Quelqu’un à qui parler de Cyril Massarotto

Titre : Quelqu’un à qui parler

Auteur : Cyril Massarotto

Éditeur : XO Editions

Genre : roman contemporain

Nombre de pages : 269

Sorti le 9 février 2017

Lu le 16 avril 2017

Fiche Bibliomania

4ème de couverture :

Samuel fête ses trente-cinq ans, seul face à des assiettes vides. La déprime est proche. Il attrape alors son téléphone mais réalise qu’il n’a personne à qui parler. Soudain, un numéro lui revient en mémoire : celui de son enfance et de la maison du bonheur familial depuis trop longtemps disparu.

Tiens, et s’il appelait ? À sa grande surprise, quelqu’un décroche. Et pas n’importe qui : c’est à lui-même, âgé de dix ans, qu’il est en train de parler ! Mais que dire à l’enfant que l’on était vingt-cinq ans plus tôt ?

Finalement, chaque soir, à travers ce téléphone, Samuel va s’interroger : l’enfant que j’étais serait-il fier de ma vie ? Aurait-il vraiment envie de devenir l’adulte que je suis aujourd’hui ? Ne l’ai-je pas trahi en renonçant à mes rêves ?

Grâce à ce dialogue inattendu et inespéré, Samuel va, peu à peu, devenir acteur de sa vie. Et avancer, enfin !

Mon avis :

L’histoire :

Samuel se retrouve seul pour fêter ses trente cinq ans, il commence à faire le tour de lui même et il n’est pas loin de la déprime. Il est seul, n’a pas de petite amie, son boulot l’ennui, son patron se sert de lui comme d’un souffre douleur… Bref ce n’est pas la vie qu’il aurait aimé avoir

Il se rappelle très bien son numéro de fixe quand il était enfant. Il essaie, de toute façon ça sonnera dans le vide car maintenant les numéros sont à 10 chiffres… Étonnamment quelqu’un décroche, un jeune garçon, et cet enfant c’est lui ! Curieux, mais tous les soirs Samuel de 35 ans appelle Samuel de 10 ans pour lui parler un peu du futur, mais aussi papoter sur ce que ressent l’enfant mais aussi l’adulte, chacun conseille l’autre comme des meilleurs amis.

Cette conservation quotidienne va empêcher Samuel 35 ans de sombrer dans la dépression, et va même le pousser petit à petit à reprendre sa vie en main, cette vie qui lui a échappée.

Les personnages :

Samuel, 35 ans : C’est un homme désabusé, seul, qui n’aime pas vraiment son travail. Il a laissé sa vie l’entraîner dans la solitude.

Samuel, 10 ans : C’est un petit garçon, dynamique, plein de hargne. Il n’imagine absolument pas devenir comme se décrit Samuel35. Il se fâche, il secoue le Samuel du futur, il est pas question d’abandonner, de vivre à petit feu comme ça. Et en même temps, la vie se déroule comme il était prévu dans le passé. Samule10 passe quand même par ces épreuves douloureuses de la perte d’un être cher… mais ça ne lui enlève pas l’idée d’un avenir meilleur.

La Plume, le Scénario :

Encore un roman magnifique, doux, tendre dans cette veine d’espoir qu’écrit toujours Cyril Massarotto.

Qu’est ce que ce début de roman est triste … être seul devant son gâteau d’anniversaire 😦

Qui n’a pas rêvé de partir dans le passé pour parler à son petit moi et lui dire de ne pas faire telle ou telle chose. En fait, cela ne marche pas comme ça, on ne peut pas changer se qui s’est déjà produit. Ce qui est à notre portée, c’est le futur et ça c’est à nous de le construire selon nos rêves, nos aspirations.

Samuel35 (c’est moi qui l’est surnommé comme ça) arrive a un tournant de sa vie où il est urgent de réagir. Il est dans l’impasse, il se retrouve tout seul la soirée de ses 35 ans. Petit Comeback, il réfléchit… comment en est-il arrivé là ? L’auteur l’explique tout simplement, c’est un ensemble de choix, de mésaventures, de précautions, de préservations… bref la vie que Samuel a laissé défiler trop vite, il s’est laissé distancer.

Mais l’auteur, très subtilement remet Samuel35 sur les rails, avec ces appels dans le passé. Métaphore tendre, qu’il faut garder bien au chaud cet enfant que l’on est et que l’on restera. C’est cet enfant plein de rêves que l’on doit préserver pour garder ce dynamisme, cet espoir que tout est possible. Samuel10 va rappeler à son moi futur, que c’est pas cette vie qu’il voulait, qu’il faut réagir, sortir, rencontrer des gens, avoir confiance et la vie sera plus belle, pas plus facile mais plus agréable. Samuel10 secoue Samuel35 !! Il ne veut pas se retrouve seul à 35 ans sans amis, sans amoureuse… seul.

Samuel35 par le biais de ces appels avec son moi du passé, va petit à petit reprendre goût à la vie, ça veut dire prendre des risques, oser reprendre contact avec les humains. Il va reprendre sa vie en main, il va sortir de l’impasse, sortir de ce mauvais chemin et reprendre la route.

Comme c’est bien dit dans la 4ème de couverture :

« […] Cyril Massarotto signe un roman plein de justesse, de tendresse et d’humour sur l’enfant qui demeure toujours en nous… et qu’ils ne faut jamais oublier d’écouter. »

Je ne veux pas m’appesantir sur l’histoire, ni sur les personnages car Samuel35 est entouré de personne formidables qui vont le soutenir, l’aider à reprendre la vie, et en faisant cela je serais obligée de spolier fortement… et ça pas question, vous êtes tenté ? Alors lisez ce roman !

En Bref :

Un roman doux où Cyril  Massarotto nous montre, nous souffle qu’il ne faut pas qu’on efface, qu’on enfouisse trop profond cet enfant en nous. Qu’il est toujours utile de se rappeler ce qu’on espérait de la vie et rester à l’écoute ses folies enfantines.

Encore une lecture très très agréable, pleine d’espoir !

L’enfant et le maudit, T1: Siùl, a Rùn de Nagabe

Titre : L’enfant et le Maudit

Tome 1 : Siùl, a Rùn

Éditeur : Edition Komikku

Type : Shonen

Genre : Fantastique

Nombre de pages : 174

Sorti le 9 mars 2017

ISBN : 978-2-37287-197-6

Fiche Bibliomania

4ème de couverture :

« Il y a très longtemps, dans une contrée lointaine, existaient deux pays… « L’intérieur » où vivaient les humains, et « l’extérieur », où habitaient des créatures monstrueuses qu’il ne fallait surtout pas toucher, sous peine de subir la malédiction. Cette histoire commence le jour où se sont rencontrés deux êtres qui n’auraient jamais dû se croiser… Ils sont aussi différents que le jour et la nuit…
Et malgré tout ce qui les sépare, malgré les ténèbres qui les entourent, ils vont écrire petit à petit une fable tous les deux… « 

Mon avis :

L’histoire :

C’est l’histoire d’une petite fille blanche de peau comme de cheveux qui vit avec un grand monstre noir. Sheeva est humaine et elle a été recueillie par le Professeur une créature de l’extérieur. Seule condition pour que leur vie se déroule un peu près bien et c’est indiscutable, elle ne doit pas le toucher sous peine de subir la malédiction. Elle reste persuadée que le professeur la garde en attendant le retour de sa tante… qui devient de plus en plus improbable.

Les personnages :

Sheeva : Une petite fille raisonnable sur certaines règles mais beaucoup moins sur d’autres. Elle n’aime pas rester enfermée et échappe quelques fois à la vigilance du professeur. Elle est éprise de liberté et aimerait beaucoup rencontrer d’autres personnes. Même si elle sait que c’est dangereux. Elle croit au retour de sa tante avec beaucoup d’impatience.

Le Professeur : C’est un être noir avec une tête d’oiseau orné de corne de bélier, qui est qualifié de créature monstrueuse de l’extérieure. Il prend soin de Sheeva, l’élève comme il peut car il ne peut pas la toucher. Il la maintient loin des êtres de l’extérieur et l’apprend à se méfier des êtres de l’intérieur aussi.

La Plume, le Scénario :

C’est une histoire apparemment simple, d’opposition entre le bien et le mal; entre la lumière et les ténèbres; entre les gens de l’intérieur et les gens de l’extérieur. Mais ça va bien au delà. Sheeva, contre toute attente, est élevée avec beaucoup d’amour par un être de l’extérieur. Malgré tout, elle a pour consigne de ne jamais le toucher. Il y aurait du côté des créatures de l’extérieur des êtres qui ne se laissent pas emporter par les ténèbres.

Sheeva est insouciante, elle sait très bien qu’elle ne doit pas trop tarder toute seule dehors mais c’est plus fort qu’elle. Alors le Professeur veille sur elle et la retrouve à chaque fois pour la protéger.

Dans cette contrée lointaine, on sent bien que la frontière entre le bien et le mal ou entre l’intérieur et l’extérieur est très mince voire perméable puisque déjà des créatures de l’extérieur sont venues massacrer les gens de l’intérieur, les transformer aussi. Sheeva va en faire l’expérience, les humains ont peur d’elle et les créatures la convoitent.

La rencontre entre Sheeva et le Professeur n’aurait jamais dû avoir lieu, mais le destin en a décidé autrement.

Ce tome un est doux malgré la noirceur qui rôde.

Le lien qui unit ces deux opposés est fort et semble indestructible.

En Bref :

Un joli T1 qui donne très envie de suivre cette série !

Les secrets de Pétronille de Fabienne Roulié

les secrets de PétronilleTitre : Le secret de Pétronille

Auteur : Fabienne Roulié

Illustrateur : Selma Mandine

Édition : Chocolat !

Collection : Jeunesse

Nombre de pages : 30

Fiche Bibliomania

4ème de couverture :

« Combien de temps peut-on garder un secret ? Pétronille est une petite fille qui en sait long à ce sujet : elle est collectionneuse de secrets. Elle en connaît des centaines, plus mystérieux ou croustillants les uns que les autres. Hélas ! ils finissent par lui occuper tout l’esprit, et menacent de s’échapper à tout moment.
Craignant de ne plus pouvoir les contenir, elle décide de s’en débarrasser …
Mais comment faire ? »

Mon avis :

Pétronille est une toute petite fille avec un drôle de chapeau. Elle est gardienne de secrets. Mais sa curiosité va l’amener à accueillir trop de secrets, trop au point qu’elle craigne que certains secrets s’échappent… Il faut vite qu’elle trouve une solution pour ne pas faillir à sa mission de gardienne.

C’est une jolie histoire sur l’importance de garder des secrets… l’auteur a une douce plume, elle nous enchante avec son drôle de petit personnage qui risque à tout moment de laisser échapper un petit secret… Elle évoque bien le poids que peut représenter un secret, plusieurs secrets pour une même personne. Mais Pétronille ne manque pas de ressources…

Tous ces personnages sortis tout droit des contes traditionnels pris en flagrant délit par notre petite Pétronille ! Rooooh !

Les illustrations sont comme l’histoire, douce avec des tons chauds, allant du marron, beige, vert pâle. Ce beau petit personnage ressemble à une petite fée malice, pleine de curiosité… Les autres personnages que Pétronille espionne sont tout en rondeurs et couleurs apaisantes.

Ce petit récit est un petit bijou dans un écrin de douceur. Entre la première et dernière de couverture, une sorte de papier craft donne une touche étonnante  comme si l’histoire  été enveloppé dans un papier cadeau… ou une histoire cachée et tenu secrète :))

En Bref :

Un album enfants, très soigné et agréable à tenir en mains avec une jolie histoire toute douce.