Pour toi. Pour nous. d’Henri Nestière

Titre : Pour toi. Pour nous.

Auteur : Henri Nestière

Éditeur : Autoédité

Genre : Historique

Format : Epub (770KB)

Nombre de pages : 336 Pdf

Fiche Bibliomania

 

Résumé de l’auteur :

« Et si l’on découvrait des écrits au sein d’un oppidum. Et si un gladiateur et une noble romaine s’étaient aimés. Et si tous deux avaient vécu la révolte de Spartacus, la fuite à travers le territoire romain, avant de traverser ce que nous allions appeler la guerre des Gaules. Et si, pour une fois, on regardait l’histoire du côté celte. – « Pour toi. Pour nous » est un roman transmedia. »

Mon avis :

Encore une fois je tiens à remercier l’auteur Henri Nestière pour m’avoir permis de lire son dernier magnifique roman !

L’histoire :

Tout commence avec la découverte de papyrus sur un site archéologique, un oppidum d’Auvergne, écrit en latin. Isabelle les a trouvé, mais seul Bernard peut les traduire immédiatement sur site.

Ces papyrus racontent l’histoire d’Elvo et Célia sur fond de révolte d’esclaves : la Révolte menée par le célèbre gladiateur Spartacus.

Les personnages :

Elvo : C’est un Celte plus particulièrement Arverne. Il fut fait prisonnier pendant une guerre puis vendu pour finalement atterrir dans le ludus de Batiatus. Elvo est un gladiateur très doué et doté d’une grande force; ce que ne manque pas de remarquer Célia, une noble romaine, férue de combats de gladiateurs. Elvo, quant à lui n’aspire qu’à retrouver la liberté et sa paisible vie dans sa ferme.

Célia : Célia Calpurnius, fille d’une noble famille romaine, ses parents ne cessent de la préparer à un futur mariage arrangé pour renforcer leur influence au sein de Rome.  Elle est passionnée par les combats de gladiateurs, alors qu’elle croise le regard d’Elvo, malgré toute cette sauvagerie, cette barbarie; elle décide qu’elle veut le rencontrer en chair et en os. A sa grande surprise, Elvo a un regard doux et triste, il ne semble pas prendre plaisir à tuer.

Spartacus le Thrace, Crixus l’Allobroge et Oenomaüs sont des grands gladiateurs, des grands guerriers qui gravitent autour d’eux; ils vont tous apprendre à se connaître et à s’apprécier. Et c’est par la révolte que guide Spartacus que l’histoire d’Elvo et Célia va véritablement commencer.

La plume, le Scénario :

Je retrouve avec plaisir l’écriture d’Henri Nestière qui sait si bien nous plonger dans ses histoires.

Partant d’une découverte archéologique sur un site en Auvergne, l’auteur nous emmène sur les traces d’Elvo le gladiateur et Célia la noble romaine.

L’histoire est écrite en latin selon la tradition romaine et non Celte… L’auteur choisit les écrits d’Adélia pour conter l’aventure bouleversante d’Elvo et Célia ses parents.

Henri Nestière bâtit son histoire sur un fait historique et je trouve que le récit est d’autant plus poignant parce qu’on sait que certains faits ont vraiment eut lieu; c’est tragique et puissant à la fois. Les descriptions de l’évasion, des combats, des batailles, de la guerre tout simplement, avaient l’air si juste qu’on aurait presque pu sentir l’odeur du sang et entendre le bruit des glaives qui s’entrechoquent.

Cet immense amour que se vouent l’un à l’autre Elvo et Célia est indestructible et les rend tellement invulnérables. C’est exactement comme ça que doit être l’amour ! Ils vont déplacer des montagnes pour réaliser leurs rêves de liberté et d’amour.

Par deux fois au moins, en lisant cet amour insondable, j’étais submergée d’émotions au point de verser des larmes. C’était si bien décrit, si réel, tellement poignant. Vraiment MERCI Henri Nestière de m’avoir fait ressentir ces émotions si fortes !

Je me suis attachée plus à Elvo qu’à Célia, juste pour ses valeurs, ses envies de liberté à tout prix, pour cet amour qu’il protège, mais il ne néglige pas son devoir de guerrier et part défendre sa patrie dans le seul but de protéger sa liberté encore une fois et cet amour. Célia est tout aussi honorable, tout ce qu’elle abandonne est très important c’est une nouvelle preuve que cet amour peut abattre des montagnes. Elle aussi recherche la liberté, certes, elle n’est pas esclave mais elle est prise dans les protocoles des nobles familles avec des contraintes qui empêchent toute liberté à la femme.

Ce que j’ai vraiment apprécié c’est que l’auteur reste malgré tout très réaliste.

En Bref :

Pour moi c’est un coup de coeur, cette histoire est tellement poignante !

Découvrir, redécouvrir des pans de l’histoire de Rome et ses gladiateurs fut un vrai plaisir.

Cette histoire est tellement belle qu’elle restera un moment gravée dans ma mémoire.

Un moment de lecture comme on en voudrait à chaque nouveau livre 🙂

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La dernière vie de Pierre de Philippe L’Huillier

Titre : La dernière vie de Pierre

Auteur : Philippe L’Huillier

Éditeur : Publishroom

Nombre de pages : 312 (pages pdf)

Format : ePub (922 Ko)

Genre : Contemporain, développement personnel

 

 

Résumé du roman :

« Pour prendre du recul sur sa vie passée et réfléchir à son futur, Pierre décide de s’isoler sur une île perdue au milieu du Pacifique, aux antipodes de la civilisation, de son modernisme et de sa vie effrénée. Ce paradis est habité par une population primitive refusant tout ce qui vient de l’extérieur, et ce, quel qu’en soit le domaine. Pourtant, Pierre va réussir à se faire adopter par ce peuple. Il vivra alors selon ses coutumes et découvrira un mode de pensée qui le conduira à renoncer à tout ce qu’il connaissait jusqu’alors. Nouvelles aventures, nouvelle vie, nouvel amour pour un nouveau bonheur, mais pour combien de temps ? Une fois de plus la nature sera-t-elle plus forte que l’être humain ? »

Mon avis :

Merci à Anaëlle Alvarez et à Philippe L’Huillier de m’avoir proposé ce partenariat 🙂

L’histoire :

Pierre prend enfin des vacances après trois ans d’un travail acharné à rendre viable son entreprise. Il décide de partir sur une île au bout du monde, dont il a appris l’existence dans une émission de télé. Il veut faire le point sur sa vie, il veut se recentrer, se reposer… faire le vide. Il est convaincu qu’il doit aller sur cette île. D’ailleurs cette petite bande de terre est habitée par une peuplade primitive. Très rapidement, Pierre sera adopté par les villageois qui voit en lui un bon présage. Pierre s’adapte très bien à leurs coutumes et s’aperçoit que c’est ce mode de vie qu’il lui faut. C’est le bonheur pour lui. Mais Mère Nature entre dans l’équation et tous ensemble ils devront affronter la terrible colère du volcan sous-marin…

Les personnages :

Pierre : il a déjà eu une vie bien remplie … peut-être un peu trop…, il a un fils en âge de se marier. Il est bon, donne sans rien attendre en retour, il sait tout faire. S’adapte très vite, c’est pour cette raison qu’il n’a eu aucun mal à vivre selon les us et coutumes du peuple de Tunpim.

Dereck : C’est le scientifique de service, il observe le peuple, qui a recueilli Pierre, depuis plusieurs mois sans beaucoup d’avancée… Ce que réussit Pierre  en 10 jours avec ce peuple est ahurissant pour lui et finalement inespéré, car Pierre devient son informateur. Dereck est l’occidental typique qui passe à côté de beaucoup de chose concernant les habitants de l’île, car il ne cherche finalement pas à les comprendre, il veut juste les étudier. Sa méthode est intrusive et forcément inefficace. Mais grâce à Pierre, son sujet d’étude est approvisionné.

Gao est le fils du chef du village, il va bientôt succéder à son père mais il doit pour ça réunir une condition particulière, l’ayant trouvé au côté de Pierre, il va tout faire pour réussir dans sa tâche. Il observe Pierre avec beaucoup d’intérêt, surtout que cet homme de l’autre monde à une drôle d’attirance pour l’océan…Au fil des jours, il commence à beaucoup apprécier Pierre.

La plume, le Scénario :

Ce fut une belle découverte, j’en remercie encore l’auteur et Anaelle Alvarez pour m’avoir fait confiance.

L’écriture de l’auteur est agréable, fluide et l’évolution de Pierre est très intéressante. Certes, Pierre a déjà fait beaucoup beaucoup de chose, connait presque tout et il est vrai qu’au bout d’un moment j’ai pensé à l’erreur typique de premier roman :« le personnage trop parfait – Mary Sue ».

Car il est vrai que Pierre est un français ayant subit un chômage de longue durée, il rebondit et créer sa propre entreprise qui marche; il a un sens moral et une pureté hors-norme ; il a des compétences étonnantes qui lui permettent de tout réussir, des connaissances qui l’aide à s’adapter à un mode de vie totalement différent de la France. Il gagne tout de suite l’admiration du peuple de Tunpim… Bref ce Pierre est extraordinaire !

J’aurai aimé qu’il apprenne des choses avec les villageois, qu’il découvre véritablement la vie au sein de ce peuple, il semblait déjà connaître quelques facettes de cette vie…

Il faut passer outre, et prendre Pierre réellement comme il est. Un homme bon qui a décidé de changer de vie durant 4 semaines, mais peut-être qu’inconsciemment il était prêt à changer de vie tout court. Au contact du peuple de Tunpim, il vit des choses simples qui le comblent, il vit en communauté où liberté et partage rythment les journées. Ce peuple n’est pas primitif, mais plutôt très bien organisé. Leur vie est simple, faite d’amour, de partage et de liberté.

J’ai fini par m’attacher à ce Pierre qui opère un changement de cap radical dans sa façon d’appréhender la vie. Ses liens avec le peuple de Tunpim sont touchant au point qu’il devra renoncer à une partie de lui-même définitivement.

Il a un lien très particulier avec chacun des personnages importants, Tunpim et Kami le chaman le respecte énormément car ils savent qu’il apportera beaucoup à leur peuple. Avec Gao c’est un autre lien, plus particulier, encore plus touchant; Gao devient son élève et entre eux naît des sentiments forts. J’ai vraiment apprécier l’évolution de leur relation, tout en douceur, pudique, attentive.

Pierre occupe un autre rôle très important au sein du village mais je ne peux pas révéler sous peine de spolier les futurs lecteurs, ce rôle aussi inattendu qu’évident m’a également touché.

Et cette fin, logique, forte qui pousse à la réflexion.

Dans tout les cas, le changement de vie de Pierre bouscule, nous interroge et finalement on se demande et nous ? serions-nous prêt à lâcher cette vie effrénée contre une vie paisible dénuée de tous sentiments de haine, de guerre, de notion d’argent, de consumérisme … jusqu’où irions-nous pour atteindre la paix, le bonheur ?

En Bref :

Un roman agréable, touchant qui pousse effectivement à la réflexion.

Les Cornes d’Ivoires tome 1 : Afirik de Lorris Murail

Titre : les Cornes d’Ivoires

Tome 1 : Afirik

Auteur : Lorris Murail

Éditeur : Pocket Jeunesse

Nombre de pages : 512

Paru le 07/04/2011

Fiche bibliomania

4ème de couverture :

« Dans le futur, des Maîtres noirs règnent sur les deux continents, l’Afirik en plein essor et l’ancienne Europe, aujourd’hui dévastée par les épidémies.
Des bateaux conduisent en Afirik, par dizaines de milliers, des esclaves blancs, ceux qu’on nomme les Cornes d’ivoire. Du lointain passé, la jeune Mari ne sait pas grand-chose. Esclave dans une plantation de Kassamansa, elle rêve d’en apprendre davantage sur le pays mythique de ses ancêtres. Leur langue s’est perdue et, de leurs traditions et croyances, il ne subsiste que quelques rites obscurs. Même si Mari partage la vie de ses frères dans le village blanc, elle fait figure de privilégiée.
Compagne de jeu et souffre-douleur de la petite Lisha, elle est admise dans la somptueuse demeure de ses Maîtres noirs. Un drame va faire basculer sa vie… »

Mon avis :

Mari est une jeune esclave de 15 ans, elle a le privilège de pénétrer dans la demeure de son Maître pour s’occuper de sa fille cadette. En Kassamansa, les blancs ne sont rien, juste des esclaves à peine supportable, leur peau blanche dégoûte… Ils sont humiliés, insultés, souillés même. Les blancs ont fuit le nord du Monde car la Peste sévissait.

Mari rêve de liberté mais la réalité la rattrape très vite.

C’est une jeune esclave volontaire, courageuse, téméraire mais terriblement lucide. Sa condition, elle le sait, durera tant qu’elle n’aura pas  tout tenté, tout subi… pour l’instant sa solution pour être libre c’est dans sa tête. Elle ne sait pratiquement rien de ses ancêtres des pays du Nord, leur façon de vivre, leur croyance… bref elle est avide de savoir.

Lorris Murail nous propose tout un éventail de personnages : des régisseurs qui font leur travail avec zèle, des esclaves blancs collaborateurs, des maîtres noirs impitoyables, des personnes noires contre l’esclavage, des ivoiriers (trafiquants d’esclaves blancs) inhumains… tout ce panel de personnages nous plonge au coeur de l’esclavage et ses conséquences.

L’écriture de l’auteur est agréable même si quelques fois les descriptions sont un peu longues, attention ça ne gâche en rien le récit. C’est juste une affaire de goût…

La plume de Lorris Murail transmet ce caractère inacceptable de l’esclavage, de l’humiliation, de la perte d’identité et de dignité… Bref l’esclave est traité plus bas qu’une chose, plus mal encore qu’un animal, il est transparent. Aux yeux de ses maîtres l’esclave est invisible, il est juste là pour le servir…

Dans ce récit l’esclave est blanc mais cette indignation est universelle (blanc, noir, jaune…), l’esclavage pour n’importe quelle couleur est intolérable !

Ce qui m’a plu :

Mari qui a toujours su qu’elle partirait, qu’elle briserait ses chaînes. Elle ne savait pas quand cela devait arriver, mais Mari a toujours été patiente…

J’ai aimé cette façon qu’a eu  l’auteur de retourner les évènements… oui si c’était l’hémisphère Nord qui avait connu de multiples catastrophes, l’hémisphère Sud en aurait-il profiter pour prospérer ?

En Bref :

Une Uchronie surprenante, le destin de Mari est à suivre en 2012 !!