Omertà de Clara Lamarca

Titre : Omertà

Auteure : Clara Lamarca

Éditeur : Autoédité

Genre : Jeunesse

Sujet traités : Adolescence, l’amour, l’amitié, le harcèlement, les préjugés…

Nombre de pages : 397 broché et 615Ko PDF

Sorti le : 13 juillet 2017

Coup de Cœur

Fiche Bibliomania

4ème de couverture :

« Le lycée. L’adolescence, le temps du premier amour. Sara et Sam se croisent alors qu’ils n’espèrent plus rien. Elle essaie de digérer le décès de son père, resté irrésolu, et les moqueries de ses camarades de lycée. Lui cherche à trouver son identité, une voix, même lorsque personne ne semble l’écouter. Ils se trouvent et se comprennent. Ensemble, ils essaieront de briser les barrières qui les empêchent d’être ceux qu’ils sont vraiment. Car rien ne les retiendra plus : pas même les autres. »

Mon avis :

Merci à l’auteure Clara Lamarca pour m’avoir fait confiance en me confiant la lecture de son premier roman. Une découverte bouleversante ❤

L’histoire :

Sara est le souffre douleur d’une bande d’adolescent depuis le collège et ça continue au lycée. Elle subit sans rien dire, elle s’arrange de cette vie insupportable. Son père est mort, sa mère est inconsolable et donc Sara se retrouve seule avec ses problèmes. Elle n’a pas d’amis, personne ne veut faire partie du clan des loosers.

Sam fait sa première rentrée dans le lycée d’Anviers, ses parents ont eu la géniale idée de déménager de Paris… Il est plutôt beau gosse, et attire sur lui l’envie féminine. Les mecs le trouve cool. Donc tout est ok. Sauf que lui subit sa vie, il fait semblant d’être cool, d’être heureux, d’être enjoué… mais en réalité, il est blasé, blasé, blasé…

Sara et Sam ne font pas partie du même monde. Ils ne devraient pas se parler. Mais la nature est ainsi faite et personne n’y peut rien.

Rien ni personne ne résiste aux élans du coeur.

Ensemble, ils vont essayer de se reconstruire, d’abattre les préjugés.

Les personnages :

Sara est une jeune fille rousse, plantureuse que les autres appellent si gentiment « la Grosse ». Elle est détestée pour ce qu’elle représente, elle est mise au ban des moins que rien, parce qu’elle dérange, elle gêne … A cause de ça elle subit toutes les humiliations possibles sans rien dire. Mais un jour trop c’est trop et elle n’arrive plus à supporter. Son père est mort, sa mère végète car elle ne peut plus avancer dans la vie sans son mari… Donc Sara subit et protège sa mère d’un nouveau drame… Quand elle aperçoit Sam, elle se dit tout de suite que ce n’est pas un mec pour elle, elle ne mérite pas ce genre de personne…

Sam, c’est le mec de 18 ans, cool, sympa avec tout le monde, tombant les filles comme il veut. Il est sûr de lui et n’a peur de rien… Enfin ça c’est la façade qu’il affiche pour tout le monde. En réalité, il est blasé, la vie l’ennuie, les gens l’ennuient, rien ni personne ne trouve grâce à ses yeux. Enfin jusqu’à l’entrée remarquée de Sara qui lui met la tête à l’envers et lui fait perdre ses repères.

Les harceleurs : Une bande de moins que rien de différents horizons qui pour cacher leur misère sociale s’acharne sur leur victime avec tellement de haine…

Les spectateurs : Ceux qui ne sont pas d’accord avec ce qui se passe devant leurs yeux mais qui préfèrent ne rien dire pour se préserver, ou par lâcheté pour ne surtout pas finir dans le camp des loosers.

La plume, le scénario :

La plume de l’auteur m’a happé dès les premières lignes et en général c’est vraiment bon signe. Il m’a fallu beaucoup de courage et la batterie déchargée de ma tablette pour quitter le récit les premières heures de lecture.

La vie de Sara est décrite avec beaucoup de prévenance, pas de voyeurisme. C’est un constat, triste mais réel. On s’attache très facilement à Sara. Contrairement au fait qu’elle subisse d’innombrables humiliations, c’est une battante mais pour qu’elle le découvre elle-même, il a fallu Sam.

Le passage de l’enfant à l’âge adulte est souvent pavé de difficultés, certains subissent plus que d’autre. La construction de soi, face aux parents, face à la société, face à ses camarades avec les codes, la mode, le paraître… et être à un détail près différent vous met tout de suite en danger, sur le fil du rasoir, côté loosers ou côté populaire. Et savoir gérer ces situations très compliquées demande beaucoup d’énergie et de lucidité. Quand en plus la vie ne vous épargne pas… c’est la descente aux enfers par les autres, pour les autres.

L’histoire de Sara et Sam est décrite avec beaucoup de douceur, de chaleur, de véracité. On est là, à côté d’eux et on est pris dans leur tourbillon de sentiments. Ce n’est absolument pas mièvre, c’est authentique !

Bien-sûr, le premier amour est abordé de façon tellement poétique, qu’on en vient à jalouser cette explosion de ressentis. C’est tellement beau. Cet amour vient à être la chose la plus importante de la vie, l’école, le bac, les études supérieures, tout ça ne compte plus. C’est le présent qui compte avec cet amour qui durera toujours.

Et puis, il y a les décisions compliquées, les situations non-réfléchies… on a mal avec les personnages. L’auteur a ce don de faire ressentir ce que vit ses personnages à ses lecteurs. Plusieurs fois, je me suis mise silencieusement à pleurer, tellement c’était beau, tellement les situations étaient triste, difficile trop intense. Merci Clara Lamarca pour toutes ces émotions !

Le harcèlement est abordé de façon très juste, bien-sûr les élèves se retrouvent souvent, très souvent seuls face à leurs harceleurs et les institutions ne peuvent rien pour eux, les institutions ne sont pas armées contre ce déferlement de bêtises, d’ignominie. Les adultes ne prennent pas assez aux sérieux ces situations insoutenables en tout cas pas avant le drame, l’accident. Et les harceleurs sont puissant, ils savent que personne ne leur fera jamais rien, ils ne paieront pas pour leurs tortures, leur bassesse. Peut-être qu’à force d’en parler, ces situations diminueront et disparaîtront. Alors il faut continuer et pas lâcher.

En Bref :

Un premier roman très talentueux ! Une histoire prenante, des personnages adorables, d’autres tout à fait détestable.

Avec cette lecture, je suis passée par toutes les émotions ! Un grand merci à Clara Lamarca !!

Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une de Raphaëlle Giordano

Titre : La deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une

Auteure : Raphaëlle Giordano

Éditeur : Eyrolles

Genre : Développement personnel, contemporain

Nombre de pages : 256

Sorti le 17 septembre 2015

Fiche Bibliomania

 

4ème de couverture :

 » – Vous souffrez probablement d’une forme de routinite aiguë.

   – Une quoi ?

   – Une routinite aiguë. C’est une affection de l’âme qui touche de plus en plus de gens dans le monde, surtout en Occident. Les symptômes sont presque toujours les mêmes : baisse de motivation, morosité chronique, perte de repères et de sens, difficulté à être heureux malgré une opulence de biens matériels, désenchantement, lassitude…

   – Mais… Comment vous savez tout ça ?

   – Je suis routinologue.

   – Routino-quoi ?

Camille, trente-huit ans et quart, a tout, semble-t-il, pour être heureuse. Alors pourquoi a-t-elle l’impression que le bonheur lui a glissé entre les doigts ? Tout ce qu’elle veut, c’est retrouver le chemin de la joie et de l’épanouissement. Quand Claude, routinologue, lui propose un accompagnement original pour l’y aider, elle n’hésite pas longtemps : elle fonce. A travers des expériences étonnantes, créatives et riches de sens, elle va, pas à pas, transformer sa vie et repartir à la conquête de ses rêves… »

Mon avis :

L’histoire :

Camille approche les quarante ans, elle a un fils merveilleux, un mari presque parfait et un boulot. Mais elle se sent usée, fatiguée de se battre à longueur de temps. Son boulot lui apporte peu de réconfort avec des collègues railleurs, des dossiers inintéressant. Quand elle rentre le soir, son mari est devant la télé ou l’ordi, son fils enfermé dans sa chambre sur son téléphone ou sa tablette. Et elle rentre pour préparer le repas, se dispute au passage avec son fils qui préfère sa tablette à ses devoirs, et l’indifférence de son mari. Elle se sent invisible, triste, bonniche et sa vie ne lui plaît plus en tout cas pas comme ça.

A la suite d’une panne de voiture, elle rencontre Claude qui va changer sa vie. Elle se rend compte en discutant avec Claude que ses rêves sont très loin du chemin qu’elle a emprunté et grâce à lui elle va tenter de reconquérir sa vie et partir à la poursuite de ses rêves.

Les personnages :

Camille : C’est une jeune femme de 39 ans, qui s’habille pratique pour pouvoir courir toute la journée au boulot, chercher son fils à l’école, l’emmener à ses activités extra scolaires, faire à manger, s’occuper de sa maison… Bref c’est une femme dynamique mais qui s’est éloigné du bonheur petit à petit par habitude, par praticité, par usure, par déception, par fatigue… Mais elle ne désespère pas et quand Claude lui propose de reconquérir sa vie et son bonheur, elle n’hésite pas une seconde, après tout elle n’a rien à perdre, elle est déjà au bout du rouleau…

Claude c’est le sauveur de Camille, il a peut-être une soixantaine d’année, son visage serein le rend avenant. Il se dit « routinologue » et propose à Camille de l’aider à se rapproprier sa vie avec une thérapie un peu particulière mais qui a déjà fait ses preuves.

Le Plume, le Scénario :

Alors oui c’est un coup de coeur ! Chaque femme de quarante ans ou presque devrait avoir ce livre sur sa table de chevet !

Je pense que beaucoup de femme de presque quarante en est arrivé à la situation de Camille. On est presque toute passée par là, on vit la vie à cent à l’heure, on s’occupe des enfants, des maris, de son boulot… on court toute la journée pour le bien de sa petite famille et ce n’est pas une tare, c’est un choix et au début on est satisfaite de cette vie… sauf qu’au bout du compte on s’épuise et on ne le voit pas tout de suite. On habitue sa famille, à ce que superwoman s’occupe de tout, gère les problèmes, gère le compte bancaire, la plomberie, la garde des enfants, les problèmes de réseau … et tout ce petit monde s’appuie sur nous parce qu’on l’a autorisé et habitué à le faire. Mais non on n’a pas besoin d’aide, on y arrive toute seule… et avouer que ça devient dur c’est quasiment impossible. On se sent terriblement seule, soutien de famille et si on craque, on déséquilibre l’harmonie de la famille. Alors on s’enferme dans son cocon et la vie devient grise…

Mais alors ce livre est une vraie goulée d’air frais. L’aventure-Thérapie de Camille est étonnante et vivifiante. Elle est étonnante car sur le moment évidente mais il ne faut pas s’y tromper reprendre le chemin du bonheur ça demande des efforts, des gros efforts. Et Raphaëlle Giordano déploie tout un planning assez simple à mettre en place pour reconquérir sa vie, mais à quelques conditions qu’il faille vraiment le vouloir et surtout ne pas ménager ses efforts. Il faut avoir envie de sortir de cette grisaille.

Quelques exemples juste pour donner un avant-goût, de se que doit faire Camille:

  • 15 jours pour faire le ménage in/out : c’est à dire se débarrasser de tout ce qui paraît toxique/néfaste/sclérosant dans toutes ses relations et son organisation. Ensuite grand ménage, jeter au moins 10 objets inutiles, ranger, trier, améliorer.
  • Écrire sur une feuille A4 tout ce qu’elle ne veut plus être ou subir…
  • Faire la liste de ses qualités

Et plein de bonnes, très bonnes idées pour se retrouver et retrouver ses rêves.

Dans la lecture de ce roman/guide, un autre point important ressort et ce petit détail est délicieux. C’est le passage de la bienveillance. Camille est aidée et vous verrez par la suite ce que lui demande Claude, seule monnaie acceptable pour payer sa thérapie. Et je trouve cette idée juste géniale, une onde de choc qui pourrait atteindre des sommets. Un geste de bienveillance qui s’étalerait comme une onde que ferait un caillou dans l’eau. Du coup ça m’a rappelé le clip de Claudio Capéo avec sa chanson « Un Homme Debout », où le clip est semé de geste de bienveillance qui s’étire comme une onde de choc.

Ce livre m’a été conseillé par ma collègue de travail et je l’en remercie vivement ! MERCI !

En Bref :

C’était un vrai plaisir de suivre Camille, de s’identifier à elle 🙂

C’est un coup de coeur, il faut que ce livre soit lu par toutes ces femmes et même les hommes aussi qui se retrouvent à quarante ans, au bout du rouleau, usés et très très loin de leurs rêves.

Ce livre devrait être déclaré d’utilité public ! 🙂

Escape Journey T1 par Ogeretsu Tanaka

Titre : Escape Journey 1

Auteur : Ogeretsu Tanaka

Editeur : Taifu Comics

Genre : Yaoi

Nombre de pages : 258

Sorti le 23 mars 2017

Fiche Bibliomania

Attention pour Public Averti

4ème de couverture :

« Taichi et Naoto sortaient ensemble à l’époque du lycée. Néanmoins, ce dernier décida de rompre quand son partenaire lui dit que leur relation n’allait pas plus loin que le sexe selon lui. Ils se recroisent pourtant lors de leur premier jour de fac. Même si Naoto est toujours en colère, il se rend compte que Taichi a changé et commence peu à peu à lui pardonner. Seulement, Naoto est angoissé à l’idée de retomber dans les écueils du passé.

Parallèlement, Fumi, une camarade, tombe amoureuse de Taichi et un rendez-vous arrangé est organisé. »

Mon avis :

Merci à Livraddict et Taifu Comics de m’avoir accordé ce partenariat, merci pour cette découverte !

L’histoire :

Taichi et Naoto se sont fréquentés au lycée mais leur relation c’est soldée par un échec. Naoto a rompu car pour lui leur relation n’allait pas plus loin que du sexe…

Naoto retrouve Taichi à l’université et constate qu’il est toujours attiré par lui. Taichi tente de lui faire comprendre qu’il a changé, mais Naoto est sceptique… Malgré tout leur attirance sexuelle est violente et leur sentiments puissants, dans tout ça ils ont du mal à démêler leur raisonnement pour voir enfin qu’ils souhaitent tous les deux une vraie relation. Ils vont peut-être avoir besoin d’une amie pour y voir plus clair !

Les personnages :

Naoto : c’est un jeune homme avenant qui plaît aux filles et s’entend très bien avec tout le monde. Jusqu’au jour où ses potes lui présente le nouveau : Taichi ! Ses sentiments pour lui refont surface même s’il cherche à les enfouir dans son esprit.

Taichi : Il est un peu l’inverse de Naoto, il est timide, réservé plutôt et n’est pas si à l’aise avec les filles. Il cherche à renouer avec Naoto, pour lui prouver qu’il a changé.

La Plume, le Scénario :

L’histoire de Naoto et Taichi est intense. On comprend bien que leur attraction physique est très forte. Ils ne peuvent pas se retrouver seul sans s’embrasser ou faire l’amour.

Naoto craint de retomber dans leur ancienne relation uniquement basée sur le sexe, et pour le coup il ne voit pas le changement de Taichi et leurs disputes reprennent. Ils ne se comprennent pas car ils ont peur de ce qu’ils ressentent, de se faire rejeter par l’autre et du coup leur relation est compliquée et violente.

Il faudra l’intervention de Fumi pour leur ouvrir les yeux sur la simplicité de l’amour ! Même si elle est tombée amoureuse de Taichi, lui déclarer, a obligé Taichi à lui ouvrir son coeur; à lui avouer qu’il aimait une autre personne.

L’histoire de Naoto et Taichi est touchante et troublante. Ces deux êtres s’aiment mais ne savent pas communiquer, ils sont freiné par leur précédent essai.

C’est une belle histoire d’amour 🙂

En Bref :

C’est certes un Yaoi donc bourré de scènes très explicites, mais l’histoire d’amour n’en reste pas moins touchante 🙂

Quelqu’un à qui parler de Cyril Massarotto

Titre : Quelqu’un à qui parler

Auteur : Cyril Massarotto

Éditeur : XO Editions

Genre : roman contemporain

Nombre de pages : 269

Sorti le 9 février 2017

Lu le 16 avril 2017

Fiche Bibliomania

4ème de couverture :

Samuel fête ses trente-cinq ans, seul face à des assiettes vides. La déprime est proche. Il attrape alors son téléphone mais réalise qu’il n’a personne à qui parler. Soudain, un numéro lui revient en mémoire : celui de son enfance et de la maison du bonheur familial depuis trop longtemps disparu.

Tiens, et s’il appelait ? À sa grande surprise, quelqu’un décroche. Et pas n’importe qui : c’est à lui-même, âgé de dix ans, qu’il est en train de parler ! Mais que dire à l’enfant que l’on était vingt-cinq ans plus tôt ?

Finalement, chaque soir, à travers ce téléphone, Samuel va s’interroger : l’enfant que j’étais serait-il fier de ma vie ? Aurait-il vraiment envie de devenir l’adulte que je suis aujourd’hui ? Ne l’ai-je pas trahi en renonçant à mes rêves ?

Grâce à ce dialogue inattendu et inespéré, Samuel va, peu à peu, devenir acteur de sa vie. Et avancer, enfin !

Mon avis :

L’histoire :

Samuel se retrouve seul pour fêter ses trente cinq ans, il commence à faire le tour de lui même et il n’est pas loin de la déprime. Il est seul, n’a pas de petite amie, son boulot l’ennui, son patron se sert de lui comme d’un souffre douleur… Bref ce n’est pas la vie qu’il aurait aimé avoir

Il se rappelle très bien son numéro de fixe quand il était enfant. Il essaie, de toute façon ça sonnera dans le vide car maintenant les numéros sont à 10 chiffres… Étonnamment quelqu’un décroche, un jeune garçon, et cet enfant c’est lui ! Curieux, mais tous les soirs Samuel de 35 ans appelle Samuel de 10 ans pour lui parler un peu du futur, mais aussi papoter sur ce que ressent l’enfant mais aussi l’adulte, chacun conseille l’autre comme des meilleurs amis.

Cette conservation quotidienne va empêcher Samuel 35 ans de sombrer dans la dépression, et va même le pousser petit à petit à reprendre sa vie en main, cette vie qui lui a échappée.

Les personnages :

Samuel, 35 ans : C’est un homme désabusé, seul, qui n’aime pas vraiment son travail. Il a laissé sa vie l’entraîner dans la solitude.

Samuel, 10 ans : C’est un petit garçon, dynamique, plein de hargne. Il n’imagine absolument pas devenir comme se décrit Samuel35. Il se fâche, il secoue le Samuel du futur, il est pas question d’abandonner, de vivre à petit feu comme ça. Et en même temps, la vie se déroule comme il était prévu dans le passé. Samule10 passe quand même par ces épreuves douloureuses de la perte d’un être cher… mais ça ne lui enlève pas l’idée d’un avenir meilleur.

La Plume, le Scénario :

Encore un roman magnifique, doux, tendre dans cette veine d’espoir qu’écrit toujours Cyril Massarotto.

Qu’est ce que ce début de roman est triste … être seul devant son gâteau d’anniversaire 😦

Qui n’a pas rêvé de partir dans le passé pour parler à son petit moi et lui dire de ne pas faire telle ou telle chose. En fait, cela ne marche pas comme ça, on ne peut pas changer se qui s’est déjà produit. Ce qui est à notre portée, c’est le futur et ça c’est à nous de le construire selon nos rêves, nos aspirations.

Samuel35 (c’est moi qui l’est surnommé comme ça) arrive a un tournant de sa vie où il est urgent de réagir. Il est dans l’impasse, il se retrouve tout seul la soirée de ses 35 ans. Petit Comeback, il réfléchit… comment en est-il arrivé là ? L’auteur l’explique tout simplement, c’est un ensemble de choix, de mésaventures, de précautions, de préservations… bref la vie que Samuel a laissé défiler trop vite, il s’est laissé distancer.

Mais l’auteur, très subtilement remet Samuel35 sur les rails, avec ces appels dans le passé. Métaphore tendre, qu’il faut garder bien au chaud cet enfant que l’on est et que l’on restera. C’est cet enfant plein de rêves que l’on doit préserver pour garder ce dynamisme, cet espoir que tout est possible. Samuel10 va rappeler à son moi futur, que c’est pas cette vie qu’il voulait, qu’il faut réagir, sortir, rencontrer des gens, avoir confiance et la vie sera plus belle, pas plus facile mais plus agréable. Samuel10 secoue Samuel35 !! Il ne veut pas se retrouve seul à 35 ans sans amis, sans amoureuse… seul.

Samuel35 par le biais de ces appels avec son moi du passé, va petit à petit reprendre goût à la vie, ça veut dire prendre des risques, oser reprendre contact avec les humains. Il va reprendre sa vie en main, il va sortir de l’impasse, sortir de ce mauvais chemin et reprendre la route.

Comme c’est bien dit dans la 4ème de couverture :

« […] Cyril Massarotto signe un roman plein de justesse, de tendresse et d’humour sur l’enfant qui demeure toujours en nous… et qu’ils ne faut jamais oublier d’écouter. »

Je ne veux pas m’appesantir sur l’histoire, ni sur les personnages car Samuel35 est entouré de personne formidables qui vont le soutenir, l’aider à reprendre la vie, et en faisant cela je serais obligée de spolier fortement… et ça pas question, vous êtes tenté ? Alors lisez ce roman !

En Bref :

Un roman doux où Cyril  Massarotto nous montre, nous souffle qu’il ne faut pas qu’on efface, qu’on enfouisse trop profond cet enfant en nous. Qu’il est toujours utile de se rappeler ce qu’on espérait de la vie et rester à l’écoute ses folies enfantines.

Encore une lecture très très agréable, pleine d’espoir !

Chanson douce de Leïla Slimani

Titre : Chanson douce

Auteure : Leïla Slimani

Éditeur : Gallimard

Genre : roman contemporain

Nombre de pages : 227

Sorti le 18 août 2016

ISBN : 978-2-07-019667-8

Fiche Bibliomania

4ème de couverture :

Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d’un cabinet d’avocats, le couple se met à la recherche d’une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l’affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu’au drame.

A travers la description précise du jeune couple et celle du personnage fascinant et mystérieux de la nounou, c’est notre époque qui se révèle, avec sa conception de l’amour et de l’éducation, des rapports de domination et d’argent, des préjugés de classe et de culture. Le style sec et tranchant de Le¨la Slimani, où percent des éclats de poésie ténébreuse, instaure dès les premières pages un suspens envoûtant.

Mon avis :

L’histoire :

Myriam est maman de deux enfants et vit avec son mari, tout semble allait pour le mieux mais Myriam n’en peut plus d’être juste la mère de Mila et Adam. Elle se sent mal, réduite à ce rôle qu’elle ne supporte plus. Alors avec Paul, ils décident d’engager une nounou pour que Myriam puisse retravailler à ce cabinet d’avocats. Leur choix fut très strict, les candidates devaient passer par d’innombrables critères si non parfait tous rédhibitoires. Enfin Louise est arrivée, parfaite, tirée à 4 épingles, très professionnelle. Petit à petit cette perle de nounou s’est immiscée dans leur famille tout doucement sans faire de bruit, en se rendant indispensable…

Les personnages :

Myriam : Une jeune mère en pleine reconstruction sociale, elle s’aperçoit que pour son mari, ses amis elle est devenue la maman de Mila et Adam. Juste la maman. Elle n’est plus reconnue comme une femme, mais juste une maman… Elle ne supporte plus cet enfermement et étouffe. Lui vient l’idée de retravailler dans un cabinet d’avocats. Au début elle culpabilise, puis très vite son sentiment de liberté l’envahit et voit en Louise la nounou perle rare dont elle abuse sans trop de scrupules…

Paul : il travaille dans la musique et il ne voit pas vraiment que sa femme ne supporte plus n’être qu’une maman. Mais Myriam le convainc avec son idée de reprendre le boulot en choisissant une nounou. Tout d’abord un peu rétissant, il en perçoit les bonus et il retrouve sa femme (qu’il ne pensait pas avoir perdu) qui s’était enfouie dans son rôle de maman.

Louise : c’est une femme mystérieuse, inquiétante. Elle travaille bien, trop bien. On sent cette intrusion douce, imperceptible… elle met mal à l’aise même.

Je ne veux pas trop décrire Louise au risque de spolier… juste que c’est une femme blessée, même brisée qu’elle cache sous cette façade de nounou parfaite et surtout indispensable.

La Plume, le Scénario :

Avec ce roman, je m’éloigne un peu du genre de roman que je lis d’habitude. Mais le bruit autour de ce livre, les avis époustouflants, enthousiasmes sur le récit, on fait que j’ai cédé à la tentation.

L’écriture de Leïla Slimani est envoûtante, fluide, franche.

Elle décrit une famille en mal de reconnaissance, un jeune couple coincé au milieu de leurs deux enfants. Pour lui un métier pas très épanouissant, preneur de son, jusqu’au jour où Myriam n’en peut plus de n’exister qu’au travers des yeux de ses enfants. Elle se sent moche, défraîchie… bref une maman dépassée, fatiguée. L’auteure nous décrit avec beaucoup de justesse ce mal-être de Myriam, s’en est même gênant. Pourquoi ? Peut-être parce que les mamans ont déjà toutes senti ce mal-aise, de ne plus être une femme, d’être devenue une maman. Certaines le vive bien, d’autre beaucoup moins comme Myriam… c’est peut-être cet écho qui gêne …

Passons à Louise, ce personnage qui semble parfait sous tout rapport puis petit à petit le coin de la couverture est soulevé. Sa vie misérable, esseulée. Elle n’a que son travail pour la maintenir hors de l’eau. On peut se dire mais comment les parents n’ont-ils pas vu cette faille ? comment sont-ils passé à côté de se mal-être ? Mais finalement on peut comprendre pas cautionner mais comprendre, ils ont fermé les yeux c’est leur vie à eux qui s’est améliorée, alors les petits défauts de la nounou, ses petits ennuis ben c’est devenu secondaire…

On termine ce roman avec la bouche pâteuse, avec un goût amer… cette portion de vie détruite petit à petit, consumée sous le regard d’innombrable personnes, cette solitude au milieu du monde… c’est un triste tableau, un des traits avouable ou inavouable de notre société actuelle.

En Bref :

Un livre perturbant, dérangeant et si justement écrit !

Il mérite tout ce foin qu’il a causé dans les médias.

Leïla Slimani mérite son prix, son GONCOURT 2016 !!

Amour, les 10 commandements de Suzanne Marty

Titre : Amour, les 10 commandements

Auteure : Suzanne Marty

Éditeur : Auto-édité

Genre : contemporain, humoristique, psychologique

Nombre de pages : 92

Sorti le 7 février 2017

Fiche Bibliomania

 

Résumé Livraddict :

« Le domaine de notre vie qui génère le plus de frustrations et de déceptions est sans aucun doute le domaine amoureux. Que de temps perdu à soupirer après de beaux indifférents, à attendre l’improbable coup de fil d’un troll sexy ; que d’énergie gaspillée dans des histoires foireuses, que de larmes versées à cause d’illusions perdues…
Pour que cette malédiction cesse, j’ai tenté d’établir la liste des grands principes qu’il me paraît judicieux de respecter dans le domaine amoureux. »

Après son roman « La rousse qui croyait au père Noël », Suzanne Marty explore dix raisons qui font échouer la plupart des relations amoureuses. Un petit livre entre humour et sérieux qui s’adresse à tous les hommes et femmes à la recherche de l’amour avec un grand A !

Mon avis :

Merci à Livraddict et à l’auteure Suzanne Marty pour ce partenariat rafraîchissant !

Ce petit livre de 92 pages et un concentré de tout ce que n’importe quel homme ou femme pourrait penser de l’Amour ! Quelle géniale idée de les transposer en commandements, c’est très drôle parfois touchant… Chacun se retrouve dans l’un ou l’autre car oui l’Amour c’est pas simple, c’est même dur, c’est compliqué, c’est décevant, c’est frustrant, c’est douloureux mais alors pourquoi aime t-on ?!? Ben oui parce que ça vaut le coup quand mêêêmmme !

Bon j’ai terminé ce roman avec une sensation un peu pessimiste… oui ce recueil de commandements est un brin pessimiste. Car il ne faut pas se leurrer, l’Amour c’est un piège pour les romantiques, les fleurs bleus, les cœurs d’artichaut … Oui il faut se méfier de se qu’on croit ressentir et l’auteur nous aide à y voir plus clair.

Bien sûr, on pourrait se dire au diable tous ces calculs, toutes ces vérifs mais on sait très bien, je reste persuadée que chacun de nous a été, est ou sera blessé à un moment donné dans sa vie amoureuse. C’est ce qui nous construit un peu, c’est difficile (pas impossible) de trouver la paix sans amour.

L’auteur nous engage à faire le tri entre ce que ressent notre coeur, notre cerveau et notre sacrosaint macrobiote. Et c’est pas une mince affaire, surtout qu’une fois qu’on a réussi il faut que notre partenaire soit aussi clean de son côté 😀 !

Suzanne Marty nous parle de l’Amour avec beaucoup d’humour, d’amertume parfois, de tristesse aussi. Car l’Amour n’épargne malheureusement personne.

Je déclare que chacun de nous devrait posséder ce petit recueil dans sa bibliothèque, non il devrait rester bien en vue dans la PAL 😉 pour nous donner envie de replonger dedans de temps en temps.

Merci Suzanne Marty pour ce joli emballage et cette gentille dédicace c’est super sympa, une dédicace qui me va droit au coeur ❤

En Bref :

Ce recueil doit être déclaré D’UTILITÉ PUBLIQUE !!!

Links de Natzuki Kizu

linksTitre : Links

Auteur : Natzuki Kizu

Éditeur : Taïfu Comics

Genre : Manga, Yaoi

Nombre de pages : 240

Fiche Bibliomania

4ème de couverture :

« 8 hommes, 4 couples… certains se connaissent depuis plusieurs années, d’autres depuis seulement quelques jours. Chacun à son histoire, mais tous se retrouvent dans le fait qu’une simple rencontre a bouleversé le cours de leur existence. Links est l’histoire de ces 4 couples réunis par le destin. Une destinée qui leur a accordé la possibilité de vivre une histoire qu’ils n’auraient pu imaginer avant et (re)trouver, peut-être, un sentiment qui reste unique à chacun
Sekiya X Shibata
Sekiya, un animateur radio souffrant d’un trouble de la personnalité évident, ne cesse d’être courtisé par Shibata, un homme adorable, mais ne parvient pas à exprimer la tristesse qui le hante.
Yahiko X Akiha X Un certain homme
Depuis la mort de son ancien amant, Akiha, le patron d’un café, n’arrive plus à se lancer pleinement dans une relation. C’est toujours le cas avec Yahiko qui l’aime pourtant envers et contre tout.
Kameda X Ogikawa
Kameda et Ogikawa ont sympathisé grâce à un chat abandonné. Prenant soin de ce dernier, ils passent des jours paisibles a priori sans ambiguïté aucune.
Sado X Nakajô
Même s’ils n’arrêtent pas de se disputer, Nakajô et Sado passent pour un couple. Seulement, comme Nakajô sait qu’il ne pourra jamais vraiment conquérir Sado, il se résigne et reste près de ce dernier tout en essayant de le détester. »

Mon avis :

Tout d’abord merci à Livraddict et les Éditions Taïfu Comics pour m’avoir accordé ce partenariat 🙂 Et m’avoir fait découvrir Natzuki Kizu.

Pour ceux qui ne savent pas, un manga Yaoi c’est un genre d’œuvres de fiction centré sur les relations sentimentales et/ou sexuelles entre personnages de sexe masculin.

L’histoire et les personnages :

Un peu plus de la moitié du manga sert à nous présenter  les 4 couples, leur début, leurs déboires, leurs difficultés et leur tendresse… Leur histoire quoi 🙂

Quand Shibata rencontre Sekiya, il ne le lâche plus. Fervent admirateur de l’animateur radio qu’est Sekiya, Shibata ne ménage pas ses efforts pour devenir son ami. Shibatat ne se rend pas tout de suite compte qu’il trouble fortement Sekiya, avec son entrain, sa joie, ses prévenances. Quand à Sekiya il est nerveux, soupe au lait et désespère de pas pouvoir exprimer ses sentiments clairement.

Akiha ne se remet pas vraiment de la mort de son ancien petit-ami. Quand Sado lui conseille d’essayer d’aimer à nouveau. Au bout d’un an de deuil, il semble peut-être prêt à ouvrir son coeur à Yahiko qui l’aime par dessus tout, et reste patient quoi qu’il arrive.

Kameda trouve Ogikawa, endormi avec un petit chat, sur le trottoir sous la pluie. Il décide de les aider et les ramène chez lui. Au fur et à mesure des jours, de doux sentiments se tissent entre les deux hommes, Ogikawa adore la cuisine de Kameda, et Kameda adore la présence d’Ogikawa… et leur petit chat …

La relation de Sado et Nakajo est plus compliquée, plus brute. Ils se disputent souvent, mais leur relation possède ce petit quelque chose qui fait qu’ils ne peuvent pas se séparer. A la suite d’un tragique accident de voiture, mêlant son frère à une famille yakuza, la famille de Nakajo, Sado se retrouve seul. Alors il décide de rendre visite à Nakajo à l’hôpital puis plus tard, ils se retrouveront dans le même lycée… Une relation étrange basée sur la reconnaissance, la disparition du frère de Sado, va naître entre eux de façon brutale, mais leurs sentiments sont là et ils n’y peuvent rien 😉

La plume, le scénario :

Links est plutôt tourné vers la romance, des relations difficiles car encombrées du passé, de douces rencontres, des partenaires persévérants et parfois patient. Bref tout est raconté avec douceur, calme et surtout centré sur la patience. L’objectif est d’attendre que l’autre soit prêt pour une relation durable, pour une relation tout court. Certains des personnages sont tellement attentionnés c’est craquant, c’est beau, c’est chaleureux.

Les difficultés des uns sont en partie résolues par les autres … C’est 4 couples se connaissent, se fréquentent et chacun y va de son conseil, de son écoute.

Mon couple préféré serait Kameda et Ogikawa, dont la romance se passe tout en douceur, leur amour prend le temps de naître avec beaucoup de douceur. Leur relation est simple, basée sur une belle amitié au départ.

Les autres ont un peu plus de problèmes, comme tous les couples je présume. Mais le résultat est prometteur et surtout avec beaucoup de patience et de ténacité de certains. Quelque fois certaines situations sont drôle, amusantes 🙂

Chaque évolution de couple est intéressante. Par moment c’est prenant, poignant tant leur relation est forte de sentiment, de véracité et de sincérité.

Suivre la vie de ces couples d’homme était très agréable, poignante et surtout accès sur la patience et la ténacité, la persévérance.

Juste un dernier mot sur le graphisme, les personnages sont magnifiques !

En Bref :

Il est beaucoup question de persévérance, de ténacité, d’amour et d’amitié mais c’est pas du tout lourd c’est attendrissant.

Une très belle découverte pour moi !!

Je remercie Livraddict et les Editions Taïfu Comics et surtout l’auteur Natzuki Kizu pour ce partenariat !