La Meute Harbor d’Audrey S.G.

Titre : La Meute Harbor

Tome1 : La rencontre

Auteure : Audrey S.G.

Éditeur : Autoédité

Genre : Romance, Bit-Lit

Format : EpuB

Nombre de pages : 265

Fiche Bibliomania

4ème de couverture :

« Quand on est une jeune fille de 17 ans timide et préférant la lecture aux sorties entre amis, la vie de bohème sur les routes en compagnie de son père s’apparente au paradis sur terre.
Seulement voilà toutes les bonnes choses ont une fin, et désormais Héléna va devoir faire face à son pire cauchemar, le lycée !
Ce changement ne sera pas le seul cette année dans la vie d’Héléna, sa rencontre avec le troublant Valentin changera plus que ses habitudes. Son passé lui sera révélé alors que son futur lui, deviendra des plus incertains. »

Mon avis :

Merci beaucoup à l’auteure Audrey S.G. de m’avoir permis de découvrir son roman 🙂

L’histoire :

Héléna doit intégrer le lycée (l’école pour la première fois), d’habitude elle étudie avec son père à domicile car ils voyagent beaucoup avec le métier de son père. Elle appréhende énormément, elle n’est pas fan des relations sociales, elle a passé des années seule avec son père sans relation sociale ou disons qu’elle n’a pas eu le temps de se faire des amis vu qu’elle restait très peu de temps au même endroit.

Son entrée au lycée va être fracassante; c’est là que tout va commencer, ce qu’elle va découvrir va complètement bouleverser sa vie mais pas seulement … celle de tous ceux qui vont la côtoyer.

Les personnages :

Héléna : C’est une jeune fille habituée à étudier à domicile; la seule compagnie qu’elle a, c’est les livres et son père. Elle n’est pas habituée à interagir avec les jeunes de son âge. Mais quand son regard croise celui de Valentin, plus rien n’a d’importance. Elle ne contrôle plus son corps, elle ne comprend pas… Elle va devoir affronter son passé mais aussi conjuguer avec un futur incertain.

Valentin : Le gars le plus populaire de tout le lycée, sportif, beau comme un dieu… dégageant quelque chose d’animal… Bref LE GARS ! Quand il entre dans une pièce , il irradie de son charme, mais aujourd’hui il n’a d’yeux que pour Héléna, la nouvelle; d’ailleurs il ne peut plus la lâcher du regard et ne contrôle plus son corps non plus…

Ces deux personnages sont très importants mais les personnes qui les entourent sont tout aussi importants et méritent qu’on s’y arrête, seulement pas ici 😉

La Plume, le Scénario :

L’auteur a une écriture agréable. Elle part d’un monde somme tout réel ou en tout cas qui s’approche du nôtre pour glisser précipitamment dans la vie d’Héléna; Avec cette entrée au lycée qui symbolise parfaitement ce passage, ce bouleversement qu’est l’entrée au lycée pour les ados, de cette manière l’auteure ancre le lecteur bien profondément dans l’histoire.

Le regard, le lien, la relation d’Héléna et Valentin est super chaud !! Wow ! J’avoue qu’au début ça m’agaçait un peu de voir Héléna tomber en petites miettes dès que Valentin s’approchait… Mais bon au fil de l’histoire avec un peu d’explication j’ai compris 🙂 mais j’étais un peu comme Héléna, je ne trouvais pas ça très romantique puisque c’était leur destinée (tout était écrit et bla bla bla…) puis au fur et à mesure, je me suis attachée à ce couple.

Toutes ces petites attentions, toute cette possessivité animale de Valentin, c’est un peu trop mais ça représente sa nature et par conséquent c’est très bien décrit.

Bon passons aux scènes de sexe, qui sont décrite (je trouve) avec une réalité, une précision presque chirurgicale 😉 J’ai apprécié qu’elles soient peu nombreuses et assez courtes. L’auteure a laissé plus de place à leur histoire et ces scènes « hot » sont là pour illustrer parfaitement le lien très spécial qui unit Héléna et Valentin.

Un autre point positif, le début des relations des autres couples, leur évolution; Je pense que chacun mériterait sa propre histoire.

Le déroulement de l’histoire est dynamique mais l’auteure ménage ses effets et dévoile petit à petit ce passé qui hérisse (et le mot est très bien choisit 😉 ) toutes les personnes autour d’Héléna.

Le final nous laisse entrevoir d’autres horizons, d’autres batailles; belle amorce, belle tenaille pour le lecteur 😉

En Bref :

Encore merci à l’auteur pour m’avoir confié la lecture de son roman 🙂

Un début de saga alléchante et passionnante !!

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Pour toi. Pour nous. d’Henri Nestière

Titre : Pour toi. Pour nous.

Auteur : Henri Nestière

Éditeur : Autoédité

Genre : Historique

Format : Epub (770KB)

Nombre de pages : 336 Pdf

Fiche Bibliomania

 

Résumé de l’auteur :

« Et si l’on découvrait des écrits au sein d’un oppidum. Et si un gladiateur et une noble romaine s’étaient aimés. Et si tous deux avaient vécu la révolte de Spartacus, la fuite à travers le territoire romain, avant de traverser ce que nous allions appeler la guerre des Gaules. Et si, pour une fois, on regardait l’histoire du côté celte. – « Pour toi. Pour nous » est un roman transmedia. »

Mon avis :

Encore une fois je tiens à remercier l’auteur Henri Nestière pour m’avoir permis de lire son dernier magnifique roman !

L’histoire :

Tout commence avec la découverte de papyrus sur un site archéologique, un oppidum d’Auvergne, écrit en latin. Isabelle les a trouvé, mais seul Bernard peut les traduire immédiatement sur site.

Ces papyrus racontent l’histoire d’Elvo et Célia sur fond de révolte d’esclaves : la Révolte menée par le célèbre gladiateur Spartacus.

Les personnages :

Elvo : C’est un Celte plus particulièrement Arverne. Il fut fait prisonnier pendant une guerre puis vendu pour finalement atterrir dans le ludus de Batiatus. Elvo est un gladiateur très doué et doté d’une grande force; ce que ne manque pas de remarquer Célia, une noble romaine, férue de combats de gladiateurs. Elvo, quant à lui n’aspire qu’à retrouver la liberté et sa paisible vie dans sa ferme.

Célia : Célia Calpurnius, fille d’une noble famille romaine, ses parents ne cessent de la préparer à un futur mariage arrangé pour renforcer leur influence au sein de Rome.  Elle est passionnée par les combats de gladiateurs, alors qu’elle croise le regard d’Elvo, malgré toute cette sauvagerie, cette barbarie; elle décide qu’elle veut le rencontrer en chair et en os. A sa grande surprise, Elvo a un regard doux et triste, il ne semble pas prendre plaisir à tuer.

Spartacus le Thrace, Crixus l’Allobroge et Oenomaüs sont des grands gladiateurs, des grands guerriers qui gravitent autour d’eux; ils vont tous apprendre à se connaître et à s’apprécier. Et c’est par la révolte que guide Spartacus que l’histoire d’Elvo et Célia va véritablement commencer.

La plume, le Scénario :

Je retrouve avec plaisir l’écriture d’Henri Nestière qui sait si bien nous plonger dans ses histoires.

Partant d’une découverte archéologique sur un site en Auvergne, l’auteur nous emmène sur les traces d’Elvo le gladiateur et Célia la noble romaine.

L’histoire est écrite en latin selon la tradition romaine et non Celte… L’auteur choisit les écrits d’Adélia pour conter l’aventure bouleversante d’Elvo et Célia ses parents.

Henri Nestière bâtit son histoire sur un fait historique et je trouve que le récit est d’autant plus poignant parce qu’on sait que certains faits ont vraiment eut lieu; c’est tragique et puissant à la fois. Les descriptions de l’évasion, des combats, des batailles, de la guerre tout simplement, avaient l’air si juste qu’on aurait presque pu sentir l’odeur du sang et entendre le bruit des glaives qui s’entrechoquent.

Cet immense amour que se vouent l’un à l’autre Elvo et Célia est indestructible et les rend tellement invulnérables. C’est exactement comme ça que doit être l’amour ! Ils vont déplacer des montagnes pour réaliser leurs rêves de liberté et d’amour.

Par deux fois au moins, en lisant cet amour insondable, j’étais submergée d’émotions au point de verser des larmes. C’était si bien décrit, si réel, tellement poignant. Vraiment MERCI Henri Nestière de m’avoir fait ressentir ces émotions si fortes !

Je me suis attachée plus à Elvo qu’à Célia, juste pour ses valeurs, ses envies de liberté à tout prix, pour cet amour qu’il protège, mais il ne néglige pas son devoir de guerrier et part défendre sa patrie dans le seul but de protéger sa liberté encore une fois et cet amour. Célia est tout aussi honorable, tout ce qu’elle abandonne est très important c’est une nouvelle preuve que cet amour peut abattre des montagnes. Elle aussi recherche la liberté, certes, elle n’est pas esclave mais elle est prise dans les protocoles des nobles familles avec des contraintes qui empêchent toute liberté à la femme.

Ce que j’ai vraiment apprécié c’est que l’auteur reste malgré tout très réaliste.

En Bref :

Pour moi c’est un coup de coeur, cette histoire est tellement poignante !

Découvrir, redécouvrir des pans de l’histoire de Rome et ses gladiateurs fut un vrai plaisir.

Cette histoire est tellement belle qu’elle restera un moment gravée dans ma mémoire.

Un moment de lecture comme on en voudrait à chaque nouveau livre 🙂

Les contes de Drimael de Henri Nestière

Titre : Les contes de Drimael

Auteur : Henri Nestière

Éditeur : Autoédité

Genre : Contes

Format : Pdf (131 pages)

Fiche Bibliomania

 

 

Résumé de l’auteur :

« En un temps aujourd’hui lointain rayonna le vaste royaume de Drimael. Ce fut au cœur de ces terres enchanteresses que vécurent des rois et des reines, des princes et des princesses, des brigands malsains, des voleurs aux grands cœurs, des sorcières, des créatures féroces, d’autres magiques. Laissez-vous transporter par les histoires qui s’y sont déroulées. »

Mon Avis :

Merci une nouvelle fois à Henri Nestière de m’avoir fait à nouveau confiance en me proposant son recueil 🙂

Les 13 contes :

Ce recueil est composé de 13 contes, qui prennent source au cœur des royaumes de Drimael; On reconnaît l’influence de nos contes traditionnels. Cet ensemble s’adresse aussi bien aux enfants qu’aux adultes en abordant différentes notions comme l’avidité, l’amour, la bienveillance, le changement… Chacun y trouve son fil rouge.

Au travers de personnages tous plus intéressants les uns que les autres, l’auteur aborde ces notions avec réalité, l’Happy-End n’est pas toujours de mise, car pour qu’une valeur soit comprise il faut aussi comprend que chaque acte à des conséquences.

Les personnages qui m’ont le plus marqué :

Cœur d’Or : c’est un palefrenier qu’on retrouve dans le conte portant son nom d’ailleurs; il est souriant et bienveillant malgré le caractère odieux et méchant de la princesse. Il ne se départ jamais de son sourire bienveillant. J’ai trouvé que c’était une grande force de ne jamais abandonner cette bienveillance en toute circonstance.

Face d’Ogre : C’est un jeune homme riche qui vit reclus dans sa demeure. Il est affligé d’une malformation au visage. Étant résigné, face aux moqueries incessantes, il ne sort jamais et traite ses affaires professionnelles depuis chez lui. J’ai aimé chez ce personnage, son abnégation face à l’amour, la patience dont il fait preuve, la souffrance même, mais sa détermination ne le quitte jamais face à Ange.

Le fils du meunier : Pendant toute son enfance, ce fils de meunier répète que quand il sera grand, il ira faire fortune. Sa manière de faire fortune m’a surprise et m’a énormément plu. Et finalement ce qu’il acquiert le rend bien plus riche que n’importe qui d’autre.

La Plume de l’auteur :

Au travers de ces 13 contes, Henri Nestière aborde des sujets d’actualité en semant des petites accroches dans nos mémoires; En effet à la lecture de certains contes, je n’ai pas pu m’empêcher de me rappeler certains de nos contes traditionnels comme Robin des Bois, Cendrillon, Le chaperon rouge, la Belle et la Bête, la Belle aux bois Dormants…

ça m’a donné l’impression que l’auteur les avait revisité pour les adapter à l’actualité, les modeler pour qu’ils fassent un lien même tenu entre la lecture des adultes (avec leur mémoire) et celles des enfants (avec leur imagination); et le tout en utilisant la conjugaison du passé propre au conte.

J’ai trouvé ce paradoxe très intéressant, c’est à dire comment l’auteur arrive avec cette technique a abordé des sujets d’actualité au travers de contes revisités ou non et d’en transmettre une valeur, des valeurs positives.

Je peux affirmer que j’ai deux préférés :

  1. Cœur d’Or
  2. Ange et Face d’Ogre

D’un côté cette bienveillance infinie, transcendante et de l’autre cet amour inconditionnel et forcément bienveillant, patient, compréhensif, protecteur bref l’amour avec un grand A.

En Bref :

Chaque conte est particulier, chaque conte apporte une vue sur les valeurs de la vie. L’auteur parle d’avidité, d’amour, de handicap, de bienveillance, du vieillissement au travers de ses personnages de conte aussi accessible aux enfants qu’aux adultes.

Je me répète sur les notions abordées, car ça me semble important pour la portée de ces 13 contes 😉

Merci encore à Henri Nestière l’auteur 🙂

Un joli recueil 🙂 inspirant !

Bitter Virgin par Kei Kusunoki

     

Titre : Biitter Virgin

Tome 1 à 4

Auteur : Kei Kusunoki

Éditeur : Ki-oon

Nombre de pages en moyenne entre 192 et 224

Genre : manga, Seinen

sorti en 2009

Public averti

Fiche Bibliomania

*** ATTENTION RISQUE DE SPOILERS ***

Comme d’habitude j’essaie de faire très attention à ne rien dévoiler de plus que l’auteur… mais ça peut m’échapper…

4ème de couverture du Tome 1 :

« Véritable tombeur, Suwa Daisuke est un lycéen sans histoire qui passe son temps à séduire les filles de son entourage. il n’éprouve donc aucun intérêt pour Aikawa Hinako, une jeune fille calme et réservée, terrifiée à l’idée du moindre contact avec la gent masculine.

Les sentiments de Daisuke vont finalement changer quand il entendra par accident la confession de Hinako dans une chapelle abandonnée… »

Mon avis :

L’histoire :

Hinako ne supporte pas l’approche d’un homme; elle est terrifiée et s’enfuie dès qu’un camarade essaie de l’aborder. Cependant, au détour d’un couloir, elle entend Daisuke dire que Hinako ne l’intéresse pas du tout, car trop effrayée par les hommes. Ensuite, Daisuke va entendre la confession de Hinako tout à fait par accident, en se cachant dans une Chapelle…

Depuis ce jour, il considère Hinako comme un trésor à protéger, et elle le considère comme un camarade désintéressé donc c’est tout naturellement qu’elle lui accorde sa confiance sans savoir qu’il sait tout sur son passé… Entre eux va naître un lien spécial qui va évoluer au fil des tomes.

Les personnages :

Hinako : c’est une jeune fille, douce et timide. Elle est effrayée voir terrifiée à l’idée qu’un camarade masculin ou un professeur ne l’approche et/ou ne lui adresse la parole. Elle finit toujours par s’enfuir. En comprenant que Daisuke ne s’intéressera jamais à elle, elle développe pour lui un intérêt ambigu, elle ne semble pas avoir peur de lui, puisqu’il ne tentera jamais rien contre elle.

Daisuke : c’est un tombeur de ces dames, elles craquent toutes pour lui. Seule Hinako n’a aucun intérêt pour lui car trop effrayé par les hommes. Mais en se cachant dans une Église à côté de chez lui, il va entendre Hinako en confession par accident. Le choc de la découverte du passé d’Hinako, va lui donner envie de la protéger et de se rapprocher d’elle pour la rassurer sur le monde qui l’entoure.

Je pourrais parler de l’amie d’enfance de Daisuke, de sa petite amie sociopathe mais je dévoilerai trop de détail sur l’histoire.

La plume, le trait, le Scénario :

C’est en apparence un manga tout doux fait de romance et d’humour simple; non non il ne faut pas si fier, ce manga traite d’un terrible sujet qui est conté avec réalité mais de façon pudique.

J’ai jugé bon de rajouter au début de ma chronique « Public averti » car ces petits mots inscrit sur la couverture, qui prennent tout leur sens à la révélation d’Hinako, s’avèrent important.

En effet, L’histoire du manga prend tout de suite en profondeur dès la confession d’Hinako; ce thème est traité avec réalisme, jamais de voyeurisme et l’histoire d’Hinako aussi horrible soit elle, montre dans son évolution, que même si Hinako paraît insaisissable voire irrécupérable car sa peur est tellement profonde… il reste un espoir.

L’amour peut tout faire, il ne se préoccupe pas des traumatismes, il arrive et il fait fi de tout ça… il chamboule tout.

L’évolution de Daisuke est intéressante aussi car il passe du Don Juan au chevalier servant car l’histoire d’Hinako a touché son cœur. Bon sa petite amie Hazuki est vraiment sociopathe, elle pète un câble quand il parait distant, elle essaye de blesser Hinako car elle n’est plus elle-même dans sa jalousie… Elle fait vraiment peur !

L’arrivée de la grande sœur de Daisuke va précipiter les évènements du récit, précipiter l’évolution de Daisuke mais également traiter d’un autre sujet douloureux qui rapprochera la sœur de Daisuke et Hinako d’une certaine manière.

L’auteur parle aussi furtivement du harcèlement, Hinako suscite de l’intérêt malgré tout et de l’incompréhension voir de la méchanceté et de la brutalité devant sa peur panique… c’était important je pense de voir aussi ce côté sombre de l’incompréhension d’autrui face aux séquelles traumatiques dont ils ignorent complètement les faits mais ne cherchent pas plus loin…

Ce manga traite d’une histoire terrible, touchante malgré tout car l’espoir est au bout du chemin.

En Bref :

Un manga dur mais une histoire touchante.

La dernière des Stanfield de Marc Lévy

Titre : La dernière de Standfield

Auteur : Marc Lévy

Éditeur : Robert Laffont

Collection : Versilio

Genre : Comtemporain

Sorti le 20 avril 2017

Nombre de pages : 480

Fiche Bibliomania

 

4ème de couverture :

« Ma vie a changé un matin alors que j’ouvrais mon courrier. Une lettre anonyme m’apprenait que ma mère avait commis un crime trente-cinq ans plus tôt.
L’auteur de cette lettre me donnait rendez-vous dans un bar de pêcheurs sur le port de Baltimore et m’ordonnait de ne parler de cette histoire à personne.
J’avais enterré Maman à Londres au début du printemps ; l’été s’achevait et j’étais encore loin d’avoir fait mon deuil.
Qu’auriez-vous fait à ma place ?
Probablement la même erreur que moi. »

Mon avis :

Bon je suis super en retard dans mes chroniques, ce Marc Levy je l’ai lu en septembre 2017 … voyez le retard !!

L’histoire :

La vie d’Éléonor Rigby est bouleversée lorsqu’elle reçoit une lettre anonyme qui lui apprend que sa mère n’est pas qui elle prétendait être.

Qu’avant d’être mère, elle était une personne complètement différente.

Commence pour Éléonore, un long périple de recherche, d’incertitude et de rencontre pour comprendre qui était vraiment sa mère (contre l’avis du reste de sa famille) et quel crime elle a commis …

Les personnages :

Éléonore Rigby est une journaliste touristique. Elle voyage beaucoup et n’arrive pas à se construire une vie. Elle a une famille qui l’aime, mais à la réception de cette lettre anonyme, savoir qui était sa mère en réalité devient une obsession qui l’emmène jusqu’au Canada où elle rencontre Georges-Harrison.

Georges-Harrison : Il vit au Canada et passe son temps entre sa passion pour le bois et les visites à sa mère en maison de retraite. Lorsqu’il reçoit également une lettre anonyme, tout le pousse vers une rencontre inéluctable avec Éléonore. Ensemble , ils vont vivre un périple surprenant et passionnant !

la Plume, le scénario :

Je suis ultra fan de Marc Levy, mais il me reste encore des neurones d’objectivité enfin je crois …

Une fois n’est pas coutume, je me suis laissée surprendre par l’auteur. Une nouvelle histoire qui ne ressemble pas aux autres. Un nouveau périple, prétexte aux voyages spacio-temporel.

J’ai beaucoup aimé ces petits retours en arrière, témoin d’un passé douloureux, réactionnaire mais tellement vivant et épris de liberté.

Les personnages ont des noms de chanson des Beatles, ils sont passionnant, énervant mais toujours attachant.

C’était difficile de lâcher le roman, l’histoire était addictive; j’avais besoin de connaître la vie de cette maman secrète.

Ce récit est construit à mon humble avis, sur fond de réalité, car on a tous en tant que parent changé de vie après avoir eu des enfants, pour certains de façon sereine, pour d’autres l’arrivée d’enfant fut digne d’une explosion nucléaire :-D; et par la force des choses quoiqu’il arrive on devient parent et la personne qu’on était s’efface un peu … mais il reste des traces indélébiles 🙂

En Bref :

Un voyage spatio-temporel, plein d’aventure, d’amour, de revendication, de rébellion et d’affirmation de soi !

Tu comprendras quand tu seras grande de Virginie Grimaldi

Titre : Tu comprendras que tu seras grande

Auteur : Virginie Grimaldi

Editeur : Fayard

Nombre de pages : 510

Genre : Contemporain

Fiche Bibliomania

 

 

4ème de couverture :

« Quand Julia débarque comme psychologue à la maison de retraite Les Tamaris, elle ne croit pas plus au bonheur qu’à la petite souris. Pire, une fois sur place, elle se souvient qu’elle ne déborde pas d’affection pour les personnes âgées. Et dire qu’elle a tout plaqué pour se sauver, dans tous les sens du terme.

Au fil des jours, Julia découvre que les pensionnaires ont bien des choses à lui apprendre. Difficile pourtant d’imaginer qu’on puisse reprendre goût  à la vie entre des papys farceurs, des mamies fantaisistes et des collègues au cœur brisé… Et si elle n’avait pas atterri là par hasard ? Et si l’amour se cachait où on ne l’attend pas ?

C’est l’histoire de chemins qui se croisent. Les chemins de ceux qui ont une vie à raconter et ceux qui ont une vie à construire.

C’est une histoire d’amour(s), une histoire de résilience, une ode au bonheur. »

Mon avis :

L’histoire :

Premier jour, nouveau job. La vie de Julia commence à ressembler à un cauchemar… Elle n’a qu’une envie c’est repartir en courant à Paris… Elle ne sait pas ce qui lui a pris de postuler dans une maison de retraite

Mais voilà qu’un matin, elle se lève comme tous les autres jours et elle s’aperçoit qu’elle aime son travail, qu’elle apprécie ses patients. Ces personnes au bout de leur vie n’avait rien à lui apporter ça elle en était persuadée… mais alors qu’est-ce qu’elle se trompait !

La voilà de connivence avec les supers mamies et les papis farceurs !!

Finalement, elle se sent bien avec eux, elle revit, elle se ressource, elle apprend la vie 🙂

Les personnages :

Julia : Psychologue, célibataire, en deuil (elle a perdu son papa…), son petit ami a préféré lui laisser gérer ça toute seule… bref quand elle arrive Aux Tamaris, elle est en mauvais état

Marine est aide-soignante, rigolote pleine d’entrain. Elle en pince un peu pour Greg et surtout elle habite le studio en face de Julia.

Greg est l’animateur de la maison de retraite, c’est un jeune-homme très séduisant.

Anne-Marie c’est la directrice des Tamaris

Et Léa est la jeune femme qui part en congé maternité et que Julia vient pour remplacer.

Et tous les papys et mamies de la maison de retraite qui à eux seuls mériteraient un paragraphe entier dans cet article, mais il y aurait trop de spoilers 😀 …

La Plume, le scénario :

Ce livre m’a été chaudement recommandé par une adhérente de la Médiathèque où je travaille 🙂

Ce n’est pas le genre de livre que j’aurais choisi de moi-même. Mais je me suis dit « pourquoi pas ».

Et je n’ai pas du tout regretté  !!

Quelle fraîcheur dans l’écriture, c’est direct, c’est drôle. Dés les premiers chapitres je me bidonnais toute seule dans le canapé.

Julia est un personnage, franche, un peu torturée mais son approche avec les papis/mamies de la Maison de Retraite les Tamaris est hilarante !! Elle s’attend au pire moment de solitude et elle découvre une véritable famille amis.

Le récit est très émouvant, on passe d’un pensionnaire à un autre en spectateurs officieux des séances psy de Julia. Chacun apporte son lot de joies, de chagrins, d’expérience et d’idées complètement folles 😀

On a miss mamie, papi grincheux, papi farceur etc… Ils ont tous quelque chose à apporter à Julia, et savent bien que Julia est aussi là pour les écouter.

Julia apprend aussi que tous ces pensionnaires ne sont pas là pour attendre patiemment la fin de leur vie. Ah ça non ! Ils ont bien décidé de continuer à se forger des souvenirs et de vivre au jour le jour avec bonheur.

Ce livre m’a mis une claque, car oui j’avoue je pensais comme Julia…Les papis/mamies des maisons de retraite ne sont plus que l’ombre d’eux même et attendent la mort et n’oublions aussi le côté « senteur pipi » qui va avec l’idée !!

Et bien l’auteur nous montre une autre facette de cette génération, qui certes est au bout du chemin mais ils ne sont pas décidés à partir sans rien tenter de nouveau, sans rien faire.

Les Tamaris sont un concentré de joies, de moments hilarants, de tristesse, de moments tellement émouvant que la boule reste coincée longtemps après le passage.

L’auteur a une écriture magique ! Quel don exceptionnel de faire ressentir toutes ces émotions à son lecteur en évoquant la vie au sein d’une maison de retraite.

En Bref :

Un roman génial, qui vous met une grosse claque !!

La dernière vie de Pierre de Philippe L’Huillier

Titre : La dernière vie de Pierre

Auteur : Philippe L’Huillier

Éditeur : Publishroom

Nombre de pages : 312 (pages pdf)

Format : ePub (922 Ko)

Genre : Contemporain, développement personnel

 

 

Résumé du roman :

« Pour prendre du recul sur sa vie passée et réfléchir à son futur, Pierre décide de s’isoler sur une île perdue au milieu du Pacifique, aux antipodes de la civilisation, de son modernisme et de sa vie effrénée. Ce paradis est habité par une population primitive refusant tout ce qui vient de l’extérieur, et ce, quel qu’en soit le domaine. Pourtant, Pierre va réussir à se faire adopter par ce peuple. Il vivra alors selon ses coutumes et découvrira un mode de pensée qui le conduira à renoncer à tout ce qu’il connaissait jusqu’alors. Nouvelles aventures, nouvelle vie, nouvel amour pour un nouveau bonheur, mais pour combien de temps ? Une fois de plus la nature sera-t-elle plus forte que l’être humain ? »

Mon avis :

Merci à Anaëlle Alvarez et à Philippe L’Huillier de m’avoir proposé ce partenariat 🙂

L’histoire :

Pierre prend enfin des vacances après trois ans d’un travail acharné à rendre viable son entreprise. Il décide de partir sur une île au bout du monde, dont il a appris l’existence dans une émission de télé. Il veut faire le point sur sa vie, il veut se recentrer, se reposer… faire le vide. Il est convaincu qu’il doit aller sur cette île. D’ailleurs cette petite bande de terre est habitée par une peuplade primitive. Très rapidement, Pierre sera adopté par les villageois qui voit en lui un bon présage. Pierre s’adapte très bien à leurs coutumes et s’aperçoit que c’est ce mode de vie qu’il lui faut. C’est le bonheur pour lui. Mais Mère Nature entre dans l’équation et tous ensemble ils devront affronter la terrible colère du volcan sous-marin…

Les personnages :

Pierre : il a déjà eu une vie bien remplie … peut-être un peu trop…, il a un fils en âge de se marier. Il est bon, donne sans rien attendre en retour, il sait tout faire. S’adapte très vite, c’est pour cette raison qu’il n’a eu aucun mal à vivre selon les us et coutumes du peuple de Tunpim.

Dereck : C’est le scientifique de service, il observe le peuple, qui a recueilli Pierre, depuis plusieurs mois sans beaucoup d’avancée… Ce que réussit Pierre  en 10 jours avec ce peuple est ahurissant pour lui et finalement inespéré, car Pierre devient son informateur. Dereck est l’occidental typique qui passe à côté de beaucoup de chose concernant les habitants de l’île, car il ne cherche finalement pas à les comprendre, il veut juste les étudier. Sa méthode est intrusive et forcément inefficace. Mais grâce à Pierre, son sujet d’étude est approvisionné.

Gao est le fils du chef du village, il va bientôt succéder à son père mais il doit pour ça réunir une condition particulière, l’ayant trouvé au côté de Pierre, il va tout faire pour réussir dans sa tâche. Il observe Pierre avec beaucoup d’intérêt, surtout que cet homme de l’autre monde à une drôle d’attirance pour l’océan…Au fil des jours, il commence à beaucoup apprécier Pierre.

La plume, le Scénario :

Ce fut une belle découverte, j’en remercie encore l’auteur et Anaelle Alvarez pour m’avoir fait confiance.

L’écriture de l’auteur est agréable, fluide et l’évolution de Pierre est très intéressante. Certes, Pierre a déjà fait beaucoup beaucoup de chose, connait presque tout et il est vrai qu’au bout d’un moment j’ai pensé à l’erreur typique de premier roman :« le personnage trop parfait – Mary Sue ».

Car il est vrai que Pierre est un français ayant subit un chômage de longue durée, il rebondit et créer sa propre entreprise qui marche; il a un sens moral et une pureté hors-norme ; il a des compétences étonnantes qui lui permettent de tout réussir, des connaissances qui l’aide à s’adapter à un mode de vie totalement différent de la France. Il gagne tout de suite l’admiration du peuple de Tunpim… Bref ce Pierre est extraordinaire !

J’aurai aimé qu’il apprenne des choses avec les villageois, qu’il découvre véritablement la vie au sein de ce peuple, il semblait déjà connaître quelques facettes de cette vie…

Il faut passer outre, et prendre Pierre réellement comme il est. Un homme bon qui a décidé de changer de vie durant 4 semaines, mais peut-être qu’inconsciemment il était prêt à changer de vie tout court. Au contact du peuple de Tunpim, il vit des choses simples qui le comblent, il vit en communauté où liberté et partage rythment les journées. Ce peuple n’est pas primitif, mais plutôt très bien organisé. Leur vie est simple, faite d’amour, de partage et de liberté.

J’ai fini par m’attacher à ce Pierre qui opère un changement de cap radical dans sa façon d’appréhender la vie. Ses liens avec le peuple de Tunpim sont touchant au point qu’il devra renoncer à une partie de lui-même définitivement.

Il a un lien très particulier avec chacun des personnages importants, Tunpim et Kami le chaman le respecte énormément car ils savent qu’il apportera beaucoup à leur peuple. Avec Gao c’est un autre lien, plus particulier, encore plus touchant; Gao devient son élève et entre eux naît des sentiments forts. J’ai vraiment apprécier l’évolution de leur relation, tout en douceur, pudique, attentive.

Pierre occupe un autre rôle très important au sein du village mais je ne peux pas révéler sous peine de spolier les futurs lecteurs, ce rôle aussi inattendu qu’évident m’a également touché.

Et cette fin, logique, forte qui pousse à la réflexion.

Dans tout les cas, le changement de vie de Pierre bouscule, nous interroge et finalement on se demande et nous ? serions-nous prêt à lâcher cette vie effrénée contre une vie paisible dénuée de tous sentiments de haine, de guerre, de notion d’argent, de consumérisme … jusqu’où irions-nous pour atteindre la paix, le bonheur ?

En Bref :

Un roman agréable, touchant qui pousse effectivement à la réflexion.