Une Route Une Guitare d’Henri Nestière

 

Titre : Une Route Une Guitare

Auteure : Henri Nestière

Éditeur : Autoédité

Genre : Contemporain

Format : PDF

Nombre de pages : 178

Fiche Bibliomania

 

Résumé de l’auteur

« Une chanson est apparue sur YouTube. Alors qu’un buzz se déclenche, beaucoup de gens se persuadent qu’il s’agit de Jimmy Stonend, un chanteur disparu depuis le début des années 70. Sollicité par un journaliste, Steve Belton, ancien batteur, arrive à un rendez-vous et parle de son ami. Il commence à raconter sa vie, son succès avec leur groupe, jusqu’à sa chanson sur le Vietnam qui allait marquer une fissure.Mais qui était Jimmy Stonend ?Qu’avait-il de si particulier ? »

Mon avis

Et voilà le dernier roman d’‘Henri Nestière ! Encore une fois merci à l’auteur pour la confiance qu’il m’accorde, à chaque fois, je ne le lui dirai jamais assez !

L’histoire

Une vidéo fait le buzz sur Youtube; Son auteur est un mystère mais nombre de personnes, de fans, de journalistes pensent que c’est Jimmy Stonend qui fait son grand retour. Davis, un journaliste, obtient l’interview qui va changer la donne. Non seulement, Steve Belton, le batteur du groupe de Jimmy: Les Clearwind, accepte mais il ne veut pas d’une interview truquée ou vite faite. Il veut raconter la vraie histoire de Jimmy, il veut donner son sentiment sur qui est vraiment Jimmy, comment lui il l’a perçu, côtoyé. Pour Davis, le journaliste, c’est inespéré.

Les personnages

Davis : C’est le journaliste qui a décroché une interview avec le batteur du groupe Clearwind. Steve Belton était un proche de Jimmy et il va peut-être pouvoir donner son sentiment sur cette vidéo. Davis va comprendre que l’ancien batteur ne va pas lui faire une simple causette et lui dire s’il croit que c’est Jimmy sur la vidéo. Non, Steve va se confier et va lui raconter comment était selon lui son pote Jimmy; Davis voit une opportunité de dépasser les magasines concurrents en faisant plus qu’un article… Il écoute sagement le batteur et le réécoute une fois à la maison et pour lui c’est une évidence il faut qu’il fasse un dossier complet sur Clearwind et peut-être même plus.

Steve Belton : Ancien batteur du groupe Clearwind, recruté par Jimmy un jour pas comme les autres, car ce fut le début d’une longue amitié, emplie de respect et de confiance. Steve décrit avec émotion son leader, avec passion aussi. Jimmy était un être à part et il a marqué tous les membres du groupes sans exception. Steve va essayer de faire comprendre à Davis, qui était selon lui Jimmy Stonend ou en tout cas lui décrire sa vision de Jimmy.

Alors je ne parle pas de Jimmy, volontairement car vous apprendrai à le connaitre en lisant ce roman !

La Plume, le Scénario

Au travers du témoignage de Steve Belton, l’ancien batteur des Clearwind, l’auteur, Henri Nestière, nous plonge dans l’Histoire des États-Unis dans les années 60-70, des années pleines de changements, de revendications, des années sombres, ségrégationnistes et avec en toile de fond la guerre du Vietnam.

Steve Belton ne va presque rien omettre; il va raconter la naissance du groupe Clearwind, son évolution, son passage au travers des faits marquants de l’Amérique; les groupes phares au côté desquels ils évoluaient; Les embrouilles, les dérapages, les bras de fer avec la maison d’édition. Le tout en total adéquation avec Clearwind qui se maintenait à une place très honorable dans le coeur des fans.

C’était une lecture très riche en référence, l’auteur connait bien cette période et c’était super intéressant d’un point de vue historique.

Mais, et oui je pose un « mais », au bout d’un petit moment j’ai trouvé que je ne lisais plus un roman mais un documentaire sur un groupe de Rock mythique des années 60-70. J’avais l’impression de lire une énumération de faits historiques et le groupe Clearwind passait au second plan. Alors je me suis dit que je ne me mettais pas dans le bon angle ou que peut-être je n’avais pas appréhendé le roman de la bonne façon.

Je me suis mise à lire autrement, de façon à comprendre en quoi les faits marquants de l’Histoire des États-Unis avait pu forger, influencer le groupe Clearwind voir même les autres groupes de cette époque, et la lecture est devenue plus fluide moins « scolaire ».

Ce personnage central, Jimmy Stonend, est un repère dans la traversée des années 60-70. Que les choses soient claires, l’époque, les mouvements de révoltes populaires ont forgé Clearwind mais Jimmy Stonend avait déjà mis sa touche; Pour lui, seule la musique compte; il devait en être ainsi pour tous les membres du groupe, sinon ça n’aurait pas fonctionné. Jimmy était un leader charismatique pour son groupe mais pas seulement, il était celui qu’on peut suivre en toute confiance, même quand ça menaçait de chauffer. Toutes ces révoltes sévèrement arrêtées dans la répression ont beaucoup influencé ses textes, ses chansons; même à contre courant des consignes de la maison d’édition; La guerre du Vietnam également l’a ébranlé mais pour lui la musique devait résister à tout ça, la musique devait être incorruptible et pour tous sans distinction. D’ailleurs si certaines de ses chansons étaient pleines de sens cachés, d’autres étaient très émouvantes, je pense particulièrement à celle en hommage à « Ray ».

Au travers du témoignage de Steve, Jimmy apparait comme un personnage entier, attachant et épris de liberté et surtout pas corruptible. Il était prêt à faire des concessions avec la Maison d’édition mais il arrivait toujours à ses fins d’une quelconque façon. On sent bien qu’il reste une face cachée de Jimmy qu’on ne connaitra pas; si ses coéquipiers n’ont pas réellement touché l’essence même de Jimmy Stonend, il est évident que nous en temps que lecteur le mystère restera entier.  Jimmy Stonend était un être torturé, épris de liberté et d’égalité, engagé mais pas réactionnaire. Voilà ce que je retiendrai de ce personnage mystérieux, charismatique et attachant.

Un petit mot sur le personnage du journaliste dont l’évolution est intéressante, je ne dirais pas pourquoi mais il ne ressort pas de cette interview indemne; il comprend que c’était peut-être l’entretien de sa vie !

En Bref

L’auteur Henri Nestière nous propose avec ce roman une petite virée dans l’Amérique des années 60-70 avec tous ses bouleversements sociaux, ses prises de conscience, sa musique et ses excès !

Impressionnant tant les références sont nombreuses et permettent vraiment de situer, d’implanter l’histoire de Clearwind et Jimmy Stonend mais aussi des groupes mythiques de l’époque.

Merci beaucoup Henri Nestière  pour cette lecture enrichissante !

 

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Le choix du Roi de Solène Bauché

Titre : Le choix du Roi

Auteure : Solène Bauché

Éditeur : Autoédité

Genre : Aventure, Historique, Fantastique

Format : Epub

Nombre de pages : 417

Fiche Bibliomania

Résumé de l’auteure :

« Royaume des Francs, 792. L’heure est grave : Charlemagne vient d’apprendre que son fils d’un premier lit, Pépin le Bossu, a conspiré contre lui. Le roi est loin d’avoir été un père idéal, mais la sentence est sans appel : le jeune traître doit rejoindre un monastère et y demeurer le restant de ses jours. Peu enclin à faire amende honorable et encore moins à devenir un homme de Dieu, Pépin dépérit. L’héritier déchu est loin de se douter que c’est par une entremise des plus inattendues que viendra son salut, avant d’entamer un périlleux voyage vers l’inconnu…

Un récit d’aventures teinté de fantastique dans lequel les voix se croisent et l’Histoire se mêle à l’Imaginaire.« 

Mon avis :

Je remercie l’auteure Solène Bauché d’avoir accepté ma demande de partenariat, ce fut une lecture très enrichissante d’un point de vue Historique mais aussi au travers des émotions procurées par le style d’écriture de Solène Bauché
L’histoire :

L’auteure nous conte l’histoire du Roi Charles (qui n’est autre que Charlemagne) son accession au pouvoir, sa mésentente avec son frère Carloman et sa vie sentimentale en dent de scie, quelques fois dirigée éhonteusement par sa mère, mais aussi quelques fois par son impulsivité, son avidité. Il décide de répudier Himiltrude avec laquelle il a deux enfants, la fillette est enfermée avec sa mère dans un couvent et il garde près de lui son Pépin le Bossus, le pauvre enfant est né avec une difformité. Quand en 792, Charles est la cible d’une conspiration étouffée dans l’œuf, dont son fils fait partie, il décide de l’enfermer dans le monastère de Prün jusqu’à la fin de ses jours… au grand désespoir de Pépin.

Mais un soir fatidique, le salut de Pépin vient de façon totalement inattendue mais il y voit une deuxième chance; Malheureusement son périple ne fait que commencer, son périlleux voyage va le mettre à l’épreuve mais va aussi lui en apprendre un peu plus sur lui et ses aptitudes longtemps étouffées croyant n’être qu’un bon à rien infirme.

Pépin le Bossu ne sera pas seul pour traverser la vie dangereuse qu’est la liberté !
Les personnages :

Charles : D’abord un jeune qui n’en fait qu’à sa tête, à l’inverse de son frère Carloman, qui fait tout pour plaire à leur père Pépin le Bref. Autant Carloman agit insidieusement comme un serpent, autant Charles agit promptement, sans se cacher. A la mort de son père il hérite d’une partie du royaume et son frère semble avoir eu une meilleure part. Charles n’aura de cesse de respecter la promesse qu’il a faite à son père sur son lit de mort c’est à dire de protéger la Papauté contre tous les ennemis autour du royaume. Malgré sa charmante épouse, il éprouve le besoin de voir d’autres femmes. Himiltrude ne lui en tiendra pas rigueur. Il se mariera plusieurs fois au nom de la sauvegarde du Royaume. Ces deux premiers nés, ainsi reniés resteront malgré tout à jamais gravés dans sa mémoire.

Himiltrude : C’est une jeune femme pleine de joie, très proche de la nature. Elle est dévouée et tellement amoureuse de Charles qu’elle lui pardonne ses incartades. Mais le jour de la répudiation sonnera le glas dans son esprit, dans son cœur. Mais elle n’aura de cesse de dépeindre un mari et un père gentil à sa fille.

Amaudra : petite fille de deux ans, pleine de vie, enfermée vivante dans un cachot (couvent); Sa joie et son émerveillement agacent les sœurs qui lui somme de se contenir pour finalement étouffer cette gaieté naturelle. Elle n’aura de cesse de maudire cet enfermement et les causes de cette réclusion imposée.

Pépin le Bossu : C’est un petit garçon qui n’aura de cesse d’admirer et de haïr son père; il va vivre constamment dans l’ombre sans jamais prouver à tout le monde que ce n’est pas sa bosse qui pourrait l’empêcher de faire des exploits. Par honte de son infirmité, il est caché et mis au ban des reclus. Souffre douleur de ses frères et sœurs, il finira par accepter de fomenter un complot avec des ennemis de son père. Reclus lui aussi, sa vie n’aura définitivement plus de sens mais le destin ou autre chose va lui jouer un tour bien malicieux

Les femmes de Charles pourraient être décrites mais je ne retiens qu’une seule chose, ce mépris de Pépin le Bossu au profit de leurs enfants… mais aussi par dégoût de l’infirmité de Pépin sans jamais s’intéresser sincèrement à lui.
La Plume, le Scénario :

Alors je suis partie dans ce récit historique comme une furie à tel point que j’avais dû mal à me raisonner pour aller dormir. Et ça je ne l’ai pas vu venir ! Wow quelle claque, je ne sais pas si se sont les mots de l’auteure qui m’ont envoûté ou l’Histoire de Pépin qui était passionnante ou tout simplement les deux peut-être; mais une fois dans le récit je ne pouvais plus m’arrêter.
Je me suis attachée dès le départ à Pépin le Bossu, à sa vie si malheureuse, si vide d’amour… malgré tout cette violence morale et physique, il avait des rêves que le monastère balaye sans concession… Au moment le plus inattendu, il est sauvé et retrouve goût à la vie, il ouvre grand les yeux, mais il est d’une naïveté touchante, il découvre la vie, il goûte pour la première fois à ce sentiment très fort d’être aimé. Et moi lectrice avec mon imagination toute ébahie, je le suivais avec un ravissement non dissimulé, je pestais quand il se sentait pousser des ailes sans méfiance, mais finalement la réalité lui revient très vite en pleine figure, mais c’est un homme nouveau et le voir faire face avec philosophie, mais quel bonheur !

Ce que j’ai beaucoup apprécié c’est ce voile très mince entre Histoire et Roman, cette frontière qui se mélangeait très souvent; L’auteure a collé parfaitement son récit sur l’Histoire réelle de Charles et c’est un des bonus qui m’a procuré cette addiction aux lignes du roman.
C’était très instructif, j’avais l’impression que l’auteure racontait une partie de la vie de ses aïeuls.

Ce qui m’a beaucoup plu également c’est le changement de point de vue, c’était intéressant de voir la vision de chacun sur une même situation.
La partie sur Amaudra m’a complètement bouleversée, mais quelle force, quelle détermination ! Cette femme est une étoile ! Solène Bauché ne nous épargne rien, elle nous dépeint Amaudra avec ses blessures, ses défauts, ses fêlures mais elle porte en elle cette lumière, cet instinct, cette réciprocité avec la nature et finalement tout cet amour refoulé mais pas enterré et qui ne demande qu’à sortir, un personnage entier et passionnant.

Les parties sur Charles sont toutes aussi intéressantes, car pour finir Charles a eu une vie tumultueuse mais pas forcément heureuse... tantôt dirigé par le devoir, tantôt par sa passion des femmes. Il aura des moments de bonheur certes mais sa vie aura été chaotique et emplie de regret. Il a fait des choix qui ont brisé des parties de lui mais qui ont aussi bouleversé des vies qui ne demandaient rien, juste à s’épanouir. Mais un Roi doit faire des choix compliqués et il n’est pas toujours entouré des bonnes personnes pour l’aider à choisir de façon équilibré entre la raison et la passion.
Un roman Historique saupoudré très légèrement de fantastique, à peine romancé et tellement bien écrit qu’il vous clouera à votre fauteuil !

En Bref :

On devrait apprendre l’Histoire comme ça à l’école !!!

Trêve de plaisanterie, ce roman m’a bouleversé tant par l’Histoire que par ses personnages passionnants.

Merci à l’auteure Solène Bauché pour ce partenariat tellement agréable et enrichissant, pour toutes les émotions par lesquelles je suis passée ! Merci beaucoup !

L’Espion de la Reine de Dorian Lake

Titre : L’Espion de la Reine

Auteur : Dorian Lake

Éditeur : Noir d’Absinthe

Genre : Historique, érotique

Format : Epub

Nombre de pages : 172

Fiche Bibliomania

*** Pour Public Averti ***

 

Résumé de l’auteur :

« Versailles, 1776.

Lucien est Garde-du-corps du Roi, prestigieux office qu’il doit à la bienveillance de la royale épouse. Lorsque cette dernière lui demande d’intriguer contre la duchesse d’Aiguillon, il n’a guère d’autre choix que d’accepter. La mission prend rapidement de l’envergure lorsque des espions anglais s’immiscent dans la manœuvre…

Un roman érotique où intrigues de Cour, espionnage, jeux de séduction et duels au sabre se succèdent dans une danse impitoyable. »

Les +
 – La part de réalité historique
 – Les descriptions de Versailles avec ses bons et mauvais côtés
 – Un héros dramatique plein de réalisme
 – Un érotisme à fleur de mots
Le –
 – La relation (sans doute logique de Versailles) de Lucien avec la Reine

Mon avis :

Merci à l’auteur Dorian Lake et aux Éditions Noir d’Absinthe de m’avoir renouvelé leur confiance 😉

L’histoire :

Lucien, Garde du corps du Roi, et espion de la Reine.

Lucien est dévoué corps et âme à la couronne, pour déjouer les intrigues d’un futur assassinat, il devra prendre tous les risques pour contenter la Reine mais aussi préserver le Roi. Afin de réussir sa mission, il devra jouer aussi bien du sabre que de séduction.

Au sein même de la Cour de Versailles où tout n’est qu’apparence, faux semblant et intrigues vénéneuses; Lucien doit se fondre dans ce marasme hautain et sulfureux, ne faire qu’un avec lui, adopter toutes les mimiques.

Alors même que la Reine le tient en laisse, il n’a d’autre chois que d’exécuter ses moindres demandes, tout en étant fidèle au Roi.

Les personnages :

Lucien : il fait partie de la garde du Roi, c’est un garde du corps; il est arrivé dans cette fonction grâce à la bienveillance venimeuse de la Reine; il lui sera redevable éternellement. Il est l’un des meilleurs bretteur du royaume, et pour ça il a dû se battre plus que les autres pour arriver à ce niveau là et acquérir un semblant de respect et de crainte de la part de ses pairs… Vous serez surpris par l’ambiguïté du personnage 😉

La Reine : Elle ne se mêle pas trop de la Cour et reste plutôt au Trianon, mais malgré tout elle garde un œil sur les femmes qui tournent autour de son Roi de mari. Et de son palais, elle élimine ses rivales, enfin certaines rivales. Elle use et abuse de Lucien pour conserver sa dignité de Reine, Lucien est son espion et son faire valoir dans le plus grand secret. Pour sa Reine, Lucien doit éliminer les rivales peu importe la manière. Elle lui demande aussi ou plutôt exige qui se plit à ses désirs sulfureux de dominatrice pour lui faire comprendre qu’il lui appartient, qu’il n’est pas libre.

D’autre femmes traversent la vie de Lucien, différente chacune, lui apportant plaisir, sentiments ambigus et intrigues.

La Plume, le Scénario :

C’est le cinquième roman de Dorian Lake que je lis et je ne m’en lasse pas !

L’écriture de l’auteur est agréable et nous plonge très facilement dans le monde de Versailles.D’ailleurs, peu importe le monde, les mots se suivent et nous entourent pour mieux nous enchaîner à l’histoire.

Dorian Lake ne nous épargne rien, pas de poudre aux yeux… Oui Versailles c’est le faste, c’est les beaux atours, ça brille, c’est les belles toilettes de ces dames mais c’est aussi les fausses apparences, les fausses chastetés, la vertu contre la débauche, les orgies, la puanteur, la crasse, les déjections derrière les portes… c’est aussi tout le petit peuple (maltraité, abusé, violenté) qui travaille nuits et jours pour le bien de toutes ces personnes de la Cour…

J’ai vraiment apprécié cette touche d’Histoire authentique avec des personnages qui ont vraiment existé comme Silas Deane (Diplomate américain) ou encore Vergenne, ministre des Affaires étrangères avec lesquels Lucien interagit. Et puis cette réputation libidineuse de la Reine qui fait vraiment partie de l’histoire.

Une chose m’a déplu, c’est la relation dominant/dominé qu’entretient la reine avec Lucien, et surtout cette propension de la Reine de le traiter comme un objet, un outil de sa vengeance, de sa maîtrise de la Cour… c’est une logique mais ça me rendait triste pur Lucien qui lui reste fataliste…

Le climat entre la France, les États-Unis et l’Angleterre est tendu durant cette période, et c’est sur cette tension que l’auteur tisse son intrigue d’espionnage, d’assassinat. Lucien doit déjouer ce meurtre tout en préservant la réputation d’une dame de la Cour sous l’anonymat. Il éprouve à l’égard de cette favorite de la Reine des sentiments équivoques..Cette ambivalence de sentiments fait faire à Lucien tout ce qu’il est possible de faire jusqu’à infiltrer une soirée de débauche pour arriver à ses fins… A Versailles, il n’y a point d’amour …

Le plus étrange n’est pas tellement son dévouement mais le plaisir coupable qui s’empare de lui lors de ses soirées de luxure… Lucien s’enfonce un peu plus dans l’obscurité de ses commanditaires…

Justement parlons de ses scènes de charme, d’érotisme. Chacun y trouve son compte, il est clair que le sexe est une arme à Versailles. Chaque scène d’érotisme nous éclaire sur la situation des protagonistes; certes ils prennent du plaisir mais à chaque moment le sexe est utilisé dans un seul but, celui d’arracher à quelqu’un des secrets, des confidences ou pire encore celui de faire comprendre qui est le maître et qui est dominé mais c’est aussi une manière de prouver sa loyauté envers une autre personne…

En tout cas, au travers de la prose de Dorian Lake, on se retrouve à Versailles au milieu d’une intrigue qui perdra peut-être Lucien… Il n’est certes pas si ingénu que ça… Versailles a fait de lui ce qu’il est ou plutôt la Reine l’a forgé pour le bien mais peut-être pour le pire également.

En Bref :

Un roman où Histoire, espionnage et érotisme flirtent avec fluidité pour nous faire passer un moment très agréable.

Merci encore aux Éditions Noir d’Absinthe et à l’auteur Dorian Lake pour m’avoir proposé ce partenariat 🙂

I#CONE# de François BERDEAUX

Titre : I#CONE#

Auteur : François BERDEAUX

Éditeur : Autoédité

Format : Site Internet – www.icone.site

Genre : (Très) contemporain, ésotérique, historique

Nombre de pages : Un certain nombre

Besoin spécifique : Une connexion internet

Résumé de l’auteur :

L’auteur n’en fait pas vraiment.

Quand François Berdeaux m’a contacté, il a décrit son récit comme « un roman numérique d’un genre nouveau […] une aventure littéraire 2.0. […] ce thriller plonge dans les méandres d’un ésotérisme 2.0. en mêlant Histoire et anticipation; mélangeant les genres au sein d’un roman novateur aux allures de site internet ».

Dans le teaser dédié à ce site on peut y voir défilé un nuage de mots assez évocateurs : Prophète anonyme – La Grande Pyramide – Internet – Bitcoin -John Dee – Bourges – Henoch – Jesus – Rennes-le-Château… et il existe un lien entre tout ça !

Mon avis :

L’histoire :

Idris est dans une mauvaise passe personnelle et professionnelle… Au détour d’une conversation avec un ami, il se retrouve à visionner une vidéo sur la Grande Pyramide (l’auteur laisse un lien au lecteur pour qu’il puisse lui aussi visionner cette vidéo). Peu de temps après sa vie bascule dans une aventure haletante où théories complotistes, Histoire invraisemblable et véritable se côtoient. Plus ses recherches partent dans tous les sens plus elles se recoupent, plus on se rapproche (ou pas) de la vérité. Mais il n’est pas seul dans l’aventure, Émilie et Paul le soutiennent et l’aide à structurer ses idées.

Les personnages :

Idris : Il n’a rien du grand chercheur de trésors, pas forcément croyant non plus. Il semble être une personne lambda en déroute psychologique… Pendant que sa vie bascule, il trouve peut-être dans cette étrangeté de quoi s’accrocher à cette existence qui part en cacahouète… Il a l’air sensible, pas idiot dans le sens pas le genre à se faire arnaquer (si tenté qu’il y ait un genre). Il s’attache à Émilie car elle a l’air sincère et paraît aussi perdue que lui face à cette aventure. Et Paul est un personnage haut en couleur, très érudit ce qui fait de lui un compagnon d’aventure « fiable ». Idris ne comprend pas comment et surtout pourquoi il se retrouve dans cette aventure.

Émilie : Elle est complexe; une organisation l’a engagée pour guider Idris. Finalement on sait peu de chose sur elle, juste ce qu’elle laisse entrevoir de son profil, c’est à dire une étudiante en déroute dans les labyrinthes du métier de comédien. Elle est très emballée à chaque avancée d’Idris, dès qu’il décrypte une nouvelle piste ou ramification dans leurs recherches. Ce qu’elle aime chez lui c’est sa ténacité.

Paul : C’est un érudit, il sait beaucoup de choses qu’il transmets bien volontiers à Idris. Leur rencontre n’a pas été si chaleureuse, elle fut compliquée car Paul ne voyait pas comment répondre aux nébuleuses questions d’Idris. Mis en relation par une connaissance commune; Idris a un peu forcé la main de Paul. Après une mise au point essentielle, ils ont commencé à échanger leurs connaissances et leurs découvertes. Paul s’est révélé d’un soutien inestimable.

La Plume, le Scénario :

Ce roman est réellement novateur, pour le coup c’est la première fois que je lis une histoire de cette façon.

Je repose les bases pour vous expliquer mon rapport aux lectures et surtout aux livres :

  1. Au départ, je suis une amoureuse des livres en papier =>> l’odeur, le toucher, la vue – garder les livres sous les yeux dans une bibliothèque… ça c’est mon truc
  2. J’adore toutes les histoires qui s’approchent de loin ou de près à l’irrationnel mais avec un pied dans la réalité (le truc du plausible, peut-être possible …), j’adore la littérature jeunesse, la fantasy dans son plus large spectre, les BD, les Comics et les Mangas.
  3. Depuis maintenant un peu plus de 2 ans, je me suis mise à lire des romans d’auteurs autoédités qu’ils me proposaient, donc très souvent numérique, des « Ebooks », ce format dont je n’étais pas fervente admiratrice, le numérique ce n’était pas pour moi… Mais j’ai découvert de véritables pépites que j’aurai complétement ratée en restant fermée à ce nouveau format. En plus, de lire  sur un support numérique, ça m’a permis d’étendre mes préférences à d’autres genres (roman classique, historique, humoristique même…), bref le numérique est entré dans ma vie un peu en forçant la porte et c’est temps mieux car j’ai pu lire des récits d’un horizon beaucoup plus vaste.

Tout ça pour arriver à l’auteur, François Berdeaux qui a accosté ma boite de réception avec son roman d’un format des temps modernes; et encore un coup de fichu à mes livres papiers chéris !

Le livre, le roman, le récit est un site internet avec un certain nombre de pages; on sent bien le lourd travail de ce format !

J’ai suivi l’histoire d’Idris, d’abord avec méfiance car honnêtement, je n’arrivais pas à trouver le pourquoi de ce format; mis à part des clics… en plus l’histoire d’Idris au départ est malheureusement (pour lui) très courante. Puis au fur et à mesure des pages, je me suis retrouvée prise dans cette envie de savoir où tout ça mènerait Idris.

Pour ce faire, à chaque fin de page on clique pour passer à la page suivante, jusqu’à rien de bien extraordinaire…

Mon avis allait changer car plus on tourne de page, plus l’histoire se complexifie, plus les pages sont tentaculaires. Je m’explique les recherches d’Idris sont rattaché à des pages Google, Wikipédia et il suffit de cliquer sur des points qui se trouvent sur les pages de lecture pour avoir accès aux recherches du personnage. Chaque point de découverte est étayée par des arguments en lien avec Google, Wikipédia

L’auteur se sert également de supports vidéos/ photos des lieux dont les personnages visitent; des plans où ils séjournent lors de leurs visite dans leur course à la vérité. François Berdeaux utilise aussi le support audio pour nous faire entendre la pluie ou des pas lors de la lecture c’est indéniable ça met dans l’ambiance.

Chaque page est agrémentée par des photos, des dessins, des animations qui m’ont permise de me plonger pleinement dans l’histoire en tout cas de visualiser clairement ce que pouvait traverser Idris, Émilie et Paul.

Malheureusement, et oui il y a un MAISd’habitude c’est mon imagination qui fait ce boulot là. Et du coup, dans ce roman, la visualisation étant imposée, clairement réelle; on ne sait plus vraiment si tout ceci est réel ou simplement le récit d’un auteur peut-être visionnaire en tout cas avant-gardiste.

C’est un tout petit bémol, sachant qu’au départ je préfère le livre papier, l’auteur à pris un petit risque sans le savoir …

Je trouve le résultat quand même pas mal du tout. Et je crois que cette histoire par sa forme particulière et un sujet sous-jacent brûlant restera gravée un moment  dans mon esprit. Oui un sujet brûlant car malgré des recherches sur l’Histoire, ça reste quand même un sujet totalement d’actualité.

Cette histoire nous parle d’un Dieu pas si ancien (en tout cas qui sait très bien s’adapter) et l’auteur François Berdeaux est peut-être un lanceur d’alerte ?!?

En tout cas ces derniers chapitres m’ont fait réfléchir sur cette société dont je fais partie et qui est hyper connectée

En Bref :

Un roman prenant au fil des pages, ludique finalement car on devient un peu acteur, si on veut la suite, si on veut connaître les sources d’Idris, bref on clique … on clique… on clique…

Un récit étrange, novateur et alarmant (oserai-je dire ?).

Merci François Berdeaux pour m’avoir proposé votre récit et pour votre patience également 😉

Petit aparté je ne savais pas ce qu’était une Escape Room et soyons honnête (je vis au fond d’une grotte) je n’en soupçonnais même pas l’existence … merci aussi pour cette « grande » découverte pour moi 😉

L’oeil du Tsar Rouge de Sam Eastland

Titre : L’oeil du Tsar Rouge

Auteur : Sam Eastland

Traducteur : David Fauquemberg

Éditeur : Anne Carrière

Genre : Policier, Historique

Nombre de pages : 341

Sorti le 6 janvier 2011

 

4ème de couverture :

« 1929, Sibérie.
Le jeune commissaire Kirov vient chercher un homme pour le sortir du goulag. L’ordre en a été donné par le camarade Staline en personne : le prisonnier 4745-P doit être immédiatement « réactivé ». Alors qu’il extirpe de l’enfer un homme à moitié mort, Kirov ne se doute pas qu’il vient de rendre à la vie une légende : l’inspecteur Pekkala, que toute la Russie connaissait sous le surnom de « l’Oeil d’émeraude », était le plus grand policier du tsar Nicolas II. Un homme au-dessus de tous les pouvoirs, ne répondant qu’au tsar et dont sa loyauté à la Couronne a entraîné la perte. Si Staline rappelle son pire ennemi à son côté, c’est qu’il a besoin de ses talents exceptionnels pour résoudre une énigme dont la réponse pourrait constituer une véritable bombe politique : que sont devenues les dépouilles des Romanov ? L’un des enfants du tsar n’aurait-il pas échappé à la colère rouge ? »

Mon avis :

L’histoire :

Le lieutenant Kirov doit sortir un prisonnier du Goulag sur ordre de Staline lui-même. Il ne sait pas qu’il ramène à la vie une légende.

Ce prisonnier a pour mission de retrouver les dépouilles des Romanov.

Au travers de sa renaissance ou plutôt de son réveil, Pekkala nous fait revivre un pan de l’Histoire sanglante de l’URSS.

Les personnages :

lieutenant Kirov : Il apparaît comme un soldat bizuté qu’on a mis à ce poste sans grand espoir pour sa survie. Or il se révèle très intelligent et très logique et surtout d’une utilité insoupçonnée pour Pekkala.

Pekkala : C’est le monstre au fond de la forêt qu’on ne veut pas croiser. Implacable, survivant on ne sait pas trop comment… Ces geôliers le pensent à moitié mort, il ne reste plus que l’ombre de lui-même. Mais il a réussit à préserver son espoir, cette partie de lui encore vivante qui ne demande qu’à sortir, au bord de la conscience, bien à l’abri dans un coin de son esprit. Il attend inconsciemment le jour de sa vengeance et aussi peut-être le jour où il pourra déposer les armes, se pardonner et enfin se reposer.

C’est un être dévoué, cynique, froid, terriblement analytique mais pourtant au fil de ses come-back on aperçoit de lui un être attachant que la vie à durement touché.

La Plume, le Scénario :

Sam Eastland nous plonge violemment dans l’Histoire, époque sanglante du Tsar Nicolas II. L’œil d’émeraude, le grand policier du Tsar, au dessus des lois, ne répondant qu’aux ordres, aux besoins et à la protection du Tsar et de sa famille.

Après la chute sanglante du Tsar, lors de la révolution rouge, Pekkala est jeté aux oubliettes, loin de la mémoire populaire.

Staline décide de réhabiliter cet homme pour retrouver les dépouilles de la famille qu’il aurait dû protéger.

Soudain, l’auteur nous projette dans l’esprit de Pekkala, il nous fait ressentir ce besoin de vengeance, ce besoin de retrouver des traces de son passé, ce besoin de retrouver les vestiges de son ancienne vie, c’est si douloureux, mais on sent que c’est vital pour qu’il continue à avancer. Pekkala est un policier hors pair, il a déjà rencontré la mort, la confronter à nouveau l’ébranle mais ne l’empêche surtout pas de continuer.

Le dénouement m’a pris par surprise. J’étais tellement prise dans le passé de Pekkala que je n’ai pas vu venir cette fin étonnante

J’ai trouvé passionnant tout ce pan de l’histoire qu’on visite avec les flashbacks de Pekkala mêlée à l’enquête policière.

L’auteur a réalisé un glossaire, à la fin du livre, sur cette période de l’histoire sombre, avec les vraies dates, les recherches, les enquêtes policières réelles qui ont été menées sur la véritable histoire de la famille Romanov. Avec ce parallèle, on ne peut s’empêcher d’imaginer les personnages réels, leur vie, leur déchéance sanglante.

En Bref :

Un roman policier qui m’a interpellé sur les rayons de la Médiathèque par son résumé intrigant.

Passionnant ! D’autant plus qu’il s’entremêle à l’Histoire réelle.

Cesare tome 1 à 6 par Fuyumi Soryo

Cesare 2  Cesare 3  Cesare 4  Cesare 5  Cesare 6

Cesare 1Titre : Cesare

Auteur : Furyo Soryo

Superviseur : Motoaki Hara

Traducteur : Sébastien Ludmann

Éditeur : Ki-oon

Premier tome sorti le 21 mars 2013

4ème de couverture :

« Naïf et studieux, Angelo da Canossa n’est guère armé pour la vie d’étudiant à l’université de Pise, un lieu d’intrigue et de tensions dans l’Italie de la Renaissance. Son innocence résistera-t-elle à la rencontre de Cesare Borgia, rejeton d’une famille à la réputation sulfureuse, dont le père est sur le point d’accéder au Saint-Siège ? Rivalités entre les différentes factions de l’université, dangers de la vie quotidienne de l’époque, machinations politiques et luttes fratricides, il va partager les années de formation d’un des personnages les plus fascinants de l’Histoire, qui a récemment inspiré pas moins de deux séries télévisées. »

Mon avis :

L’histoire :

Angelo da Canossa entre à la Sapienza, l’université de Pise fréquentée par les enfants des puissants de ce monde. Il est recommandé par Messire Lorenzo de Médicis, le mécène de l’université et non des moindres le souverain de Florence. Angelo n’est pas du tout au fait des us et coutumes de ce nouveau monde qu’il va devoir fréquenter. Sa franchise et son honnêteté va lui attirer autant de curiosité bienfaitrice que de malveillance. Jeté dans l’arène avec des fauves, ses camarades étudiants, il va devoir apprendre vite. Il va s’attacher rapidement à Cesare Borgia, une figure indéniable et emblématique de l’université de Pise. Entre intrigue et complot, il va murir très vite, et apprendre beaucoup plus en quelques mois que s’il avait étudié chez lui.

Cesare quant à lui va s’étonner de ce jeune oiseau tombé du nid, puis va comprendre l’étendue des capacités d’Angelo, et s’en servir de bonne ou de mauvaise grâce… tel est la façon d’agir du très grand et déterminé Cesare.

Les personnages :

Angelo da Canossa est un jeune orphelin élevé par son grand-père tailleur de pierre. Il s’est fait remarquer par Messire Lorenzo de Médicis le souverain de Florence et bienfaiteur de l’université de Pise « la Sapienza » qui décide d’y envoyer Angelo . Son inexpérience du monde lui offre la liberté de parole, ce qui lui cause parfois de lourds désagréments ;).  Son clan reste la Fiorentina avec à sa tête Giovanni de Médicis le fils de Lorenzo. Mais il se sent tout de suite attiré par l’aura de Cesare Borgia, le chef de clan des espagnols. Ainsi au fils du temps, entre eux va naître une amitié à double tranchant, mi-service/ mi véritable.

Cesare Borgia, fils de l’éminemment connu Cardinal Rodrigo Borgia. Il étudie à l’université de Pise dans le but de devenir un homme d’Église et soutenir son père à la candidature du saint siège. Déjà enfant les adultes s’accordaient à dire qu’il était un prodige, alors à seize, ce jeune homme est toujours très doué et très charismatique. Il est attachant, il s’intéresse au sort du peuple bien davantage que les autres étudiants, mais parfois on sent qu’il n’est guidé que par le désir de gravir les échelons pour rendre fier son père et le soutenir… autant par d’autres moments c’est un jeune homme de seize ans qui a des rêves tout simples, mais il sait pertinemment que son rôle prévaut sur ses sentiments !

La plume, le scénario :

Je pense que mes mots ne rendront pas suffisamment honneur à cette saga… oui oui à ce point ! Je reste une amoureuse du fantastique. Et malgré cela je suis séduite par moment par des mangas pas du tout fantastique… Cesare est une saga historique rendant l’histoire de Cesare Borgia parfaitement dans son contexte.

On s’attache à cet arrogant espagnol qu’est Cesare, et encore plus à Angelo. Parfois il m’est arrivé de douter d’Angelo… il me reste une petite clochette au fond de mon cerveau… oui je sais c’est un peu bizarre mais…je n’ai pas terminé cette saga car il n’y avait que 6 tomes à la médiathèque 😦 j’avoue que je n’arrive pas encore bien à déterminer si Cesare à pris en amitié véritable Angelo ou s’il se sert de ses capacités car il vaut mieux avoir Angelo comme ami que comme ennemi  bien que pour l’instant il paraît inoffensif…

Le graphisme est super et nous plonge dans ce monde des Borgia et des Médicis avec magnificence !!

Tous ces complots pour le saint siège, toutes ces intrigues pour établir son territoire voir l’agrandir. Ces alliances qui se forment, se méfient, se séparent… quel monde tranchant et ces deux ado Cesare et Angelo jetés dans cette cours des puissants pour y faire leurs armes 🙂 On y apprend plein de chose sur les clans, par exemples les français sont des rustres redoutés pour leur emportement, leur puissance physique et leur goût pour le massacre, les espagnols sont rapide et agile et tellement plus ouvert d’esprit question religion et ouverture sur le monde, les florentins de véritables chevaliers 🙂

En Bref :

Absolument passionnant ! J’ai tout apprécié, l’histoire, la plume, le graphisme, le trait vraiment Parfait ! Je lirais dès que possible les 5 derniers tomes disponibles.