En fait, c’est le rêve du chien de Joseph Kochmann

Titre : Au fait, c’est le rêve du chien

Auteur : Joseph Kochmann

Éditeur : Autoédité

Genre : Fantasy, Humour

Format : ePub

Nombre de pages : 172

Fiche Bibliomania

Résumé de l’auteur

« Lectrices, lecteurs,

La quatrième de couverture que vous avez sous les yeux n’est pas comme les autres.
Bien sûr, je pourrais vous exposer les prémices de notre récit ; l’étrange enquête de l’inspectrice Chloé Barkouaf, teckel bipède aigri, et de son assistante Polygon Sobarf, chihuahua tremblant, sur le meurtre du pauvre John MacGuffin, chat et alcoolique de son espèce.
Je pourrais brièvement m’exprimer sur leurs péripéties au cœur d’Inspiterre, monde aussi merveilleux que fou, de leur traversée au cœur du sombre Royaume Traisuspé, de l’étrange Mont Croquant, de l’inaccessible Jungle Élitiste…
Je m’abstiendrai cependant car, voyez-vous, ce roman cache un terrible secret.
Un rebondissement qui pourrait, à jamais, changer la face du monde…« 

Mon avis

Merci à l’auteur Joseph Kochmann de m’avoir proposé son roman, et partagé avec moi son univers complètement fou !

L’histoire

Le chat alcoolique John MacGuffin est assassiné non loin du bar où il s’est enivré… Voilà une enquête inespérée pour l’agent Chloé Barkouaf; qui désespérait d’avoir une véritable enquête, les investigations se faisant plutôt rares ces derniers temps. Mais voilà, cette enquête n’est vraiment pas comme les autres et Chloé a le flair, elle en a déjà mal au crane …

Au travers des rebondissements complètement surréalistes et fous; Chloé Barkouaf et son assistante Polygon Sobarf vont tenir et mener leur enquête jusqu’au bout malgré les embûches et les découragements.

Les personnages

Chloé Barkouaf : C’est une jeune teckel inspectrice. Elle a plutôt mauvais caractère, et peu de personne l’apprécie. Elle veut une enquête tout ce qu’il y a de plus normale et elle sent que cette enquête va être difficile et la faire tourner en rond. Chloé a peu de patience et surtout elle veut rester dans le réel, tout ce qui pourrait l’en détourner est balayé. Malgré les embûches, elle reste déterminée à aller jusqu’au bout de cette folle enquête.

Polygon Sobarf : C’est un chihuahua plutôt optimiste, et surtout admiratrice de son inspectrice. C’est un petit être chétif et tremblant mais très perspicace. Par moment elle parait un peu simplette mais son intervention apporte toujours du positif. La malheureuse est affublé d’un tic qui est assez drôle, vous verrez !

D’autres personnages complètement fous et mégalomanes entre en contact avec l’inspectrice et son assistante; Plus elles rencontrent du monde, plus l’enquête devient surréaliste.

La Plume, le Scénario

Je tiens à prévenir que je ne suis pas la bonne lectrice pour ce genre particulier de récit.

J’ai accepté car je suis aussi curieuse d’autre genre. En général, j’aime quand l’humour est discret et fin.

Dans ce roman pour le coup, l’humour est assez excessif et les jeux de mots m’ont mis K.O.

Quand je lis, je me mets en mode automatique. Quand l’écriture de l’auteur me plait, mon imagination s’enclenche.

Dans ce récit, l’écriture n’était pas désagréable, mais j’avais plus l’impression d’être dans un documentaire sur « comment happer le lecteur avec des effets sophistiqués »… Alors ça n’était pas inintéressant, mais pour le coup ça n’était pas ce que j’attendais. Toutes ces intrusions de l’auteur, afin de parler au lecteur, ça m’a vraiment dérangé. Où quand d’un seul coup, les personnages sortaient de leur histoire pour discuter entre eux de telle ou telle façon d’écrire pour amorcer un évènement… Bref ça m’a vraiment perdue…

Au départ le récit est tout ce qu’il y a de plus normal, à ceux-ci près que les personnages sont des animaux. Mais une enquête sur un meurtre (un meurtre mis en scène de façon très étrange…); promettait d’être curieux et intéressant. Mais encore une fois, je n’ai pas eu l’impression de lire une histoire, mais plutôt le mode opératoire d’un réalisateur en train de conduire une scène. Le fait que chaque fait et geste soit expliqué comme si le lecteur était finalement VIP sur un plateau de film… Alors les détaits de mise en scène ont carrément bloqué mon imagination.

Peu de temps après le commencement de l’enquête, j’ai été complètement larguée. Le récit, les aventures, les rebondissements étaient tellement surréalistes, plus les intrusions de l’auteur, j’avoue je ne voyais plus aucune cohérence à l’histoire, à l’enquête de Chloé.

J’ai continué malgré tout à lire et à essayer de comprendre et j’ai bien fait car vers la 3/4 de l’histoire, l’enquête devient cohérente (ou je me suis habituée au surréalisme du récit) et j’ai pris plaisir à finir ces quelques pages.

Alors j’ai bien sûr compris, que ce récit un peu fou et démesuré était en fait une critique acide du monde de l’édition (et l’auteur m’avait prévenu), du monde du livre aussi car les Libraires ont leur petit chapitre. Je peux aisément supposer que l’auteur a eut certains déboires avec des éditeurs et des libraires peu respectueux de son travail. Et c’est apparemment un milieu qui fait froid dans le dos; mais j’ose espérer qu’il existe des maisons d’éditions coopératives et des libraires bienveillants dans ce monde de brutes, en tout cas je l’espère vraiment pour la survie des auteurs.

 

En Bref

Je suis passée complètement à côté de ce roman.

En cause, d’une part l’histoire complètement surréaliste et d’autre part les intrusions de l’auteur façon réalisateur qui ont vraiment bloqué mon imagination.

Si l’histoire est surréaliste, le fond du récit, en revanche, nous apporte assez clairement l’opinion amer de l’auteur sur le monde de l’édition, le monde du livre.

Merci quand même à l’auteur d’avoir partager son univers loufoque et sa vision acide du monde de l’édition, car même si je suis passée à côté de son récit, j’ai découvert l’existence de Chloé Barkouaf qui malgré son mauvais caractère est un personnage attachant.

 

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SOEN de Lucille COTTIN

Titre : SOEN

Auteur :Lucille Cottin

Éditeur : Éditions L’Arlésienne

Genre : Fantasy

Format : epub

Nombre de pages : 300

Fiche Bibliomania

Résumé de l’auteur

« On raconte qu’il existe une prophétie en ce monde : le mal, incarné par un homme, viendrait sur terre pour détruire ce qu’elle a de plus précieux. Le jeune Soen, aspirant dans un temple bouddhiste, est approché par le curieux Tanuki. Celui-ci lui propose de devenir Sohei, un moine guerrier parmi les plus puissants du monde, pour lutter contre le mal le jour venu. Mais est-ce une bonne idée que de confier autant de pouvoirs à un sociopathe désireux de conquérir le monde…?

Lucille Cottin signe un roman épique situé entre Saiyuki et Terry Pratchett, une parodie de manga shonen. Empoignez votre doudou et partez à l’aventure !« 

Mon avis

Merci aux Éditions L’Arlésienne pour m’avoir proposer de découvrir « Soen » de Lucille Cottin !

L’histoire

Soen vit dans un temple bouddhiste, seul et reclu par choix. La vie sociale ne l’intéresse pas, les autres sont continuellement une source de désagrément. Il préfère la nuit, le silence quand il fume son kiseru, seul moment de quiétude de ses journées. Un jour il est approché par un drôle de personnage qui arrive à commencer un semblant de conversation avec Soen. A ce moment là le fameux Tanuki ne sait pas qu’il vient de changer la face du monde et que la prophétie contre laquelle il lutte va irrémédiablement se mettre en place. Soen est-il le sauveur ? est-il celui qui empêchera les Ténèbres de s’abattre sur leur monde ?

Les personnages

Soen : C’est un être froid, assez cynique. Il méprise ses homologues.  Il est très intelligent et n’a plus rien à apprendre dans les temples bouddhistes. Il faut qu’il se forge le corps, qu’il apprenne le maniement des armes et d’étranges capacités. Son comportement s’approche de celui d’un sociopathe, cependant il s’insurge de l’esclavage et n’arrive pas à comprendre le comportement des humains. C’est pour ça qu’il doit apprendre à communiquer avec ceux qui l’entoure mais sa noirceur revient le tenter. C’est un être complexe et pas facile à comprendre.

Samboutsou : C’est un Tasha, et son peuple est réduit en esclavage par les humains. C’est un être un peu particulier, car il vit presque « libre »; disons qu’il n’a pas de maître. Seulement pour une raison pas évidente il est détesté par les deux camps. Chacun veut lui mettre la main dessus pour lui soutirer des informations, mais aussi l’éliminer. Il vit dans la solitude, la fuite perpétuelle et chichement.

Les Yokaïs : Plusieurs petits ou gros démons vivent parmi les humains; ils sont espiègles et cause très souvent des soucis aux êtres humains quand ils ne les tuent pas.

Autour de Soen, plusieurs personnages très différents gravitent autour de lui; certains pour l’influencer vers la lumière, d’autres vers les Ténèbres. Chacun aimerait l’avoir dans son clan. Un petit jeu de marionnette et d’influence s’organise autour de Soen.

La Plume, le Scénario

L’auteure a axé son histoire sur un personnage : SOEN (d’ailleurs titre du livre). On pourrait penser que le lecteur aurait tout de suite compris de quel bois était fait Soen, mais pas du tout. Il est vrai qu’on le suit dans son évolution, seulement, à aucun moment je n’ai peu déterminer dans quel clan il allait tomber.

C’est un personnage tellement froid, imbu de sa petite personne; il n’aime pas la compagnie des humains. Il éprouve de la colère quand il constate la vie de souffrance et d’esclavage que subissent les Tashas. Mais en même temps, certaines personnes importantes lui font miroiter la puissance, le pouvoir. Personne n’arrive réellement à saisir de quelle trempe est forgé cet orphelin déposé quelques années plus tôt dans un temple.

C’était tout à fait intéressant de suivre l’évolution de Soen, car nous lecteur en position de spectateur privilégié; on pouvait sentir que malgré son évolution Soen restait Soen. Ce noyau dont il est fait, ne change pas de direction. De même, au travers du récit, j’ai bien senti qu’aucune prophétie ne pouvait avoir d’emprise sur Soen; malgré les engrenages qui s’imbriquent inexorablement, Soen reste Soen.

Soen se réalise comme anti-héros; il semble s’attacher à certaines personnes mais cette superficialité ne le détourne pas. Il avance … où ? Je ne perçois pas réellement son but et même en ayant terminé ce roman, je me pose encore la question; mais où va t-il ? Quel est sont but ? Le pouvoir ? la suprématie sur ses pairs ? le sauvetage de tout ce qui n’est pas humain ?

Alors bizarrement quand j’ai terminé ce roman, ça ne m’a pas dérangé d’être finalement perdue. Qui est vraiment Soen ? Je ne sais toujours pas et j’ai vraiment apprécié le plan machiavélique de l’auteure pour me balader à la suite de Soen en me faisant croire que je finirai par connaître son personnage.

 

En Bref

Surtout attention, la noirceur n’est pas toujours là où on s’attend qu’elle soit !!

Un anti-héro comme on en voit peu, certes sociopathe mais finalement je ne l’ai pas détesté; J’arrivai à comprendre certaines de ces actions.

Un récit qui se passe au Japon, c’est aussi un point attractif du roman !

Un récit construit autour d’un personnage sombre, froid qui m’a pris au piège par les mots et m’a emmener dans les contrées japonaises habitées par toutes sortes de créatures et de démons comme les Yokaïs !

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Les Larmes des Aëlwynns, tome 1 : Le prince déchu de Myriam Caillonneau

Titre : Les Larmes des Aëlwynns

Tome 1 : Le prince déchu

Auteur : Myriam Caillonneau

Éditeur : Autoédité

Genre : Fantasy

Format : ePub

Nombre de pages : 518

Fiche Bibliomania

Résumé de l’auteur

« À la fin de l’ère du chaos, les Aëlwynns ont offert aux hommes une pierre permettant de contrôler la magie et depuis, la paix règne sur le royaume d’Ysaldin. Alors que ce fragile équilibre est menacé par la malnoire, le roi accuse les mages de faciliter la propagation de cette maladie mystérieuse et les déclare hors la loi.
Ignorant tout du danger qui guette ses semblables, Adriel se prépare à devenir mage à part entière, conscient que cette épreuve peut lui coûter la vie.
Au nord du royaume, le mercenaire Kenan est pris pour cible par de mystérieux mages noirs.
Au même moment, dans une vallée isolée, Elyne découvre que son fils est atteint de la malnoire. Osera-t-elle braver le décret royal pour le sauver ?
Et si le sort du royaume dépendait des décisions de ces trois personnes aux objectifs si différents ? »

Mon avis

Merci à l’auteure Myriam Caillonneau d’avoir accepté ma demande de partenariat, j’ai plongé direct, la tête la première dans l’univers des Aëlwynns !

L’histoire

Ysaldin profite d’une paix précaire lorsqu’une mystérieuse maladie : la malnoire se propage dans tout le pays; Le roi accuse les mages d’avoir propagé cette maladie dans le but de déstabiliser le pouvoir en place. Il lance contre les mages une véritable chasse à l’homme pour tous les éradiquer.

Adriel après avoir accéder au périlleux 3ème rang des mages, se voit contraint de fuir son sanctuaire sous la menace royale dont il ne comprend pas la finalité.

Pendant ce temps, Kenan, un mercenaire sans foi ni loi, avec un seul maître : l’argent, parcourt le pays comme garde du corps de marchand sur les routes du commerce et finit par combattre les purificateurs du roi qui veulent sa peau et peut-être bien plus que ça…

Dans une ferme à Bois-Bleu, Elyne découvre que l’un de ses enfants a la malnoire; cette jeune femme va braver les forces en présence et même l’autorité de son mari qu’elle chéri mais son devoir de mère prévaut sur tout… à moins que ce ne soit le destin qui se mette en marche ?

Les personnages

Elyne : C’est une jeune paysanne avec 3 enfants, elle habite une ferme avec son mari. Malheureusement, la malnoire s’infiltre jusque dans les fermes isolées. Déterminée à sauver son fils, elle désobéit aux ordres du roi et décide de braver tous les dangers qui l’emmèneront vers une mage-guide, une soigneuse. Elyne est courageuse, très réaliste, forte de caractère et elle possède une particularité qu’elle cache mais qui peut-être pourra faire la différence face aux forces obscures.

Kenan : C’est un mercenaire, très doué, qui loue ses services de garde du corps contre de l’argent; Il accompagne des marchands sur les routes dangereuses du commerce habitées par des barbares et des bandits. Il est fort, rapide, déterminé et surtout il n’a pas peur de la mort, il l’affronte tellement souvent. Il fait tout ça pour de l’argent… en tout cas il s’en persuade…

Adriel : C’est le disciple de Seryme de Balarmor. Il vient juste d’accéder au 3ème rang avec succès quand sa petite vie tranquille est balayée tout simplement… Il n’est jamais sorti de son sanctuaire, il ne connait pas grand chose sur comment survivre à l’extérieur de son cocon de mage… Ces réflexions froides  se heurtent souvent à la réalité. Il va devoir grandir et vite; changer d’opinion sur les non mages. Il est tout de même endurant, l’envie de survivre le pousse en dehors de sa zone de confort; son maître le pousse à fuir in extrémis et lui assigne une mission à laquelle il s’accroche pour ne pas perdre espoir et garder sa raison saine et sauve.

D’autres personnages gravitent autour d’eux; des bons des mauvais… certains ont l’air du mauvais côté mais attention l’obscurité n’est pas toujours là où on s’attend à la voir !

La Plume, le Scénario

Je souhaitais découvrir l’écriture de l’auteure Myriam Caillonneau dans un autre univers et c’est chose faite ! Et encore une fois je me suis laissée transporter, cette fois, dans univers médiéval; oui j’ai apprécié qu’il n’y ait pas de technologie dans ce monde, juste de la magie et encore c’est plus compliqué que ça…. Le style d’écriture de l’auteure est particulier, fluide et surtout il est immersif.

J’affectionne particulièrement les récits découpés par période ou par personnages comme c’est ici le cas; je m’explique, tour à tour on suit Elyne, puis Adriel et enfin Kenan et on repart sur Elyne etc… Cette façon d’écrire capte très vite mon attention car je m’accroche pendant plusieurs pages à un personnage et hop on saute sur l’histoire d’un autre puis ça recommence… C’est addictif !

J’ai senti ce croisement inévitable s’approcher inéluctablement (oui oui j’insiste sur ce point inexorable)  avec dans son sillage toute l’obscurité qui poursuit chacun des personnages, c’était stressant, prenant… Que de rebondissements et à chaque fois le doute, la peur presque de perdre un personnage, vraiment c’était bizarre comme sensation.

Les personnages sont malmenés, ils sont poussés dans leurs derniers retranchements  et quand tout paraît perdu … Boom ! un rebondissement et l’histoire repart de plus belle.

J’ai terminé ce récit comme si soudainement il y avait une coupure d’électricité et pffff plus d’histoire !!! non non je veux savoir, on laisse les personnages comme ça ! mais non !

En Bref

Un roman épique avec des personnages très différents, c’est d’autant plus appréciable car ils vont finalement dans la même direction, ils veulent la même chose pour des raisons différentes;

C’était une lecture agréable, prenante et addictive !

Merci beaucoup à l’auteure Myriam Caillonneau pour ce partenariat !

Un Renard dans le Miroir de Luisa Gallerini

Titre : Un Renard dans le Miroir

Auteur : Luisa Gallerini

Éditeur : Autoédité

Genre : Érotisme, fantastique

Format : ePub

Nombre de pages : 377

Fiche Bibliomania
*** Pour public averti ***

Résumé de l’auteur

« N’êtes-vous jamais fier comme un paon ou têtu comme une mule ? Êtes-vous plutôt rusé comme un renard ou bête comme une oie ? L’homme, dit-on, est un animal comme les autres.
A sa sortie du couvent, Joséphine reçoit une invitation anonyme accompagnée, dans un paquet soigneusement ficelé, d’un miroir en argent. Conviée à une soirée parisienne très prisée, elle ne résiste pas à sa curiosité naturelle. Et pourtant, les rumeurs les plus folles courent sur le compte de la maîtresse de maison, une riche Américaine à la réputation sulfureuse. En tombant dans ses filets, Joséphine succombe à la première d’une longue série de tentations… Entre aventures éphémères et plaisirs saphiques, pulsions animales et expériences initiatiques, la soirée prend vite un cours inattendu. D’autant que le miroir en argent possède un étonnant pouvoir magique : révéler la véritable nature des êtres vivants. Fascinée par cet extraordinaire secret, Joséphine mène son enquête. Qui a bien pu l’inviter à ce salon mondain, et pourquoi ?
Au fil de ses rencontres avec des créatures surnaturelles aussi séduisantes que menaçantes, Joséphine est confrontée à la formidable complexité de l’espèce humaine. Le but ultime de sa quête ? Sa nature la plus profonde.

A l’image du « Portrait de Dorian Gray » d’Oscar Wilde et de « L’Ile du docteur Moreau » d’H. G. Wells, « Un Renard dans le Miroir » est une invitation à voir au-delà des apparences ; dans la veine des nouvelles érotiques d’Anaïs Nin, ce roman fantastique est aussi une invitation à vivre une inoubliable nuit… sans sommeil.« 

Mon avis

Merci à l’auteure Luisa Gallerini d’avoir accédé à ma demande de partenariat, encore une fois son univers étonnant ne m’a pas déçue !

L’histoire

Mademoiselle Joséphine de Courmont est invitée, à sa plus grande surprise, à une soirée privée chez Madame Lampado. Soirées privées qui d’après les rumeurs sont peu recommandables et licencieuses. L’invitation n’ayant pas d’expéditeur, la curiosité l’emporte mais aussi la pression maternelle qui l’a pousse à sortir un peu. Joséphine décide de ne pas donner foi aux On-Dits et accepte l’invitation. Un miroir de jolie facture accompagne l’invitation.

A son arrivée Joséphine a le sentiment d’être le miel qui attire les abeilles. Madame Lampado la prend en charge et la présente à plusieurs personnalités étranges dont Joséphine sera la victime ? l’élève ? ou peut-être même le bourreau ?

Au travers du fameux miroir Joséphine découvre la nature véritable des invités, s’étonne et s’épouvante en même temps; mais cette soirée est loin d’être finie et ce que lui réserve ses nouvelles amies la plonge dans un océan de tentations aussi séduisantes que terribles. Certains n’ont pas que de bonnes intentions, cette jeune novice en fera les frais mais elle a peut-être assez de force et de caractère pour tenir tête aux plus dangereux... Elle devra tout de même compter sur ses nouvelles amies pour éviter certains pièges mais les services ne sont pas gratuits !

Les personnages

Mademoiselle Joséphine de Courmont : Joséphine sort du couvent et reste au chevet de sa maman malade; Lorsqu’un jour elle reçoit un pli d’invitation accompagné d’un étrange face-à-main. Elle décide d’accepter cette déconcertante invitation, même si elle pense ne pas avoir sa place dans ces soirées mondaines, elle qui n’a semble t-il aucun talent littéraire… Cette soirée va devenir une inconcevable initiation dans un monde inconnu et sulfureux. Melle de Courmont est très courtisée, et tous semblent la voir comme une jeune novice à manger toute crue, mais derrière ce masque de jouvencelle ce cache une personne très intelligente, perspicace et astucieuse; n’en déplaise à ces bêtes curieuses… Elle sera tour à tour l’élève, le maître mais aussi la victime mais c’est sans compter sur son caractère bien trempé.

Madame Dona Lampado : C’est la dame de ces soirées, mystérieuse, enthousiasme et boudeuse par moment. Elle prend en charge Joséphine et la présente à certaines personnes. Étant la maîtresse de maison, elle se fait un devoir d’introniser cette jeune novice pas si timorée. Elle joue avec Joséphine comme un prédateur joue avec sa proie mais malgré tout elle ne semble pas avoir de mauvaises intentions, en tout cas ce n’est pas la plus dangereuse de tous les convives…

La ménagerie rue d’Abbaye : Joséphine de Courmont va être confrontée à des créatures dont elle ne soupçonnait pas l’existence au sein même de cette cour d’humain pas si humain au demeurant… Tous sont étonnants, certains ne sont pas malveillants, d’autres sont vicieux et calculateurs; d’autre encore sont la gentillesse même pendant que d’autres encore sont empli d’aigreur et de méchanceté… Joséphine va devoir deviser avec tout ce monde et décoder les codes de bienséance et par la même grandir au contact d’animaux surnaturels.

L’homme est un animal pour l’homme c’est bien connu mais il reste néanmoins des hommes et des femmes qui sont des compagnons fidèles et protecteurs. Dans cette soirée mondaine parisienne, Joséphine sera mise face à toutes sortes d’animaux aux combinaisons et amitiés totalement improbables.

La Plume, le Scénario

Je retrouve la plume agréable de l’auteure Luisa Gallerini avec plaisir dans un genre , un registre plus sulfureux que les deux autres romans lus dernièrement (Ceux d’en haut, Livre 1 : La Momie de Pâques et Ceux d’en haut, Livre 2 : Une Promenade hors du corps).

L’auteure nous conte l’aventure de Joséphine de Courmont, une jeune fille sortie récemment du couvent et qui reste des jours et des nuits entiers au chevet de sa mère malade. Cette invitation est une aubaine pour la sortir de son triste quotidien, bien qu’elle ne sache pas de qui vient l’invitation. Ainsi commence l’aventure, l’initiation au monde des soirées parisiennes de Joséphine.

J’ai beaucoup aimé le personnage de Joséphine, car malgré qu’elle soit novice, elle n’en ai pas moins intelligente et perspicace. Elle n’est pas idiote et ne se laisse pas avoir facilement. Sa méfiance la sauve de situations périlleuses. Elle trompe involontairement et charme les convives avec ces airs de fraîcheur juvénile, de plus elle est très habile dans ces conversations et en surprend plus d’un. Elle ne renie pas du tout son côté novice, elle avoue ne pas connaître les us et coutumes de ses soirées mais elle agit et fait de son mieux pour ne froisser personne tout en gardant son intégrité. Par contre, elle n’est pas armée devant la perfidie sournoise de certaines et le danger rôde très souvent, heureusement elle a de nouvelles amies qui veillent.

Parlons de ce curieux instrument « Face-à-main », un miroir dans lequel, Joséphine peut percevoir la nature profonde des convives de cette soirée très étrange. Au lieu d’être terrorisée, elle est d’abord surprise, là encore elle ne nie pas être épouvantée par l’aspect de certains pour finalement trouver en eux plus de bons côtés que leur apparence ne laisse à penser…
Ce bestiaire de la rue Abbaye était très intéressant car finalement, n’est-ce pas ce qui se tapi au fond de chacun de nous ? D’ailleurs Joséphine arrive à déceler au bout d’un moment quel animal se cache sous les traits de ses amis d’un soir, sans le miroir …

Très rapidement, Joséphine comprend quels jeux se jouent dans les soirées de Madame Lampado; Loin d’être effarouchée, elle laisse libre court à ses propres désirs et à son envie de liberté, elle est loin d’être une victime, elle est très douée pour retourner la situation à son avantage, surprenant par la même occasion ses amies. Madame Lampado la présente à ses convives, ces rencontres sont surprenantes, sulfureuses, ludiques et même initiatiques. Tout est donnant donnant, un service en dessert un autre, Joséphine ne perd pas souvent, trouvant toujours une faille dans le piège/jeu de ses rencontres.

Sur fond des soirées mondaines, Joséphine cherche, mène l’enquête : Qui peut bien l’avoir invitée ? Au gré de ses recherches elle butine et glane quelques indices qui la mèneront tout droit à l’expéditeur de l’invitation ! Ses recherches l’amènent à fréquenter ça et là de nouvelles connaissances très agréables et troublantes.

Dernier point qui retient toute mon attention, l’auteure, Luisa Gallerini, serait-elle immortelle ? J’aime beaucoup le fait qu’elle relate les faits comme si elle était présente ou témoin de passage; Et ce récit rejoint en ce point les autres romans que j’ai lu de l’auteure. Luisa joue à chaque fois un rôle perturbant; et ce avec seulement quelques mots à la fin de son récit. Vous comprendrez en lisant ce roman !

En Bref

Un récit espiègle, piquant, troublant et sulfureux.

L’initiation de Joséphine dans les soirées mondaines parisiennes de Madame Lampado était passionnante et étonnante !

Toutes ces créatures surnaturelles, bien cachées au fond de presque tout humain, étaient vraiment captivantes car finalement comme toujours la fiction rejoint la réalité par des chemins bien tortueux mais tout est jeu de faux semblant c’est en cela qu’est la nature humaine.

Merci à l’auteure Luisa Gallerini pour ces moments étonnants et suggestifs !

Damenndyn, tome 2 : la Révélation de Rose Berryl

Titre : Damenndyn

Tome 1 : La Révélation

Auteur : Rose Berryl

Éditeur : CKR Éditions

Genre : Fantasy, (+ des petits trucs un peu horrifiques)

Format : ePub

Nombre de pages : 492

Fiche Bibliomania

*** ATTENTION PROBABLES SPOILERS ***

pour ceux qui n’aurait pas lu le tome 1 : Le grimoire d’Esklaroth

 

Résumé de l’auteur

« L’anxiété ronge Esklaroth, car la position des étoiles est mauvaise. Au château, les monstres mènent au plus profond des Ténèbres les chevaliers que la recherche des pierres magiques enferme malgré eux dans un monde inquiétant. De son côté, Damenndyn commence à entendre une voix étrange et à développer d’atroces pressentiments. Les prêtresses sont mystérieuses et de plus en plus dangereuses. Et leur regard éteint n’annonce rien de bon… Le Grand Monde vit des heures sombres. Lythuste a été la cible d’une attaque féroce, et le peuple du roi Valamdil compte de nombreuses pertes. Les créatures maléfiques se multiplient à vive allure, ne laissant derrière elles que sang et terreur. Qu’adviendra-t-il du Grand Monde… et de Damenndyn ? Les chevaliers trouveront-ils le moyen de se sortir de la prison cauchemardesque dans laquelle ils sont captifs ? Tant de désordres inscrits dans les étoiles, que seuls quelques élus peuvent déchiffrer…« 

Mon avis

Merci à CKR Éditions et à l’auteure Rose Berryl pour m’avoir accordé une nouvelle fois leur confiance avec le tome 2 de Damenndyn .

L’histoire

Damenndyn se retrouve de plus en plus entourée de noirceur, les prêtresses n’agissent plus normalement, les élèves ne peuvent plus sortir en plein jour sur ordre de la Prêtresse Mère. Les règles changent et plus Damenndyn plonge dans l’histoire du Grimoire plus elle est hantée par une voix mystérieuse et d’horribles visions que les autres pensionnaires ne semblent pas voir, plus les Ténèbres enferment l’orphelinat dans un climat sombre et malveillant. Damenndyn sent que tout est lié et surtout elle pressent que ça ne va pas lui plaire du tout !

Les courageux du roi Valamdil sont toujours dans le château du Marquis et poursuivent leur sauvetage. Ils doivent faire face à d’horribles visions, mais des visions pas si éphémères, elles sont dangereuses et peuvent blesser mortellement. Leur quête est ralentie et leur bravoure est mise à rude épreuve.

 

Les personnages

Damenndyn : Son histoire se dévoile peu à peu; c’est une jeune fille très réaliste malgré les horribles hallucinations dont elle est victime. Elle garde la tête froide malgré la terreur qui la prend par moment. Elle est déterminée à obtenir des réponses coûte que coûte quoi qu’il advienne, elle est prête à faire siège dans le bureau de la Prêtresse Mère, mais elle est loin de s’imaginer ce qu’elle va trouver. Elle sait, elle sent que l’orphelinat ne tourne pas rond et ça renforce sa détermination à garder le cap sur ses objectifs.

Daïron : Il est un peu moins présent dans ce tome, mais il reste toujours en alerte pour rester près de Damenndyn, d’ailleurs elle l’inquiète car il ne voit pas ce qu’elle peut voir et la croit devenir folle…

L’équipage de reconnaissance : Sephirius, Drakiro et Eylen les soldats du roi Valamdil, Samir et Soraya les anges et leur nouvelle alliée Ludvinia, ces valeureux chevaliers restent bloqués dans le château des horreurs où ils subissent épreuves sur épreuves et avancent bien lentement mais également avec détermination. Ils sont solidaires et se font confiance, c’est leur seule chance de rester en vie et de survivre.

On rencontre plusieurs personnages intéressants comme Disoo et d’autres beaucoup moins tel le cruel Prince Aaron à cause de sa noirceur sans limite…

La Plume, le Scénario

Je terminais ma chronique sur le tome 1  de Damenndyn : le grimoire d’Esklaroth, par une note mitigée, car il me manquait un certain fil rouge entre l’histoire de Damenndyn et l’histoire des chevaliers du roi Valamdil contée dans le Grimoire. Et bien dans ce tome 2 j’ai perçu le tissage de ce fameux fil rouge.

En même temps, cette saga doit se dérouler sur 15 tomes, donc il est normal que tout ne soit pas dévoilé d’un seul coup; mais je suis impatiente alors du coup je ne comprenais pas bien 😉

Ce tome 2 est très largement plus sombre, très style horrifique; Les Ténèbres et son cortège de zombies, apparition de fantômes torturés, de esprits malveillant et palpables, de créatures sanguinaires tout droit sortie de l’obscurité la plus totale dirigé par un Prince complètement dérangé et cruel font leur défilé dans ce château des horreurs.

Bon j’avoue c’est pas vraiment ma tasse de thé, les trucs horrifiques, j’étais totalement écœurée par certains passages heurkkkkk…. (ben oui mon esprit et mon petit cœur sont sensibles…), mais pour le coup, ça veut dire que l’écriture de l’auteure est très efficace ! ça a totalement fonctionné sur moi, je ne rentrerai jamais dans un château lugubre (quelles sont les chances pour que je rentre dans un château tout court…, et lugubre encore moins… mais quand même)  !

Les épreuves des chevaliers dans le château de l’horreur, quoique très pénible à imaginer, furent tout de même palpitantes ! L’auteure est rude avec ses personnages, que de péripéties et que d’ingéniosité de leur part pour se sortir de ces pièges immondes…

Quant au quotidien de Damenndyn dont on perçoit des bribes, il devient aussi sombre que le château des horreurs; les prêtresses font froid dans le dos, les cérémonies également… mais le passé de la jeune Damenndyn se précise, elle s’en rapproche grâce à sa détermination et Daïron reste à ses côtés. Du coup j’avais ma petite idée sur les quelques questions que je me posais dans le tome 1, c’est plus si évident, tellement le personnage de Damenndyn est particulier et surtout déterminé.

Finalement j’ai beaucoup aimé ce tome 2, malgré les trucs horribles 😦 … Le récit était dynamique, et les épreuves des chevaliers vraiment prenante. Et cette romance musclée qui prend naissance dans l’aventure dure et palpitante c’était le petit plus sympa !

Et on en parle de ces rebondissements dans les quelques dernières pages complètement hallucinants et déstabilisants !!! et ben non vous voulez savoir et bien foncez lire les aventures de « Damenndyn » !!!

 

En Bref

L’univers fantastique de cette histoire reste toujours aussi captivant encore plus dynamique;

L’obscurité gagne du terrain, plane avidement sur l’histoire.

Le rôle de Damenndyn se précise mais sa présence est encore trop faible pour entrevoir sa place dans le récit;

Avec ce chouette tome 2 j’ai gagné l’envie de continuer l’aventure avec Damenndyn, pour connaître ses aventures, son rôle exact et surtout si elle l’acceptera ou si elle luttera contre pour vivre libre !

En tout cas merci à CRK Éditions et à l’auteure Rose Berryl pour ce partenariat !

 

La Malédiction des Joyaux, tome 1 : La Paysanne de Laurent Delépine

Titre : La Malédiction des Joyaux

Tome 1 : La Paysanne

Auteur : Laurent Delépine

Éditeur : Autoédité

Genre : Aventure, Fantasy

Format : PDF

Nombre de pages : 459

Fiche Bibliomania

Résumé de l’auteur

« Cela fait quatre-vingts ans que les tyrans ont été vaincus, laissant un monde en ruine aux pluies mortelles.

Ces dernières années, la chronique était défrayée par Deirane, la belle paysanne devenue reine. Mais elle ne fait plus parler d’elle depuis quelque temps et tout le monde la croit morte. Pourtant, lorsqu’une enfant est vendue comme esclave, elle réapparaît afin de lui éviter de subir le même sort qu’elle. De façon inattendue, elle reçoit l’aide d’une ancienne amie. Une aide qui se révèle pas si désintéressée que cela. Et il semble que celui qui a acheté la jeune paysanne est le tortionnaire qui a fait autrefois de Deirane ce bijou vivant objet de toutes les convoitises.

Mais tout ceci ne serait-il pas un piège destiné à la retrouver ? D’ailleurs, au juste, qui est la cible de tous ces complots ?« 

Mon avis

Un grand merci à l’auteur Laurent Delépine pour ce partenariat, pour cette chouette aventure !

L’histoire

Boulden, sur un marché aux esclaves, une fillette est mise en vente; C’est à ce moment là qu’une belle et mystérieuse femme choisit d’entrer dans la danse des acheteurs… Deirane réapparait après plusieurs années d’absence sur la scène publique, pour sauver une fillette du sort qu’elle a elle-même dû endurer.

Le sauvetage de la fillette s’avère plus compliqué et inattendu que prévu. Une vieille amie de Deirane décide de lui donner un coup de main face au tortionnaire déterminé à acquérir la fillette. Mais dans ce jeu, si le but est de secourir la petite fille, chaque protagoniste a ses raisons et surtout d’autres objectifs en vue. Les prétextes des uns vont-ils contrarier les plans des autres ? Et Deirane dans tout ça ? Quel est vraiment son rôle ?

Les personnages

Deirane : C’est une femme de trente ans, une femme dans la pleine maturité (pour l’univers, elle est âgée). C’est une superbe femme qui porte sur elle les marques scintillantes de la folie de son agresseur. Celui qui l’a poussé sur les chemins de son destin. Malgré ses trente ans, Deirane a traversé beaucoup de terribles épreuves, mais elle en est ressortie très forte, déterminée mais méfiante et peut-être un peu aigrie. Elle n’a plus rien en commun avec la jeune paysanne qui a dû fuir, la fillette apeurée, timide, pleine de principe dû à son éducation. Malgré le passage des années, Deirane considère toujours son apparence comme une malédiction même si elle a appris à s’en servir pour survivre.

Saalyn : C’est une guerrière libre d’Helaria, elle n’est pas humaine, c’est une stoltzin, une sorte de reptile avec des traits humains et puissante de surcroit. Elle est très attachée à Deirane, elles ont un passé en commun, un passé lourd qui les lient irrémédiablement. C’est aussi une très belle femme, respectée grâce à la réputation qui la précède où qu’elle aille. Elle fine observatrice et perspicace.

Aldower : C’est un drow, un être créé par une civilisation disparue, complètement dérangé, ces idées, ses convictions le pousse à faire des choses complètement folles et abjectes. Il n’a aucun scrupule à tuer et l’art tient une place quasi anormale dans son esprit.

D’autre personnages traversent la vie de Deirane, partage un bout de route, un brin de vie mais je vous laisse découvrir ses personnages secondaires qui tiennent une place très importante dans la vie de Deirane

La Plume, le Scénario

On commence l’histoire sur un marché aux esclaves, l’auteur donne la tonalité; Une fillette est mise en vente. Et les protagonistes entre en jeu sans qu’on sache nous lecteur qui ils sont encore. Démarrage mystérieux, qui laisse comme une sensation d’appréhension

L’écriture de l’auteur est agréable, il m’a emmenée sur les traces de Deirane, paysanne, esclave devenue reine; ça en jette tout de suite comme définition et forcément je me suis attachée à cette fillette d’abord puis à la femme qu’elle est devenue.

Deux petits petit bémol, le premier qui n’a pas grévé ma lecture car j’en ai fait abstraction : les unités de mesure… J’avoue qu’au début ça m’a un peu agacée, puis j’ai vite pris le plis de faire sans et le deuxième : l’apparition dans le récit de créatures présentées comme si le lecteur était familier avec ce genre de personnages, je me suis sentie perdue quelques pages… puis l’histoire étant tellement prenante; le problème ne s’est plus posé.

J’ai aimé cette alternance passé / présent; je trouve que ça donne une certaine dynamique et une accroche piquante, au récit. Cette fois c’est un peu différent car il s’agit du même personnage dont on voit le passé petit à petit et donc on peut donc comprendre quelle femme, elle est devenue, et encore dans ce tome 1, l’auteur ne dévoile qu’une petite partie des aventures de Deirane;

L’auteur, Laurent Delépine, soulève délicatement, tout doucement le voile qui entoure la vie de Deirane et c’est tout naturellement que je me suis laissé prendre dans ce piège ; non seulement j’aimerai connaître, savoir quelles épreuves a traversé Deirane mais également comment elle va s’y prendre pour accomplir sa quête !

Et si on parlait de l’univers de la malédiction des Joyaux ? Je dirais que je me suis retrouvée face à un univers Steampunk très léger, de style médiéval avec un soupçon de magie où stratégie politique et économique rivalise avec une culture bienveillante luttant contre les préjugés de race et d’origine sur une terre post apocalyptique, bref tout y est, non ?

Finalement cet univers est bien plus que cela mais vous devrez le découvrir en le lisant !

 

En Bref

Un premier tome étonnant et passionnant !

Je dirais vivement la suite !!

Encore merci Laurent Delépine, pour m’avoir permis de découvrir votre univers !

Joyeux anniversaire, passez une belle journée !!

Les Contes d’Érenn, tome 2 : Les îles soeurs de E. Loisel

Titre : Les Contes d’Érenn

Tome 2 : Les îles Soeurs

Auteure : E. Loisel

Éditeur : Marathon Éditions

Genre : Fantasy

Format : Epub

Nombre de pages : 290

Fiche Bibliomania

 

*** ATTENTION PROBABLES SPOILERS ***

pour ceux qui n’aurait pas lu le tome 1 : Le Nécromancien

 

Résumé de l’auteure

« Alors que le Grand Maître Tazig Kozh a pris la tête du Pays de Llyr, Maud et ses amis tentent d’y retourner afin d’aider le Nécromancien dans l’élaboration d’un remède au Fléau.
Recherchés par la Milice, parviendront-ils à le rejoindre ? Quelles horribles découvertes feront-ils sur leur chemin ? Quels sombres desseins se cachent derrière le motif au serpent ?« 

Mon avis

Je remercie Marathon Éditions et l’auteure E. Loisel pour m’avoir permis de continuer l’aventure avec ses personnages !! Et en découvrir un peu plus sur l’univers de la Terre d’Érenn.

L’histoire

De retour sur la Terre d’Érenn, après la mort du roi du Pays de Llyr, le grand maître Tazig Kozh prend le pouvoir et poursuit le Nécromancien pour mettre la main sur ses recherches. Maud et ses amis conscients que le pouvoir déstabilisé du Pays de Llyr est un grand danger pour le reste des pays de la Terre d’Érenn, tentent de rejoindre le nécromancien pour le ramener dans un endroit sûr où ses recherches seront hors d’atteintes de Tazig Kozh… C’est sans compter sur la Milice qui œuvre activement à sa recherche. Pendant ce temps Yian Di Fende cherche son père. Vont-ils arriver tous à leur but ? Obtiendront-ils les réponses ?

Les personnages

Maud : Après la perte qu’elle a subi, Maud a changé, elle est encore plus déterminée, plus indépendante. Très impulsive, elle n’arrive pas à garder son calme comme les personnes de sa troupe rompues aux combats. Son coeur hésite pendant que son esprit s’en défend… et elle n’arrive pas bien à comprendre pourquoi.

Luke : est devenu plus irritable, car il a senti Maud changer; La détermination de Maud lui fait presque peur, car elle est impulsive et agit parfois sans réfléchir. Son animosité envers Yian est toujours là, car ce mercenaire les met en danger et bouleverse leur unité, bouleverses ses plans.

Gaël : Est toujours le même, enfin presque, il sert un peu de lien dans cette troupe. Il démontre une nouvelle fois qu’il est très habile avec ses couteaux. L’arrivée de nouveaux combattant met à mal ce qu’il cherche à tout prix à cacher et le bouleverses.

Yian : Il est écorché vif, abandonné par son père, déçu si profondément par ses alliés. Il erre à la recherche de son père avec une telle colère que la rencontre promet d’être musclée… c’est sans compter sur Maud et sa troupe ! C’est un combattant émérite, et son aisance au combat provoque le respect.

Plusieurs personnages entre en relation avec cette troupe hétéroclite comme la dernière fois, des alliés inattendus. A vous de les découvrir !

La Plume, le Scénario

J’ai apprécié encore plus ce tome 2, car plus dynamique, plus vivant !

L’écriture est agréable, fluide, l’histoire s’enchaîne très vite et finalement je n’avais plus l’impression de lire mais j’étais dans l’histoire !!

Une fois de retour en Dôn, il devient évident pour nos personnages qu’il faut retourner en Llyr; La Terre d’Érenn est encore plus en danger que dans le tome 1 car un fou furieux est à la tête du pays de Llyr et ses ambitions sont démesurées !

On retrouve Luke, Maud, Gaël et Aurélia sur le chemin pour retrouver le Nécromancien et le mettre en lieu sûr. Si leur chemin est curieusement plus aisé que la dernière fois, une fois arrivé à bon port, la dynamique de l’histoire se met en route et les rebondissements s’enchaînent.

La troupe va une nouvelle fois se frotter à la Milice, et son chemin va quelque peu dévier et sur cette route détournée; ils vont découvrir l’horrible ambition de Tazig Kohz. Chacun va devoir aller au delà de ses capacités s’ils veulent ramener tout le monde en lieu sûr.

La tension est palpable tout au long du récit d’une part car la mission de Luke est dangereuse et d’autre part la tension est sentimentale… entre Maud, Gaël, Luke, Yian et Aurélia… leur coeur est mis à rude épreuve et celui du lecteur aussi.

J’ai apprécié l’introduction de nouveaux personnages (très drôle, notamment les interventions de Vesper qui tombent toujours juste). Ces personnages redonnent une petite touche de piquant au récit. Mais je ne peux pas en dire plus.

Une fin de tome 2 qui promet un sacré tome 3 !

En Bref

Un roman haletant, plein de rebondissements et de péripéties, qui ne laissent pas les personnages souffler ni le lecteur d’ailleurs. Une aventure dangereuse, très sombre, piquante, sentimentale et drôle aussi.

Merci encore une fois à Marathon Éditions et à l’auteure E. Loisel pour m’avoir réitéré leur confiance 🙂