Un Renard dans le Miroir de Luisa Gallerini

Titre : Un Renard dans le Miroir

Auteur : Luisa Gallerini

Éditeur : Autoédité

Genre : Érotisme, fantastique

Format : ePub

Nombre de pages : 377

Fiche Bibliomania
*** Pour public averti ***

Résumé de l’auteur

« N’êtes-vous jamais fier comme un paon ou têtu comme une mule ? Êtes-vous plutôt rusé comme un renard ou bête comme une oie ? L’homme, dit-on, est un animal comme les autres.
A sa sortie du couvent, Joséphine reçoit une invitation anonyme accompagnée, dans un paquet soigneusement ficelé, d’un miroir en argent. Conviée à une soirée parisienne très prisée, elle ne résiste pas à sa curiosité naturelle. Et pourtant, les rumeurs les plus folles courent sur le compte de la maîtresse de maison, une riche Américaine à la réputation sulfureuse. En tombant dans ses filets, Joséphine succombe à la première d’une longue série de tentations… Entre aventures éphémères et plaisirs saphiques, pulsions animales et expériences initiatiques, la soirée prend vite un cours inattendu. D’autant que le miroir en argent possède un étonnant pouvoir magique : révéler la véritable nature des êtres vivants. Fascinée par cet extraordinaire secret, Joséphine mène son enquête. Qui a bien pu l’inviter à ce salon mondain, et pourquoi ?
Au fil de ses rencontres avec des créatures surnaturelles aussi séduisantes que menaçantes, Joséphine est confrontée à la formidable complexité de l’espèce humaine. Le but ultime de sa quête ? Sa nature la plus profonde.

A l’image du « Portrait de Dorian Gray » d’Oscar Wilde et de « L’Ile du docteur Moreau » d’H. G. Wells, « Un Renard dans le Miroir » est une invitation à voir au-delà des apparences ; dans la veine des nouvelles érotiques d’Anaïs Nin, ce roman fantastique est aussi une invitation à vivre une inoubliable nuit… sans sommeil.« 

Mon avis

Merci à l’auteure Luisa Gallerini d’avoir accédé à ma demande de partenariat, encore une fois son univers étonnant ne m’a pas déçue !

L’histoire

Mademoiselle Joséphine de Courmont est invitée, à sa plus grande surprise, à une soirée privée chez Madame Lampado. Soirées privées qui d’après les rumeurs sont peu recommandables et licencieuses. L’invitation n’ayant pas d’expéditeur, la curiosité l’emporte mais aussi la pression maternelle qui l’a pousse à sortir un peu. Joséphine décide de ne pas donner foi aux On-Dits et accepte l’invitation. Un miroir de jolie facture accompagne l’invitation.

A son arrivée Joséphine a le sentiment d’être le miel qui attire les abeilles. Madame Lampado la prend en charge et la présente à plusieurs personnalités étranges dont Joséphine sera la victime ? l’élève ? ou peut-être même le bourreau ?

Au travers du fameux miroir Joséphine découvre la nature véritable des invités, s’étonne et s’épouvante en même temps; mais cette soirée est loin d’être finie et ce que lui réserve ses nouvelles amies la plonge dans un océan de tentations aussi séduisantes que terribles. Certains n’ont pas que de bonnes intentions, cette jeune novice en fera les frais mais elle a peut-être assez de force et de caractère pour tenir tête aux plus dangereux... Elle devra tout de même compter sur ses nouvelles amies pour éviter certains pièges mais les services ne sont pas gratuits !

Les personnages

Mademoiselle Joséphine de Courmont : Joséphine sort du couvent et reste au chevet de sa maman malade; Lorsqu’un jour elle reçoit un pli d’invitation accompagné d’un étrange face-à-main. Elle décide d’accepter cette déconcertante invitation, même si elle pense ne pas avoir sa place dans ces soirées mondaines, elle qui n’a semble t-il aucun talent littéraire… Cette soirée va devenir une inconcevable initiation dans un monde inconnu et sulfureux. Melle de Courmont est très courtisée, et tous semblent la voir comme une jeune novice à manger toute crue, mais derrière ce masque de jouvencelle ce cache une personne très intelligente, perspicace et astucieuse; n’en déplaise à ces bêtes curieuses… Elle sera tour à tour l’élève, le maître mais aussi la victime mais c’est sans compter sur son caractère bien trempé.

Madame Dona Lampado : C’est la dame de ces soirées, mystérieuse, enthousiasme et boudeuse par moment. Elle prend en charge Joséphine et la présente à certaines personnes. Étant la maîtresse de maison, elle se fait un devoir d’introniser cette jeune novice pas si timorée. Elle joue avec Joséphine comme un prédateur joue avec sa proie mais malgré tout elle ne semble pas avoir de mauvaises intentions, en tout cas ce n’est pas la plus dangereuse de tous les convives…

La ménagerie rue d’Abbaye : Joséphine de Courmont va être confrontée à des créatures dont elle ne soupçonnait pas l’existence au sein même de cette cour d’humain pas si humain au demeurant… Tous sont étonnants, certains ne sont pas malveillants, d’autres sont vicieux et calculateurs; d’autre encore sont la gentillesse même pendant que d’autres encore sont empli d’aigreur et de méchanceté… Joséphine va devoir deviser avec tout ce monde et décoder les codes de bienséance et par la même grandir au contact d’animaux surnaturels.

L’homme est un animal pour l’homme c’est bien connu mais il reste néanmoins des hommes et des femmes qui sont des compagnons fidèles et protecteurs. Dans cette soirée mondaine parisienne, Joséphine sera mise face à toutes sortes d’animaux aux combinaisons et amitiés totalement improbables.

La Plume, le Scénario

Je retrouve la plume agréable de l’auteure Luisa Gallerini avec plaisir dans un genre , un registre plus sulfureux que les deux autres romans lus dernièrement (Ceux d’en haut, Livre 1 : La Momie de Pâques et Ceux d’en haut, Livre 2 : Une Promenade hors du corps).

L’auteure nous conte l’aventure de Joséphine de Courmont, une jeune fille sortie récemment du couvent et qui reste des jours et des nuits entiers au chevet de sa mère malade. Cette invitation est une aubaine pour la sortir de son triste quotidien, bien qu’elle ne sache pas de qui vient l’invitation. Ainsi commence l’aventure, l’initiation au monde des soirées parisiennes de Joséphine.

J’ai beaucoup aimé le personnage de Joséphine, car malgré qu’elle soit novice, elle n’en ai pas moins intelligente et perspicace. Elle n’est pas idiote et ne se laisse pas avoir facilement. Sa méfiance la sauve de situations périlleuses. Elle trompe involontairement et charme les convives avec ces airs de fraîcheur juvénile, de plus elle est très habile dans ces conversations et en surprend plus d’un. Elle ne renie pas du tout son côté novice, elle avoue ne pas connaître les us et coutumes de ses soirées mais elle agit et fait de son mieux pour ne froisser personne tout en gardant son intégrité. Par contre, elle n’est pas armée devant la perfidie sournoise de certaines et le danger rôde très souvent, heureusement elle a de nouvelles amies qui veillent.

Parlons de ce curieux instrument « Face-à-main », un miroir dans lequel, Joséphine peut percevoir la nature profonde des convives de cette soirée très étrange. Au lieu d’être terrorisée, elle est d’abord surprise, là encore elle ne nie pas être épouvantée par l’aspect de certains pour finalement trouver en eux plus de bons côtés que leur apparence ne laisse à penser…
Ce bestiaire de la rue Abbaye était très intéressant car finalement, n’est-ce pas ce qui se tapi au fond de chacun de nous ? D’ailleurs Joséphine arrive à déceler au bout d’un moment quel animal se cache sous les traits de ses amis d’un soir, sans le miroir …

Très rapidement, Joséphine comprend quels jeux se jouent dans les soirées de Madame Lampado; Loin d’être effarouchée, elle laisse libre court à ses propres désirs et à son envie de liberté, elle est loin d’être une victime, elle est très douée pour retourner la situation à son avantage, surprenant par la même occasion ses amies. Madame Lampado la présente à ses convives, ces rencontres sont surprenantes, sulfureuses, ludiques et même initiatiques. Tout est donnant donnant, un service en dessert un autre, Joséphine ne perd pas souvent, trouvant toujours une faille dans le piège/jeu de ses rencontres.

Sur fond des soirées mondaines, Joséphine cherche, mène l’enquête : Qui peut bien l’avoir invitée ? Au gré de ses recherches elle butine et glane quelques indices qui la mèneront tout droit à l’expéditeur de l’invitation ! Ses recherches l’amènent à fréquenter ça et là de nouvelles connaissances très agréables et troublantes.

Dernier point qui retient toute mon attention, l’auteure, Luisa Gallerini, serait-elle immortelle ? J’aime beaucoup le fait qu’elle relate les faits comme si elle était présente ou témoin de passage; Et ce récit rejoint en ce point les autres romans que j’ai lu de l’auteure. Luisa joue à chaque fois un rôle perturbant; et ce avec seulement quelques mots à la fin de son récit. Vous comprendrez en lisant ce roman !

En Bref

Un récit espiègle, piquant, troublant et sulfureux.

L’initiation de Joséphine dans les soirées mondaines parisiennes de Madame Lampado était passionnante et étonnante !

Toutes ces créatures surnaturelles, bien cachées au fond de presque tout humain, étaient vraiment captivantes car finalement comme toujours la fiction rejoint la réalité par des chemins bien tortueux mais tout est jeu de faux semblant c’est en cela qu’est la nature humaine.

Merci à l’auteure Luisa Gallerini pour ces moments étonnants et suggestifs !

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Gremlin’s Road, tome 1 : Yougoslavia 1986 de Sébastiane T. Cornick et Mary Mogwai

Titre : Gremlin’s Road

Tome 1 : Yougoslavia, 1986

Auteures : Sébastiane T. Cornick et Mary Mogwai

Éditeur : Éditions Sydney Laurent

Genre : Thriller, Fantastique

Format : Epub

Nombre de pages : 252

Fiche Bibliomania

4ème de couverture :

« Je suis une journaliste motarde, spécialisée dans le surnaturel. Je vois des fantômes et discute avec eux. C’est pratique pour les interviews exclusives… Avec un CV comme le mien, vous ne pensez tout de même pas que je peux passer inaperçue ? Apparemment, mon Patron le croit et m’envoie enquêter sur des massacres étranges en Yougoslavie. En pleine guerre froide. Avec un simple appareil photo et mon 400 XLS. Le voyage ne va pas être de tout repos… »

Mon avis :

 

L’histoire :

Carine est journaliste dans un journal traitant le surnaturel. Cette fois, son patron l’envoie en Yougoslavie, sur une histoire sombre et lugubre… Le plus étonnant c’est que son patron est plus touché que d’habitude. Elle doit faire équipe avec l’arrogant et très sexy Damien, un collègue coureur et très sûr de lui. Ils décident de parcourir près de 10 000 km à moto jusqu’à la Yougoslavie où se perpétue d’horribles meurtres laissant des charniers écœurants à plusieurs endroits… Carine et Damien n’ont aucune idée de ce qui les attend là bas , ce qui est sûr c’est qu’ils auront besoin de leur habilités particulières 😉

Les personnages :

Carine : est une journaliste un peu particulière, elle adore sa moto qu’elle répare in-extrémis pour son voyage en Yougoslavie. Elle a un tempérament fort, elle est très maligne, un peu « fonce dans le tas », elle est de taille face à un gang de motard ! Mise à part son statut de motarde, elle a un familier très étrange et son habilité l’aide grandement dans son travail de journaliste du surnaturel. Elle se retrouve dans un pays inconnu avec un collègue diablement sexy… mais dans l’obscurité d’horribles choses guettent et traquent leur proie.

Damien: C’est le collègue de Carine, il fait tourner toutes les têtes en particulier celle des femmes … pas une ne résiste à son charme; si peut-être une, Carine, et il n’a qu’une envie c’est de changer ça ! Damien a lui aussi un certain potentiel surnaturel qui lui a valu beaucoup de souffrance dans le passé… et il est loin de s’imaginer que cette habilité va lui causer encore de sérieux ennuis.

Plusieurs personnages peuplent ce périple à moto et vous en dire davantage serait spolier.

La Plume, le Scénario :

Alors ce n’est pas la première fois que je lis les romans de l’auteure Sébastiane T. Cornick, j’en suis à mon troisième roman. Mais elle écrivait sous un autre nom que je tairais car elle a décidé de changer de nom pour une très bonne raison ! Cette histoire est écrit à deux et elle est très réussie 🙂

De premier abord, j’ai trouvé ce roman lugubre et affreusement macabre… tout au moins le début du roman. Vous le savez je ne suis absolument pas fan de charnier, de sang, de membres arrachés et baam ! je tombe dedans, enfin pas dans le charnier mais dans un récit au premier abord horrifique…

J’ai choisi ce livre parce que je connais l’écriture d’une des auteures (Sébastiane T. Cornick) et je savais que cette histoire me plairait. Et donc passé ce côté sanguinolent qui pour le coup n’est pas trop omniprésent, disons que l’écriture des auteures le fait passer très bien 🙂

Plus on avance dans l’histoire, plus elle devient passionnante, inquiétante, dangereuse mais aussi sulfureuse.

Carine et Damien suivent la route des charniers pour comprendre ce qu’il se passe dans cette contrée et pourquoi les autorités ne font pas grand chose… Ce qu’ils vont découvrir est énorme. Ils vont devoir lutter ensemble, se faire confiance, s’entraider… et peut-être bien que par la force des choses bien plus encore. Ce qu’il couve entre eux est très chaud, vont-ils céder ? Non mais vous croyez quand même pas que je vais vous donner un scoop pareil, vous voulez en savoir plus, rien de plus simple faut lire ce roman !!

Et la moto dans tout ça ? on en parle ? Ben oui les auteures sont fans de moto ça c’est clair comme de l’eau de roche; comment ne pas le sentir dans toutes ces descriptions autant de route que de moto. Et cet esprit motard, qu’elles décrivent si bien, avec l’entraide et le côté familial mais aussi fêtard !! Ce Road Trip à moto est particulier et rien n’est épargné à notre héroïne, pas même les pannes et les problèmes de liquidité. Quelques fois ça sent le vécu, peut-être pas mais en tout cas ça fait très réel !

J’ai apprécié cette incursion de fantastique qui englobe tout le roman et lui donne une dynamique fantasmagorique, parfois très glauque mais aussi très sulfureuse. Les auteures malmènent leurs personnages principaux, cette enquête leur laissera des traces à non point douter…

En Bref :

Une lecture passionnante malgré le côté « charnier ». L’enquête en Yougoslavie est sordide et va pousser nos deux personnages principaux au bout d’eux mêmes; sur fond de road trip à moto, d’enquête dangereuse, de mafia, de racket, de sorcellerie et d’érotisme.

Les auteures ont écrit une histoire particulière qui ne laisse pas indifférent.

L’Espion de la Reine de Dorian Lake

Titre : L’Espion de la Reine

Auteur : Dorian Lake

Éditeur : Noir d’Absinthe

Genre : Historique, érotique

Format : Epub

Nombre de pages : 172

Fiche Bibliomania

*** Pour Public Averti ***

 

Résumé de l’auteur :

« Versailles, 1776.

Lucien est Garde-du-corps du Roi, prestigieux office qu’il doit à la bienveillance de la royale épouse. Lorsque cette dernière lui demande d’intriguer contre la duchesse d’Aiguillon, il n’a guère d’autre choix que d’accepter. La mission prend rapidement de l’envergure lorsque des espions anglais s’immiscent dans la manœuvre…

Un roman érotique où intrigues de Cour, espionnage, jeux de séduction et duels au sabre se succèdent dans une danse impitoyable. »

Les +
 – La part de réalité historique
 – Les descriptions de Versailles avec ses bons et mauvais côtés
 – Un héros dramatique plein de réalisme
 – Un érotisme à fleur de mots
Le –
 – La relation (sans doute logique de Versailles) de Lucien avec la Reine

Mon avis :

Merci à l’auteur Dorian Lake et aux Éditions Noir d’Absinthe de m’avoir renouvelé leur confiance 😉

L’histoire :

Lucien, Garde du corps du Roi, et espion de la Reine.

Lucien est dévoué corps et âme à la couronne, pour déjouer les intrigues d’un futur assassinat, il devra prendre tous les risques pour contenter la Reine mais aussi préserver le Roi. Afin de réussir sa mission, il devra jouer aussi bien du sabre que de séduction.

Au sein même de la Cour de Versailles où tout n’est qu’apparence, faux semblant et intrigues vénéneuses; Lucien doit se fondre dans ce marasme hautain et sulfureux, ne faire qu’un avec lui, adopter toutes les mimiques.

Alors même que la Reine le tient en laisse, il n’a d’autre chois que d’exécuter ses moindres demandes, tout en étant fidèle au Roi.

Les personnages :

Lucien : il fait partie de la garde du Roi, c’est un garde du corps; il est arrivé dans cette fonction grâce à la bienveillance venimeuse de la Reine; il lui sera redevable éternellement. Il est l’un des meilleurs bretteur du royaume, et pour ça il a dû se battre plus que les autres pour arriver à ce niveau là et acquérir un semblant de respect et de crainte de la part de ses pairs… Vous serez surpris par l’ambiguïté du personnage 😉

La Reine : Elle ne se mêle pas trop de la Cour et reste plutôt au Trianon, mais malgré tout elle garde un œil sur les femmes qui tournent autour de son Roi de mari. Et de son palais, elle élimine ses rivales, enfin certaines rivales. Elle use et abuse de Lucien pour conserver sa dignité de Reine, Lucien est son espion et son faire valoir dans le plus grand secret. Pour sa Reine, Lucien doit éliminer les rivales peu importe la manière. Elle lui demande aussi ou plutôt exige qui se plit à ses désirs sulfureux de dominatrice pour lui faire comprendre qu’il lui appartient, qu’il n’est pas libre.

D’autre femmes traversent la vie de Lucien, différente chacune, lui apportant plaisir, sentiments ambigus et intrigues.

La Plume, le Scénario :

C’est le cinquième roman de Dorian Lake que je lis et je ne m’en lasse pas !

L’écriture de l’auteur est agréable et nous plonge très facilement dans le monde de Versailles.D’ailleurs, peu importe le monde, les mots se suivent et nous entourent pour mieux nous enchaîner à l’histoire.

Dorian Lake ne nous épargne rien, pas de poudre aux yeux… Oui Versailles c’est le faste, c’est les beaux atours, ça brille, c’est les belles toilettes de ces dames mais c’est aussi les fausses apparences, les fausses chastetés, la vertu contre la débauche, les orgies, la puanteur, la crasse, les déjections derrière les portes… c’est aussi tout le petit peuple (maltraité, abusé, violenté) qui travaille nuits et jours pour le bien de toutes ces personnes de la Cour…

J’ai vraiment apprécié cette touche d’Histoire authentique avec des personnages qui ont vraiment existé comme Silas Deane (Diplomate américain) ou encore Vergenne, ministre des Affaires étrangères avec lesquels Lucien interagit. Et puis cette réputation libidineuse de la Reine qui fait vraiment partie de l’histoire.

Une chose m’a déplu, c’est la relation dominant/dominé qu’entretient la reine avec Lucien, et surtout cette propension de la Reine de le traiter comme un objet, un outil de sa vengeance, de sa maîtrise de la Cour… c’est une logique mais ça me rendait triste pur Lucien qui lui reste fataliste…

Le climat entre la France, les États-Unis et l’Angleterre est tendu durant cette période, et c’est sur cette tension que l’auteur tisse son intrigue d’espionnage, d’assassinat. Lucien doit déjouer ce meurtre tout en préservant la réputation d’une dame de la Cour sous l’anonymat. Il éprouve à l’égard de cette favorite de la Reine des sentiments équivoques..Cette ambivalence de sentiments fait faire à Lucien tout ce qu’il est possible de faire jusqu’à infiltrer une soirée de débauche pour arriver à ses fins… A Versailles, il n’y a point d’amour …

Le plus étrange n’est pas tellement son dévouement mais le plaisir coupable qui s’empare de lui lors de ses soirées de luxure… Lucien s’enfonce un peu plus dans l’obscurité de ses commanditaires…

Justement parlons de ses scènes de charme, d’érotisme. Chacun y trouve son compte, il est clair que le sexe est une arme à Versailles. Chaque scène d’érotisme nous éclaire sur la situation des protagonistes; certes ils prennent du plaisir mais à chaque moment le sexe est utilisé dans un seul but, celui d’arracher à quelqu’un des secrets, des confidences ou pire encore celui de faire comprendre qui est le maître et qui est dominé mais c’est aussi une manière de prouver sa loyauté envers une autre personne…

En tout cas, au travers de la prose de Dorian Lake, on se retrouve à Versailles au milieu d’une intrigue qui perdra peut-être Lucien… Il n’est certes pas si ingénu que ça… Versailles a fait de lui ce qu’il est ou plutôt la Reine l’a forgé pour le bien mais peut-être pour le pire également.

En Bref :

Un roman où Histoire, espionnage et érotisme flirtent avec fluidité pour nous faire passer un moment très agréable.

Merci encore aux Éditions Noir d’Absinthe et à l’auteur Dorian Lake pour m’avoir proposé ce partenariat 🙂

le Vampire de Wall Street de Pierre Charmoz et Studio Lou Petitou

Titre : Le vampire de Wall Street

Auteur : Pierre Charmoz et Studio Lou Petitou

Éditeur : Sous la cape

Reçu en E-book le 29/04/2011

Terminé le 30/04/2011 au soir !!

Nombre de pages : 182

Présentation de l’éditeur :

« Mordu par le comte Madov – un vampire de la finance qui rêve d’asservir l’humanité tout entière –, le jeune Van Helse, un trader new-yorkais fou de grimpe, part semer la désolation dans la Yosemite Valley. Ninnah, la complice de toujours de Madov, séduit la petite amie de Lucy, une superbe grimpeuse, pour lui tendre un piège mortel. La Cellule citoyenne de veille de la Nouvelle-Babylone, dirigée par l’impeccable père Keita et représentée sur le terrain par le trio Duboucq, Ladurite et l’ours M’amour, arrivera-t-elle à temps pour contrecarrer les sombres projets de Madov, de Ninnah et de leurs complices Awah’? Ce qui est sûr, c’est que le FBI, comme toujours, arrivera trop tard. »

Mon avis :

J’ai lu ce récit très vite  puisque je l’ai commencé hier après-midi et terminé tard dans la soirée. En fait j’ai trouvé le récit captivant à tel point que je ne pouvais pas le lâcher.

Attention ce roman est réservé au plus de seize ans.

Comme écrit ci-dessus, ce récit n’est pas à mettre entre toutes les mains, ce roman requiert un public averti. Plusieurs scènes sont franchement versée dans l’érotico-SM. Ces scènes décrivent d’ailleurs très bien le rapport Vampires/vampirisées ou Vampires/ dévoué serviteur ou encore maîtresse / esclaves !!

Sur le coup l’avant propos m’a quelque peu refroidie… Je n’ai toujours pas réussit à déterminer si c’est de l’humour ou réellement de l’animosité que nourrit Pierre Charmoz contre Dan Brown (que j’aime beaucoup lire soit dit en passant…). Je ne vois pas vraiment en quoi il nous est nécessaire de savoir que Pierre Charmoz n’aime pas Dan Brown, je trouve ça un tantinet déplacé… mais bon passé ce petit moment de froid, je me suis mise à lire ce récit .

Ce roman est construit avec trois genres littéraires (à mon humble avis…).

L’auteur nous plonge d’abord dans l’Histoire (tout commence par novembre 1666) pour nous présenter ces deux personnages principaux : Ninnah et Jonathan … Dans cet historique c’est d’abord Ninnah qui attrape Jonathan dans ses filets puis ensemble ils capturent Abraham … ensemble ces vampires sont diaboliques…

Ensuite on plonge dan notre époque au sein d’une équipe de grimpeur. C’est par Lucy, une grimpeuse, que commence le genre épistolaire, en effet Lucy entretien une correspondance enflammée avec Lisbeth son amante … ainsi débute ces échanges de courrier avec d’autres personnages (courriel également).

Le récit classique est entrecoupé  de lettres et de courriels. Un autre genre apparait , un récit plutôt des comptes rendu de conférence qui pour moi n’apporte pas grand chose au récit, si en fait … peut-être quand même …ces conférences servent à replacer l’état d’esprit des personnages, leurs éventuelles croyances dans le contexte du récit …

La fin est prévisible mais le cheminement est constant d’où l’impression que l’étau se resserre très vite autour du fameux projet des vampires.

Ninnah et Jonathan sont des vieux vampires qui rêvent de mettre à genoux  le monde en paralysant les finances ou en créant une crise et surtout en mettant au point un projet mystérieux…

Leur projet se heurte à trois entités :

  • Une cellule de veille composé de vampirologue
  • Les Rangers aidés de deux grimpeurs (John et Lucy)
  • Le FBI, complètement tournés en ridicule sur le terrain par les Rangers …

Chaque personnage est intéressant, l’auteur en fait des maillons plus ou moins essentiel au dénouement de l’histoire. Chaque personnage ou presque et ce malgré le contexte trouble ressentent des besoins pour le moins lubriques…

L’auteur a une plume qui sait retenir le lecteur quand celui-ci est susceptible de s’éloigner un peu… Il balance le récit d’un lieu à un autre selon les personnages. Ce balancement créé une dynamique efficace dans le récit, entrecoupé par le récit épistolaire qui renforce  cette dynamique et fait légèrement prendre du recul ….

Ce qui m’a plu :

Le mélange des différents genres littéraires.

Muriel, un des personnages secondaires, vouée au sacrifice qui décide malgré tout de survivre et de faire amie-amie avec les chauve souris géante.

En Bref :

Un roman et une plume captivante. Une fin un peu rapide  mais inéluctable dû à l’enchaînement  des évènements très rapide !

Un petit extrait :

« Le comte Madov n’en dira pas plus. Il se lève déjà. Intrigué,
Abraham le suit, après avoir réglé les consommations – « de
l’autre côté du monde », visiblement, ces vétilles sont de peu
de considération. Le comte avance d’un pas vif. Sa cape se
soulève à chaque enjambée, comme les ailes d’un chiroptère.
D’ailleurs, il donne plus l’impression de voler que de marcher.
Quand ils parviennent au domicile du comte, la nuit est
tombée. Une ruelle sordide. Abraham hésite à suivre son
compagnon mais « il ne faut pas se fier aux apparences », n’estce
pas. D’ailleurs, il est intrigué : quel genre de proposition va
lui faire ce comte d’opérette ? »

MERCI aux Agents Littéraires et aux Éditions Sous La Cape de m’avoir permis  de connaître l’auteur Pierre Charmoz !

La note  : 4/5