SOEN de Lucille COTTIN

Titre : SOEN

Auteur :Lucille Cottin

Éditeur : Éditions L’Arlésienne

Genre : Fantasy

Format : epub

Nombre de pages : 300

Fiche Bibliomania

Résumé de l’auteur

« On raconte qu’il existe une prophétie en ce monde : le mal, incarné par un homme, viendrait sur terre pour détruire ce qu’elle a de plus précieux. Le jeune Soen, aspirant dans un temple bouddhiste, est approché par le curieux Tanuki. Celui-ci lui propose de devenir Sohei, un moine guerrier parmi les plus puissants du monde, pour lutter contre le mal le jour venu. Mais est-ce une bonne idée que de confier autant de pouvoirs à un sociopathe désireux de conquérir le monde…?

Lucille Cottin signe un roman épique situé entre Saiyuki et Terry Pratchett, une parodie de manga shonen. Empoignez votre doudou et partez à l’aventure !« 

Mon avis

Merci aux Éditions L’Arlésienne pour m’avoir proposer de découvrir « Soen » de Lucille Cottin !

L’histoire

Soen vit dans un temple bouddhiste, seul et reclu par choix. La vie sociale ne l’intéresse pas, les autres sont continuellement une source de désagrément. Il préfère la nuit, le silence quand il fume son kiseru, seul moment de quiétude de ses journées. Un jour il est approché par un drôle de personnage qui arrive à commencer un semblant de conversation avec Soen. A ce moment là le fameux Tanuki ne sait pas qu’il vient de changer la face du monde et que la prophétie contre laquelle il lutte va irrémédiablement se mettre en place. Soen est-il le sauveur ? est-il celui qui empêchera les Ténèbres de s’abattre sur leur monde ?

Les personnages

Soen : C’est un être froid, assez cynique. Il méprise ses homologues.  Il est très intelligent et n’a plus rien à apprendre dans les temples bouddhistes. Il faut qu’il se forge le corps, qu’il apprenne le maniement des armes et d’étranges capacités. Son comportement s’approche de celui d’un sociopathe, cependant il s’insurge de l’esclavage et n’arrive pas à comprendre le comportement des humains. C’est pour ça qu’il doit apprendre à communiquer avec ceux qui l’entoure mais sa noirceur revient le tenter. C’est un être complexe et pas facile à comprendre.

Samboutsou : C’est un Tasha, et son peuple est réduit en esclavage par les humains. C’est un être un peu particulier, car il vit presque « libre »; disons qu’il n’a pas de maître. Seulement pour une raison pas évidente il est détesté par les deux camps. Chacun veut lui mettre la main dessus pour lui soutirer des informations, mais aussi l’éliminer. Il vit dans la solitude, la fuite perpétuelle et chichement.

Les Yokaïs : Plusieurs petits ou gros démons vivent parmi les humains; ils sont espiègles et cause très souvent des soucis aux êtres humains quand ils ne les tuent pas.

Autour de Soen, plusieurs personnages très différents gravitent autour de lui; certains pour l’influencer vers la lumière, d’autres vers les Ténèbres. Chacun aimerait l’avoir dans son clan. Un petit jeu de marionnette et d’influence s’organise autour de Soen.

La Plume, le Scénario

L’auteure a axé son histoire sur un personnage : SOEN (d’ailleurs titre du livre). On pourrait penser que le lecteur aurait tout de suite compris de quel bois était fait Soen, mais pas du tout. Il est vrai qu’on le suit dans son évolution, seulement, à aucun moment je n’ai peu déterminer dans quel clan il allait tomber.

C’est un personnage tellement froid, imbu de sa petite personne; il n’aime pas la compagnie des humains. Il éprouve de la colère quand il constate la vie de souffrance et d’esclavage que subissent les Tashas. Mais en même temps, certaines personnes importantes lui font miroiter la puissance, le pouvoir. Personne n’arrive réellement à saisir de quelle trempe est forgé cet orphelin déposé quelques années plus tôt dans un temple.

C’était tout à fait intéressant de suivre l’évolution de Soen, car nous lecteur en position de spectateur privilégié; on pouvait sentir que malgré son évolution Soen restait Soen. Ce noyau dont il est fait, ne change pas de direction. De même, au travers du récit, j’ai bien senti qu’aucune prophétie ne pouvait avoir d’emprise sur Soen; malgré les engrenages qui s’imbriquent inexorablement, Soen reste Soen.

Soen se réalise comme anti-héros; il semble s’attacher à certaines personnes mais cette superficialité ne le détourne pas. Il avance … où ? Je ne perçois pas réellement son but et même en ayant terminé ce roman, je me pose encore la question; mais où va t-il ? Quel est sont but ? Le pouvoir ? la suprématie sur ses pairs ? le sauvetage de tout ce qui n’est pas humain ?

Alors bizarrement quand j’ai terminé ce roman, ça ne m’a pas dérangé d’être finalement perdue. Qui est vraiment Soen ? Je ne sais toujours pas et j’ai vraiment apprécié le plan machiavélique de l’auteure pour me balader à la suite de Soen en me faisant croire que je finirai par connaître son personnage.

 

En Bref

Surtout attention, la noirceur n’est pas toujours là où on s’attend qu’elle soit !!

Un anti-héro comme on en voit peu, certes sociopathe mais finalement je ne l’ai pas détesté; J’arrivai à comprendre certaines de ces actions.

Un récit qui se passe au Japon, c’est aussi un point attractif du roman !

Un récit construit autour d’un personnage sombre, froid qui m’a pris au piège par les mots et m’a emmener dans les contrées japonaises habitées par toutes sortes de créatures et de démons comme les Yokaïs !

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Un Renard dans le Miroir de Luisa Gallerini

Titre : Un Renard dans le Miroir

Auteur : Luisa Gallerini

Éditeur : Autoédité

Genre : Érotisme, fantastique

Format : ePub

Nombre de pages : 377

Fiche Bibliomania
*** Pour public averti ***

Résumé de l’auteur

« N’êtes-vous jamais fier comme un paon ou têtu comme une mule ? Êtes-vous plutôt rusé comme un renard ou bête comme une oie ? L’homme, dit-on, est un animal comme les autres.
A sa sortie du couvent, Joséphine reçoit une invitation anonyme accompagnée, dans un paquet soigneusement ficelé, d’un miroir en argent. Conviée à une soirée parisienne très prisée, elle ne résiste pas à sa curiosité naturelle. Et pourtant, les rumeurs les plus folles courent sur le compte de la maîtresse de maison, une riche Américaine à la réputation sulfureuse. En tombant dans ses filets, Joséphine succombe à la première d’une longue série de tentations… Entre aventures éphémères et plaisirs saphiques, pulsions animales et expériences initiatiques, la soirée prend vite un cours inattendu. D’autant que le miroir en argent possède un étonnant pouvoir magique : révéler la véritable nature des êtres vivants. Fascinée par cet extraordinaire secret, Joséphine mène son enquête. Qui a bien pu l’inviter à ce salon mondain, et pourquoi ?
Au fil de ses rencontres avec des créatures surnaturelles aussi séduisantes que menaçantes, Joséphine est confrontée à la formidable complexité de l’espèce humaine. Le but ultime de sa quête ? Sa nature la plus profonde.

A l’image du « Portrait de Dorian Gray » d’Oscar Wilde et de « L’Ile du docteur Moreau » d’H. G. Wells, « Un Renard dans le Miroir » est une invitation à voir au-delà des apparences ; dans la veine des nouvelles érotiques d’Anaïs Nin, ce roman fantastique est aussi une invitation à vivre une inoubliable nuit… sans sommeil.« 

Mon avis

Merci à l’auteure Luisa Gallerini d’avoir accédé à ma demande de partenariat, encore une fois son univers étonnant ne m’a pas déçue !

L’histoire

Mademoiselle Joséphine de Courmont est invitée, à sa plus grande surprise, à une soirée privée chez Madame Lampado. Soirées privées qui d’après les rumeurs sont peu recommandables et licencieuses. L’invitation n’ayant pas d’expéditeur, la curiosité l’emporte mais aussi la pression maternelle qui l’a pousse à sortir un peu. Joséphine décide de ne pas donner foi aux On-Dits et accepte l’invitation. Un miroir de jolie facture accompagne l’invitation.

A son arrivée Joséphine a le sentiment d’être le miel qui attire les abeilles. Madame Lampado la prend en charge et la présente à plusieurs personnalités étranges dont Joséphine sera la victime ? l’élève ? ou peut-être même le bourreau ?

Au travers du fameux miroir Joséphine découvre la nature véritable des invités, s’étonne et s’épouvante en même temps; mais cette soirée est loin d’être finie et ce que lui réserve ses nouvelles amies la plonge dans un océan de tentations aussi séduisantes que terribles. Certains n’ont pas que de bonnes intentions, cette jeune novice en fera les frais mais elle a peut-être assez de force et de caractère pour tenir tête aux plus dangereux... Elle devra tout de même compter sur ses nouvelles amies pour éviter certains pièges mais les services ne sont pas gratuits !

Les personnages

Mademoiselle Joséphine de Courmont : Joséphine sort du couvent et reste au chevet de sa maman malade; Lorsqu’un jour elle reçoit un pli d’invitation accompagné d’un étrange face-à-main. Elle décide d’accepter cette déconcertante invitation, même si elle pense ne pas avoir sa place dans ces soirées mondaines, elle qui n’a semble t-il aucun talent littéraire… Cette soirée va devenir une inconcevable initiation dans un monde inconnu et sulfureux. Melle de Courmont est très courtisée, et tous semblent la voir comme une jeune novice à manger toute crue, mais derrière ce masque de jouvencelle ce cache une personne très intelligente, perspicace et astucieuse; n’en déplaise à ces bêtes curieuses… Elle sera tour à tour l’élève, le maître mais aussi la victime mais c’est sans compter sur son caractère bien trempé.

Madame Dona Lampado : C’est la dame de ces soirées, mystérieuse, enthousiasme et boudeuse par moment. Elle prend en charge Joséphine et la présente à certaines personnes. Étant la maîtresse de maison, elle se fait un devoir d’introniser cette jeune novice pas si timorée. Elle joue avec Joséphine comme un prédateur joue avec sa proie mais malgré tout elle ne semble pas avoir de mauvaises intentions, en tout cas ce n’est pas la plus dangereuse de tous les convives…

La ménagerie rue d’Abbaye : Joséphine de Courmont va être confrontée à des créatures dont elle ne soupçonnait pas l’existence au sein même de cette cour d’humain pas si humain au demeurant… Tous sont étonnants, certains ne sont pas malveillants, d’autres sont vicieux et calculateurs; d’autre encore sont la gentillesse même pendant que d’autres encore sont empli d’aigreur et de méchanceté… Joséphine va devoir deviser avec tout ce monde et décoder les codes de bienséance et par la même grandir au contact d’animaux surnaturels.

L’homme est un animal pour l’homme c’est bien connu mais il reste néanmoins des hommes et des femmes qui sont des compagnons fidèles et protecteurs. Dans cette soirée mondaine parisienne, Joséphine sera mise face à toutes sortes d’animaux aux combinaisons et amitiés totalement improbables.

La Plume, le Scénario

Je retrouve la plume agréable de l’auteure Luisa Gallerini avec plaisir dans un genre , un registre plus sulfureux que les deux autres romans lus dernièrement (Ceux d’en haut, Livre 1 : La Momie de Pâques et Ceux d’en haut, Livre 2 : Une Promenade hors du corps).

L’auteure nous conte l’aventure de Joséphine de Courmont, une jeune fille sortie récemment du couvent et qui reste des jours et des nuits entiers au chevet de sa mère malade. Cette invitation est une aubaine pour la sortir de son triste quotidien, bien qu’elle ne sache pas de qui vient l’invitation. Ainsi commence l’aventure, l’initiation au monde des soirées parisiennes de Joséphine.

J’ai beaucoup aimé le personnage de Joséphine, car malgré qu’elle soit novice, elle n’en ai pas moins intelligente et perspicace. Elle n’est pas idiote et ne se laisse pas avoir facilement. Sa méfiance la sauve de situations périlleuses. Elle trompe involontairement et charme les convives avec ces airs de fraîcheur juvénile, de plus elle est très habile dans ces conversations et en surprend plus d’un. Elle ne renie pas du tout son côté novice, elle avoue ne pas connaître les us et coutumes de ses soirées mais elle agit et fait de son mieux pour ne froisser personne tout en gardant son intégrité. Par contre, elle n’est pas armée devant la perfidie sournoise de certaines et le danger rôde très souvent, heureusement elle a de nouvelles amies qui veillent.

Parlons de ce curieux instrument « Face-à-main », un miroir dans lequel, Joséphine peut percevoir la nature profonde des convives de cette soirée très étrange. Au lieu d’être terrorisée, elle est d’abord surprise, là encore elle ne nie pas être épouvantée par l’aspect de certains pour finalement trouver en eux plus de bons côtés que leur apparence ne laisse à penser…
Ce bestiaire de la rue Abbaye était très intéressant car finalement, n’est-ce pas ce qui se tapi au fond de chacun de nous ? D’ailleurs Joséphine arrive à déceler au bout d’un moment quel animal se cache sous les traits de ses amis d’un soir, sans le miroir …

Très rapidement, Joséphine comprend quels jeux se jouent dans les soirées de Madame Lampado; Loin d’être effarouchée, elle laisse libre court à ses propres désirs et à son envie de liberté, elle est loin d’être une victime, elle est très douée pour retourner la situation à son avantage, surprenant par la même occasion ses amies. Madame Lampado la présente à ses convives, ces rencontres sont surprenantes, sulfureuses, ludiques et même initiatiques. Tout est donnant donnant, un service en dessert un autre, Joséphine ne perd pas souvent, trouvant toujours une faille dans le piège/jeu de ses rencontres.

Sur fond des soirées mondaines, Joséphine cherche, mène l’enquête : Qui peut bien l’avoir invitée ? Au gré de ses recherches elle butine et glane quelques indices qui la mèneront tout droit à l’expéditeur de l’invitation ! Ses recherches l’amènent à fréquenter ça et là de nouvelles connaissances très agréables et troublantes.

Dernier point qui retient toute mon attention, l’auteure, Luisa Gallerini, serait-elle immortelle ? J’aime beaucoup le fait qu’elle relate les faits comme si elle était présente ou témoin de passage; Et ce récit rejoint en ce point les autres romans que j’ai lu de l’auteure. Luisa joue à chaque fois un rôle perturbant; et ce avec seulement quelques mots à la fin de son récit. Vous comprendrez en lisant ce roman !

En Bref

Un récit espiègle, piquant, troublant et sulfureux.

L’initiation de Joséphine dans les soirées mondaines parisiennes de Madame Lampado était passionnante et étonnante !

Toutes ces créatures surnaturelles, bien cachées au fond de presque tout humain, étaient vraiment captivantes car finalement comme toujours la fiction rejoint la réalité par des chemins bien tortueux mais tout est jeu de faux semblant c’est en cela qu’est la nature humaine.

Merci à l’auteure Luisa Gallerini pour ces moments étonnants et suggestifs !

les Gardiens des Éléments de Jérémy Kôle

Titre : Les Gardiens des Éléments

Auteur : Jérémy Kôle

Éditeur : Autoédité

Genre : Fantastique, Fantasy

Format : PDF

Nombre de pages : 392

Fiche Bibliomania

Résumé de l’auteur

« Le jour de ses dix-huit ans, Gabriel fait la rencontre d’un sans-abri, l’homme étrange lui révèle qu’il n’est pas comme les autres.
Rapidement, les ennuis s’enchaînent pour le jeune homme qui doit faire un choix entre deux clans qui s’affrontent depuis plus de deux mille ans, les desposynis et les pilatis.
Le compte à rebours est lancé et Gabriel entre dans ce nouveau monde parallèle investi de pouvoirs et de créatures fantastiques.
Dans le tourbillon de cette nouvelle vie, entre apprentissage de son don et intégration dans ce nouveau monde fantastique, Gabriel devra faire les bons choix pour vivre sans oublier ses origines… »

Mon avis

Je remercie l’auteur pour m’avoir proposé de découvrir son roman –  un univers particulier empreint de réalité !

L’histoire

Gabriel fêtes ses dix huit ans avec ses deux meilleurs amis; Ils décident d’entrer dans une boite de nuit mais on leur refuse l’entrée… un peu désœuvrés, ils décident de finir la nuit vers Notre Dame de Paris. Un peu à l’écart, caché sous des cartons vit un sans-abri ivrogne, de leur rencontre, la vie de Gabriel va être complètement bouleversée. Cet homme est mystérieux, et apprend à Gabriel qu’il possède en lui quelque chose de spécial qu’il ne peut pas ignorer. Dans le même temps, Gabriel avait bien senti que son organisme lui jouait des tours… la fatigue ? ou le sans-abris aurait raison… A la poursuite de ce qu’il est réellement, Gabriel va devoir faire des choix difficiles, des choix qui alimenteront sa culpabilité d’avoir mêlé ses amis à cette histoire hallucinante.

Les personnages

Gabriel : C’est un jeune homme qui vient d’avoir dix huit ans et il voit sa vie exploser en mille morceaux, parce qu’un sans-abris lui annonce qu’il possède une particularité. Gabriel est dubitatif face aux révélations de James le sans-abris; mais dans le même temps il sent son corps, son organisme réagir et le mettre dans un état de fébrilité qu’il met sur le compte de la fatigue et de l’alcool ingurgité pour son anniversaire… mais James est insistant, Gabriel va devoir faire face à son destin, avec sa particularité si précieuse aux yeux de trop d’inconnus… Malgré ces révélations, il essaie de garder la tête froide, car c’est un jeune pondéré, la seule chose qui l’importe c’est que ces amis restent avec lui ; en tout cas pendant un certain temps car les évènements vont précipiter ses décisions au profit de la sécurité de ses amis.

Leopold et Ivan : Ce sont les deux meilleurs amis de Gabriel. Ils habitent le quartier des Acacias et leurs parents s’entendent très bien. Quand ils sentent leur ami basculer devant les dires hallucinants et teintés d’alcool du sans-abris, ils font barrage et tente de protéger et d’empêcher leur ami de se faire avoir. Ils sont ultra protecteurs envers Gabriel.

James : C’est un sans-abris caché sous des cartons près de Notre Dame de Paris. A l’approche de Gabriel, mais aussi parce qu’Ivan l’a un peu secoué… James se réveille brusquement. Sa rencontre avec Gabriel va changer leur vie à tous les deux mais va aussi bouleverser tout ce en quoi Gabriel et ses amis croyaient; et c’est peu de le dire. Son discours semble appartenir à celui d’un fou furieux et l’alcool qu’il ingurgite n’aide pas son image. James est bien plus qu’un sans-abris, c’est un homme aux abois et la découverte de Gabriel est pour lui une lueur d’espoir. Malgré tout il a un caractère impatient peut-être du fait de l’alcool.

Plusieurs personnages vont faire leur apparition autour de Gabriel, pour le stopper, se servir de lui mais aussi l’aider, à vous de les découvrir

La Plume, le Scénario

L’auteur commence son récit par la soirée d’anniversaire de Gabriel à Paris; Une soirée très réaliste de trois jeunes gens en quête de folie pour une soirée spéciale. Petit à petit Jérémy Kôle, fait basculer ses personnages dans un univers fantastique qu’ils ont du mal à croire, qu’ils ont du mal à digérer…

Le réveil du lendemain d’anniversaire est difficile, très dur pour certain et une nouvelle vie, un futur sombre s’ouvre devant Gabriel… Et James va en être l’instigateur, malgré les risques, il semble penser que Gabriel est très important pour la suite de la survie de la planète.

L’écriture de l’auteur, Jérémy Kôle, a fait un travail efficace : me plonger dans l’univers des Gardiens des Éléments en passant par la porte de la réalité, par la vie quotidienne d’un jeune homme habitant d’une banlieue de Paris où les bandes rivales se cherchent également querelle. Cette vie quotidienne nous rapproche du personnage principal car elle fait partie de notre réalité de lecteur.

Doucement mais sûrement on plonge dans la folie de James (perçue de cette manière par les jeunes gens…), pour se retrouver dans une réalité faussée, en tout cas pas celle que les humains pensent habiter. Une guerre, une sauvegarde se joue sous les yeux des humains sans particularité; pendant que la Terre souffre et se déchaîne, ils n’ont aucune idée que deux clans s’affrontent mais pas pour les mêmes raisons.

Gabriel devra faire des choix pour en apprendre plus sur la particularité qui l’habite; il devra mettre sa vie de jeune humain entre parenthèse, pour parfaire son apprentissage et comprendre son don. Il n’aura de cesse de vouloir protéger ses amis et surtout ne pas oublier d’où il vient.

J’ai apprécié l’histoire, en parallèle, des Néandertaliens en début de chapitre; pour ma part j’ai lu de façon linéaire, je pense que de cette façon ça m’a rendu le récit plus dynamique et accrocheur. Avec cette histoire parallèle des Néandertaliens, on comprend petit à petit l’histoire de Gabriel et les raisons de ces bouleversements entre clans. De plus au bout d’un moment l’Histoire des Néandertaliens rejoint notre époque, vous verrez de quoi je parle en lisant le roman 😉

 

En Bref

Un premier tome qui pose les décors avec une histoire simultanément un pied dans la réalité et un autre dans le fantastique.

Des personnages qui seront intéressants à voir évoluer dans le prochain tome.

Merci à l’auteur, Jérémy Kôle pour m’avoir fait découvrir cet univers particulier !

Lonicéra, tome 1 : le peuple oublié de Magali Bergeon-Lefranc

Titre : Lonicéra

Tome 1 : Le Peuple Oublié

Auteure : Magali Bergeon-Lefranc

Éditeur : Autoédité

Genre : Fantasy

Format : PDF

Nombre de pages : 130

Simplement.Pro

Fiche Bibliomania

Résumé de l’auteure

« (…) l homme la poussa dans l eau sans détour en lui criant : Bonne chance, fille de l Élue ! » Lorsqu Océane, jeune femme acariâtre et vindicative, franchit le portail entre les mondes, elle est loin de se douter que son destin vient de se mettre en marche. Au contact des fées et des elfes, elle renouera avec son passé et avec les « Énergies de la Nature ». Elle devra réapprendre à voir, à écouter, et surtout à ressentir. Mais ce passé, bien plus fort qu elle, la mènera dans les contrées inexplorées du monde magique où, avec sa fidèle amie Hédéra, elle devra affronter la reine maléfique qui veut réduire le monde à néant.« 

Mon avis

Je remercie l’auteure Magali Bergeon-Lefranc pour m’avoir proposé ce partenariat. Suivre Lonicéra au travers de son apprentissage, de sa renaissance m’ont fait passer des moments surprenants.

L’histoire

Océane est une écorchée vive, la vie ne lui a pas fait de cadeau et elle a décidé qu’elle ne ferait de fleur à personne. Elle est odieuse avec tout le monde et refuse le moindre lien, la moindre inclinaison vers une autre personne… Mais elle ne sait pas qu’en partant sur une enquête journalistique à propos du monstre du Loch Ness, elle part à la rencontre de son destin, de sa vraie nature, de la vie mais également du danger. Elle peste contre son patron qui a osé l’envoyer sur un sujet douteux et méprise tous les autochtones qu’elle croise à la recherche du témoin qui a vu le monstre… Sean et Océane sont dubitatif aussi bien l’un comme l’autre mais l’aventure commence et il est trop tard pour reculer !

Les personnages

Océane : C’est une jeune femme égocentrique, acariâtre et antipathique. C’est une écorchée vive et elle déteste le monde entier. Pour elle nouer une quelconque relation est voué fatalement à souffrir … Donc elle évite tout type d’échange et reste seule derrière son masque d’indifférence et de méchanceté. La vie ne l’a pas épargné, mais au détour d’une mission journalistique, elle va faire face à son passé et quoiqu’elle pense, elle devra renouer avec la personne qu’elle est réellement même si elle doit souffrir pour ça… Elle doit retrouver ces sensations, cette communion avec la nature et la tâche paraît insurmontable, mais c’est sans compter sur sa ténacité et sa détermination. Malgré son ambivalence, elle semble rejeter tout ce qui peut l’attendrir, mais elle laisse Gweltaz l’aider à retrouver la sérénité.

Hédéra : Est une fée particulière, malgré le mauvais caractère d’Océane, Hédéra s’accroche car elle sait qu’elles devront lutter ensemble. Sœurs de coeur,elles vont apprendre à s’apprivoiser. Si Hédéra est très lucide sur leur mission, malgré son tout jeune âge; Elle reste légère et enfantine. Hédéra tempère le caractère bien trempé d’Océane.

Gweltaz : C’est un elfe qui habite au milieu des fées, il accueille avec bienveillance et patience une Océane courroucée pour s’être fait avoir et ne comprenant pas bien ce qu’elle vient faire dans ce monde inconcevable… Gweltaz va s’occuper d’Océane avec douceur et gentillesse même quand elle est odieuse avec lui. Il la comprend et va l’aider à amorcer le chemin de la conscience de soi et de la nature qui l’entoure. C’est un habile bricoleur qui préfère réparer avec ses mains plutôt qu’avec sa magie.

D’autre fées, d’autres elfes vont rencontrer Océane et Hédéra, mais ce sera à vous de découvrir qui ils sont pour les deux jeunes filles 😉

La Plume, le Scénario

On entre dans l’histoire avec l’enfance d’Océane, qui semble heureuse et choyée. Puis très vite, les années ont passé et Océane est devenue une jeune femme antipathique, désagréable et méchante… Malgré cela, dès les premiers mots j’ai senti cette grande souffrance… qui m’a poussée plus en avant dans la lecture pour comprendre ce qui avait bien pu arriver à Océane pour la transformer en une personne aussi acariâtre …

Bon c’est vrai que son antipathique caractère nous donne envie de la baffer … oui oui juste ça … le pauvre Henry…

L’auteure, sans tournure, nous plonge dans l’autre monde avec Océane littéralement; et alors commence pour elle comme pour nous la lente découverte de son passé, de ses racines, de la redécouverte de la vie... ouh ce n’est pas sans mal… et il va falloir des personnes bien patientes pour supporter son caractère parano, son caractère bravache pour la guider et faire en sorte qu’elle se sente bien dans ce nouveau monde qui est véritablement le sien.

J’ai beaucoup aimé ce retour aux sources pour Océane, cette initiation à trouver dans la nature tant de beauté, de douceur de vivre. Ce parallèle entre nos vies dans le monde humain,très cadré par le temps et la vie à cent à l’heure; qui n’a pas lieu d’être chez les fées et les elfes car être à l’écoute de la nature, vivre en communion avec la nature et les animaux suffit à une douce vie, au bonheur simple d’être en vie et entouré des gens qu’on aime. C’était comment dire très agréable à lire, ça m’a fait chaud au coeur.

Juste un petit mot sans trop en dire sur la belle romance qui se met en place tout doucement, je fais un petit parallèle sur une petite partie; quand on a envie de protéger ceux qu’on aime, on développe des ressources dont on ne se serait jamais senti capable, mais parfois elles surgissent quand on en a besoin; et on sait que c’est là au fond de nous, ça arrive vraiment, bon peut-être pas avec des pouvoirs magiques 😉 quoique que …

Trop de pouvoir rend fou ou aveugle au besoin du monde; quand on touche au pouvoir et qu’on est seul ou mal entouré; il est certain qu’on se perd… Océane et Hédéra ne sont pas seules avec leur pouvoir, elles s’entraident et elles ont bien compris qu’à plusieurs on va beaucoup plus loin. C’est une belle leçon de vie.

J’ai complètement adhéré à cette vision du monde, où entraide, bienveillance, patience, écoute, permettent de vivre ensemble mieux et avec douceur.

Je ne sais pas si l’auteure voulait aller dans ce sens, en tout cas ma lecture m’a porté dans ce sens, et je remercie chaleureusement Magali Bergeon-Lefranc pour ce rappel toujours nécessaire.

En Bref

Un mot sur cette couverture qui est superbe, et le chèvrefeuille qu’est ce que ça sent bon !

Un roman essentiel pour se rappeler que le retour aux choses simples est parfois salutaire.

Des personnages bienveillants, attachants et passionnants font de ce récit une douceur, comme l’effet d’une tasse de chocolat chaud après une promenade dans le froid; Mais il permet un petit rappel : Vivre ensemble c’est bien, apprendre au contact des autres, écouter, aimer et respecter la nature aussi !

Merci à l’auteure Magali Bergeon-Lefranc pour cette lecture non seulement agréable mais aussi utile, merci pour tous ces petits rappels qui ont sonné comme une alerte dans mon esprit !

Le choix du Roi de Solène Bauché

Titre : Le choix du Roi

Auteure : Solène Bauché

Éditeur : Autoédité

Genre : Aventure, Historique, Fantastique

Format : Epub

Nombre de pages : 417

Fiche Bibliomania

Résumé de l’auteure :

« Royaume des Francs, 792. L’heure est grave : Charlemagne vient d’apprendre que son fils d’un premier lit, Pépin le Bossu, a conspiré contre lui. Le roi est loin d’avoir été un père idéal, mais la sentence est sans appel : le jeune traître doit rejoindre un monastère et y demeurer le restant de ses jours. Peu enclin à faire amende honorable et encore moins à devenir un homme de Dieu, Pépin dépérit. L’héritier déchu est loin de se douter que c’est par une entremise des plus inattendues que viendra son salut, avant d’entamer un périlleux voyage vers l’inconnu…

Un récit d’aventures teinté de fantastique dans lequel les voix se croisent et l’Histoire se mêle à l’Imaginaire.« 

Mon avis :

Je remercie l’auteure Solène Bauché d’avoir accepté ma demande de partenariat, ce fut une lecture très enrichissante d’un point de vue Historique mais aussi au travers des émotions procurées par le style d’écriture de Solène Bauché
L’histoire :

L’auteure nous conte l’histoire du Roi Charles (qui n’est autre que Charlemagne) son accession au pouvoir, sa mésentente avec son frère Carloman et sa vie sentimentale en dent de scie, quelques fois dirigée éhonteusement par sa mère, mais aussi quelques fois par son impulsivité, son avidité. Il décide de répudier Himiltrude avec laquelle il a deux enfants, la fillette est enfermée avec sa mère dans un couvent et il garde près de lui son Pépin le Bossus, le pauvre enfant est né avec une difformité. Quand en 792, Charles est la cible d’une conspiration étouffée dans l’œuf, dont son fils fait partie, il décide de l’enfermer dans le monastère de Prün jusqu’à la fin de ses jours… au grand désespoir de Pépin.

Mais un soir fatidique, le salut de Pépin vient de façon totalement inattendue mais il y voit une deuxième chance; Malheureusement son périple ne fait que commencer, son périlleux voyage va le mettre à l’épreuve mais va aussi lui en apprendre un peu plus sur lui et ses aptitudes longtemps étouffées croyant n’être qu’un bon à rien infirme.

Pépin le Bossu ne sera pas seul pour traverser la vie dangereuse qu’est la liberté !
Les personnages :

Charles : D’abord un jeune qui n’en fait qu’à sa tête, à l’inverse de son frère Carloman, qui fait tout pour plaire à leur père Pépin le Bref. Autant Carloman agit insidieusement comme un serpent, autant Charles agit promptement, sans se cacher. A la mort de son père il hérite d’une partie du royaume et son frère semble avoir eu une meilleure part. Charles n’aura de cesse de respecter la promesse qu’il a faite à son père sur son lit de mort c’est à dire de protéger la Papauté contre tous les ennemis autour du royaume. Malgré sa charmante épouse, il éprouve le besoin de voir d’autres femmes. Himiltrude ne lui en tiendra pas rigueur. Il se mariera plusieurs fois au nom de la sauvegarde du Royaume. Ces deux premiers nés, ainsi reniés resteront malgré tout à jamais gravés dans sa mémoire.

Himiltrude : C’est une jeune femme pleine de joie, très proche de la nature. Elle est dévouée et tellement amoureuse de Charles qu’elle lui pardonne ses incartades. Mais le jour de la répudiation sonnera le glas dans son esprit, dans son cœur. Mais elle n’aura de cesse de dépeindre un mari et un père gentil à sa fille.

Amaudra : petite fille de deux ans, pleine de vie, enfermée vivante dans un cachot (couvent); Sa joie et son émerveillement agacent les sœurs qui lui somme de se contenir pour finalement étouffer cette gaieté naturelle. Elle n’aura de cesse de maudire cet enfermement et les causes de cette réclusion imposée.

Pépin le Bossu : C’est un petit garçon qui n’aura de cesse d’admirer et de haïr son père; il va vivre constamment dans l’ombre sans jamais prouver à tout le monde que ce n’est pas sa bosse qui pourrait l’empêcher de faire des exploits. Par honte de son infirmité, il est caché et mis au ban des reclus. Souffre douleur de ses frères et sœurs, il finira par accepter de fomenter un complot avec des ennemis de son père. Reclus lui aussi, sa vie n’aura définitivement plus de sens mais le destin ou autre chose va lui jouer un tour bien malicieux

Les femmes de Charles pourraient être décrites mais je ne retiens qu’une seule chose, ce mépris de Pépin le Bossu au profit de leurs enfants… mais aussi par dégoût de l’infirmité de Pépin sans jamais s’intéresser sincèrement à lui.
La Plume, le Scénario :

Alors je suis partie dans ce récit historique comme une furie à tel point que j’avais dû mal à me raisonner pour aller dormir. Et ça je ne l’ai pas vu venir ! Wow quelle claque, je ne sais pas si se sont les mots de l’auteure qui m’ont envoûté ou l’Histoire de Pépin qui était passionnante ou tout simplement les deux peut-être; mais une fois dans le récit je ne pouvais plus m’arrêter.
Je me suis attachée dès le départ à Pépin le Bossu, à sa vie si malheureuse, si vide d’amour… malgré tout cette violence morale et physique, il avait des rêves que le monastère balaye sans concession… Au moment le plus inattendu, il est sauvé et retrouve goût à la vie, il ouvre grand les yeux, mais il est d’une naïveté touchante, il découvre la vie, il goûte pour la première fois à ce sentiment très fort d’être aimé. Et moi lectrice avec mon imagination toute ébahie, je le suivais avec un ravissement non dissimulé, je pestais quand il se sentait pousser des ailes sans méfiance, mais finalement la réalité lui revient très vite en pleine figure, mais c’est un homme nouveau et le voir faire face avec philosophie, mais quel bonheur !

Ce que j’ai beaucoup apprécié c’est ce voile très mince entre Histoire et Roman, cette frontière qui se mélangeait très souvent; L’auteure a collé parfaitement son récit sur l’Histoire réelle de Charles et c’est un des bonus qui m’a procuré cette addiction aux lignes du roman.
C’était très instructif, j’avais l’impression que l’auteure racontait une partie de la vie de ses aïeuls.

Ce qui m’a beaucoup plu également c’est le changement de point de vue, c’était intéressant de voir la vision de chacun sur une même situation.
La partie sur Amaudra m’a complètement bouleversée, mais quelle force, quelle détermination ! Cette femme est une étoile ! Solène Bauché ne nous épargne rien, elle nous dépeint Amaudra avec ses blessures, ses défauts, ses fêlures mais elle porte en elle cette lumière, cet instinct, cette réciprocité avec la nature et finalement tout cet amour refoulé mais pas enterré et qui ne demande qu’à sortir, un personnage entier et passionnant.

Les parties sur Charles sont toutes aussi intéressantes, car pour finir Charles a eu une vie tumultueuse mais pas forcément heureuse... tantôt dirigé par le devoir, tantôt par sa passion des femmes. Il aura des moments de bonheur certes mais sa vie aura été chaotique et emplie de regret. Il a fait des choix qui ont brisé des parties de lui mais qui ont aussi bouleversé des vies qui ne demandaient rien, juste à s’épanouir. Mais un Roi doit faire des choix compliqués et il n’est pas toujours entouré des bonnes personnes pour l’aider à choisir de façon équilibré entre la raison et la passion.
Un roman Historique saupoudré très légèrement de fantastique, à peine romancé et tellement bien écrit qu’il vous clouera à votre fauteuil !

En Bref :

On devrait apprendre l’Histoire comme ça à l’école !!!

Trêve de plaisanterie, ce roman m’a bouleversé tant par l’Histoire que par ses personnages passionnants.

Merci à l’auteure Solène Bauché pour ce partenariat tellement agréable et enrichissant, pour toutes les émotions par lesquelles je suis passée ! Merci beaucoup !

Anarkhia d’Aviscène

Titre : Anarkhia

Auteur : Aviscène

Éditeur : Autoédité

Genre : Philosophie, Sociologie

Format : Epub

Nombre de pages : 140

Fiche Bibliomania

 

Résumé de l’auteur :

« Dans certaines contrées de la Grèce antique, des peuples rongés par la cupidité se font souvent la guerre. Deux hommes d’une même tribu se lancent dans une étrange aventure qui changera à jamais leur perception du monde. Mythologie, Histoire, Croyances, un roman de réflexion à caractère philosophique et spirituel qui vous entraîne dans un grand voyage méditatif à la rencontre du Soi. »

Mon  avis :

Merci à l’auteur Aviscène pour ce partenariat qui s’éloigne un peu de mes lectures habituelles.

L’histoire :

Deux chefs de tribu vivent avec leur peuple sur le territoire d’Anarkhia; Un grand désordre règne sans que ni l’un ni l’autre ne puisse faire quoique ce soit pour arranger la situation. Ils décident de demander à un chaman ce qu’il entrevoit comme solution pour faire régner l’ordre et la paix en Anarkhia. Ils vont alors débuter une aventure qui les mènera peut-être à la solution; en tout cas le chemin ne sera pas aisé et leur perception du monde va en être ébranlée.

Les personnages :

Apistos et Pistos : Deux chefs de tribu qui vivent de grands festins et boivent du vin à longueur de temps. Dans leur moment de lucidité, ils s’aperçoivent qu’Anarkhia est ingérable et reste perpétuellement dans les conflits. Ils décident ensemble de trouver une solution et prennent conseil auprès d’un pseudo-chaman qu’ils ont kidnappé.Ce ne sont pas des mauvais bougres, au contraire ils prennent conscience que leur façon de vivre ne peut plus les mener bien loin.

La Plume, le Scénario :

L’auteur nous emmène en Grèce Antique dans un territoire où règne le chaos et les conflits perpétuels. Pistos et Apistos, chefs de tribu, espèrent y mettre un terme mais ils ne savent pas comment s’y prendre… Un chemin de réflexion s’ouvre à eux et leur aventure philosophique commence.

L’écriture de l’auteur est fluide agréable, ses deux personnages principaux sont drôles par moment sans vraiment le vouloir, c’est leur manière d’être qui est décalée par rapport à leur démarche, mais petit à petit ils s’alignent à leur projet pas si évident à mettre en pratique ni même à suivre.

Aviscène nous parle au travers de l’étrange aventure de ses personnages, de philosophie du monde, de la difficulté de ne pas retomber dans ces mauvaises habitudes, de vivre ensemble, de créer des lois sans grignoter la liberté.

Une forme de pensée critique va émerger au travers de leurs péripéties, de leurs déboires et de la façon dont ils vont décider de vivre et se soutenir face à la difficulté de cette ascèse en forêt. Ces deux hommes habitués à l’excès, à la guerre et au mépris des libertés de leurs ennemis vont voir leurs idéaux changer.

Au départ, septiques face à la manière d’aboutir au résultat souhaité, ils comprennent bien vite que le Sage les a fort bien conseillé. Comme toute chose, on n’y arrive pas toujours dès la première fois; alors ils décident de persévérer, de façon plus sérieuse. Et là, face à la difficulté, face à la peur, à la camaraderie et même face au danger, Pistos et Apistos se construisent grâce à leur amitié et leur bon sens qui resurgi spontanément.

Cette retraite dans la forêt les a amené à un cheminement de pensée philosophique et même spirituel, à force de balade, de méditations, de longues conversations, d’échange mais aussi de divergences et de longs silences.

Leur expérience est très intéressante et donne à penser à notre façon d’aborder le monde en tout temps;

En Bref :

Un récit court mais très marquant. Aviscène au travers de la Grèce Antique et à l’aide de deux chefs de tribu; nous montre, nous conseille sans jamais imposer une vision philosophique, spirituelle et peut-être même politique du vivre ensemble et une façon de préserver la liberté de conscience, le libre arbitre.

Merci Aviscène pour ce partenariat enrichissant !

La Rose Bleue de Camille Melo

Titre : La Rose Bleue

Auteure : Camille Melo

Éditeur : Autoédité

Genre : Bit-Lit

Format : Epub

Nombre de pages : 295

Fiche Bibliomania

Résumé de l’auteure :

« Prisonnière d’un lourd fardeau qui la tourmente depuis sa naissance, Esther, fille du stratège de Transilvania, le royaume des vampires, n’aspire qu’à vivre comme le commun des mortels. Mais son destin bascule le jour où elle échappe de peu aux griffes des Corbeaux déchus, grâce au troublant Aaron, redoutable chasseur de vampires. En quête de réponses, Esther ne se doute pas une seconde qu’elle est sur le point de déterrer un lourd secret de famille, qui pourrait bien être la clé de son enlèvement et des mystérieuses attaques orchestrées par les Corbeaux déchus, à travers tout le royaume.Va-t-elle se tourner vers les bons alliés ? Son Gardien William a-t-il raison de se méfier d’Aaron ? Que cache réellement le Chasseur ? »

Mon avis :

Merci à l’auteure Camille Melo de m’avoir fait entrer dans le royaume des vampires de Transilvania.
L’histoire :

Esther est une vampire avec un lourd fardeau qu’elle doit à tout prix cacher pour ne pas être la cible des ennemis de Transilvania, des ennemis des vampires : Les corbeaux déchus. Mais comme toutes les jeunes filles, elle aimerait beaucoup pouvoir se promener en liberté, en tout inconscience, profiter du paysage sans inquiétude, voire du monde bouger autour d’elle… mais sa constitution restreint ses mouvements à son grand désespoir. Mais un jour, en faisant preuve d’un peu d’insistance son Gardien accepte de l’emmener avec lui à condition qu’elle respecte à la lettre ses mesures de prudence et de sécurité… Elle est loin de se douter que cette petite balade va être le commencement d’une aventure terrible, d’un bouleversement des sens, de sa nature et de tout ce qui l’entoure. Son entourage est très protecteur et prend des décisions radicales pour sa sécurité.
Les personnages :

Esther : c’est une jeune fille, fragile, chétive, pâle et d’une gentillesse et d’une bienveillance à toute épreuve ou presque. Elle se désespère de dépendre de son entourage du fait de sa fragilité; elle a beau s’entraîner, son fardeau est de plus en plus lourd, elle ne peut pas se défendre seule. Elle aime beaucoup son Gardien, c’est son meilleur ami depuis quelques années et elle lui fait une totale confiance.

Aaron: C’est un garçon mystérieux, distant, froid mais qui décide tout de même de défendre Esther quand elle en a besoin. Il lui laisse entendre qu’il ne faut pas qu’elle s’approche de lui.

Wiliam : C’est le meilleur ami d’Esther qui a gagné le droit de protéger Esther officiellement à force de travail et d’acharnement. Il est doux et très protecteur. Il sait très bien comment se sent Esther avec son fardeau. Il fait de son mieux pour être toujours d’humeur joyeuse et apporter du réconfort à Esther. Il se défie d’Aaron, il ne fait pas confiance à ce jeune homme trop mystérieux.

Esther et William vont être entraînés malgré leur prudence à rencontrer des personnes sombres; ils devront combattre au péril de leur vie mais qui se cache réellement derrière les ennemis d’Esther; Ont-ils conscience, ces sanguinaires, qu’ils se trompent de cible ?

Je ne vous les décrirais pas, bien qu’ils le méritent amplement; mais c’est à vous de les découvrir en lisant le livre de l’auteure Camille Melo !
La Plume, le Scénario :

Je trouvai l’écriture des premières pages trop hachée; je ne me l’explique pas vraiment… j’avais l’impression de faire des arrêts, ça ne me semblait pas fluide. Mais au fur et à mesure de l’histoire, je me suis attachée à cette histoire, bizarrement peut-être plus à Aaron.

En effet sur plusieurs pages, je trouvais Esther insupportable, de pleurer à tout bout de champ, de gémir de peur, d’inquiétude; c’était super agaçant. Une fois qu’on apprend à la connaître, on comprend un peu mieux ses réactions et finalement sa révolte face à ses difficultés. Finalement, elle m’a beaucoup intrigué et j’ai vraiment envie de lire la suite de son aventure !
L’histoire devient plus épaisse, plus ardue au moment où les difficultés pour Esther se montrent insurmontables. Esther se révèle bien plus forte qu’il n’y paraît et prouve qu’elle peut faire face malgré son désavantage !

Je disais que je m’étais attachée à Aaron, non pas juste parce que c’est le beau gosse de service; non, il dégage beaucoup de mystère, il a surtout des zones d’ombres dont il n’est pas fier mais qu’il ne nie pas, et surtout ça ne l’empêche pas d’être quelqu’un de très doux et attentionné. Ces deux facettes de sa personnalité en font un être totalement imparfait mais finalement équilibré; son obscurité ne peut pas exister sans la lumière dont il peut faire preuve.

Au travers de l’exil d’Esther se cache un très lourd secret qui ne doit pas tomber entre de mauvaise main;

Un détail de l’histoire que j’ai trouvé important, c’est que dans cette histoire les monstres sanguinaires ne sont pas ceux qu’on pourrait croire ! Les forces du mal se cache sous les traits des humains spéciaux avides de pouvoir, de sang et d’exterminations… Mais qui sont-ils réellement ? L’auteure nous les livrent mais j’ai envie d’en savoir plus car ils ne semblent pas si unis que ça …

Bon on en parle de cette fin qui laisse pantois ! non mais oh 😮 ; on nous harponne bien et hop on nous laisse dans le désarroi … 😦

En Bref :

Si le début m’a posé quelques difficultés de fluidité dans ma lecture, l’histoire m’a vite conquis et emporté avec les aventures d’Esther ou plutôt ses mésaventures…

Un personnage masculin attachant et mystérieux qu’on n’a pas envie de laisser dans les dernières pages.

Encore merci à l’auteure Camille Melo pour m’avoir permis de découvrir son univers vampirique différents et intrigant 😉