AHOGUR de Sonia J.Fadda

Titre : Ahogur

Auteure : Sonia J. Fadda

Éditeur : Autoédité

Genre : Fantazy

Format : Pdf

Nombre de pages : 463

Fiche Bibliomania

4ème de couverture :

« Ahogur est le premier volet d’une histoire se déroulant à une époque similaire à nos temps médiévaux. Dans un monde sans nom, au cœur des contrées humaines, Ulysse élève seul une poignée d’enfants trouvés. Le bûcheron leur enseigne tout ce qu’il sait et à eux six, ils forment une curieuse famille. Leur vie aurait pu suivre paisiblement son cours si d’inhabituels événements ne s’étaient produits à deux pas de chez eux. Des évènements qui ramenaient Ulysse vingt ans plus tôt, vers un passé tumultueux. Pressentant une menace dont elle ne sait rien, Solène sa fille, sera celle par qui la vérité fera son chemin. Ce faisant, elle apprendra que la violence et la mort se joignent parfois à l’amour et l’amitié par des détours inespérés. Et sous l’égide de l’alchimiste, elle découvrira l’existence de tout un monde caché au regard des humains. Où les créatures féériques et les potions miraculeuses deviennent la normalité. Pour Solène, le voyage ne fait que commencer. »

Mon avis :

Je remercie l’auteur Sonia J. Fadda pour ce Service Presse passionnant et émouvant !

L’histoire :

Tout commence par une famille très très spéciale, Ulysse un bûcheron, a recueilli 5 enfants et fait du mieux qu’il peut pour les élever et les préparer à la vie.

3 filles et 2 garçons, tous différents les uns des autres mais unis peut-être encore plus qu’une famille de sang.

Un soir en rentrant chez eux, Ulysse et les enfants font une macabre découverte; Premier fait de violence depuis de très nombreuses années, Ulysse pressent que ce n’est pas anodin et repense à son passé douloureusement… Colin et Solène sont déjà aux aguets pour défendre leur petite chaumière tandis que Edwyna, protège les petits.

Mais tout ne tourne pas comme ils l’auraient prévu et il leur aura fallu traverser un insupportable moment de douleur pour comprendre que la situation était sur le point de faire basculer leur vie. Effectivement tout s’enchaîne, et la routine de cette famille change de façon irrémédiable.

Les personnages :

Solène : c’est une jeune femme de vingt ans tout juste, qui ne ressemble pas à une jeune fille comme les autres. Déjà elle n’aime pas les robes, et éconduit toute tentative de séduction éhonté. Ce qui l’intéresse est vague ce qu’elle sait en revanche c’est qu’elle ne veut pas de vivre avec un mari et des enfants tout autour d’elle; Elle est très bonne au lancer de poignard, elle se défend à l’archerie. La fratrie est très unie, mais Solène et Colin ont peu de différence et leur lien est spécial.

Colin : C’est un jeune homme volontaire, plus doué au lancer de hache qu’à la lecture 😉 et il seconde son père avec détermination. Il court la campagne dès qu’il le peut et rejoint sa dulcinée. Mais quand le temps des choix est là, Colin ne sait plus trop où se tourner, ce rêve de voyage et de liberté pourraient bien être réduit à néant par de sombres et funestes évènements

Edwyna : C’est une belle jeune femme qui aspire à une vie normale avec un mari et des enfants. Elle ne comprend pas sa soeur Solène qui repousse systématiquement tous les hommes qui lui font la court. Elle est la plus douée de la famille avec un arc et des flèches. Elle seconde son père dans la chaumière et s’occupe des plus petits, elle partage cette tâche avec Solène.

Ulysse : il ne dit pas tout à ses enfants en tout cas pas tout de suite, c’est un homme hors norme, une force de la nature avec un coeur gros comme « ça ». Quand il a décidé de s’installer en campagne, il n’avait pas prévu de fonder une famille; mais au gré des évènements, il recueille 5 enfants qui formeront une famille atypique mais qui pourtant, au début, il s’y est évertué, ressemblait bien plus à une famille tout ce qu’il y a de plus normale. C’est finalement ce qui fait leur force.

La Plume, le Scénario :

Dès le départ, on entre directement dans la vie d’Ulysse, de façon très sobre. On découvre la vie simple de ce bûcheron avec ses 5 enfants. Ils ont une petite maisonnette et vivent de chasse, de piégeage dans la forêt non loin de leur maison.

Le lecteur est jeté dans les affres de l’inquiétude en même temps qu’Ulysse, dès la découverte macabre sous le pont l’auteur nous fait sentir que ce n’est pas anodin; qu’Ulysse pressent ce que c’est… A partir de ce moment, je suis restée accrochée aux semelles d’Ulysse.

L’écriture de l’auteure est captivante, cependant, Sonia J.Fadda ne nous relate pas l’aventure elle-même; elle laisse cette mission à un de ses personnages principals : Solène. Et c’est ce qui rend le récit encore plus vivant. Avec l’utilisation de Solène pour raconter l’aventure de cette famille, je me suis vraiment prise d’affection pour tout ce petit monde; dans la joie et la tristesse. Que d’émotion !

J’ai vraiment aimé l’évolution de ces personnages; ils passent de paisible famille ordinaire à famille spéciale extrêmement soudée; un bloc qu’il n’est pas permis de séparer… Cependant, la famille est la famille et un moment il faut que les enfants prennent leur envol avec tous les bagages émotionnels que ça implique… Que d’émotion !

Les signes de Fantazy sont très discrets au début et un peu plus présent vers la fin du récit. Mais cette discrétion enveloppe l’histoire d’une façon étrange, mystérieuse qui harponne le lecteur.

J’ai également beaucoup apprécier le fait que l’histoire se déroule dans des temps ressemblant très fortement aux temps médiévaux. Le style de vie de bûcheron, de fermier, de meunier… les guerres de territoires, les châteaux …

Enfin, chaque enfant est très intéressant, ce sont des enfants recueillis par Ulysse mais on saisit que nul n’est besoin d’être une famille de sang pour s’aimer aussi fort et sentir cette appartenance à un groupe spécial !! Les enfants ont été élevé ensemble dans l’amour et l’entraide. Lisez ! vous verrez les caractères de chacun, les habiletés, les rêves et l’amour qu’il se portent à tous.

J’aurais encore beaucoup à dire mais ça voudrait dire que je dois faire des gros gros spoliers !! Vous ne voulez pas ça ? si ! NON !!

Je ne peux pas… Lisez ! Vous verrez, vous ne serez pas déçu; ce roman est vraiment prenant et passionnant !

En Bref :

Je ne vais pas être très originale … MERCI à l’auteure Sonia J.Fadda d’avoir partagé son univers avec moi !

C’était vraiment un vrai plaisir de lecture !

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Voyage au pays de l’envie de Frédéric Marcou

Titre : Voyage au pays de l’envie

Auteur : Frédéric Marcou

Éditeur : Autoédité

Genre : Nouvelles, noir, jeunes adultes

Format : Epub

Nombre de pages : 40

 

 

 

4ème de couverture :

« Ce livre est un recueil de cinq nouvelles fantastiques teintées de science-fiction. Il se veut ancré dans la réalité tout en laissant une large place à l’imagination et à l’imaginaire. »

Mon avis :

Merci à l’auteur, Frédéric Marcou de m’avoir proposé de découvrir son écriture

L’histoire : L’auteur nous conte 5 nouvelles

  1. Il ne vous reste plus qu’à signer : Dès les premières lignes cette nouvelle ai présenté comme « l’adaptation libre d’une biographie du Dalaï-Lama »
  2. Damnation : Dans cette nouvelle, le personnage semble revivre inlassablement la même situation qui l’exténue au point qu’il termine à l’infirmerie avec peut-être un léger espoir…
  3. Rêve impromptu : Tout droit sorti d’un rêve de l’auteur, cette nouvelle se veut fantastique et surtout venu d’ailleurs aux confins de nos galaxies… le jeune héros évolue avec espoir.
  4. Homo sapiens sapiens neandertalis : Des scientifiques découvrent une chose étonnante
  5. Une autre forme de mort : L’homme et la toute fin…

 

La Plume, le Scénario :

Le titre du recueil m’a poussé à croire que ces nouvelles allaient traiter du sujet de l’envie, effectivement j’ai retrouvé ce thème dans presque toutes les nouvelles. Dans « Damnation » certainement l’envie de s’évader; dans rêve impromptu celui d’être un magicien; dans « Homo Sapiens… » l’envie d’une découverte mondiale et considérable pour l’humanité et dans la dernière nouvelle peut-être se libérer de ses chaînes de ce corps trop lourd… Par contre dans la première nouvelle, l’envie ne m’est pas apparu facile à dénicher…

L’auteur nous conte 5 nouvelles à tendance plutôt « Jeune adulte ». Il écrit dans son avant-propos que le style nouvelle est avant tout la forme la plus accessible à un public plus large. Il sous-entend que le style « science-fiction » se tournerait davantage vers un public adolescent, en tout cas vraisemblablement, Frédéric Marcou était plus enclin à lire de la science fiction quand il était adolescent. Ce petit point me chagrine car il reflète un peu le statut de la littérature fantastique, de la science fiction en France où l’on considère encore à tort que c’est une littérature jeunesse ou Young adult…

Passé ce point qui a obscurcit mon avis dès le départ je l’avoue… L’écriture de l’auteur est fluide et ses nouvelles se lisent vite.

Dans l’avant-propos et dans la préface, l’auteur et Jean-Baptiste Messier préviennent le lecteur que les fins sont assez abruptes. Effectivement, les fins sont même tranchantes, il faut garder à l’esprit que ce sont des nouvelles mais les chutes sont vraiment directe et m’ont laissé coi.

Par moment, comme dans Damnation, il semble y avoir un espoir bien qu’on sent venir la chute, je me suis laissée berner je ne m’attendais pas à cette fin aussi simple et logique somme toute…

Bon dans l’ensemble ce sont des nouvelles très simples avec des chutes brutales, des histoires allant de l’improbable au sombre.

C’est un recueil idéal pour ceux qui ont peur des gros pavés, qui veulent ressentir des émotions de façon rapide; qui ont moins de temps à lire ou tout simplement aiment le format de nouvelle.

Personnellement, le format ne me convient pas plus que ça car j’ai toujours l’impression qu’il y aurait tellement à dire … qu’il manque quelque chose ou que ça se termine trop vite.

En Bref :

Merci à l’auteur de m’avoir fait découvrir sa plume intéressante.

Une Nuit d’Enfer pour Adi de Amélie Diack

Titre : Une nuit d’enfer pour Adi

Auteur : Amélie Diack

Éditeur : Autoédité

Genre : Fantazy, Nouvelle

Format : Epub

Nombre de pages : 10

Fiche Bibliomania

 

 

4ème de couverture :

« Après des fiançailles controversées, Adi attend Maïssa à l’hôtel. Ils doivent prendre des décisions importantes pour leur mariage. L’attente est longue et il est impatient. »

Mon avis :

Merci à Amélie Diack, l’auteure pour m’avoir proposé sa nouvelle 🙂

L’histoire :

C’est l’histoire d’une union ne faisant pas l’unanimité; la famille du jeune Adi n’aime pas sa future épouse. Après des fiançailles pas très gaies, il part dans un hôtel où ils doivent se rejoindre loin de ces mauvais esprits qui cherchent à les séparer… mais Adi semble enfermé dans un cauchemar horrible où les pires choses sont en train de l’anéantir.

Le personnage :

Adi : C’est un jeune homme ayant décidé de prendre pour épouse une femme contre l’avis de sa propre famille. Il est fier d’avoir choisi l’amour plutôt que la tradition et la famille. Seulement au moment de retrouver sa dulcinée dans un hôtel, il est victime de visions épouvantables, il s’enfuit de l’hôtel mais retrouve des scènes toutes aussi terrifiantes ailleurs… Il est pris de panique et ne comprend pas vraiment pourquoi ces cauchemars s’acharnent sur lui.

La Plume, le Scénario :

La nouvelle est très courte et relate la nuit terrifiante d’Adi un jeune homme ayant défié la tradition en voulant épouser une jeune femme non désirée par sa famille. Il semblerait qu’Adi ait été victime d’ensorcellement et que peut-être sa famille avait raison… En tout cas la nuit d’Adi est pas terrible du tout. Lui qui recherchait un peu d’apaisement loin de son village; il va vivre un véritable enfer…

Bon je ne suis pas fan du tout de toutes ses visions d’horreur, de corps décharnés, de monstres prêt à vous avaler tout cru en pensant bien à vous croquer avant… Mais honnêtement avec cette nouvelle courte d’une dizaine de pages, je n’ai pas pensé du tout me retrouver dans une nouvelle à tendance #Horreur.

L’auteure est quand même très forte et en quelques dizaines de pages, elle a fait vivre à son personnage le pire des cauchemars. La description de ce que vit Adi est digne d’un envoûtement ou d’un empoisonnement, en tout cas c’est ce que j’ai pensé jusqu’à la dernière page.

Par contre, on sent la pression sociale et familiale dans cette nouvelle; même la fin signe un avertissement; la tradition doit être respectée… sinon l’enfer vous guette.

Vous aimeriez bien savoir comment se termine cette nuit d’enfer pour Adi, à vous de lire la nouvelle !

Un tout petit mot sur la couverture qui très belle !

En Bref :

Je devrais me méfier quand le mot enfer apparaît dans le titre d’un livre ou d’une nouvelle … oui mais parfois ça passe.

Autant vous dire tout de suite je n’aime pas lire des trucs horribles, des récits horrifiques… la nouvelle est courte donc la nuit d’Adi s’est lu assez rapidement.

L’écriture est fluide mais les allusions et descriptions cauchemardesques …sans moi.

Merci quand même à l’auteure de m’avoir fait confiance en me proposant sa nouvelle.

 

Lachaon n’est plus parfait d’Inès Abdesselam

Titre : Lachaon n’est plus parfait

Auteure : Inès Abdesselam

Éditeur : Autoédité

Genre : Fantazy, Dystopie, Young Adult

Format : Epub

Nombre de pages : 388

Fiche Bibliomania

 

 

4ème de couverture :

« Un matin banal dans le ParfaitMonde, le monde des humains devenu parfait.
Un jeune homme de 17 ans nommé Lachaon, se réveille comme tout le monde.
Pourtant, il n’est plus parfait.
Alors que cette dictature de la perfection qu’il ne pourra jamais égaler va lui devenir insupportable, une femme aux pouvoirs inédits, Iola, le délivre et l’emmène vers d’autres vérités et d’autres mondes, au-delà des limites de temps et d’espace.

Qui suivre, à qui se fier, quel idéal poursuivre, que faire de tout ce pouvoir qu’il a entre les mains ? Autant de questions adolescentes que Lachaon devra sonder au fil des pages pour trouver la force de combattre la dictature de la perfection.« 

Mon avis :

Avant de rédiger ma chronique, je tiens à remercier l’auteure de m’avoir proposé son roman et de m’avoir fait découvrir son univers.

L’histoire :

Lachaon se réveille un matin et ne supporte plus la perfection du monde dans lequel il vit. Toute cette perfection l’ennuie… Alors contre le règlement, il sort de chez lui, quand tout le monde dort, et part visiter son village. Il commence a être troublé par certains signes anormaux dans le monde parfait… Soudain une jeune femme l’emporte, le plonge dans un monde complètement inconnu où réalité et rêve ou plutôt souvenir se mêlent.

Comment va-t-il faire pour démêler le vrai, le réel dans cet espace temps délirant, complètement différent de ce qu’il vivait avant ?

Les personnages :

Lachaon : est un jeune dont la perfection s’est effacée… Il ne supporte plus les niaiseries, les commentaires insipides de ses camarades ni même des adultes qui l’entourent. Il n’a plus besoin de dormir et par conséquent sort de chez lui la nuit, afin de ne pas éveiller les soupçons de ses proches sur son imperfection. Ce qu’il découvre le trouble, ce qui le déroute encore plus ce sont les personnes autour de lui qui ne font pas attention aux signes troublants autour d’eux (le château jaune, les fleurs en forme de F…). Quand il est emporté par Iola loin de ce monde Parfait, il découvre une immensité incompréhensible et surtout ses possibilités, ses habiletés à créer des choses l’étonnent mais il va devoir choisir dans quel camp il va combattre, pour ça il devra comprendre qui sont les personnages fantasques autour de lui.

Iola : c’est une jeune femme qui vient du monde Hors Limite. Elle est sombre et on ne sait pas très bien où va sa loyauté. Elle est ballottée entre passé, présent et futur et a un peu de mal à démêler tout ça. Faut dire ses ennemis sont déroutants… Elle est allée chercher Lachaon pour libérer le monde Parfait de l’emprise d’une ennemie… mais elle est difficile à cerner.

Amaryliss: c’est une humaine, tout ce qui a de plus normale. Elle découvre avec horreur et affliction l’imperfection. Elle est terrorisée mais elle est emportée par la troupe de Lachaon et décide de s’accrocher à ce dernier.

La Plume, le Scénario :

L’auteure a créé un univers de toute pièce où le passage d’un monde à l’autre se fait tantôt par l’esprit tantôt à l’aide des pouvoirs des habitants du monde Hors Limite.

Le Parfait monde est un monde limité et insipide où les humains s’émerveillent toute la journée de platitudes consternantes pour Lachaon. Ils ne s’en aperçoivent pas puisque c’est leur monde et ils sont enfermés dans cette boucle.

Le monde Hors Limite est une sorte de repère de rebelles ayant survécu à l’assaut, à la guerre menée par les Madfix.

Les personnages de cette histoire adorent semble t-il prendre possession de l’esprit des autres, fouiller leurs souvenirs. Chacun à cette capacité, amplifiée pour les plus sournois qui possèdent des artefacts.

Le style de l’auteure est particulier et j’avoue avoir été perdue plusieurs fois par chapitre. Je m’explique, certains personnages me donnaient l’impression d’apparaître dans le récit comme ça sans savoir d’où ils venaient et surtout pourquoi ils étaient là. Où encore certains personnages se retrouvent dans une situation différente de celle du début de la phrase. Tous ces rebondissements soudain m’ont complètement désorienté.

Je n’ai pas réussi du tout à m’accrocher à un seul personnage car je n’ai pas vraiment compris leur mission, leur état ou simplement pourquoi ils étaient à cet endroit de l’histoire. J’avais l’impression d’être aussi perdue que les personnages en fait. Arrivée à la dernière page du roman, je n’ai pas saisi le rôle de l’humaine, ni pourquoi elle avait été emportée dans ce périple.

Le début du récit m’a semblé chaotique, mais je l’ai mis sur le compte de la situation de Lachaon qui vivait quelque chose de déroutant. Mais tous les personnages se retrouvaient perdus à un moment donné de l’histoire et pour le coup ça a fini de m’ensevelir… si bien qu’à un peu plus de la moitié de l’histoire, je ne savais plus qui était dans quel camp…

J’ai fini par me dire que j’étais en train de lire un récit surréaliste mêlé de métaphysique poussée à son extrême et j’avoue je n’ai vraiment pas compris la finalité de l’histoire. J’ai passé mon temps à être perdue et à essayer de raccrocher les wagons.

On peut dire que je suis carrément passée à côté de ce roman et j’en suis désolée pour l’auteure. Je ne suis peut-être pas le bon public pour cette histoire.

En Bref :

Merci à l’auteur de m’avoir fait découvrir son univers, certes déroutant et même si je suis passée à côté, c’était une expérience inédite !

Alrin, Tome 1 : La vengeance du fou d’Henri Nestière

Titre : Alrin

Tome 1 : La vengeance du fou

Auteur : Henri Nestière

Éditeur : Autoédité

Genre : Fantazy

Format : PDF

Nombre de pages : 319

Fiche Bibliomania

 

 

4ème de couverture :

« Le royaume d’Hantre est sur le point de connaître sa plus terrible épidémie : c’est le moment que choisit Alrin Maingalf, homme de justice, pour lancer son implacable vengeance quant au meurtre de sa femme, unique source d’affection qu’il ait eue dans sa vie. Entre le fou et les nantis, tous les coups seront permis, et seuls les plus forts, ou les plus retors s’en sortiront indemnes… »

Mon avis :

C’est son quatrième roman que m’offre de lire l’auteur Henri Nestière et je suis une nouvelle fois enchantée par son écriture et son histoire.

L’histoire :

Le Träck Maingalf parcourt sa ville au bord de l’explosion; mais ça personne ne se doute encore… même Alrin, le Träck, le fou… Sa vie n’a plus aucun sens depuis l’assassinat de son aimée épouse Zylis; désormais ses pas ne sont guidés que par sa vengeance. Lui et son épouse se sont retrouvé au milieu d’une guerre familiale très ancienne dont plus personne ni d’un côté ni de l’autre ne sait comment elle a commencé…

Pendant qu’il fait le travail qu’on lui demande, sa vengeance reste tapie prête à fondre sur son ennemi; Ils ont commis une erreur fatale, ils ont soufflé sur les braises de sa vengeance.

Alrin se retrouve seul au milieu de ces deux familles riches et emplies de haine;

Mais un autre danger guette tout le monde, un danger violent et sanguinaire…

Les personnages :

Alrin : est le Träck fou, l’homme de justice, de Hance; mais cet homme n’a jamais eu la vie facile et au moment où la vie lui a fait le cadeau de lui offrir une âme soeur, elle lui fut retirée violemment au milieu d’une querelle de famille dont il n’avait que faire … Sa vie n’a été depuis qu’une suite de tortures et de maltraitances; la folie l’a pris mais ne lui a pas complètement pris l’esprit… malgré son indifférence il essaie de protéger ce qui lui reste d’être chers…

Le Tryl : c’est le prêtre fanatique de Hance; il abhorre toutes les joyeusetés auxquelles s’adonnent les habitants de Hance comme le jour des fous. Il harangue la foule à tuer et se sert du grand Danger comme combustible à la peur, à la fureur de la foule.

La famille Dowstend / La famille Royenn : Familles de Nantis parmi les plus importants de Hance, familles en guerre depuis des décennies, elles se vouent une haine sans nom et tue chacun leur tour un membre de la famille ennemie sans plus trop savoir pourquoi… De plus elles n’ont que faire du petit peuple…

La Plume, le Scénario :

Une fois encore l’auteur change de genre littéraire, il s’attaque à la Fantazy. C’est mon genre de prédilection dans le choix de mes lectures en général. Mais je pense que c’est la première fois que je lis un roman de Fantazy de ce type. Car habituellement quand j’entends Fantazy c’est synonyme de pouvoir magique, de mage, d’un ennemi sombre, obscur et redoutable. Mais j’avais perdu de l’esprit que la Fantazy ne se résume pas qu’à cela.

En effet, l’auteur nous emmène dans le village de Hance où Alrin le fou travaille comme homme de justice. Il a cette particularité, la folie, qui peut effrayer ses ennemis, ses proies mais aussi ces collègues mais son travail est toujours fait comme il est demandé. Sa folie le décale de la réalité parfois, il paraît souvent absent… mais en fait il est en tête à tête avec sa folie.

Alrin n’est pas un héros, il n’a pas fait d’éclat à proprement parler… c’est un homme meurtri par la vie, une vie sévère cependant elle ne l’a pas complètement détruit… et la folie dont elle lui a fait cadeau l’aide si on veut à continuer, à avancer.

L’auteur nous conte l’histoire de cet homme fou amoureux devenu fou de tristesse… Quelqu’un l’aide à encaisser toute cette tristesse, et à surtout l’aide et le pousse à assouvir cette vengeance qui le consume.

Au fil de ma lecture, Alrin est devenu un personnage attachant. Certes il est fou, revêche, alcoolique et violent mais on sait nous le lecteur qu’au fond de lui il y a un coeur en or fou de douleur. Car malgré tous ses traits de caractères assez négatifs, Alrin éprouve encore de la compassion pour les autres, pour certains; ceux en qui il reconnaît de la bonté, de la loyauté et une belle âme, et ça il tient à le protéger de la noirceur qui envahit Hance.

Je ne vais pas spolier mais cette folie qui le consume, m’a plusieurs fois laisser un arrière goût amer, certes elle l’aide à se tenir debout mais elle le pousse dans l’obscurité, elle le pousse à commettre des actes irréversibles… plusieurs fois cette folie que je trouvais au début douce et belle s’est mise à évoluer très rapidement vers un côté sombre et sanguinaire, entraînant Alrin avec elle … et on sent qu’Alrin lui ait tout acquit et ça m’a énervé mais c’est complètement normal… mais quand même ! Rhoooo ! Pour comprendre foncez lire ce roman !

« La vengeance du fou » est le tome 1; Donc pour la suite je me demande : que va devenir Alrin ? que va faire sa folie ? Comment va t-elle l’entraîner encore plus loin ? Dans quel but désormais ? Oui c’est tout autant de questions que je me suis posée aux derniers mots lus.

Dans ma lecture, il y a aussi cette notion d’injustice qui ressort entre les différentes classes sociales : Alrin a l’habitude de combattre la vermine, les assassins, les mauvais bougres aussi bien du côté des pauvres que du côté des riches… mais son combat, sa vengeance va l’obliger à se mesurer aux nantis qui n’ont aucune envie de céder du terrain à un fou. Cette lutte des classes paraît à Alrin injuste. Un homme qu’il soit issue de la noblesse ou d’un milieu plus pauvre n’échappe pas à la justice… mais ce dont Alrin est témoin lui insuffle du dégoût face à cette injustice car pour lui chaque homme mérite la même justice.

Cette même injustice l’auteur nous la montre quand le peuple a peur, il peut aisément être manipulé pour obtenir la sécurité… Et quand le danger est présent, les nantis savent et peuvent se mettre à l’abri pendant que le petit peuple de travailleurs affronte ce danger chaque jour… un petit clin d’œil peut-être à notre société qui creuse de plus en plus les différences… 😉

Un tout petit mot sur la couverture qui je trouve correspond parfaitement au personnage d’Alrin !

En Bref :

Encore une étonnante histoire et un rappel essentiel (pour moi !) que la Fantazy est un vaste genre multipliant les types littéraires.

Merci Henri Nestière pour cette passionnante histoire, pour toujours me faire confiance tout comme moi je sais qu’à chaque nouveau roman de genre littéraire différent j’aurais un très bon moment de lecture !

La Gueule de leur Monde d’Abram Almeida

Titre : La Gueule de leur Monde

Auteur : Abram Almeida

Éditeur : Autoédité

Genre : Contemporain

Format : Epub

Nombre de pages : 167

Sorti le 14 juin 2018

Fiche Bibliomania

 

 

Résumé de l’auteur :

« Lorsqu’un jeune diplômé africain se décide contre tout bon sens à rejoindre la horde de migrants qui tente de traverser la méditerranée pour atteindre l’Europe, on se doute déjà que quelque chose ne tourne pas rond dans ce monde. Mais comme tous ces indésirables fuyants la guerre, la famine ou Dieu sait quelle autre calamité dont seul le tiers monde a le secret, il a ses raisons. Il est pourtant bien loin de s’imaginer ce qui l’attend au cours de son périple où rien, mais alors vraiment rien ne se passe comme prévu.

Dehors il y’a désormais des djihadistes qui redessinent la figure du monde à l’arme lourde, des forces de l’ordre qui ne savent plus où donner de la matraque, des malfrats de tous bords qui font des affaires avec des vies humaines, le tout dans le dos de gouvernements trop occupés à se refiler tout ce monde de misère envahissante.

Notre héros lui ne voit pourtant aucune incohérence à toutes les invraisemblances de ce monde, c’est un Candide des temps modernes. Avec trois compagnons de route aussi touchants que comiques, il arpente les sentiers de la migration sans se soucier de ses dangers. Ces drôles de lurons arriveront-ils au terme de leur voyage?? Celui-ci en vaudra-t-il la peine?? Quoi qu’il en soit, l’Europe n’a qu’à bien se tenir… Ils arrivent?!

Mon avis :

Merci à l’auteur pour m’avoir proposé son roman ! Une lecture intense, dure et drôle à la fois;

Pile au moment où je termine le roman d’Abram Almeida, j’apprends qu’un énième accord est passé entre 5 pays d’Europe pour laisser accoster le fameux cargo sauveteur : l’Aquarius à Malte avec à son bord 141 migrants en détresse.

J’avais déjà écouté avec attention le témoignage de Ludovic Duguépéroux, Marin-sauveteur à bord de l’Aquarius; Il ne comprenait pas cet immobilisme, ce rejet des migrants, de personne qui fuit leur pays car ils ne sont plus en sécurité chez eux. Ce témoignage était percutant. Ensuite, toujours par l’intermédiaire de Brut.fr j’avais écouté aussi les durs témoignages de migrants ayant subi la torture et l’esclavage en Libye, là encore tout un tas de questions m’est venu…

L’histoire :

Fraîchement diplômé depuis 2 ans, passant d’entretiens stériles en entretiens frustrants, notre jeune protagoniste décide de partir tenter sa chance en Europe après une rencontre, fortuite mais comme il le dit bousculera sa vie à tout jamais, avec deux Ghanéens migrants.

Ainsi son dangereux périple, qui pour lui sonne comme une aventure, commence. Il part avec un plan bien établit et une coquette somme d’argent censé suffire pour son passage en Europe;

Mais c’est sans compter sur les passeurs malhonnêtes, sur les djihadistes, sur les gardes frontières, les esclavagistes brutaux et sanguinaires de Libye et surtout à l’immobilisme général de tous les dirigeants d’Afrique et d’Europe…

Le personnage :

Je ne vais parler que de notre jeune Candide, un Burkinabè fraîchement diplômé, qui recherche un travail inlassablement. Lors de son périple, ses acolytes le surnomment « l’Orphelin » à cause de l’histoire  de sa vie qu’il s’est inventé et qui va souvent lui sauver la mise.

L’auteur se sert de son personnage candide pour nous peindre une Afrique au bord de l’implosion, où plutôt au bord de l’asphyxie… L’Orphelin, nous raconte son périple, son aventure avec simplicité, avec un humour corrosif. Il décrit des évènements tragiques avec une mesure moins dramatique, plus comme du fatalisme encore que ça ne l’empêche pas de continuer son chemin, il lutte avec la mort, il n’en a presque pas conscience…

Son plan prend un sacré coup dans les grandes lignes, pas démonté notre jeune Burkinabè relativise et continue d’avancer, la seule chose qui semble le préoccuper c’est de perdre du temps sur le timing prévu…

Il se retrouve face à différents bourreaux, des djihadistes qui haïssent l’occident à tel point qu’ils ne savent plus très bien pourquoi, des mercenaires cherchant à se faire de l’argent sur des gens en détresse, des familles, ces mêmes mercenaires se transforment au gré de la politique en esclavagistes… mais à chaque fois notre jeune personnage survit avec soit un sens aigu de la naïveté soit un instinct de survie bien au dessus de la moyenne…

Face à ce débordement, ces obstacles incohérents, ces atrocités impunies… « l’Orphelin » y voit un monde certes qui ne tourne pas rond mais pour lui ça toujours été ainsi, donc rien de plus normal presque…

Certes il est témoin de violence gratuite, de telles atrocités, d’actes non humain qui le heurtent, qui lui font se poser beaucoup de question mais à chaque fois survivre reste une priorité. Il nous décrit toutes ces horreurs que l’Afrique cache en son sein, avec désinvolture, non plutôt avec détachement que j’ai fini par comprendre comme étant un acte délibéré de défense afin de ne pas devenir fou, il éteint sa sensibilité pour survivre face à toute cette folie sanguinaire et meurtrière… dont le sens n’est pas toujours bien défini…

La Plume, le Scénario :

j’ai lu ce récit très rapidement car l’écriture de l’auteur est vraiment fluide et plaisante; et puis je me suis attachée très vite à son personnage principal, j’avais vraiment à coeur de savoir jusqu’où le mènerait sa naïveté, son optimisme et j’espérais qu’il arrive au bout de son périple.

Ce n’est pas un récit autobiographique, ni même la rédaction d’une biographie… non c’est bien un témoignage certes mais sorti tout droit des recherches approfondies, d’investigations de la part de l’auteur. Le récit de l’auteur semble si réel, bien qu’on sent que ce qui se passe là-bas est bien plus sordide.

AbramAlmeida a choisi de dépeindre cette migration forcée et balafrée au travers d’un jeune candide des temps modernes; pour rendre le récit plus « lisible » (je ne suis pas sûr que ce mot convienne…) Derrière cet humour corrosif, ce détachement du jeune protagoniste se cache une vérité bien plus insoutenable, des situations bien plus lourdes, sombres et cruelles. Il ne faut pas être naïf, il faut lire entre les lignes que ce qui ce passe en Afrique est plus inhumain que notre imagination pourrait le structurer…

A l’aide de son jeune Burkinabè, l’auteur décrit une Afrique en flamme, en déperdition; accablée entre les famines invisibles, les envahisseurs, les anciens colonisateurs qui maintiennent cet état de fait, les esclavagistes qui agissent en toute impunité et le fatalisme d’une grosse partie de la population désarmée, fatiguée, usée et à bout de souffle…

Quand les intérêts économiques priment sur la vie, la défense des populations…

Ces populations à la dérive, en fuite face à des guerres intestines, des guerres de religion, face à la faim, la maladie… bref en quête d’une vie meilleure, qui pourrait les en blâmer ? Ces populations continuent d’avancer même si le prix à payer est l’humiliation, la torture, la mort et bien pire encore … même s’il faut risquer sa vie, peut-être que de l’autre côté de la mère (j’ai bien aimé l’utilisation de cet homonyme !) Méditerranée la vie sera meilleure…

Le récit d’Abram Almeida ne m’a pas ouvert les yeux car je suivais depuis un certain temps l’actualité de l’Aquarius, ce cargo-sauveteur. mais ce roman m’a fait sursauté, m’a révolté. Ce qui se passe en Afrique est révoltant ! Je vois déjà certains dire « qu’est-ce que la petite révolte d’une européenne bien au chaud dans sa maison ? … oui vous aurez certainement raison, mon sentiment de révolte ne sert pas à grand chose c’est un dur constat… personne ne pèse bien lourd face aux puissants de ce monde… c’est frustrant !

Le roman d’Abram Almeida a le mérite de mettre en lumière ce dysfonctionnement anormal que des populations entière, à court de solutions, ont fini par admettre et à intégrer dans leur quotidien.

En Bref :

Merci à l’auteur pour ce récit poignant, révoltant avec un personnage tout à fait attachant !

L’Espion de la Reine de Dorian Lake

Titre : L’Espion de la Reine

Auteur : Dorian Lake

Éditeur : Noir d’Absinthe

Genre : Historique, érotique

Format : Epub

Nombre de pages : 172

Fiche Bibliomania

*** Pour Public Averti ***

 

Résumé de l’auteur :

« Versailles, 1776.

Lucien est Garde-du-corps du Roi, prestigieux office qu’il doit à la bienveillance de la royale épouse. Lorsque cette dernière lui demande d’intriguer contre la duchesse d’Aiguillon, il n’a guère d’autre choix que d’accepter. La mission prend rapidement de l’envergure lorsque des espions anglais s’immiscent dans la manœuvre…

Un roman érotique où intrigues de Cour, espionnage, jeux de séduction et duels au sabre se succèdent dans une danse impitoyable. »

Les +
 – La part de réalité historique
 – Les descriptions de Versailles avec ses bons et mauvais côtés
 – Un héros dramatique plein de réalisme
 – Un érotisme à fleur de mots
Le –
 – La relation (sans doute logique de Versailles) de Lucien avec la Reine

Mon avis :

Merci à l’auteur Dorian Lake et aux Éditions Noir d’Absinthe de m’avoir renouvelé leur confiance 😉

L’histoire :

Lucien, Garde du corps du Roi, et espion de la Reine.

Lucien est dévoué corps et âme à la couronne, pour déjouer les intrigues d’un futur assassinat, il devra prendre tous les risques pour contenter la Reine mais aussi préserver le Roi. Afin de réussir sa mission, il devra jouer aussi bien du sabre que de séduction.

Au sein même de la Cour de Versailles où tout n’est qu’apparence, faux semblant et intrigues vénéneuses; Lucien doit se fondre dans ce marasme hautain et sulfureux, ne faire qu’un avec lui, adopter toutes les mimiques.

Alors même que la Reine le tient en laisse, il n’a d’autre chois que d’exécuter ses moindres demandes, tout en étant fidèle au Roi.

Les personnages :

Lucien : il fait partie de la garde du Roi, c’est un garde du corps; il est arrivé dans cette fonction grâce à la bienveillance venimeuse de la Reine; il lui sera redevable éternellement. Il est l’un des meilleurs bretteur du royaume, et pour ça il a dû se battre plus que les autres pour arriver à ce niveau là et acquérir un semblant de respect et de crainte de la part de ses pairs… Vous serez surpris par l’ambiguïté du personnage 😉

La Reine : Elle ne se mêle pas trop de la Cour et reste plutôt au Trianon, mais malgré tout elle garde un œil sur les femmes qui tournent autour de son Roi de mari. Et de son palais, elle élimine ses rivales, enfin certaines rivales. Elle use et abuse de Lucien pour conserver sa dignité de Reine, Lucien est son espion et son faire valoir dans le plus grand secret. Pour sa Reine, Lucien doit éliminer les rivales peu importe la manière. Elle lui demande aussi ou plutôt exige qui se plit à ses désirs sulfureux de dominatrice pour lui faire comprendre qu’il lui appartient, qu’il n’est pas libre.

D’autre femmes traversent la vie de Lucien, différente chacune, lui apportant plaisir, sentiments ambigus et intrigues.

La Plume, le Scénario :

C’est le cinquième roman de Dorian Lake que je lis et je ne m’en lasse pas !

L’écriture de l’auteur est agréable et nous plonge très facilement dans le monde de Versailles.D’ailleurs, peu importe le monde, les mots se suivent et nous entourent pour mieux nous enchaîner à l’histoire.

Dorian Lake ne nous épargne rien, pas de poudre aux yeux… Oui Versailles c’est le faste, c’est les beaux atours, ça brille, c’est les belles toilettes de ces dames mais c’est aussi les fausses apparences, les fausses chastetés, la vertu contre la débauche, les orgies, la puanteur, la crasse, les déjections derrière les portes… c’est aussi tout le petit peuple (maltraité, abusé, violenté) qui travaille nuits et jours pour le bien de toutes ces personnes de la Cour…

J’ai vraiment apprécié cette touche d’Histoire authentique avec des personnages qui ont vraiment existé comme Silas Deane (Diplomate américain) ou encore Vergenne, ministre des Affaires étrangères avec lesquels Lucien interagit. Et puis cette réputation libidineuse de la Reine qui fait vraiment partie de l’histoire.

Une chose m’a déplu, c’est la relation dominant/dominé qu’entretient la reine avec Lucien, et surtout cette propension de la Reine de le traiter comme un objet, un outil de sa vengeance, de sa maîtrise de la Cour… c’est une logique mais ça me rendait triste pur Lucien qui lui reste fataliste…

Le climat entre la France, les États-Unis et l’Angleterre est tendu durant cette période, et c’est sur cette tension que l’auteur tisse son intrigue d’espionnage, d’assassinat. Lucien doit déjouer ce meurtre tout en préservant la réputation d’une dame de la Cour sous l’anonymat. Il éprouve à l’égard de cette favorite de la Reine des sentiments équivoques..Cette ambivalence de sentiments fait faire à Lucien tout ce qu’il est possible de faire jusqu’à infiltrer une soirée de débauche pour arriver à ses fins… A Versailles, il n’y a point d’amour …

Le plus étrange n’est pas tellement son dévouement mais le plaisir coupable qui s’empare de lui lors de ses soirées de luxure… Lucien s’enfonce un peu plus dans l’obscurité de ses commanditaires…

Justement parlons de ses scènes de charme, d’érotisme. Chacun y trouve son compte, il est clair que le sexe est une arme à Versailles. Chaque scène d’érotisme nous éclaire sur la situation des protagonistes; certes ils prennent du plaisir mais à chaque moment le sexe est utilisé dans un seul but, celui d’arracher à quelqu’un des secrets, des confidences ou pire encore celui de faire comprendre qui est le maître et qui est dominé mais c’est aussi une manière de prouver sa loyauté envers une autre personne…

En tout cas, au travers de la prose de Dorian Lake, on se retrouve à Versailles au milieu d’une intrigue qui perdra peut-être Lucien… Il n’est certes pas si ingénu que ça… Versailles a fait de lui ce qu’il est ou plutôt la Reine l’a forgé pour le bien mais peut-être pour le pire également.

En Bref :

Un roman où Histoire, espionnage et érotisme flirtent avec fluidité pour nous faire passer un moment très agréable.

Merci encore aux Éditions Noir d’Absinthe et à l’auteur Dorian Lake pour m’avoir proposé ce partenariat 🙂