Contes Nippons au coin du feu

Titre : Contes Nippons au coin du feu

Auteurs : Collectif => Audrey Calviac, Dola Rosselet, Maud Wlek, Vérène Dévanthéry, Célia Haro, Marine Stengel, Anthony Boulanger, Laurent Combaz Louise Roullier, Vanessa Terral, Nimu.

Éditeur : Hystérie

Format : Epub (247 pages)

Genre : Conte

Fiche Bibliomania

Résumé :

« Onze histoires nippones à lire au coin du feu. Attention, la porte des rêves et des cauchemars est ouverte.

– Le pays des Yokaï, Audrey Calviac
– De soie et de fourrure, Dola Rosselet
– Le Yurei, Maud Wlek
– Huit pattes, sept queues, Vérène Dévanthéry
– SokuShinbutsu, Célia Haro
– Tetsuya,Marine Stengel
– L’Empereur solitaire et le cadeau du Corbeau Rouge, Anthony Boulanger
– So leng et Le Pouvoir venu du levant, Laurent Combaz
– Les trois coups du spectre, Louise Roullier
– Hahanaru Shizen, Nimu, maitre du feu de camp à L’Académie de Minuit
– L’héritage de Susanoo, Vanessa Terral, invitée

L’anthologie officielle du Salon Japan Impact 2017 »

Mon avis :

Je remercie Livraddict et les éditions Hystérie pour cette découverte !!

Je lis pas mal de manga, je regarde pas mal d’animés et j’avoue que ce recueil de contes m’a tout de suite attiré 🙂

Et je ne suis  vraiment pas déçue 🙂

Le collectif d’auteur nous fait voyager au travers des mythes, légendes, croyances, superstitions japonaises et ce fut une lecture passionnante.

Certaines de ces nouvelles m’ont laissé sur ma faim, j’aurai aimé qu’elles continuent comme « le pays des Yokaï » d’Audrey Calviac et « De soie et de Fourrure » de Dola Rosselet. On se retrouve pris dans le jeu d’écriture de ces deux auteures et on a plus envie de les quitter. Elles ont su doser tension et rebondissements avec beaucoup de finesse.

La nouvelle la plus frustrante c’est bien « So Leng et le pouvoir venu du levant » de Laurent Combaz, je veux la suite en livre 😀 !!!

La dernière nouvelle « L’héritage de Susanoo » est ma préférée ! Car j’aime le fait que des humains soient choisis pour protéger le monde, des Ténèbres et surtout quand le plus insignifiant des personnages est le plus puissant au final 🙂

L’histoire de « Tetsuya » est effrayante, ce Yokaï est vraiment mauvais … et quelle émotion dans « Le Yureï », toute cette tension qu’on ne comprend pas comme le personnage,  Maude Vlek a une écriture vraiment efficace 🙂

La nouvelle « L’empereur solitaire et le corbeau rouge » d’Anthony Boulanger est la plus surprenante, car on vient de lire des nouvelles avec des esprits mauvais, qui tuent des gens et là on s’attend à de mauvaises choses et non cette histoire est très belle et en plus si on veut on peut approfondir les mythes qui y sont distiller 😉

« Haha Naru Shizen » est finalement un conte d’aventure au coeur des légendes, un récit passionnant.

La nouvelle « Sokushinbutsu » de Célia Haro est un peu glaçante et très sombre, d’autant plus qu’on n’arrive pas trop à savoir le pourquoi du comment.

« Les trois coups du spectre » de Louise Roullier est peut-être la nouvelle qui m’a le moins stimulée car je ne suis pas très au fait du jeu de go par conséquent certaine partie du récit m’ont paru un peu long…

« Huit pattes et sept queues » de Vérène Dévanthéry y décrit parfaitement le sadisme, le jeu, le mauvais côté des esprits toujours prêt à torturer, à jouer avec les pauvres petits humains… et sans scrupules bien sûr !

Un recueil passionnant ! MERCI MERCI !

En Bref :

Je remercie une nouvelle fois Livraddict et les Éditions Hystérie pour m’avoir accordé cette très belle découverte, qui donne envie de continuer des recherches sur les contes et légendes japonaises.

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La mer, les dunes de William Cliff

Titre : La mer, les dunes

Auteur : William Cliff

Édition : L’Atelier de l’agneau

Collection : Archive

Nombre de pages : 11

Présentation de l’éditeur :

A l’occasion d’un séjour à Coxyde (Mer du Nord), l’auteur, partant de fait réels, laisse vaguer son imagination de façon quelque peu hasardeuse.

William Cliff, né en 1940 à Gembloux (Belgique), a publié 12 livres de poèmes, 5 romans, et plusieurs traductions (du catalan, de l’espagnol et de l’anglais élisabéthain). Sa tragédie Les damnés vient d’être donnée avec succès au Théâtre-Poème à Bruxelles

Mon avis :

Je viens de recevoir ce tout petit livre, mercredi 8 juin 2011 à l’occasion d’un partenariat avec l’Atelier de l’agneau et les Agents Littéraires. Je l’ai déjà terminé car il n’y a pas beaucoup de pages. Il se lit effectivement très rapidement.

La présentation du livre (j’entends par là : physique), tout de papier épais et chaque page du récit est séparée d’un papier argenté fin. Le tout est relié au milieu dans le sens de la longueur par un fil épais, noir et argent. Dans ce petit livre il m’a été spécifié que chaque présentation d’exemplaire est différente. En ce qui concerne le prix indiqué sur la 4ème de couverture soit vingt euros, il est clair que je comprends ce prix si le livre a été effectivement fabriqué artisanalement mais honnêtement je ne l’aurais pas acheté si je l’avais vu en rayon, un si petit livre à vingt euros m’aurais certainement éloigné.

Le premier chapitre est narré au passé simple, c’est très bizarre à lire mais la plume de l’auteur est agréable. Ce n’est pas souvent qu’on lit au passé simple, c’est assez sympa car ça n’est pas long. Le reste du récit est à l’imparfait. Dans ce premier chapitre le narrateur décrit leur rencontre (oui ils sont deux …) avec un tout jeune ado, puis la situation se dégrade et se renverse. L’auteur nous révèle là les plus bas instinct de l’homme…

Le reste des évènements se succèdent assez vite de façon tout à fait hasardeuse (comme indiqué par l’éditeur sur la 4ème de couverture).

Dans le deuxième chapitre, il n’est plus question de nos deux compères, le narrateur se promène est surprend un homme avec une attitude quelque peu suspecte.

Troisième chapitre,le narrateur continue de nous montrer ses mœurs un peu tordues… Le style reste égal, très agréable  je ne peux pas  et ne veux pas en dévoiler plus…

Et enfin dans le quatrième chapitre le narrateur et son compagnon font face à la justice (oserais-je dire divine…), ils paient pour leurs méfaits, d’une manière peu orthodoxe.

Ce récit est très agréable, mais j’avoue ne pas avoir adhéré à cette fantasque imagination. J’étais juste spectateur. L’auteur est vraiment parti totalement au hasard de ses promenades. Le récit commence comme un doux poème et crac ! la fin tue un peu la poésie, si vif, c’est brutal je dirais même. Disons que ça nous met tout de suite dans le vif du sujet, c’est à dire que le reste du récit ne nous surprend pas…

Ce qui m’a plu :

La présentation du livre est vraiment très jolie et papier épais et ficelle.

L’écriture, la plume de l’auteur est un peu spéciale, j’ai envie de dire un peu pompeuse mais vu qu’il n’y que 11 pages c’est assez agréable.

En Bref :

Un petit ouvrage que je n’aurais certainement jamais découvert sans le partenariat des Agents Littéraires et L’atelier de l’agneau. En tout cas Merci à vous !

Deux petits extraits :

« Antonio et moi sortîmes pour prendre l’air du soir. Heureusement le vent n’était pas si violent qu’on l’aurait cru à voir par les carreaux voyager les nuages. Nous arrivâmes sur la digue, près de l’horloge, descendîmes les escaliers, puis marchâmes sur les grands blocs des brises-lames. »

« De retour à la villa , je me gardai de rien raconter à Antonio, tant j’avais honte et sans doute pour qu’il n’aille pas lui aussi à cet endroit des dunes me faire concurrence et troubler d’étranges manœuvres. »

La note : 3/5

Fantômes : Histoires Troubles de Joe Hill

Ce livre est un recueil de nouvelles :

Dernier Cri : Edward Caroll, éditeur de nouvelle d’horreur, recherche activement l’auteur d’une nouvelle d’épouvante qu’il trouve différente des autres… Leur rencontre reste un moment très spécial…

Mon avis : c’est nouvelle est un glauque, elle fait froid dans le dos à nous d’imaginer comment elle se termine…

La Belle au ciné hantant : Imogene Gilchrist hante désespérément la salle de cinéma où elle a perdu la vie en pleine séance du « Magicien d’Oz ». Elle parle à certaines personnes …

Mon avis : une histoire d’épouvante attendrissante… enfin si on peut se permettre de dire ça d’une nouvelle d’épouvante !!

Pop Art : C’est l’histoire d’un garçon  qui est accablé par une maladie génétique… Il ressemble à un ballon gonflable, sa peau est en plastique et il n’a pas de bouche, sa vie est un véritable parcourt du combattant…

Mon avis : cette nouvelle est bizarre j’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire d’un petit garçon de plastique…

Stridulation : Un matin Francis se réveille le corps transformé en insecte géant,à taille humaine…

Mon avis : c’est la nouvelle la plus écœurante pour moi, surtout la scène avec son père !!!

Fils d’Abraham : Rudy et Max sont élevés par un père rigide et fou. Il croit  que parmi nous vivent des vampires et s’échine à apprendre à ses fils la manière de tuer ces vils créatures… mais les vampires n’existent pas…

Mon avis : Une banale histoire de famille, qui petit à petit monte dans l’épouvante … on se rend compte que le père n’a plus  ou n’a jamais eu toute sa tête !!

Mieux qu’à la maison : Un joueur de BaseBall s’occupe de son fils un peu attardé ou un peu lent… entre la maison et les stades, leur choix est vite fait …

Mon avis : le filet de bave qui coule du menton de son fils reste le plus marquant dans cette nouvelle !

Le Téléphone noir : Al est un kidnappeur d’enfant… il les enferme dans une pièce avec un téléphone noir soi disant hors service… pas pour tout le monde, les morts s’en servent…

Mon avis : cette nouvelle était intéressante … on a vraiment les tenants et les aboutissants … par contre on ne connaît pas les motivations du Kidnappeur/tueur …

Dans la souricière : Wyatt travaille dans un magasin de location de vidéos… il est licencié … sur le chemin du retour il se retrouve face à une scène particulièrement épouvantable… des enfants poignardés et la mère pleine de sang peu-être  blessée aussi dans la voiture familliale … mais la mère est bizarre … là aussi à nous d’imaginer la fin…

Mon avis : la nouvelle fait monté en nous la pression de la scène inévitable !

La Cape : Dans leur jeunesse, deux frères se chamaillent, un monte dans l’arbre avec sur le dos une couverture en forme de cape… la branche casse… mais l’enfant ne tombe pas, en tous cas pas tout de suite … la cape est-elle magique ? …

Plus tard les deux jeunes hommes ne se voient presque plus mais le frère à la cape ressaye de s’envoler  … impossible de savoir s’il est en plein délire ou s’il vole vraiment en tout cas cette cape l’aide à faire des choses terribles…

Mon avis : ce jeune homme fait peur, on sent qu’à l’intérieur de lui il y a beaucoup de haine, d’envie de vengeance froide ...

Dernier souffle : Visite d’un musée de l’horreur … Le conservateur expose dans des urnes le dernier souffle de toute personne à sa portée, des célébrités, des particuliers… Une famille en visite, le père et l’enfant sont subjugués, par contre la mère est septique et pas du tout respectueuse…

Mon avis : Le conservateur fait froid dans le dos … pendant que le père et le fils s’amusent, la mère sent cette pression malsaine et s’enfuie …peut-être pas la meilleure solution.

Bois mort : Un bois coupé peut-il revenir à la vie sous forme de fantôme ??

Mon avis : Expression sur la philosophie de la mort. Un bois peut-il hanté ??

Un petit déjeuner : Gage est mort …Killian erre comme un clochard, il n’a plus d’attache plus de famille… il prend le train en clandestin et arrive par hasard au abords d’une petite maison blanche, la maîtresse de maison est très serviable et lui offre le petit déjeuner… les petites filles de la dame ont un comportement suspect, la dame est veuve depuis peu… les petites filles invitent Killian a jouer un jeu morbide…

Mon avis : cette nouvelle entretien le suspens, surtout quand Killian arrive dans la maison … tout est trop gentil… Et puis Joe Hill se permet une petite alusion  à la page 248 à  son premier roman  » Le Costume du Mort ».

Bobby Conroy revient d’entre les morts : On atterrit sur un plateau de tournage d’un film d’horreur avec des Zombies, un homme, une femme, un enfant tous figurants… l’amour revient sur ce plateau.

Mon avis : Rien d’épouvantable… une jolie histoire.

Le Masque de Papa : Une petite famille part sur un coup de terre dans leur chalet au lac Big Cat. Ce chalet est un endroit bizarre, ceux qui y rentre doivent porter un masque et se défaire de leur identité… cela permet de se ressourcer selon les dire de la mère ! Ils repartent sans le père …

Mon avis : Cette nouvelle m’a mis mal à l’aise …

Escamotage : Morris est un enfant un peu autiste… il a des troubles compulsifs, il construit des châteaux, des tours, avec des dizaines de cartons… seulement il est persuadé que s’il ne mène pas à bien sa construction certains passages ne se finissent pas et on n’en revient plus … son grand frère ami avec Ed Prior, un ami gênant décide de faire entrer Ed dans un chemin non terminé … Ed a disparu …

Mon avis : Une nouvelle où on ne sait plus très bien où est la réalité, on rentre dans la folie de Morris, on y croit presque …

Avis général : C’est un livre auquel je n’ai pas vraiment accroché, j’ai eu du mal à le lire, heureusement certaines nouvelles m’ont relancé, m’ont intrigué et finalement ces quelques nouvelles font que le livre n’est pas si désagréable… mais toutes les nouvelles ne sont pas aussi intéressantes.

Mes préférées :  La Belle au ciné hantant, le téléphone noir, dernier souffle,  escamotage …

Petit rappel  : Joe Hill est le fils de Stephen King !!

Saveur du temps de Jean d’Ormesson

4ème de couverture:

A la manière d’un cabinet de curiosités, Saveur du temps rassemble des chroniques qui s’étendent de 1948 à aujourd’hui.
Coups de coeur ou de griffes, panégyriques et traits d’humeur : c’est, avec ici ou là un rien d’inquiétude, un livre de ravissement et d’admiration. Portrait de notre société, éloge des géants (de Plutarque à Soljenitsyne), mais aussi clin d’œil affectueux au sempiternel héros de l’enfance, Arsène Lupin, ou à la renversante Édith Piaf, ces textes continuent, quarante, voire cinquante ans après leur première publication, de nous transporter tout à la fois hors du temps et au coeur de notre temps.
Et de nous communiquer l’émerveillement de son auteur.

Mon humble avis :

Jean d’Ormesson a une plume magnifique, c’est très agréable de le lire vous l’aurez compris. Bon j’en conviens ce n’est pas le genre de lecture que je lis d’habitude, avec « Saveur du temps » je vire de cape à 360° !!

Jean d’Ormesson fait l’éloge des époques glorieuses de la littérature !! Il semblerait qu’à notre époque nous n’avons plus d’auteur remarquable comme Jean-François Deniau avec  « La mer est ronde » ou  François Nourrissier avec « le Bar de l’Escadrille » en passant par Châteaubriand, Henri Bellaunay, François Mauriac et sa double nature, Borges qui n’écrivait ni pour l’élite ni pour la masse…, Victoria Ocampo, Montherlant, Edith Piaf eh oui il ne parle pas que de littérature, Le Président Sadate, Simone Veil la sixième femme à entrer dans l’Académie Française et bien d’autre dont il fait l’éloge avec beaucoup de douceur … je trouve …

Notre culture française décline, les romans sont en surabondance et du coup noient les exceptionnels, les surprenants … De mon oeil naïf de lectrice à cent mille lieux du cercle littéraire, je trouve qu’il y a encore des auteurs qu’il valent le détour… bon je n’en citerai pas car ceux que j’ai en tête supposent la polémique 😉

En fait si j’en citerai un : Jean d’Ormesson,  sa plume est délicate, incisive, fluide, son style n’est pas du tout pompeux et pour la petite lectrice que je suis son style est très compréhensible, abordable et le plus important il est très intéressant.