Shikanoko, Livres 1: l’enfant du Cerf de Lian Hearn

Titre : Shikanoko

Livre 1 : L’enfant du Cerf

Auteur : Lian Hearn

Traducteur : Philippe Giraudon

Editeur : Gallimard

Genre : Jeunesse, Fantasy

Nombre de pages : 336

Sorti le 3 janvier 2017

Fiche Bibliomania

4ème de couverture :

« Aux sources du Clan des Otori… Une épopée fantastique dans un Japon médiéval fascinant.

Laissé pour mort dans la montagne, le jeune Shikanoko trouve refuge chez un sorcier qui lui fabrique un masque aux immenses pouvoirs magiques. Il devient «l’Enfant du Cerf». Il parlera aux fantômes et aux esprits protecteurs, il apprendra des hommes et des femmes les plus puissants, il connaîtra le raffinement, l’amour et les sentiments les plus purs, mais aussi la bestialité, la cruauté et les machinations politiques… »

Mon avis :

L’histoire :

Le jeune Kazumaru est la proie de son oncle qui cherche à obtenir le pouvoir sur le domaine de Kumayama et la seule façon d’y parvenir c’est de tuer l’héritier. Lors d’une pseudo chasse où Kazumaru devait mourir accidentellement, un cerf s’interpose et sauve Kazumaru, mais son oncle le laisse pour mort dans la forêt. Le jeune trouve refuge chez un sorcier qui le soigne et lui fabrique avec de la sorcellerie un masque très particulier, il va devenir « L’enfant du cerf » = Shikanoko. Ce masque lui confère des pouvoirs de plus en plus fort mais aussi de plus en plus sombre. Il va se retrouver au milieu d’une guerre de clan et il n’aura d’autre choix que de se plier pour apprendre à apprivoiser son masque …

Les personnages :

Shikanoko : Un jeune homme lucide, qui sait faire face à la mort, de nombreuses fois mais apparemment elle n’est pas prête à l’emmener. Il va connaitre l’exil, la réclusion puis il fera face à ses peurs et s’opposera à ce masque qui le transforme en monstre ! Il va défier les grands de ce monde pour accomplir sa propre destinée.

Sesshin : c’est un vieux sage qui accompagne le seigneur Kiyoyori. Shikanoko va être amené à l’aider à survivre. Ce qui lui offre en retour nous est encore mystérieux.

Shizoku : C’est le sorcier d la montagne, celui qui a recueilli Shikanoko pour faire de lui l’enfant du cerf.

Dame Tora : on ne sait pas beaucoup de chose sur elle, juste qu’elle est au bandit de la montagne mais il semblerait qu’elle soit aussi une sorcière de mèche avec Shizoku… elle séduit les hommes pour obtenir quelque chose dont on ne connaît encore pas l’objectif final.

Aki : la princesse de l’automne est là pour protéger le jeune empereur, le cacher. Son chemin va hélas croiser celui de Shikanoko dans un mauvais moment mais elle va lui permettre de se libérer de son masque.

La Plume, le Scénario :

C’est un récit agréable romantico-médiavéval sur fond d’orient bien sûr.

L’auteure nous plonge dans un monde oriental, avec des traditions différentes des nôtres, des valeurs autres. Et elle y ajoute une pointe de sorcellerie, et de vieilles croyances.

Le pouvoir est présent de bout en bout du récit. Tout est question de pouvoir. Le masque veut prendre pouvoir de Shikanoko et le rendre bestial. Les seigneurs de chaque clan s’agitent pour savoir qui va prendre le pouvoir car l’empereur se meurt et son héritier , un jeune prince, est une cible quasi morte et le second héritier un tout jeune enfant va devoir affronter la vie extérieure s’il veut survivre. Chaque grand seigneur cherche une alliance avec d’autres pour retourner la situation et prendre de force le pouvoir.

Les femmes ont un rôle tout à fait secondaire, mais elles sont déterminantes dans les évènements. Elles sont des accélérateurs... mais elles sont victimes aussi et doivent comploter sous couvert pour regagner le pouvoir.

Chaque femme va aider un homme ou faire périr un homme… mais à chaque fois elles se retrouvent dans une situation malsaine et font avancer le récit dans un sens ou dans l’autre.

Je n’ai pas lu du tout le clan des Otori et bien maintenant ce roman m’a donné envie de m’y intéresser de près.

En Bref :

Une épopée qui commence dans le tumulte et le sang ! Ce récit promet des tomes palpitants pour la suite !!

Caraval de Stephanie Garber

Titre : Caraval

Auteur : Stephanie Garber

Éditeur : Bayard

Genre : Jeunesse

Nombre de pages : 479

Sorti le 8 février 2017

Fiche Bibliomania

Discussion Livraddict

4ème de couverture :

« Attention, ne vous laissez pas trop prendre au jeu… »

Mon avis :

L’histoire :

Scarlett et Tella vivent sur une île avec un père despotique et violent. Scarlett doit bientôt se marier avec un inconnu que lui a choisi son père. Elle voit là une occasion de se défaire de l’emprise de son père. Depuis de nombreuses années, elle rêve de faire venir le grand spectacle de Caraval sur son île, mais dit-on il ne passe jamais deux fois au même endroit. Ces lettres restent mortes jusqu’au jour où elle annonce au grand maître son mariage. Et là contre toute attente, elle reçoit trois invitations à Caraval situé à 2 jours de son île. Scarlett et Tella n’ont pas le même point de vue mais elles vont finalement se retrouver au milieu du grand spectacle de Caraval !

Les personnages :

Scarlett : C’est l’aînée, elle a juré de toujours protéger sa soeur, quoi qu’il lui en coûte. elle pense que son futur mariage va les mettre à l’abri de son père despotique et donc même si elle doit sacrifier ses idéaux rien n’est plus important que leur sécurité. Elle doute beaucoup, son père s’est chargé de lui faire ressentir ce sentiment d’impuissance, de faiblesse mais sa soeur est beaucoup plus importante que tout ça.

Tella : c’est la cadette, elle est révoltée, espiègle, insouciante et ne pense qu’à une chose : libérer sa soeur du joug de son père et l’empêcher de se marier avec un homme qu’elle ne connaît pas. Elle fonce tête baissée, mais elle a une telle foi en sa grande soeur qu’elle sait que Scarlett sera toujours là pour elle.

Julian : c’est un marin qui a séduit Tella ou a été séduit d’ailleurs. C’est leur billet de sortie de leur île prison pour le grand spectacle de Caraval ! Il est mystérieux, énervant, égoïste et arriviste. Il ne fait les choses que si elles lui apportent un quelconque bénéfice. Il est un peu détestable quand même … Mais il permet à Scarlett, par la force, de se sauver de l’île paternelle.

Une multitude de personnages colorés, haut en couleur plein de charme et de maléfices vont graviter autour de Scarlett pour l’aider ou au contraire l’induire en erreur et l’amener à la folie… mais je ne ferais pas l’inventaire de ses personnages tous très intéressant mais gare aux spoilers !

La Plume, le Scénario :

Je me suis lancée au hasard dans ce livre, je l’ai vu certes partout dans les forums sans jamais m’attarder sur les avis, puis je l’ai pris à la médiathèque où je travaille.

On entre dans la vie de Scarlett par une correspondance épistolaire à sens unique… Scarlett envoie des missives au grand maître Légende de Caraval. Mais malheureusement, ses courriers restent lettres mortes… Jusqu’au jour où elle reçoit une invitation pour trois.

On entre dans la peau de Scarlett très facilement. On peut comprendre ses réticences, ses motivations… tout est très bien expliqué par l’auteure.

Scarlett entre dans Caraval comme on entre dans un monde magique, épineux et maléfique… car ses peurs sont tellement fortes qu’elles fanent le jeu, qu’elles le travestissent… mais une fois prise au dépourvu et n’ayant plus de choix possible, un monde merveilleux et dangereux s’ouvre à Scarlett !

Attention, l’auteur ne cesse de le répéter ce n’est qu’un jeu « rien ici n’est réel, tout n’est qu’illusion… », tout au long du récit plusieurs personnages ne cessent de répéter cette sorte de mantra à Scarlett. Le jeu est puissant mais il faut garder à l’esprit que cela reste un jeu.

Scarlett est un peu énervante quand elle ne voit pas le danger qui est devant son nez… elle est tellement préoccupée à retrouver sa soeur. Elle a peur, mais elle reste droite et se motive sans arrêt quand l’angoisse est trop forte et qu’elle risque de l’emmener elle se ressaisit en pensant à sauver sa soeur.

L’auteure décrit les émotions que ressent Scarlett avec beaucoup de magie. Le fait que Scarlett voit les émotions des autres en couleur, et ressent aussi les odeurs de ses émotions. Ces descriptions disséminées partout dans le récit offre une petite touche de magie romantique et dangereuse.

On ressent cette magie illusionniste, qui se fane à l’aube quand le jour semble naître. Caraval s’endort pour mieux renaître la nuit où presque tout est permis (petite parenthèse : cela m’a fait penser à film animé « Le voyage de Chihiro » de Hayao Miyasaki)

Tout le jeu repose sur des indices, sur une énigme à résoudre qui aboutit à un souhait 🙂 Qui n’a pas rêvé de participer à un tel jeu ?!? Certes l’enjeu est plus que motivant et fait peur mais c’est tellement excitant !!

C’est aussi l’occasion pour Scarlett d’être formée ou initiée. Sortir du cocon paternel pour découvrir qui elle est vraiment et surtout de quoi elle est capable.

  1. elle est séparée de sa soeur
  2. elle se retrouve, seule ou plutôt accompagnée d’un marin en qui elle n’a nullement confiance, qui va l’amener au bout d’elle même.
  3. elle va découvrir qui elle est vraiment et va grandir et pouvoir affirmer ce qu’elle gardait depuis si longtemps au fond d’elle même !

Ce récit jeunesse est d’une incroyable richesse, mais attention pour lire ce livre, il faut avoir gardé au moins un petit bout de son âme d’enfant !

En Bref :

Bon il me reste tout un tas de questions sans réponses … MAIS

J’ai été conquise et ce retournement de situation tout à la fin de l’histoire ! WOW !!! Je veux lire la suite !!!

Chroniques Merveilleuses, tome 1 : La flèche du Scythe de Sébastien MORGAN

la-fleche-du-scytheTitre : Chroniques Merveilleuses

Tome 1 : La Flèche du Scythe

Auteur : Sébastien MORGAN

Éditeur : Auto-édité

Genre : Fantazy

Nombre de pages : 262

Fiche Bibliomania

4ème de couverture :

« IIIe siècle après JC, l’Empire Romain est assiégé de toute part. Chaque jour, les peuples barbares resserrent un peu plus leur étau. Des rumeurs font état d’une alliance possible entre les peuples goths autour du descendant d’Arminius, célèbre vainqueur des légions lors de la bataille de Teutobourg. Yares, un auxiliaire scythe est envoyé pour trouver et assassiner ce nouveau roi barbare. En s’avançant dans la grande forêt, l’éclaireur va réveiller de sombres forces. »

Mon avis :

Merci beaucoup à l’auteur Sébastien MORGAN pour m’avoir fait découvrir sa plume 🙂

L’histoire :

Yares un auxiliaire Scythe est envoyé en mission dangereuse étouffer la montée en puissance des peuples Goths. Pour éviter toute alliance, les éclaireurs Scythes sont envoyé assassiner ce nouveau roi Goth. Seulement Yares et ses hommes ont réveillé la rage de forces noires. Elles le poursuivront jusqu’à l’affrontement final ! Soucieux de mettre sa famille à l’abri du besoin, Yares fait tout ce qu’il peut pour plaire à ses supérieurs. Ses missions sont menées avec brio.

Dans un même temps sa femme et son fils se languissent de son retour. Mercurius agacé de cette absence, cumule les entourloupes et devient vraiment doué. Mais un jour il tombe sur plus fort, plus vicieux que lui et sa vie et celle de sa famille sera à jamais changée.

Rome est dans de fastes temps et fête ses 1000 ans d’existence dans des jeux sanglants, des orgies, des beuveries, des exécutions spectaculaires… Bref l’empereur Philipe l’Arabe doit conjuguer entre le faste et la guerre contre les Goths. Yares se montre en précieux soldat et surtout dévoué à son empereur.

Les Personnages :

Yares : Il est le centurion des éclaireurs dans l’armée romaine. C’est le meilleur des archers de toutes l’armée. Il exécute ses missions avec dévouement aidé de ses hommes qui lui sont tous fidèles. Il se mesure à la sorcière de la forêt, cette vipère qui a essayé de construire une alliance entre les peuples Goth. Mais depuis sa rencontre avec Alara, il n’a de cesse de la traquer, craignant pour la vie de sa famille et l’avenir de Rome. C’est un très bon soldat qui aspire être reconnu comme un citoyen véritable romain, mais l’intégration est difficile. Il ne perd pas espoir et ne ménage pas ses efforts pour y arriver.

Alara : C’est une sorcière alliée des Goths ennemis de Rome. Elle fait appel à des forces sombres pour construire une alliance entre les peuples Goths, seule solution pour les amener à la victoire. Mais c’était sans compter sur Yares… Dès leur rencontre, elle n’aura de cesse de le tourmenter pour l’amener à l’affrontement final …

Gaïus Tarquini : C’est un romain pure souche issu d’une des plus anciennes familles de Rome. Il a de grandes aspirations pour sa fille et son fils. Ses enfants doivent porter encore loin le flambeau de la famille Tarquini, le hisser encore plus haut, vers l’empereur ! C’est un être froid et calculateur. Il n’est soucieux que de sa position sociale dont il abuse violemment et n’hésite à tuer pour arriver à ses fins ou éliminer ce qui le dérange.

Mercurius : C’est le fils de Yares. Il est impulsif. Il enrage de l’absence de son père et excelle en entourloupes. Seulement un jour il tombe sur une famille de patricien qu’il aurait mieux fait d’éviter… Malgré tout ce dégage de lui, beaucoup de force, de courage et de détermination.

La plume, le scénario :

« Chronique Merveilleuses, tome 1 : La flèche du Scythe » est le premier roman de Sébastien MORGAN et c’est une belle réussite !

L’écriture de l’auteur est très agréable et emmène de suite le lecteur dans son aventure. L’empire romain est une période de l’histoire passionnante et quand elle est mêlée de fantasy c’est encore mieux !

Yares m’a tout de suite été sympathique et je me suis accrochée à lui tout au long de ce récit. Ces faits d’arme, sa loyauté, son envie de mettre sa famille à l’abri du besoin, de la protéger, son envie de devenir un citoyen romain reconnu est tellement profonde et presque inaccessible et ça il semble en être conscient mais il persiste, sa détermination est vraiment remarquable. L’armée romaine l’envoie dans des missions très dangereuses et c’est au cours de l’une d’elle que sa vie va être bousculée. Face à Alara la sorcière, il ne faiblira pas et la traquera jusqu’au bout, il en va de la survie de sa famille et en même temps c’est un danger à anéantir pour l’empire romain.

Ce mélange de fantazy était très agréable, on se retrouve dans l’armée romaine et on apprend que l’empereur possède des griffons. Dans l’une des aventures de Yares, il est passionnant d’apprendre quel lien entretien un griffon avec son cavalier attitré.

Dans un endroit du récit on apprend également l’existence d’autres monstres légendaires qui seront peut-être décisif dans la grande bataille contre les Goths.

Chaque Partie ou Chant est divisé en plus petit chapitre où l’auteur s’amuse (en tout cas c’est l’impression que ça m’a donné 🙂 ) à tourmenter le lecteur. Chaque petit chapitre saute de l’histoire d’un personnage à l’histoire d’un autre et du coup cette façon de faire est addictive car on ne peut pas s’arrêter de lire, il faut qu’on sache ce qu’il se passe pour l’un ou l’autre… bref vous l’aurez compris j’étais captivée par ce récit 🙂

Petite modif du 6 février 🙂

J’allais oublié faut absolument lire ce roman aussi parce que la fin est à tomber !!! NON MAIS C’EST QUOI CETTE FIN !! Bon je me re-saisie 😀

En Bref :

Une lecture passionnante, mêlant l’empire romain à la fantasy avec bon goût  !

Encore merci à l’auteur Sébastien MORGAN pour ce moment de lecture plus qu’agréable !!

 

Dracaenars, Tome 1 : Le silence des dragons de Alizée Villemin

draecanars-t1Titre : Dracaenars

Tome 1 : Le silence des dragons

Auteure : Alizée Villemin

Éditeur : Editions Lune Écarlate

Genre : Fantazy

Nombre de pages : 162 pages au format epub

Sorti le 17 septembre 2016

Fiche Bibliomania

Résumé auteure :

« Lorsqu’une fille d’aubergiste fougueuse et sans le sou découvre un artefact aussi ancien que mystérieux ; lorsqu’une jeune noble délicate, en quête d’amour-propre, part à la recherche d’un peuple éteint depuis des siècles… Alors peut-être tout n’est-il pas perdu ? Peut-être réussiront-elles à mettre fin au Silence des Dragons… »

Mon avis :

Tout d’abord merci à Livraddict de m’avoir fait confiance à nouveau, à l’auteure Alizée Villemin et aux Editions Lune Écarlate

L’histoire :

L’histoire commence par Maëlys, fille d’un aubergiste alcoolique. Elle est résignée, sa vie ne lui plaît pas, elle ne veut pas finir comme sa mère aigrie par une vie terne. Elle est pleine d’entrain et de plus en plus songe à échapper à ce sort peu attrayant. Dans un autre royaume, Elenn est brimée car elle est rondelette, ne supportant plus les railleries de ses frères et les commentaires désobligeant des autres personnes la côtoyant… elle décide de partir à la recherche d’un peuple disparu. La détermination de ces jeunes femmes réussira t-elle à sauver le monde…

Les personnages :

Maëlys : Fille d’un aubergiste, dans une taverne puante et très loin de son fastueux passé. Cette jeune fille fougueuse se meure dans ce trou fréquenté par des hommes avides, alcooliques et peu recommandables. Mais comme sa mère, elle ne rechigne pas à la tâche et aide de son mieux. Mais dans ses rêves les plus fous, elle s’enfuie de ce monde terne pour courir l’aventure et faire de sa vie ce qu’elle veut. Au détour d’un souterrain, loin en profondeur, elle découvre un artefact très ancien. C’est la chance de sa vie, elle n’a plus le choix elle doit partir.

Faor, le père de Maëlys : Il est cet aubergiste, embué du matin au soir par l’alcool mais qui inspire encore du respect. En effet il est aussi un vétéran de l’Armée Obsidienne. Il protège sa fille, autant qu’il le peut de la malveillance des hommes… Maëlys est son joyau.

Elenn est une jeune femme rondelette, pas très belle d’après ses dires… elle est blonde aux yeux bleus et dénote parmi ses frères tous brun. Ils la jugent inutile et incapable. Un jour, prise d’une détermination sans faille, elle quitte son château pour courir l’aventure à la recherche d’un peuple perdu, ce qui lui vaut les railleries de sa famille qui ne croit pas du tout en elle… Elle traverse une période douloureuse et pleine de doute mais finalement sa détermination ne faiblit pas.

Bien sûr il y a d’autres personnages très important pour la suite de l’histoire, mais au risque de spolier, je m’arrêterai là pour les personnages 😉

La plume, le scénario :

Le récit oscille entre le point de vue sur Maëlys et celui d’Elenn pour un peu près trois tiers de l’histoire. Je trouve que cette façon d’écrire est très accrocheuse. En tout cas sur moi ça marche direct. En effet dès qu’on a terminé le chapitre sur Maëlys, on arrive sur celui d’Elenn mais on a encore en tête l’histoire de Maëlys… Donc on a envie de vite retourner dans ce qui ce passe du côté de Maëlys et vice-versa.  Et à un peu plus de la moitié du récit on est pris dans les lignes d’écriture et l’histoire s’écoule d’elle-même jusqu’à la fin. Ces femmes , ces filles vivent une aventure passionnante.

Pour Elenn ça relève plus d’un parcourt initiatique, où elle doit se trouver, se prouver aussi,  se découvrir, avoir confiance en elle et ses capacités. Rabaissée depuis sa plus tendre enfance, obligée de croire qu’elle n’est utile à personne. Toute ces années d’embrigadement ont la peau dures mais Elenn décide de sortir de sa zone de confort pour se confronter à la réalité et prouver à tous ceux qui la dédaignent qu’elle peut être utile et qu’elle n’est pas stupide.

Pour Maëlys, elle essaie plus de fuir une vie toutes tracée et morne remplie d’ennuis et de rancœur… Mariée à un homme rustre qu’elle n’aimera pas et obligée de lui obéir jusqu’à la fin de ses jours… et reprendre l’auberge crasseuse de ses parents, à essuyer ces mêmes comptoirs crasseux jusqu’à la fin de sa vie. En trouvant l’artefact, Maëlys trouve enfin le moment, l’excuse pour partir, fuir son village pour courir le monde et surtout s’éloigner le plus possible de chez elle… malgré que ça lui fende le coeur de laisser ses parents, mais ils ne peuvent rien pour elle… Aussi à son départ, elle aura une surprise de taille !!

Arriveront-elles avec leur détermination à mettre fin à ce Silence des Dragons ?

Tous les personnages dans cette histoire sont important, et intéressant à suivre, voir leur évolution. Mais je n’en parlerai pas, je ne veux pas spolier. Ce roman est captivant, alors tentez cette lecture sans tarder !!

En Bref :

Une très belle découverte ! Un univers génial et passionnant.

Merci encore à Livraddict, à Alizée Villemin l’auteure, et aux éditions Lune Écarlate pour ce très bon moment de lecture !!

Rebelle du Désert d’Alwyn Hamilton

rebelle-du-desert-t1Titre : Rebelle du Désert T1

Auteure : Alwyn Hamilton

Traductrice :Hélène Zylberait

Éditeur : Pocket Jeunesse

Genre : Fantazy, Romance, Jeunesse

Nombre de pages : 284

Sorti le 1er septembre 2016

4ème de couverture :

« Le destin du désert repose entre ses mains.

Prisonnière d’une vie étouffante au coeur du désert, Amani n’aurait jamais imaginé galoper un jour sur un cheval fantastique, en compagnie d’un fugitif recherché pour trahison. Elle ne se serait jamais doutée non plus qu’elle en tomberait amoureuse… ni qu’elle l’aiderait à mener la résistance contre le sultan. »

Mon avis :

L’histoire :

Amani s’enfuit de chez son oncle pour participer à un tournoi de tir dont elle se sait capable de gagner à condition que personne ne découvre qu’elle est une femme. C’est là-bas qu’elle rencontre Jin, un excellent tireur d’ailleurs… Il est étranger à son monde et elle le remarque tout de suite…

De déconvenues en déconvenues, Amani est amené à fuir sa ville Dustwalk sur une monture fantastique et sauvée par le bel étranger.

Elle qui rêvait de rejoindre Izman, la ville où sa vie changerait d’après sa mère, la voilà embarquée dans un mouvement de destitution du sultan tyrannique !

Elle ne soupçonne pas encore de quoi elle est capable, mais bientôt ça s’imposera à elle-même comme une évidence…

Les personnages :

Amani : c’est une jeune femme rebelle, désobéissante et très douée avec des armes à feu. Elle est hébergée par son oncle qui aimerait bien l’épouser car une femme aussi délurée qu’elle, ne doit pas rester sans un mari pour la mater !! Elle a les yeux bleus, c’est ce handicap qui a dénoncé sa mère d’adultère et lui a valu la peine de mort … Mais Amani a un rêve, celui de quitter Dustwalk pour Izman. Pour ça elle doit gagner le tournoi de tir à Deadshot, un endroit mal famé… Elle est courageuse et volontaire, elle n’hésite pas à risquer sa vie pour se libérer de ces carcans archaïques…

Jin : Un très bel étranger venu tenter sa chance au tir à Deadshot… mais pas que… il semblerait qu’il soit poursuivi pour trahison. Il va tout faire pour s’évader de Dustwalk et du coup il va sauver la vie de la belle aux yeux bleus (Amani). Malgré ses réticences à l’aider à rejoindre Izman, il finit par céder mais le destin en a décidé autrement …

D’autre personnages secondaires vont servir de tremplin pour aider ou empêcher Amani à s’échapper de Dustwalk.

La Plume, Le scénario :

Le récit est à la première personne et ça nous plonge direct dans l’action. Amani est à Deadshot et on comprend bien qu’elle n’a pas le droit et qu’elle s’est enfouie de chez son oncle. Elle est obligée de cacher qu’elle est une femme car sinon elle n’est rien. La femme doit garder les yeux baissés et rester aux tâches ménagères qui lui incombe. Rhoooooo la la ça m’a hérissé le poil, cette condition rétrograde de la femme !!! Mais malgré cette non considération de la femme, Amani se rebelle et ne veut pas suivre la tradition c’est à dire épouser un homme qu’elle n’aime pas et surtout plus vieux qui ne fera qu’abuser d’elle sans scrupule…

Amani semble très douée au maniement des armes à feu, mais un contretemps l’empêche de gagner le premier prix… un fâcheux contretemps. Mais elle n’est plus seule, car le destin a décidé que Jin, le bel étranger, serai toujours sur son chemin… Même s’il est contre le fait de voyager jusqu’à Izman, même s’il essaie de l’en dissuader… Il finira par céder. Mais ils ne sont pas au bout de leur peine, et leur aventure va les conduire là où ils ne s’attendaient pas.

J’ai bien aimé cette introduction d’êtres fantastiques comme les bouraqs (vous saurez si vous lisez ce roman 😉 ), mais aussi de Djinn, des démons manipulateurs s’accouplant avec des humaines pour créer des demi-djinn (autre appellation dans l’histoire mais là encore vous devrez lire si vous voulez savoir 😉 )

Une écriture agréable et bien traduite. Dynamique dû à l’utilisation de la première personne par Amani l’héroïne. Des rebondissements qui ne laissent pas le lecteur se reposer sur ses lauriers. Des péripéties fantastiques pour les empêcher d’aller là où ils veulent. Bref j’ai vraiment passé un très bon moment 🙂

En Bref :

Une aventure dans le désert tout à fait dépaysante et passionnante !!!

Les Egériades, T1 : 393 Résidence Avalon de Corinne Guitteaud

les-egeriades-1Titre : Les Egériades

Tome 1 : 393 Résidence Avalon

Auteure : Corinne Guitteaud

Éditeur : Les Editions Voy'[el]

Genre : Fantazy

Nombre de pages : 246

Sorti le 22/12/2014

4ème de couverture :

« Et si Lancelot n’était jamais revenu du Val sans retour, le destin des Pendragon en aurait-il été changé ? Tout commence le jour où Iris Morgenstern devient la locataire du 393 de la Résidence Avalon. Elle ignore alors que l’appartement ouvre sur un autre monde peuplé par les personnages de nos contes et de nos légendes et qu’elle est appelée à devenir la nouvelle Égéria. D’abord effrayée par l’ampleur de cette tâche, Iris se laisse peu à peu séduire par les créatures qui attendent d’elle qu’elle les guide dans leur combat contre Morgane la Fay : Agrippine, la licorne fanfaronne, Nahimana, la belle Algonquine, Robin des bois, le Prince des Voleurs, Athénor, le vieux dragon, et surtout Merlin l’Enchanteur. Face à eux, les Manitous, alliés de la sorcière, ne leur épargneront aucune épreuve, à commencer par les abominables wendigos. Et dans l’ombre, les Muses attendent leur heure dans la Cité de l’Éternel Été. »

Mon avis :

L’histoire :

Iris n’en croit pas ses yeux, elle va devenir locataire d’un magnifique appartement qui en plus est très bien situé. Mais elle est loin de se douter qu’elle ne sera pas toute seule à y habiter, enfin qu’il y aura du passage dans son futur petit nid. Son appartement est en fait un portail vers un monde peuplé de nos héros légendaires de contes traditionnels. Un monde plein de magie. Elle bascule d’un seul coup dans la légende du roi Arthur et son rôle est très important, elle va devoir défendre sa vie, ses amis, et le monde magique face aux Muses impitoyables et tyranniques. Mais elle ne sera pas seule à accomplir cette tâche, Merlin l’enchanteur, Robin de Locksley, Agrippine la licorne et Athénor le vieux dragon et plein d’autres personnages vont tous œuvrer pour la réussite de la mission d’Iris, la nouvelle Egéria.

Les personnages :

Iris Morgenstern est une jeune enseignante qui aide les personnes en difficulté à mieux s’insérer, à apprendre la langue du pays qui les accueille. Elle a plusieurs groupes en charge, sa motivation est toujours très solide. Quand elle se retrouve face à un étranger dans son appartement, elle croit avoir affaire à un cambrioleur, puis quand Merlin lui explique la situation, elle se dit qu’elle a affaire à un dingue et petit à petit elle se laisse entraîner dans cette histoire et devient même l’héroïne, la sauveuse… alors qu’elle pense ne pas posséder le talent requis pour être ce genre de personnes, les autres personnages vont s’acharner à lui prouver qu’elle est très importante et qu’avec ses actions elle peut sauver leur monde et le sien. Elle reste malgré tout de bonne composition, car elle se laisse entraîner dans cette bataille non pas sans peur mais avec courage et détermination. Autour d’elle une licorne, un vieux dragon et plein de Légende vont lutter coûte que coûte !

Merlin l’enchanteur, il se doute qui est Iris et tente de lui faire revenir les souvenirs. Il est très manipulateur et rentre souvent en conflit avec Iris malgré une attirance certainemaladroit et déterminé à sauver son monde, il déroute souvent Iris. Il est le premier personnage magique à entrer en contact avec Iris, non sans mal 😀 . Il va se battre à ses côtés quoi qu’il lui en coûte, le monde magique prévaut sur ses sentiments.

Lancelot, apparemment détourné de son destin, il erre dans le monde d’Iris à la recherche du portail pour rentrer chez lui. Malheureusement il se laisse guider par sa vengeance et ne fait pas toujours les bons choix…

Agrippine, c’est la magnifique licorne qui décide d’aider Iris dans sa quête. Elle est un peu hautaine et ses manières sont pour le moins hilarante par moment.

Athénor, le vieux dragon qui a juré fidélité à Egéria semble dévoué à Iris la nouvelle Egéria et sera toujours présent au côté de la détentrice d’Excalibur.

Ce livre regorge de personnages tous plus intéressants les uns que les autres, c’est un festival et on est absolument pas perdu, c’est un vrai bonheur !

La plume, le scénario :

J’ai d’abord été attiré par la couverture tout à fait originale, j’ai donc continué en lisant le résumé en 4ème de couverture qui a achevé de me convaincre !

Les légendes arthuriennes, mais pas que… Ce genre de dystopie, et si tel évènement n’était pas arrivé ? J’adore les revisitations de conte à la sauce folie 🙂

Le petit point qui me plait, comme d’habitude, c’est ce début de roman ancré dans la réalité : une jeune femme est sur le point de signé son contrat de location pour l’appart de ses rêves, rien de plus réel… mais doucement ou plutôt brutalement notre héroïne bascule dans le fantastique avec l’arrivée de non moins célèbre Merlin l’enchanteur dans sa chambre !!

L’auteur reprend à sa sauce les contes traditionnels sur les légendes arthuriennes en changeant la destinée d’un personnage et donnant de l’importance à des Muses qui ont détourné des règles à leur seul profit… La vie quotidienne quoi ! Quand quelqu’un a trop de puissance dans ses mains il finit par céder au doux chant du pouvoir et à le détourner pour son propre compte … Bref sauf que là le monde de la magie et le monde réel d’Iris risque d’être anéanti… C’est alors que commence la quête d’Iris accompagnée de ses fidèles amis.

Ce récit était captivant, tant par l’écriture fluide et agréable que par l’idée de revisiter la légende du roi Arthur !

En Bref :

une lecture passionnante !

La Pierre d’Isis, T1: Isulka la Mageresse de Dorian Lake

la-pierre-disisTitre : La Pierre d’Isis

Tome 1 : Isulka la Mageresse

Auteur : Dorian Lake

Illustration couverture : Virginie Carquin

Édition : Lune Écarlate Éditions

Collection : Lune Mécanique

Genre : Fantazy

Nombre de pages : 206

Sorti le 20 septembre 2016

4ème de couverture :

« Isulka est une mageresse marginale, un peu vénale, mais surtout très endettée, vivotant en donnant des spectacles de magie dans des cabarets parisiens. Scipione est un spadassin vénitien comme on n’en fait plus, un reliquat du passé exilé de la Sérénissime, trahi par ses pairs et en quête de Vendetta.

Recrutés par un employeur anglais pour subtiliser une bague qu’on lui aurait dérobée, la mission se révèle sous un tout autre jour lorsqu’ils découvrent la valeur réelle et symbolique du joyau. Plus question pour Isulka et Scipione de travailler à prix bradés. L’appât du gain les mènera de Paris au Caire, de coups bas en coupe-gorges, une course-poursuite s’engageant entre les protagonistes, des espions, des criminels et une inquiétante secte égyptienne… »

Mon avis :

Tout d’abord merci à Livraddict, à l’auteur Dorian Lake et aux Editions Lune Écarlate pour ce partenariat et cette jolie découverte !

L’histoire :

Isulka se trouve un peu endettée et à court d’argument pour son créancier… elle réussit à s’échapper une nouvelle fois mais il est urgent pour elle de trouver un travail qui paye très bien et vite donc pas forcément honnête… Scipione est également à court de liquidité et dans l’urgence de trouver de l’argent pour retourner dans son pays se venger de la trahisons de ses pairs… C’est alors qu’ensemble ils entrent au service de Sir James Ladd pour retrouver une bague rubis qu’on lui aurait volé et qui aurait une importance capitale. Mais cette bague a bien plus d’importance que semble le dire Ladd, et il va jeter Isulka et Scipione dans une aventure, plutôt une mésaventure, jusqu’au Caire face au fanatisme religieux d’une ancienne secte… Ensemble, l’un contre l’autre puis ensemble de nouveau ils vont apprendre à leurs dépens que cette bague exerce un pouvoir immense sur les vils esprits faible et fanatique…

Les personnages :

Isulka est une jeune femme, sans famille, habituée à prendre quelques risques pour survivre. Elle est débrouillarde, vivote de sa magie mais s’endette aux jeux… C’est une femme déterminée, courageuse et surtout indépendante. Elle a appris à cacher sa véritable magie car elle sait ce que les gens craintif et le Vatican lui feraient s’ils découvraient ses pouvoirs.

Scipione di Lucantoni : Il est Italien et c’est un des derniers spadassins (il est équipé d’une rapière) 🙂 Il louvoie beaucoup dans le but de récolter assez d’argent pour retourner dans son pays se venger de la trahison de ses pairs. Il a un sens de l’honneur plutôt adaptable à la situation 😀  et Isulka va en faire les frais mais quand elle aura vraiment besoin de lui, il sera là même à en risquer sa vie.

Sir James Ladd : il se présente comme un marchand Anglais assez riche à la recherche d’une bague en rubis qu’on lui aurait volé et dont la vente sur le marché noir serait très préjudiciable à son pays. Il est tenace et usera de tout son pouvoir et son argent pour retrouver cette bague.

Aslin : Il est à la solde de Sir James Ladd, il défend ses intérêts et joue aussi les garde du corps et les hommes de main. Il est doté d’une force surpuissante, Scipione en fera les frais d’ailleurs.

D’autres personnages entre en jeu, ils sont secondaire mais ils ont leur importance dans la progression du récit.

La Plume, le Scénario :

C’est un livre très court, trop court j’ai envie de dire 🙂 une fois les dernières lignes lues… je me suis retrouvée toute seule, j’aurai bien aimé continuer l’aventure avec Isulka.

L’écriture est fluide et agréable. L’auteur est direct et on se retrouve dans le vif du sujet avec Isulka et ses créanciers. L’histoire se situe dans le passé à Paris, la Tour Eiffel est encore en construction, il existe peut-être encore des êtres possédant des pouvoirs, mais beaucoup ont été pourchassés et tués par les soldats du Vatican. Avec Scipione en dernier épéiste de l’époque, on peut traduire qu’on se trouve dans une époque charnière, car les autres personnages préfèrent utiliser des armes à feu.

L’auteur n’en a pas terminé avec nous, ils nous emmène au Caire sur les traces d’une ancienne légende ou prophétie égyptienne. Isulka en bonne chapardeuse qu’elle est, se retrouve prise au piège entre les Anglais et les fanatiques d’une secte égyptienne, à cause de cette très chère bague rubis. Ce mélange des lieux offre du dynamisme au récit et le lecteur se retrouve rapidement à la dernière page.

J’ai apprécié cette relation un peu floue entre Isulka et Scipione. Deux marginaux au prise avec leur propres démons mais se souciant de l’autre par touche très légère… Face aux monstres séculaires, aux humains patibulaires et trompeurs, ils combattent non sans mal mais avec détermination.

En Bref :

Un petit récit bien sympathique.

Petit message à l’auteur : « C’est quand la suite ? J’aimerai bien savoir ce que devient Isulka ? et j’aimerai bien aussi lire d’autres de ses aventures 😉  »