Le Chant des Anges de Folco Chevallier

Titre : Le Champ des Anges

Auteur : Folco Chevallier

Éditeur : Autoédité

Format : ePub

Genre : Science Fiction

Nombre de pages : 171 pages Pdf

Fiche Bibliomania

 

Résumé de l’auteur :

« Trois ans que la mère de Juliette a disparu. Trois ans que Juliette tente de la reconnaître dans les visages anonymes des rues de Los Angeles. Quand elle surgit dans les bureaux de Léo, son père, elle ne peut contenir sa joie : enfin, elle l’a retrouvée ! Las. Léo sait qu’il n’a plus le choix : il doit trouver le courage qu’il n’a jamais eu. Il doit avouer à sa fille de sept ans que Gabrielle, tuée dans un accident de voiture, ne reviendra jamais. Mais aujourd’hui n’est pas un jour comme les autres. Aujourd’hui, Léo va échapper à la mort. Aujourd’hui, Gabrielle va revenir à la vie. Aujourd’hui, quelqu’un va libérer le Chant des Anges.

Mon avis :

Tout d’abord je tiens à remercier l’auteur Folco Chevallier qui m’a envoyé son roman « Le chant des Anges », mais également ses nouvelles « Le Chemin » et « 21h00 » qui feront l’objet d’une chronique plus tard mais ont toutes été passionnantes 🙂

L’histoire :

Léo vit à deux cent à l’heure, il enchaîne les succès professionnels. Quant à Juliette, elle scrute sans arrêt les visages qu’elle croise, à la recherche de sa mère. Elle reste persuadée que sa maman s’est perdue, qu’elle a perdu la mémoire et qu’elle ne sait plus revenir chez elle … Chaque jour est un crève coeur pour Léo, il faut qu’il se décide à lui dire la vérité.

Aujourd’hui n’est pas un jour comme les autres. Léo est plongé dans d’âpres négociations pour un contrat très important quand sa fille Juliette arrive toute bouleversée. Elle sait où se trouve sa maman, d’ailleurs elle la voit mais ne comprend pas pourquoi son père ne la voit pas; elle finit par tomber en catalepsie.

C’est précisément ce moment que choisit le mécène des phénomènes paranormaux pour appeler Léo et le sommer de le rejoindre de toute urgence … il semblerait que la radio de Léo diffuse un mystérieux son qui fait perdre toute notion aux personnes qui l’écoute.

Léo est tiraillé par l’inquiétude pour l’état de santé de Juliette et la colère qu’il ressent pour ce pseudo scientifique qui ose l’accuser de diffuser un son très bizarre.

Les personnages :

Léo : Chef d’entreprise hyper dynamique, qui ne laisse aucune place au hasard, il est tout en haut car il s’est donné les moyens; il est impitoyable et négocier avec lui est toujours une épreuve de force. Quand il veut quelque chose, il ne laisse pas l’affaire lui échapper. Il est seul avec sa fille Juliette qu’il adore. Sa femme est morte sept années auparavant, mais Juliette continue de croire que sa maman s’est perdue…

Léo va se retrouver mêlé à une folle histoire où le voile qui permet de revoir l’être cher se déchire mais au lieu de résonner comme une félicité, ça présage un cataclysme. Sera t-il faire face ? Et Juliette va t-elle enfin comprendre que sa maman n’est plus là même si elle la voit toujours ?

Juliette est une petite fille de sept ans qui recherche sa mère désespérément. Elle adore son père; mais elle scrute chaque visage qu’elle croise dans l’espoir de reconnaître sa mère et de la ramener à la maison. Son père n’a jamais oser lui avouer qu’elle était morte dans l’accident de voiture.

Juliette perçoit le chant des Anges et voit sa maman puis tombe en catalepsie; son expérience du chant restera à jamais gravé dans sa mémoire; vous comprendrez pourquoi si vous lisez le roman 😉

Franck Waterlink : Il est diplômé en mathématique du très célèbre et sérieux MIT. Pour une raison bien précise, il crée une organisation mystérieuse et y met tout son argent au service des recherches sur les phénomènes paranormaux. Lorsqu’il perçoit le Chant des Anges sur les ondes de la radio de Léo. Il le contacte immédiatement car il commence à comprendre que cette expérience du son n’est pas du tout bonne pour l’humanité…

La Plume, Le Scénario :

Le résumé de l’auteur est accrocheur, je me suis dit : »tient, un pont entre l’espace-temps où se trouvent les anges et la terre où restent les vivants » ça m’intéressait et je sentais que je n’allais pas être déçue. L’écriture de Folco Chevallier est fluide et agréable, elle m’a transporté immédiatement dans l’histoire.

Effectivement, on commence le roman avec la description simple de la vie quotidienne d’un couple mais l’auteur y ajoute cette petite touche d’irréel. Puis on arrive dans la vie de Léo et Juliette, avec cette petite qui cherche partout sa maman, sa détermination est bouleversante et on sens qu’il va se passer quelque chose c’est latent.

Le découpage des chapitres est intéressant et entretien le suspens et l’envie du lecteur de continuer à lire pour connaître la suite. J’ai particulièrement apprécié les petits chapitres où l’auteur fait intervenir Gabrielle, l’épouse disparue, ça laisse une trace, des questions sur la suite.

L’entrée de M. Waterlink fait redescendre un peu le côté mystérieux de l’histoire… en tout cas ça m’a fait cet effet là. En fait j’étais limite un peu déçue de l’origine de ce chant… mais la suite fut surprenante et l’auteur à bien entretenu le stress. L’issue de cette aventure n’était pas si prévisible et m’a généré un peu de stress 😉

En Bref :

Une lecture très agréable !!

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Les Cercles d’Éternité de Jean-Louis Ermine

Titre : Les Cercles d’Éternité

Auteur : Jean-Louis Ermine

Éditeur : Autoédité

Genre : Science-Fiction

Format :  Epub

Nombre de pages : 145 (PDF)

 

 

Résumé de l’auteur :

« Dans un futur lointain, les hommes ont découvert le secret de l’éternité, mais cette invention a un prix. La personne qui choisit de suivre cette voie entre dans un processus inéluctable de dégénérescence, qui fait ressortir ses plus bas instincts. Le monde se divise alors, et se structure en « cercles », correspondant chacun à des stades de décadence plus ou moins avancés. Face au déclin de l’humanité, le gouvernement cherche des solutions, et finit par retrouver la trace d’un mystérieux scientifique, dont les recherches sur l’immortalité auraient abouti. Laurie et Simon, deux marginaux que tout oppose, sont chargés de ramener le professeur et de redonner espoir aux habitants des cercles. Pour cela, ils devront s’aventurer au-delà des terres connues, là où la barbarie a tous les droits. Une chasse impitoyable est lancée, et les entraînera dans une véritable traversée des enfers. L’éternité leur réservera encore bien des surprises. »

Mon avis :

Tout d’abord Merci beaucoup à l’auteur, Jean-Louis Ermine, de m’avoir proposé de lire son roman, ce fut une belle découverte et un vrai plaisir de lire.

L’histoire :

L’humanité a découvert l’éternité. Mais ce cadeau empoisonné menace d’extinction les humains.

Certains font le choix délibéré de prendre les drogues d’éternité et plongent dans un état sauvage et violent. D’autres préfèrent attendre la mort paisiblement, mais sont menacés par les éternels.

Deux marginaux sont recrutés pour retrouver le professeur Soler qui aurait trouvé un antidote à cette résurgence de violence. Ils devront passer les cercles extérieurs, survivre et ce qui les attend tout au bout est une vérité troublante

Les Personnages :

Laurie : C’est une rabatteuse; elle capture des éternels violents pour les livrer à des riches en mal d’amusement… Elle n’a jamais pris de drogue d’éternité et n’est absolument pas tentée.

Simon est un cas spécial, il a pris les drogues d’éternité mais son corps les a rejeté et petit à petit il a retrouvé son humanité sans rien oublier de ce qu’il a fait ou subit. Des scientifiques l’ont capturé pour l’étudier et comprendre ce que font les drogues d’éternité au cerveau… Il est l’opposé de Laurie mais ils devront s’entendre pour survivre.

La Plume, le Scénario :

L’entrée en matière donne le ton… c’est violent, glacial. L’humanité est en très mauvaise posture.

Une fois Laurie et Simon face à leur mission, face à un tournant capital de leur vie, on ne se lasse pas ! J’ai suivi avec curiosité l’évolution de ces personnages si différent. Les changements qui s’opèrent dans leur façon de voir le monde, dans la façon d’appréhender les évènements, c’est surprenant et intéressant, car les communautés qu’ils traversent font vraiment froid dans le dos et ils semblent comprendre qu’ils ont peut-être accepté une mission suicide…

Malgré leur perte de contrôle, ils passent, ils résistent, se soutiennent. J’ai bien aimé ses passages car justement les personnages sont imparfaits et font des erreurs. Leur humanité fait la différence.

Le récit est rapide, la dynamique s’enchaîne très vite… c’est compréhensible par le fait que c’est un roman court.

J’ai trouvé l’enchaînement de la fin un peu trop rapide, l’acceptation des personnages trop facile, mais encore une fois le roman est court  et finalement c’est un tout cohérent.

J’aurai aimé que les cercles qu’ils traversent soient un peu plus développés, ainsi que leur expérience, car l’écriture de l’auteur est agréable et je pense que ça aurait été intéressant.

En Bref :

Un roman glaçant avec une petite lueur d’espoir, mais pas là où l’on se l’imagine.

Héhé j’ai vraiment aimé cette subtile manipulation de l’auteur à m’amener à une réflexion sur ce besoin qu’on les Humains à rechercher l’éternité. Est-ce raisonnable ? Est-ce que ça vaut vraiment le coup ? Qu’à t-on à y gagner (sans parler de violence) ?

Un très bon livre qui pousse le lecteur à la réflexion !

Merci Jean-Louis Ermine 🙂

Mon été avec Lucifer d’Édith Couture Saint-André

Titre : Mon été avec Lucifer (T1)

Auteur : Édith Couture Saint-André

Éditeur : Autoédité

Genre : Coutemporain

Format : Epub

Nombre de pages : 236(PDF)

Résumé de l’auteur :

« Il y a trois types de journées : celles où il ne se passe rien, au point où on se demande pourquoi on s’est donné la peine de sortir du lit ; celles qui sont encombrées de complications, dont le seul but est de vous empoisonner l’existence, et puis, il y a celles où un seul événement peut faire basculer votre vie.
Aujourd’hui est une journée du troisième type : spectaculaire, inattendue, aux répercussions déterminantes pour moi, pour mes amis, pour mes ennemis.
Surtout pour mes ennemis.

Lucifer, le saviez-vous ? est une flamboyante rouquine, belle comme une madone botticellienne et gaulée comme une danseuse du Crazy Horse.

Aujourd’hui, juchée sur des stilettos vertigineux et moulée dans les cuirs noirs d’un ensemble pantalon-bustier, cette madone sulfureuse me promet la jeunesse éternelle. Que feriez-vous à ma place ? Ce récit, drôle, enlevé et pétillant, est l’histoire de Mathilde, une Québécoise baby-boomer de 60 ans à qui la science et la médecine ont promis, comme à tous les baby-boomers, une santé indéfectible et la jeunesse éternelle, voire : l’immortalité.

De toute évidence, la promesse n’a été que partiellement tenue. Mathilde décide de s’adresser à quelqu’un qui a la réputation de tenir ses promesses : Lucifer. Alias Lucy Fériale. Lulu pour les intimes. Lucy est d’accord pour un pacte. Bien naturellement. Mais, en tant que femme d’affaires avisée, patronne d’une Business Unit, elle pose une condition : récupérer des âmes. Normal, c’est dans son job description.

Au début, Mathilde a des sursauts de conscience. Ça la chiffonne cette histoire de morts. Elle rechigne. Mais lorsqu’elle voit le résultat : passer de 60 à 45 ans en moins d’une semaine, avec son énergie toute requinquée, sa vitalité qui casse la baraque et une peau de pêche, elle en redemande, établit une liste, donne des noms à Lucifer. »

Mon avis :

Merci de nouveau à Chrissou Ebouquin de m’avoir proposé ce roman d‘Édith Couture Saint-André, merci à l’auteure également 🙂

L’histoire :

Mathilde a soixante ans et prend conscience avec ses amis que le temps passe très vite et surtout qu’il laisse des traces.

En accompagnant, son amie Sandy chez le chirurgien esthétique, Mathilde fait une rencontre étonnante : Lucy Fériale, une rousse pulpeuse et belle à se damner… c’est justement là le problème. Lucy n’est autre que Lucifer en personne… Et d’après Lucy, c’est Mathilde qui l’a appelé; Mathilde ne comprend, elle pense être la moins perturbée par ces marques du temps. Mais petit à petit, Lucy lui ouvre les yeux et lui propose de lui faire gagner 15 ans de jeunesse en échange de 3 noms. Mathilde hésite, n’y croit pas vraiment… Puis se laisse tenter et replonge dans ses années douloureuses et gâchées…

Les personnages :

Mathilde est une femme de 60 ans, responsable de sa galerie. Célibataire depuis un certain temps, elle a la vague impression qu’elle a perdu un certain nombre d’année à cause de choix malheureux dans sa vie personnelle. Elle s’aperçoit qu’elle se remet moins vite les lendemains de fêtes, elle n’est plus aussi dynamique qu’avant… la faute à qui ? et bien au temps qui passe et qui avilit le corps et l’esprit…Contrairement à sa copine Sandy, elle ne cède pas au bistouri, sa vie est passée et il serait peut-être temps de l’accepter.

Lucy Fériale : Lucifer, car il s’agit bien de lui, apparaît tantôt en femme rousse et superbe tantôt en homme distingué. Il aime se travestir. Il aime ce qui est clinquant ! Il est là pour Mathilde, pour lui redonner 15 années de sa vie, c’est sa mission et il avoue qu’il n’a jamais rencontré quelqu’un comme Mathilde, aussi curieuse sur les histoires de famille de Lucy, aussi détachée face à l’importance de son interlocuteur; il s’agace un peu du comportement qu’à Mathilde envers lui mais en même temps il apprécie… ou il manipule pour obtenir ce qu’il veut 😉

Sandy, la meilleure amie, semble avoir plus de mal à accepter les traces du temps sur son corps. Elle est pétillante, papillonne autour de jeunes hommes pour se redonner une pseudo-jeunesse. Elle décide qu’il est temps de contrecarrer le temps et subit une opération de chirurgie esthétique.

Philippe : C’est le meilleur ami de Mathilde (version homme), il a le même âge et traîne les mêmes galères de la vie. Il comprend Mathilde mieux que personne; il sait ce qu’elle aime, ce qu’elle déteste. Il est toujours là pour elle. Quand elle lui raconte sa rencontre avec Lucy Feriale, il n’en revient pas et décide de la croire et de la soutenir.

La Plume, le Scénario :

Chrissou Ebouquin m’avait prévenu que ce roman était « plein d’humour avec des histoires de femmes pour les femmes » 🙂

J’ai effectivement éprouvé le même sentiment 🙂 ce récit a beaucoup d’humour mais pas que … en effet, l’auteur aborde plusieurs sujets très sérieux et inéluctables : la femme de 60 ans, les effets du temps, le vieillissement… que serions-nous prêt à sacrifier afin de retrouver quelques années ?

Le sujet est fort mais servi très frais. L’auteur l’aborde avec humour et sérieux à la fois, elle nous montre que ce retour en arrière à un prix et ce prix est très élevé ! (au figuré comme au propre)

Chaque intervention de Lucy est un vrai plaisir, elle est drôle et cynique mais tout ce qu’elle dit sonne juste… Il ne faut pas oublier que c’est le Malin et la manipulation il connaît 😉

Les trois passages malheureux de Mathilde étaient intéressants car il me semble que dans sa vie une femme a dû rencontrer l’un ou l’autre avec plus ou moins de gravité et/ou de dégâts… ça fait prendre conscience que dans ces moments pénibles, on perd des années précieuses, certes ça renforce l’expérience mais… le temps passe et vite…

Mathilde a soixante ans et il s’est passé beaucoup de choses dans vie… peut-être un peu trop. Mathilde est à ce point naïve et idéaliste qu’elle subit trois hommes problématiques dans sa vie. Certes, elle fait du chemin dans la compréhension grâce à son expérience mais aussi grâce à sa psy.

Pour le coup, face à Lucifer elle tient bon, elle a peur, mais elle tente le tout pour le tout pour sauver ce qui lui reste.

En Bref :

Encore merci à Chrissou Ebouquin et à Édith Couture Saint-André pour cette jolie découverte.

Un roman agréable et frais qui traite d’un sujet indémodable, de notre rapport  au passage inéluctable du temps, de notre propension à gâcher notre vie, à gâcher de précieuses années avec des personnes toxiques. Le tout mené par des personnages adorables, attachants.

Un roman moderne et plein d’humour !

La dernière vie de Pierre de Philippe L’Huillier

Titre : La dernière vie de Pierre

Auteur : Philippe L’Huillier

Éditeur : Publishroom

Nombre de pages : 312 (pages pdf)

Format : ePub (922 Ko)

Genre : Contemporain, développement personnel

 

 

Résumé du roman :

« Pour prendre du recul sur sa vie passée et réfléchir à son futur, Pierre décide de s’isoler sur une île perdue au milieu du Pacifique, aux antipodes de la civilisation, de son modernisme et de sa vie effrénée. Ce paradis est habité par une population primitive refusant tout ce qui vient de l’extérieur, et ce, quel qu’en soit le domaine. Pourtant, Pierre va réussir à se faire adopter par ce peuple. Il vivra alors selon ses coutumes et découvrira un mode de pensée qui le conduira à renoncer à tout ce qu’il connaissait jusqu’alors. Nouvelles aventures, nouvelle vie, nouvel amour pour un nouveau bonheur, mais pour combien de temps ? Une fois de plus la nature sera-t-elle plus forte que l’être humain ? »

Mon avis :

Merci à Anaëlle Alvarez et à Philippe L’Huillier de m’avoir proposé ce partenariat 🙂

L’histoire :

Pierre prend enfin des vacances après trois ans d’un travail acharné à rendre viable son entreprise. Il décide de partir sur une île au bout du monde, dont il a appris l’existence dans une émission de télé. Il veut faire le point sur sa vie, il veut se recentrer, se reposer… faire le vide. Il est convaincu qu’il doit aller sur cette île. D’ailleurs cette petite bande de terre est habitée par une peuplade primitive. Très rapidement, Pierre sera adopté par les villageois qui voit en lui un bon présage. Pierre s’adapte très bien à leurs coutumes et s’aperçoit que c’est ce mode de vie qu’il lui faut. C’est le bonheur pour lui. Mais Mère Nature entre dans l’équation et tous ensemble ils devront affronter la terrible colère du volcan sous-marin…

Les personnages :

Pierre : il a déjà eu une vie bien remplie … peut-être un peu trop…, il a un fils en âge de se marier. Il est bon, donne sans rien attendre en retour, il sait tout faire. S’adapte très vite, c’est pour cette raison qu’il n’a eu aucun mal à vivre selon les us et coutumes du peuple de Tunpim.

Dereck : C’est le scientifique de service, il observe le peuple, qui a recueilli Pierre, depuis plusieurs mois sans beaucoup d’avancée… Ce que réussit Pierre  en 10 jours avec ce peuple est ahurissant pour lui et finalement inespéré, car Pierre devient son informateur. Dereck est l’occidental typique qui passe à côté de beaucoup de chose concernant les habitants de l’île, car il ne cherche finalement pas à les comprendre, il veut juste les étudier. Sa méthode est intrusive et forcément inefficace. Mais grâce à Pierre, son sujet d’étude est approvisionné.

Gao est le fils du chef du village, il va bientôt succéder à son père mais il doit pour ça réunir une condition particulière, l’ayant trouvé au côté de Pierre, il va tout faire pour réussir dans sa tâche. Il observe Pierre avec beaucoup d’intérêt, surtout que cet homme de l’autre monde à une drôle d’attirance pour l’océan…Au fil des jours, il commence à beaucoup apprécier Pierre.

La plume, le Scénario :

Ce fut une belle découverte, j’en remercie encore l’auteur et Anaelle Alvarez pour m’avoir fait confiance.

L’écriture de l’auteur est agréable, fluide et l’évolution de Pierre est très intéressante. Certes, Pierre a déjà fait beaucoup beaucoup de chose, connait presque tout et il est vrai qu’au bout d’un moment j’ai pensé à l’erreur typique de premier roman :« le personnage trop parfait – Mary Sue ».

Car il est vrai que Pierre est un français ayant subit un chômage de longue durée, il rebondit et créer sa propre entreprise qui marche; il a un sens moral et une pureté hors-norme ; il a des compétences étonnantes qui lui permettent de tout réussir, des connaissances qui l’aide à s’adapter à un mode de vie totalement différent de la France. Il gagne tout de suite l’admiration du peuple de Tunpim… Bref ce Pierre est extraordinaire !

J’aurai aimé qu’il apprenne des choses avec les villageois, qu’il découvre véritablement la vie au sein de ce peuple, il semblait déjà connaître quelques facettes de cette vie…

Il faut passer outre, et prendre Pierre réellement comme il est. Un homme bon qui a décidé de changer de vie durant 4 semaines, mais peut-être qu’inconsciemment il était prêt à changer de vie tout court. Au contact du peuple de Tunpim, il vit des choses simples qui le comblent, il vit en communauté où liberté et partage rythment les journées. Ce peuple n’est pas primitif, mais plutôt très bien organisé. Leur vie est simple, faite d’amour, de partage et de liberté.

J’ai fini par m’attacher à ce Pierre qui opère un changement de cap radical dans sa façon d’appréhender la vie. Ses liens avec le peuple de Tunpim sont touchant au point qu’il devra renoncer à une partie de lui-même définitivement.

Il a un lien très particulier avec chacun des personnages importants, Tunpim et Kami le chaman le respecte énormément car ils savent qu’il apportera beaucoup à leur peuple. Avec Gao c’est un autre lien, plus particulier, encore plus touchant; Gao devient son élève et entre eux naît des sentiments forts. J’ai vraiment apprécier l’évolution de leur relation, tout en douceur, pudique, attentive.

Pierre occupe un autre rôle très important au sein du village mais je ne peux pas révéler sous peine de spolier les futurs lecteurs, ce rôle aussi inattendu qu’évident m’a également touché.

Et cette fin, logique, forte qui pousse à la réflexion.

Dans tout les cas, le changement de vie de Pierre bouscule, nous interroge et finalement on se demande et nous ? serions-nous prêt à lâcher cette vie effrénée contre une vie paisible dénuée de tous sentiments de haine, de guerre, de notion d’argent, de consumérisme … jusqu’où irions-nous pour atteindre la paix, le bonheur ?

En Bref :

Un roman agréable, touchant qui pousse effectivement à la réflexion.

Tei Lagan et les conséquences du coeur de Henri Nestière

Titre : Tei Lagan et les conséquences du coeur

Auteur : Henri Nestière

Éditeur : Autoédité

Format : ePub

Nombre de pages : 291 (pdf)

Genre : Historique

 

 

Résumé de l’auteur :

« Je me moque de la justice des hommes, je cherche juste à ce que certains comprennent les conséquences du cœur. »

Bretagne, 1743. Libéré de prison, après avoir été dénoncé pour un vol nullement commis, le petit escrinier que j’étais rentre dans son village pour y apprendre que sa femme et sa fille n’étaient plus, emportées par la récente épidémie de dysenterie.

Que peut-on ressentir dans de tels moments ? Quand j’appris que les élites brestoises avaient laissé débarquer le marquis d’Antin ainsi que ses hommes, alors qu’ils les savaient contagieux, et qu’ils les avaient, de plus, dispersés dans divers hôpitaux, je ne pus que côtoyer le désir de vengeance.

Partant pour Brest, même si mon cœur allait fortement se lier à ma petite Jeanne, devenant autant brigand que bourgeois apprécié, il ne fallait surtout pas s’attendre à ce que ma revanche faiblisse, parce qu’il était hors de question que j’épargne une seule de mes proies… quitte à risquer de me perdre moi-même.

Mon avis :

Je remercie l’auteur, Henri Nestière, de m’avoir proposé son roman, ce fut une belle découverte et un vrai moment de plaisir.

L’histoire :

Tei Lagan est un escrinier (un fabricant d’écrin, de coffres) dans son village. Un jour malchanceux, Tei est emprisonné sur dénonciation. Aucune chance pour lui de prouver son innocence…  Durant 5 années, il est privé de sa famille. Marie sa femme, vient le voir de temps à autre mais cela devient de plus en plus difficile. Sa fille, lui manque comme un trou dans le coeur… Mais voilà le jour béni où sa peine est enfin purgée. Il rentre chez lui, mais le silence et la solitude l’attendent. Sa femme et sa fille ont été emportées par une épidémie de dysenterie.

Alors Tei Lagan, se transforme en vengeance pure, car cette épidémie s’est répandue à cause de nobles peu regardant sur la quantité de victime. En disséminant des hommes contaminés dans plusieurs hôpitaux en vendant leurs habits porteurs du virus…

Les personnages :

Tei Lagan, c’est un homme simple avec beaucoup de bonté cachée dans son coeur, mais la perte de sa famille va le rendre tellement en colère, tellement triste. Qu’il va se transformer en vil manipulateur, contrebandier pour atteindre ceux qui ont contribué à l’épidémie de dysenterie. Il est très habile, très intelligent, personne ne se méfie. Il entre dans la peau de ses personnages qu’il a créé pour arriver à ses fins, il y arrive très bien au point de s’y perdre quelques fois. Mais grâce à la présence de Jeanne, une part de Tei arrive toujours à refaire surface.

Jeanne : C’est une mendiante dont Tei s’est pris en pitié. Il a décidé de la recueillir comme sa fille; et de la sortir de la rue, du mépris et de la mort. Il va forcer le respect à son égard, la vêtir comme une dame respectable, lui enseigner la lecture et être présent auprès d’elle. Elle va devenir sa « petite vie », au fil du temps, Jeanne et Tei se rapprochent comme un père et sa fille. Elle est douce, attentive, attentionnée et surtout jamais dans le jugement.

Le Comte de Langis : Il va devenir un ami très précieux, et enseigner à Tei les manières des bourgeois, de la noblesse. Il lui enseignera le parlé métaphorique des nobles. Au côté du Comte, Tei commence alors sa vengeance, mais il se fera un véritable ami. Quant au Comte, la présence de Tei, aura éloigné ses démons le temps de leurs entrevues et lui aura aussi permis de se sentir utile.

Le Comte Gangel, le Marquis de Guilin, l’Échevin Deloël, le Sieur Charles-Henry de Tromin: Ces personnes de la noblesse, de la bourgeoisie, vont devenir des amis de Tei, sans savoir vraiment, sans connaître le véritable Tei. Ils vont l’introduire dans la société chacun à sa manière, selon leur vanité, leur appât du gain, leur intérêt malsain. Ils ne savent pas encore quelle vengeance terrible ils accueillent dans leur vie…

La plume, le scénario :

Le style d’écriture de l’auteur nous plonge direct dans le 18ème siècle. Le récit est conté par Tei lui-même qui s’exprime comme en son temps. C’est étonnant, et ce n’est nullement dérangeant. Bien au contraire, on se sent proche de Tei, de ce qu’il vit au milieu de ces bourgeois, de ces nobles suffisants. Mais aussi de ses sympathiques amis paysans ou taverniers. C’est un style très beau, très imagé et beaucoup plus vivace qui transforme la lecture presque en film.

Je me suis attachée immédiatement à Tei, peut-être parce qu’il était victime d’abus judiciaire. Que son retour à la maison était triste… malgré sa joie d’être libre et de se rapprocher des deux femmes de sa vie, on sentait que quelque chose n’allait pas… malgré cette joie, la lectrice que je suis, était déjà triste sans savoir… Dans sa vengeance, on ne peut lui en vouloir, car face à ses actes, il reste conscient que c’est mal, mais ils doivent payer. Comme il dit, ils doivent connaître « les conséquences du coeur ». On ne peut pas mépriser la vie des gens juste parce que sa position le permet. Dans son dessein de vengeance, on sent l’homme bon, d’ailleurs il aide Jeanne, Justin et d’autres pour compenser ses actes malsains, il ne se sent pas plus pardonnable pour autant; mais sa bonté ressort de ses personnages manipulateurs.

J’ai suivi avec fébrilité la déchéance de ces assassins, j’avais peur que Tei soit confondu, et enfin le dernier acte de Tei n’est pas si étonnant quand on a appris à connaître cet escrinier de Landudal; ça termine l’idée qu’on se fait du personnage, c’est rassurant et triste à la fois.

En Bref :

L’écriture de Henri Nestière m’a conquise, ce fut une très agréable lecture.

Un récit passionnant, triste, touchant ou réel et imaginaire s’entremêle.

Opération Borodine la 23ème République de Julie Armen

Titre : Opération Borodine la 23ème République

Auteure : Julie Armen

Éditeur : Le Clos Perret sa propre maison d’Édition)

Genre : Contemporain, dystopie

Format : ePub

Poids en Ko : 581

Résumé auteur :

« La création d’un Islam de France n’a pas renforcé la sécurité dans le pays, bien au contraire. Les actes de terrorisme, qui sévissent sur l’ensemble du territoire jusque dans les écoles, amènent le chef de l’État à nommer un proche des Frères musulmans à la tête du gouvernement. Ce dernier impose des mesures allant bien au-delà du « fait religieux » : les femmes n’ont plus le droit de travailler et sont contraintes de porter le niqab ; les homosexuels sont licenciés ; les ennemis du régime pourchassés? Malgré un retour au calme, les arrestations se multiplient. C’est la liberté qu’on muselle. La Russie s’interroge d’autant que ses services secrets ont déjà « déjoué » un faux attentat sur le sol français. La population est dévastée et tente de réagir. Le Kremlin soutient Claire Dubreuil et Fatima Benshaïb qui, bravant tout danger, seront les premières à mettre en place, l’opération Borodine, dont la finalité est de redonner vie au peuple français. Mais n’est-ce pas trop périlleux ? À l’heure où l’on fête le centenaire de la révolution d’Octobre, l’auteur nous fait découvrir une Russie insoupçonnée et les liens d’amitié qui l’unissent à la France. »

Mon avis :

Je remercie Chrissou Ebouquin pour m’avoir proposé ce roman de Julie Armen : Opération Borodine la 23ème République.

L’histoire :

La France est victime de terrorisme et décide de créer un « Islam de France » pour calmer les violentes attaques; mais rien n’y fait. En dernier recours, le Chef de l’État français nomme un homme proche des Frères Musulmans à la tête du gouvernement.

Mais en voulant éradiquer les violences, la France a entraîné son peuple dans une tout autre direction. Celle de l’asservissement des femmes, la chasse aux homosexuels, l’opposition au gouvernement est muselée… De leur contrée lointaine les Russes sont témoins malheureux de la décadence de la France, et décident de réagir, de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour préserver la culture française, de soutenir toute forme de résistance autant sur le point logistique, armement et extraction urgente.

Les personnages :

Claire, Pauline, Viane, Fatima ont décidé d’entrer en résistance pour sauver ceux qu’elles aiment. Elles sont voisines et ensemble elles vont braver les dangers de l’obscurantisme.

Jean-Marc : il est avocat et associé à Fatima, il fait tout ce qu’il peut pour défendre les opprimés du régime avec les lois et surtout il veut aider Fatima car il sous-estime sa force de caractère, son ingéniosité, sa ruse…

Gaétan : lui travaille pour le gouvernement dans un ministère appelé le « Vivre Ensemble », il croit réellement à ces valeurs, il croit que tout est possible, il est convaincu que ce qu’il fait va dans le bon sens pour le peuple français jusqu’à ce qu’il soit confronté violemment à la  réalité : soit le début d’une dictature qui bafoue les droits de certains citoyens au bénéfice des autres, du favoritisme, du prosélytisme, des mensonges politiques…

Dimitri, Arnaud : ils sont rôdés aux sauvetages, aux missions spéciales, au soutien aux populations. Ils s’intègrent dans le groupe de résistance française et lient de profonds sentiments avec certaines résistantes comme Pauline qui tombe sous le charme et Claire qui réitère toujours la même erreur… Ce sont des agents spéciaux, très efficaces.

La plume, le scénario :

Bon honnêtement le sujet m’a dérangée; je me suis dit « ouille » comment je vais chroniquer ce roman, avec cette gêne… Attention à l’amalgame entre les terroristes et l’islam… Bon plusieurs fois dans le roman, des personnages secondaires, expliquent que l’islam ce n’est pas ce que ce régime met en place… Je pense quand même que c’est un sujet sensible, où il faut prendre toutes les précautions pour ne pas faire d’amalgame.

Comment commenter sans faire passer de message négatif ou au contraire pousser à la propagande d’un islam néfaste ? Comment parler juste du roman, de la plume de l’auteure ?

Je l’ai ressenti comme une propagande au début en tout cas, comme une gêne, une petite méfiance… c’est presque caricatural… Alors je me suis dit, c’est un roman et il faut que je reste impartiale. Donc j’ai continué à lire ce récit.

J’ai d’ailleurs beaucoup apprécié le style d’écriture de l’auteure, on plonge très vite dans la vie de ses personnages, dans la vie de ce groupe de voisins qui ont beaucoup de points communs.

Julie Armen nous fait ressentir, cet état d’urgence qui va crescendo et qui débouche sur la fin des libertés et la débandade complète, l’anéantissement d’une nation par le mensonge, le musellement de la presse, la répression de l’opposition, le plan de réforme de l’éducation … Bref l’extinction de tous les points sensibles qui font d’une nation un pays libre.

Arrive en opposition, l’éloge à la Russie, amie de la France qui veut à tout prix préserver la culture de la France, sauver la culture française; j’ai trouvé ce thème caricatural, car oui l’auteure veut nous montrer une autre facette de la Russie en tout cas moins négative que ce qu’on peut voir dans les médias et dans l’Histoire.

Mais dans tous les cas, son point de vue est intéressant.

En mettant de côté ma méfiance et en restant tout à fait impartiale, ce roman fut très agréable. L’évolution des personnages a été très intéressante à suivre.

En Bref :

Malgré un bémol sur le sujet brûlant, je me suis prise à ma lecture que j’ai appréciée au fil des pages.

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Omertà de Clara Lamarca

Titre : Omertà

Auteure : Clara Lamarca

Éditeur : Autoédité

Genre : Jeunesse

Sujet traités : Adolescence, l’amour, l’amitié, le harcèlement, les préjugés…

Nombre de pages : 397 broché et 615Ko PDF

Sorti le : 13 juillet 2017

Coup de Cœur

Fiche Bibliomania

4ème de couverture :

« Le lycée. L’adolescence, le temps du premier amour. Sara et Sam se croisent alors qu’ils n’espèrent plus rien. Elle essaie de digérer le décès de son père, resté irrésolu, et les moqueries de ses camarades de lycée. Lui cherche à trouver son identité, une voix, même lorsque personne ne semble l’écouter. Ils se trouvent et se comprennent. Ensemble, ils essaieront de briser les barrières qui les empêchent d’être ceux qu’ils sont vraiment. Car rien ne les retiendra plus : pas même les autres. »

Mon avis :

Merci à l’auteure Clara Lamarca pour m’avoir fait confiance en me confiant la lecture de son premier roman. Une découverte bouleversante ❤

L’histoire :

Sara est le souffre douleur d’une bande d’adolescent depuis le collège et ça continue au lycée. Elle subit sans rien dire, elle s’arrange de cette vie insupportable. Son père est mort, sa mère est inconsolable et donc Sara se retrouve seule avec ses problèmes. Elle n’a pas d’amis, personne ne veut faire partie du clan des loosers.

Sam fait sa première rentrée dans le lycée d’Anviers, ses parents ont eu la géniale idée de déménager de Paris… Il est plutôt beau gosse, et attire sur lui l’envie féminine. Les mecs le trouve cool. Donc tout est ok. Sauf que lui subit sa vie, il fait semblant d’être cool, d’être heureux, d’être enjoué… mais en réalité, il est blasé, blasé, blasé…

Sara et Sam ne font pas partie du même monde. Ils ne devraient pas se parler. Mais la nature est ainsi faite et personne n’y peut rien.

Rien ni personne ne résiste aux élans du coeur.

Ensemble, ils vont essayer de se reconstruire, d’abattre les préjugés.

Les personnages :

Sara est une jeune fille rousse, plantureuse que les autres appellent si gentiment « la Grosse ». Elle est détestée pour ce qu’elle représente, elle est mise au ban des moins que rien, parce qu’elle dérange, elle gêne … A cause de ça elle subit toutes les humiliations possibles sans rien dire. Mais un jour trop c’est trop et elle n’arrive plus à supporter. Son père est mort, sa mère végète car elle ne peut plus avancer dans la vie sans son mari… Donc Sara subit et protège sa mère d’un nouveau drame… Quand elle aperçoit Sam, elle se dit tout de suite que ce n’est pas un mec pour elle, elle ne mérite pas ce genre de personne…

Sam, c’est le mec de 18 ans, cool, sympa avec tout le monde, tombant les filles comme il veut. Il est sûr de lui et n’a peur de rien… Enfin ça c’est la façade qu’il affiche pour tout le monde. En réalité, il est blasé, la vie l’ennuie, les gens l’ennuient, rien ni personne ne trouve grâce à ses yeux. Enfin jusqu’à l’entrée remarquée de Sara qui lui met la tête à l’envers et lui fait perdre ses repères.

Les harceleurs : Une bande de moins que rien de différents horizons qui pour cacher leur misère sociale s’acharne sur leur victime avec tellement de haine…

Les spectateurs : Ceux qui ne sont pas d’accord avec ce qui se passe devant leurs yeux mais qui préfèrent ne rien dire pour se préserver, ou par lâcheté pour ne surtout pas finir dans le camp des loosers.

La plume, le scénario :

La plume de l’auteur m’a happé dès les premières lignes et en général c’est vraiment bon signe. Il m’a fallu beaucoup de courage et la batterie déchargée de ma tablette pour quitter le récit les premières heures de lecture.

La vie de Sara est décrite avec beaucoup de prévenance, pas de voyeurisme. C’est un constat, triste mais réel. On s’attache très facilement à Sara. Contrairement au fait qu’elle subisse d’innombrables humiliations, c’est une battante mais pour qu’elle le découvre elle-même, il a fallu Sam.

Le passage de l’enfant à l’âge adulte est souvent pavé de difficultés, certains subissent plus que d’autre. La construction de soi, face aux parents, face à la société, face à ses camarades avec les codes, la mode, le paraître… et être à un détail près différent vous met tout de suite en danger, sur le fil du rasoir, côté loosers ou côté populaire. Et savoir gérer ces situations très compliquées demande beaucoup d’énergie et de lucidité. Quand en plus la vie ne vous épargne pas… c’est la descente aux enfers par les autres, pour les autres.

L’histoire de Sara et Sam est décrite avec beaucoup de douceur, de chaleur, de véracité. On est là, à côté d’eux et on est pris dans leur tourbillon de sentiments. Ce n’est absolument pas mièvre, c’est authentique !

Bien-sûr, le premier amour est abordé de façon tellement poétique, qu’on en vient à jalouser cette explosion de ressentis. C’est tellement beau. Cet amour vient à être la chose la plus importante de la vie, l’école, le bac, les études supérieures, tout ça ne compte plus. C’est le présent qui compte avec cet amour qui durera toujours.

Et puis, il y a les décisions compliquées, les situations non-réfléchies… on a mal avec les personnages. L’auteur a ce don de faire ressentir ce que vit ses personnages à ses lecteurs. Plusieurs fois, je me suis mise silencieusement à pleurer, tellement c’était beau, tellement les situations étaient triste, difficile trop intense. Merci Clara Lamarca pour toutes ces émotions !

Le harcèlement est abordé de façon très juste, bien-sûr les élèves se retrouvent souvent, très souvent seuls face à leurs harceleurs et les institutions ne peuvent rien pour eux, les institutions ne sont pas armées contre ce déferlement de bêtises, d’ignominie. Les adultes ne prennent pas assez aux sérieux ces situations insoutenables en tout cas pas avant le drame, l’accident. Et les harceleurs sont puissant, ils savent que personne ne leur fera jamais rien, ils ne paieront pas pour leurs tortures, leur bassesse. Peut-être qu’à force d’en parler, ces situations diminueront et disparaîtront. Alors il faut continuer et pas lâcher.

En Bref :

Un premier roman très talentueux ! Une histoire prenante, des personnages adorables, d’autres tout à fait détestable.

Avec cette lecture, je suis passée par toutes les émotions ! Un grand merci à Clara Lamarca !!

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