Tu comprendras quand tu seras grande de Virginie Grimaldi

Titre : Tu comprendras que tu seras grande

Auteur : Virginie Grimaldi

Editeur : Fayard

Nombre de pages : 510

Genre : Contemporain

Fiche Bibliomania

 

 

4ème de couverture :

« Quand Julia débarque comme psychologue à la maison de retraite Les Tamaris, elle ne croit pas plus au bonheur qu’à la petite souris. Pire, une fois sur place, elle se souvient qu’elle ne déborde pas d’affection pour les personnes âgées. Et dire qu’elle a tout plaqué pour se sauver, dans tous les sens du terme.

Au fil des jours, Julia découvre que les pensionnaires ont bien des choses à lui apprendre. Difficile pourtant d’imaginer qu’on puisse reprendre goût  à la vie entre des papys farceurs, des mamies fantaisistes et des collègues au cœur brisé… Et si elle n’avait pas atterri là par hasard ? Et si l’amour se cachait où on ne l’attend pas ?

C’est l’histoire de chemins qui se croisent. Les chemins de ceux qui ont une vie à raconter et ceux qui ont une vie à construire.

C’est une histoire d’amour(s), une histoire de résilience, une ode au bonheur. »

Mon avis :

L’histoire :

Premier jour, nouveau job. La vie de Julia commence à ressembler à un cauchemar… Elle n’a qu’une envie c’est repartir en courant à Paris… Elle ne sait pas ce qui lui a pris de postuler dans une maison de retraite

Mais voilà qu’un matin, elle se lève comme tous les autres jours et elle s’aperçoit qu’elle aime son travail, qu’elle apprécie ses patients. Ces personnes au bout de leur vie n’avait rien à lui apporter ça elle en était persuadée… mais alors qu’est-ce qu’elle se trompait !

La voilà de connivence avec les supers mamies et les papis farceurs !!

Finalement, elle se sent bien avec eux, elle revit, elle se ressource, elle apprend la vie 🙂

Les personnages :

Julia : Psychologue, célibataire, en deuil (elle a perdu son papa…), son petit ami a préféré lui laisser gérer ça toute seule… bref quand elle arrive Aux Tamaris, elle est en mauvais état

Marine est aide-soignante, rigolote pleine d’entrain. Elle en pince un peu pour Greg et surtout elle habite le studio en face de Julia.

Greg est l’animateur de la maison de retraite, c’est un jeune-homme très séduisant.

Anne-Marie c’est la directrice des Tamaris

Et Léa est la jeune femme qui part en congé maternité et que Julia vient pour remplacer.

Et tous les papys et mamies de la maison de retraite qui à eux seuls mériteraient un paragraphe entier dans cet article, mais il y aurait trop de spoilers 😀 …

La Plume, le scénario :

Ce livre m’a été chaudement recommandé par une adhérente de la Médiathèque où je travaille 🙂

Ce n’est pas le genre de livre que j’aurais choisi de moi-même. Mais je me suis dit « pourquoi pas ».

Et je n’ai pas du tout regretté  !!

Quelle fraîcheur dans l’écriture, c’est direct, c’est drôle. Dés les premiers chapitres je me bidonnais toute seule dans le canapé.

Julia est un personnage, franche, un peu torturée mais son approche avec les papis/mamies de la Maison de Retraite les Tamaris est hilarante !! Elle s’attend au pire moment de solitude et elle découvre une véritable famille amis.

Le récit est très émouvant, on passe d’un pensionnaire à un autre en spectateurs officieux des séances psy de Julia. Chacun apporte son lot de joies, de chagrins, d’expérience et d’idées complètement folles 😀

On a miss mamie, papi grincheux, papi farceur etc… Ils ont tous quelque chose à apporter à Julia, et savent bien que Julia est aussi là pour les écouter.

Julia apprend aussi que tous ces pensionnaires ne sont pas là pour attendre patiemment la fin de leur vie. Ah ça non ! Ils ont bien décidé de continuer à se forger des souvenirs et de vivre au jour le jour avec bonheur.

Ce livre m’a mis une claque, car oui j’avoue je pensais comme Julia…Les papis/mamies des maisons de retraite ne sont plus que l’ombre d’eux même et attendent la mort et n’oublions aussi le côté « senteur pipi » qui va avec l’idée !!

Et bien l’auteur nous montre une autre facette de cette génération, qui certes est au bout du chemin mais ils ne sont pas décidés à partir sans rien tenter de nouveau, sans rien faire.

Les Tamaris sont un concentré de joies, de moments hilarants, de tristesse, de moments tellement émouvant que la boule reste coincée longtemps après le passage.

L’auteur a une écriture magique ! Quel don exceptionnel de faire ressentir toutes ces émotions à son lecteur en évoquant la vie au sein d’une maison de retraite.

En Bref :

Un roman génial, qui vous met une grosse claque !!

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La dernière vie de Pierre de Philippe L’Huillier

Titre : La dernière vie de Pierre

Auteur : Philippe L’Huillier

Éditeur : Publishroom

Nombre de pages : 312 (pages pdf)

Format : ePub (922 Ko)

Genre : Contemporain, développement personnel

 

 

Résumé du roman :

« Pour prendre du recul sur sa vie passée et réfléchir à son futur, Pierre décide de s’isoler sur une île perdue au milieu du Pacifique, aux antipodes de la civilisation, de son modernisme et de sa vie effrénée. Ce paradis est habité par une population primitive refusant tout ce qui vient de l’extérieur, et ce, quel qu’en soit le domaine. Pourtant, Pierre va réussir à se faire adopter par ce peuple. Il vivra alors selon ses coutumes et découvrira un mode de pensée qui le conduira à renoncer à tout ce qu’il connaissait jusqu’alors. Nouvelles aventures, nouvelle vie, nouvel amour pour un nouveau bonheur, mais pour combien de temps ? Une fois de plus la nature sera-t-elle plus forte que l’être humain ? »

Mon avis :

Merci à Anaëlle Alvarez et à Philippe L’Huillier de m’avoir proposé ce partenariat 🙂

L’histoire :

Pierre prend enfin des vacances après trois ans d’un travail acharné à rendre viable son entreprise. Il décide de partir sur une île au bout du monde, dont il a appris l’existence dans une émission de télé. Il veut faire le point sur sa vie, il veut se recentrer, se reposer… faire le vide. Il est convaincu qu’il doit aller sur cette île. D’ailleurs cette petite bande de terre est habitée par une peuplade primitive. Très rapidement, Pierre sera adopté par les villageois qui voit en lui un bon présage. Pierre s’adapte très bien à leurs coutumes et s’aperçoit que c’est ce mode de vie qu’il lui faut. C’est le bonheur pour lui. Mais Mère Nature entre dans l’équation et tous ensemble ils devront affronter la terrible colère du volcan sous-marin…

Les personnages :

Pierre : il a déjà eu une vie bien remplie … peut-être un peu trop…, il a un fils en âge de se marier. Il est bon, donne sans rien attendre en retour, il sait tout faire. S’adapte très vite, c’est pour cette raison qu’il n’a eu aucun mal à vivre selon les us et coutumes du peuple de Tunpim.

Dereck : C’est le scientifique de service, il observe le peuple, qui a recueilli Pierre, depuis plusieurs mois sans beaucoup d’avancée… Ce que réussit Pierre  en 10 jours avec ce peuple est ahurissant pour lui et finalement inespéré, car Pierre devient son informateur. Dereck est l’occidental typique qui passe à côté de beaucoup de chose concernant les habitants de l’île, car il ne cherche finalement pas à les comprendre, il veut juste les étudier. Sa méthode est intrusive et forcément inefficace. Mais grâce à Pierre, son sujet d’étude est approvisionné.

Gao est le fils du chef du village, il va bientôt succéder à son père mais il doit pour ça réunir une condition particulière, l’ayant trouvé au côté de Pierre, il va tout faire pour réussir dans sa tâche. Il observe Pierre avec beaucoup d’intérêt, surtout que cet homme de l’autre monde à une drôle d’attirance pour l’océan…Au fil des jours, il commence à beaucoup apprécier Pierre.

La plume, le Scénario :

Ce fut une belle découverte, j’en remercie encore l’auteur et Anaelle Alvarez pour m’avoir fait confiance.

L’écriture de l’auteur est agréable, fluide et l’évolution de Pierre est très intéressante. Certes, Pierre a déjà fait beaucoup beaucoup de chose, connait presque tout et il est vrai qu’au bout d’un moment j’ai pensé à l’erreur typique de premier roman :« le personnage trop parfait – Mary Sue ».

Car il est vrai que Pierre est un français ayant subit un chômage de longue durée, il rebondit et créer sa propre entreprise qui marche; il a un sens moral et une pureté hors-norme ; il a des compétences étonnantes qui lui permettent de tout réussir, des connaissances qui l’aide à s’adapter à un mode de vie totalement différent de la France. Il gagne tout de suite l’admiration du peuple de Tunpim… Bref ce Pierre est extraordinaire !

J’aurai aimé qu’il apprenne des choses avec les villageois, qu’il découvre véritablement la vie au sein de ce peuple, il semblait déjà connaître quelques facettes de cette vie…

Il faut passer outre, et prendre Pierre réellement comme il est. Un homme bon qui a décidé de changer de vie durant 4 semaines, mais peut-être qu’inconsciemment il était prêt à changer de vie tout court. Au contact du peuple de Tunpim, il vit des choses simples qui le comblent, il vit en communauté où liberté et partage rythment les journées. Ce peuple n’est pas primitif, mais plutôt très bien organisé. Leur vie est simple, faite d’amour, de partage et de liberté.

J’ai fini par m’attacher à ce Pierre qui opère un changement de cap radical dans sa façon d’appréhender la vie. Ses liens avec le peuple de Tunpim sont touchant au point qu’il devra renoncer à une partie de lui-même définitivement.

Il a un lien très particulier avec chacun des personnages importants, Tunpim et Kami le chaman le respecte énormément car ils savent qu’il apportera beaucoup à leur peuple. Avec Gao c’est un autre lien, plus particulier, encore plus touchant; Gao devient son élève et entre eux naît des sentiments forts. J’ai vraiment apprécier l’évolution de leur relation, tout en douceur, pudique, attentive.

Pierre occupe un autre rôle très important au sein du village mais je ne peux pas révéler sous peine de spolier les futurs lecteurs, ce rôle aussi inattendu qu’évident m’a également touché.

Et cette fin, logique, forte qui pousse à la réflexion.

Dans tout les cas, le changement de vie de Pierre bouscule, nous interroge et finalement on se demande et nous ? serions-nous prêt à lâcher cette vie effrénée contre une vie paisible dénuée de tous sentiments de haine, de guerre, de notion d’argent, de consumérisme … jusqu’où irions-nous pour atteindre la paix, le bonheur ?

En Bref :

Un roman agréable, touchant qui pousse effectivement à la réflexion.

Caraval de Stephanie Garber

Titre : Caraval

Auteur : Stephanie Garber

Éditeur : Bayard

Genre : Jeunesse

Nombre de pages : 479

Sorti le 8 février 2017

Fiche Bibliomania

Discussion Livraddict

4ème de couverture :

« Attention, ne vous laissez pas trop prendre au jeu… »

Mon avis :

L’histoire :

Scarlett et Tella vivent sur une île avec un père despotique et violent. Scarlett doit bientôt se marier avec un inconnu que lui a choisi son père. Elle voit là une occasion de se défaire de l’emprise de son père. Depuis de nombreuses années, elle rêve de faire venir le grand spectacle de Caraval sur son île, mais dit-on il ne passe jamais deux fois au même endroit. Ces lettres restent mortes jusqu’au jour où elle annonce au grand maître son mariage. Et là contre toute attente, elle reçoit trois invitations à Caraval situé à 2 jours de son île. Scarlett et Tella n’ont pas le même point de vue mais elles vont finalement se retrouver au milieu du grand spectacle de Caraval !

Les personnages :

Scarlett : C’est l’aînée, elle a juré de toujours protéger sa soeur, quoi qu’il lui en coûte. elle pense que son futur mariage va les mettre à l’abri de son père despotique et donc même si elle doit sacrifier ses idéaux rien n’est plus important que leur sécurité. Elle doute beaucoup, son père s’est chargé de lui faire ressentir ce sentiment d’impuissance, de faiblesse mais sa soeur est beaucoup plus importante que tout ça.

Tella : c’est la cadette, elle est révoltée, espiègle, insouciante et ne pense qu’à une chose : libérer sa soeur du joug de son père et l’empêcher de se marier avec un homme qu’elle ne connaît pas. Elle fonce tête baissée, mais elle a une telle foi en sa grande soeur qu’elle sait que Scarlett sera toujours là pour elle.

Julian : c’est un marin qui a séduit Tella ou a été séduit d’ailleurs. C’est leur billet de sortie de leur île prison pour le grand spectacle de Caraval ! Il est mystérieux, énervant, égoïste et arriviste. Il ne fait les choses que si elles lui apportent un quelconque bénéfice. Il est un peu détestable quand même … Mais il permet à Scarlett, par la force, de se sauver de l’île paternelle.

Une multitude de personnages colorés, haut en couleur plein de charme et de maléfices vont graviter autour de Scarlett pour l’aider ou au contraire l’induire en erreur et l’amener à la folie… mais je ne ferais pas l’inventaire de ses personnages tous très intéressant mais gare aux spoilers !

La Plume, le Scénario :

Je me suis lancée au hasard dans ce livre, je l’ai vu certes partout dans les forums sans jamais m’attarder sur les avis, puis je l’ai pris à la médiathèque où je travaille.

On entre dans la vie de Scarlett par une correspondance épistolaire à sens unique… Scarlett envoie des missives au grand maître Légende de Caraval. Mais malheureusement, ses courriers restent lettres mortes… Jusqu’au jour où elle reçoit une invitation pour trois.

On entre dans la peau de Scarlett très facilement. On peut comprendre ses réticences, ses motivations… tout est très bien expliqué par l’auteure.

Scarlett entre dans Caraval comme on entre dans un monde magique, épineux et maléfique… car ses peurs sont tellement fortes qu’elles fanent le jeu, qu’elles le travestissent… mais une fois prise au dépourvu et n’ayant plus de choix possible, un monde merveilleux et dangereux s’ouvre à Scarlett !

Attention, l’auteur ne cesse de le répéter ce n’est qu’un jeu « rien ici n’est réel, tout n’est qu’illusion… », tout au long du récit plusieurs personnages ne cessent de répéter cette sorte de mantra à Scarlett. Le jeu est puissant mais il faut garder à l’esprit que cela reste un jeu.

Scarlett est un peu énervante quand elle ne voit pas le danger qui est devant son nez… elle est tellement préoccupée à retrouver sa soeur. Elle a peur, mais elle reste droite et se motive sans arrêt quand l’angoisse est trop forte et qu’elle risque de l’emmener elle se ressaisit en pensant à sauver sa soeur.

L’auteure décrit les émotions que ressent Scarlett avec beaucoup de magie. Le fait que Scarlett voit les émotions des autres en couleur, et ressent aussi les odeurs de ses émotions. Ces descriptions disséminées partout dans le récit offre une petite touche de magie romantique et dangereuse.

On ressent cette magie illusionniste, qui se fane à l’aube quand le jour semble naître. Caraval s’endort pour mieux renaître la nuit où presque tout est permis (petite parenthèse : cela m’a fait penser à film animé « Le voyage de Chihiro » de Hayao Miyasaki)

Tout le jeu repose sur des indices, sur une énigme à résoudre qui aboutit à un souhait 🙂 Qui n’a pas rêvé de participer à un tel jeu ?!? Certes l’enjeu est plus que motivant et fait peur mais c’est tellement excitant !!

C’est aussi l’occasion pour Scarlett d’être formée ou initiée. Sortir du cocon paternel pour découvrir qui elle est vraiment et surtout de quoi elle est capable.

  1. elle est séparée de sa soeur
  2. elle se retrouve, seule ou plutôt accompagnée d’un marin en qui elle n’a nullement confiance, qui va l’amener au bout d’elle même.
  3. elle va découvrir qui elle est vraiment et va grandir et pouvoir affirmer ce qu’elle gardait depuis si longtemps au fond d’elle même !

Ce récit jeunesse est d’une incroyable richesse, mais attention pour lire ce livre, il faut avoir gardé au moins un petit bout de son âme d’enfant !

En Bref :

Bon il me reste tout un tas de questions sans réponses … MAIS

J’ai été conquise et ce retournement de situation tout à la fin de l’histoire ! WOW !!! Je veux lire la suite !!!

L’enfant et le maudit, T1: Siùl, a Rùn de Nagabe

Titre : L’enfant et le Maudit

Tome 1 : Siùl, a Rùn

Éditeur : Edition Komikku

Type : Shonen

Genre : Fantastique

Nombre de pages : 174

Sorti le 9 mars 2017

ISBN : 978-2-37287-197-6

Fiche Bibliomania

4ème de couverture :

« Il y a très longtemps, dans une contrée lointaine, existaient deux pays… « L’intérieur » où vivaient les humains, et « l’extérieur », où habitaient des créatures monstrueuses qu’il ne fallait surtout pas toucher, sous peine de subir la malédiction. Cette histoire commence le jour où se sont rencontrés deux êtres qui n’auraient jamais dû se croiser… Ils sont aussi différents que le jour et la nuit…
Et malgré tout ce qui les sépare, malgré les ténèbres qui les entourent, ils vont écrire petit à petit une fable tous les deux… « 

Mon avis :

L’histoire :

C’est l’histoire d’une petite fille blanche de peau comme de cheveux qui vit avec un grand monstre noir. Sheeva est humaine et elle a été recueillie par le Professeur une créature de l’extérieur. Seule condition pour que leur vie se déroule un peu près bien et c’est indiscutable, elle ne doit pas le toucher sous peine de subir la malédiction. Elle reste persuadée que le professeur la garde en attendant le retour de sa tante… qui devient de plus en plus improbable.

Les personnages :

Sheeva : Une petite fille raisonnable sur certaines règles mais beaucoup moins sur d’autres. Elle n’aime pas rester enfermée et échappe quelques fois à la vigilance du professeur. Elle est éprise de liberté et aimerait beaucoup rencontrer d’autres personnes. Même si elle sait que c’est dangereux. Elle croit au retour de sa tante avec beaucoup d’impatience.

Le Professeur : C’est un être noir avec une tête d’oiseau orné de corne de bélier, qui est qualifié de créature monstrueuse de l’extérieure. Il prend soin de Sheeva, l’élève comme il peut car il ne peut pas la toucher. Il la maintient loin des êtres de l’extérieur et l’apprend à se méfier des êtres de l’intérieur aussi.

La Plume, le Scénario :

C’est une histoire apparemment simple, d’opposition entre le bien et le mal; entre la lumière et les ténèbres; entre les gens de l’intérieur et les gens de l’extérieur. Mais ça va bien au delà. Sheeva, contre toute attente, est élevée avec beaucoup d’amour par un être de l’extérieur. Malgré tout, elle a pour consigne de ne jamais le toucher. Il y aurait du côté des créatures de l’extérieur des êtres qui ne se laissent pas emporter par les ténèbres.

Sheeva est insouciante, elle sait très bien qu’elle ne doit pas trop tarder toute seule dehors mais c’est plus fort qu’elle. Alors le Professeur veille sur elle et la retrouve à chaque fois pour la protéger.

Dans cette contrée lointaine, on sent bien que la frontière entre le bien et le mal ou entre l’intérieur et l’extérieur est très mince voire perméable puisque déjà des créatures de l’extérieur sont venues massacrer les gens de l’intérieur, les transformer aussi. Sheeva va en faire l’expérience, les humains ont peur d’elle et les créatures la convoitent.

La rencontre entre Sheeva et le Professeur n’aurait jamais dû avoir lieu, mais le destin en a décidé autrement.

Ce tome un est doux malgré la noirceur qui rôde.

Le lien qui unit ces deux opposés est fort et semble indestructible.

En Bref :

Un joli T1 qui donne très envie de suivre cette série !

Amour, les 10 commandements de Suzanne Marty

Titre : Amour, les 10 commandements

Auteure : Suzanne Marty

Éditeur : Auto-édité

Genre : contemporain, humoristique, psychologique

Nombre de pages : 92

Sorti le 7 février 2017

Fiche Bibliomania

 

Résumé Livraddict :

« Le domaine de notre vie qui génère le plus de frustrations et de déceptions est sans aucun doute le domaine amoureux. Que de temps perdu à soupirer après de beaux indifférents, à attendre l’improbable coup de fil d’un troll sexy ; que d’énergie gaspillée dans des histoires foireuses, que de larmes versées à cause d’illusions perdues…
Pour que cette malédiction cesse, j’ai tenté d’établir la liste des grands principes qu’il me paraît judicieux de respecter dans le domaine amoureux. »

Après son roman « La rousse qui croyait au père Noël », Suzanne Marty explore dix raisons qui font échouer la plupart des relations amoureuses. Un petit livre entre humour et sérieux qui s’adresse à tous les hommes et femmes à la recherche de l’amour avec un grand A !

Mon avis :

Merci à Livraddict et à l’auteure Suzanne Marty pour ce partenariat rafraîchissant !

Ce petit livre de 92 pages et un concentré de tout ce que n’importe quel homme ou femme pourrait penser de l’Amour ! Quelle géniale idée de les transposer en commandements, c’est très drôle parfois touchant… Chacun se retrouve dans l’un ou l’autre car oui l’Amour c’est pas simple, c’est même dur, c’est compliqué, c’est décevant, c’est frustrant, c’est douloureux mais alors pourquoi aime t-on ?!? Ben oui parce que ça vaut le coup quand mêêêmmme !

Bon j’ai terminé ce roman avec une sensation un peu pessimiste… oui ce recueil de commandements est un brin pessimiste. Car il ne faut pas se leurrer, l’Amour c’est un piège pour les romantiques, les fleurs bleus, les cœurs d’artichaut … Oui il faut se méfier de se qu’on croit ressentir et l’auteur nous aide à y voir plus clair.

Bien sûr, on pourrait se dire au diable tous ces calculs, toutes ces vérifs mais on sait très bien, je reste persuadée que chacun de nous a été, est ou sera blessé à un moment donné dans sa vie amoureuse. C’est ce qui nous construit un peu, c’est difficile (pas impossible) de trouver la paix sans amour.

L’auteur nous engage à faire le tri entre ce que ressent notre coeur, notre cerveau et notre sacrosaint macrobiote. Et c’est pas une mince affaire, surtout qu’une fois qu’on a réussi il faut que notre partenaire soit aussi clean de son côté 😀 !

Suzanne Marty nous parle de l’Amour avec beaucoup d’humour, d’amertume parfois, de tristesse aussi. Car l’Amour n’épargne malheureusement personne.

Je déclare que chacun de nous devrait posséder ce petit recueil dans sa bibliothèque, non il devrait rester bien en vue dans la PAL 😉 pour nous donner envie de replonger dedans de temps en temps.

Merci Suzanne Marty pour ce joli emballage et cette gentille dédicace c’est super sympa, une dédicace qui me va droit au coeur ❤

En Bref :

Ce recueil doit être déclaré D’UTILITÉ PUBLIQUE !!!

je-lis-des-auto-edites

RougeSang de Melvin Burgess

rouge-sangt1Titre : Rouge Sang

Auteur : Melvin Burgess

Traducteur : philippe Loubat-Delranc

Éditeur : Gallimard

Genre : Sciences-Fiction

Nombre de pages : 383

Fiche bibliomania

 

4ème de couverture :

« AMOUR, HAINE, POUVOIR, VIOLENCE… Londres au XXIIe siècle. La ville est en ruines. Le pays à feu et à sang. Deux gangs se livrent une guerre sans merci. Val Volson veut régner en maître, Conor est son pire ennemi. Las des combats et des destructions, désireux de faire alliance, Val donne sa fille de quatorze ans, Signy, en mariage à Conor. Mais est-il possible de faire la paix avec un tel homme ? Signy peut-elle faire confiance à un être qui confond amour et haine ? Rebelle, passionnée, elle va tenter de séduire ce tyran sanguinaire pour déjouer le piège mortel qui se referme sur elle et sa famille… Inspiré d’une ancienne saga islandaise, ce roman passionné, violent, souvent brutal et cruel s’adresse à des lecteurs avertis. RougeSang nous plonge dans un univers fantastique, futuriste et apocalyptique. « 

Mon avis :

L’histoire :

Londres du XXIIème siècle, une guerre dure depuis une éternité et épuise de part et d’autre les conquérants. Val Volson souhaite arrêter cette guerre et propose sa fille de 14 ans, Signy, en mariage à son ennemi juré Conor. Il accepte, Signy est révoltée contre la décision de son père mais pour le bien de son clan, elle abdique et n’aura de cesse d’agir pour la victoire de son camp. A travers la fureur, la trahison,  la haine, la folie, Signy devra faire face seule au désastre causé par l’homme auquel elle est mariée, mais elle se surprend à éprouver quelque chose pour cet être immonde… Dans un monde où les humains ne sont plus très nombreux à cause de la manipulation génétique et le mélange de technologie. Ce qu’il reste de ce monde est triste mais ces hommes se battent pour le conquérir et le sauvegarder mais à bien y regarder, est-ce vraiment pour le sauvegarder ??

Personnages :

Signy : Elle a quatorze ans et son père l’offre en cadeau de trêve au pire ennemi de son peuple. Elle est sauvage, déterminée mais reste soumise aux décisions de son père car elle a confiance en lui et en sa foi d’un monde meilleur. Elle a un frère jumeau Siggy avec lequel elle partage presque tout. Leur séparation est un déchirement pour l’un comme pour l’autre. Elle perçoit de suite qu’elle ne peut pas faire confiance à son futur époux pourtant elle se laisse séduire, c’est un homme si dur qui cache une grande faiblesse et Signy va profiter au maximum de cette faille.

Siggy : il est le frère jumeau de Signy. Leur relation est fusionnelle, en tout cas avant son mariage… Les dieux ont peut-être une mission pour lui mais avant d’en connaître les détails, il va subir les pires atrocités qui pourraient rendre un homme complètement dingue. Il est désabusé, il ne croit plus en rien. L’action de son père l’horrifie, donner sa soeur à un fou sanguinaire ! Il essaie de rallier ses frères à sa cause mais il va vite se rendre à l’évidence qu’il ne peut rien contre ce qu’a décidé son père, le grand Val Volson. Val sait que Siggy est spécial car Odin l’a choisi mais pourquoi, Siggy va devoir le découvrir et vite.

Conor : c’est l’ennemi numéro un de la famille Volson. Il apparaît comme un grand gars, costaud mais surtout impitoyable. Il se déplace avec sa horde. Il semble avoir eu une enfance assez traumatisante avec son père. Mais quand il est avec Signy, il est doux comme un agneau, elle fait ressortir de lui cette part d’homme qu’il voudrait enfouir très profond en lui. Sa folie est incontrôlable, juste manipulable et ça Signy l’a bien saisi.

La Plume, le Scénario :

Il est bien indiqué sur la 4ème de couverture que ce roman est à lire à partir de 15 ans. Je trouve même qu’il aurait été judicieux de rajouter pour public averti. Tant la violence, la cruauté est insupportable. L’injustice, la folie, la misère, la haine : tous ces sentiments sont exacerbés dans ce roman. Tout bouscule, révulse.

Je crois que je me suis sentie agressée par autant de noirceur et d’agressivité.

Signy est forte, déterminée. Son esprit menace souvent de lâcher, jusqu’à un point de non-retour où la folie prend le pas sur tout le reste mais la victoire de son camp reste à l’orée de son esprit et la maintient doucement, brutalement oui oui paradoxalement. Elle va faire des choix monstrueux, pour sauver son camp ou ce qu’il en reste.

Cette image post apocalyptique de Londres en pleine débâcle, en ruine, déchirée par des années de guerres, par la folie des hommes de régner plus qu’un autre est horrible, fait peur…

On se rend compte que Londres est central, dans sa périphérie c’est le territoire des Mi-Hommes (des hommes génétiquement modifié, mélangés avec de l’ADN animal) et encore plus loin c’est le monde des hommes machine où la technologie est encore présente. Les Humains du récit exècrent les Mi-Hommes car ils les trouvent sanguinaires et dépourvus de bonté d’âme… Plusieurs fois dans le roman on s’aperçoit que l’homme a peur de ce qui est différent et malheureusement ce qui est différent doit être éliminé…dans l’esprit, de ces hommes, taillé, modelé par la guerre.

J’avoue que le début m’a paru long. Val destinant Signy, sa fille de 14 ans à son ennemi, un homme adulte… déjà là c’est un peu limite mais on se trouve dans un récit post apocalyptique où nos valeurs et mœurs n’ont plus cours. Ensuite vient l’acceptation par Signy, puis le récit devient plus consistant, plus intéressant. On commence à comprendre les personnages, à vivre leurs péripéties s’ensuivent plusieurs rebondissements, le récit est dynamique puis il finit par s’essouffler un peu… Et alors la fin, toute cette violence, tout cet acharnement à faire vivre aux personnages des horreurs pour terminer le tome 1 de cette façon ! Et ben là je suis perdue et du coup je me suis carrément dit : « mais pourquoi ? dans quel but ? » et je n’ai pas trouvé de réponse…

En Bref :

Un début difficile et long pour continuer avec un récit entraînant et sauvage avec une fin bizarre mais compréhensible, qui laisse toute possibilité au tome 2.

Ce roman m’a quand même laissé un goût amer, car supporter toute cette violence infligée à ces personnages pour finir de cette façon, je suis pas fan du tout … 😦

A ma source gardée de Madeline Roth

couv56428357Titre : A ma source gardée

Auteure : Madeline Roth

Editeur : Editions Thierry Magnier

Genre : Jeunesse, Drame

Nombre de pages : 84 pages

Fiche Bibliomania

Sorti le 11/02/2015

4ème de couverture :

« Jeanne retrouve une bande d’amis à chaque vacances dans le village de sa grand-mère. Lucas se joint à eux, Jeanne en tombe amoureuse, éperdument. Lui aussi sans doute. Ce bonheur l’habite, elle en aime le secret, elle aime tout de lui. L’été suivant alors qu’elle revient par surprise, elle comprend que cet amour n’est pas complètement réciproque, pas comme elle le pensait. C’est le trou noir qui l’absorbe.
Il lui faudra du temps pour en parler, pour évoquer cet enfant qu’elle attendait et qu’elle n’aura pas… Premier roman, ce monologue puissant restitue avec une incroyable justesse les mots du chagrin, de la perte, de l’amour non partagé »

Mon avis :

L’histoire :

C’est l’histoire de Jeanne, racontée à la première personne avec émotion. Jeanne connaît les premiers vrais émois amoureux loin de chez elle, en vacances chez sa grand-mère. C’est une histoire d’amitié forte, mais aussi d’amour véritable et aveugle. Jeanne raconte comment elle tombe amoureuse et s’abandonne en toute confiance. S’en suit toutes les conséquences prévues, et Jeanne nous décrit avec beaucoup de justesse les affres de la souffrance, du doute, de la pression de l’existence mais aussi tous ces sentiments  qu’elle ressent à l’égard de ses amis, de son amoureux …

Les personnages :

Jeanne est une jeune fille dans l’année de son bac. Elle passe les vacances chez sa grand-mère et se fait des amies et amis… puis il y a Lucas … Le silencieux et tendre Lucas. Elle est follement amoureuse et lui accorde ce qu’il demande, elle se donne corps et âme. Après une absence de quelques mois, Jeanne décide de revenir voir ses amis et faire une surprise à son amoureux… et à ce moment là elle se rend compte qu’ils n’ont pas la même définition de l’amour, ce que ressent Jeanne n’est pas vraiment partagé…

Lucas est un jeune garçon, discret sur sa relation avec Jeanne. Il semble l’aimait sincèrement mais le fait de lui demander de se cacher nous fait un peu tiquer… on sent l’indécision… malgré tout l’amour qu’il procure à Jeanne, lui, reste sur une indécision.

La plume, le scénario :

C’est très beau, très bien écrit. C’est d’un réalisme touchant mais pas pleurnichard, ni voyeurisme. c’est très vrai. La description de tous ces sentiments par lesquels passe Jeanne trouvera et trouve échos dans n’importe quelle jeune fille entrant dans les premiers vrai émois amoureux. L’amour inconditionnel qui nous fait oublier d’être lucide, de voir les prémisses d’une rupture, de voir que l’autre ne nous aime pas de la même façon… Bref tout est dit, parfois la réalité est dure, fait mal mais ça n’empêche pas d’avancer et de se reconstruire.

Cette blessure amoureuse, qui entraîne aussi des conséquences sérieuses, des décisions importantes qui impacteront à jamais l’esprit de Jeanne; tout ça fait que malgré tout nous sommes fait pour aimer et on aperçoit toujours cette petite lueur d’espoir au bout du chemin. On n’oublie pas, c’est pour Jeanne une expérience douloureuse qui lui apportera de nouvelles pistes pour avancer dans la vie.

En Bref :

Un très beau roman, court mais intense.