L’enfant qui venait d’un livre de Didier Van Cauwelaert

Titre : L’enfant qui venait d’un livre

Auteur : Didier Van Cauwelaert

Dessinateur : Patrice Serres

Artiste collaboratrice : Soÿ

Éditeur : Prisma

Nombre de pages : 118 pour le roman et un manga de 40 pages environ.

Fiche Bibliomania

4ème de couverture :

« Louise, hôtesse d’accueil dans un salon du livre, est abordée par un petit garçon perdu.
Quand elle lui demande son nom, il lui montre un manga, Zédérem, dont le héros lui ressemble. Qui est-il ? Un personnage de fiction matérialisé, le fils caché du dessinateur, ou bien un imposteur aux abois, un mythomane qui essaie de se faire adopter par tous les moyens ? Ballottée de mensonges en illusions à travers des dangers bien réels, Louise s’efforce de découvrir le secret de cet enfant inconnu.
Quelle vérité fuit-il dans l’imaginaire ? A-t-il, comme il le prétend, le pouvoir de guérir par la peinture une maladie orpheline ? Associé à l’artiste-peintre Soÿ et au dessinateur Patrice Serres, Didier van Cauwelaert invente ici un nouveau genre littéraire, le romanga, pour nous entraîner dans une aventure bouleversante, inspirée d’un fait réel et débouchant sur une action caritative.

Cet ouvrage est vendu au profit du traitement de la dystonie musculaire déformante (maladie du cerveau chez l’enfant).« 

Mon avis :

Ce document ce présente sous la forme d’un livre et quand on l’ouvre on découvre un roman à gauche qui se lit dans notre sens de lecture habituel et à droite un manga qui se lit lui de gauche à droite.

Ce romanga est parsemé de tableaux de l’artiste Soÿ. Des tableaux plus ou moins abstrait pour moi, très colorés, intrigant qui traduit bien cette esprit des jumelles dans le récit.

Ces tableaux sont vraiment en phase avec l’histoire de ce romanga.

J’ai commencé par le Manga. Zédérem est un jeune garçon lié à l’esprit de Fabrice Nakira son inventeur. Plus il va mal, plus Zédérem doit intervenir pour sauver Noémie la fille de Fabrice. Noémie ne parle pas, ne marche pas et ils doivent l’aider à se nourrir, les medecins ne savent pas ce qu’elle a comme maladie. Zédérem semble avoir la solution et tente de secouer son inventeur incrédule…

C’est un manga intéressant, les personnages sont touchants. Quelques tableaux de Soÿ font leur apparition au milieu des pages du manga. Zédérem est intrigant autant pour son inventeur que pour nous…

Lire le manga avant m’a aider à comprendre certains aspects du roman. Après c’est comme on veut, on démarre ce document comme on le sent.

Le roman : A la lecture du récit, Zédérem est de nouveau là, tout droit sorti du manga de l’auteur Fabrice Nakita. Louise une charmante jeune femme qui se débat dans le monde du travail avec guère d’illusions, va tenter d’aider Zédérem à retrouver son papa. Ce qu’elle ne sait pas c’est que l’histoire est beaucoup plus compliquée qu’elle n’y paraît.

La fille de Fabrice Nakita à une dystonie musculaire déformante très douloureuse, personne ne semble compétent pour la guérir. Fabrice a sombré dans la dépression en voyant sa fille comme ça. Zédérem à la solution et décide de secouer Fabrice Nakita pour sauver Noémie !

C’est une très belle histoire, mêlée d’un brin de fantastique pour redescendre sur Terre très vite. En effet la mafia russe fait une entrée violente dans le récit. Je ne vais pas en dire plus pour ne pas spoilier l’histoire… c’est dommage car j’ai très envie d’en parler un peu plus !

Il y a une postface entre les deux qu’il faut absolument lire à la fin du manga et du roman. Surtout lisez la en dernier. L’auteur explique comment lui ai venu l’idée de ce roman au service de cette maladie orpheline (son traitement est très onéreux). Là encore une histoire touchante d’un homme qui se retrouve face à la douleur et qui décide d’agir !

Ce qui m’a plu :

Cette idée de mélanger un roman et un manga illustrés par les tableaux d’une artiste. Une belle association pour une belle cause.

J’ai beaucoup aimé le personnage de Zédérem, aussi bien dans le manga que dans le roman. Son histoire dans le roman est plus tragique plus triste mais maintenue par cette envie en fin de compte d’aider Noémie.

En Bref :

Une très belle histoire au service d’une cause humanitaire.

Comme imprimé sur la quatrième de couverture, « cet ouvrage est vendu au profit du traitement de la dystonie musculaire déformante ».

Alors n’hésitez plus alliez le plaisir et le devoir,  c’est un acte utile qui peut beaucoup aider !!

Publicités

Professeur Eiji de Akiko Monden

Titre : Professeur Eiji

Auteur : Akiko Monden

Traducteur : Pascal Simon

Editeur : Kana

Collection : Big Kana

Plus ou moins 200 pages (selon le tome)

4ème de couverture :

Eiji, ex-reporter, calme et impassible, plonge dans un autre monde : il va enseigner l’anglais dans un lycée ! Confronté à des collègues peu enthousiastes et des élèves indisciplinés ou amorphes, Eiji s’attelle à régler les problèmes existentiels de ses étudiants, mais ses sentiments à lui, qui s’en occupe ? !

Mon avis :

La vie quotidienne dans un lycée japonais… les joies mais aussi les drames !

Eiji arrive comme un cheveux sur la soupe dans un lycée aux moeurs rigides en apparence et plutôt bizarre … Eiji revient d’un travail qui le marquera à vie et justement sa vision de la vie en est considérablement changée. Il ne supporte pas de voir un enfant malheureux, persécuté ou bien triste… il va alors tout faire pour l’aider, sans se préoccuper de ses propres sentiments.

Le directeur croit en lui et espère qu’Eiji va remotiver ses troupes, donner un nouvel élan à ce corps professoral englué dans les mesquineries !

Eiji revient de loin, il a été là où l’homme est en danger encore plus un reporter, là où l’homme change à jamais. Il a vu et vécu des choses terribles, cela à marqué sa vie à jamais … il n’oubliera jamais !

Quand il arrive au lycée, c’est pour enseigner l’anglais à des classes de seconde… mais lorsqu’il rencontre dans le regard de certain ce désespoir qu’il connaît bien de le regard d’un enfant alors plus rien n’a d’importance… si ce n’est la vie de cet enfant en danger ou malheureux !! Il va même jusqu’à se mettre en danger pour sauver cette innocence…

Eiji est aussi une bouffée d’air frais pour ces collègues… La salle des profs est suffocante tellement l’ambiance est malsaine et mauvaise ! Eiji est d’abord considéré comme un élément perturbateur car il bouscule les habitudes et les règles en pratique !! Mais il va remuer tout ça pour le bien de tous !!

Ainsi il va aider le professeur Kajii à accepter le terrible drame de sa vie… il va aider Mitchi à s’ouvrir aux autres et exprimer ses sentiments. Sa rencontre avec Mme Inui va bouleverser sa vie malgré ses principes… Il surprotège Hiroshi son cousin,dans un fauteuil roulant à cause de lui ! Mais voilà en aidant les autres, Eiji tait ses propres préoccupations, ses sentiments…

Ce qui m’a plu :

Eiji, avec sa personnalité complètement tournée vers le don de soi… mais ce n’est pas lourd du tout surtout quand on connait son passé ! Son refus de voir un enfant soucieux, malheureux ou encore en danger est extraordinaire !!

J’ai bien aimé Mitchi aussi, car il est surprenant, sous ses airs rigides se cache un homme tout à fait charmant et passionné !!

En Bref :

Cette série est vraiment sympathique !

Le Héros est peu commun… des professeurs comme Eiji n’existe presque plus … ce n’est pas un reproche, c’est un constat lié surtout aux conditions de plus en plus difficile d’enseigner dans cette nouvelle société où tout ou presque tout est pardonné ou passé aux enfants. Il devient compliqué pour un professeur de montrer la voie de la sagesse et le respect des autres aux enfants ! Eiji se permet d’agir comme ça car il a vécu tellement d’horreur dans les camps de réfugiés qu’il lui est intolérable qu’un enfant soit en difficulté dans nos pays industrialisés et riche !!!

Vraiment une belle leçon de vie ! Une super lecture !

Pour ceux qui parlent japonais voilà le site d’Akiko Monden (entièrement en japonais !) : http://www.akikomonden.com/

23 / + 36 BD

Un bol plein de bonheur de Tsuru Moriyama

Titre : Un bol plein de bonheur

Auteur : Tsuru Moriyama

Traducteur : Tamako Kageyama

Editeur : Delcourt, paru le 13/01/2010

Collection : Ginkgo

200 pages

4ème de couverture :

« Un quartier populaire d’Osaka dans les années soixante.
Une mère de famille excédée par les frasques de son mari alcoolique décide de le quitter en emmenant avec elle son tout jeune fils. Seule, elle va se sacrifier afin de lui transmettre des valeurs de respect de soi et des autres, qui lui permettront de trouver sa place dans la société au prix de ses propres efforts. »

Mon avis :

Ce manga m’a été offert par Jérôme dans le cadre du Manga-Loto organisé par Mo’ la Fée.

Une très belle histoire, une femme quitte son mari joueur invétéré et alcoolique pour que son fils vive une vie meilleure, ou tout du moins pour qu’il grandisse avec de bonnes valeurs.

La vie d’une femme seule avec un enfant est trés dure au Japon mais Kazuko va se battre et elle ne va jamais baisser les bras !

Ce manga est un formidable hommage à ses femmes qui ose braver la vie seule pour apporter à leurs enfants de vraies valeurs, des valeurs nobles !! Des mères courages !!

Hiroshi va comprendre en grandissant que sa maman s’est battue toute sa vie pour lui, pour qu’il ai une vie meilleure, pour qu’il aille à l’école, au collège, au lycée puis enfin à l’école de police !! Entre la mère et le fils, j’ai senti quelque chose de fort, de plus fort encore que l’amour plus fort peut-être pas mais complémentaire en tout cas : le respect et la fierté, ces deux sentiments les unissent à tout jamais et ils ont transformé leur vie, pas toujours facile, en bonheur absolu !

Kazuko ne voulait surtout pas qu’Hiroshi prenne modèle sur son père… et toute sa vie elle l’a menée pour qu’Hiroshi ait un coeur courageux et humble !!

Les années passent et Hiroshi prend soudain conscience de l’ampleur du combat de sa mère face à la société, face à sa décision pour qu’à aucun moment son fils ne subisse les conséquences d’une telle décision et d’une telle combativité… A son tour Hiroshi essaiera de transmettre ce coeur courageux et humble à son fils,à ses collègues… Kazuko peut partir paisiblement, sa vie de dur labeur n’était pas vaine, elle a réussit sa mission et le plus important elle a réussit à se hisser elle et son fils vers le bonheur tout simplement !

Ce qui m’a plu :

Et force mon respect, c’est ce courage, cette course vers le bonheur mais pas à tout prix… ce bonheur au mérite que Kazuko s’efforce au prix de durs labeurs d’offrir à son fils, pour qu’il devienne un homme bon et courageux.

Merci Jérôme pour cette belle découverte, ce manga est fort !!

C’est un formidable hommage à toutes les mamans qui coûte que coûte protège leurs enfants du malheur !!

20 BD / + 36 BD