, son seul ami depuis des siècles. Quand à Barry, il se trouve englué dans son enquête et ses conversations avec Werner lui procure une relative sérénité.

Barry est un flic intègre, qui a besoin de travailler pour oublier la douleur de sa vie personnelle. Ce travail lui occupe l’esprit et l’empêche d’être trop pessimiste. Ces conversations avec Werner lui redonne du souffle.

Werner, lui a traversé les siècles, il se sent seul et ses web-échanges avec Barry lui donne l’impression de se rapprocher de son humanité perdue. Il est entier, exclusif, quiconque tenterait de faire du mal à Barry, goûterait à ses méthodes pour le moins sanglantes…

L’histoire est captivante, bien que le dénouement soit un peu rapide, avec les méthodes radicales de Werner.

L’auteur passe de l’histoire de Barry à celle de Werner (en Italique), juste assez pour nous titiller… J’aime ce procédé car ça apporte une certaine dynamique au récit. Le lecteur se trouve pris, notre curiosité est piquée à vif et il faut qu’on lise la suite sans s’arrêter !!

Ce qui m’a plu :

Le personnage de Werner, parce qu’il est entier. Son envie d’être utile le rend plus que tout humain, il se rapproche de cette vie pour de nouveaux servir l’humanité qui ne le mérite pas toujours.

La réaction de Barry, quand il se rend compte de la nature de Werner. Très logique, implacable, c’est son ami peu importe ses méthodes, il lui a sauvé la vie.

En Bref :

Un polar fantastique captivant, des personnages attachants, des histoires passées bouleversantes ! En Bref ce deuxième succès de David S. Khara confirme qu’il a trouvé une excellente reconversion.

Une belle découverte !!

Encore merci à LIVRADDICT et à MICHEL LAFON !!

Doubt de Yoshiki Tonogai

Titre : Doubt

Auteur : Yoshiki Tonogai

Tome 1 à 4

Editeur : Ki-Oon

Entre 200 et 230 pages

4ème de couverture :

« Rabbit Doubt fait fureur au japon : dans ce jeu sur téléphone portable.
Des lapins doivent débusquer le loup qui se cache parmi eux. Quant au loup, il doit utiliser tous les subterfuges possibles pour semer la confusion dans le groupe et éliminer un par un tous ses adversaires… Mais pour cinq fans du jeu. Rabbit Doubt ne tarde pas a virer au cauchemar: ils se réveillent enfermes dans un bâtiment désaffecte avec, à leurs côtes, le corps d’une camarade assassinée. Tatoue sur la peau des adolescents, un mystérieux code-barres qui leur permet à chacun d’ouvrir une.
Porte différente semble être leur seul espoir de salut. Pas de doute: un loup se cache rien parmi eux, et il leur faudra le démasquer avant d’être dévorés… Entre Saw et Dix petits nègres, un suspense haletant signe Yoshiki Tonogai. »

Mon avis :

Et oui encore un série de Manga !! C’était trop tentant, c’est la dernière série que j’ai sous la main…

Présentation des personnages (signes particuliers)

  • Mitzuki, son papa est dans la police, elle est à très attentive au respect des lois.
  • Eiji Hoshi, il fume et est très agressif …
  • Haruka Akechi, direct et très sexy
  • Rei Hazama se déplace en fauteuil roulant
  • , ce garçon n’a rien de particulier si ce n’est qu’il est assez observateur
  • Hajime, il est mystérieux …

Ils sont tous fans du jeu « Rabbit Doubt » et décident de se connaître autour d’un Karaoké, mais leur « new dating » tourne au cauchemars …

Leur groupe tout nouveau n’est évidemment pas soudé… chacun d’eux est abasourdi  par l’effet de surprise de se retrouver pris au piège !

Par la force des évènements ils vont développer leur personnalité à l’extrême ! Devant l’horreur, la peur, le doute chacun va se soupçonner !!

Yù semble le plus raisonnable, le plus apte pour analyser la situation, il n’a qu’une idée en tête c’est protéger Mitzuki… cet élément peut faire baisser sa garde au moment le moins opportun …

Eiji a du mal a se contrôler, il est violent…

Hajime reste mystérieux, il dit les choses justes pour recentrer ses camarades, il est étrangement calme mais du coup il est doublement soupçonné …

Ils tentent de faire équipe à plusieurs reprises  devant ce loup qui les élimine un à un, mais ce n’est pas facile de se faire confiance quand on ne se connaît presque pas et que quelque chose essaie de vous assassiner !!!

Ce qui m’a plu :

Ce doute permanent que l’auteur laisse planer sur chacun des personnages à tour de rôle, cette façon de démontrer qu’ils peuvent tous à un moment donné être ce loup tueur !!

En Bref :

Un thriller très efficace, plus on avance dans la lecture de chaque tome plus la tension monte… Attention ce jeu devient réel et sanglant… méfiez vous de ces jeux…

25 / + 36 BD

Légion de Scott Charles Stewart

Synopsis :

« La dernière fois que Dieu perdit foi en l’Humanité, il provoqua un déluge. Cette fois, il envoie des Anges. Le seul espoir de la race  humaine réside dans l’Archange Michael, dont le devoir est de protéger l’enfant que porte Charlie, susceptible de sauver l’Humanité. Un petit groupe de résistants se constitue dans un Fast-Food perdu au milieu du désert, tentant de survivre à la légion d’Anges dévastateurs. »

Genre du Film : Thriller

Casting :

Paul Bettany (doigt de poussière dans Coeur d’encre): L’Archange Michael

Kevin Durand (Petit Jean dans Robin des Bois) : L’Ange Gabriel

Lucas Black (Shaun Boswel dans Fast and Furious, Tokyo Drift): Jeep Hanson

Charles S. Dutton (Alvin Dowd dans Fame) : Percy Walker

Adriane Palicki : Charlie

Kate Walsch (Addison Montgomery dans Grey’s Anatomy) : Sandra Anderson

Dennis Quaid (Général Hawk dans G.I. Joe, Le réveil du Cobra): Bob Hanson

Mon avis :

Mon premier film SF dans le cadre du Défi SF de Cloud Nine

Comme beaucoup de film de ce genre, l’être humain est devenu tellement violent que même dieu n’a plus foi en lui …

Pour anéantir les hommes, Il envoie ses Anges Guerrier tout droit sorti des enfers …Horrible avec les yeux noirs et des petites dents taillées en pointe !

Mais un Ange à encore l’espoir que dans l’homme il reste quelque chose de bon : c’est l’Archange Michael. Il va défendre ce qui parait une bataille perdue d’avance : L’Homme, le petit que porte Charlie (une graine d’espoir pour l’humanité)

Le combat est rude, les anges-zombies arrivent de partout pour anéantir un petit groupe d’humain très accroché à la vie !!

Un thriller assez simple … mais qui marche bien, les effets spéciaux des anges sont vraiment beaux … leurs ailes sont superbes !

Les monstres sont vraiment affreux …

Bon le thème du film est vu, revu et corrigé ! L’humain est mauvais et violent mais tout au fond de son coeur il y a un petite lueur d’espoir…

NOTE :  6/10

1er / 10 Film SF