Isulka la Mageresse, tome 2 : la Vieille Alliance de Dorian LAKE

Titre : Isulka la Mageresse

Tome 2 : La Vieille Alliance

Auteur : Dorian LAKE

Éditeur : Noir d’Absinthe

Genre : Victorian Fantasy

Format : Epub

Nombre de pages : 190

Fiche Bibliomania

 

Résumé de l’auteur :

« Au nom de la Vieille Alliance, qui unit la France et l’Écosse depuis l’époque de William Wallace et Robert the Bruce, Isulka, mageresse de cabaret, et Scipione, spadassin vénitien, sont appelés au cœur des Highlands pour lutter contre une ancienne malédiction…

Quelque part entre victorian fantasy, cape et épée et mythes pictes, laissez-vous entraîner dans la suite des aventures d’Isulka et de Scipione. »

Mon avis :

*** ATTENTION SPOILERS (peut-être) ***

Je fais toujours attention de ne pas trop dévoiler la trame du récit mais ça peut arriver alors si c’est le cas j’en suis désolée, et ceux qui n’ont pas encore lu Isulka la Mageresse, tome 1 : La pierre d’Isis =>> Qu’est ce que vous attendez ?!?

Merci à l’auteur, Dorian Lake, d’avoir pensé à moi pour ce tome 2 d’Isulka la Mageresse !

L’histoire :

Isulka s’est installée à Paris et présente des spectacles de vraie magie. Ce soir, alors qu’elle se produit au Chat Noir; Une mystérieuse étrangère la cherche au nom de la Vieille Alliance.  Un malédiction semble s’épanouir sur les Highlands, et Isulka est la dernière chance de Deirdré pour vaincre cette sombre magie qui menace de couvrir l’Écosse de brume tueuse.

Alors qu’Isulka est poursuivie par la police de Montmartre, elle accepte par défaut d’aider Deirdré Calloway. Dans leur fuite, elle tombe nez à nez avec Scipione et Aslin. Les deux compères étaient en train de philosopher sur un duel qui a mal tourné… Scipione est donc également poursuivi par la police…

Ainsi commence leur nouvelle aventure. Les fugitifs réussissent à trouver une échappatoire et quitte la France entre 4 planches (véridique!)

Deirdré les entraîne dans ses Highlands brumeux et dangereux; Isulka et Scipione sont loin de s’imaginer quel adversaire ils vont affronter, ni même que leur venue était très attendue.

Les personnages :

Isulka ne cache plus sa magie, et vit de ses représentations. Elle reste une femme déterminée, courageuse, indépendante et peut-être maintenant résignée à son sort… Elle a toujours des problèmes avec la police car elle vivote de fraude, et fréquente des gens pas toujours honnêtes. Bref c’est toute sa vie.

Scipione manipule sa rapière et sa dague toujours aussi virtuosement bien. il n’a pas encore réussi à retourner dans son Italie… Étant poursuivi par la police, il est de ce fait entraîner dans l’aventure qu’Isulka a accepté par défaut… Il tient toujours à elle mais c’est un grand amoureux, il n’est pas insensible au charme de l’écossaise.

Deirdré a parcouru beaucoup de kilomètres pour trouver Isulka, la seule à son avis à pouvoir l’aider à vaincre la malédiction de son pays… elle est mystérieuse, et quand elle arrive en Écosse son comportement change, elle semble plus pressée, plus intéressée. Elle est séduite par Scipione et se rapproche de lui de façon très équivoque. Elle semble forte, courageuse voir fougueuse pour avoir défié ses frères afin de courir le monde à la recherche d’un Mage. On sent une femme de pouvoir sous ses traits angéliques…

La Plume, le Scénario :

Quel plaisir de retrouver Isulka dans une nouvelle aventure, et quelle aventure !

Cette fois, Isulka nous emmène en Écosse se frotter aux mythes Pictes (sans mauvais jeux de mots 😉 si peut-être…) Elle garde des traces indélébiles de sa première aventure au Caire mais elle est toujours aussi déterminée à aider. Son passage chez les Pictes est déroutant, elle-même ne s’attendait pas à cette expérience entre deux mondes.

Je ne veux pas trop révéler de détails sinon ça gâcherait la suite de la lecture, mais ça me démange.

L’écriture de l’auteur est toujours aussi prenante, on passe d’un monde à l’autre ce qui pour moi maintient un dynamisme agréable et nous emmène très rapidement à la dernière page, j’adore ce type de rythme.

Isulka et Scipione entretiennent toujours une relation ambiguë, elle n’aime pas le voir avec d’autres femmes et lui s’inquiète de ne plus jamais la revoir.

Ils combattent chacun d’un côté d’un monde, pour finalement s’apercevoir qui ont été happés dans un complot magique très puissant.

Et comme toujours la fin laisse notre imagination partir vers d’autres horizons et on attend les prochaines aventures d’Isulka !

En Bref :

Merci encore à Dorian LAKE, l’auteur, de m’avoir permise d’assouvir ma curiosité 😉

Un très agréable moment de lecture; et l’envie de continuer à suivre Isulka.

Petit oubli !! La couverture est tout simplement superbe !!!

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Merci de Christel Gibilaro

Titre : MERCI

Auteure : Christel Gibilaro

Éditeur : autotédité

Format : ePub

Poids : 770 Ko

Nombre de pages : 66

Genre : Contemporain

Fiche Bibliomania

Résumé de l’auteur :

« Un livre ça peut servir à plein de choses.

S’évader. Apprendre. S’émouvoir. Voyager. Vivre d’autres vies. Et tellement d’autres encore…

Ce livre est un livre qui dit merci.

Offrez le à la personne qui vous a rendu service ou soutenu (e). Offrez à un inconnu, à un proche, un collègue, à cette drôle de personne qui vous dévisage dans la glace tous les matins.

La gratitude est un cadeau qui rend la vie plus douce. Pour ma part, j’ai écrit ce livre pour vous dire merci à vous.

Merci de me faire vivre de mon rêve d’écriture. Les autres mercis sont à l’intérieur. »

Mon avis :

MERCI à l’auteure Christel Gibilaro et à Chrissou Ebouquin pour m’avoir donné l’occasion de lire ce petit concentré de lumière, d’espoir mais également de réalité.

Juste un petit point sur la couverture : Pourquoi des femmes nues ? aucune idée, peut-être l’auteur pourra répondre elle-même à cette question ? mais en tout cas cette couverture est très artistique, très belle !

Ce recueil est composé de 14 nouvelles, 14 poèmes devrais-je dire. Si on me demandait de choisir entre toutes ces nouvelles j’avoue que mon coeur pencherait vers « le passage »pour la lumière qui se dégage de ce texte, mais aussi « le thé magique » là c’est pour cette douceur qu’on ressent, le doux souvenir du passé, ou encore « NON » pour le sursaut, pour la lutte pour la bienveillance à protéger ou encore « la danseuse triste »pour l’héritage et son importance…je pourrais continuer ainsi jusqu’à 14…

Bien évidemment toutes ces nouvelles ont résonné, en moi, d’une façon particulière. Chacun de ces poèmes apportent la lumière sur l’humanité, sur des sujets beaucoup plus actuels comme le harcèlement, le racisme. Mais c’est aussi un petit concentré d’espoir, d’émotion.

Chaque lecteur peut s’approprier, à mon avis, ces nouvelles, car chacun dans sa vie a eu cette drôle de sensation qui s’exhale de ces textes.

Après chacun des récits, l’auteure appose une petite note pour dire son « merci » et explique la naissance de ce texte. J’ai trouvé ça très sympa, très courageux de partager avec son lecteur ses confidences, car il s’agit bien de cela 🙂

Certains de ces textes sont abruptes, cyniques, comme le premier texte dont la fin est percutante, pour nous faire sursauter ou tout simplement parce que certains actes révoltent l’auteure et c’est cette transmission d’émotions, de sensations que j’ai vraiment appréciées. Alors Christel Gibilaro : MERCI !

Je ne vais pas trop m’attarder car à force je vais spolier et le plus intéressant c’est quand même de découvrir soi-même ce que provoque ce recueil 😉

Alors n’hésitez pas, ce livre fait du bien !

En Bref :

Ce qu’il reste de ma lecture ? de l’espoir, de la douceur, une pointe de détermination, une pointe de révolte mais surtout beaucoup de lumière ❤

Merci beaucoup Chrissou Ebouquin !

Merci encore Christel Gililaro

The Irregular at Magic High School de Tsutomu Sato

Titre : The Irregular at Magic High School

Auteur : Tsutomu Sato

Éditeur : Ofelbe

Genre : Fantazy

Nombre de pages : 414

Fiche Bibliomania

 

 

4ème de couverture :

« En 2095, trente ans après l’intervention des magiciens qui mirent fin à la Troisième Guerre mondiale, la magie, autrefois fruit des mythes et légendes, est devenue une technologie courante tout comme les pouvoirs qu’elle procure.
Tatsuya Shiba et sa jeune soeur Miyuki ont tous deux rejoint la plus prestigieuse de toutes les écoles de magie, mais si l’un est relégué au rang des élèves les moins doués, l’autre est considérée comme un véritable prodige.
Alors qu’ils ne rêvent que d’une scolarité sans histoire, les conspirations et les menaces pesant sur l’académie les forceront à agir ! »

Mon avis :

L’histoire :

Tatsuya et Miyuki Shiba sont reçu tous les deux dans le meilleur lycée de magie. A une différence prêt, Miyuki a réussi tous ses examens théorie et pratique, mais son frère a raté la pratique, néanmoins il intègre quand même ce lycée car ses résultats sont excellents mais il ne bénéficiera pas de l’accompagnement d’un professeur. Il fait partie de cet ensemble de lycée accepté en seconde catégorie : Les Graines (termes officieux).

Cette discrimination ne le gène en rien, il sait ce qu’il vaut et il vient se perfectionner en pratique de la magie et surtout il accompagne sa soeur.

Autant Miyuki est déjà promu représentante des nouveaux élèves, autant son frère est dénigré…

Mais lors d’une échauffourée, il est obligé d’intervenir et montre à quel point il est doué même s’il a un déficit en pratique de la magie. Il est alors recruté dans le comité de discipline…

Alors qu’ils avaient décidé tous les deux de passer une scolarité paisible, leur aventure commence sur les chapeaux de roue.

Les personnages :

Tatsuya Shiba : Il est mystérieux; on sait qu’il a raté son examen pratique de magie, mais qu’il est excellent dans tout le reste. Il préserve sa soeur comme un bijou dans un coffret. Il est très tendre avec elle, très protecteur. Sa relation avec sa soeur est ambiguë, bizarre… Il se lie d’amitié avec Leo, Mizuki, Erika. Par contre il se méfie de la Présidente des élèves, il ne comprend pas trop son fonctionnement.

Il est plutôt du genre « mec blasé », qui ne fête pas forcément sa victoire, il est tout en retenue.

Miyuki Shiba : c’est la petite soeur de Tatsuya, elle vénère son frère et ne tolère pas qu’il soit sous estimé. Elle aurait tendance à ce mettre en colère et ne plus rien contrôler, heureusement Tatsuya est toujours là pour la canaliser. Son comportement vis à vis de son frère est trouble, ambiguë, elle l’aime follement mais serait-ce un amour fraternel exclusif ou bien plus que ça ? A chaque contact avec son frère, elle s’apaise.

Les amis des Shiba :Mizuki, Leo et Erika sont des personnages intéressants car l’auteur dévoile petit à petit leur capacités, enfin il évoque leur capacité juste assez pour nous donner l’eau à la bouche.

L’autre catégorie de personnages est plus ambivalente, ils font partie de l’élite et considère Tatsuya comme une Graine mais après avoir vu sa façon de régler un conflit, ils commencent à reconnaître ses capacités. Mayumi d’abord puis Mari sont des responsables représentant les élèves surtout les Fleurs au début… Puis elles commencent à comprendre l’intérêt d’intégrer Tatsuya dans leur équipe.

La Plume, le scénario :

Je vais d’abord parler des illustrations qui sont superbes et donne une touche sympa au roman 🙂

L’intrigue se place en douceur, lentement. L’auteur soulève le voile du mystère petit à petit. Juste assez pour nous donner envie de continuer. On comprend vite que Tatsuya est bien plus qu’un élève de second cursus. Son intelligence, son entraînement est intrigant. Par contre lui ne fait pas de cas de cette puissance, il est très humble, il ne s’affiche pas; d’ailleurs il chercherai plutôt à ne pas se faire voir… c’est mystérieux : Que cache t-il ?

Sa petite soeur est ultra puissante également  mais ne fait pas l’étalage de ces capacités non plus, elle s’en sert quand c’est utile ou quand elle ne maîtrise pas sa colère, son ressentiment.

L’auteur a d’ailleurs choisi d’établir entre ces deux là, une relation ambiguë, ils s’aiment énormément, se défendent l’un l’autre et se voue une vénération différente mais qui revient au même… Quand est-il vraiment de leur sentiments ? et pourquoi des frères et sœurs agissent-ils comme ça ?

Un petit bémol (qui n’en est pas un) dans l’histoire, qui m’a freiné au début et qui est devenu nécessaire après, enfin j’en ai compris la nécessité : c’est la description des CAD !! Rhoooooo qu’est-ce que je galérai au début, c’était pas intéressant pour moi, ça me cassait mon histoire et puis rapidement j’ai compris qu’il fallait en savoir plus sur ces CAD pour bien comprendre comment fonctionne la magie de Miyuki et Tatsuya ainsi que celle des autres.

Pour faire évoluer doucement ses personnages, l’auteur a introduit un complot contre le mode d’instruction en place. Cette discrimination entre les personnes ayant des capacités naturelles de magie, ceux qui doivent travailler pour arriver à un niveau convenable et ceux qui sont malheureusement dépourvu de toutes capacités magiques. Ce fossé créant ainsi une rébellion parmi ceux qui n’ont pas été gâtés par la nature…

J’ai terminé ce tome avec l’envie de savoir qui était réellement Tatsuya et Miyuki et comment aller évoluer leur relation et également comment allaient-ils gérer les futurs complots maintenant qu’ils s’étaient un peu dévoilés… Quel rôle ont-ils dans ce monde magique ?

En Bref :

Une lecture passionnante ! Je serais bien tentée par le tome 2 🙂

Shikanoko, Livres 1: l’enfant du Cerf de Lian Hearn

Titre : Shikanoko

Livre 1 : L’enfant du Cerf

Auteur : Lian Hearn

Traducteur : Philippe Giraudon

Editeur : Gallimard

Genre : Jeunesse, Fantasy

Nombre de pages : 336

Sorti le 3 janvier 2017

Fiche Bibliomania

4ème de couverture :

« Aux sources du Clan des Otori… Une épopée fantastique dans un Japon médiéval fascinant.

Laissé pour mort dans la montagne, le jeune Shikanoko trouve refuge chez un sorcier qui lui fabrique un masque aux immenses pouvoirs magiques. Il devient «l’Enfant du Cerf». Il parlera aux fantômes et aux esprits protecteurs, il apprendra des hommes et des femmes les plus puissants, il connaîtra le raffinement, l’amour et les sentiments les plus purs, mais aussi la bestialité, la cruauté et les machinations politiques… »

Mon avis :

L’histoire :

Le jeune Kazumaru est la proie de son oncle qui cherche à obtenir le pouvoir sur le domaine de Kumayama et la seule façon d’y parvenir c’est de tuer l’héritier. Lors d’une pseudo chasse où Kazumaru devait mourir accidentellement, un cerf s’interpose et sauve Kazumaru, mais son oncle le laisse pour mort dans la forêt. Le jeune trouve refuge chez un sorcier qui le soigne et lui fabrique avec de la sorcellerie un masque très particulier, il va devenir « L’enfant du cerf » = Shikanoko. Ce masque lui confère des pouvoirs de plus en plus fort mais aussi de plus en plus sombre. Il va se retrouver au milieu d’une guerre de clan et il n’aura d’autre choix que de se plier pour apprendre à apprivoiser son masque …

Les personnages :

Shikanoko : Un jeune homme lucide, qui sait faire face à la mort, de nombreuses fois mais apparemment elle n’est pas prête à l’emmener. Il va connaitre l’exil, la réclusion puis il fera face à ses peurs et s’opposera à ce masque qui le transforme en monstre ! Il va défier les grands de ce monde pour accomplir sa propre destinée.

Sesshin : c’est un vieux sage qui accompagne le seigneur Kiyoyori. Shikanoko va être amené à l’aider à survivre. Ce qui lui offre en retour nous est encore mystérieux.

Shizoku : C’est le sorcier d la montagne, celui qui a recueilli Shikanoko pour faire de lui l’enfant du cerf.

Dame Tora : on ne sait pas beaucoup de chose sur elle, juste qu’elle est au bandit de la montagne mais il semblerait qu’elle soit aussi une sorcière de mèche avec Shizoku… elle séduit les hommes pour obtenir quelque chose dont on ne connaît encore pas l’objectif final.

Aki : la princesse de l’automne est là pour protéger le jeune empereur, le cacher. Son chemin va hélas croiser celui de Shikanoko dans un mauvais moment mais elle va lui permettre de se libérer de son masque.

La Plume, le Scénario :

C’est un récit agréable romantico-médiavéval sur fond d’orient bien sûr.

L’auteure nous plonge dans un monde oriental, avec des traditions différentes des nôtres, des valeurs autres. Et elle y ajoute une pointe de sorcellerie, et de vieilles croyances.

Le pouvoir est présent de bout en bout du récit. Tout est question de pouvoir. Le masque veut prendre pouvoir de Shikanoko et le rendre bestial. Les seigneurs de chaque clan s’agitent pour savoir qui va prendre le pouvoir car l’empereur se meurt et son héritier , un jeune prince, est une cible quasi morte et le second héritier un tout jeune enfant va devoir affronter la vie extérieure s’il veut survivre. Chaque grand seigneur cherche une alliance avec d’autres pour retourner la situation et prendre de force le pouvoir.

Les femmes ont un rôle tout à fait secondaire, mais elles sont déterminantes dans les évènements. Elles sont des accélérateurs... mais elles sont victimes aussi et doivent comploter sous couvert pour regagner le pouvoir.

Chaque femme va aider un homme ou faire périr un homme… mais à chaque fois elles se retrouvent dans une situation malsaine et font avancer le récit dans un sens ou dans l’autre.

Je n’ai pas lu du tout le clan des Otori et bien maintenant ce roman m’a donné envie de m’y intéresser de près.

En Bref :

Une épopée qui commence dans le tumulte et le sang ! Ce récit promet des tomes palpitants pour la suite !!

Caraval de Stephanie Garber

Titre : Caraval

Auteur : Stephanie Garber

Éditeur : Bayard

Genre : Jeunesse

Nombre de pages : 479

Sorti le 8 février 2017

Fiche Bibliomania

Discussion Livraddict

4ème de couverture :

« Attention, ne vous laissez pas trop prendre au jeu… »

Mon avis :

L’histoire :

Scarlett et Tella vivent sur une île avec un père despotique et violent. Scarlett doit bientôt se marier avec un inconnu que lui a choisi son père. Elle voit là une occasion de se défaire de l’emprise de son père. Depuis de nombreuses années, elle rêve de faire venir le grand spectacle de Caraval sur son île, mais dit-on il ne passe jamais deux fois au même endroit. Ces lettres restent mortes jusqu’au jour où elle annonce au grand maître son mariage. Et là contre toute attente, elle reçoit trois invitations à Caraval situé à 2 jours de son île. Scarlett et Tella n’ont pas le même point de vue mais elles vont finalement se retrouver au milieu du grand spectacle de Caraval !

Les personnages :

Scarlett : C’est l’aînée, elle a juré de toujours protéger sa soeur, quoi qu’il lui en coûte. elle pense que son futur mariage va les mettre à l’abri de son père despotique et donc même si elle doit sacrifier ses idéaux rien n’est plus important que leur sécurité. Elle doute beaucoup, son père s’est chargé de lui faire ressentir ce sentiment d’impuissance, de faiblesse mais sa soeur est beaucoup plus importante que tout ça.

Tella : c’est la cadette, elle est révoltée, espiègle, insouciante et ne pense qu’à une chose : libérer sa soeur du joug de son père et l’empêcher de se marier avec un homme qu’elle ne connaît pas. Elle fonce tête baissée, mais elle a une telle foi en sa grande soeur qu’elle sait que Scarlett sera toujours là pour elle.

Julian : c’est un marin qui a séduit Tella ou a été séduit d’ailleurs. C’est leur billet de sortie de leur île prison pour le grand spectacle de Caraval ! Il est mystérieux, énervant, égoïste et arriviste. Il ne fait les choses que si elles lui apportent un quelconque bénéfice. Il est un peu détestable quand même … Mais il permet à Scarlett, par la force, de se sauver de l’île paternelle.

Une multitude de personnages colorés, haut en couleur plein de charme et de maléfices vont graviter autour de Scarlett pour l’aider ou au contraire l’induire en erreur et l’amener à la folie… mais je ne ferais pas l’inventaire de ses personnages tous très intéressant mais gare aux spoilers !

La Plume, le Scénario :

Je me suis lancée au hasard dans ce livre, je l’ai vu certes partout dans les forums sans jamais m’attarder sur les avis, puis je l’ai pris à la médiathèque où je travaille.

On entre dans la vie de Scarlett par une correspondance épistolaire à sens unique… Scarlett envoie des missives au grand maître Légende de Caraval. Mais malheureusement, ses courriers restent lettres mortes… Jusqu’au jour où elle reçoit une invitation pour trois.

On entre dans la peau de Scarlett très facilement. On peut comprendre ses réticences, ses motivations… tout est très bien expliqué par l’auteure.

Scarlett entre dans Caraval comme on entre dans un monde magique, épineux et maléfique… car ses peurs sont tellement fortes qu’elles fanent le jeu, qu’elles le travestissent… mais une fois prise au dépourvu et n’ayant plus de choix possible, un monde merveilleux et dangereux s’ouvre à Scarlett !

Attention, l’auteur ne cesse de le répéter ce n’est qu’un jeu « rien ici n’est réel, tout n’est qu’illusion… », tout au long du récit plusieurs personnages ne cessent de répéter cette sorte de mantra à Scarlett. Le jeu est puissant mais il faut garder à l’esprit que cela reste un jeu.

Scarlett est un peu énervante quand elle ne voit pas le danger qui est devant son nez… elle est tellement préoccupée à retrouver sa soeur. Elle a peur, mais elle reste droite et se motive sans arrêt quand l’angoisse est trop forte et qu’elle risque de l’emmener elle se ressaisit en pensant à sauver sa soeur.

L’auteure décrit les émotions que ressent Scarlett avec beaucoup de magie. Le fait que Scarlett voit les émotions des autres en couleur, et ressent aussi les odeurs de ses émotions. Ces descriptions disséminées partout dans le récit offre une petite touche de magie romantique et dangereuse.

On ressent cette magie illusionniste, qui se fane à l’aube quand le jour semble naître. Caraval s’endort pour mieux renaître la nuit où presque tout est permis (petite parenthèse : cela m’a fait penser à film animé « Le voyage de Chihiro » de Hayao Miyasaki)

Tout le jeu repose sur des indices, sur une énigme à résoudre qui aboutit à un souhait 🙂 Qui n’a pas rêvé de participer à un tel jeu ?!? Certes l’enjeu est plus que motivant et fait peur mais c’est tellement excitant !!

C’est aussi l’occasion pour Scarlett d’être formée ou initiée. Sortir du cocon paternel pour découvrir qui elle est vraiment et surtout de quoi elle est capable.

  1. elle est séparée de sa soeur
  2. elle se retrouve, seule ou plutôt accompagnée d’un marin en qui elle n’a nullement confiance, qui va l’amener au bout d’elle même.
  3. elle va découvrir qui elle est vraiment et va grandir et pouvoir affirmer ce qu’elle gardait depuis si longtemps au fond d’elle même !

Ce récit jeunesse est d’une incroyable richesse, mais attention pour lire ce livre, il faut avoir gardé au moins un petit bout de son âme d’enfant !

En Bref :

Bon il me reste tout un tas de questions sans réponses … MAIS

J’ai été conquise et ce retournement de situation tout à la fin de l’histoire ! WOW !!! Je veux lire la suite !!!

Chroniques Merveilleuses, tome 1 : La flèche du Scythe de Sébastien MORGAN

la-fleche-du-scytheTitre : Chroniques Merveilleuses

Tome 1 : La Flèche du Scythe

Auteur : Sébastien MORGAN

Éditeur : Auto-édité

Genre : Fantazy

Nombre de pages : 262

Fiche Bibliomania

4ème de couverture :

« IIIe siècle après JC, l’Empire Romain est assiégé de toute part. Chaque jour, les peuples barbares resserrent un peu plus leur étau. Des rumeurs font état d’une alliance possible entre les peuples goths autour du descendant d’Arminius, célèbre vainqueur des légions lors de la bataille de Teutobourg. Yares, un auxiliaire scythe est envoyé pour trouver et assassiner ce nouveau roi barbare. En s’avançant dans la grande forêt, l’éclaireur va réveiller de sombres forces. »

Mon avis :

Merci beaucoup à l’auteur Sébastien MORGAN pour m’avoir fait découvrir sa plume 🙂

L’histoire :

Yares un auxiliaire Scythe est envoyé en mission dangereuse étouffer la montée en puissance des peuples Goths. Pour éviter toute alliance, les éclaireurs Scythes sont envoyé assassiner ce nouveau roi Goth. Seulement Yares et ses hommes ont réveillé la rage de forces noires. Elles le poursuivront jusqu’à l’affrontement final ! Soucieux de mettre sa famille à l’abri du besoin, Yares fait tout ce qu’il peut pour plaire à ses supérieurs. Ses missions sont menées avec brio.

Dans un même temps sa femme et son fils se languissent de son retour. Mercurius agacé de cette absence, cumule les entourloupes et devient vraiment doué. Mais un jour il tombe sur plus fort, plus vicieux que lui et sa vie et celle de sa famille sera à jamais changée.

Rome est dans de fastes temps et fête ses 1000 ans d’existence dans des jeux sanglants, des orgies, des beuveries, des exécutions spectaculaires… Bref l’empereur Philipe l’Arabe doit conjuguer entre le faste et la guerre contre les Goths. Yares se montre en précieux soldat et surtout dévoué à son empereur.

Les Personnages :

Yares : Il est le centurion des éclaireurs dans l’armée romaine. C’est le meilleur des archers de toutes l’armée. Il exécute ses missions avec dévouement aidé de ses hommes qui lui sont tous fidèles. Il se mesure à la sorcière de la forêt, cette vipère qui a essayé de construire une alliance entre les peuples Goth. Mais depuis sa rencontre avec Alara, il n’a de cesse de la traquer, craignant pour la vie de sa famille et l’avenir de Rome. C’est un très bon soldat qui aspire être reconnu comme un citoyen véritable romain, mais l’intégration est difficile. Il ne perd pas espoir et ne ménage pas ses efforts pour y arriver.

Alara : C’est une sorcière alliée des Goths ennemis de Rome. Elle fait appel à des forces sombres pour construire une alliance entre les peuples Goths, seule solution pour les amener à la victoire. Mais c’était sans compter sur Yares… Dès leur rencontre, elle n’aura de cesse de le tourmenter pour l’amener à l’affrontement final …

Gaïus Tarquini : C’est un romain pure souche issu d’une des plus anciennes familles de Rome. Il a de grandes aspirations pour sa fille et son fils. Ses enfants doivent porter encore loin le flambeau de la famille Tarquini, le hisser encore plus haut, vers l’empereur ! C’est un être froid et calculateur. Il n’est soucieux que de sa position sociale dont il abuse violemment et n’hésite à tuer pour arriver à ses fins ou éliminer ce qui le dérange.

Mercurius : C’est le fils de Yares. Il est impulsif. Il enrage de l’absence de son père et excelle en entourloupes. Seulement un jour il tombe sur une famille de patricien qu’il aurait mieux fait d’éviter… Malgré tout ce dégage de lui, beaucoup de force, de courage et de détermination.

La plume, le scénario :

« Chronique Merveilleuses, tome 1 : La flèche du Scythe » est le premier roman de Sébastien MORGAN et c’est une belle réussite !

L’écriture de l’auteur est très agréable et emmène de suite le lecteur dans son aventure. L’empire romain est une période de l’histoire passionnante et quand elle est mêlée de fantasy c’est encore mieux !

Yares m’a tout de suite été sympathique et je me suis accrochée à lui tout au long de ce récit. Ces faits d’arme, sa loyauté, son envie de mettre sa famille à l’abri du besoin, de la protéger, son envie de devenir un citoyen romain reconnu est tellement profonde et presque inaccessible et ça il semble en être conscient mais il persiste, sa détermination est vraiment remarquable. L’armée romaine l’envoie dans des missions très dangereuses et c’est au cours de l’une d’elle que sa vie va être bousculée. Face à Alara la sorcière, il ne faiblira pas et la traquera jusqu’au bout, il en va de la survie de sa famille et en même temps c’est un danger à anéantir pour l’empire romain.

Ce mélange de fantazy était très agréable, on se retrouve dans l’armée romaine et on apprend que l’empereur possède des griffons. Dans l’une des aventures de Yares, il est passionnant d’apprendre quel lien entretien un griffon avec son cavalier attitré.

Dans un endroit du récit on apprend également l’existence d’autres monstres légendaires qui seront peut-être décisif dans la grande bataille contre les Goths.

Chaque Partie ou Chant est divisé en plus petit chapitre où l’auteur s’amuse (en tout cas c’est l’impression que ça m’a donné 🙂 ) à tourmenter le lecteur. Chaque petit chapitre saute de l’histoire d’un personnage à l’histoire d’un autre et du coup cette façon de faire est addictive car on ne peut pas s’arrêter de lire, il faut qu’on sache ce qu’il se passe pour l’un ou l’autre… bref vous l’aurez compris j’étais captivée par ce récit 🙂

Petite modif du 6 février 🙂

J’allais oublié faut absolument lire ce roman aussi parce que la fin est à tomber !!! NON MAIS C’EST QUOI CETTE FIN !! Bon je me re-saisie 😀

En Bref :

Une lecture passionnante, mêlant l’empire romain à la fantasy avec bon goût  !

Encore merci à l’auteur Sébastien MORGAN pour ce moment de lecture plus qu’agréable !!

je-lis-des-auto-edites

 

Dracaenars, Tome 1 : Le silence des dragons de Alizée Villemin

draecanars-t1Titre : Dracaenars

Tome 1 : Le silence des dragons

Auteure : Alizée Villemin

Éditeur : Editions Lune Écarlate

Genre : Fantazy

Nombre de pages : 162 pages au format epub

Sorti le 17 septembre 2016

Fiche Bibliomania

Résumé auteure :

« Lorsqu’une fille d’aubergiste fougueuse et sans le sou découvre un artefact aussi ancien que mystérieux ; lorsqu’une jeune noble délicate, en quête d’amour-propre, part à la recherche d’un peuple éteint depuis des siècles… Alors peut-être tout n’est-il pas perdu ? Peut-être réussiront-elles à mettre fin au Silence des Dragons… »

Mon avis :

Tout d’abord merci à Livraddict de m’avoir fait confiance à nouveau, à l’auteure Alizée Villemin et aux Editions Lune Écarlate

L’histoire :

L’histoire commence par Maëlys, fille d’un aubergiste alcoolique. Elle est résignée, sa vie ne lui plaît pas, elle ne veut pas finir comme sa mère aigrie par une vie terne. Elle est pleine d’entrain et de plus en plus songe à échapper à ce sort peu attrayant. Dans un autre royaume, Elenn est brimée car elle est rondelette, ne supportant plus les railleries de ses frères et les commentaires désobligeant des autres personnes la côtoyant… elle décide de partir à la recherche d’un peuple disparu. La détermination de ces jeunes femmes réussira t-elle à sauver le monde…

Les personnages :

Maëlys : Fille d’un aubergiste, dans une taverne puante et très loin de son fastueux passé. Cette jeune fille fougueuse se meure dans ce trou fréquenté par des hommes avides, alcooliques et peu recommandables. Mais comme sa mère, elle ne rechigne pas à la tâche et aide de son mieux. Mais dans ses rêves les plus fous, elle s’enfuie de ce monde terne pour courir l’aventure et faire de sa vie ce qu’elle veut. Au détour d’un souterrain, loin en profondeur, elle découvre un artefact très ancien. C’est la chance de sa vie, elle n’a plus le choix elle doit partir.

Faor, le père de Maëlys : Il est cet aubergiste, embué du matin au soir par l’alcool mais qui inspire encore du respect. En effet il est aussi un vétéran de l’Armée Obsidienne. Il protège sa fille, autant qu’il le peut de la malveillance des hommes… Maëlys est son joyau.

Elenn est une jeune femme rondelette, pas très belle d’après ses dires… elle est blonde aux yeux bleus et dénote parmi ses frères tous brun. Ils la jugent inutile et incapable. Un jour, prise d’une détermination sans faille, elle quitte son château pour courir l’aventure à la recherche d’un peuple perdu, ce qui lui vaut les railleries de sa famille qui ne croit pas du tout en elle… Elle traverse une période douloureuse et pleine de doute mais finalement sa détermination ne faiblit pas.

Bien sûr il y a d’autres personnages très important pour la suite de l’histoire, mais au risque de spolier, je m’arrêterai là pour les personnages 😉

La plume, le scénario :

Le récit oscille entre le point de vue sur Maëlys et celui d’Elenn pour un peu près trois tiers de l’histoire. Je trouve que cette façon d’écrire est très accrocheuse. En tout cas sur moi ça marche direct. En effet dès qu’on a terminé le chapitre sur Maëlys, on arrive sur celui d’Elenn mais on a encore en tête l’histoire de Maëlys… Donc on a envie de vite retourner dans ce qui ce passe du côté de Maëlys et vice-versa.  Et à un peu plus de la moitié du récit on est pris dans les lignes d’écriture et l’histoire s’écoule d’elle-même jusqu’à la fin. Ces femmes , ces filles vivent une aventure passionnante.

Pour Elenn ça relève plus d’un parcourt initiatique, où elle doit se trouver, se prouver aussi,  se découvrir, avoir confiance en elle et ses capacités. Rabaissée depuis sa plus tendre enfance, obligée de croire qu’elle n’est utile à personne. Toute ces années d’embrigadement ont la peau dures mais Elenn décide de sortir de sa zone de confort pour se confronter à la réalité et prouver à tous ceux qui la dédaignent qu’elle peut être utile et qu’elle n’est pas stupide.

Pour Maëlys, elle essaie plus de fuir une vie toutes tracée et morne remplie d’ennuis et de rancœur… Mariée à un homme rustre qu’elle n’aimera pas et obligée de lui obéir jusqu’à la fin de ses jours… et reprendre l’auberge crasseuse de ses parents, à essuyer ces mêmes comptoirs crasseux jusqu’à la fin de sa vie. En trouvant l’artefact, Maëlys trouve enfin le moment, l’excuse pour partir, fuir son village pour courir le monde et surtout s’éloigner le plus possible de chez elle… malgré que ça lui fende le coeur de laisser ses parents, mais ils ne peuvent rien pour elle… Aussi à son départ, elle aura une surprise de taille !!

Arriveront-elles avec leur détermination à mettre fin à ce Silence des Dragons ?

Tous les personnages dans cette histoire sont important, et intéressant à suivre, voir leur évolution. Mais je n’en parlerai pas, je ne veux pas spolier. Ce roman est captivant, alors tentez cette lecture sans tarder !!

En Bref :

Une très belle découverte ! Un univers génial et passionnant.

Merci encore à Livraddict, à Alizée Villemin l’auteure, et aux éditions Lune Écarlate pour ce très bon moment de lecture !!