Tim au coeur d’or d’Olivia QUÉTIER

Titre : Tim au coeur d’or

Auteure : Olivia QUÉTIER

Éditeur : Autoédité

Genre : Contemporain, psychologie

Format : Epub

Nombre de pages : 219 (PDF)

Fiche Bibliomania

 

 

Résumé de l’auteure :

« Timothé vit en Lozère. Sa mère est alcoolique, son père un homme simple et bourru. Il veut devenir artiste peintre. Il met tout en acte pour tout quitter. Mais il est ramené sans cesse à cette mère qu’il s’imagine pouvoir sauver. Timothé vit ses années de lycée dans la peur que sa mère ne sombre dans la dépression. Cependant, ses amitiés et sa passion du dessin le maintiennent debout. Alban Théo, Sidonie, vivent avec lui ces années d’adolescence. Nous le retrouvons 17 ans plus tard. Il peine à trouver sa place dans le milieu de l’art dons il ne supporte pas les codes. Pourra-t-il faire éditer sa bande dessinée « Tim au coeur d’or? »? Il est marié, vit à Paris avec un enfant. Sa femme Luce consomme beaucoup de drogues et Timothé se retrouve à nouveau confronté à l’addiction. Il comprendra qu’il doit prendre des distances avec la destructivité qui touche ses proches pour pouvoir avancer. Durant les vingt années qui traversent le roman, il cherchera à se dégager de cette place assignée par les liens familiaux. »

Mon  avis :

Merci beaucoup à l’auteure Olivia QUÉTIER pour m’avoir permis de lire son roman bouleversant et plein d’espoir 😉 MERCI !

L’histoire :

L’histoire de Tim commence par un combat, un combat qu’il choisit de mener contre son conseil de classe. Il est alors en 3ème et son passage en seconde générale est menacé par des résultats insuffisants. Il met tout en œuvre pour démontrer à son proviseur sa détermination à réussir si on lui laisse la chance d’aller au lycée général en seconde.

Tout au long du roman, il essaye de ne jamais perdre de vue sa raison d’être, son combat pour la liberté, ses dessins. Malgré les difficultés de sa famille, de ses amis, il tient bon. La vie va encore lui réserver beaucoup d’embûches, mais Thimothé fait face à son destin, à cette vie parfois brutale, mais elle lui apporte aussi son lot de bonheur.

Au travers de sa passion, de ses difficultés, Tim mûrit, évolue grâce à sa détermination, son « trop » bon coeur, sa mélancolie, mais aussi la lumière qu’il porte en lui.

Les personnages :

Tim : c’est d’abord un jeune homme optimiste, déterminé, solidaire, mélancolique, amoureux… oui oui tout ça en même temps. Sa situation familiale le pousse à continuer le plus loin possible ses études, le pousse à imposer sa passion : dessiner. Il veut fuir ce carcan familial étouffant.

On retrouve Tim, plus tard, c’est un homme mais il est toujours habité par cette même passion mais aussi ses vieux démons, cette colère, cette violence, cette tristesse qui l’étouffe jusqu’à ce qu’il comprenne pourquoi.

Alban : c’est un personnage assez emblématique, c’est l’ancre de Tim en quelque sorte. C’est le meilleur ami de Tim, depuis que Tim a décidé de le défendre des griffes de harceleurs… depuis ce jour ils sont là l’un pour l’autre, leur amitié est indéfectible. Alban est peureux, mais Tim lui donne de la force.C’est auprès d’Alban que Tim vient se ressourcer, s’apaiser, s’épancher, demander des conseils sur la vie.

Une quantité de personnages tournent, vivent autour de Tim; ses parents, le proviseur du collège, son professeur d’art au lycée, Sidonie, Luce, Théo et plein d’autres encore. Ils font tous partie intégrante de sa vie; ils ont tous plus ou moins marqués à jamais la vie de Tim; chacun a contribué à faire de lui ce qu’il est, ce qu’il est devenu. Parfois dans la douleur, parfois dans la tristesse, parfois dans la peur mais aussi parfois dans la joie et l’espoir.

La Plume, le Scénario :

J’ai été happée par les mots de l’auteure, l’histoire de Tim commence en fin de 3ème, attendant le résultat du conseil de classe. Tout commence ici ! La détermination de Tim, son évolution, la vie d’un homme.

Tim est un ado attachant, emplit de tellement de colère et de détermination. Il sait ce qu’il veut et surtout ce qu’il ne veut pas.

Son passage dans la vie est semé d’embûches, mais c’est la vie nous dirait certain… oui mais la façon dont il aborde cette vie que ne le chouchoute pas est une vraie leçon de vie.

Sa lettre, son combat pour passer à tout prix en seconde m’a émue tellement fort … c’était bouleversant.

Puis tout s’enchaîne; sa vie au lycée, son difficile retour au foyer les week-end, Alban, son chêne dans sa forêt. L’auteure est arrivée avec ses mots à me faire sentir cette beauté que voit Tim le matin avant l’école, ce moment d’apaisement dans sa forêt.

J’ai apprécié aussi cette différence entre les amis au lycée, et les amis de longue date, du village. Ces amis qu’on ne peut bien souvent pas mélanger car trop éloigner les uns des autres, trop différents peut-être, car c’est exactement comme ça que je le ressentais en étant ado. Ce petit rappel m’a replongé pour un temps dans ma jeunesse à l’internat.

Parlons aussi de ce qu’il vit au quotidien depuis tout petit avec sa mère qui l’aime tant mais que l’alcool ravage. Cette femme vit désespérément, mais l’alcool endort ses démons, Tim ne supporte plus de voir sa mère se détruire et son père ne rien faire. Il sait qu’elle l’aime mais son addiction est plus forte. Il a vraiment besoin de s’éloigner pour se construire puis vivre sa vie... Mais cette addiction, sa mère le rattrape car il n’est pas en paix avec ce qu’il fait, il a besoin qu’on lui ouvre les yeux pour enfin comprendre que le meilleur moyen de sauver sa mère c’est de la confronter à son addiction, il ne peut pas sauver quelqu’un qui ne veut pas être sauvée…

Il se retrouve père de famille et marié à une femme qui se drogue par désespoir également… là encore il va devoir traverser le désert pour comprendre ce qu’il lui arrive, ce qui arrive à son épouse et surtout pour garder solidement sa famille et pour que son petit Étienne grandisse sereinement.

Là encore, ses dessins, son inspiration mais aussi son manque d’inspiration vont être des moteurs pour le guider vers la compréhension et l’aider à sauver sa famille.

L’auteure parle aussi d’homosexualité de façon très simple et j’ai vraiment aimé ce que j’ai lu, je ne peux en dire plus, je ne veux pas faire de spoilers 😉

En Bref :

En tout cas la vie de Tim n’est pas un long fleuve tranquille; mais l’auteure prouve qu’avec de la détermination on peut faire un vrai pied de nez au destin et avoir la vie qu’on a choisit; bien sûr c’est pas facile et ça demande des efforts et quelques sacrifices mais finalement si c’est pour vivre la vie qu’on a toujours rêvé d’avoir; ça vaut peut-être le coup !

En plus, il n’est jamais trop tard, que l’on soit ado ou quarantenaire et plus encore; on peut choisir !

Merci beaucoup à l’auteure Olivia QUÉTIER pour cette leçon de vie, cette leçon d’espoir 🙂

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13 Reasons Why de Jay Asher

Titre : 13 Reasons Why

Auteur : Jay Asher

Traduit de l’anglais (américain) : Nathalie Peronny

Éditeur : Albin Michel

Collection : Litt’

Genre : Jeunesse, Drame

Nombre de pages : 288

Fiche Bibliomania

4ème de couverture :

 » « J’espère que vous êtes prêts, parce que je vais vous raconter l’histoire de ma vie. Ou plus exactement, la raison pour laquelle elle s’est arrêtée. Et si vous êtes en train d’écouter ces cassettes, c’est que vous êtes l’une de ces raisons ».

En entendant ces mots, Clay Jensen croit à une erreur, il n’a rien à voir dans la mort d’Hannah Baker. D’abord choqué, il erre dans la ville endormie, suspendu à la voix de son amie.
Et ce qu’il va découvrir va changer sa vie à jamais. »

Mon avis :

Je fais ma chronique à chaud, je viens de terminer le roman à l’instant…

L’histoire :

Les première pages du récit décrive Clay Jensen en train de poster un colis. Le colis dont il a été destinataire quelques jours plus tôt et qui a bouleversé sa vie.

Ce colis contient des cassettes audio enregistrées par Hannah Baker, elle y décrit pourquoi elle a préféré disparaître, mettre fin à ses jours et surtout qui elle considère responsable de tout ce gâchis…

Clay n’en revient pas d’être sur cette liste, il ne pensait pas être responsable de la mort d’Hannah; ce qu’il va découvrir va le changer radicalement.

Les personnages :

Hannah Baker, lycéenne tourmentée par un harcèlement scolaire insidieux... A la suite d’une rumeur, Hannah est cataloguée dans une case pas facile à assumer surtout quand on a rien à faire dans cette case. Elle dérive d’amis en amis, de trahison en trahison à tel point qu’elle se demande si un jour les gens vont voir vraiment la vraie Hannah. Mais tout semble continuer comme une écharpe qu’on détricote, ça s’effiloche et par la force des choses, elle ne peut plus faire confiance à qui que ce soit sans attendre une trahison derrière et elle n’est pas sûre de supporter cette situation une nouvelle fois.

Clay Jensen : c’est un peu l’amoureux transi, qui hésitera trop longtemps… qui manquera de confiance en lui face aux rumeurs qui circulent sur Hannah;

Tout les personnages de liste sont important et donc je ne les décrirais pas car je ne veux pas faire de spoilers.

La Plume, le Scénario :

L’auteur traite un sujet très dur, très difficile : Le suicide d’adolescent. Au travers de ses cassettes Hannah retrace ce qui l’a fait basculer… ce harcèlement quasi invisible, marrant pour certains, vengeance pour d’autres… tout est bon pour rendre la vie de quelqu’un pire que la sienne…

Hannah est victime d’une fausse rumeur qui ne cessera de la suivre et surtout qui influencera le comportement de quiconque lui adressera la parole. Ce phénomène est terrible pour l’ados visé (comme pour l’adulte d’ailleurs…) car ça colle à la peau et on sent bien que cette tâche sur sa biographie restera même effacée, elle subsistera dans un coin sombre prête à ressortir au moment où il n’est pas permis…

Bref Hannah essaie de faire fi de cette rumeur mais malgré toutes ses tentatives pour faire confiance aux gens, elle se retrouve prise au piège de sa peur, de la méchanceté, de la crédulité d’imbécile, de loup guettant leur proie.

Avec ses cassettes elle cite les treize raisons qui l’ont poussé à l’irréparable; chaque personnage doit faire face à ses responsabilités, c’est le but; pourquoi devrait t’elle partir sans rien dire, de sorte que ses bourreaux s’en sortent indemnes.

Le récit est découpé entre les pensées de Clay en écriture normale et quand il écoute Hannah en Gras Italique. ça donne vraiment l’impression qu’elle est là, qu’elle épie ce que font ses révélations à ses camarades cités… On devient comme Clay, on écoute ces cassettes les unes derrières les autres, sans pouvoir lâcher ce fil rouge jusqu’à la fin, comme Clay on enrage contre tous ces arrogants, ces pestes tellement peu sûre d’elle-mêmes qu’elles ont éprouvé le besoin d’écraser quelqu’un pour se sentir supérieures… on enrage vraiment, d’autant que malgré la fiction, on sait très bien que cette situation existe, beaucoup d’adolescent(es) subissent ce harcèlement au quotidien et comme Hannah finissent par ne plus pouvoir faire fasse et essaient de disparaitre et certains réussissent… et les bourreaux sont parfois inconscient de ce qu’ils viennent d’accomplir…

Bref c’est un sujet d’actualité douloureux, difficile à prouver, à diagnostiquer, difficile à contrer… Je pense que les établissements scolaires sont encore trop peu former pour contrer ce phénomène, les enseignants ne sont pas sensibilisés à ce phénomène en tout cas pas suffisamment… Et pour exemple Mr Porter, prof d’anglais et conseiller pédagogique, qui se retrouve démuni face aux aveux d’Hannah.

La situation est peut-être en train de changer mais malheureusement c’est trop lent, c’est un problème d’éducation, un problème de civisme … on pourrait en débattre pendant des heures mais ça ne changerait pas le problème; je continue de penser que ça n’est pas normal que des jeunes étouffent d’autres jeunes pour se sentir mieux, pour se sentir aimer…quoiqu’on disent cette culture d’individualisme est malsaine.

En Bref :

Bien-sûr je généralise complètement, mais je sais qu’ils existent des gens bienveillant, des jeunes bienveillants.

Un roman pour les jeunes, les moins jeunes qui fera peut-être avancer les choses pour une partie des individus; chaque petit pas vers mieux est toujours bon à prendre. Il faut que les jeunes et moins jeunes comprennent qu’on n’arrive pas à de bonnes choses dans la vie en écrasant les autres.

La bienveillance c’est tellement plus payant, attention je n’ai jamais dit que c’était simple 😉

Face à une crise suicidaire, n’hésitez pas à cliquer sur ce lien =>> SOS SUICIDE , ou encore FIL SANTE JEUNES

 

Je peux très bien me passer de toi de Marie Vareille

Titre : Je peux très bien me passer de toi

Auteure : Marie Vareille

Éditeur : Charleston

Genre : Chick-Lit, Contemporain

Nombre de pages : 339

Sortie le 13/01/2017

Fiche Bibliomania

4ème de couverture :

« Chloé et Constance sont bonnes copines, bien qu’elles n’aient en commun que leurs vies sentimentales catastrophiques. Un soir, les deux jeunes femmes décident de prendre leur vie en main en concluant un pacte. Chloé, séductrice dans l’âme et Parisienne jusqu’au bout des ongles, devra s’exiler en pleine campagne avec l’interdiction d’approcher un homme pendant six mois. Constance, incorrigible romantique, s’engagera à coucher le premier soir avec un parfait inconnu. Des vignobles du Sauternais à Londres en passant par Paris, cet étrange pacte entraînera les deux amies bien plus loin que prévu… »

Mon avis :

L’histoire :

Un soir où tout va de travers pour Chloé, elle se réfugie chez Constance. Toutes les deux ont des vies sentimentales désespérantes… Alors Constance lance un défi à Chloé.

En scellant leur pacte, les deux copines étaient loin de s’imaginer que ce défi aller les pousser plus loin qu’elles n’avaient osé le prévoir.

Chloé devra observer une abstinence sexuelle pendant six mois et Constance dans le No Sexland depuis 18 mois devra coucher avec le 1er inconnu qu’elle croisera.

Les deux amies vont traverser des péripéties étonnantes qui bouleverseront leur vie.

Les personnages :

Chloé : Elle est toujours amoureuse de Guillaume et continue de coucher avec lui malgré le fait qu’il soit fiancé. Cette relation est toxique et l’empêche d’avancer.

Constance est une amoureuse littéraire, rêveuse grâce ou à cause de Jan Austen. Elle nourrit un amour caché et platonique pour un homme qui ne sait pas qu’elle existe, du coup constance n’avance pas non plus…

La Plume, le Scénario :

Ayant lu « Elia la passeuse d’âme » en premier, je ne connaissais pas ce trait d’écriture de l’auteur et je suis vraiment agréablement surprise. Son écriture est toujours fluide et m’a plongé tout autant au coeur de son histoire 🙂

Ces deux copines sont décrites avec tellement de réalisme, leur histoire pourrait facilement être transposable à la réalité. Une complètement perdue dans une relation toxique avec un sale type malhonnête et l’autre aveuglée par un amour idéalisé par une littérature romantique… Mais finalement, leur expérience contradictoire va les pousser à mettre un terme à leur immobilisme.

L’évolution des deux copines est vraiment drôle et touchante; Elles vont devoir évoluer toutes les deux dans des mondes qu’elles n’ont pas l’habitude, elles devront faire des choses qui sortent de leur ordinaire, des choses qui ne sont pas vraiment raccord avec leur caractère ou en tout cas avec ce qu’elles sont devenues dans leur immobilisme…; leur succès comme leurs échecs seront toujours positifs, très drôle par moment mais aussi très émouvant.

Tout ça pour nous montrer qu’il suffit de pas grand chose ou au contraire de grands bouleversements pour faire changer de cap sa vie; pour ne pas rester sur place.

En Bref :

Un roman agréable, des personnages attachants et drôles 🙂

 

La dernière des Stanfield de Marc Lévy

Titre : La dernière de Standfield

Auteur : Marc Lévy

Éditeur : Robert Laffont

Collection : Versilio

Genre : Comtemporain

Sorti le 20 avril 2017

Nombre de pages : 480

Fiche Bibliomania

 

4ème de couverture :

« Ma vie a changé un matin alors que j’ouvrais mon courrier. Une lettre anonyme m’apprenait que ma mère avait commis un crime trente-cinq ans plus tôt.
L’auteur de cette lettre me donnait rendez-vous dans un bar de pêcheurs sur le port de Baltimore et m’ordonnait de ne parler de cette histoire à personne.
J’avais enterré Maman à Londres au début du printemps ; l’été s’achevait et j’étais encore loin d’avoir fait mon deuil.
Qu’auriez-vous fait à ma place ?
Probablement la même erreur que moi. »

Mon avis :

Bon je suis super en retard dans mes chroniques, ce Marc Levy je l’ai lu en septembre 2017 … voyez le retard !!

L’histoire :

La vie d’Éléonor Rigby est bouleversée lorsqu’elle reçoit une lettre anonyme qui lui apprend que sa mère n’est pas qui elle prétendait être.

Qu’avant d’être mère, elle était une personne complètement différente.

Commence pour Éléonore, un long périple de recherche, d’incertitude et de rencontre pour comprendre qui était vraiment sa mère (contre l’avis du reste de sa famille) et quel crime elle a commis …

Les personnages :

Éléonore Rigby est une journaliste touristique. Elle voyage beaucoup et n’arrive pas à se construire une vie. Elle a une famille qui l’aime, mais à la réception de cette lettre anonyme, savoir qui était sa mère en réalité devient une obsession qui l’emmène jusqu’au Canada où elle rencontre Georges-Harrison.

Georges-Harrison : Il vit au Canada et passe son temps entre sa passion pour le bois et les visites à sa mère en maison de retraite. Lorsqu’il reçoit également une lettre anonyme, tout le pousse vers une rencontre inéluctable avec Éléonore. Ensemble , ils vont vivre un périple surprenant et passionnant !

la Plume, le scénario :

Je suis ultra fan de Marc Levy, mais il me reste encore des neurones d’objectivité enfin je crois …

Une fois n’est pas coutume, je me suis laissée surprendre par l’auteur. Une nouvelle histoire qui ne ressemble pas aux autres. Un nouveau périple, prétexte aux voyages spacio-temporel.

J’ai beaucoup aimé ces petits retours en arrière, témoin d’un passé douloureux, réactionnaire mais tellement vivant et épris de liberté.

Les personnages ont des noms de chanson des Beatles, ils sont passionnant, énervant mais toujours attachant.

C’était difficile de lâcher le roman, l’histoire était addictive; j’avais besoin de connaître la vie de cette maman secrète.

Ce récit est construit à mon humble avis, sur fond de réalité, car on a tous en tant que parent changé de vie après avoir eu des enfants, pour certains de façon sereine, pour d’autres l’arrivée d’enfant fut digne d’une explosion nucléaire :-D; et par la force des choses quoiqu’il arrive on devient parent et la personne qu’on était s’efface un peu … mais il reste des traces indélébiles 🙂

En Bref :

Un voyage spatio-temporel, plein d’aventure, d’amour, de revendication, de rébellion et d’affirmation de soi !

Le dernier Noël de Lucifer de Édith Couture Saint-André

Titre : Le dernier Noël de Lucifer

Suite de Mon été avec Lucifer

Auteur : Édith Couture Saint-André

Éditeur : Autoédité

Format : ePub

Nombre de pages Pdf : 194

Genre : Contemporain, religion, humoristique

Fiche Bibliomania

 

Résumé de l’auteur :

« Au Commissariat de Police il y a quelques jours, Philippe et moi avions été accueillis par un flic en civil, l’air très Russel Crowe avec son blouson de cuir, sa presque barbe, son jeans délavé et ses bottes qui en avaient vu d’autres. Derrière l’unique table, sur l’une des deux chaises, elle perchait, détonnait et fulminait. Tête haute, bouche dédaigneuse et paupières plissées, enchâssée dans une dignité furibonde, elle nous a balayés d’un regard chargé de poison. Lucifer. Alias Lucy Fériale. Lulu pour les intimes, c’est-à-dire moi. Eh oui, Lucifer – alias Lucy Fériale – est de retour à Montréal et elle n’a pas oublié sa seule et unique copine : Mathilde, à qui elle va demander l’asile… terrestre. »

Mon avis :

***ATTENTION SPOLIERS***

Encore une nouvelle fois merci à Chrissou Ebouquin et l’auteur Édith Couture Saint -André pour leur confiance et ce nouveau partenariat.

L’histoire :

Mathilde et Philippe file le parfait amour, celui qui les titille depuis des décennies.

Mais forcément ce fut de courte durée… convoqués au commissariat, qu’elle n’est pas leur surprise en voyant Lucy Fériale affublée de tissu qui ne cache pas grand chose de son anatomie…

Lucy s’est fait virer par le grand Patron, et elle s’est rappelée qui lui restait des connaissances à Montréal…

Elle atterrit tout droit dans la chambre d’amis, en faisant subir sa mauvaise humeur, sa déprime, à tous ceux qui se trouvent proche d’elle : Mathilde et Philippe qui se retrouve à garder Lucifer version ado de plusieurs centaine d’année

Qu’à fait Lucy pour mériter un sort pareil ? Comment va t-elle s’en sortir ? Pourra t-elle réellement retourner auprès du grand Patron ?

Autant de questions qui taraudent Mathilde et Philippe…

Les personnages :

Mathilde : C’est toujours la même femme de 60 ans, avec un corps et des traits d’une femme de 45 ans, dixit Lucifer. Alors qu’elle pensait être débarrassé de Lucy pour toujours, la voilà qui revient en force mais cette fois les rôles sont changés…

Philippe : Toujours fidèle à lui-même, amoureux fou de sa Mimi. Il voit l’arrivée de Lucy d’abord comme un calvaire puis petit à petit comme un cas d’anthropologie; le chercheur au fond de lui, accepte cette intrusion à durée indéterminée…

Lucy Fériale : elle est toujours aussi arrogante, magnifique même dans la détresse. Elle s’est fait virer par le grand Patron et vient chercher compassion auprès de Mathilde. Elle se retrouve dans une toute nouvelle situation, dont elle n’a pas l’habitude et qui la rende aussi habile qu’un enfant de 3 ans.

Sandy : La copine de Mathilde est toujours là; seulement elle se débat entre son entreprise, la maladie de ses parents et toute cette pression la plonge petit à petit dans l’alcool. Elle voit dans Lucy, son petit bout de ciel bleu, sa poche d’oxygène… encore faut-il que Mathilde accepte de partager Lucy…

La Plume, le scénario :

La Plume de l’auteur est toujours aussi drôle, le tome 2 reste sur la même ligne.

Cette fois l’histoire tourne autour de Lucy qui rencontre un méga problème ! Elle s’est fait virer et c’est à cause de Mathilde et Philippe. Lucy se retrouve dans un corps humain sans facultés exceptionnelles et ses manières ressemblent à celles d’un enfant de 3 ans. C’est très drôle, surtout le « pipi/caca » qui surprend tout le monde.

Elle essaie de se faire à cette nouvelle vie sans pour autant perdre de vue son retour auprès du Patron. Après des débuts plutôt difficile, Lucy semble plutôt bien s’accommoder de cette vie humaine, avec toutes ces sensations nouvelles.

Une fois complètement habituée à son corps, Lucy commence à travailler avec Mathilde et fait des « miracles »; son charme opère auprès de la jante masculine qui achète sans compter, ce qui arrange bien Mathilde. Du coup la copine Sandy, voit en elle l’espoir au bout du tunnel, mais c’est sans compter sur Mathilde qui garde à l’esprit que Lucy, humaine ou pas, reste Lucifer…

A la fin du récit, je me suis posée une question… car finalement, l’auteur a tellement bien fait son personnage de Lucifer, qu’elle est parvenue à nous faire baisser la garde comme Mathilde et Philippe. Finalement cette descente sur Terre, malheureuse, rejetée du grand Patron, n’était-ce pas encore une ruse pour obtenir ce qu’elle voulait au départ ?

L’auteur a peut-être habilement détourné notre attention de l’essence même de Lucifer… c’était très bien joué !

En Bref :

Une nouvelle fois merci à Chrissou Ebouquin et à Édith Couture Saint-André pour cette suite étonnante !

Encore une fois un récit agréable et drôle, avec une pointe de malice. A croire que le personnage de Lucifer a réussi à manipuler son auteur 😉

Tu comprendras quand tu seras grande de Virginie Grimaldi

Titre : Tu comprendras que tu seras grande

Auteur : Virginie Grimaldi

Editeur : Fayard

Nombre de pages : 510

Genre : Contemporain

Fiche Bibliomania

 

 

4ème de couverture :

« Quand Julia débarque comme psychologue à la maison de retraite Les Tamaris, elle ne croit pas plus au bonheur qu’à la petite souris. Pire, une fois sur place, elle se souvient qu’elle ne déborde pas d’affection pour les personnes âgées. Et dire qu’elle a tout plaqué pour se sauver, dans tous les sens du terme.

Au fil des jours, Julia découvre que les pensionnaires ont bien des choses à lui apprendre. Difficile pourtant d’imaginer qu’on puisse reprendre goût  à la vie entre des papys farceurs, des mamies fantaisistes et des collègues au cœur brisé… Et si elle n’avait pas atterri là par hasard ? Et si l’amour se cachait où on ne l’attend pas ?

C’est l’histoire de chemins qui se croisent. Les chemins de ceux qui ont une vie à raconter et ceux qui ont une vie à construire.

C’est une histoire d’amour(s), une histoire de résilience, une ode au bonheur. »

Mon avis :

L’histoire :

Premier jour, nouveau job. La vie de Julia commence à ressembler à un cauchemar… Elle n’a qu’une envie c’est repartir en courant à Paris… Elle ne sait pas ce qui lui a pris de postuler dans une maison de retraite

Mais voilà qu’un matin, elle se lève comme tous les autres jours et elle s’aperçoit qu’elle aime son travail, qu’elle apprécie ses patients. Ces personnes au bout de leur vie n’avait rien à lui apporter ça elle en était persuadée… mais alors qu’est-ce qu’elle se trompait !

La voilà de connivence avec les supers mamies et les papis farceurs !!

Finalement, elle se sent bien avec eux, elle revit, elle se ressource, elle apprend la vie 🙂

Les personnages :

Julia : Psychologue, célibataire, en deuil (elle a perdu son papa…), son petit ami a préféré lui laisser gérer ça toute seule… bref quand elle arrive Aux Tamaris, elle est en mauvais état

Marine est aide-soignante, rigolote pleine d’entrain. Elle en pince un peu pour Greg et surtout elle habite le studio en face de Julia.

Greg est l’animateur de la maison de retraite, c’est un jeune-homme très séduisant.

Anne-Marie c’est la directrice des Tamaris

Et Léa est la jeune femme qui part en congé maternité et que Julia vient pour remplacer.

Et tous les papys et mamies de la maison de retraite qui à eux seuls mériteraient un paragraphe entier dans cet article, mais il y aurait trop de spoilers 😀 …

La Plume, le scénario :

Ce livre m’a été chaudement recommandé par une adhérente de la Médiathèque où je travaille 🙂

Ce n’est pas le genre de livre que j’aurais choisi de moi-même. Mais je me suis dit « pourquoi pas ».

Et je n’ai pas du tout regretté  !!

Quelle fraîcheur dans l’écriture, c’est direct, c’est drôle. Dés les premiers chapitres je me bidonnais toute seule dans le canapé.

Julia est un personnage, franche, un peu torturée mais son approche avec les papis/mamies de la Maison de Retraite les Tamaris est hilarante !! Elle s’attend au pire moment de solitude et elle découvre une véritable famille amis.

Le récit est très émouvant, on passe d’un pensionnaire à un autre en spectateurs officieux des séances psy de Julia. Chacun apporte son lot de joies, de chagrins, d’expérience et d’idées complètement folles 😀

On a miss mamie, papi grincheux, papi farceur etc… Ils ont tous quelque chose à apporter à Julia, et savent bien que Julia est aussi là pour les écouter.

Julia apprend aussi que tous ces pensionnaires ne sont pas là pour attendre patiemment la fin de leur vie. Ah ça non ! Ils ont bien décidé de continuer à se forger des souvenirs et de vivre au jour le jour avec bonheur.

Ce livre m’a mis une claque, car oui j’avoue je pensais comme Julia…Les papis/mamies des maisons de retraite ne sont plus que l’ombre d’eux même et attendent la mort et n’oublions aussi le côté « senteur pipi » qui va avec l’idée !!

Et bien l’auteur nous montre une autre facette de cette génération, qui certes est au bout du chemin mais ils ne sont pas décidés à partir sans rien tenter de nouveau, sans rien faire.

Les Tamaris sont un concentré de joies, de moments hilarants, de tristesse, de moments tellement émouvant que la boule reste coincée longtemps après le passage.

L’auteur a une écriture magique ! Quel don exceptionnel de faire ressentir toutes ces émotions à son lecteur en évoquant la vie au sein d’une maison de retraite.

En Bref :

Un roman génial, qui vous met une grosse claque !!

Les Carnets de Pauline Thot de Rébecca Brocardo

Titre : Les Carnets de Pauline Thot

Auteure : Rébecca Brocardo

Éditeur : Autoédité

Genre : Contemporaine

Format : Epub

Nombre de pages Pdf : 229

Fiche Bibliomania

 

Résumé Auteure :

« 1999. Pauline étouffe dans sa petite ville de province. Introvertie et malmenée en classe, elle ne revit que pendant les vacances en Corse, où elle se découvre à la fois désirable et vulnérable. Pour assouvir sa soif de liberté, elle se révoltera tour à tour contre l’autorité, les hommes et la société.

Dans ses carnets, Pauline raconte à la première personne sa lutte solitaire contre la honte et la culpabilité qu’elle ressent dans sa construction en tant que femme dans un pays où leur condition et leur sexualité posent toujours problème. Avec son « Je », elle joue à se moquer de tout pour ne pas souffrir.

Véritable journal de société, ce récit riche et sensible témoigne de la difficile transformation d’une adolescente en adulte, dans une fin de siècle ponctuée par de profondes mutations technologiques et sociétales. C’est en partageant son vécu qu’on s’attache à l’héroïne, à son histoire, et à son parcours. »

Mon avis :

Tout d’abord merci à l’auteure Rébecca Brocardo de m’avoir proposé son roman 🙂

L’histoire :

L’histoire de Pauline commence à la fin du collège, début du lycée où elle décrit dans ses carnets le déroulement de ses journées avec beaucoup de réalisme et de cynisme. Elle est désirée mais repousse, alors commence le harcèlement, les questions, est-ce de sa faute ? les gens, les hommes surtout, sont-il tous mal intentionnés ?

Elle traverse le lycée avec douleur mais parfois avec ivresse; elle se sent en dehors du monde, elle ne comprend pas pourquoi faut rentrer dans le moule pour être heureuse. Elle refuse de faire comme tout le monde, elle refuse l’autorité, elle refuse la supériorité du mâle, elle refuse les règles préétablies. Elle veut juste faire ce qu’elle veut, mais même là elle ressent du vide.

Le lycée est une épreuve, mais la suite n’est pas douce non plus… son désarroi  est entrecoupé d’ivresse libertaire quand elle rejoint sa si chère Corse pendant les grandes vacances.

C’est l’histoire d’une jeune fille adolescente qui passe douloureusement l’épreuve de la chrysalide.

Face à une société envahissante et autoritaire, face à la place de la femme dans cette même société, face aux hommes, face à l’autorité parentale pas ordinaire… Pauline essaie de se construire librement sans contrainte à contre courant.

Le personnage :

Pauline : une jeune fille qui parait trop discrète au départ, trop sensible, trop facile … elle encaisse les assauts toujours plus nombreux de son harceleur du lycée; elle ne sait pas très bien où est sa place dans ce monde qui ne semble pas fait pour elle. Il lui parait difficile de grandir, avec des jeunes hommes tous obnubilés par une chose : le sexe. Elle essaye toutes sortes d’approches pour connaître la paix ou au moins se sentir un peu en phase avec ses camarades du lycée…

Elle revit dès qu’elle foule le sol de sa chère Corse, là-bas tout est possible, elle respire, elle semble elle-même, elle s’autorise à plonger dans ses moindres désirs.

Je ne proposerai pas d’autres personnages, ils font partie du déroulement de la vie de Pauline.

La plume, le scénario :

L’écriture de l’auteure est très littéraire, on sent bien le travail derrière ce roman. Rébecca Brocardo alterne la narration en utilisant le « elle » comme une voix off qui commente une tranche de vie et le « Je » de Pauline qui écrit dans ses carnets.

J’avoue que cette double utilisation m’a un peu déplu… je me retrouvais perdue pendant une seconde puis hop je reprenais le cours de l’histoire où je me  repositionnais par rapport à Pauline.

Mise à part ce petit bémol, l’écriture de l’auteure est agréable, c’est très bien écrit. Il y a par moment des petites longueurs nécessaires je dirais car on observe comme un spectateur la vie de Pauline…

Par le jeu de double écriture, Rébecca Brocardo fait référence aux auteurs classiques, aux philosophes qui ont jalonnés nos années lycées au travers des états d’âme de Pauline. Et d’un coup de baguette magique je me suis rappelée des cours marquants, des profs passionnants d’autres pas 😉 c’était sympa.

Bon pour ce qui est de l’histoire de Pauline, je n’ai pas réussi à m’attacher à Pauline, ce personnage mise à part décrire avec beaucoup de réalisme les difficultés que les adolescents ont à traverser cette période trouble, m’a plus agacée qu’autre chose… j’ai trouvé Pauline inconstante, jamais satisfaite, jamais une lueur d’espoir. Elle est restée figée dans son désir d’être à tout prix différente, prisonnière de ses envies, de ses désirs. Elle ne choisit pas les bons hommes en toute connaissance de cause, croyant que ses choix vont la sortir de ce marasme collant et désespérant. Engluée dans ses désirs capricieux, elle s’étonne après qu’elle n’est toujours pas heureuse..

J’avoue que Pauline m’a même énervée, je l’ai trouvé méchante avec certain de ses mecs (notamment Marc…). Sachant que de toute façon elle ne faisait pas le bon choix, c’est pas grave elle plongeait quand même… s’en était vraiment énervant. Et toute cette débauche de drogue, d’alcool, d’orgie pour fuir la réalité ? Ou juste parce qu’elle n’arrivait pas à freiner ses envies ? Ou juste parce que la vie est trop dure et faut évidemment faire des choix ?

Pauline vit une vie de Bohême, entre des études qu’elle mène à bien mais aussi entre drogue et alcool à la recherche de l’amour, du bonheur… à la recherche de sa place dans ce monde.  Par ses choix, elle s’automutile le moral, elle se châtie en courant après des fantômes, après des figures mâles qui, pense t-elle, la combleront de bonheur puis c’est le vide… la faute à qui ? aux hommes ? d’être aussi inconstant à cet âge ? non je ne pense pas … juste aux mauvais choix de Pauline guidés par cette envie d’être différente et trouver une place au milieu de ces humains…

En Bref :

Une écriture agréable, mais un personnage énervant illustrant seulement le côté sombre du passage de l’adolescent à l’adulte…