Ceux d’en haut, livre 1 : La Momie de Pâques de Luisa Gallerini

Titre : Ceux d’en haut

Livre 1 : La Momie de Pâques

Auteure : Luisa Gallerini

Éditeur : Autoédité

Genre : Thriller, Aventure

Format : Epub

Nombre de pages : 475

Fiche Bibliomania

 

 

Résumé de l’auteure :

« La vie éternelle est-elle un mythe ou une réalité ? Paris, aujourd’hui : Marie trouve une amulette égyptienne avec un mystérieux papyrus sur la place de la Bastille. Alors que rien ne la prédispose à devenir une aventurière des temps modernes, elle se prend vite au jeu des énigmes. A la recherche d’un carnet de voyage qui renferme le plus grand secret de tous les temps, elle se lance tête baissée dans une haletante chasse au trésor qui se transforme rapidement en dangereuse chasse à l’homme. Égypte, 1863 : Dans le carnet de voyage, une archéologue relate son périple à travers l’Afrique du Nord, des tombeaux de la Vallée des Rois aux catacombes d’Alexandrie, en passant par le monastère Sainte-Catherine bâti dans le désert rocheux du Sinaï. C’est lors de cette expédition aux portes de la mort que la jeune femme voit toutes ses convictions s’écrouler une à une : la magie n’existe que dans les livres, 1 + 1 = 2, l’amour entre femmes est impossible, le Christ n’a jamais ressuscité, la vie éternelle est un mythe… Entre rebondissements, révélations et complots ancestraux, « La Momie de Pâques » est une grande aventure où l’histoire se mêle au fantastique, la religion à la magie, l’amour à l’interdit. »

Mon  avis :

Merci à l’auteure Luisa Gallerini pour cette aventure intense entre Paris et l’Égypte.

L’histoire :

Un soir en rentrant chez elle, Marie trouve un papyrus et une amulette. Elle décide de faire des petites recherches qui vont l’entraîner bien loin de ce qu’elle pouvait imaginer.

Prise dans une fièvre aux énigmes; Marie nous emmène dans le passé au 19ème siècle et surtout en Égypte, sur les traces de Jeanne et Luisa. Là tout ce à quoi elle croyait, s’écroule et s’ouvre à elle un nouveau champ des possibles, une nouvelle façon de pensée la création. Jeanne nous apparaît surprise, bousculée faisant face à la dure réalité de la culture des pilleurs de tombe. Il faudra qu’elle trouve un subterfuge étonnant pour son époque pour arriver à ses fins et surtout entrer dans le monde des antiquités et aborder ce savoir et ces lieux parfois interdit aux femmes.

Entre mythes revus et corrigés, aventures, bouleversements et découvertes fracassantes; les vies de Jeanne et Marie mêlées (avec deux siècles d’intervalles) seront en danger; elles devront ruser pour aller jusqu’au bout de leurs découvertes.

Les personnages :

Marie : Elle travaille à Paris et son métier ne lui apporte pas de fortes émotions… un soir en errant dans la ville, elle tombe sur la découverte qui va complètement bouleverser sa vie, à tout jamais : un papyrus et une amulette. D’abord moyennement curieuse, elle se prend étonnamment vite au jeu des énigmes et bascule dans le monde très protégé des antiquités.

Jeanne : C’est une jeune femme qui part en expédition avec des hommes au 19ème siècle, en Égypte. Elle se rend vite compte que le monde des pilleurs de tombe est bien réel et très dangereux. Elle décide de faire un bout de chemin seule, mais pas de n’importe quelle façon, je ne vous en dirais pas plus. Faisant chemin, elle rencontre Luisa une jeune femme dont l’époux fait affaire en Égypte. Elles se lient d’une très forte amitié et Jeanne va découvrir des émotions aussi troublantes d’exquises.

Luisa : C’est une jeune femme qui voyage d’abord avec son oncle pour rejoindre son époux. Sa rencontre avec Jeanne va la sortir de sa léthargie et elle va trouver en Jeanne une compagne fonceuse, timide, douée pour tout ce qui concerne l’Égypte mais pas très calée niveau Bible. Ensemble, elles se complètent et décident de mener une aventure dangereuse mais totalement exaltante. Un personnage étonnant vous le découvrirez, tout d’abord avec son nom (je n’avais jamais rencontré une telle configuration) mais également avec une telle sagacité, une telle détermination à rebondir !

La Plume, le Scénario :

J’ai mis un certain temps avant de m’habituer à la plume de l’auteur; les 50 premières pages m’ont paru très longues car les phrases étaient trop longue, trop littéraire, trop métaphorique… bref l’écriture est devenue une barrière à mon imagination très rapidement. Le récit sur Marie ne m’apparaissait pas intéressant à cause de la réflexion causée par ses phrases trop complexes à mon goût.

Comme à mon habitude j’ai continué ma lecture, non pas parce que je m’étais engagée (un petit peu quand même…) mais aussi parce que je n’abandonne jamais un livre en cours de route. Et comme bien souvent, j’ai eu raison car la suite ou tout simplement mon temps d’adaptation passé, l’aventure de Marie, s’est avéré palpitante !

J’ai vraiment apprécié de me glisser dans la peau de Marie et suivre l’aventure de Jeanne et Luisa au travers de l’Égypte du 19ème siècle. Cette chasse au trésor déguisée en journal de bord était tout à fait captivante.

Les connaissances sur l’Égypte de l’auteure complétées à l’histoire de Jeanne et Luisa, sont devenues une aventure très intéressante. L’auteure nous  fait partager une petite immersion dans l’Égypte du 19ème siècle, grâce à la trépidante aventure de ses deux protagonistes. Deux femmes qui ont osé braver les interdits par divers subterfuges étonnamment espiègles et risqué pour l’époque !

Et ce secret qui enfle de plus en plus; on le sent si près qu’on a peur qu’il nous échappe… pour le coup Luisa Gallerini, l’auteure ménage très bien son suspens et ses effets !

Bon j’avouerai que par moment, l’envolée lyrique de l’auteure sur l’Égypte donnait des moments assez longs qui auraient pu devenir très vite ennuyeux car on s’éloignait un peu de l’histoire des personnages et le récit glissait doucement pour devenir un documentaire historique … mais ça ne durait que quelques pages; Dans ces moments là, on pouvait sentir la passion de l’auteure pour l’Égypte ancienne.

Une fois les deux protagonistes du passé parties dans leurs tribulations, l’aventure et le suspens sont devenus intense !

Ce surprenant trésor, dont il est question dans le récit, m’amène à poursuivre avec « Ceux d’en Haut, livre 2 : Une promenade hors du corps » du même auteur, Luisa Gallerini.

En Bref :

L’Égypte est un sujet toujours intéressant et plein de mystère; le berceau des religions où les plus folles rumeurs ou prophéties ou découvertes donnent encore des rêves ou des cauchemars aux passionnés comme aux non-initiés 😉

Après des débuts laborieux, la suite de l’histoire s’est révélée captivante; et j’ai vraiment pris plaisir à suivre Marie, Jeanne et Luisa (tellement que je poursuis avec le tome2)!

Merci à Luisa Gallerini de m’avoir fait confiance 🙂

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Rebelle du Désert d’Alwyn Hamilton

rebelle-du-desert-t1Titre : Rebelle du Désert T1

Auteure : Alwyn Hamilton

Traductrice :Hélène Zylberait

Éditeur : Pocket Jeunesse

Genre : Fantazy, Romance, Jeunesse

Nombre de pages : 284

Sorti le 1er septembre 2016

4ème de couverture :

« Le destin du désert repose entre ses mains.

Prisonnière d’une vie étouffante au coeur du désert, Amani n’aurait jamais imaginé galoper un jour sur un cheval fantastique, en compagnie d’un fugitif recherché pour trahison. Elle ne se serait jamais doutée non plus qu’elle en tomberait amoureuse… ni qu’elle l’aiderait à mener la résistance contre le sultan. »

Mon avis :

L’histoire :

Amani s’enfuit de chez son oncle pour participer à un tournoi de tir dont elle se sait capable de gagner à condition que personne ne découvre qu’elle est une femme. C’est là-bas qu’elle rencontre Jin, un excellent tireur d’ailleurs… Il est étranger à son monde et elle le remarque tout de suite…

De déconvenues en déconvenues, Amani est amené à fuir sa ville Dustwalk sur une monture fantastique et sauvée par le bel étranger.

Elle qui rêvait de rejoindre Izman, la ville où sa vie changerait d’après sa mère, la voilà embarquée dans un mouvement de destitution du sultan tyrannique !

Elle ne soupçonne pas encore de quoi elle est capable, mais bientôt ça s’imposera à elle-même comme une évidence…

Les personnages :

Amani : c’est une jeune femme rebelle, désobéissante et très douée avec des armes à feu. Elle est hébergée par son oncle qui aimerait bien l’épouser car une femme aussi délurée qu’elle, ne doit pas rester sans un mari pour la mater !! Elle a les yeux bleus, c’est ce handicap qui a dénoncé sa mère d’adultère et lui a valu la peine de mort … Mais Amani a un rêve, celui de quitter Dustwalk pour Izman. Pour ça elle doit gagner le tournoi de tir à Deadshot, un endroit mal famé… Elle est courageuse et volontaire, elle n’hésite pas à risquer sa vie pour se libérer de ces carcans archaïques…

Jin : Un très bel étranger venu tenter sa chance au tir à Deadshot… mais pas que… il semblerait qu’il soit poursuivi pour trahison. Il va tout faire pour s’évader de Dustwalk et du coup il va sauver la vie de la belle aux yeux bleus (Amani). Malgré ses réticences à l’aider à rejoindre Izman, il finit par céder mais le destin en a décidé autrement …

D’autre personnages secondaires vont servir de tremplin pour aider ou empêcher Amani à s’échapper de Dustwalk.

La Plume, Le scénario :

Le récit est à la première personne et ça nous plonge direct dans l’action. Amani est à Deadshot et on comprend bien qu’elle n’a pas le droit et qu’elle s’est enfouie de chez son oncle. Elle est obligée de cacher qu’elle est une femme car sinon elle n’est rien. La femme doit garder les yeux baissés et rester aux tâches ménagères qui lui incombe. Rhoooooo la la ça m’a hérissé le poil, cette condition rétrograde de la femme !!! Mais malgré cette non considération de la femme, Amani se rebelle et ne veut pas suivre la tradition c’est à dire épouser un homme qu’elle n’aime pas et surtout plus vieux qui ne fera qu’abuser d’elle sans scrupule…

Amani semble très douée au maniement des armes à feu, mais un contretemps l’empêche de gagner le premier prix… un fâcheux contretemps. Mais elle n’est plus seule, car le destin a décidé que Jin, le bel étranger, serai toujours sur son chemin… Même s’il est contre le fait de voyager jusqu’à Izman, même s’il essaie de l’en dissuader… Il finira par céder. Mais ils ne sont pas au bout de leur peine, et leur aventure va les conduire là où ils ne s’attendaient pas.

J’ai bien aimé cette introduction d’êtres fantastiques comme les bouraqs (vous saurez si vous lisez ce roman 😉 ), mais aussi de Djinn, des démons manipulateurs s’accouplant avec des humaines pour créer des demi-djinn (autre appellation dans l’histoire mais là encore vous devrez lire si vous voulez savoir 😉 )

Une écriture agréable et bien traduite. Dynamique dû à l’utilisation de la première personne par Amani l’héroïne. Des rebondissements qui ne laissent pas le lecteur se reposer sur ses lauriers. Des péripéties fantastiques pour les empêcher d’aller là où ils veulent. Bref j’ai vraiment passé un très bon moment 🙂

En Bref :

Une aventure dans le désert tout à fait dépaysante et passionnante !!!

Le trésor de Cibola de Sergio Toppi

Titre : Le trésor de Cibola

Auteur et illustrateur : Sergio Toppi

Éditeur : Mosquito

48 pages

4ème de couverture :

« Cibola, la mythique cité de l’or existe-t-elle ? Nul géographe ne peut la situer, aucun conquistador n en est revenu, pas même le légendaire Cuchillo, compagnon de Cortès.
Mais toi, lecteur, grâce au concours de Toppi tu as cette chance inouïe, tu parviendras à Cibola ! Il te faudra bien sûr en payer le prix et boire à la plante qui fait perdre la mémoire, le suc rouge du nopatli qui colore de sang l’encrier du magicien Toppi. »

Mon avis :

Cette BD je l’ai repéré chez Mo’, du coup quand je l’ai trouvé à la Médiathèque, j’ai sauté sur l’occasion.

Ce que j’en retiendrais après plusieurs jours me séparant ce cette lecture, c’est cette impression de chaleur oppressante, cette soif insatiable et tout cet or insaisissable.

Cuchillo est devenu un pauvre « diable » et des inconnus lui offre la dernière mission de sa vie, mais pas n’importe laquelle : retrouver Cibola, la cité d’or !

Cette BD décrit la fin de vie de Cuchillo, désabusé, sombre presque insalubre mais libre… Il n’a plus d’argent, il souffre de la solitude, de la soif et de la faim. Il ne lui reste plus rien  qu’un vieux drap usé pour se cacher à peine du soleil. Pour sûr cet or changerait sa vie !

Les couleurs ocre, rouge, jaune, orange et marron prédominent, cela transmet chaleur et poussière… Le désert, les pierres, les rochers ont l’air de promettre tellement de choses bonnes ou mauvaises d’ailleurs. Ces paysages sont oppressants, mystérieux…

Cuchillo est-il de taille face à cette immensité poussiéreuse ?

Croit-il vraiment qu’il trouvera Cibola ? de toute façon a-t-il d’autre choix qu’y croire ?

Laissera t-on ces hommes arriver à leur but ?  Lisez ! Vous saurez  …

Ce qui m’a plu :

La sagesse d’un des indiens, son état d’esprit digne, honnête, intègre face à la menace que représente Cuchillo.

En bref :

Une BD assoiffante, poussiéreuse…

Des personnages prêts à tout pour trouver Cibola et son or !

Cette BD nous fait traverser le désert avec toute les sensations qu’on pourrait ressentir en pareille traversée … (non je n’ai jamais traverser le désert, j’imagine enfin j’essaie…).

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