La Meute Harbor d’Audrey S.G.

Titre : La Meute Harbor

Tome1 : La rencontre

Auteure : Audrey S.G.

Éditeur : Autoédité

Genre : Romance, Bit-Lit

Format : EpuB

Nombre de pages : 265

Fiche Bibliomania

4ème de couverture :

« Quand on est une jeune fille de 17 ans timide et préférant la lecture aux sorties entre amis, la vie de bohème sur les routes en compagnie de son père s’apparente au paradis sur terre.
Seulement voilà toutes les bonnes choses ont une fin, et désormais Héléna va devoir faire face à son pire cauchemar, le lycée !
Ce changement ne sera pas le seul cette année dans la vie d’Héléna, sa rencontre avec le troublant Valentin changera plus que ses habitudes. Son passé lui sera révélé alors que son futur lui, deviendra des plus incertains. »

Mon avis :

Merci beaucoup à l’auteure Audrey S.G. de m’avoir permis de découvrir son roman 🙂

L’histoire :

Héléna doit intégrer le lycée (l’école pour la première fois), d’habitude elle étudie avec son père à domicile car ils voyagent beaucoup avec le métier de son père. Elle appréhende énormément, elle n’est pas fan des relations sociales, elle a passé des années seule avec son père sans relation sociale ou disons qu’elle n’a pas eu le temps de se faire des amis vu qu’elle restait très peu de temps au même endroit.

Son entrée au lycée va être fracassante; c’est là que tout va commencer, ce qu’elle va découvrir va complètement bouleverser sa vie mais pas seulement … celle de tous ceux qui vont la côtoyer.

Les personnages :

Héléna : C’est une jeune fille habituée à étudier à domicile; la seule compagnie qu’elle a, c’est les livres et son père. Elle n’est pas habituée à interagir avec les jeunes de son âge. Mais quand son regard croise celui de Valentin, plus rien n’a d’importance. Elle ne contrôle plus son corps, elle ne comprend pas… Elle va devoir affronter son passé mais aussi conjuguer avec un futur incertain.

Valentin : Le gars le plus populaire de tout le lycée, sportif, beau comme un dieu… dégageant quelque chose d’animal… Bref LE GARS ! Quand il entre dans une pièce , il irradie de son charme, mais aujourd’hui il n’a d’yeux que pour Héléna, la nouvelle; d’ailleurs il ne peut plus la lâcher du regard et ne contrôle plus son corps non plus…

Ces deux personnages sont très importants mais les personnes qui les entourent sont tout aussi importants et méritent qu’on s’y arrête, seulement pas ici 😉

La Plume, le Scénario :

L’auteur a une écriture agréable. Elle part d’un monde somme tout réel ou en tout cas qui s’approche du nôtre pour glisser précipitamment dans la vie d’Héléna; Avec cette entrée au lycée qui symbolise parfaitement ce passage, ce bouleversement qu’est l’entrée au lycée pour les ados, de cette manière l’auteure ancre le lecteur bien profondément dans l’histoire.

Le regard, le lien, la relation d’Héléna et Valentin est super chaud !! Wow ! J’avoue qu’au début ça m’agaçait un peu de voir Héléna tomber en petites miettes dès que Valentin s’approchait… Mais bon au fil de l’histoire avec un peu d’explication j’ai compris 🙂 mais j’étais un peu comme Héléna, je ne trouvais pas ça très romantique puisque c’était leur destinée (tout était écrit et bla bla bla…) puis au fur et à mesure, je me suis attachée à ce couple.

Toutes ces petites attentions, toute cette possessivité animale de Valentin, c’est un peu trop mais ça représente sa nature et par conséquent c’est très bien décrit.

Bon passons aux scènes de sexe, qui sont décrite (je trouve) avec une réalité, une précision presque chirurgicale 😉 J’ai apprécié qu’elles soient peu nombreuses et assez courtes. L’auteure a laissé plus de place à leur histoire et ces scènes « hot » sont là pour illustrer parfaitement le lien très spécial qui unit Héléna et Valentin.

Un autre point positif, le début des relations des autres couples, leur évolution; Je pense que chacun mériterait sa propre histoire.

Le déroulement de l’histoire est dynamique mais l’auteure ménage ses effets et dévoile petit à petit ce passé qui hérisse (et le mot est très bien choisit 😉 ) toutes les personnes autour d’Héléna.

Le final nous laisse entrevoir d’autres horizons, d’autres batailles; belle amorce, belle tenaille pour le lecteur 😉

En Bref :

Encore merci à l’auteur pour m’avoir confié la lecture de son roman 🙂

Un début de saga alléchante et passionnante !!

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Écoute le Rossignol de Lucy Strange

Titre : Écoute le Rossignol

Auteure : Lucy Strange

Éditeur : Castelmore

Genre : Jeunesse, initiation

Nombre de pages : 350 pages

Fiche Bibliomania

 

 

4ème de couverture :

« 1919. Henrietta emménage avec sa famille à Hope House, une grande et très ancienne maison près de la mer. Ses parents, sa gouvernante étant occupés par leurs soucis. Henrietta est livrée à elle-même, avec ses livres pour seule compagnie. Elle découvre que Hope House regorge de secrets : un grenier oublié, des ombres fantomatiques et une mystérieuse lueur qui apparaît entre les arbres au fond du jardin… Une nuit, elle s’aventure dans le bois au rossignol. Elle va faire une rencontre qui va bouleverser sa vie… »

Mon avis :

L’histoire :

La famille Abbot emménage à Hope House à la suite d’un drame, ils comptent sur cette maison pour se reconstruire. Mme Abbot semble atteinte d’un chagrin inconsolable… Quant à M. Abbot, il doit continuer à travailler malgré tout pour subvenir à sa famille. Nanny Jane, la gouvernante doit quant à elle s’occuper d’Henrietta et de Roberta, mais Roberta étant un petit bébé, ça lui prend évidemment plus de temps. Henrietta dit « Henry » échappe souvent à la surveillance de sa gouvernante et découvre que le grenier de leur nouvelle maison regorge de secrets. Un soir, une odeur, une lueur l’attire et l’amène à s’aventurer dans le bois au rossignol qui jouxte le jardin de Hope House. Ce qu’Henry va y découvrir la changera à jamais, changera sa vision des choses, changera la vision de sa famille; en bref bousculera sa vie à tout jamais !

Les personnages :

Henrietta : dit « Henry », c’est une toute jeune fille, curieuse avec beaucoup d’imagination, elle aime beaucoup lire. Sa rencontre avec le médecin qui soigne sa mère va allumer toutes les alarmes dans son cerveau hyperactif. Elle est aventureuse, craintive mais fonceuse. Une seule chose lui tient à coeur : maintenir sa famille unie.

Nanny Jane : La gouvernante des Abbot, elle est soucieuse de la santé de Mme Abbot et elle a toute confiance en ce fameux docteur Hardy… En fait il l’impressionne beaucoup, il lui fait même un peu peur, elle n’est pas toujours d’accord avec les méthodes du docteur mais elle pense qu’il sait mieux qu’elle (une simple gouvernante). Elle tient beaucoup aux deux enfants Abbot, Henrietta et Roberta le petit bébé. Mais les manigances du Docteur ont raison de ses dernières défenses…

M. et Mme Berry : Ils sont également très attachés aux Abbot, Mme Berry est la cuisinière et M. Berry est son mari, blessé de guerre. Ils sont compréhensif et surtout ils connaissent le machiavélisme du docteur Hardy. Ils vont devenir des alliés surprenants pour Henry et la famille Abbot.

D’autres personnages très importants renforcent le récit mais les décrire reviendrait à spolier une partie du récit…

La Plume, le scénario :

L’écriture de l’auteure est douce, fluide et agréable. Ce récit est comme un poème, certes sombre et dur mais plein d’espoir.

La tragédie d’Henry est si forte, si bouleversante; qu’il devient très facile de s’attacher à cette petite fille si déterminée, mais si impuissante face aux adultes. Son combat est juste, mais cette fois on doute que la justice puisse aboutir à une fin heureuse. C’est très difficile de suivre Henry dans sa tragique descente; Henry va comprendre que maintenir sa famille va devenir très difficile face au sombre docteur et sa détermination. L’auteur nous emmène dans cette obscurité plus que réaliste.

Un drame terrible a déchiré la famille Abbot et Henry bien que véritablement blessée et bouleversée va lutter contre ce mal qui semble ronger sa famille. Elle va trouver de l’aide là où elle s’y attend le moins.

L’auteur a une plume puissante, elle m’a plongé dans ce drame, elle m’a fait trembler face au docteur Hardy, elle m’a fait pleurer d’impuissance… ce fut très fort.

Un joli roman à la fois dur et tellement bouleversant; mais Henry garde en elle cet espoir, toute cette lumière qui finit par rejaillir sur ses proches.

En Bref :

Un roman bouleversant sur la détermination lumineuse d’une enfant à garder sa famille unie, peu importe le mal qui les ronge, peu importe ce que les gens pensent, peu importe ce que le docteur pense…

C’est un récit doux amer qui reste gravé un petit moment après avoir fermé le livre.

 

Merci de Christel Gibilaro

Titre : MERCI

Auteure : Christel Gibilaro

Éditeur : autotédité

Format : ePub

Poids : 770 Ko

Nombre de pages : 66

Genre : Contemporain

Fiche Bibliomania

Résumé de l’auteur :

« Un livre ça peut servir à plein de choses.

S’évader. Apprendre. S’émouvoir. Voyager. Vivre d’autres vies. Et tellement d’autres encore…

Ce livre est un livre qui dit merci.

Offrez le à la personne qui vous a rendu service ou soutenu (e). Offrez à un inconnu, à un proche, un collègue, à cette drôle de personne qui vous dévisage dans la glace tous les matins.

La gratitude est un cadeau qui rend la vie plus douce. Pour ma part, j’ai écrit ce livre pour vous dire merci à vous.

Merci de me faire vivre de mon rêve d’écriture. Les autres mercis sont à l’intérieur. »

Mon avis :

MERCI à l’auteure Christel Gibilaro et à Chrissou Ebouquin pour m’avoir donné l’occasion de lire ce petit concentré de lumière, d’espoir mais également de réalité.

Juste un petit point sur la couverture : Pourquoi des femmes nues ? aucune idée, peut-être l’auteur pourra répondre elle-même à cette question ? mais en tout cas cette couverture est très artistique, très belle !

Ce recueil est composé de 14 nouvelles, 14 poèmes devrais-je dire. Si on me demandait de choisir entre toutes ces nouvelles j’avoue que mon coeur pencherait vers « le passage »pour la lumière qui se dégage de ce texte, mais aussi « le thé magique » là c’est pour cette douceur qu’on ressent, le doux souvenir du passé, ou encore « NON » pour le sursaut, pour la lutte pour la bienveillance à protéger ou encore « la danseuse triste »pour l’héritage et son importance…je pourrais continuer ainsi jusqu’à 14…

Bien évidemment toutes ces nouvelles ont résonné, en moi, d’une façon particulière. Chacun de ces poèmes apportent la lumière sur l’humanité, sur des sujets beaucoup plus actuels comme le harcèlement, le racisme. Mais c’est aussi un petit concentré d’espoir, d’émotion.

Chaque lecteur peut s’approprier, à mon avis, ces nouvelles, car chacun dans sa vie a eu cette drôle de sensation qui s’exhale de ces textes.

Après chacun des récits, l’auteure appose une petite note pour dire son « merci » et explique la naissance de ce texte. J’ai trouvé ça très sympa, très courageux de partager avec son lecteur ses confidences, car il s’agit bien de cela 🙂

Certains de ces textes sont abruptes, cyniques, comme le premier texte dont la fin est percutante, pour nous faire sursauter ou tout simplement parce que certains actes révoltent l’auteure et c’est cette transmission d’émotions, de sensations que j’ai vraiment appréciées. Alors Christel Gibilaro : MERCI !

Je ne vais pas trop m’attarder car à force je vais spolier et le plus intéressant c’est quand même de découvrir soi-même ce que provoque ce recueil 😉

Alors n’hésitez pas, ce livre fait du bien !

En Bref :

Ce qu’il reste de ma lecture ? de l’espoir, de la douceur, une pointe de détermination, une pointe de révolte mais surtout beaucoup de lumière ❤

Merci beaucoup Chrissou Ebouquin !

Merci encore Christel Gililaro

Les contes de Drimael de Henri Nestière

Titre : Les contes de Drimael

Auteur : Henri Nestière

Éditeur : Autoédité

Genre : Contes

Format : Pdf (131 pages)

Fiche Bibliomania

 

 

Résumé de l’auteur :

« En un temps aujourd’hui lointain rayonna le vaste royaume de Drimael. Ce fut au cœur de ces terres enchanteresses que vécurent des rois et des reines, des princes et des princesses, des brigands malsains, des voleurs aux grands cœurs, des sorcières, des créatures féroces, d’autres magiques. Laissez-vous transporter par les histoires qui s’y sont déroulées. »

Mon Avis :

Merci une nouvelle fois à Henri Nestière de m’avoir fait à nouveau confiance en me proposant son recueil 🙂

Les 13 contes :

Ce recueil est composé de 13 contes, qui prennent source au cœur des royaumes de Drimael; On reconnaît l’influence de nos contes traditionnels. Cet ensemble s’adresse aussi bien aux enfants qu’aux adultes en abordant différentes notions comme l’avidité, l’amour, la bienveillance, le changement… Chacun y trouve son fil rouge.

Au travers de personnages tous plus intéressants les uns que les autres, l’auteur aborde ces notions avec réalité, l’Happy-End n’est pas toujours de mise, car pour qu’une valeur soit comprise il faut aussi comprend que chaque acte à des conséquences.

Les personnages qui m’ont le plus marqué :

Cœur d’Or : c’est un palefrenier qu’on retrouve dans le conte portant son nom d’ailleurs; il est souriant et bienveillant malgré le caractère odieux et méchant de la princesse. Il ne se départ jamais de son sourire bienveillant. J’ai trouvé que c’était une grande force de ne jamais abandonner cette bienveillance en toute circonstance.

Face d’Ogre : C’est un jeune homme riche qui vit reclus dans sa demeure. Il est affligé d’une malformation au visage. Étant résigné, face aux moqueries incessantes, il ne sort jamais et traite ses affaires professionnelles depuis chez lui. J’ai aimé chez ce personnage, son abnégation face à l’amour, la patience dont il fait preuve, la souffrance même, mais sa détermination ne le quitte jamais face à Ange.

Le fils du meunier : Pendant toute son enfance, ce fils de meunier répète que quand il sera grand, il ira faire fortune. Sa manière de faire fortune m’a surprise et m’a énormément plu. Et finalement ce qu’il acquiert le rend bien plus riche que n’importe qui d’autre.

La Plume de l’auteur :

Au travers de ces 13 contes, Henri Nestière aborde des sujets d’actualité en semant des petites accroches dans nos mémoires; En effet à la lecture de certains contes, je n’ai pas pu m’empêcher de me rappeler certains de nos contes traditionnels comme Robin des Bois, Cendrillon, Le chaperon rouge, la Belle et la Bête, la Belle aux bois Dormants…

ça m’a donné l’impression que l’auteur les avait revisité pour les adapter à l’actualité, les modeler pour qu’ils fassent un lien même tenu entre la lecture des adultes (avec leur mémoire) et celles des enfants (avec leur imagination); et le tout en utilisant la conjugaison du passé propre au conte.

J’ai trouvé ce paradoxe très intéressant, c’est à dire comment l’auteur arrive avec cette technique a abordé des sujets d’actualité au travers de contes revisités ou non et d’en transmettre une valeur, des valeurs positives.

Je peux affirmer que j’ai deux préférés :

  1. Cœur d’Or
  2. Ange et Face d’Ogre

D’un côté cette bienveillance infinie, transcendante et de l’autre cet amour inconditionnel et forcément bienveillant, patient, compréhensif, protecteur bref l’amour avec un grand A.

En Bref :

Chaque conte est particulier, chaque conte apporte une vue sur les valeurs de la vie. L’auteur parle d’avidité, d’amour, de handicap, de bienveillance, du vieillissement au travers de ses personnages de conte aussi accessible aux enfants qu’aux adultes.

Je me répète sur les notions abordées, car ça me semble important pour la portée de ces 13 contes 😉

Merci encore à Henri Nestière l’auteur 🙂

Un joli recueil 🙂 inspirant !

Les Carnets de Pauline Thot de Rébecca Brocardo

Titre : Les Carnets de Pauline Thot

Auteure : Rébecca Brocardo

Éditeur : Autoédité

Genre : Contemporaine

Format : Epub

Nombre de pages Pdf : 229

Fiche Bibliomania

 

Résumé Auteure :

« 1999. Pauline étouffe dans sa petite ville de province. Introvertie et malmenée en classe, elle ne revit que pendant les vacances en Corse, où elle se découvre à la fois désirable et vulnérable. Pour assouvir sa soif de liberté, elle se révoltera tour à tour contre l’autorité, les hommes et la société.

Dans ses carnets, Pauline raconte à la première personne sa lutte solitaire contre la honte et la culpabilité qu’elle ressent dans sa construction en tant que femme dans un pays où leur condition et leur sexualité posent toujours problème. Avec son « Je », elle joue à se moquer de tout pour ne pas souffrir.

Véritable journal de société, ce récit riche et sensible témoigne de la difficile transformation d’une adolescente en adulte, dans une fin de siècle ponctuée par de profondes mutations technologiques et sociétales. C’est en partageant son vécu qu’on s’attache à l’héroïne, à son histoire, et à son parcours. »

Mon avis :

Tout d’abord merci à l’auteure Rébecca Brocardo de m’avoir proposé son roman 🙂

L’histoire :

L’histoire de Pauline commence à la fin du collège, début du lycée où elle décrit dans ses carnets le déroulement de ses journées avec beaucoup de réalisme et de cynisme. Elle est désirée mais repousse, alors commence le harcèlement, les questions, est-ce de sa faute ? les gens, les hommes surtout, sont-il tous mal intentionnés ?

Elle traverse le lycée avec douleur mais parfois avec ivresse; elle se sent en dehors du monde, elle ne comprend pas pourquoi faut rentrer dans le moule pour être heureuse. Elle refuse de faire comme tout le monde, elle refuse l’autorité, elle refuse la supériorité du mâle, elle refuse les règles préétablies. Elle veut juste faire ce qu’elle veut, mais même là elle ressent du vide.

Le lycée est une épreuve, mais la suite n’est pas douce non plus… son désarroi  est entrecoupé d’ivresse libertaire quand elle rejoint sa si chère Corse pendant les grandes vacances.

C’est l’histoire d’une jeune fille adolescente qui passe douloureusement l’épreuve de la chrysalide.

Face à une société envahissante et autoritaire, face à la place de la femme dans cette même société, face aux hommes, face à l’autorité parentale pas ordinaire… Pauline essaie de se construire librement sans contrainte à contre courant.

Le personnage :

Pauline : une jeune fille qui parait trop discrète au départ, trop sensible, trop facile … elle encaisse les assauts toujours plus nombreux de son harceleur du lycée; elle ne sait pas très bien où est sa place dans ce monde qui ne semble pas fait pour elle. Il lui parait difficile de grandir, avec des jeunes hommes tous obnubilés par une chose : le sexe. Elle essaye toutes sortes d’approches pour connaître la paix ou au moins se sentir un peu en phase avec ses camarades du lycée…

Elle revit dès qu’elle foule le sol de sa chère Corse, là-bas tout est possible, elle respire, elle semble elle-même, elle s’autorise à plonger dans ses moindres désirs.

Je ne proposerai pas d’autres personnages, ils font partie du déroulement de la vie de Pauline.

La plume, le scénario :

L’écriture de l’auteure est très littéraire, on sent bien le travail derrière ce roman. Rébecca Brocardo alterne la narration en utilisant le « elle » comme une voix off qui commente une tranche de vie et le « Je » de Pauline qui écrit dans ses carnets.

J’avoue que cette double utilisation m’a un peu déplu… je me retrouvais perdue pendant une seconde puis hop je reprenais le cours de l’histoire où je me  repositionnais par rapport à Pauline.

Mise à part ce petit bémol, l’écriture de l’auteure est agréable, c’est très bien écrit. Il y a par moment des petites longueurs nécessaires je dirais car on observe comme un spectateur la vie de Pauline…

Par le jeu de double écriture, Rébecca Brocardo fait référence aux auteurs classiques, aux philosophes qui ont jalonnés nos années lycées au travers des états d’âme de Pauline. Et d’un coup de baguette magique je me suis rappelée des cours marquants, des profs passionnants d’autres pas 😉 c’était sympa.

Bon pour ce qui est de l’histoire de Pauline, je n’ai pas réussi à m’attacher à Pauline, ce personnage mise à part décrire avec beaucoup de réalisme les difficultés que les adolescents ont à traverser cette période trouble, m’a plus agacée qu’autre chose… j’ai trouvé Pauline inconstante, jamais satisfaite, jamais une lueur d’espoir. Elle est restée figée dans son désir d’être à tout prix différente, prisonnière de ses envies, de ses désirs. Elle ne choisit pas les bons hommes en toute connaissance de cause, croyant que ses choix vont la sortir de ce marasme collant et désespérant. Engluée dans ses désirs capricieux, elle s’étonne après qu’elle n’est toujours pas heureuse..

J’avoue que Pauline m’a même énervée, je l’ai trouvé méchante avec certain de ses mecs (notamment Marc…). Sachant que de toute façon elle ne faisait pas le bon choix, c’est pas grave elle plongeait quand même… s’en était vraiment énervant. Et toute cette débauche de drogue, d’alcool, d’orgie pour fuir la réalité ? Ou juste parce qu’elle n’arrivait pas à freiner ses envies ? Ou juste parce que la vie est trop dure et faut évidemment faire des choix ?

Pauline vit une vie de Bohême, entre des études qu’elle mène à bien mais aussi entre drogue et alcool à la recherche de l’amour, du bonheur… à la recherche de sa place dans ce monde.  Par ses choix, elle s’automutile le moral, elle se châtie en courant après des fantômes, après des figures mâles qui, pense t-elle, la combleront de bonheur puis c’est le vide… la faute à qui ? aux hommes ? d’être aussi inconstant à cet âge ? non je ne pense pas … juste aux mauvais choix de Pauline guidés par cette envie d’être différente et trouver une place au milieu de ces humains…

En Bref :

Une écriture agréable, mais un personnage énervant illustrant seulement le côté sombre du passage de l’adolescent à l’adulte…

Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une de Raphaëlle Giordano

Titre : La deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une

Auteure : Raphaëlle Giordano

Éditeur : Eyrolles

Genre : Développement personnel, contemporain

Nombre de pages : 256

Sorti le 17 septembre 2015

Fiche Bibliomania

 

4ème de couverture :

 » – Vous souffrez probablement d’une forme de routinite aiguë.

   – Une quoi ?

   – Une routinite aiguë. C’est une affection de l’âme qui touche de plus en plus de gens dans le monde, surtout en Occident. Les symptômes sont presque toujours les mêmes : baisse de motivation, morosité chronique, perte de repères et de sens, difficulté à être heureux malgré une opulence de biens matériels, désenchantement, lassitude…

   – Mais… Comment vous savez tout ça ?

   – Je suis routinologue.

   – Routino-quoi ?

Camille, trente-huit ans et quart, a tout, semble-t-il, pour être heureuse. Alors pourquoi a-t-elle l’impression que le bonheur lui a glissé entre les doigts ? Tout ce qu’elle veut, c’est retrouver le chemin de la joie et de l’épanouissement. Quand Claude, routinologue, lui propose un accompagnement original pour l’y aider, elle n’hésite pas longtemps : elle fonce. A travers des expériences étonnantes, créatives et riches de sens, elle va, pas à pas, transformer sa vie et repartir à la conquête de ses rêves… »

Mon avis :

L’histoire :

Camille approche les quarante ans, elle a un fils merveilleux, un mari presque parfait et un boulot. Mais elle se sent usée, fatiguée de se battre à longueur de temps. Son boulot lui apporte peu de réconfort avec des collègues railleurs, des dossiers inintéressant. Quand elle rentre le soir, son mari est devant la télé ou l’ordi, son fils enfermé dans sa chambre sur son téléphone ou sa tablette. Et elle rentre pour préparer le repas, se dispute au passage avec son fils qui préfère sa tablette à ses devoirs, et l’indifférence de son mari. Elle se sent invisible, triste, bonniche et sa vie ne lui plaît plus en tout cas pas comme ça.

A la suite d’une panne de voiture, elle rencontre Claude qui va changer sa vie. Elle se rend compte en discutant avec Claude que ses rêves sont très loin du chemin qu’elle a emprunté et grâce à lui elle va tenter de reconquérir sa vie et partir à la poursuite de ses rêves.

Les personnages :

Camille : C’est une jeune femme de 39 ans, qui s’habille pratique pour pouvoir courir toute la journée au boulot, chercher son fils à l’école, l’emmener à ses activités extra scolaires, faire à manger, s’occuper de sa maison… Bref c’est une femme dynamique mais qui s’est éloigné du bonheur petit à petit par habitude, par praticité, par usure, par déception, par fatigue… Mais elle ne désespère pas et quand Claude lui propose de reconquérir sa vie et son bonheur, elle n’hésite pas une seconde, après tout elle n’a rien à perdre, elle est déjà au bout du rouleau…

Claude c’est le sauveur de Camille, il a peut-être une soixantaine d’année, son visage serein le rend avenant. Il se dit « routinologue » et propose à Camille de l’aider à se rapproprier sa vie avec une thérapie un peu particulière mais qui a déjà fait ses preuves.

Le Plume, le Scénario :

Alors oui c’est un coup de coeur ! Chaque femme de quarante ans ou presque devrait avoir ce livre sur sa table de chevet !

Je pense que beaucoup de femme de presque quarante en est arrivé à la situation de Camille. On est presque toute passée par là, on vit la vie à cent à l’heure, on s’occupe des enfants, des maris, de son boulot… on court toute la journée pour le bien de sa petite famille et ce n’est pas une tare, c’est un choix et au début on est satisfaite de cette vie… sauf qu’au bout du compte on s’épuise et on ne le voit pas tout de suite. On habitue sa famille, à ce que superwoman s’occupe de tout, gère les problèmes, gère le compte bancaire, la plomberie, la garde des enfants, les problèmes de réseau … et tout ce petit monde s’appuie sur nous parce qu’on l’a autorisé et habitué à le faire. Mais non on n’a pas besoin d’aide, on y arrive toute seule… et avouer que ça devient dur c’est quasiment impossible. On se sent terriblement seule, soutien de famille et si on craque, on déséquilibre l’harmonie de la famille. Alors on s’enferme dans son cocon et la vie devient grise…

Mais alors ce livre est une vraie goulée d’air frais. L’aventure-Thérapie de Camille est étonnante et vivifiante. Elle est étonnante car sur le moment évidente mais il ne faut pas s’y tromper reprendre le chemin du bonheur ça demande des efforts, des gros efforts. Et Raphaëlle Giordano déploie tout un planning assez simple à mettre en place pour reconquérir sa vie, mais à quelques conditions qu’il faille vraiment le vouloir et surtout ne pas ménager ses efforts. Il faut avoir envie de sortir de cette grisaille.

Quelques exemples juste pour donner un avant-goût, de se que doit faire Camille:

  • 15 jours pour faire le ménage in/out : c’est à dire se débarrasser de tout ce qui paraît toxique/néfaste/sclérosant dans toutes ses relations et son organisation. Ensuite grand ménage, jeter au moins 10 objets inutiles, ranger, trier, améliorer.
  • Écrire sur une feuille A4 tout ce qu’elle ne veut plus être ou subir…
  • Faire la liste de ses qualités

Et plein de bonnes, très bonnes idées pour se retrouver et retrouver ses rêves.

Dans la lecture de ce roman/guide, un autre point important ressort et ce petit détail est délicieux. C’est le passage de la bienveillance. Camille est aidée et vous verrez par la suite ce que lui demande Claude, seule monnaie acceptable pour payer sa thérapie. Et je trouve cette idée juste géniale, une onde de choc qui pourrait atteindre des sommets. Un geste de bienveillance qui s’étalerait comme une onde que ferait un caillou dans l’eau. Du coup ça m’a rappelé le clip de Claudio Capéo avec sa chanson « Un Homme Debout », où le clip est semé de geste de bienveillance qui s’étire comme une onde de choc.

Ce livre m’a été conseillé par ma collègue de travail et je l’en remercie vivement ! MERCI !

En Bref :

C’était un vrai plaisir de suivre Camille, de s’identifier à elle 🙂

C’est un coup de coeur, il faut que ce livre soit lu par toutes ces femmes et même les hommes aussi qui se retrouvent à quarante ans, au bout du rouleau, usés et très très loin de leurs rêves.

Ce livre devrait être déclaré d’utilité public ! 🙂

Shikanoko, Livres 1: l’enfant du Cerf de Lian Hearn

Titre : Shikanoko

Livre 1 : L’enfant du Cerf

Auteur : Lian Hearn

Traducteur : Philippe Giraudon

Editeur : Gallimard

Genre : Jeunesse, Fantasy

Nombre de pages : 336

Sorti le 3 janvier 2017

Fiche Bibliomania

4ème de couverture :

« Aux sources du Clan des Otori… Une épopée fantastique dans un Japon médiéval fascinant.

Laissé pour mort dans la montagne, le jeune Shikanoko trouve refuge chez un sorcier qui lui fabrique un masque aux immenses pouvoirs magiques. Il devient «l’Enfant du Cerf». Il parlera aux fantômes et aux esprits protecteurs, il apprendra des hommes et des femmes les plus puissants, il connaîtra le raffinement, l’amour et les sentiments les plus purs, mais aussi la bestialité, la cruauté et les machinations politiques… »

Mon avis :

L’histoire :

Le jeune Kazumaru est la proie de son oncle qui cherche à obtenir le pouvoir sur le domaine de Kumayama et la seule façon d’y parvenir c’est de tuer l’héritier. Lors d’une pseudo chasse où Kazumaru devait mourir accidentellement, un cerf s’interpose et sauve Kazumaru, mais son oncle le laisse pour mort dans la forêt. Le jeune trouve refuge chez un sorcier qui le soigne et lui fabrique avec de la sorcellerie un masque très particulier, il va devenir « L’enfant du cerf » = Shikanoko. Ce masque lui confère des pouvoirs de plus en plus fort mais aussi de plus en plus sombre. Il va se retrouver au milieu d’une guerre de clan et il n’aura d’autre choix que de se plier pour apprendre à apprivoiser son masque …

Les personnages :

Shikanoko : Un jeune homme lucide, qui sait faire face à la mort, de nombreuses fois mais apparemment elle n’est pas prête à l’emmener. Il va connaitre l’exil, la réclusion puis il fera face à ses peurs et s’opposera à ce masque qui le transforme en monstre ! Il va défier les grands de ce monde pour accomplir sa propre destinée.

Sesshin : c’est un vieux sage qui accompagne le seigneur Kiyoyori. Shikanoko va être amené à l’aider à survivre. Ce qui lui offre en retour nous est encore mystérieux.

Shizoku : C’est le sorcier d la montagne, celui qui a recueilli Shikanoko pour faire de lui l’enfant du cerf.

Dame Tora : on ne sait pas beaucoup de chose sur elle, juste qu’elle est au bandit de la montagne mais il semblerait qu’elle soit aussi une sorcière de mèche avec Shizoku… elle séduit les hommes pour obtenir quelque chose dont on ne connaît encore pas l’objectif final.

Aki : la princesse de l’automne est là pour protéger le jeune empereur, le cacher. Son chemin va hélas croiser celui de Shikanoko dans un mauvais moment mais elle va lui permettre de se libérer de son masque.

La Plume, le Scénario :

C’est un récit agréable romantico-médiavéval sur fond d’orient bien sûr.

L’auteure nous plonge dans un monde oriental, avec des traditions différentes des nôtres, des valeurs autres. Et elle y ajoute une pointe de sorcellerie, et de vieilles croyances.

Le pouvoir est présent de bout en bout du récit. Tout est question de pouvoir. Le masque veut prendre pouvoir de Shikanoko et le rendre bestial. Les seigneurs de chaque clan s’agitent pour savoir qui va prendre le pouvoir car l’empereur se meurt et son héritier , un jeune prince, est une cible quasi morte et le second héritier un tout jeune enfant va devoir affronter la vie extérieure s’il veut survivre. Chaque grand seigneur cherche une alliance avec d’autres pour retourner la situation et prendre de force le pouvoir.

Les femmes ont un rôle tout à fait secondaire, mais elles sont déterminantes dans les évènements. Elles sont des accélérateurs... mais elles sont victimes aussi et doivent comploter sous couvert pour regagner le pouvoir.

Chaque femme va aider un homme ou faire périr un homme… mais à chaque fois elles se retrouvent dans une situation malsaine et font avancer le récit dans un sens ou dans l’autre.

Je n’ai pas lu du tout le clan des Otori et bien maintenant ce roman m’a donné envie de m’y intéresser de près.

En Bref :

Une épopée qui commence dans le tumulte et le sang ! Ce récit promet des tomes palpitants pour la suite !!