La Bibliothèque, T1 : Grandir de Pauline Deysson

Titre : La Bibliothèque

Tome 1 : Grandir

Auteure : Pauline Deysson

Genre : Science Fiction, Philosophie

Éditeur : Auto édité

Sorti le 30 juillet 2016

Fiche Bibliomania

 

4ème de couverture :

Imaginez un monde où ni la pauvreté, ni la guerre, ni les livres n’existeraient plus. Le technomonde.

Imaginez un lieu hors du temps, qui abriterait tous les rêves de l’humanité. La Bibliothèque.

Imaginez que ces deux univers se rencontrent.

A 10 ans, Émilie est choisie pour devenir la nouvelle Bibliothécaire.

Elle a le pouvoir d’entrer dans les rêves, et de les vivre comme s’ils étaient réels.

Son premier livre la conduira sur une voie semée d’embûches, de magie et de doutes. L’accompagnerez-vous?

Mon avis :

Je remercie Livraddict pour ce partenariat ainsi que l’auteure Pauline Deysson.

l’histoire :

C’est l’histoire d’Émilie, une jeune fille de 16 ans qui est habitante du techno-monde. Chaque être vivant est heureux, comblé par un Revery. Cette machine est connectée à vous et détecte vos besoins et vos désirs pour ensuite les combler. Arrive enfin pour Émilie, l’étape finale, le test pour gagner son autonomie et surtout son propre Revery. A la suite de ce test  qui s’assure que votre éducation, votre embrigadement a bien fonctionné, Émilie va bientôt posséder son Revery… Est ce vraiment ce qu’elle veut ?

Les personnages :

Émilie c’est une jeune fille qui se sent décalée de ses camarades et rajuste souvent le tir pour ne pas être trop différente. Elle aime la liberté plus que tout, les découvertes. Elle est volontaire, intuitive, très déductive et surtout déterminée à aider les autres.

Antonie : c’est l’ancienne qui s’occupe de la Bibliothèque sur un autre plan de dimension. Elle approche peut-être de son temps et cherche un ou une remplaçante. Mais le travail de l’auteur(e) qu’elle va trouver, va être ardu, il faudra lutter contre le techno-monde…

Emilie va rencontrer de multiple personnes prêtes à l’aider partout où elle ira. Les débuts sont laborieux car ses compagnons vont devoir lui faire confiance, mais après ils formeront presque une famille.

La plume, le scénario :

La 4ème de couverture m’a intriguée, une lutte entre Bibliothèque et Techno-monde !

Tout d’abord, le style de l’auteur est très philosophiquetrès littéraire, très bien écrit, trop bien… j’ai eu l’impression que c’était très scolaire, pas au sens simple, non au sens où rien ne dépasse. Tout est très respecté. Une syntaxe grammaticale parfaite, des phrases parfaites. Et cette perfection m’a entravé… j’ai eu du mal à entrer dans le récit.

Après c’est cet imbriquement de réalités qui m’a un peu perturbé… Je m’explique : une fois qu’Émilie se trouve dans un livre/monde ont a tendance à partir avec elle et hop on se réveille brutalement comme elle dans la bibliothèque. J’ai éprouvé comme elle d’ailleurs de la déception à chaque fois qu’elle revenait à la bibliothèque. De plus il faut se ressaisir et se remémorer dans qu’elle monde Émilie se trouve…

J’ai également trouvé certains passages trop long, mais certainement nécessaire à la pose du l’histoire.

Dernier bémol, la lutte entre le Techno-monde et les LIVRES papier ou la Bibliothèque était un peu énervante, je m’explique : C’est typique d’une bibliothécaire de rejeter le numérique alors qu’on devrait s’allier et non essayer d’étouffer l’autre pour la suprématie de l’un. En entre dans un monde où le numérique est en pleine expansion et justement c’est le moment pour les Bibliothèques, qui perdent des adhérents, de changer… mais ça c’est évidemment un autre débat. Mais je n’ai pas pu m’empêcher de faire une corrélation avec notre société. Je suis moi-même adepte du livre papier pour plein de raisons, mais je suis en pleine réflexion sur ce qu’apporte le numérique de positif à la Bibliothèque, sans pour autant éliminer complètement le papier… surtout pas !

Avec du recul, les aventures d’Émilie dans son livre, enfin le livre d’Antonie, sont captivantes. Chaque tableau correspondant à une strophe à décrypter, à un monde merveilleux. Émilie rencontre des êtres fascinants et étonnants. Toutes ces épreuves pour visiter le monde dans son entier, tout découvrir et rien. Le passé, le présent, le futur. Une vision intéressante.

Émilie s’adapte étonnamment bien, à cet univers complètement renversant. Elle comprend vite le rôle qu’elle devra tenir dans cette bibliothèque. Nourrir ces âmes, sauver tous les rêves, les enrichir pour maintenir la liberté, le libre arbitre, face au techno-monde où tout est pré-mâché, pré-établit où l’on vous guide pour mieux vous manipuler. Point de vue intéressant mais discutable.

En Bref :

Je suis finalement passé à côté, cet univers est passionnant mais pour moi l’écriture très littéraire de l’auteur l’a empêcher de s’épanouir largement.

Je remercie encore une fois l’auteure Pauline Deysson pour m’avoir fait découvrir son univers et pour sa charmante attention 😉

Merci à Livraddict également pour cette confiance 🙂

je-lis-des-auto-edites

 

Publicités

RougeSang de Melvin Burgess

rouge-sangt1Titre : Rouge Sang

Auteur : Melvin Burgess

Traducteur : philippe Loubat-Delranc

Éditeur : Gallimard

Genre : Sciences-Fiction

Nombre de pages : 383

Fiche bibliomania

 

4ème de couverture :

« AMOUR, HAINE, POUVOIR, VIOLENCE… Londres au XXIIe siècle. La ville est en ruines. Le pays à feu et à sang. Deux gangs se livrent une guerre sans merci. Val Volson veut régner en maître, Conor est son pire ennemi. Las des combats et des destructions, désireux de faire alliance, Val donne sa fille de quatorze ans, Signy, en mariage à Conor. Mais est-il possible de faire la paix avec un tel homme ? Signy peut-elle faire confiance à un être qui confond amour et haine ? Rebelle, passionnée, elle va tenter de séduire ce tyran sanguinaire pour déjouer le piège mortel qui se referme sur elle et sa famille… Inspiré d’une ancienne saga islandaise, ce roman passionné, violent, souvent brutal et cruel s’adresse à des lecteurs avertis. RougeSang nous plonge dans un univers fantastique, futuriste et apocalyptique. « 

Mon avis :

L’histoire :

Londres du XXIIème siècle, une guerre dure depuis une éternité et épuise de part et d’autre les conquérants. Val Volson souhaite arrêter cette guerre et propose sa fille de 14 ans, Signy, en mariage à son ennemi juré Conor. Il accepte, Signy est révoltée contre la décision de son père mais pour le bien de son clan, elle abdique et n’aura de cesse d’agir pour la victoire de son camp. A travers la fureur, la trahison,  la haine, la folie, Signy devra faire face seule au désastre causé par l’homme auquel elle est mariée, mais elle se surprend à éprouver quelque chose pour cet être immonde… Dans un monde où les humains ne sont plus très nombreux à cause de la manipulation génétique et le mélange de technologie. Ce qu’il reste de ce monde est triste mais ces hommes se battent pour le conquérir et le sauvegarder mais à bien y regarder, est-ce vraiment pour le sauvegarder ??

Personnages :

Signy : Elle a quatorze ans et son père l’offre en cadeau de trêve au pire ennemi de son peuple. Elle est sauvage, déterminée mais reste soumise aux décisions de son père car elle a confiance en lui et en sa foi d’un monde meilleur. Elle a un frère jumeau Siggy avec lequel elle partage presque tout. Leur séparation est un déchirement pour l’un comme pour l’autre. Elle perçoit de suite qu’elle ne peut pas faire confiance à son futur époux pourtant elle se laisse séduire, c’est un homme si dur qui cache une grande faiblesse et Signy va profiter au maximum de cette faille.

Siggy : il est le frère jumeau de Signy. Leur relation est fusionnelle, en tout cas avant son mariage… Les dieux ont peut-être une mission pour lui mais avant d’en connaître les détails, il va subir les pires atrocités qui pourraient rendre un homme complètement dingue. Il est désabusé, il ne croit plus en rien. L’action de son père l’horrifie, donner sa soeur à un fou sanguinaire ! Il essaie de rallier ses frères à sa cause mais il va vite se rendre à l’évidence qu’il ne peut rien contre ce qu’a décidé son père, le grand Val Volson. Val sait que Siggy est spécial car Odin l’a choisi mais pourquoi, Siggy va devoir le découvrir et vite.

Conor : c’est l’ennemi numéro un de la famille Volson. Il apparaît comme un grand gars, costaud mais surtout impitoyable. Il se déplace avec sa horde. Il semble avoir eu une enfance assez traumatisante avec son père. Mais quand il est avec Signy, il est doux comme un agneau, elle fait ressortir de lui cette part d’homme qu’il voudrait enfouir très profond en lui. Sa folie est incontrôlable, juste manipulable et ça Signy l’a bien saisi.

La Plume, le Scénario :

Il est bien indiqué sur la 4ème de couverture que ce roman est à lire à partir de 15 ans. Je trouve même qu’il aurait été judicieux de rajouter pour public averti. Tant la violence, la cruauté est insupportable. L’injustice, la folie, la misère, la haine : tous ces sentiments sont exacerbés dans ce roman. Tout bouscule, révulse.

Je crois que je me suis sentie agressée par autant de noirceur et d’agressivité.

Signy est forte, déterminée. Son esprit menace souvent de lâcher, jusqu’à un point de non-retour où la folie prend le pas sur tout le reste mais la victoire de son camp reste à l’orée de son esprit et la maintient doucement, brutalement oui oui paradoxalement. Elle va faire des choix monstrueux, pour sauver son camp ou ce qu’il en reste.

Cette image post apocalyptique de Londres en pleine débâcle, en ruine, déchirée par des années de guerres, par la folie des hommes de régner plus qu’un autre est horrible, fait peur…

On se rend compte que Londres est central, dans sa périphérie c’est le territoire des Mi-Hommes (des hommes génétiquement modifié, mélangés avec de l’ADN animal) et encore plus loin c’est le monde des hommes machine où la technologie est encore présente. Les Humains du récit exècrent les Mi-Hommes car ils les trouvent sanguinaires et dépourvus de bonté d’âme… Plusieurs fois dans le roman on s’aperçoit que l’homme a peur de ce qui est différent et malheureusement ce qui est différent doit être éliminé…dans l’esprit, de ces hommes, taillé, modelé par la guerre.

J’avoue que le début m’a paru long. Val destinant Signy, sa fille de 14 ans à son ennemi, un homme adulte… déjà là c’est un peu limite mais on se trouve dans un récit post apocalyptique où nos valeurs et mœurs n’ont plus cours. Ensuite vient l’acceptation par Signy, puis le récit devient plus consistant, plus intéressant. On commence à comprendre les personnages, à vivre leurs péripéties s’ensuivent plusieurs rebondissements, le récit est dynamique puis il finit par s’essouffler un peu… Et alors la fin, toute cette violence, tout cet acharnement à faire vivre aux personnages des horreurs pour terminer le tome 1 de cette façon ! Et ben là je suis perdue et du coup je me suis carrément dit : « mais pourquoi ? dans quel but ? » et je n’ai pas trouvé de réponse…

En Bref :

Un début difficile et long pour continuer avec un récit entraînant et sauvage avec une fin bizarre mais compréhensible, qui laisse toute possibilité au tome 2.

Ce roman m’a quand même laissé un goût amer, car supporter toute cette violence infligée à ces personnages pour finir de cette façon, je suis pas fan du tout … 😦

Sanctum Corpus d’Olivier Saraja

sanctum-corpusTitre : Sanctum Corpus

Auteur : Olivier Saraja

Éditeur : Auto édité

Genre : Science-Fiction, Fantazy

Nombre de pages : 104

Fiche Bibliomania

Résumé Auteur :

« Il y eut la guerre. Les hommes étaient allés trop loin dans leur maîtrise du vivant : eugénisme, banque d’organes, immortalité. Scandalisé de n’être qu’une matière première génétique à exploiter, le tiers-monde finit par se révolter. Une société standardisée émergea, plus juste et régulée par des intelligences artificielles, mais lorsque des vagabonds extra-terrestres s’échouèrent sur Terre, il n’y eut d’alternative à l’extermination que d’incinérer le monde. Bien des années plus tard, Viktor est un scientifique de Gamma, une cité-îlot au cœur des terres brûlées. Au cours d’une attaque des envahisseurs, il est subitement arraché à sa vie médiocre et routinière. En compagnie de Fathya, une marginale aveugle, il dévoilera les plus sombres secrets de sa ville et de son inaccessible dirigeant. »

Mon avis :

J’ai gagné cette novela au tirage au sort organisé par #JeudiAutoEdition sur twitter 🙂 que je remercie chaleureusement !!

Merci beaucoup à l’auteur Olivier Saraja de m’avoir offert son roman.

L’histoire :

Viktor est scientifique, il se situe lui-même socialement dans la classe moyenne. Il contribue à la vie dans Gamma sa ville, son travail consiste à mettre au point des nanomachines de plus en plus performantes. Gamma est harcelée par des envahisseurs qui n’arrivent malgré tout plus à franchir le mur de protection… mais ce jour-là, y a t-il eut défaillance ? Ont-ils été plus fort ? Ont-ils trouvé une faille ? ce jour-là ils franchissent les protections et attaquent la ville. Après l’explosion de son labo, Viktor est subitement arraché à sa vie tranquille, chronométrée, réglée par l’Intelligence Centrale… Mal en point, il est sauvé de justesse par Fathya, une jeune femme aveugle , vivant en marge de la société… Viktor ne verra plus sa ville avec les mêmes yeux, ce qu’il va apprendre va complètement bouleverser son petit train-train

Les personnages :

Viktor : il est scientifique et connecté en permanence avec l’Intelligence Centrale de sa ville. Cette IC régit sa vie comme un métronome et corrige les petits travers, les petits défauts… et l’assiste au quotidien dans ses tâches. Il est un peu rebel et conservateur, il préfère les relations humaines réelles, plutôt que virtuelles, ce qui le fait passer pour un mec un peu dépassé et conservateur… mais il garde cette particularité.

Fathya : C’est une jeune femme aveugle qui vit recluse dans les égouts de la ville par choix. Elle a choisit cette vie afin de survivre en mettant toutes les chances de son côté. Elle connaît une partie des égouts comme sa poche malgré sa cécité. Elle se révèlera d’une assistance déterminante dans la vie de Viktor. Quand elle le trouve, elle ne se pose pas de questions et l’aide de suite. Leurs vies en seront totalement bouleversées…

La plume, le Scénario :

C’est une novela complètement science-Fiction. C’est un peu éloigné de ce que je lis d’habitude mais parfois c’est bien de sortir du chemin 😉

L’écriture de l’auteur est agréable à lire, j’ai senti cette connexion aux nouvelles technologies dans chaque mot. Le vocabulaire choisi pour décrire cette ville presque « génétiquement modifiée », était extrêmement bien choisi pour me plonger pleinement dans cet univers de sciences-fiction aux technologies sur-développées.

Un univers branché sur les dérives de l’ambition humaine, on se retrouve en plein trip post-apocalyptique… Gamma est une ville dirigée par l’Intelligence Centrale. Les gens sont génétiquement modifiés, assistés dans chacun de leur mouvement par l’IC, aussi bien niveau santé que travail et même amour… Les relations humaines sont virtuelles et tout est fait pour que Gamma et ses dirigeants vivent mieux et plus longtemps afin de se protéger des envahisseurs… la technologie est partout, de plus en plus performante et pointue; elle remplace presque tout… même l’humain est diminué, soumis à ce que l’IC veut lui faire croire et voir.

Viktor va être déconnecté de cette IC et il va comprendre ce qu’est le manque…comme une drogue…

Cette novela est sombre, les personnages sont en guerre pour retrouver leur humanité. L’intention est louable, mais y parvenir est presque insurmontable … il faudra que les personnages se dépassent et croient en cette humanité mais ça ne sera pas gagné pour autant…

Viktor va rencontrer des gens formidables à qui il peut confier sa vie, en qui il peut avoir confiance. Malgré tout, les apparences sont trompeuses 😉 et Viktor ira de surprise en surprise, la vérité va se faire de plus en plus claire et monstrueuse

En Bref :

Merci Olivier Saraja de m’avoir permis de découvrir votre univers 🙂 C’était très intéressant !

je-lis-des-auto-edites

Bioshock : Rapture par John Shirley

bioshockTitre : Bioshock, Rapture

Auteur : John Shirley

Traducteur : Cédric Degottex

Éditeur : Bragelonne

Nombre de pages : 403

Genre : Science Fiction

Sorti le 17 février 2016

4ème de couverture :

« C’était la fin de la seconde guerre mondiale. Le New Deal du président Roosevelt avait redéfini la politique américaine. Les bombardements de Hiroshima et Nagasaki avaient créé la peur de l’annihilation totale. L’émergence d’agences gouvernementales avait rendu la population méfiante. Le sentiment de liberté peuple s’était étiolé… Et nombreux étaient ceux qui voulaient retrouver cette liberté.

Parmi eux, un grand rêveur, un immigré qui s’était tiré des abysses de la pauvreté pour devenir l’un des hommes les plus riches et les plus admirés au monde. Il s’appelait Andrew Ryan, et il avait la conviction que les grands hommes méritaient ce qu’il y avait de mieux. Alors il s’est mit en quête de l’impossible : une utopie libre de tout gouvernement, de censure, de restriction morale… Il a créé Rapture, la lumineuse cité sous les mers.

Mais l’utopie a été frappée d’une terrible tragédie.

Voici comment tout a commencé… et tout a fini. »

Mon avis :

Cadeau d’anniversaire de mon chéri, en tout cas merci pour cette découverte !!

L’histoire :

Tout part d’un sentiment de frustration, Andrew Ryan, pense à l’impossible et le réalise. Il n’en peut plus du gouvernement des Etats-Unis qui accablent le peuple et surtout les riches d’impôts. Il n’en peut plus de ce gouvernement qui entrave l’esprit scientifique avec des règles d’éthique qui selon lui empêchent la créativité et le génie de faire surface… il veut une cité où chacun est libre de créer, d’inventer sans censure, plus de règles, plus de roi, et plus de dieu !

Bill est plombier, et intervient dans le building de Ryan Enterprise. Monsieur Ryan le remarque pour son efficacité et sa discrétion. L’homme d’affaire lui propose alors une idée folle et c’est à partir de ce moment là que Bill devient un homme important respecté et respectable, il œuvre efficacement à la réalisation de la Cité sous les mers.

Gorland, un contrebandier sans scrupules doublé d’un bandit mafieux, fait son apparition et se jure qu’il ne restera pas derrière le grand Ryan, avec tout son génie, il infiltre la cité et développe son affaire à tel point qu’il devient gênant...

Ainsi les grandes idées de Monsieur Ryan se retrouvent éprouvées, et peut-être remises en cause, mais l’homme d’affaire utopique ne veut pas lâcher son rêve aussi facilement… quitte à piétiner quelques idéaux

Les personnages :

Andrew Ryan : Il fuit avec son père la répression bolchevique russe... Sur ces bases de peur au départ de la révolution rouge, après par ce dégoût pour toutes les idées communistes, de collectivités et d’altruisme déguisé; Andrew Ryan bâti son empire à la sueur de son front et gardant toujours à l’esprit ses idéaux de liberté. Il devient l’homme le plus riche des Etats-Unis et ne veut plus rendre de compte à l’État. Il décide de donner vie à un impossible rêve : Rapture, la cité sous les mers, celle dont on ne revient pas, la ville de toutes les libertés où le marché du commerce doit s’épanouir à qui voudra bien faire des efforts.

Bill : Bill est plombier et se retrouve dans le groupe de fondateur de la cité sous-marine. Ryan le remarque lors de l’une de ces interventions dans l’entreprise Ryan et lui propose de participer à sa grande folie en échange de toute la reconnaissance que Bill pourrait rêver et surtout un très très bon salaire. Bill est heureux, riche, respecté mais petit à petit une idée se fraye un chemin jusqu’à la surface de son esprit… son éthique personnelle vient assombrir ses idéaux...

Gorland : Enfant il fut orphelin et il a dû se battre pour faire sa place… travaillant dans un théâtre pour se payer sa soupe, il apprend beaucoup sur le métier d’acteur, et surtout il y voit une bonne application dans ses escroqueries de tous les jours … Ayant eut vent du projet pharaonique de Ryan, il veut en être, sauf que pour entrer à Rapture, il faut y être invité… Comme de bien entendu Gorland fait ça à sa manière et réussit à monter une sacrée affaire, une sacrée arnaque pour spolier tout ce que possède Ryan… La lutte est sanglante… Mais surtout Gorland a un esprit extrêmement intelligent et voit loin, très loin pour préparer ses arnaques, il est prêt à tout pour prendre le contrôle de Rapture.

La plume, le Scénario :

J’ai eu du mal à entrer dans l’histoire. D’une part car je ne suis pas fan de l’époque de l’après guerre et d’autre part car pendant une bonne centaine de pages, l’auteur pose le décor, la préparation du projet de Ryan, l’histoire des personnages… bref c’est nécessaire mais du coup je n’ai pas accroché au premier abord… J’ai persévéré et heureusement car la suite n’allait pas être de tout repos. Tout s’enclenche une fois la cité créée,une fois les premiers résidents invités pour toujours à Rapture. Très vite on s’aperçoit que l’utopie de Ryan va avoir des limites, il n’a pas pensé à tout, ou tout du moins, les petits bémols, de cette nouvelle société, restaient pour lui quantité négligeable et sans importance… Sauf que profitant du mécontentement d’une partie du peuple l’équipe adverse prend les rênes et s’infiltre dans la brèche… On sent venir la décadence tout doucement, la dérive d’un tel système, une éthique piétinée qui va réduire le petit peuple de travailleur de Rapture en esclavage. Et Ryan malgré les preuves de son échec, au lieu de changer de cap et rétablir la grande cité, reste sur ses positions et entame une guerre sanglante pour le pouvoir.

Finalement Ryan n’est pas mieux que certain, il avait une telle utopie en tête, de tels rêves qu’on ne peut lui en vouloir de s’accrocher à ce qu’il en reste… il a englouti toute une vie dans cette cité.

Les maillons, qui se resserrent autour d’Andrew Ryan, sont longs, patients, sa décadence doit être magistrale… mais Ryan reste debout et lutte avec acharnement pour ces idées quitte à voir mourir son personnel, rien n’est plus important que cette cité.

C’était intéressant de suivre cette personnalité autoritaire mais rêveuse. Sa lente agonie nous laisse entrevoir la fin, mais accrochez vous, il ne lâche rien cet arrogant tyran utopique. Vraiment, on passe par tous les sentiments le concernant… sa force de volonté est tellement impressionnante, sa détermination tellement violente !

L’évolution de Bill au sein de cette grande folie est vraiment passionnante aussi, ses rêves changent au fur et à mesure que le visage de Rapture mute en une espèce de monstre capitaliste sans foi ni loi…

En Bref :

Malgré un début peu enthousiasmant, cette lecture est devenue intéressante par la suite. Le personnage principal est complètement démago mais sa personnalité était pour le moins intrigant. Quand à Bill, j’ai eu plaisir à le suivre, à remarquer ses changements d’idées, son évolution, son réveil.

Un livre tout droit sorti d’un jeu vidéo et ma foi pas mal réussi.

Trinity Blood, T1 : l’étoile de la désolation de Sunao Yoshida

trinity-bloodTitre : Trinity Blood

Tome 1 : L’étoile de la désolation

Auteur : Sunao Yoshida

Traducteurs : Chihiro Tagawa, Carole Renaudin, Patrick Honnoré

Éditeur : Hachette

Genre : Fantastique, Ado et Young Adult

Nombre de pages : 281

Sorti le 1er octobre 2008

4ème de couverture :

« Abel Nightroad part en mission dans la vieille ville d’lstvàn. Officiellement, il occupera les fonctions de prêtre de l’Église Saint-Matthias. En réalité, il est envoyé par le Vatican pour recueillir des informations sur une arme épouvantable  » l’étoile de la désolation « . Le marquis de Hongrie, Gyula, qui l’a héritée de ses ancêtres, compte en faire un usage apocalyptique. C’est un être abject, un vampire assoiffé de violence, qui voue une haine farouche aux humains. Face à lui, Abel, accompagné de la séduisante Esther, se révèle un adversaire redoutable…  »

Mon avis :

L’histoire :

L’abbé Abel Nightroad est muté à lstvàn. Il rencontre un jeune gars qui le bouscule dans sa précipitation et surtout à la vue de la patrouille qui s’approche. Le prête va apprendre à ses dépens qu’il y a un couvre-feu et qu’il n’a pas le droit de se trouver à l’extérieur à cette heure. Son comité d’accueil est le colonel Radcon un milicien particulièrement cruel et sadique et surtout sans scrupule. Son agression est interrompue par l’arrivée du marquis de Hongrie. Curieux et suspicieux quant à la raison de la venue du prêtre à l’Église St Matthias, celui-ci l’invite dans sa fabuleuse et luxueuse villa. Contraint d’accepter il va vite s’apercevoir qu’il est tombé juste au bon endroit pour sa mission. Guyla se montre particulièrement cruel, malfaisant et sans l’intervention de Sœur Esther, Abel risquait d’y passer. Mais qui est Sœur Esther  ? Cette jeune femme séduisante n’a pas fini  de surprendre par ses capacités, le prête Abel Nightroad.

Les personnages :

L’abbé Abel Nightroad : Il est grand, très mince, d’apparence plutôt chétive, un peu mou, pas très dégourdi… Dès le départ on se dit qu’il ne va pas faire le poids face aux brutes du marquis et au marquis lui-même. En fait il joue son rôle à merveille, c’est un agent spécial de l’Ax du Vatican, envoyé dans cette contrée dévastée pour détruire une arme (l’étoile de la désolation) capable d’anéantir tout ce qui s’opposera au Marquis. Cette arme peut facilement détruire une ville entière.

Sœur Esther : Esther est une jeune femme rentrée dans les ordres à St Matthias mais pas seulement et elle sera d’un grand secours pour l’abbé. Cette jeune femme est séduisante et surprenante, dotée d’une volonté farouche de défendre les êtres humains face au monstre le Marquis Gyula. Elle aura aussi son lot de surprise, elle doutera du bien fondé de ses actions, mais toujours résistera en elle cette détermination de sauver les hommes face à la cruauté des vampires.

Le Marquis de Hongrie, Gyula : il est cruel, sans pitié mais surtout il est rongé par la vengeance, il éprouve une haine, une répulsion envers les humain sans pareil… il affame le peuple de lstvàn et l’asservit  pour finalement se servir d’eux comme garde-manger. Pourquoi agit-il ainsi ? parce que c’est un vampire, non !  pas seulement… il faudra faire un petit bond en arrière d’une centaine d’années pour comprendre la raison de sa folie.

Ensuite on a le colonel Radcon, la brute épaisse avec le cerveau grillé, il commande la milice et il se délecte de la souffrance qu’il provoque… Dans la milice, Tres Iqus est un personnage étrange et tellement froid dans l’exécution de sa mission, ce personnage, vous verrez, est bluffant !!

La Plume, le Scénario :

Je suis entrée direct dans l’histoire entre la milice qui brutalise un abbé et l’arrivée du train du Maître, l’auteur nous plonge dans ce carnage sans concession. J’avoue qu’au début l’air chétif et benêt du prêtre m’a un peu agacé. L’auteur a bien ménagé son effet. Avec Radcon, il arrive à nous faire détester le personnage rien qu’avec de fines descriptions de ses agissements, ça devient viscéral ce type est un brutos détestable… avec le Vampire c’est tout autre chose, il est repoussant car cruel et démoniaque, il suffit d’un petit retournement de situation et l’auteur arrive à insinuer dans notre esprit un léger doute … était-il vraiment comme ça avant (euh .. avant quoi ? ben faut lire le livre si vous voulez savoir, comptez pas sur moi pour vous le dire !! 😀 )

En finissant ce roman, je me suis dit « il faut absolument que je lise les mangas… eh oh !! surprise à la fin du livre, on retrouve des planches de manga 🙂

Pour finir le style est cash, l’histoire posée, les personnages sont brut de décoffrage et malgré nos suppositions, l’auteur glisse un petit doute complètement insidieux …

En bref :

Un chouette roman qui donne envie de lire les mangas !!!

 

Les mystères de Larispem T1 de Lucie Pierrat-Pajot

Les mytères de LarispemTitre : Les Mystères de Larispem

Tome 1 : Le sang jamais n’oublie

Auteure : Lucie Pierrat-Pajot

Éditeur : Gallimard Jeunesse

Genre : Sciences-Fiction, Uchronie

Nombre de pages : 272

Sorti le 8 avril 2016

4ème de couverture :

« Larispem 1899 – Dans cette Cité-Etat indépendante où les bouchers constituent la caste forte d’un régime populiste, trois destins se croisent…? Liberté, la mécanicienne hors pair, Carmine, l’apprentie louchébem et Nathanaël, l’orphelin au passé mystérieux. Tandis que de grandes festivités se préparent pour célébrer le nouveau siècle, l’ombre d’une société secrète vient planer sur la ville.
Et si les Frères de Sang revenaient pour mettre leur terrible vengeance à exécution ? »

Mon avis :

L’histoire :

Paris fut le lieu de la Seconde révolution en 1899. Le peuple a parlé et s’est révolté. Tous les aristocrates et personnes de quelques noblesses ce soit sont priés de partager leurs richesses ou de partir de Paris. Bon nombre de ces riches ont essayé de résister, et ça s’est terminé en bain de sang. Maintenant Paris a été renommée Larispem et est quelque peu dirigé par la caste forte des Bouchers. Carmine et Liberté sont amies et agrémentent leur vie à l’aide de petits larcins.

Nathanaël lui est dans un orphelinat pour la dernière année, et il ne sait toujours pas ce qu’il veut faire… ces trois jeunes vont vivre des aventures mystérieuses qui les ramènent tous à cette fameuse société secrète qui aimerait prendre une certaine revanche sur le peuple

Les personnages :

Liberté Chardon : vit dans une pension, seule, car sa mère l’a envoyé à Larispem se construire une vraie vie. Elle est discrète, gentille, agréable mais elle est très peu sûre d’elle… Elle travaille dans une entreprise de voxomation et d’aérostat produisant de la publicité, elle est une mécanicienne hors pair mais face à une réduction de temps de travail… elle est licenciée et pour couronner le tout elle a une semaine pour quitter la pension où elle dort… Sa vie est dure mais heureusement qu’elle a Carmine comme amie 🙂

Carmine Noir : Elle est Louchébem et travaille comme apprentie dans une boucherie. Pour améliorer ses conditions de vie, elle utilise Liberté pour faire de petits larcins (vols de richesses dans les maisons abandonnées par les aristocrates, lors de la seconde Révolution). Carmine est respectée dans le milieu. Elle emmène partout son amie Liberté pour lui changer les idées.

Nathanaël Janvier : Janvier car il a été trouvé en janvier devant l’orphelinat. C’est un jeune homme de 15 ans, un peu éteint, discret que personne ne remarque. Une nuit il surprend une discussion entre un professeur et une orpheline, sa vie va alors basculer dans la folie des complots de la sorcellerie… Il ne comprend pas tout mais avant d’agir pour qui que ce soit, il veut comprendre.

La Plume, le Scénario :

L’écriture de l’auteure est agréable et fluide. Je me suis plus heurtée au scénario sur lequel j’attendais plus d’action, plus de rebondissement…

Le point positif : c’est cette idée de revirement de situation, Paris tombe aux mains du Peuple qui anéanti les aristocrates et tout autre riche. La cité est dirigée par des artisans bouchers qui font plus ou moins la loi. Cette uchronie est originale et j’aurai aimé lire plus de rebondissements. Je me suis un peu ennuyée, pour ma part il n’y avait pas assez d’action… pourtant Carmine et Liberté auraient pu faire les 400 coups, c’était bien parti.

J’ai survolé le récit, je n’ai pas réussi à m’attacher à un seul personnage. J’étais spectatrice et je le suis restée, mon imagination a eu dû mal à se mettre en route…

Les personnages étaient pourtant intéressant mais pas assez approfondi pour moi.

Pourtant tout y était, l’intrigue une société secrète veut renverser le pouvoir des populistes, la sorcellerie se mêle à cette organisation. Les bouchers sont les maîtres de la cité, l’éducation est obligatoire pour tous peu importe son appartenance, la monnaie et le langage est revisité. Des enfants particuliers sont rassemblés… Bref tout ça m’a fait espérer une toute autre intrigue que celle que j’ai lu…

Le gros point négatif : pas assez d’action, je suis consciente que c’est le premier tome et qu’il est sensé poser le décor mais je n’ai pas réussi à plonger dans l’histoire… pourtant je trouvais l’idée géniale… j’en attendais trop peut-être ou carrément quelque chose de différent…

En Bref :

Une lecture pas désagréable, mais un peu ennuyeuse pour moi, un peu longue malgré le peu de pages…

Je suis certainement passé à côté.

 

Digitale de Sarah Wagon

DigitaleTitre : Digitale

Auteure : Sarah Wagon

Editeur : Pocket Jeunesse

Genre : Science Fiction, Dystopie

Nombre de pages : 245

Sorti le 20 août 2015

4ème de couverture :

« Jade, vingt ans, vit dans une société parfaite, où la violence a été éradiquée. Comme tout le monde, elle porte, implantée dans la nuque, une puce digitale qui régule ses émotions.

Guérisseuse au Centre de Reboot,  Jade traite les déficients dont la puce a buggé… jusqu’à l’arrivée de Sacha Fleury. Toutes les réinitialisations échouent sur ce jeune homme exalté, sauvage. Malgré l’aversion qu’il lui inspire, Jade accepte de s’approcher de lui pour tenter de le sauver. Un choc. Si bouleversant que la puce de Jade disjoncte.

reconnectée, Jade découvrira la peur, le désir… et la révolte. »

Mon avis :

L’histoire :

Jade régule ses émotions à l’aide de sa puce, Ruby; Jeune guérisseuse au Centre de Reboot, elle ne vit que dans l’espoir de guérir tous ces déficients dont la puce ne fonctionne pas bien…

Un jour, elle doit, elle veut soigner Sacha Fleury qui résiste à toute tentative de reconditionnement…

Mais leur rencontre est un tel choc, que la puce de Jade disjoncte et laisse les émotions de Jade remonter à la surface. Ruby ne pilote plus Jade…

Les personnages :

Jade est une des plus jeunes guérisseuses du Centre de Reboot et par conséquent elle doit se battre pour qu’on fasse confiance à son professionnalisme. Son sujet d’exploitation sera Sacha Fleury, un déficient dur à cuire. Mais face à Sacha, Jade perd ses repères, ses croyances et des gros doutes émergent de son esprit…

Sacha : Il est déficient, c’est à dire que la puce qu’on lui a implanté par le passé pendant son Transfert, a buggé. Il est exalté, à fleur de peau, bref il a des émotions intenses. Il s’énerve, fait peur aux autres guérisseurs. Il est le patient qui a tenu le plus longtemps sans réagir à aucun stimuli de connexion avec sa puce. Son dernier espoir c’est Jade, mais ils doivent en avoir conscience tous les deux pour que leur plan fonctionne 😉

La plume, le scénario :

C’est un roman court, où forcément les rebondissements s’enchaînent et les personnages sont mis à rude épreuve. Je l’ai ressenti comme un roman de présentation, comme tous les premiers tomes je pense; présentation des personnages, mise en lumière de l’héroïne pour bien aiguiller le lecteur.

J’ai trouvé cette histoire agréable, ce concept de puce digitale dirigeant les individus n’est certes pas nouveau mais il m’a tenu en haleine.

Cette façon qu’a l’auteure de laisser des petits pressentiments au lecteur, pour qu’il se retrouve enchaîné à l’histoire, j’ai adoré.  Quelques fois, l’auteure, par son écriture, sous-entend certaines choses et il est certain que ces ressentis seront différents pour chaque lecteur et c’est ça aussi que j’ai trouvé génial !

Et puis cette idée de puce digitale qui disjoncte face à ce débordement d’émotion que peut provoquer un seul baiser, cela résume bien là, la nature humaine ! C’est très beau 🙂

En Bref :

Encore une lecture agréable 🙂

Le duel entre les puces digitales et les émotions humaines 🙂 est tout simplement un régal !