Nocturne de sang de Michel Pelini

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Titre : Nocturne de sang

Auteur : Michel Pelini

Illustrateur : Nicolas Jamonneau

Éditeur : Crin de Chimères – Éditions

Collection : Archelune

Genre : Fantastique, Thriller

Format : Epub

Nombre de pages : 283

Fiche Bibliomania

Résumé de l’auteur

« Enfant, Jessica Janin a connu l’horreur. Enlevée et séquestrée par Léon Schwartz, un pédophile de la pire espèce, elle a sauvé sa vie de justesse.

Lorsque vingt-quatre ans plus tard, elle apprend la mort du criminel en prison, la jeune femme pense qu’elle pourra enfin tourner la page du traumatisme qui la hante toujours.

Mais Schwartz, qui a passé un pacte avec le Diable, revient d’entre les morts sous la forme d’un vampire, bien décidé à se venger de celle qui lui a échappé.

Jessica a déjà vaincu le criminel une fois, en sera-t-elle capable à nouveau ? Pour l’affronter, elle pourra compter sur l’aide de deux chasseurs de vampires, Mathieu Leroux et son frère, Maxime, autiste doué de pouvoirs médiumniques. Schwartz, quant à lui, a plusieurs alliés parmi les démons, notamment l’un des plus puissants vampires du monde, qui a un vieux compte à régler avec Maxime. »

Mon avis

Je remercie les Éditions Crin de Chimère et l’auteur Michel Pelini pour ce deuxième partenariat; quand la survivante d’un pédophile croise des frères chasseurs de vampires !

L’histoire

24 ans se sont passés depuis que Jessica a réussi à fuir et à faire incarcérer un pédophile redoutable. Alors que sa vie de musicienne est millimétrée au métronome, passant entre fuir les journalistes et jouer sa si précieuse musique, le plus effroyable de ses cauchemars revient d’entre les morts…

Maxime, diagnostiqué autiste, s’est encore une fois échappé de son institut; Son frère Mathieu connait son frère par coeur et à l’habitude de ses fuites; alors qu’ils décident tous les deux de faire un break, Maxime fait une crise prophétique, à son réveil leur vie se retrouvent mêlée à celle d’un pédophile transformé en vampire qui veut sa revanche mais leur situation devient beaucoup plus compliquée quand leur plus puissant ennemi ajoute son grain de sel.

Les personnages

Jessica Janin: c’est une jeune rescapée, enlevée et séquestrée à l’âge de six ans par un pédophile; elle réussit à s’enfuir et à se construire la vie qu’elle voulait : devenir une musicienne, une pianiste; pas pour la célébrité, juste pour elle-même, pour éprouver cette félicité si étrange quand elle joue et que personne ne peut comprendre, mais peu importe… Elle reste traumatisée par ces deux années de captivité, elle ne réussit pas à s’attacher à qui que ce soit, sa vie est cadrée au millimètre avec le moins d’interaction possible avec les autres… elle est assez stoïque, voir même froide, calculatrice (mais dans le mauvais sens du terme, elle est prudente et contrôle chaque temps de sa vie pour éviter le moins d’imprévu possible), elle est terriblement seule et finalement tellement apeurée; Elle a construit d’immenses barrières tout autour d’elle pour se protéger, elle mais aussi ce qui lui est le plus cher;

Mathieu : C’est un chasseur de vampire, sa vie sociale s’en trouve forcément réduite; Il occupe un travail répétitif qu’il semble apprécier quand même et lui permet de passer les journées sans trop sentir la solitude lui peser. Son frère Maxime est en institut, diagnostiqué autiste et régulièrement en fugue, mais Mathieu connait son objectif. Ensemble, ils luttent au hasard des crises prophétiques de Maxime, lorsque l’une d’elle les mène tout droit vers la célèbre pianiste classique Jessica Janin. Mathieu est entraîné depuis sa plus tendre enfance à protéger les cibles du mal et à soutenir son frère dans cette lutte.

J’aurais pu choisir d’autres personnages à décrire mais j’aurais peut-être dévoilé une partie du récit, à vous de découvrir qui sont les autres 😉 !

 

La Plume, le Scénario

La plume de l’auteur est fluide, directe, concise et rend le récit très réaliste, épouvantablement réaliste !

Ce que j’ai apprécié c’est que dans l’horreur des situations, l’auteur, Michel Pelini, ne s’est pas appesantit sur les détails, c’est court, l’idée est émise, ça laisse suffisamment d’indices au lecteur pour qu’il comprenne la situation, l’horrible situation…

Un autre point qui était très intéressant, dans le récit, ce sont les retours dans le passé pour expliquer l’enfance aussi bien du Mal comme des chasseurs de vampires; ces parties m’ont donné quelques réponses.

Concernant les personnages du pédophile ou encore du puissant vampire, ce sont deux êtres assez similaires, ils sont vraiment ignobles, ce ne sont pas juste des déséquilibrés, leur âme est aussi noir que néant... et leur opposé c’est Maxime, il est l’instrument du Bien, le seul rempart contre ignominie du Mal. Une opposition entre le bien et le mal tout en abordant le thème de l’autisme, tout d’abord, le fait de ne pas se sentir à sa place, de ne pas se sentir obligé de combler les silences, les autres et leur interaction; Ensuite, de lenfance maltraitée, non pas en explication au mal, en tout cas je ne l’ai pas compris du tout comme ça, mais plutôt en terrain propice à entretenir les racines du Mal ou au contraire à une formidable résilience teintée quand même d’un traumatisme ineffaçable.

Jessica, qui est pourtant décrite comme extrêmement cartésienne, a accepté très facilement l’existence des vampires, l’attaque était soudaine et très violente mais comme à son habitude, elle est resté presque neutre (certes terrorisée, mais je n’ai pas ressentie cette peur…), implacable, habituée à l’horrible, j’irai pas jusqu’à blasée mais je l’ai trouvé très froide, absente, a agir mécaniquement, peut-être que c’est une manière de protéger son esprit de l’impensable.

Un autre personnage m’a un peu chiffonné… Clara, j’aurai aimé avoir des réponses; pourquoi agit-elle de cette façon; c’était un peu frustrant. Finalement, Jessica accepte encore placidement cet état de fait, certes elle a eu des réponses et elles ont convenu…

La première partie du récit m’a rendu curieuse, l’intrigue, les personnages étaient posés, il ne restait plus que l’action à mettre en place, elle arrive brutalement, à l’image du vampire, mais j’ai trouvé la suite un peu chaotique, dans le sens où les décisions prises par les personnages ne semble pas très pertinentes et ils le savent c’est ce qui était le plus perturbant, puis ce fut rapide : la suite des évènements c’est trouvé bousculée et la chute encore plus, je me suis sentie dépitée, certes une fin un peu logique mais tellement morne, implacable et encore une fois assez neutre, blanche… Une acceptation injuste des évènements par les personnages, qui m’a énormément gêné.

 

En Bref

Un thriller vampirique sanglant, sur fond de pédophilie et de Mal absolu;

Des personnages étrangement résilients, une héroïne placide un peu trop en retrait.

Je n’ai pas vraiment été convaincue par ce récit malgré une première moitié vraiment intéressante;

Merci quand même aux Éditions Crin de Chimère de m’avoir fait confiance à nouveau et à l’auteur Michel Pelini, pour avoir accepter de partager son thriller vampirique avec moi.

 

Crin de Chimère - Éditions

Une ville tranquille d’Henri Nestière

Titre : Une ville tranquille

Auteure : Henri Nestière

Éditeur : Autoédité

Genre : Contemporain

Format : PDF

Nombre de pages : 237

Fiche Bibliomania

 

Résumé de l’auteur

« Taylor Walsh travaille à la scierie d’Hugewood, une petite ville du Wisconsin où il s’est installé avec sa famille, il y a deux ans de cela. Malgré les passages des adolescents qui ont leur cabane dans la forêt, aux abords de leur maison, et la mentalité de certains habitants, tous les trois y mènent une vie paisible, dans la bonne entente avec leur voisin, le vieil Oren. Mais quand Ashley, l’agent immobilier, disparaît, l’existence des Walsh s’apprête à sombrer dans un véritable cauchemar. Peut-être même que « la siffleuse » qui hanterait soi-disant la forêt n’y serait pas pour rien ? »

Mon avis

Je remercie, l’auteur Henri Nestière, pour cette confiance mille fois renouvelée !!

L’histoire

Hugewood est une petite ville de campagne, où tout le monde se connaît et où chacun à son avis sur le voisin d’à côté. Taylor et sa femme Eiza vivent dans une maison proche de la forêt, en toute tranquillité, paisiblement.

Quand Ashley, la jeune femme de l’agence immobilière de Hugewood, disparaît, la petite ville s’enflamme en commérages et en témoignages plus ou moins sûr… Dans le même temps Taylor apprend que la ville où il habite possède une légende : La légende de la siffleuse. Et si cette légende avait un fond de vérité ?

Les personnages

Taylor : Il est embauché par la scierie de Hugewood en temps qu’ouvrier manutentionnaire; c’est le type même du gars sympa, tolérant, facile à vivre et bon voisin. Mais à l’instant où il prend connaissance de cette légende de la siffleuse, il va devenir méfiant, inquiet et un peu sur ses gardes. Épris de justice, il va aller au bout de chacune de ses pistes envers et contre l’immobilisme apparent des autorités.

Ashley : C’est une très belle jeune femme, pétillante, avenante et très à l’aise avec son corps, ses formes et qui ne laisse pas la gente masculine indifférente; elle a confiance en elle; Cette jeune femme sympathique connait tout le monde. Lors de sa disparition, les langues de vipères se délient. Qu’est devenue Ashley ? Sa disparition a-t-elle un rapport avec la « siffleuse » ?

Plusieurs personnages gravitent autour de Taylor, les amis, le voisin, les collègues… bref tout ce petit monde vit dans une ambiance lourde et épaisse… et font avancer l’intrigue et les investigations de Taylor à petit pas.

La Plume, le Scénario

Voilà nouveau roman, nouveau genre !

Cette fois, l’auteur Henri Nestière signe son premier Thriller et une fois n’est pas coutume, son écriture est rudement efficace ! Il le sait, je ne suis pas fan de ce genre de littérature mais je savais que je pouvais lui faire confiance et que je ne serais ni déçue ni trop heurtée 🙂

Dès le début, j’ai senti cette ambiance collante, sombre presque désespérante d’une ville sur le déclin; Avec cette routine de vie de commérages, de médisances et de secrets, propre aux petites villes ou petits quartiers, peut-être en opposition à l’indifférence des grandes villes.

La tension s’est accentuée pour moi dès les premiers signes de la légende de « la siffleuse ». J’ai alors gardé mon esprit fixé sur Taylor. C’est un personnage entier, simple, bon camarade et bon mari. J’ai vraiment aimé sa ténacité, presque son acharnement à montrer (prouver) les choses telles qu’elles sont et encore une fois envers et contre l’avis général. Il essaie de garder la tête froide. Cette ténacité je lui attribuais à cette intuition malsaine que quelque chose se tramait et que s’il laissait tomber, ça risquait d’être vraiment mauvais…

Dans ce récit diablement efficace, tout est basé ou presque sur des rumeurs, sur ce que chacun croit savoir ou a vu et interprété, ou encore a entendu dire par un tel… Bref à partir de ces innombrables bribes, la rumeur gonfle et chacun y va avec sa petite interprétation.

Taylor et Eiza ne sont pas natifs d’Hugewood et ne semblent pas être portés sur cette culture du commérage. Ils ne donnent pas foi aux avis de chacun, ils préfèrent suivre l’affaire de loin, avec les minces découvertes de la police. Aussi cette façon d’aborder les choses avec discernement, ils essaient de l’inculquer à leur fille Mia, qui se bat contre le harcèlement à l’école, ses parents essaient de lui faire comprendre que la violence n’est jamais une bonne réponse.

Au travers du personnage d’Eiza, l’auteur aborde aussi le thème du racisme, ce rejet silencieux mais pas moins violent.

Ce roman est un huis clos, dans une petite ville, tout se passe à Hugewood et l’auteur démontre que les rumeurs, face à l’inacceptable, amènent à des situations extrêmes et malheureuses.

Les descriptions de l’auteur mettent dans l’ambiance en laissant planer tout au long du récit un sentiment de malaise, de peur grasse et collante. Dès l’instant où l’auteur fait allusion à la légende de « la siffleuse », l’ambiance s’alourdie, les personnages eux-mêmes ne sont plus si sereins… et au fur et à mesure des mots, des lignes du récit, je tendais le dos, je pressentais quelque chose qui ne venait pas et ça me laissait dans une latence flippante. Je me suis mise à douter de tel personnage puis d’un autre car finalement j’adoptais le comportement des tous ses habitants suspicieux. Impossible de dénouer l’affaire jusqu’à la fin, jusqu’au dénouement.

La rumeur fait l’ambiance du récit, il n’y a que très peu de violence à proprement parlé à part la violence de la rumeur et de l’imagination… malgré tout, trois scènes m’ont particulièrement ébranlé… par leur violence; ça c’est mon côté hypersensible qui a beaucoup de mal à digérer ce genre de scènes; dans ces moments là je maudis mon imagination et un tout petit peu l’auteur 😉

Un dernier mot pour la couverture qui illustre à merveille le roman, l’ambiance de ce thriller; C’est gris, calme trop calme, inquiétant …et ce fameux corbeau !

En Bref

Un thriller efficace, lent, tenace et angoissant !

Encore un nouveau genre réussit Monsieur l’Auteur !

Merci à l’auteur, Henri Nestière, pour ce thriller qui m’a tenu en haleine !

 

Les cénacles du Don, tome 1 : Les dieux déchus de Régis Moreau

Titre : Les cénacles du Don

Tome 1 : Les dieux déchus

Auteur : Régis Moreau

Éditeur : autoédité

Genre : fantastique, thriller, ésotérisme

Format : PDF

Nombre de pages : 342

Sorti le 1er juillet 2019

Fiche Bibliomania

 

Résumé de l’auteur

« Plus d’aventure, plus de liberté ! Depuis qu’elle a échappé à une terrible mort, Jessie ne souhaite que cela.Elle va apprendre, à ses dépens, que tous les désirs ne sont pas bons à réaliser. Ce que nos sociétés modernes ont oublié, elle va le redécouvrir brutalement : sorcière, augure, torche, porte-chance, thaumaturge ou encore combattant.Jessie va entrer dans : les cénacles du Don. « 

Mon avis

Je remercie l’auteur, Régis Moreau, pour m’avoir proposé son roman en partenariat; j’ai découvert un récit qui donne des sueurs froides mais que je n’ai pas pu lâché !

L’histoire

Par le geste bienveillant d’un bon samaritain, Jessie voit son monde éclaté ! Après avoir rencontré un petit homme au comportement bizarre, Jessie va se poser des questions sur sa vie, sur son travail, sur ce qu’elle attend de la vie;

Est-ce qu’une vie calme et monotone à souhait lui convient ou va t-elle laisser son envie d’aventure l’étreindre tellement fort qu’elle va faire ce choix irrécupérable ?!? Une seule rencontre suffit à la faire basculer dans un monde oublié des humains et/ou relégué au folklore.

D’abord incrédule, elle ne verra que le merveilleux, inconsciente des dangers qui rôdent autour d’elle. Va t-elle s’en sortir indemne ?

Les personnages

Jessie : C’est une jeune femme qui s’ennuie dans son boulot, mais qui ne se décide pas à changer; ça lui offre un certain confort et pour l’instant c’est suffisant; Sa rencontre avec un homme étrange va la pousser à suivre sa curiosité beaucoup trop loin; mais sa soif d’aventure va faire taire ses alarmes; Après un choc traumatique, elle réfléchit sur sa vie, sur son avenir et finalement elle ne peut pas continuer ainsi, elle veut que ça bouge, elle veut de l’aventure ! Plus tard dans le récit, elle va se montrer forte, déterminée, mordante aussi et surtout avec cette envie de vivre à tout prix !

Le bon samaritain : C’est un homme étrange, d’apparence inoffensive, gentil mais bourré de tics nerveux; Bon il aborde Jessie en tout bien tout honneur; cette rencontre va le décider à faire un choix également. Leur rencontre va bouleversé leur deux vies comme ils ne s’y attendaient pas, enfin pas aussi vite ni de cette façon peut-être…

Jessie va plonger dans un monde sombre et oublié des humains; les personnes qu’elle rencontre vont la faire irrémédiablement changer.

La Plume, le Scénario

La plume de l’auteur, Régis Moreau est fluide et m’a plongé direct dans le récit;

Le début du récit est doux, mais étrange;

on suit un personnage au comportement bizarre mais qui ne semble pas vouloir de mal aux personnes qui l’entourent; Ses actions sont louables, c’est indéniable; Je me suis dit sur le moment c’est un homme qui n’aime pas la solitude, qui a besoin de se trouver dans le monde pour échapper à son quotidien triste; Puis il rencontre Jessie !

Jessie : le point de départ d’un gros dérapage, le récit prend une toute autre tournure, une toute autre allure aussi, l’histoire s’assombrit, l’ambiance s’alourdit et j’ai plongé les deux pieds devant dans ce thriller ésotérique, en même temps que Jessie ! D’un seul coup, tout va très vite et sorcières, augure, torche, porte-chance, thaumaturge ou encore combattants se révèlent avec tout ce qu’il y a d’abord de merveilleux mais aussi tout ce qui peu y avoir d’obscur dans ce monde caché/dissimulé aux humains.

Alors oui les humains sont ce qu’ils sont avec ou sans pouvoir, leurs instincts sont les mêmes; Quand ils cèdent à leurs plus bas instincts, cela fait d’eux des personnes dangereuses. Là l’auteur nous plonge au coeur de la noirceur, la torture mentale, physique, tout est bon pour s’approprier les choses et les gens… Jessie va l’apprendre à ses dépens …

Après un début tranquille, Régis moreau enchaîne à une vitesse folle, je me suis retrouvée comme Jessie, pas eu le temps de voir venir, pas eu le temps de comprendre dans quoi la suite de l’histoire aller définitivement m’embarquer… Je n’aime pas trop tout ce qui est obscur, malfaisant, meurtre et compagnie mais alors là j’ai été servie; Cette tension qui ne nous lâche pas, cette sensation que ce qui arrive n’est pas bon du tout, c’est flippant, c’est le malaise… malgré que je ne sois pas fan de ce côté malfaisant, je n’ai pas pu lâcher ma lecture, j’étais accrochée aux basques de Jessie !

J’ai bien aimé cette façon d’aborder ces différents dons, d’un côté comme de l’autre, bon je ne peux pas en dire de trop sans dévoiler des détails compromettant le récit.

En Bref

L’auteur, Régis Moreau, commence son histoire de façon douce, étrange et on s’installe dans le récit gentiment, puis attention d’un seul coup vous partez dans l’obscurité, la tension; vous n’allez rien voir venir et vous ne pourrez plus lâcher l’histoire !

C’est sombre, ça vous cogne (par moment) mais c’est addictif, vous resterez accroché à Jessie !

Merci à l’auteur, Régis Moreau, de m’avoir piégé dans un récit aussi tendu et sombre mais au final bien passionnant !

Shutdown de Aurélien Grall

Titre : Shutdown

Auteure : Aurélien Grall

Éditeur : Autoédité

Genre : Thriller, Sciences-Fiction

Format : ePub

Nombre de pages : 150

Fiche Bibliomania

 

Résumé de l’auteur

« Imaginez un monde sans électricité, sans smartphones, sans ordinateurs, sans télévision, sans réseaux sociaux. Imaginez un monde où les gens sont condamnés à se regarder, se parler et s’entraider. Ce monde, c’est celui du grand shutdown. La pire catastrophe n’ayant jamais frappé l’Humanité !

Alors que la civilisation humaine est en train de s’effondrer, le gouvernement fait appel aux services de Michael Donovan, astrophysicien et héros de guerre devenu alcoolique après la disparition tragique de sa femme. Au départ réticent, il finit par accepter. Contraint de faire équipe avec la froide Charlotte Von Braun, grand nombre de ses convictions vont se voir bouleversées…

Mais pour sauver le monde, il lui faudra d’abord se sauver lui-même. Où puisera-t-il le courage ? Et d’ailleurs, n’est-il pas déjà trop tard ?

Aurélien Grall est au sommet de son art dans cette course poursuite écologiste haletante. Réchauffement climatique, terrorisme, guerre bactériologique et danger nucléaire, Shutdown résonne dramatiquement avec l’actualité. Véritable cri de révolte dénonçant les travers de l’Homme et de son système, ce thriller vous hantera longtemps après l’avoir refermé. »

Mon avis

Je remercie l’auteur, Aurélien Grall pour ce partenariat pour le moins très actuel !

L’histoire

Il n’y a plus d’électricité, une onde étrange a tout arrêté; Plus d’électricité, plus de voiture, plus de téléphone. Le Shutdown ! Face à un étrange phénomène dont l’ampleur est inexplicable, le gouvernement se résout à faire appel au docteur Donavan… ou plutôt l’ombre de Michael Donavan… Il n’est plus lui-même depuis que sa femme a disparu.

Matthew passe de trader à « survivor »; Il agit immédiatement, il part à la recherche de sa fiancée et va de déconvenue en déconvenues… Heureusement il croise le chemin du gouvernement, enfin heureusement….

Pourront-ils trouver la raison de ce shutdown, et pourront-ils y remédier surtout ?

Les personnages

Michael Donavan : Il n’est plus que l’ombre de lui-même depuis qu’il a perdu sa femme. Depuis il se laisse ballotter par la vie, soutenu par ses deux enfants qui parfois en font les frais à l’école. Mais avant tout ça, c’était un homme important, un astrophysicien entre autre, et pour ces compétences l’État a besoin de lui.

Matthew : C’est un trader qui va tout de suite réagir à ce grand trou noir d’énergie; Il n’a qu’une idée en tête retrouver sa fiancée en vie; Pour ça il ne lésine pas sur les moyens, et part à l’aventure peu importe si le chemin est long. Heureusement pour lui, il va croiser le chemin de Michael et de son fils Jack.

Ils sont un petit groupe de personnes aguerries ou pas ; ils décident de se regrouper pour pourvoir réussir à survivre et éviter la catastrophe.

La Plume, le Scénario

L’écriture de l’auteur est fluide et explicite; 

C’est un roman court, l’auteur va droit au but, rapidement, il ne tourne pas autour du pot; Finalement ça m’a un peu gêné cette vitesse; mais je dois reconnaître que ça traduit efficacement cet état d’urgence. Car encore qu’il n’y ai plus d’électricité, les personnages pourraient encore trouver des solutions de rechange mais cette urgence est véhiculée par une maladie bien plus grave que le manque d’électricité, à vous de découvrir ce qui se cache dans cette histoire.

L’auteur aborde beaucoup de sujets difficiles et d’actualité dans ce récit apocalyptique; Tout d’abord, il évoque le deuil, ces conséquences, ces prises de conscience, la solitude imposée par ce deuil; le sujet est abordé sans fard, et de façon très réaliste. D’ailleurs au travers de ce deuil, Aurélien Grall parle de harcèlement scolaire faisant partie des conséquences du deuil…

Ensuite, bien évidemment, avec cette histoire on rentre dans des considérations écologiques et l’empreinte indélébile et mortelle que laisse l’humanité sur notre planète, l’urgence est telle que l’extinction est envisagée… tout naturellement on glisse vers l’existence des extrémistes et leurs idéaux fous furieux qui condamnent l’humanité et n’hésiterai pas une seule seconde à disparaître pour la cause; il est vrai que contre ce genre de personne, il est difficile de se battre et de leur faire entendre raison.

L’auteur parle également de romance, là encore j’ai trouvé la romance trop rapide, trop facile; bon en même temps il y a urgence et la romance n’a certes pas le temps de se développer, autant passer aux choses sérieuses directement…  le thème de la trahison, de la tromperie, du mensonge, de l’abandon au profit d’une cause, au détriment de la famille, tous ces thèmes sont aussi abordés… je me suis rendu compte finalement de leur futilité dans un tel état d’urgence, dans ce dernier moment de vie, de survie. L’auteur a peut-être voulu montrer que toutes ces mesquineries, ces mensonges et trahisons étaient pardonnables devant l’inévitable, autant ne pas perdre de temps dans ces sentiments négatifs et essayer de voir le peu de lumière qui persiste et nous porte dans les derniers instants.

 

En Bref

C’est un roman tout à fait d’actualité, court et efficace !

L’écologie, le deuil, la romance, la trahison mais aussi l’effet de groupe, l’entraide, tous ces sujets sont abordés sans fard et avec une touche d’inéluctabilité.

Merci à l’auteur, Aurélien Grall, pour cette lecture courte, marquante et actuelle !

L’IndéPanda n°9

 

Titre : L’IndéPanda

Auteure : Collectif

Éditeur : Autoédité

Genre : Magasine

Format : epub

Nombre de pages : 97

Sorti le 1er octobre 2019

 

Résumé

Trois ans ! Pour ce numéro anniversaire, le comité de lecture de L’Indé Panda vous a concocté un magazine aux plumes savoureuses…
Fanny Crubellier, avec beaucoup de délicatesse, vous parlera de résilience. Puis, grâce à Suzanne Marty, vous basculerez dans un futur pas si lointain, où les sentiments ne tiennent qu’à un chiffre. De frissons en actes courageux et féministes, de messages poignants en romances hors-normes, les spectres de la vie et de la mort vous guettent au fil des pages… Bienvenue dans ce neuvième numéro de L’Indé Panda !

***

Au sommaire :
Fanny Crubellier – Résilience
Suzanne Marty – Bon numéro
Benoît Barker – Shutdown
Adriana Kritter – Permis de sauver
Céline Saint-Charle – Les cages
Noémie Delpra – Il était cinq heures
Jo Frehel – Par amour
Florence Dalbes Gleyzes – Comme un crabe
Mélanie De Coster – Qui allez-vous appeler ?
Jean-Marc Bassetti – Ma première gare mondiale
Bertrand Peillard – Petite résurrection en forme de sourire banane

 

Mon avis

Merci au collectif de l’IndéPanda de m’avoir fait découvrir ce magazine !

 

 

La Plume, le Scénario

Je vais passer en revue chaque nouvelle, afin de décrire ce qui a retenu mon attention sur chacune d’elle.

Mais avant, j’aimerai donner mon avis sur le recueil en général. Les nouvelles se suivent et ne se ressemblent pas, chacune à un genre particulier et c’est très appréciable car on saute du coq à l’âne à grande vitesse. La nouvelle étant un format court, l’histoire et les personnages sont très condensé et en fait sur plusieurs d’entre elles c’est plutôt l’ambiance qui m’a séduit (un petit clin d’œil à mon compagnon qui m’a aidé à mettre des mots sur la provenance de ce fameux ressenti). Malgré tout certains personnages sont très développés et la nouvelle dont ils dépendent est extrêmement centrée sur leur histoire plus que sur l’ambiance. J’en viens à dire que ce magasine est un mélange des genres, des ambiances, et des manières d’écrire.  J’ai apprécié à chaque fin de nouvelle, le petit mot de l’auteur, à chacun sa manière de se présenter;

les Nouvelles

1) « Résilience » de Fanny Crubellier

Au détour d’une rencontre, entre discussions intéressantes, jeux de séduction, l’impensable, le souvenir douloureux remonte et fait échos entre ces deux protagonistes. Une histoire courte, peut-être trop courte pour véhiculer une émotion ou compréhension de cette résilience. Quand l’un peine à oublier ou essaye d’avancer, l’autre semble avoir réussit cette étape et s’en étonne. Un face à face tantôt tendu, tantôt agréable mais il est peut-être trop tôt…

Je n’ai pas réussit à accrocher à ces personnages, et j’ai trouvé la fin de la nouvelle trop précipitée et presque trop facile.

2) « Bon Numéro » de Suzanne Marty

Alors je connais déjà un peu l’auteure pour avoir lu « Amour, les 10 commandements » (un recueil très agréable); Dans cette nouvelle, je n’ai par retrouvé cet humour, cette amertume et la tristesse qui caractérisaient le recueil que j’ai déjà lu; Bien au contraire, cette nouvelle était très agréable également mais d’une autre manière, avec ces deux protagonistes qui portent les couleurs de l’espoir et de la vie.

L’introduction de la magie de façon un peu innocente éclaire le récit et rend l’histoire douce et agréable comme un bonbon 😉 et surtout porte l’espoir bien haut !

3) « Shutdown » de Benoît Barker

Avec cette nouvelle, on reste suspendu à l’histoire; le thriller est efficace et véritablement surprenant; Le lecteur est envoyé sur une piste plausible mais l’auteur cache bien son jeu !

ça fait peur, on est tendu quand on lit, et ces quelques pages suffisent à augmenter la pression et la peur de façon efficace !

4) « Permis de Sauver » d’Adriana Kritter

Ce récit nous plonge dans une période de l’Histoire où la femme n’était pas libre, et pire ne pouvait pas passer son permis, c’était impensable. La protagoniste se heurte à un homme particulièrement rétrograde, et bourré de préjugés. Mais avec beaucoup d’humour et une répartie agréable, elle va tenter de clouer cet homme de Cromagnon. La fin de cette nouvelle est étonnante, touchante et pleine d’espoir et de positivité !

L’auteure nous parle d’Histoire, de féminisme, c’est touchant plein d’humour mais aussi très instructif.

5) « Les cages » de Céline Saint-Charles

Vous ne comprendrez qu’à la dernière page… C’est osé et astucieux et en même temps je ne peux m’empêcher de penser que peut-être il faudrait des mesures aussi radicales pour réduire les statistiques.

Le suspens est là, on essaye de comprendre, on arrive aux mêmes conclusions que le personnage principal ensuite tout s’éclaire à la toute fin ! et WOW !

6) « Il était cinq heures » de Noémie Delpra

Cette histoire est triste et injuste mais malheureusement trop commune et ultra réaliste ! et ce n’est pas un défaut c’est un cri, une dénonciation car il faut agir.

L’auteur parle de cyberharcèlement, du mal que cela peut faire à la victime, sans que les auteurs ne ressentent rien à part le plaisir d’une vengeance ou d’une mauvaise blague… bref cette façon de faire qui s’est répandue ces dernières années est odieuse, monstrueuse et tue ! Alors STOP !

7) « Par amour » de Jo Frehel

En quelques mots, une histoire triste d’un homme simple qui aimait le travail à la scierie et l’infirmière de son voisin. Alors oui, ce Thimothée est touchant, car il est face à lui même, à la solitude. Et ses actes sont désarmant de simplicité et tellement difficile à accepter ce que lui ne voit que comme la seule solution…

Cette nouvelle est très touchante et en même temps douloureuse.

8) « Comme un crabe » de Florence Dalbes Gleyzes

Alors cette nouvelle est difficile à interpréter car j’en suis encore à me demander qui est vraiment cette jeune femme timide et asociale… Et pourquoi un type comme Bertrand se retrouve au prise avec son succès facile mais finalement doute de lui … Qui est vraiment Betty ?

Une nouvelle perturbante, et dynamique avec cette façon de passer du « Il » à « elle », ces différences de point de vue éclairent à demi sur la situation des deux protagonistes mais une épaisse brume persiste.

9) « Qui allez-vous appeler » de Mélanie De Coster

L’auteure nous emmène chez une vieille dame au prise avec des fantômes qui en veulent à sa vie et à sa maison. La vieille dame lutte depuis toujours comme l’a fait sa grand-mère et comme elle a continué de le faire avec feu son mari. Le suspens est tangible, il ne reste plus qu’elle mais les fantômes, les monstres sont très tenaces…

La fin de ce récit est surprenante mais en même temps très limpide. Finalement cette nouvelle joue au miroir. Mais je ne dis rien de plus à vous de découvrir !

10) « Ma première gare mondiale » de Jean-Marc Bassetti

L’auteur parle des dégâts de la Première Guerre Mondiale, où comment des souvenirs vont être effacés à jamais avec l’avancée du progrès. Ces petits moments en famille le dimanche sont plein émotions, et semblent peser sur le personnage principal malgré une certaine allégresse à faire ces trajets-aller en train.

Cette nouvelle charrie beaucoup de nostalgie.

11) « Petite résurrection en forme de sourire banane » de Bertrand Peillard

L’auteur nous plonge dans un récit plutôt hyper réaliste, un constat intimiste, caustique et fataliste. Après cette plongée dans les eaux sombres de la lucidité; l’auteur transporte le personnage dans un dernier sursaut de vie, un revirement, un espoir que c’est possible, qu’on peut toujours s’en sortir, qu’on doit s’en sortir…

Cette nouvelle c’est une dernière étincelle de vie et finalement la fin ne m’a pas surprise car je la sentais venir comme une tension palpable, c’était très efficace !

 

En Bref

Ce recueil de nouvelles, sous la bannière de l’IndéPanda, fut très agréable à lire ! Merci pour ces différents genres, c’est court mais c’est intense !

Juges et Coupables de Guillaume Herambourg

 

Titre : Juge et Coupable

Auteur : Guillaume Herambourg

Éditeur : Autoédité

Genre : Thriller, Psychologie

Format : PDF

Nombre de pages : 268

Fiche Bibliomania

 

 

Résumé de l’auteur

« Juges et Coupables, un thriller psychologique pas comme les autres… Un roman social, initiatique, philosophique et métaphysique qui interrogera vos sens les plus profonds. Une écriture originale pour une intrigue puissante et percutante comme coupée au rasoir. Elle commence dans les profondeurs et les ténèbres abyssales où règnent l’incertitude, l’enfermement et l’obscurité la plus totale vers une lente montée au ciel et à la lumière. L’itinéraire littéraire de l’âme perdue d’un jeune délinquant nommé Luce au cœur d’une folie furieuse et meurtrière en suivant de noirs désirs… Autour de cet être humain en chemin vers sa destinée, et de son monde, deux nuances : D’un côté, le journal intime de Lucia, lecture inspirante d’une expérience intérieure telle la lune dans la nuit noire. Ses pensées sauvages, sa poésie, son « savoir aimer », ses méditations sur la vie. Une volonté de pleine conscience, de sagesse, d’être libre. Force mentale bienveillante et humaniste. Mais, qui est Lucia ? Et de l’autre, derrière la lumière, comme une ombre, une force brute, les paroles amères d’une sombre résurgence trouble et manipulatrice, celles de Jack. Qui est Jack ? Une histoire contemporaine, romanesque et humaniste. Un livre écrit à cœur ouvert… Jugé coupable.« 

Mon avis

Je remercie l’auteur Guillaume Herambourg pour m’avoir proposé son roman, malgré mon avertissement que je n’étais pas fan des thrillers sombres, son roman avait un côté curieux.

L’histoire

On entre dans l’antre de Luce ou tout au moins dans son expérience de la folie meurtrière au plus sombre étage inférieur d’un immeuble. Ses élucubrations le poussent à commettre des meurtres sauvages dont il ne semble pas comprendre la portée. Il a mal et veut mourir mais s’attacher à la vie est l’instinct le plus fort. Pendant ce temps, on pourrait croire que Lucia relativise ou explique ce que peut ressentir Luce, mais elle va bien plus loin, elle pouce ses réflexions si loin, toujours en rebondissant sur les écueils de la vie de Luce.

Les personnages

Luce : C’est un jeune délinquant, perdu dans sa folie meurtrière; ce qui au départ sonnait comme une expérience, a finalement dérapé méchamment. Il est perdu, il se sent seul et tue pour survivre en tout cas c’est ce qu’il croit. Il a un comportement violent avec ses connaissances, sa copine… ses poissons rouges… Bref il est entouré d’obscurité au sens propre comme au figuré. Il a l’air complétement fou par moment dans son analyse des situations traumatisantes qu’il vit et dont il est l’auteur.

Pierre et Simon : Ce sont les camarades de Luce, compagnons de drogue, de violence et finalement compagnon vers l’enfer.

Jack : Il serait apparenté plus comme un chef de gang, ou la métaphore du démon tentateur  qui pousse Luce à agir, à tuer…J’avoue que je n’ai pas très bien compris qui il était…

 

La Plume, le Scénario

Alors j’avais prévenu l’auteur, je le redis =>>je ne suis pas fan de ce genre de récit; j’ai été d’abord intriguée par cette histoire de journal, le journal de Lucia;

Mais cette lecture a été très difficile tant sur les sujets que sur l’écriture très… trop métaphorique et digressive… Je me suis retrouvée perdue dans la folie meurtrière de Luce, à tel point que je n’arrivais plus à savoir si c’était de lui qu’on parlait ou si c’était quelqu’un d’autre qui s’était emparé du récit.

Je suis désolée pour l’auteur mais je n’ai pas réussit à voir cette mince parcelle de lumière que devait représenter Lucia, les ténèbres de Luce était tellement omniprésentes que je n’ai pu m’en défaire ne serait-ce que pour entrevoir la lumière.

Le style de l’écrivain est particulier, beaucoup trop sophistiqué pour moi simple lectrice qui a envie de voyager l’esprit presque vide et me laisser guider… C’est clair je ne suis pas le public idéal, le lecteur type pour ce récit.

Je ne vais pas raconter la fin, mais j’ai été surprise de la tournure que prenait le récit et en y réfléchissant bien c’est plus compréhensible comme ça pour moi.

 

En Bref

Je me suis perdu dans le récit, la folie meurtrière et l’esprit de Luce.

Un lecture très difficile pour moi, définitivement je n’arrive pas à lire les récits trop sombres, l’auteur n’est certainement pas en cause, c’est plutôt ma susceptibilité de lectrice qui est très très haute et du coup un récit aussi violent et sombre me percute trop fort.

Certes beaucoup de « très », de « trop » , malgré tout je remercie l’auteur d’avoir pris le risque de me confier son récit.

 

Gremlin’s Road, tome 1 : Yougoslavia 1986 de Sébastiane T. Cornick et Mary Mogwai

Titre : Gremlin’s Road

Tome 1 : Yougoslavia, 1986

Auteures : Sébastiane T. Cornick et Mary Mogwai

Éditeur : Éditions Sydney Laurent

Genre : Thriller, Fantastique

Format : Epub

Nombre de pages : 252

Fiche Bibliomania

4ème de couverture :

« Je suis une journaliste motarde, spécialisée dans le surnaturel. Je vois des fantômes et discute avec eux. C’est pratique pour les interviews exclusives… Avec un CV comme le mien, vous ne pensez tout de même pas que je peux passer inaperçue ? Apparemment, mon Patron le croit et m’envoie enquêter sur des massacres étranges en Yougoslavie. En pleine guerre froide. Avec un simple appareil photo et mon 400 XLS. Le voyage ne va pas être de tout repos… »

Mon avis :

 

L’histoire :

Carine est journaliste dans un journal traitant le surnaturel. Cette fois, son patron l’envoie en Yougoslavie, sur une histoire sombre et lugubre… Le plus étonnant c’est que son patron est plus touché que d’habitude. Elle doit faire équipe avec l’arrogant et très sexy Damien, un collègue coureur et très sûr de lui. Ils décident de parcourir près de 10 000 km à moto jusqu’à la Yougoslavie où se perpétue d’horribles meurtres laissant des charniers écœurants à plusieurs endroits… Carine et Damien n’ont aucune idée de ce qui les attend là bas , ce qui est sûr c’est qu’ils auront besoin de leur habilités particulières 😉

Les personnages :

Carine : est une journaliste un peu particulière, elle adore sa moto qu’elle répare in-extrémis pour son voyage en Yougoslavie. Elle a un tempérament fort, elle est très maligne, un peu « fonce dans le tas », elle est de taille face à un gang de motard ! Mise à part son statut de motarde, elle a un familier très étrange et son habilité l’aide grandement dans son travail de journaliste du surnaturel. Elle se retrouve dans un pays inconnu avec un collègue diablement sexy… mais dans l’obscurité d’horribles choses guettent et traquent leur proie.

Damien: C’est le collègue de Carine, il fait tourner toutes les têtes en particulier celle des femmes … pas une ne résiste à son charme; si peut-être une, Carine, et il n’a qu’une envie c’est de changer ça ! Damien a lui aussi un certain potentiel surnaturel qui lui a valu beaucoup de souffrance dans le passé… et il est loin de s’imaginer que cette habilité va lui causer encore de sérieux ennuis.

Plusieurs personnages peuplent ce périple à moto et vous en dire davantage serait spolier.

La Plume, le Scénario :

Alors ce n’est pas la première fois que je lis les romans de l’auteure Sébastiane T. Cornick, j’en suis à mon troisième roman. Mais elle écrivait sous un autre nom que je tairais car elle a décidé de changer de nom pour une très bonne raison ! Cette histoire est écrit à deux et elle est très réussie 🙂

De premier abord, j’ai trouvé ce roman lugubre et affreusement macabre… tout au moins le début du roman. Vous le savez je ne suis absolument pas fan de charnier, de sang, de membres arrachés et baam ! je tombe dedans, enfin pas dans le charnier mais dans un récit au premier abord horrifique…

J’ai choisi ce livre parce que je connais l’écriture d’une des auteures (Sébastiane T. Cornick) et je savais que cette histoire me plairait. Et donc passé ce côté sanguinolent qui pour le coup n’est pas trop omniprésent, disons que l’écriture des auteures le fait passer très bien 🙂

Plus on avance dans l’histoire, plus elle devient passionnante, inquiétante, dangereuse mais aussi sulfureuse.

Carine et Damien suivent la route des charniers pour comprendre ce qu’il se passe dans cette contrée et pourquoi les autorités ne font pas grand chose… Ce qu’ils vont découvrir est énorme. Ils vont devoir lutter ensemble, se faire confiance, s’entraider… et peut-être bien que par la force des choses bien plus encore. Ce qu’il couve entre eux est très chaud, vont-ils céder ? Non mais vous croyez quand même pas que je vais vous donner un scoop pareil, vous voulez en savoir plus, rien de plus simple faut lire ce roman !!

Et la moto dans tout ça ? on en parle ? Ben oui les auteures sont fans de moto ça c’est clair comme de l’eau de roche; comment ne pas le sentir dans toutes ces descriptions autant de route que de moto. Et cet esprit motard, qu’elles décrivent si bien, avec l’entraide et le côté familial mais aussi fêtard !! Ce Road Trip à moto est particulier et rien n’est épargné à notre héroïne, pas même les pannes et les problèmes de liquidité. Quelques fois ça sent le vécu, peut-être pas mais en tout cas ça fait très réel !

J’ai apprécié cette incursion de fantastique qui englobe tout le roman et lui donne une dynamique fantasmagorique, parfois très glauque mais aussi très sulfureuse. Les auteures malmènent leurs personnages principaux, cette enquête leur laissera des traces à non point douter…

En Bref :

Une lecture passionnante malgré le côté « charnier ». L’enquête en Yougoslavie est sordide et va pousser nos deux personnages principaux au bout d’eux mêmes; sur fond de road trip à moto, d’enquête dangereuse, de mafia, de racket, de sorcellerie et d’érotisme.

Les auteures ont écrit une histoire particulière qui ne laisse pas indifférent.