Journal Intime d’un Touriste du Bonheur de Jonathan LEHMANN

Titre : Journal intime d’un touriste du bonheur

Auteur : Jonathan LEHMANN

Éditeur : Éditions de la Martinière

Genre : Contemporain, développement personnel

Nombre de pages : 280

Fiche Bibliomania

 

 

 

4ème de couverture :

« Le voyage en Inde d’un golden boy repenti en quête de sagesse

Avocat d’affaires à New York, amateur de fêtes et de drogues…, Jonathan plaque tout du jour au lendemain pour partir à la recherche du bonheur. Pendant 3 ans, il va à la rencontre de penseurs et de maîtres spirituels à travers le monde, et découvre la méditation, une pratique qui va bouleverser sa vie.

En novembre 2016, il s’envole vers l’Inde pour vivre une expérience radicale :  » Vipassana « , ou dix heures par jour, pendant dix jours. Dans un silence total.

Journal intime d’un touriste du bonheur est le récit de cette retraite et des trois mois de périple qui ont suivi. Dans ce carnet de voyage déjanté, Jonathan nous raconte ses tribulations à travers l’Inde : son  » shopping spirituel  » d’ashram en ashram et de gourou en gourou, son coming out mystique, son apprentissage du sexe tantrique, son combat incessant contre la tyrannie du mental et les addictions…

Voyage initiatique et chronique spirituelle, ce livre irrésistible bouscule les genres littéraires autant que les consciences. Dans un style décomplexé, follement drôle, Jonathan Lehmann nous transmet la richesse des enseignements qu’il a reçus et qui nourrissent, chaque jour, son cheminement vers le bonheur.

Une lecture dont vous ressortirez transformés. »

Mon avis :

L’histoire :

Encore une fois, cette chronique ne sera pas construite de la même manière que les autres; sujet oblige 😉

Jonathan Lehmann a créé les antisèches du bonheur suite à un revirement de situation dans sa vie personnelle et professionnelle.

Je me conforme aux conseils de Jonathan depuis le 31 août 2015 (oui oui c’est précis !) Je peux dire je pense que je fais partie de la « communauté des antisèches du bonheur » depuis ce jour (bon je n’ai jamais rencontré Jonathan… mais je suis ses conseils depuis un certain temps). La méditation a été comme un second souffle pour moi; à une époque où je ne me reconnaissais plus dans mes actes… j’étais devenue agressive, irritable et aigrie par les aléas de la vie. Mes filles ont été le premier déclics… Je me suis dit qu’elles n’avaient pas à subir cette négativité, ni même à en avoir peur… Alors Jonathan et ses méditations m’ont sortie la tête de l’eau 🙂 ❤ MERCI ! Depuis je médite chaque matin entre 10 et 20 minutes et j’essaie d’appliquer ses conseils … je dis bien j’essaie car c’est pas facile, ça demande du travail et une remise en question de tous les jours.

Je trouve son approche très simple, abordable si tenté qu’on n’ai un tant soit peu de volonté quand même.

Son livre est comme le titre l’indique son journal intime écrit pendant son  voyage en Inde où il a décidé d’expérimenter Vipassana*. Dans son journal, il raconte aussi ses autres expériences après Vipassana, sa recherche d’autres méthodes d’Ashram* en Ashram en passant par Osho, Amma, Prem Baba. Jonathan nous décrit son ressenti, ses expériences sans filtre empreint de sincérité.

*Vipassana :10 jours de méditation quasi non-stop et sans aucune interaction avec autrui – 10 jours avec soi-même.
*Ashram : Lieu où des disciples se groupent autour d’un gourou pour recevoir son enseignement.

L’auteur :

Jonathan Lehmann est un trentenaire brillant qui a tout plaqué quand il a compris que cette vie était en train de le consumer.

En créant les Antisèches du Bonheur, son blog (pour « vulgariser » les différentes méthodes de dépassement de soi surtout la méditation) il se rend compte qu’il n’est pas seul et que nous sommes quelques milliers à reconsidérer la vie d’un autre point de vue, en tout cas de prendre conscience que notre vie n’est peut-être pas comme on voudrait qu’elle soit.

Certes on ne peut pas tous, tout plaqué et partir à la recherche d’un autre mode de vie, à l’aventure comme ça sans un minimum de capital. Oh ! je reste persuadée que les + téméraires ont sauté le pas et qu’ils diront que c’est une question de choix. Oui ils ont peut-être raison… alors je vais dire que je ne suis pas prête à faire le grand saut même si j’en ai très envie. D’un, je ne suis pas toute seule, je suis chargée de famille et de deux je suis une trouillarde et j’aime encore bien ma fameuse zone de confort 😉

Bref tout ça pour dire que dans sa reconversion à 360 degrés, Jonathan a aidé beaucoup de personnes (dixit tous les témoignages bienheureux en dessous de ses méditations  et en dessous de ses publications sur les réseaux sociaux.)

C’est une remise en cause totale et profondément altruiste !

La plume de l’auteur :

Ce livre est construit sous la forme d’un journal intime. Jonathan Lehmann, l’auteur, nous raconte son périple à travers l’Inde. Il partage ses craintes, ses découvertes, ses doutes, ses joies, ses bêtes noires avec nous ses lecteurs; et c’est énorme de partager tout ça ! Sans filtre !

Oui sans filtre, Jonathan nous relate tout ou presque, drogues, sexe, ses merveilleuses découvertes, ses douloureux souvenirs… ça rend son témoignage très sincère et surtout très courageux; et certainement cathartique.

Jonathan n’a pas hésité, à prendre le risque de déplaire; ce livre il en rêvait, il le dit dans les différentes interviews qu’il donne; et donc il l’a fait pour notre plus grand bonheur.

Ce livre se découpe en 6 parties, où l’on suit l’évolution de l’auteur de « la prison de la méditation » en passant par « l’hôpital de la méditation » et d’autres encore pour enfin arriver au nouveau Jonathan, plein de vie, plein d’enthousiasme et les poches remplies non pas de sous mais de nouveaux procédés pour mieux se comprendre, pour mieux appréhender la vie et la vivre comme elle se présente à lui.

A la fin de son livre, Jonathan Lehmann nous précise la liste des livres qu’il a lu et qu’il nous serait indispensable de lire si on veut approfondir ce dépassement de soi comme lui ;). Ensuite il partage avec nous sa pratique de 3 habitudes de bonheur; A réaliser tous les jours !! merciii Jonathan c’est super gentil 😉

C’est également très intéressant de lire ses remerciements, pour connaître, reconnaître les personnes qui gravitent autour de lui, les personnes qui l’ont inspirées, soutenu, bousculé.

En Bref :

Un livre que tout à chacun devrait posséder dans sa bibliothèque.

Un livre fabuleusement inspirant ! Merci Jonathan d’avoir partagé ton expérience, ton aventure à l’intérieur de toi, à travers l’Inde et de nous donner des pistes pour démarrer le changement en nous !! MERCI ❤

Tout ça vous a donné envie de suivre Jonathan Lehmann et ses Antisèches du bonheur cliquez ci-dessous !!

Publicités

Pour toi. Pour nous. d’Henri Nestière

Titre : Pour toi. Pour nous.

Auteur : Henri Nestière

Éditeur : Autoédité

Genre : Historique

Format : Epub (770KB)

Nombre de pages : 336 Pdf

Fiche Bibliomania

 

Résumé de l’auteur :

« Et si l’on découvrait des écrits au sein d’un oppidum. Et si un gladiateur et une noble romaine s’étaient aimés. Et si tous deux avaient vécu la révolte de Spartacus, la fuite à travers le territoire romain, avant de traverser ce que nous allions appeler la guerre des Gaules. Et si, pour une fois, on regardait l’histoire du côté celte. – « Pour toi. Pour nous » est un roman transmedia. »

Mon avis :

Encore une fois je tiens à remercier l’auteur Henri Nestière pour m’avoir permis de lire son dernier magnifique roman !

L’histoire :

Tout commence avec la découverte de papyrus sur un site archéologique, un oppidum d’Auvergne, écrit en latin. Isabelle les a trouvé, mais seul Bernard peut les traduire immédiatement sur site.

Ces papyrus racontent l’histoire d’Elvo et Célia sur fond de révolte d’esclaves : la Révolte menée par le célèbre gladiateur Spartacus.

Les personnages :

Elvo : C’est un Celte plus particulièrement Arverne. Il fut fait prisonnier pendant une guerre puis vendu pour finalement atterrir dans le ludus de Batiatus. Elvo est un gladiateur très doué et doté d’une grande force; ce que ne manque pas de remarquer Célia, une noble romaine, férue de combats de gladiateurs. Elvo, quant à lui n’aspire qu’à retrouver la liberté et sa paisible vie dans sa ferme.

Célia : Célia Calpurnius, fille d’une noble famille romaine, ses parents ne cessent de la préparer à un futur mariage arrangé pour renforcer leur influence au sein de Rome.  Elle est passionnée par les combats de gladiateurs, alors qu’elle croise le regard d’Elvo, malgré toute cette sauvagerie, cette barbarie; elle décide qu’elle veut le rencontrer en chair et en os. A sa grande surprise, Elvo a un regard doux et triste, il ne semble pas prendre plaisir à tuer.

Spartacus le Thrace, Crixus l’Allobroge et Oenomaüs sont des grands gladiateurs, des grands guerriers qui gravitent autour d’eux; ils vont tous apprendre à se connaître et à s’apprécier. Et c’est par la révolte que guide Spartacus que l’histoire d’Elvo et Célia va véritablement commencer.

La plume, le Scénario :

Je retrouve avec plaisir l’écriture d’Henri Nestière qui sait si bien nous plonger dans ses histoires.

Partant d’une découverte archéologique sur un site en Auvergne, l’auteur nous emmène sur les traces d’Elvo le gladiateur et Célia la noble romaine.

L’histoire est écrite en latin selon la tradition romaine et non Celte… L’auteur choisit les écrits d’Adélia pour conter l’aventure bouleversante d’Elvo et Célia ses parents.

Henri Nestière bâtit son histoire sur un fait historique et je trouve que le récit est d’autant plus poignant parce qu’on sait que certains faits ont vraiment eut lieu; c’est tragique et puissant à la fois. Les descriptions de l’évasion, des combats, des batailles, de la guerre tout simplement, avaient l’air si juste qu’on aurait presque pu sentir l’odeur du sang et entendre le bruit des glaives qui s’entrechoquent.

Cet immense amour que se vouent l’un à l’autre Elvo et Célia est indestructible et les rend tellement invulnérables. C’est exactement comme ça que doit être l’amour ! Ils vont déplacer des montagnes pour réaliser leurs rêves de liberté et d’amour.

Par deux fois au moins, en lisant cet amour insondable, j’étais submergée d’émotions au point de verser des larmes. C’était si bien décrit, si réel, tellement poignant. Vraiment MERCI Henri Nestière de m’avoir fait ressentir ces émotions si fortes !

Je me suis attachée plus à Elvo qu’à Célia, juste pour ses valeurs, ses envies de liberté à tout prix, pour cet amour qu’il protège, mais il ne néglige pas son devoir de guerrier et part défendre sa patrie dans le seul but de protéger sa liberté encore une fois et cet amour. Célia est tout aussi honorable, tout ce qu’elle abandonne est très important c’est une nouvelle preuve que cet amour peut abattre des montagnes. Elle aussi recherche la liberté, certes, elle n’est pas esclave mais elle est prise dans les protocoles des nobles familles avec des contraintes qui empêchent toute liberté à la femme.

Ce que j’ai vraiment apprécié c’est que l’auteur reste malgré tout très réaliste.

En Bref :

Pour moi c’est un coup de coeur, cette histoire est tellement poignante !

Découvrir, redécouvrir des pans de l’histoire de Rome et ses gladiateurs fut un vrai plaisir.

Cette histoire est tellement belle qu’elle restera un moment gravée dans ma mémoire.

Un moment de lecture comme on en voudrait à chaque nouveau livre 🙂

13 Reasons Why de Jay Asher

Titre : 13 Reasons Why

Auteur : Jay Asher

Traduit de l’anglais (américain) : Nathalie Peronny

Éditeur : Albin Michel

Collection : Litt’

Genre : Jeunesse, Drame

Nombre de pages : 288

Fiche Bibliomania

4ème de couverture :

 » « J’espère que vous êtes prêts, parce que je vais vous raconter l’histoire de ma vie. Ou plus exactement, la raison pour laquelle elle s’est arrêtée. Et si vous êtes en train d’écouter ces cassettes, c’est que vous êtes l’une de ces raisons ».

En entendant ces mots, Clay Jensen croit à une erreur, il n’a rien à voir dans la mort d’Hannah Baker. D’abord choqué, il erre dans la ville endormie, suspendu à la voix de son amie.
Et ce qu’il va découvrir va changer sa vie à jamais. »

Mon avis :

Je fais ma chronique à chaud, je viens de terminer le roman à l’instant…

L’histoire :

Les première pages du récit décrive Clay Jensen en train de poster un colis. Le colis dont il a été destinataire quelques jours plus tôt et qui a bouleversé sa vie.

Ce colis contient des cassettes audio enregistrées par Hannah Baker, elle y décrit pourquoi elle a préféré disparaître, mettre fin à ses jours et surtout qui elle considère responsable de tout ce gâchis…

Clay n’en revient pas d’être sur cette liste, il ne pensait pas être responsable de la mort d’Hannah; ce qu’il va découvrir va le changer radicalement.

Les personnages :

Hannah Baker, lycéenne tourmentée par un harcèlement scolaire insidieux... A la suite d’une rumeur, Hannah est cataloguée dans une case pas facile à assumer surtout quand on a rien à faire dans cette case. Elle dérive d’amis en amis, de trahison en trahison à tel point qu’elle se demande si un jour les gens vont voir vraiment la vraie Hannah. Mais tout semble continuer comme une écharpe qu’on détricote, ça s’effiloche et par la force des choses, elle ne peut plus faire confiance à qui que ce soit sans attendre une trahison derrière et elle n’est pas sûre de supporter cette situation une nouvelle fois.

Clay Jensen : c’est un peu l’amoureux transi, qui hésitera trop longtemps… qui manquera de confiance en lui face aux rumeurs qui circulent sur Hannah;

Tout les personnages de liste sont important et donc je ne les décrirais pas car je ne veux pas faire de spoilers.

La Plume, le Scénario :

L’auteur traite un sujet très dur, très difficile : Le suicide d’adolescent. Au travers de ses cassettes Hannah retrace ce qui l’a fait basculer… ce harcèlement quasi invisible, marrant pour certains, vengeance pour d’autres… tout est bon pour rendre la vie de quelqu’un pire que la sienne…

Hannah est victime d’une fausse rumeur qui ne cessera de la suivre et surtout qui influencera le comportement de quiconque lui adressera la parole. Ce phénomène est terrible pour l’ados visé (comme pour l’adulte d’ailleurs…) car ça colle à la peau et on sent bien que cette tâche sur sa biographie restera même effacée, elle subsistera dans un coin sombre prête à ressortir au moment où il n’est pas permis…

Bref Hannah essaie de faire fi de cette rumeur mais malgré toutes ses tentatives pour faire confiance aux gens, elle se retrouve prise au piège de sa peur, de la méchanceté, de la crédulité d’imbécile, de loup guettant leur proie.

Avec ses cassettes elle cite les treize raisons qui l’ont poussé à l’irréparable; chaque personnage doit faire face à ses responsabilités, c’est le but; pourquoi devrait t’elle partir sans rien dire, de sorte que ses bourreaux s’en sortent indemnes.

Le récit est découpé entre les pensées de Clay en écriture normale et quand il écoute Hannah en Gras Italique. ça donne vraiment l’impression qu’elle est là, qu’elle épie ce que font ses révélations à ses camarades cités… On devient comme Clay, on écoute ces cassettes les unes derrières les autres, sans pouvoir lâcher ce fil rouge jusqu’à la fin, comme Clay on enrage contre tous ces arrogants, ces pestes tellement peu sûre d’elle-mêmes qu’elles ont éprouvé le besoin d’écraser quelqu’un pour se sentir supérieures… on enrage vraiment, d’autant que malgré la fiction, on sait très bien que cette situation existe, beaucoup d’adolescent(es) subissent ce harcèlement au quotidien et comme Hannah finissent par ne plus pouvoir faire fasse et essaient de disparaitre et certains réussissent… et les bourreaux sont parfois inconscient de ce qu’ils viennent d’accomplir…

Bref c’est un sujet d’actualité douloureux, difficile à prouver, à diagnostiquer, difficile à contrer… Je pense que les établissements scolaires sont encore trop peu former pour contrer ce phénomène, les enseignants ne sont pas sensibilisés à ce phénomène en tout cas pas suffisamment… Et pour exemple Mr Porter, prof d’anglais et conseiller pédagogique, qui se retrouve démuni face aux aveux d’Hannah.

La situation est peut-être en train de changer mais malheureusement c’est trop lent, c’est un problème d’éducation, un problème de civisme … on pourrait en débattre pendant des heures mais ça ne changerait pas le problème; je continue de penser que ça n’est pas normal que des jeunes étouffent d’autres jeunes pour se sentir mieux, pour se sentir aimer…quoiqu’on disent cette culture d’individualisme est malsaine.

En Bref :

Bien-sûr je généralise complètement, mais je sais qu’ils existent des gens bienveillant, des jeunes bienveillants.

Un roman pour les jeunes, les moins jeunes qui fera peut-être avancer les choses pour une partie des individus; chaque petit pas vers mieux est toujours bon à prendre. Il faut que les jeunes et moins jeunes comprennent qu’on n’arrive pas à de bonnes choses dans la vie en écrasant les autres.

La bienveillance c’est tellement plus payant, attention je n’ai jamais dit que c’était simple 😉

Face à une crise suicidaire, n’hésitez pas à cliquer sur ce lien =>> SOS SUICIDE , ou encore FIL SANTE JEUNES

 

L’oeil du Tsar Rouge de Sam Eastland

Titre : L’oeil du Tsar Rouge

Auteur : Sam Eastland

Traducteur : David Fauquemberg

Éditeur : Anne Carrière

Genre : Policier, Historique

Nombre de pages : 341

Sorti le 6 janvier 2011

 

4ème de couverture :

« 1929, Sibérie.
Le jeune commissaire Kirov vient chercher un homme pour le sortir du goulag. L’ordre en a été donné par le camarade Staline en personne : le prisonnier 4745-P doit être immédiatement « réactivé ». Alors qu’il extirpe de l’enfer un homme à moitié mort, Kirov ne se doute pas qu’il vient de rendre à la vie une légende : l’inspecteur Pekkala, que toute la Russie connaissait sous le surnom de « l’Oeil d’émeraude », était le plus grand policier du tsar Nicolas II. Un homme au-dessus de tous les pouvoirs, ne répondant qu’au tsar et dont sa loyauté à la Couronne a entraîné la perte. Si Staline rappelle son pire ennemi à son côté, c’est qu’il a besoin de ses talents exceptionnels pour résoudre une énigme dont la réponse pourrait constituer une véritable bombe politique : que sont devenues les dépouilles des Romanov ? L’un des enfants du tsar n’aurait-il pas échappé à la colère rouge ? »

Mon avis :

L’histoire :

Le lieutenant Kirov doit sortir un prisonnier du Goulag sur ordre de Staline lui-même. Il ne sait pas qu’il ramène à la vie une légende.

Ce prisonnier a pour mission de retrouver les dépouilles des Romanov.

Au travers de sa renaissance ou plutôt de son réveil, Pekkala nous fait revivre un pan de l’Histoire sanglante de l’URSS.

Les personnages :

lieutenant Kirov : Il apparaît comme un soldat bizuté qu’on a mis à ce poste sans grand espoir pour sa survie. Or il se révèle très intelligent et très logique et surtout d’une utilité insoupçonnée pour Pekkala.

Pekkala : C’est le monstre au fond de la forêt qu’on ne veut pas croiser. Implacable, survivant on ne sait pas trop comment… Ces geôliers le pensent à moitié mort, il ne reste plus que l’ombre de lui-même. Mais il a réussit à préserver son espoir, cette partie de lui encore vivante qui ne demande qu’à sortir, au bord de la conscience, bien à l’abri dans un coin de son esprit. Il attend inconsciemment le jour de sa vengeance et aussi peut-être le jour où il pourra déposer les armes, se pardonner et enfin se reposer.

C’est un être dévoué, cynique, froid, terriblement analytique mais pourtant au fil de ses come-back on aperçoit de lui un être attachant que la vie à durement touché.

La Plume, le Scénario :

Sam Eastland nous plonge violemment dans l’Histoire, époque sanglante du Tsar Nicolas II. L’œil d’émeraude, le grand policier du Tsar, au dessus des lois, ne répondant qu’aux ordres, aux besoins et à la protection du Tsar et de sa famille.

Après la chute sanglante du Tsar, lors de la révolution rouge, Pekkala est jeté aux oubliettes, loin de la mémoire populaire.

Staline décide de réhabiliter cet homme pour retrouver les dépouilles de la famille qu’il aurait dû protéger.

Soudain, l’auteur nous projette dans l’esprit de Pekkala, il nous fait ressentir ce besoin de vengeance, ce besoin de retrouver des traces de son passé, ce besoin de retrouver les vestiges de son ancienne vie, c’est si douloureux, mais on sent que c’est vital pour qu’il continue à avancer. Pekkala est un policier hors pair, il a déjà rencontré la mort, la confronter à nouveau l’ébranle mais ne l’empêche surtout pas de continuer.

Le dénouement m’a pris par surprise. J’étais tellement prise dans le passé de Pekkala que je n’ai pas vu venir cette fin étonnante

J’ai trouvé passionnant tout ce pan de l’histoire qu’on visite avec les flashbacks de Pekkala mêlée à l’enquête policière.

L’auteur a réalisé un glossaire, à la fin du livre, sur cette période de l’histoire sombre, avec les vraies dates, les recherches, les enquêtes policières réelles qui ont été menées sur la véritable histoire de la famille Romanov. Avec ce parallèle, on ne peut s’empêcher d’imaginer les personnages réels, leur vie, leur déchéance sanglante.

En Bref :

Un roman policier qui m’a interpellé sur les rayons de la Médiathèque par son résumé intrigant.

Passionnant ! D’autant plus qu’il s’entremêle à l’Histoire réelle.

Au-delà de leurs vies… d’Annie Bourcelot

Titre : Au-delà de leurs vies

Auteure : Annie Bourcelot

Éditeur : Autoédité

Genre : « à mi-chemin de la biographie et du roman »

Nombre de pages : 186

Sorti en mai 2014

Fiche Bibliomania

4ème de couverture :

« Le parcours de vie d’un coutelier de Biesles en Haute-Marne, prisonnier de guerre de 1940 à 1945, dont le charisme et la sagesse ont permis de tisser, entre son village et celui de Nordendorf en Bavière, des liens si forts qu’ils ont décidé de se jumeler le 15 juillet 1973… Le souvenir de cet oncle hors du commun était resté si ancré dans le coeur de sa nièce qu’elle s’était promise de le conter un jour… »

Mon avis :

Cette fois ma chronique sera un peu différente, je choisi de ne pas la couper en trois parties comme d’habitude.

Ce roman a été offert très gentiment par l’auteure à la Médiathèque de Biesles (où je travaille 🙂 ) pour qu’il fasse partie du fond local (« archives documentaires ») de la ville.

Je me suis d’abord dit qu’il était de mon devoir de bibliothécaire de lire cet ouvrage si gentiment offert, puis je me suis retrouvé pris dans ce récit bouleversant !

L’auteure retrace la vie d’une famille de coutelier où la sagesse et l’amour de l’autre et l’entraide prime. C’est un très beau récit, avec une écriture très agréable, fluide et prenante. Au bout d’un moment j’avais l’impression que quelqu’un me racontait cette histoire, je n’avais plus l’impression de lire.

Le départ pour la guerre fut si bouleversant, j’avais une boule dans la gorge… ce passage entre autre fut très prenant.

Cette famille avait et a sûrement encore un rayonnement bienfaiteur tout autour d’elle. Cette sagesse de vie, cette philosophie de l’amour et de l’entraide à permis le jumelage de deux villages ennemis et bien plus encore.

En Bref :

Un récit « […] tiré de souvenirs de faits réels ancrés dans la mémoire et l’imaginaire d’une petite fille[…] » : L’auteure.

Un récit bouleversant et magnifique !

je-lis-des-auto-edites

Amour, les 10 commandements de Suzanne Marty

Titre : Amour, les 10 commandements

Auteure : Suzanne Marty

Éditeur : Auto-édité

Genre : contemporain, humoristique, psychologique

Nombre de pages : 92

Sorti le 7 février 2017

Fiche Bibliomania

 

Résumé Livraddict :

« Le domaine de notre vie qui génère le plus de frustrations et de déceptions est sans aucun doute le domaine amoureux. Que de temps perdu à soupirer après de beaux indifférents, à attendre l’improbable coup de fil d’un troll sexy ; que d’énergie gaspillée dans des histoires foireuses, que de larmes versées à cause d’illusions perdues…
Pour que cette malédiction cesse, j’ai tenté d’établir la liste des grands principes qu’il me paraît judicieux de respecter dans le domaine amoureux. »

Après son roman « La rousse qui croyait au père Noël », Suzanne Marty explore dix raisons qui font échouer la plupart des relations amoureuses. Un petit livre entre humour et sérieux qui s’adresse à tous les hommes et femmes à la recherche de l’amour avec un grand A !

Mon avis :

Merci à Livraddict et à l’auteure Suzanne Marty pour ce partenariat rafraîchissant !

Ce petit livre de 92 pages et un concentré de tout ce que n’importe quel homme ou femme pourrait penser de l’Amour ! Quelle géniale idée de les transposer en commandements, c’est très drôle parfois touchant… Chacun se retrouve dans l’un ou l’autre car oui l’Amour c’est pas simple, c’est même dur, c’est compliqué, c’est décevant, c’est frustrant, c’est douloureux mais alors pourquoi aime t-on ?!? Ben oui parce que ça vaut le coup quand mêêêmmme !

Bon j’ai terminé ce roman avec une sensation un peu pessimiste… oui ce recueil de commandements est un brin pessimiste. Car il ne faut pas se leurrer, l’Amour c’est un piège pour les romantiques, les fleurs bleus, les cœurs d’artichaut … Oui il faut se méfier de se qu’on croit ressentir et l’auteur nous aide à y voir plus clair.

Bien sûr, on pourrait se dire au diable tous ces calculs, toutes ces vérifs mais on sait très bien, je reste persuadée que chacun de nous a été, est ou sera blessé à un moment donné dans sa vie amoureuse. C’est ce qui nous construit un peu, c’est difficile (pas impossible) de trouver la paix sans amour.

L’auteur nous engage à faire le tri entre ce que ressent notre coeur, notre cerveau et notre sacrosaint macrobiote. Et c’est pas une mince affaire, surtout qu’une fois qu’on a réussi il faut que notre partenaire soit aussi clean de son côté 😀 !

Suzanne Marty nous parle de l’Amour avec beaucoup d’humour, d’amertume parfois, de tristesse aussi. Car l’Amour n’épargne malheureusement personne.

Je déclare que chacun de nous devrait posséder ce petit recueil dans sa bibliothèque, non il devrait rester bien en vue dans la PAL 😉 pour nous donner envie de replonger dedans de temps en temps.

Merci Suzanne Marty pour ce joli emballage et cette gentille dédicace c’est super sympa, une dédicace qui me va droit au coeur ❤

En Bref :

Ce recueil doit être déclaré D’UTILITÉ PUBLIQUE !!!

je-lis-des-auto-edites

Fur West, petit mais Cow-boy de Valéry Nunes

furwestTitre : Fur West, petit mais cow-boy

Auteur : Valéry Nunes

Éditeur : Edilivre

Genre : Western, jeunesse … mais pas que 😉

Nombre de pages : 138

Fiche Bibliomania

4ème de couverture :

« Lorsqu’un mystérieux étranger à l’allure de cow-boy entame le récit des aventures d’un petit furet, les personnes présentes cette nuit-là, dans ce bar que l’on croirait perdu au milieu de nulle part, lui prêtent une oreille attentive. Vous aussi, installez-vous confortablement et écoutez l’histoire de Sniff, le petit furet qui rêvait d’être un cow-boy aux côtés de son idole John Wayne, sa rencontre avec Grumo l’éléphanteau et Salad le serpent végétarien, ainsi que leur quête commune de partir à la recherche de la légende… »

Mon avis :

L’histoire :

Dans un bar quelconque, un mystérieux cow-boy raconte l’histoire de Sniff le furet cow-boy. Sniff s’endort devant la télé bien au chaud dans sa famille humaine. Il était en train de regarder un western de John Wayne son idole. La petite boule de poil se prend à rêver qu’il est un cowboy de l’ouest au même titre que les humains. Puis petit à petit on dévie de l’histoire du petit furet sur les vies passées de ses potes les cow-boy humains…

Après un réveil brutal, Sniff est plongé dans la dure et froide réalité des humains et ses aventures continuent… mais alors quelles péripéties toutes plus sombres et tristes les unes que les autres…

Les personnages :

Sniff Lomax : furet cow-boy, chasseur de prime réputé dans tout l’ouest notamment pour avoir arrêté les frères Hanson, dans ses rêves. Sinon c’est un furet qui vit bien au chaud dans une famille humaine peu regardante sur la condition animale, Sniff va l’apprendre à ses dépens… Il est aussi un grand fan de John Wayne.

Charlie Bronson : Cowboy assagi, l’âme en peine et ami du petit furet.

Trench Malone : Ennemi puis ami suite à un interminable jeu d’harmonica 😉

Panse-avec-du-Mou : l’indien qui complétera leur compagnie de cowboy justiciers ou vengeurs

le Vieux Pierce Brosselane : le beau-père de Charlie, un peu grabataire mais pas tant que ça

D’autres personnages font leur apparition, je ne peux pas tout dire quand même…

La Plume, Le Scénario :

Alors j’ai choisi ce livre car l’auteur qui l’a écrit a habité mon village 🙂 et il est édité dans la même maison d’édition que mon chéri 😉 !!

Donc me voilà partie dans l’histoire de Sniff le furet le jour de la « Nuit de la Lecture » !

J’ai trouvé le début de l’histoire résolument jeunesse. Le furet cow-boy c’est un peu difficile de s’identifier. Ensuite n’étant pas forcément fan de John Wayne mais plutôt de Clint EastWood 😀 , j’ai eu une mauvaise impression de départ mais j’ai persévéré comme toujours et j’ai vraiment eu raison.

Passé les rêves de western du petit furet avec une aventure digne de John Wayne. On se retrouve avec Sniff plongé dans la dure et froide réalité du monde des humains… Sniff se réveille et ne comprend pas ce qui lui arrive … les humains l’abandonnent … pourquoi ? comment ? mais heureusement il a John Wayne pour le guider.

Cette suite est un peu moins jeunesse à mon goût, en tout cas elle est beaucoup plus sombre, Valéry Nunes profite des mésaventures de Sniff pour parler des conditions déplorables des animaux sauvages dans certains cirques peu regardant sur la condition animale autant qu’humaine d’ailleurs… puis il en profite pour parler de ses sales humains sans coeur et sans scrupule qui abandonnent leurs animaux domestiques sur le bord de la route en partant en vacances…

Ce livre est complet, il parle autant à la jeunesse (ou aux cœurs restaient jeunes) qu’aux plus grand…

En Bref :

J’ai bien fait de persévérer et de continuer ma lecture car pour finir si le côté jeunesse des aventures du petit furet m’ont un peu moins captivé au début autant la suite sombre et déconcertante m’ont happé !

Une belle découverte !