Omertà de Clara Lamarca

Titre : Omertà

Auteure : Clara Lamarca

Éditeur : Autoédité

Genre : Jeunesse

Sujet traités : Adolescence, l’amour, l’amitié, le harcèlement, les préjugés…

Nombre de pages : 397 broché et 615Ko PDF

Sorti le : 13 juillet 2017

Coup de Cœur

Fiche Bibliomania

4ème de couverture :

« Le lycée. L’adolescence, le temps du premier amour. Sara et Sam se croisent alors qu’ils n’espèrent plus rien. Elle essaie de digérer le décès de son père, resté irrésolu, et les moqueries de ses camarades de lycée. Lui cherche à trouver son identité, une voix, même lorsque personne ne semble l’écouter. Ils se trouvent et se comprennent. Ensemble, ils essaieront de briser les barrières qui les empêchent d’être ceux qu’ils sont vraiment. Car rien ne les retiendra plus : pas même les autres. »

Mon avis :

Merci à l’auteure Clara Lamarca pour m’avoir fait confiance en me confiant la lecture de son premier roman. Une découverte bouleversante ❤

L’histoire :

Sara est le souffre douleur d’une bande d’adolescent depuis le collège et ça continue au lycée. Elle subit sans rien dire, elle s’arrange de cette vie insupportable. Son père est mort, sa mère est inconsolable et donc Sara se retrouve seule avec ses problèmes. Elle n’a pas d’amis, personne ne veut faire partie du clan des loosers.

Sam fait sa première rentrée dans le lycée d’Anviers, ses parents ont eu la géniale idée de déménager de Paris… Il est plutôt beau gosse, et attire sur lui l’envie féminine. Les mecs le trouve cool. Donc tout est ok. Sauf que lui subit sa vie, il fait semblant d’être cool, d’être heureux, d’être enjoué… mais en réalité, il est blasé, blasé, blasé…

Sara et Sam ne font pas partie du même monde. Ils ne devraient pas se parler. Mais la nature est ainsi faite et personne n’y peut rien.

Rien ni personne ne résiste aux élans du coeur.

Ensemble, ils vont essayer de se reconstruire, d’abattre les préjugés.

Les personnages :

Sara est une jeune fille rousse, plantureuse que les autres appellent si gentiment « la Grosse ». Elle est détestée pour ce qu’elle représente, elle est mise au ban des moins que rien, parce qu’elle dérange, elle gêne … A cause de ça elle subit toutes les humiliations possibles sans rien dire. Mais un jour trop c’est trop et elle n’arrive plus à supporter. Son père est mort, sa mère végète car elle ne peut plus avancer dans la vie sans son mari… Donc Sara subit et protège sa mère d’un nouveau drame… Quand elle aperçoit Sam, elle se dit tout de suite que ce n’est pas un mec pour elle, elle ne mérite pas ce genre de personne…

Sam, c’est le mec de 18 ans, cool, sympa avec tout le monde, tombant les filles comme il veut. Il est sûr de lui et n’a peur de rien… Enfin ça c’est la façade qu’il affiche pour tout le monde. En réalité, il est blasé, la vie l’ennuie, les gens l’ennuient, rien ni personne ne trouve grâce à ses yeux. Enfin jusqu’à l’entrée remarquée de Sara qui lui met la tête à l’envers et lui fait perdre ses repères.

Les harceleurs : Une bande de moins que rien de différents horizons qui pour cacher leur misère sociale s’acharne sur leur victime avec tellement de haine…

Les spectateurs : Ceux qui ne sont pas d’accord avec ce qui se passe devant leurs yeux mais qui préfèrent ne rien dire pour se préserver, ou par lâcheté pour ne surtout pas finir dans le camp des loosers.

La plume, le scénario :

La plume de l’auteur m’a happé dès les premières lignes et en général c’est vraiment bon signe. Il m’a fallu beaucoup de courage et la batterie déchargée de ma tablette pour quitter le récit les premières heures de lecture.

La vie de Sara est décrite avec beaucoup de prévenance, pas de voyeurisme. C’est un constat, triste mais réel. On s’attache très facilement à Sara. Contrairement au fait qu’elle subisse d’innombrables humiliations, c’est une battante mais pour qu’elle le découvre elle-même, il a fallu Sam.

Le passage de l’enfant à l’âge adulte est souvent pavé de difficultés, certains subissent plus que d’autre. La construction de soi, face aux parents, face à la société, face à ses camarades avec les codes, la mode, le paraître… et être à un détail près différent vous met tout de suite en danger, sur le fil du rasoir, côté loosers ou côté populaire. Et savoir gérer ces situations très compliquées demande beaucoup d’énergie et de lucidité. Quand en plus la vie ne vous épargne pas… c’est la descente aux enfers par les autres, pour les autres.

L’histoire de Sara et Sam est décrite avec beaucoup de douceur, de chaleur, de véracité. On est là, à côté d’eux et on est pris dans leur tourbillon de sentiments. Ce n’est absolument pas mièvre, c’est authentique !

Bien-sûr, le premier amour est abordé de façon tellement poétique, qu’on en vient à jalouser cette explosion de ressentis. C’est tellement beau. Cet amour vient à être la chose la plus importante de la vie, l’école, le bac, les études supérieures, tout ça ne compte plus. C’est le présent qui compte avec cet amour qui durera toujours.

Et puis, il y a les décisions compliquées, les situations non-réfléchies… on a mal avec les personnages. L’auteur a ce don de faire ressentir ce que vit ses personnages à ses lecteurs. Plusieurs fois, je me suis mise silencieusement à pleurer, tellement c’était beau, tellement les situations étaient triste, difficile trop intense. Merci Clara Lamarca pour toutes ces émotions !

Le harcèlement est abordé de façon très juste, bien-sûr les élèves se retrouvent souvent, très souvent seuls face à leurs harceleurs et les institutions ne peuvent rien pour eux, les institutions ne sont pas armées contre ce déferlement de bêtises, d’ignominie. Les adultes ne prennent pas assez aux sérieux ces situations insoutenables en tout cas pas avant le drame, l’accident. Et les harceleurs sont puissant, ils savent que personne ne leur fera jamais rien, ils ne paieront pas pour leurs tortures, leur bassesse. Peut-être qu’à force d’en parler, ces situations diminueront et disparaîtront. Alors il faut continuer et pas lâcher.

En Bref :

Un premier roman très talentueux ! Une histoire prenante, des personnages adorables, d’autres tout à fait détestable.

Avec cette lecture, je suis passée par toutes les émotions ! Un grand merci à Clara Lamarca !!

Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une de Raphaëlle Giordano

Titre : La deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une

Auteure : Raphaëlle Giordano

Éditeur : Eyrolles

Genre : Développement personnel, contemporain

Nombre de pages : 256

Sorti le 17 septembre 2015

Fiche Bibliomania

 

4ème de couverture :

 » – Vous souffrez probablement d’une forme de routinite aiguë.

   – Une quoi ?

   – Une routinite aiguë. C’est une affection de l’âme qui touche de plus en plus de gens dans le monde, surtout en Occident. Les symptômes sont presque toujours les mêmes : baisse de motivation, morosité chronique, perte de repères et de sens, difficulté à être heureux malgré une opulence de biens matériels, désenchantement, lassitude…

   – Mais… Comment vous savez tout ça ?

   – Je suis routinologue.

   – Routino-quoi ?

Camille, trente-huit ans et quart, a tout, semble-t-il, pour être heureuse. Alors pourquoi a-t-elle l’impression que le bonheur lui a glissé entre les doigts ? Tout ce qu’elle veut, c’est retrouver le chemin de la joie et de l’épanouissement. Quand Claude, routinologue, lui propose un accompagnement original pour l’y aider, elle n’hésite pas longtemps : elle fonce. A travers des expériences étonnantes, créatives et riches de sens, elle va, pas à pas, transformer sa vie et repartir à la conquête de ses rêves… »

Mon avis :

L’histoire :

Camille approche les quarante ans, elle a un fils merveilleux, un mari presque parfait et un boulot. Mais elle se sent usée, fatiguée de se battre à longueur de temps. Son boulot lui apporte peu de réconfort avec des collègues railleurs, des dossiers inintéressant. Quand elle rentre le soir, son mari est devant la télé ou l’ordi, son fils enfermé dans sa chambre sur son téléphone ou sa tablette. Et elle rentre pour préparer le repas, se dispute au passage avec son fils qui préfère sa tablette à ses devoirs, et l’indifférence de son mari. Elle se sent invisible, triste, bonniche et sa vie ne lui plaît plus en tout cas pas comme ça.

A la suite d’une panne de voiture, elle rencontre Claude qui va changer sa vie. Elle se rend compte en discutant avec Claude que ses rêves sont très loin du chemin qu’elle a emprunté et grâce à lui elle va tenter de reconquérir sa vie et partir à la poursuite de ses rêves.

Les personnages :

Camille : C’est une jeune femme de 39 ans, qui s’habille pratique pour pouvoir courir toute la journée au boulot, chercher son fils à l’école, l’emmener à ses activités extra scolaires, faire à manger, s’occuper de sa maison… Bref c’est une femme dynamique mais qui s’est éloigné du bonheur petit à petit par habitude, par praticité, par usure, par déception, par fatigue… Mais elle ne désespère pas et quand Claude lui propose de reconquérir sa vie et son bonheur, elle n’hésite pas une seconde, après tout elle n’a rien à perdre, elle est déjà au bout du rouleau…

Claude c’est le sauveur de Camille, il a peut-être une soixantaine d’année, son visage serein le rend avenant. Il se dit « routinologue » et propose à Camille de l’aider à se rapproprier sa vie avec une thérapie un peu particulière mais qui a déjà fait ses preuves.

Le Plume, le Scénario :

Alors oui c’est un coup de coeur ! Chaque femme de quarante ans ou presque devrait avoir ce livre sur sa table de chevet !

Je pense que beaucoup de femme de presque quarante en est arrivé à la situation de Camille. On est presque toute passée par là, on vit la vie à cent à l’heure, on s’occupe des enfants, des maris, de son boulot… on court toute la journée pour le bien de sa petite famille et ce n’est pas une tare, c’est un choix et au début on est satisfaite de cette vie… sauf qu’au bout du compte on s’épuise et on ne le voit pas tout de suite. On habitue sa famille, à ce que superwoman s’occupe de tout, gère les problèmes, gère le compte bancaire, la plomberie, la garde des enfants, les problèmes de réseau … et tout ce petit monde s’appuie sur nous parce qu’on l’a autorisé et habitué à le faire. Mais non on n’a pas besoin d’aide, on y arrive toute seule… et avouer que ça devient dur c’est quasiment impossible. On se sent terriblement seule, soutien de famille et si on craque, on déséquilibre l’harmonie de la famille. Alors on s’enferme dans son cocon et la vie devient grise…

Mais alors ce livre est une vraie goulée d’air frais. L’aventure-Thérapie de Camille est étonnante et vivifiante. Elle est étonnante car sur le moment évidente mais il ne faut pas s’y tromper reprendre le chemin du bonheur ça demande des efforts, des gros efforts. Et Raphaëlle Giordano déploie tout un planning assez simple à mettre en place pour reconquérir sa vie, mais à quelques conditions qu’il faille vraiment le vouloir et surtout ne pas ménager ses efforts. Il faut avoir envie de sortir de cette grisaille.

Quelques exemples juste pour donner un avant-goût, de se que doit faire Camille:

  • 15 jours pour faire le ménage in/out : c’est à dire se débarrasser de tout ce qui paraît toxique/néfaste/sclérosant dans toutes ses relations et son organisation. Ensuite grand ménage, jeter au moins 10 objets inutiles, ranger, trier, améliorer.
  • Écrire sur une feuille A4 tout ce qu’elle ne veut plus être ou subir…
  • Faire la liste de ses qualités

Et plein de bonnes, très bonnes idées pour se retrouver et retrouver ses rêves.

Dans la lecture de ce roman/guide, un autre point important ressort et ce petit détail est délicieux. C’est le passage de la bienveillance. Camille est aidée et vous verrez par la suite ce que lui demande Claude, seule monnaie acceptable pour payer sa thérapie. Et je trouve cette idée juste géniale, une onde de choc qui pourrait atteindre des sommets. Un geste de bienveillance qui s’étalerait comme une onde que ferait un caillou dans l’eau. Du coup ça m’a rappelé le clip de Claudio Capéo avec sa chanson « Un Homme Debout », où le clip est semé de geste de bienveillance qui s’étire comme une onde de choc.

Ce livre m’a été conseillé par ma collègue de travail et je l’en remercie vivement ! MERCI !

En Bref :

C’était un vrai plaisir de suivre Camille, de s’identifier à elle 🙂

C’est un coup de coeur, il faut que ce livre soit lu par toutes ces femmes et même les hommes aussi qui se retrouvent à quarante ans, au bout du rouleau, usés et très très loin de leurs rêves.

Ce livre devrait être déclaré d’utilité public ! 🙂

Quelqu’un à qui parler de Cyril Massarotto

Titre : Quelqu’un à qui parler

Auteur : Cyril Massarotto

Éditeur : XO Editions

Genre : roman contemporain

Nombre de pages : 269

Sorti le 9 février 2017

Lu le 16 avril 2017

Fiche Bibliomania

4ème de couverture :

Samuel fête ses trente-cinq ans, seul face à des assiettes vides. La déprime est proche. Il attrape alors son téléphone mais réalise qu’il n’a personne à qui parler. Soudain, un numéro lui revient en mémoire : celui de son enfance et de la maison du bonheur familial depuis trop longtemps disparu.

Tiens, et s’il appelait ? À sa grande surprise, quelqu’un décroche. Et pas n’importe qui : c’est à lui-même, âgé de dix ans, qu’il est en train de parler ! Mais que dire à l’enfant que l’on était vingt-cinq ans plus tôt ?

Finalement, chaque soir, à travers ce téléphone, Samuel va s’interroger : l’enfant que j’étais serait-il fier de ma vie ? Aurait-il vraiment envie de devenir l’adulte que je suis aujourd’hui ? Ne l’ai-je pas trahi en renonçant à mes rêves ?

Grâce à ce dialogue inattendu et inespéré, Samuel va, peu à peu, devenir acteur de sa vie. Et avancer, enfin !

Mon avis :

L’histoire :

Samuel se retrouve seul pour fêter ses trente cinq ans, il commence à faire le tour de lui même et il n’est pas loin de la déprime. Il est seul, n’a pas de petite amie, son boulot l’ennui, son patron se sert de lui comme d’un souffre douleur… Bref ce n’est pas la vie qu’il aurait aimé avoir

Il se rappelle très bien son numéro de fixe quand il était enfant. Il essaie, de toute façon ça sonnera dans le vide car maintenant les numéros sont à 10 chiffres… Étonnamment quelqu’un décroche, un jeune garçon, et cet enfant c’est lui ! Curieux, mais tous les soirs Samuel de 35 ans appelle Samuel de 10 ans pour lui parler un peu du futur, mais aussi papoter sur ce que ressent l’enfant mais aussi l’adulte, chacun conseille l’autre comme des meilleurs amis.

Cette conservation quotidienne va empêcher Samuel 35 ans de sombrer dans la dépression, et va même le pousser petit à petit à reprendre sa vie en main, cette vie qui lui a échappée.

Les personnages :

Samuel, 35 ans : C’est un homme désabusé, seul, qui n’aime pas vraiment son travail. Il a laissé sa vie l’entraîner dans la solitude.

Samuel, 10 ans : C’est un petit garçon, dynamique, plein de hargne. Il n’imagine absolument pas devenir comme se décrit Samuel35. Il se fâche, il secoue le Samuel du futur, il est pas question d’abandonner, de vivre à petit feu comme ça. Et en même temps, la vie se déroule comme il était prévu dans le passé. Samule10 passe quand même par ces épreuves douloureuses de la perte d’un être cher… mais ça ne lui enlève pas l’idée d’un avenir meilleur.

La Plume, le Scénario :

Encore un roman magnifique, doux, tendre dans cette veine d’espoir qu’écrit toujours Cyril Massarotto.

Qu’est ce que ce début de roman est triste … être seul devant son gâteau d’anniversaire 😦

Qui n’a pas rêvé de partir dans le passé pour parler à son petit moi et lui dire de ne pas faire telle ou telle chose. En fait, cela ne marche pas comme ça, on ne peut pas changer se qui s’est déjà produit. Ce qui est à notre portée, c’est le futur et ça c’est à nous de le construire selon nos rêves, nos aspirations.

Samuel35 (c’est moi qui l’est surnommé comme ça) arrive a un tournant de sa vie où il est urgent de réagir. Il est dans l’impasse, il se retrouve tout seul la soirée de ses 35 ans. Petit Comeback, il réfléchit… comment en est-il arrivé là ? L’auteur l’explique tout simplement, c’est un ensemble de choix, de mésaventures, de précautions, de préservations… bref la vie que Samuel a laissé défiler trop vite, il s’est laissé distancer.

Mais l’auteur, très subtilement remet Samuel35 sur les rails, avec ces appels dans le passé. Métaphore tendre, qu’il faut garder bien au chaud cet enfant que l’on est et que l’on restera. C’est cet enfant plein de rêves que l’on doit préserver pour garder ce dynamisme, cet espoir que tout est possible. Samuel10 va rappeler à son moi futur, que c’est pas cette vie qu’il voulait, qu’il faut réagir, sortir, rencontrer des gens, avoir confiance et la vie sera plus belle, pas plus facile mais plus agréable. Samuel10 secoue Samuel35 !! Il ne veut pas se retrouve seul à 35 ans sans amis, sans amoureuse… seul.

Samuel35 par le biais de ces appels avec son moi du passé, va petit à petit reprendre goût à la vie, ça veut dire prendre des risques, oser reprendre contact avec les humains. Il va reprendre sa vie en main, il va sortir de l’impasse, sortir de ce mauvais chemin et reprendre la route.

Comme c’est bien dit dans la 4ème de couverture :

« […] Cyril Massarotto signe un roman plein de justesse, de tendresse et d’humour sur l’enfant qui demeure toujours en nous… et qu’ils ne faut jamais oublier d’écouter. »

Je ne veux pas m’appesantir sur l’histoire, ni sur les personnages car Samuel35 est entouré de personne formidables qui vont le soutenir, l’aider à reprendre la vie, et en faisant cela je serais obligée de spolier fortement… et ça pas question, vous êtes tenté ? Alors lisez ce roman !

En Bref :

Un roman doux où Cyril  Massarotto nous montre, nous souffle qu’il ne faut pas qu’on efface, qu’on enfouisse trop profond cet enfant en nous. Qu’il est toujours utile de se rappeler ce qu’on espérait de la vie et rester à l’écoute ses folies enfantines.

Encore une lecture très très agréable, pleine d’espoir !

Confession d’un ami imaginaire de Michelle Cuevas

Titre : Confession d’un ami imaginaire

Auteure : Michelle Cuevas

Éditeur : Nathan

Genre : Jeunesse

Nombre de pages : 196

Sorti le 9 février 2017

Fiche Bibliomania

 

4ème de couverture :

« Imaginaire ou pas, on n’est invisible que si on le croit »

Mon avis :

L’histoire :

L’histoire commence par Jacques PAPIER le frère jumeau de Fleur PAPIER. Mais depuis quelques temps il ressent un malaise, il a l’impression d’être invisible pour tout le monde, la maîtresse, ses parents.  Au détour d’une conversation épiée des parents, Jacques apprend qu’il est l’ami imaginaire de sa chère Fleur et là tout son monde s’effondre. Il s’étiole, il est malheureux … Il va passer par plusieurs épreuves pour comprendre qui il est et surtout pourquoi il existe.

Les personnages :

Fleur : c’est la soeur jumelle de Jacques, enfin c’est la petite fille qui l’a créé, imaginé, eu besoin de lui. C’est la meilleure amie de Jacques, ils se comprennent et ils font les 400 coups ensembles.

Jacques : c’est l’ami imaginaire qui s’ignore, enfin pendant un temps. Puis vient le choc ! Il est d’abord désespéré, il se sent inutile, il traverse une vraie crise existentielle. Et pourtant, Jacques a tellement à offrir. C’est un être doux, aimant, un peu angoissé mais finalement c’est le meilleur des amis imaginaires.

Beaucoup de personnages drôles et haut en couleur vont croiser la vie de Jacques et contribuer à sa renaissance.

La plume, le Scénario :

Petite touche originale, Michelle CUEVAS n’a pas écrit ce roman, elle s’est contenté de recueillir les mémoires de Jacques PAPIER. J’avoue que ce petit détail m’a bien plu.

Comme toutes mémoires, elles sont presque toutes racontées par leur auteur. En l’occurrence ici : Jacques Papier. En effet l’auteur utilise le « JE » pour plonger le lecteur dans la vie de Jacques. On entre dans l’histoire de Jacques, tout de suite, on traverse ses incompréhensions, ses inquiétudes. On l’accompagne partout.

C’est un roman de formation, basé sur les 3 critères :

  • la séparation : Jacques va devoir se détacher de Fleur, pour comprendre son existence, pour comprendre le but de son existence aussi. Cette séparation, elle est douloureuse et n’aboutit pas à ce que Jacques attendait…
  • La réclusion : Jacques se retrouve presque seul, enfin disons qu’il n’est plus accompagné de Fleur. Il doit appréhender sa nouvelle vie, comprendre le fonctionnement de sa communauté, oui oui on peut appeler ça comme ça. D’épreuve en épreuve, il va petit à petit comprendre le pourquoi de son existence, et voir enfin son utilité.
  • La réintégration : une fois délivré de ses inquiétudes, de ses questions existentielles, il peut commencer sa vie d’ami imaginaire, son métier même. Et à la fin de ce petit roman, l’auteure nous offre le luxe d’une belle rencontre 🙂

Jacques Papier va en fait subir un parcourt initiatique pour pleinement s’investir dans sa vie d’ami imaginaire indispensable et éphémère.

Le ton est drôle, touchant, émouvant parfois. C’est un petit bijou de douceur.

C’est un roman décomplexant, car oui on peut avoir un ami imaginaire, ce n’est pas interdit, c’est seulement pour un temps mais pas interdit 🙂

En Bref :

Ce roman jeunesse m’a laissé un petit sourire au coin des lèvres.