Somali et l’esprit de la forêt par Yako Gureishi

Titre : Somali et l’esprit de la forêt

Auteur : Yako Gureishi

Éditeur : Komikku

Sorti le 10 novembre 2016

Nombre de pages : 196

Genre : Manga, Seinen

Fiche Bibliomania

 

 

Résumé :

« Depuis que le monde est dominé par les créatures non-humaines, les hommes en sont réduits à mener une existence clandestine pour échapper à la persécution sans répit des nouveaux maîtres.
Un jour, un golem, gardien des forêts, recueille une fillette appartenant à cette race humaine en voie d’extinction et décide d’entreprendre avec elle un périlleux voyage à travers les contrées.
Ainsi commencent les aventures de cet étrange duo dépareillé, mais uni par un attachement quasi filial. « 

Personnages principaux :

L’esprit de la forêt : C’est un golem, dont la tâche est d’être un gardien de la forêt où il vit Seulement voilà au fin fond de cette forêt, il trouve Somali, une jeune enfant de la race humaine en voie d’extinction. A sa vue, elle l’appelle tout de suite « Père ». Il décide de la prendre sous son aile et de partir à la recherche d’une communauté humaine, qui pourront peut-être même lui indiquer où sont ses parents. Il porte une cape et son visage représente une sorte de tête de squelette; il semble tout rapiécé de la tête au pied, son corps tient grâce à d’innombrables lanières. Il ne ressent rien, ne devrait avoir aucun sentiment et n’avoir en tête que son devoir de  protéger la forêt. Mais au contact de la petite Somali les choses ne sont pas si simple.

Somali : c’est une jeune enfant humaine trouvée au milieu de la forêt avec des chaînes autour du cou, des poignets et des chevilles; L’esprit de la forêt décide de la prendre sous son aile. C’est une enfant, elle est espiègle, insouciante et ne perçoit pas vraiment le danger. Elle porte une cape avec une capuche à oreilles pour tromper les non-humains qu’ils croisent sur leur chemin. Elle mange avec beaucoup d’entrain quand c’est bon mais manifeste vraiment comme une enfant son désaccord quand la nourriture n’est pas terrible.

Lieux où se déroule le récit :

Le récit se déroule au départ dans une forêt, puis le golem et Somali quitte cette forêt pour traverser diverses contrées habitées par des non-humains, à la recherche d’une communauté humaine.

Détails intéressants :

  1. Ce lien qui unit Somali et l’esprit de la forêt, père-fille; c’est attendrissant et l’esprit de la forêt apprend autant que Somali à ses côtés !
  2. Fait étonnant, apparemment un esprit de la forêt ne quitte jamais sa forêt, c’est risqué, elle risque de dépérir sans son gardien, alors comment est-ce possible que le golem ne semble pas au courant ?
  3. Les humains sont en voie d’extinction, seuls les non-humain vivent en maître sur cette terre. certain sont cruels, d’autres curieux, d’autres avide de connaissance… tous vivent en harmonie avec leur contrée.
  4. Ce manga m’a fait penser à l’Enfant et le Maudit de Nagabe d’une certaine manière et à The Ancient Magus Bride de Koré Yamazaki; Ce sont des duos atypiques mais liés par un lien indéfectible. .
  5. Le dessin, le trait de l’auteur est magnifique, minutieux et plein de détails surprenants. Autant le lire avec lenteur pour en apprécier tous les détails

Mon avis :

C’est toujours en suivant @lerenarddore sur Twitter, Instagram et Facebook mais aussi les Éditions Komikku que je me suis encore une fois laissée tenter !!

En trouvant une jeune humaine dans la forêt, le golem pour une raison qu’on ignore au début, décide de partir à la recherche de ses parents. Elle la nourrit, l’habille et veille sur sa sécurité. Il participe également à son éducation le long de leur trajet.

Il est très protecteur, et veille sur elle comme un joyau. Leur relation est vraiment celle d’un père et de sa fille.

Il ne sait pas vraiment où il doit chercher; et récolte des indices au travers des contrées qu’ils traversent, au hasard des rencontres qu’ils font.

Sous cet aspect doux et attendrissant, il ne faut pas oublier que les humains ne sont plus là en maître sur cette terre. Ils sont une race en voie d’extinction. Ils sont persécutés par les nouveaux maîtres et ils sont donc obligés de vivre une vie cachée, une vie clandestine pour survivre. D’ailleurs dans ce tome, le golem et Somali en rencontre un seul et il est bien camouflé. Donc en fond de cette douceur, se cache une violence sans nom... une race est poursuivie dans le but de l’éteindre. Les rares fois où il est question d’humains, les non-humain en parle comme des êtres belliqueux et destructifs.

Passons au crible cette relation atypique mais très profonde; L’esprit de la forêt ne ressent rien, ni en mangeant ni même quand il est question de sentiment. Contrairement à la jeune humaine qui apprécie fortement ses plats, qui éprouve de l’étonnement, de la joie, de la tristesse, de la douleur. Cela étonne le golem; mais ce qu’il commence à suspecter c’est que ces sentiments qui lui sont étrangers sont en train peut-être de le contaminer… comment ? au contact de Somali ? Tout à commencer quand il l’a pris sous son aile; pourquoi a-t-il fait ça ? si ce n’est pas par compassion ?!

Citations retenues :

  1. […]Quand c’est bon, je ne peux pas m’empêcher de montrer ma joie ! (Somali)[…]
  2. […]Tu ne montre jamais ta joie, père?(Somali)[…]A quoi ça servirait ? ça m’est inutile.(le golem)[…]
  3. […] Pfff… Pourquoi ils se font toujours la guerre ? la paix c’est quand même mieux…(les non-humains en parlant des humains)[…]
  4. […]C’est quoi la tranquillité ? C’est quand on a le coeur léger… parce qu’on a ni crainte ni souci… […]

En Bref :

Un très beau moment de lecture, aussi bien pour les yeux que pour l’esprit !

 

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