Destins Parallèles de Daisuke Imai

Titre : Destins Parallèles

Auteur : Daisuke Imai

Éditeur : Komikku

Sorti le 22 février 2018

Série en 3 tomes (x2)

Nombre de pages : 192

Genre : Manga, Seinen

Fiche Bibliomania

4ème de couverture :

« Dans la magnifique ville de Kyoto, une histoire d’amour naît entre deux étudiants suite à l’achat d’un simple mirroir.

Yukichi est un jeune intello un peu coincé qui est plus à l’aise avec les chiffres qu’avec le sexe opposé. Chihiro est une jeune femme qui manque cruellement de confiance en elle.

Le destin va les rapprocher de la manière la plus inattendue ! »

Personnages principaux :

Yukichi: C’est un jeune étudiant, intello, doué pour les maths. Il pense être amoureux d’Hinata une ancienne camarade de classe et pour elle, il renonce à étudier dans une grande université. Mais sa rencontre un peu brutale avec Chihiro va bouleverser ses croyances, son petit train-train quotidien. Il reste naïf et cette candeur le fait souffrir; Il est envahi de doute, et de rancœur et surtout il est en colère après lui d’avoir été aussi stupide… Mais grâce à Chihiro, il va connaître les bouleversements de l’amour sans vraiment savoir que c’est peut-être l’amour, le vrai !

Chihiro : Ayant subi les moqueries  de ses camarades en CM2; Chihiro s’est mise en marge, en retrait des autres. Elle a adopté un look, une apparence commune et sans intérêt pour ne pas se faire remarquer. Quand elle rencontre Yukichi, elle ne comprend pas pourquoi son propre corps se comporte de façon étrange en sa présence (battement de coeur, les joues qui rosissent…). Elle se demande comment une fille comme elle peut espérer intéresser un garçon comme Yukichi

Lieux où se déroule le récit :

Le récit se développe dans la ville de Kyoto, à l’université, dans la ville même.

Détails intéressants :

  1. Tout commence par un miroir, Yukichi achète un miroir à la grand-mère de Chihiro; ça m’a fait penser également à la façon de procéder de l’auteur de raconter l’histoire en miroir (Elle & Lui)
  2. La détresse, qui l’on peut lire et qu’on apprendra par la suite, dans la manipulation d’Hinata afin d’attirer tous les hommes à elle.
  3. La désillusion de Yukichi face à la tournure des évènements avec Hinata et son meilleur ami.
  4. La lente évolution de la romance entre Chihiro et Yukichi.
  5. Les expressions de visages dessinées par l’auteur qui donnent autant d’indications sur le passage dans les affres de l’amour, sur l’enjeu de la manipulation, sur la trahison, la déception, la tristesse… Un vrai régal.

Mon avis :

C’est une très belle ode à l’amour; deux personnes se rencontrent un peu par hasard… à cause d’un miroir. Si Yukichi se croyait déjà amoureux, il va comprendre que ses sentiments n’étaient pas clairs… Quand à Chihiro, il est évident pour elle, qu’elle n’est pas le genre de fille à intéresser quiconque. Mais lorsqu’elle croise Yukichi, ses a prioris cèdent au fur et à mesures que son amie l’oblige à se dévoiler et au fur et à mesure que ses sentiments grandissent sans pour autant comprendre qu’elle tombe amoureuse de Yukichi.

C’est intéressant de voir comment est appréhendé l’amour d’un côté comme de l’autre.

J’ai trouvé leur histoire attachante bien sûr, mais aussi tellement pleine de sens; tellement dans le ton de l’époque. Tandis que lui n’arrive pas à mettre des mots sur ce qui lui arrive sauf peut-être cette phrase : »J’ai l’impression de la connaître depuis un bail »; quant à Chihiro c’est son corps qui parle, son coeur bat la chamade, ses joues rosissent, elle a tellement peur d’y croire qu’elle s’empêche d’y croire

Leurs diverses rencontres vont les éloigner, les rapprocher, puis encore les éloigner… Ils ont du mal à identifier leurs propres sentiments mais aussi de voir en l’autre ce qu’ils désirent le plus. Du coup, ils se noient dans une masse de malentendu et de mauvaises interprétations.

Ils sont liés c’est évident mais ils ont une telle vision d’eux-mêmes faussée qu’ils n’arrivent pas à traduire les signaux de l’autre.

Citations retenues Tome 1 Elle & Lui:

  1. Elle […]Depuis j’ai fait pousser ma frange et baissé la tête pour cacher mon visage. En regardant uniquement le sol… ça m’évite de voir autour de moi.[…]
  2. Elle […]Je me suis coupée les cheveux, maquillée… ces choses que tout le monde considère normales… Alors pourquoi cela m’a donné l’impression d’avoir totalement changée ?[…]
  3. Lui […]J’ai totalement fait le choix d’entrer dans une université bas de gamme… mais aussi d’une activité plein air dont je n’ai strictement rien à faire.[…]
  4. Lui […] Si les sentiments étaient une suite logique de chiffres et qu’il existait des théorèmes mathématiques pour expliquer l’amour tout serait tellement plus simple.[…]

En Bref :

Une série très attachante qui décrit les affres de l’amour et de l’amitié au travers des regards différents, entre manipulation, faux semblants, vrais sentiments et peur de l’autre, les protagonistes ont fort à faire !

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Les Cordes de Cristal Épisode 1 & 2 d’Anne Robillard

Titre : les Cordes de Cristal

Épisodes 1 & 2

Auteure : Anne Robillard

Éditeur : Michel Lafon

Genre : jeunesse, Fantastique

Sorti le 9 janvier 2014

Fiche Bibliomania

 

 

Résumé :

« Entre Palm Springs et Los Angeles se trouve Kennenika, une toute petite ville qui dégage une énergie étrange et inspire aux musiciens les plus influents de la planète rock une incroyable créativité… Jippy Wade, guitariste adulé du groupe Texas Gray Wolf, achète un vaste terrain au milieu de nulle part pour y construire le studio d’enregistrement Tex-son, où vont se bousculer les meilleurs groupes du moment. Mais la soif du succès se paie au prix fort pour cet homme qui a dû abandonner sa femme et se retrouve maintenant seul, en proie à ses vieux démons.

En cherchant de nouveaux talents, Jippy espère avant tout trouver la paix intérieure. Mais l’arrivée à Tex-son des imprévisibles frères Specogna va attiser les rivalités et provoquer de mystérieux incidents… Quel secret se cache entre les murs de ce studio qui suscite toutes les convoitises et transcende les artistes qui s’y produisent ? »

Mon avis :

Euh …  Pourquoi le 4ème de couverture ne correspond pas vraiment à l’histoire ? Jippy Wade n’a pas quitté ou abandonné sa femme, il l’a certes délaissé et Suzi, ne supportant plus l’idée d’être délaissée,  a quitté son mari. Autre chose, Je n’ai absolument pas trouvé que les frères Specogna attisaient les rivalités … mais alors pas du tout… Encore moins qu’ils aient provoqué  de mystérieux incidents ?!?

L’histoire :

Le groupe de Jippy Wade prend une petite pause; Du coup il décide d’acheter un terrain à son ami pour changer d’horizon et monter un studio : Tex-son. Il n’a pas pensé un seul instant que cette décision aller complètement bouleverser sa vie; et peut-être même celle de ceux qui l’entoure. Son premier groupe Arial est dirigé par Simon Maccrie, un être étrange et transcendant. Les groupes vont se succéder, les amateurs comme les anciens et Tex-son va prospérer. Cependant un tas d’étranges rebondissements arrivent sans explication et bousculent, repoussent dans leurs derniers retranchements les habitants de Kennetika, les poussant hors de leur zone de confort.

Mais que ce passe t-il vraiment à Kennetika ? Quel est cette impression ?

Les personnages :

Jippy Wade : Il est le guitariste de Texas Gray Wolf; il décide de se lancer dans une autre vie, en créant son propre studio Tex-son. Il n’avait pas prévu d’y sacrifier toute sa vie; mais l’atmosphère étrange qui se dégage de cet endroit en a décidé autrement. Sa vie va être bouleversée, et il va être amené à rencontrer des gens aussi différents les uns que les autres et à se reconstruire une vie de famille. Sa rencontre avec Simon le laisse perplexe; mais pourquoi pas, chacun ses croyances, Jippy n’y voit aucun mal, tant que ça ne nuit pas au travail.

Simon Maccrie : C’est le leader des Arials, son style est particulier, transcendant; Il bouleverse les codes du Heavy Metal. Mais à côté de ça il est sorcier, c’est un dragon et il est là pour guider les gens et son successeur. Il ne fait de mal à personne mais ce qu’il prédit fait parfois froid dans le dos;

Kévin : C’est le fils de Keith Roe, une légende du Rock’n’Roll; Il est étrange, solitaire mais très intelligent. Il ne voit pas la nécessité de lié une quelconque amitié. Il apprend à la maison, et quand ses parents décident de venir vivre à Kennetika, il revit ! Dans cette immensité, il laisse libre cours à son besoin de liberté et d’espace.

Et beaucoup, beaucoup de personnages secondaires ou pas vont traverser la vie de ses trois personnages « principaux ».

La Plume, le scénario :

Alors autant, j’ai adoré « Les chevaliers d’Émeraude », « A.N.G.E », et « Qui est Terra Wilder ? » les « Les ailes d’Alexanne » mais celui-là non je n’ai pas du tout accroché;

La couverture est sensationnelle, une super guitare électrisée dans l’eau sur fond bleuté, ça promettait d’envoyer !!

J’ai lu ce roman assez facilement; mais je n’ai pas vraiment accroché… Toute l’histoire passe très vite; l’auteur passe beaucoup de temps à décrire ses personnages physiquement et ne passe pas assez de temps sur leur vécu, du coup ça coupe l’histoire inutilement…

Tout se passe super bien pour le studio, pour les artistes aussi; C’est trop facile ! Tout passe de façon lisse., et même les morts étranges quasi simultanés ne sont pas relevées…

Les personnages sont touchés par ces morts mais ça passe… La vie des personnages semble intéressante mais l’auteur ne s’y attarde pas assez. Tout va trop vite pour moi. Et à part les drames familiaux rien de spécial ne se passe. C’est un peu lassant, heureusement l’écriture de l’auteure est agréable et fluide.

Il arrive des évènements étranges (là encore l’auteur les traite comme des évènements normaux…) mais comme si on était dans une voiture sur l’autoroute, l’histoire file et ne laisse pas le temps au lecteur de s’attarder. Pour ma part je trouve que l’auteure n’approfondit pas assez ses personnages, j’aurai aimé en savoir un peu plus sur ce personnage étrange qu’est Simon… mais l’auteure le marginalise(trop de mystère autour de lui) car on ne voit de lui qu’un être un peu loufoque qui joue au sorcier… Bon, je ne me suis pas expliqué ses apparitions face à Kevin mais comme l’histoire file, je n’ai pas eu le temps.

Vu que c’est un récit principalement sur la musique, je m’attendais à ressentir cette musique par les mots … mais non même pas …

Je ne suis pas arrivée à m’ancrer dans l’histoire, ni à m’identifier à un quelconque personnage … c’était un peu frustrant et désolant

En Bref :

Un roman trop lisse à mon goût; pas assez d’action, des personnages pas assez approfondis pour que j’y ressente un petit intérêt…

Ce roman m’a semblé étrange, comme s’il avait été bâclé, fait à la va-vite; Le résumé en presque la preuve … Comme si ce livre n’avait pas été retravaillé, ou pire coupé au montage…

Moriarty, T1 de Ryôsuke Takeuchi

Titre : Moriarty, T1

Auteur, scénariste : Ryôsuke Takeuchi

Auteur, Dessinateur : Hikaru Miyoshi

Éditeur : Kana

Collection : Dark Kana

Sorti le 22 juin 2018

Nombre de pages : 212

Genre : Manga, Shonen

Fiche Bibliomania

Résumé éditeur :

« 19e siècle en Angleterre, la famille Moriarty a recueilli deux orphelins William et Louis mais en leur conférant un statut de domestique. Albert, le fils aîné de la famille est pétri d’ambition et il déteste le système social qui régit la société britannique, dans lequel les classes supérieures se pavanent et oppressent le peuple sans pour autant être dignes du respect qu’elles exigent de lui.

C’est pourquoi Albert abhorre sa propre famille et voit dans les deux orphelins l’incarnation d’un souffle nouveau. Albert leur offre son statut, sa richesse et son influence à condition que les garçons mettent leur intelligence au service de son rêve : se débarrasser de sa famille et du système de classes actuel !

Les trois garçons complotent ainsi pour devenir les seuls héritiers de la famille. Treize ans plus tard, à seulement 21 ans, l’aîné des orphelins William James Moriarty est devenu professeur de mathématiques à l’Université et il pourrait voir surgir sur sa route un certain Sherlock Holmes…« 

Personnages principaux :

Albert Moriarty: Il est l’aîné d’une famille richissime, il a travaillé dur à l’école pour atteindre un haut niveau; mais il a aussi chercher à s’éloigner de sa famille qu’il déteste. A l’arrivée des deux orphelins, William et Louis, il perçoit comme un espoir, une lumière sur le changement qu’il veut pour le monde et le système social en Angleterre. Son ambition est très puissante voir dévorante.

William Moriarty : c’est un enfant très intelligent, il a réponse à tous les problèmes. Il entrevoit très bien comment résoudre toute sorte de complications. Il devient très vite le consultant des villageois où vit la famille Moriarty. Il devient professeur de mathématiques à seulement 21 ans, mais continue son travail de consultant.

Louis Moriarty : C’est le dernier des frères orphelins, il est de santé fragile, mais n’en ai pas moins un enfant puis un adulte très bon gestionnaire.

Lieux où se déroule le récit :

Au XIXème siècle, en Angleterre; au début dans la balieue de Londres où vit la famille Moriarty.

Détails intéressants (ou marquants) :

  1. Cette volonté et cette soumission feinte dont William fait preuve. Rien ne l’empêche de dispenser ses conseils même face au mépris des notables et à la méchanceté cruelle de sa famille adoptive. Il garde un visage serein et protège son frère, ses frères.
  2. Cette froide détermination d’Albert, pour changer le système social qu’il ne supporte plus.
  3. La méchanceté cruelle et même douloureuse de la famille adoptive envers les deux orphelins; Ils les rejettent totalement, ils voudraient s’en débarrasser et ils les maltraitent. Même les domestiques sont haineux envers les enfants.
  4. On sent tout doucement se mettre en place la fusion de cette haine sociale envers le système britannique d’Albert et les rouages très méticuleux du cerveau de William.
  5. Le dessin, le trait de l’auteur est très agréable à suivre; On arrive à sentir ce moment « borderline » où William bascule pour assouvir l’ambition et la haine d’Albert.

Mon avis :

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L’histoire commence sur les conseils qu’apporte le jeune William, puis on passe à sa véritable condition, sa dramatique et révoltante situation. Les Moriarty, on recueillit les frères orphelins pour la postérité, car ça fait bien de donner la charité, mais faut pas que ça dure trop longtemps… La mère et le petit frère d’Albert sont particulièrement cruels, voir machiavélique pour échafauder des plans afin de se débarrasser des jeunes orphelins qu’ils abhorrent… Mais ils n’ont pas encore compris qu’ils ont façonné un monstre, peut-être pas créer car il a l’air suffisamment éprouvé pour avoir basculé sans l’aide des Moriarty.

Albert s’est épris d’eux et les voir se faire traiter de la sorte, le révolte. Son intention est touchante, mais les moyens d’y arriver un peu moins…

Je suis arrivée à comprendre comment en est arrivé William Moriarty pour agir aussi froidement mais de façon aussi méticuleuse. C’est un être à part, il d’une intelligence hors norme, mais il est dénué d’empathie. Tous ses notables, qu’ils tuent avec des plans tous aussi machiavélique que son premier meurtre, sont responsables de leur condition. Ils sont coupables. Il punit les méchants sans plus ni moins de sentiments; il a juste l’impression de faire son devoir, son travail.

L’arrivée, de Molan et de Fred des nouveaux collaborateurs, lance plus précisément leur association de malfaiteurs.

Passons au trait de Hikaru Myoshi, c’est tout simplement sublime; Les images très nettes, justes et qui fourmillent de détails transmettent parfaitement les émotions, les sensations que doit ressentir le lecteur.

Citations retenues :

  1. […]un jour il faudra mettre ta belle intelligence au service du monde entier, servir l’humanité entière, ça c’est beau ![…]
  2. […]Ces prolétaires, alors ! Ce ne sont que des machines à travailler sur pattes, et ils croient que tout leur est dû![…]
  3. […]Frida et le gamin… deux victimes du système social qui étouffe ce pays. dans un autre monde, ils auraient vécu heureux.[…]

En Bref :

Un manga super intéressant, dérangeant pour le côté de cette injustice sociale, pour la façon dont sont traités les frères orphelins.

Et les débuts, finalement très jeunes des méfaits du jeune William Moriarty, ma foi assez flippant  !

 

E.V.E. de Carina Rozenfeld

Titre : E.V.E.

Auteure : Carina Rozenfeld

Éditeur : Syros

Genre : Jeunesse, Dystopie

Nombre de pages : 381

Sorti le 15 juin 2017

Fiche Bibliomania

 

 

4ème de couverture :

« Entité. Vigilance. Enquête. Elle s’appelle EVE. Elle n’a aucune idée de son apparence. Elle ne ressent rien. Et pourtant le monde n’a pour elle aucun secret, parce qu’elle le perçoit à travers les yeux de millions d’êtres humains. 24 h sur 24, elle assiste à leur quotidien. Son rôle ? Surveiller la population et signaler en temps réel les crimes et les délits. EVE est infaillible… jusqu’au jour où elle assiste à l’agression de la jeune Eva Lewis sans parvenir à identifier le coupable. Pour comprendre ce qui s’est passé, EVE investit à l’insu de tous le corps d’Eva. Et découvre le plaisir grisant de la vie réelle. »

Mon avis :

L’histoire :

E.V.E est une Intelligence Artificielle; elle ne sait pas à quoi elle ressemble mais pour une IA ça la tracasse un peu trop. Elles sont plusieurs à surveiller Citypolis. A chaque agression, elle identifie l’agresseur, la victime et le lieu de l’agression, ainsi elles peuvent envoyer les brigades d’intervention pour appréhender l’agresseur et les ambulances s’il y a lieu pour secourir la victime. Cela fait près de 15 ans que la ville tourne comme ça avec un pourcentage de criminalité proche de 0.

Mais voilà un jour, notre E.V.E est incapable d’identifier l’agresseur, il lui est totalement invisible; au début ses concepteurs pensent à une mise à jour qui a mal fonctionné; mais voilà elle n’est pas seule face à cette cécité et la conception des E.V.E. n’a rien avoir avec ce problème.

E.V.E. veut à tout prix comprendre pourquoi elle n’a pas pu faire ce pourquoi elle a été conçue; Alors, elle décide de pousser plus loin ses investigations. Elle se retrouve dans le corps de la dernière victime qui est dans le coma, pour essayer de comprendre ce qu’elle lui a échappé en tant que IA; ce qu’elle n’avait pas prévu c’est que de vivre dans un corps humain est un pur émerveillement.

Les personnages :

E.V.E. : C’est une Intelligence Artificielle qui possède un tuteur, Silas, avec lequel elle converse d’égal à égal. Silas est toujours respectueux. Quand elle se retrouve devant l’impossibilité de faire ce pourquoi elle existe; elle est plus perturbée qu’elle ne le laisse croire à Silas. Elle décide d’investir le corps d’Eva, la jeune victime dont elle n’a pu voir son agresseur. Mais dans ce corps elle goûte à la vie réelle, et c’est complètement addictif. Découvrir les sensations bonnes ou mauvaises est un pur émerveillement. L’IA est déterminée à trouver l’agresseur d’Eva et surtout L’IA veut connaître la raison de son inefficacité. Une autre chose la travaille encore un peu, elle aimerait savoir à quoi elle ressemble dans la vie réelle auprès de Silas. Et cette caractéristique marque l’évolution que prévoyait son tuteur…

Silas : On ne connaît de lui que ce que nous indique l’IA. Il est son tuteur, c’est à dire qu’il veille sur elle, il doit noter tout ce qui lui paraît anormal, ou un brusque changement de fonctionnement. Silas discute avec E.V.E par écrans interposés. Il perçoit dès le début que l’IA est en train d’évoluer mais décide de garder ça pour lui.

Damian : C’est un Agent d’Intervention Immédiate; E.V.E a envoyé son escouade sur le lieu de l’agression d’Eva. Sa direction lui confie l’autorisation de passer à une enquête moins conventionnelle, plus comme avant les E.V.E. Damian ne sait pas trop par où commencer, mais il est déterminé et surtout il va avoir une aide inattendue : Eva (enfin E.V.E.). Leur duo va fonctionner à merveille !

La Plume, le Scénario :

J’ai lu le livre en une journée, tellement c’était impossible de lâcher cette histoire ! L’écriture de Carina Rozenfeld est fluide et très agréable.

j’ai tout de suite trouvé E.V.E. attachante et intéressante. Certes au début, ces phrases sont celle d’une simple IA, mais petit à petit, comme Silas on s’aperçoit que l’IA évolue jusqu’à l’inévitable. Au début, elle est déroutée car elle n’aperçoit pas l’agresseur, elle pressent tout de suite que sa conception n’y est pour rien ni même la mise à jour téléchargée dernièrement. Elle veut savoir, elle ne veut pas laisser un agresseur comme ça dans la nature, elle veut rendre justice à Éva. Mais est-ce les seules raisons ? Elle n’a pas à avoir ce genre d’émotions…

A chaque saut dans le corps d’Éva puis puis retour chez elle dans son laboratoire; la pression était grande, j’étais stressée, et si l’IA était surprise hors de son lieu de travail, et si par ses sauts, elle loupait d’autres agressions… ouhla c’était tendu ! Je n’en pouvais plus, il fallait que je lise, avidement, je ne pouvais pas m’arrêter.

Bon ! Mise à par ma lecture compulsive, l’auteur parle d’un sujet délicat. Les E.V.E. sont connectées à la population de Citypolis par l’intermédiaire de puce insérée à l’arrière de la nuque de chaque habitants. Il y a forcément les anti-E.V.E. qui crie au besoin de liberté, qui ne supportent pas d’être constamment espionné jusque dans leur vie intime. Et puis il y a le côté sécuritaire, les malfrats restent peut-être des malfrats mais ils n’osent plus agresser les gens. Le plus souvent les E.V.E font intervenir à temps les AII; et les victimes s’en sortent plus ou moins indemnes.

Donc le Big Brother, c’est bien ou c’est pas bien ? Faut-il choisir entre Liberté et Sécurité ? E.V.E est d’abord certaine que son travail est bien pour la population mais plus elle devient humaine plus ses intrusions chez les habitants la mette mal à l’aise… Elle comprend alors ce dilemme

E.V.E. naît à la vie en s’exposant dans le corps d’Éva; en voulant trouver son agresseur, elle apprend ce que c’est d’être humaine. La sensation du toucher, la douleur, la faim et le cœur qui s’emballe de plaisir et le doute … Ces sensations la bouleversent et la rendent attachante, passionnante. D’ailleurs, il y en a un qui tombe sous le charme , à cause de cet émerveillement éternel 😉 (non, non je ne dirais rien si vous voulez l’identité de ce « un », va falloir lire ce roman !!)

En Bref :

Un roman dévoré tout cru, qui laisse un peu des traces à cause de ce sujet bien délicat.

Le Maître des Livres par Umiharu Shinohara

Titre : Le Maître des Livres

Auteur : Umiharu Shinohara

Éditeur : Komikku

Sorti le 28 août 2014

Nombre de pages : 192

Genre : Manga, Seinen

Fiche Bibliomania

Résumé :

 » Poussez la porte de la bibliothèque pour enfants « La rose trémière » ! Vous y serez accueillis et conseillés par une équipe chaleureuse et surtout Mikoshiba, un bibliothécaire au caractère difficile, mais avant tout un passionné de littérature et un véritable « sommelier » des livres ! Ce n’est pas pour rien que tous les clients lui demandent conseil afin de dénicher la perle rare !

Découvrez ou re-découvrez tous ces contes et aventures qui ont fait vibrer des enfants et des adultes dans le monde entier »

Personnages principaux :

Mikoshiba : Il est le bibliothécaire grincheux de la bibliothèque « la rose trémière ». Il a mauvais caractère mais c’est un fervent défenseur livres. Il sait toujours avec plus ou moins d’exactitude quel livre il faut à tel lecteur et surtout au moment opportun. Il connaît toutes les histoires qui reposent sur les rayons de sa bibliothèque. Il reste intransigeant avec les gens mais c’est toujours dans un but bien précis, faire lire ! Malgré son caractère ronchon les enfants l’adorent.

M. Myamoto : Il passe par hasard devant cette bibliothèque pour enfant et entre. Il n’est pas vraiment en état et Mikoshiba s’en rend compte très vite. Il suffit de quelques mots sur sa vie pour que Mikoshiba trouve le livre qu’il doit lire. M. Myamoto a l’impression d’être dépassé, en constante situation d’échec, et surtout il traîne une solitude triste et il a du mal à faire face à tout ça. Il va vite comprendre que ces visites à la bibliothèque lui sont salutaires.

Lieux où se déroule le récit :

Dans une bibliothèque pour enfant « La rose trémière », tout près d’un parc.

Détails intéressants :

  1. La petite bibliothèque ne se trouve pas sur un lieu de passage, elle se découvre au détour d’un parc
  2. Le mauvais caractère de Mikoshiba est essentiel pour remettre tout le monde sur les rails, il perçoit le malaise des gens et sait exactement ce qu’il leur faut lire.
  3. Les deux jeunes femmes qui assistent Mikoshiba, font tout pour compenser son mauvais caractère; Y compris lui faire remarquer quand il va trop loin ou comment il devrait agir à certains moments. Elles sont très gentilles et défendent bec et ongles cette bibliothèque et ses adhérents.
  4. Ce manga renforce mon avis, mon idée sur comment doit exactement se comporter un bibliothécaire… Non pas avec mauvais caractère, mais connaître ses adhérents et surtout ses livres et savoir à qui proposer telle aventure ou tel documentaire. Mikoshiba est le bibliothécaire idéal … bon peut-être pas avec son caractère 😉
  5. Le dessin, le trait de l’auteur m’ont fait voyager dans ses contes et le plus fou c’est qu’au travers de ses dessins je me suis vraiment sentie dans une bibliothèque ! Un petit plaisir confortable 🙂

Mon avis :

C’est en suivant @lerenarddore sur Twitter, Instagram et Facebook mais aussi les Éditions Komikku  oui oui toujours eux !!! c’est dingue ! Les vils tentateurs !

On entre dans ce manga avec une scène assez triste… M. Myamoto rentre seul, ne suit pas ses collègues mais il ne veut pas rentrer chez lui où la solitude l’attend. C’est avec lui qu’on entre la première fois dans la bibliothèque de Mikoshiba, une bibliothèque pour enfant appelée « La rose trémière ». Mikoshiba sent tout de suite le malaise de M. Miyamoto; et tente de s’en débarrasser… Mais voilà c’est le début d’une histoire pas commune.

J’ai aimé cette passion qui anime Mikoshiba, cette dextérité à choisir le bon livre pour la bonne personne. Sous ses airs revêche il aide beaucoup les gens. Il sait instinctivement que les livres soignent tous les maux. Mais quel mauvais caractère, ça m’a quand même fait penser aux documentalistes que j’ai pu rencontrer dans mon cursus scolaire et qui avait juste l’air de vieilles sorcières malveillantes (pardon, mais j’étais jeune et bête…) …  bon après en être devenue une (de bibliothécaire hein ? pas une vieille sorcière !!), je n’ai plus trop pensé comme ça  !! 😀

En regardant ces images on pourrait presque sentir l’odeur des livres.

En aidant les gens avec ses livres, Mikoshiba fait profiter le lecteur avec des contes et aventures à visiter et re-visiter avec plaisir et nostalgie.

Sur la fin du tome 1 on en apprend un peu plus sur Mikoshiba et ce qui le lie à sa patronne; Et ces petits détails sont vraiment touchants.

Citations retenues :

  1. […] »Seiren Kepparu » c’est un mot pour désigner quelqu’un d’intègre. N’ayant rien à se reprocher et qui pourrait donc se retrouver devant un policier voire même Dieu en personne sans avoir peur[…]
  2. […]Car attribuer un livre précis à lire obligatoirement…peut potentiellement faire croire à l’enfant que les autres livres ne sont pas bons à lire….[…]
  3. […]Je n’ai donc pas d’autre choix que de devoir vivre encore plus longtemps[…]

En Bref :

Une histoire pleine d’histoires, un bibliothécaire comme on en rêverait, Bref un régal  !

 

Somali et l’esprit de la forêt par Yako Gureishi

Titre : Somali et l’esprit de la forêt

Auteur : Yako Gureishi

Éditeur : Komikku

Sorti le 10 novembre 2016

Nombre de pages : 196

Genre : Manga, Seinen

Fiche Bibliomania

 

 

Résumé :

« Depuis que le monde est dominé par les créatures non-humaines, les hommes en sont réduits à mener une existence clandestine pour échapper à la persécution sans répit des nouveaux maîtres.
Un jour, un golem, gardien des forêts, recueille une fillette appartenant à cette race humaine en voie d’extinction et décide d’entreprendre avec elle un périlleux voyage à travers les contrées.
Ainsi commencent les aventures de cet étrange duo dépareillé, mais uni par un attachement quasi filial. « 

Personnages principaux :

L’esprit de la forêt : C’est un golem, dont la tâche est d’être un gardien de la forêt où il vit Seulement voilà au fin fond de cette forêt, il trouve Somali, une jeune enfant de la race humaine en voie d’extinction. A sa vue, elle l’appelle tout de suite « Père ». Il décide de la prendre sous son aile et de partir à la recherche d’une communauté humaine, qui pourront peut-être même lui indiquer où sont ses parents. Il porte une cape et son visage représente une sorte de tête de squelette; il semble tout rapiécé de la tête au pied, son corps tient grâce à d’innombrables lanières. Il ne ressent rien, ne devrait avoir aucun sentiment et n’avoir en tête que son devoir de  protéger la forêt. Mais au contact de la petite Somali les choses ne sont pas si simple.

Somali : c’est une jeune enfant humaine trouvée au milieu de la forêt avec des chaînes autour du cou, des poignets et des chevilles; L’esprit de la forêt décide de la prendre sous son aile. C’est une enfant, elle est espiègle, insouciante et ne perçoit pas vraiment le danger. Elle porte une cape avec une capuche à oreilles pour tromper les non-humains qu’ils croisent sur leur chemin. Elle mange avec beaucoup d’entrain quand c’est bon mais manifeste vraiment comme une enfant son désaccord quand la nourriture n’est pas terrible.

Lieux où se déroule le récit :

Le récit se déroule au départ dans une forêt, puis le golem et Somali quitte cette forêt pour traverser diverses contrées habitées par des non-humains, à la recherche d’une communauté humaine.

Détails intéressants :

  1. Ce lien qui unit Somali et l’esprit de la forêt, père-fille; c’est attendrissant et l’esprit de la forêt apprend autant que Somali à ses côtés !
  2. Fait étonnant, apparemment un esprit de la forêt ne quitte jamais sa forêt, c’est risqué, elle risque de dépérir sans son gardien, alors comment est-ce possible que le golem ne semble pas au courant ?
  3. Les humains sont en voie d’extinction, seuls les non-humain vivent en maître sur cette terre. certain sont cruels, d’autres curieux, d’autres avide de connaissance… tous vivent en harmonie avec leur contrée.
  4. Ce manga m’a fait penser à l’Enfant et le Maudit de Nagabe d’une certaine manière et à The Ancient Magus Bride de Koré Yamazaki; Ce sont des duos atypiques mais liés par un lien indéfectible. .
  5. Le dessin, le trait de l’auteur est magnifique, minutieux et plein de détails surprenants. Autant le lire avec lenteur pour en apprécier tous les détails

Mon avis :

C’est toujours en suivant @lerenarddore sur Twitter, Instagram et Facebook mais aussi les Éditions Komikku que je me suis encore une fois laissée tenter !!

En trouvant une jeune humaine dans la forêt, le golem pour une raison qu’on ignore au début, décide de partir à la recherche de ses parents. Elle la nourrit, l’habille et veille sur sa sécurité. Il participe également à son éducation le long de leur trajet.

Il est très protecteur, et veille sur elle comme un joyau. Leur relation est vraiment celle d’un père et de sa fille.

Il ne sait pas vraiment où il doit chercher; et récolte des indices au travers des contrées qu’ils traversent, au hasard des rencontres qu’ils font.

Sous cet aspect doux et attendrissant, il ne faut pas oublier que les humains ne sont plus là en maître sur cette terre. Ils sont une race en voie d’extinction. Ils sont persécutés par les nouveaux maîtres et ils sont donc obligés de vivre une vie cachée, une vie clandestine pour survivre. D’ailleurs dans ce tome, le golem et Somali en rencontre un seul et il est bien camouflé. Donc en fond de cette douceur, se cache une violence sans nom... une race est poursuivie dans le but de l’éteindre. Les rares fois où il est question d’humains, les non-humain en parle comme des êtres belliqueux et destructifs.

Passons au crible cette relation atypique mais très profonde; L’esprit de la forêt ne ressent rien, ni en mangeant ni même quand il est question de sentiment. Contrairement à la jeune humaine qui apprécie fortement ses plats, qui éprouve de l’étonnement, de la joie, de la tristesse, de la douleur. Cela étonne le golem; mais ce qu’il commence à suspecter c’est que ces sentiments qui lui sont étrangers sont en train peut-être de le contaminer… comment ? au contact de Somali ? Tout à commencer quand il l’a pris sous son aile; pourquoi a-t-il fait ça ? si ce n’est pas par compassion ?!

Citations retenues :

  1. […]Quand c’est bon, je ne peux pas m’empêcher de montrer ma joie ! (Somali)[…]
  2. […]Tu ne montre jamais ta joie, père?(Somali)[…]A quoi ça servirait ? ça m’est inutile.(le golem)[…]
  3. […] Pfff… Pourquoi ils se font toujours la guerre ? la paix c’est quand même mieux…(les non-humains en parlant des humains)[…]
  4. […]C’est quoi la tranquillité ? C’est quand on a le coeur léger… parce qu’on a ni crainte ni souci… […]

En Bref :

Un très beau moment de lecture, aussi bien pour les yeux que pour l’esprit !

 

Lune Pourpre, Tome 1 : Initiée de Laëtitia Danae

Titre : Lune Pourpre

Tome 1 : Initiée

Auteure : Laëtitia Danae

Éditeur : Éditions SNAG

Genre : Fantasy

Nombre de pages : 508

Fiche Bibliomania

 

 

4ème de couverture :

« Un jour, on m’a dit que ce pouvoir exacerbé qui grandissait en moi ne pouvait plus être caché. Pour le bien de toutes les espèces opprimées, je me devais d’être une initiée ». Lilith, fille de paysan, vit en autarcie dans un village reculé, mangé par les superstitions et les cultes de divinités. Obligée de dissimuler sa vraie nature, elle reçoit un jour la visite d’un homme très singulier, qui prétend pouvoir la protéger de tous les dangers. Malgré elle, Lilith va devoir faire face à de nouvelles responsabilités, dans un monde où elle est considérée comme une icône susceptible de redonner à Hibendrill sa splendeur d’antan. »

Mon avis :

L’histoire :

Lilith, 10 ans, vit avec son père dans un petit village très rural. Elle l’aide aux champs et à la maison. Elle possède une habilité qu’elle doit à tout prix cacher pour préserver sa vie.

Au pied du mur, son père Léon se décide à confier Lilith à une autre communauté qui saura la préserver de la folie du Roi. Ils lui apprendront à contrôler ses pouvoirs et à s’en servir à bon escient mais surtout ils vont lui apprendre à survivre, à se défendre.

Désemparée à l’idée de quitter son foyer, mais curieuse de l’aventure et des dangers qui l’attendent, Lilith part un peu la mort dans l’âme avec Sando.

Lilith est encore loin d’imaginer, de comprendre ce qu’elle représente pour la communauté qui l’a prend en charge. Cette soudaine attention lui fait peur, la perturbe … mais ça lui permet de se soustraire à une mort certaine si le Souverain apprend son existence.

Les personnages :

Lilith : C’est une petite fille solitaire, la compagnie des autres enfants l’indiffère et l’incommode. Elle ne recherche pas de lien au grand dam de son père. Sa particularité secrète l’a met à l’écart, c’est si dur de ne pas utiliser ce pouvoir. Malgré cela, elle éprouve le besoin d’aider, de réparer mais elle ne souhaite pas de compagnie autre que celle de son père.

Léon : Il élève Lilith seul, sa femme est morte en lui laissant un merveilleux cadeau. C’est un paysan qui ne se laisse pas faire, notamment par le prêtre de son village qui essaie de lui imposer sa religion et ses superstitions ridicules. Mais il sent le danger, la solitude et l’habileté de Lilith va se savoir et la mettre en danger; il va alors prendre la lourde décision de confier sa fille à une communauté pour lui sauver la vie.

Je ne peux évidemment pas vous parler des autres personnages sans dévoiler un peu plus les aventures de Lilith… Donc comme d’habitude j’en reste là…

La Plume, le Scénario :

Le style de l’auteur est particulier, prenant et m’a fait visualiser clairement le mode de vie de Lilith ainsi que tous les paysages qu’elle croise.

L’auteur a créé un univers bien à elle avec quand même des repères, des rappels qui font appel à notre imaginaire collectif. Lilith va rencontrer beaucoup de personnes venant d’horizon différent, de peuplade anéantie ou sous le joug du Roi Donavan.

Lilith avec d’autres compagnons va subir un entraînement hors pair pour apprendre à maîtriser son habileté, pour apprendre à se défendre, à résister. Elle devra endurcir son corps et son coeur, car malheureusement son coeur va être mis à rude épreuve, l’auteure ne lui épargne rien !

Suivre Lilith dans son cheminement, dans son évolution fut un réel plaisir. La surprendre en plein doute comme un spectateur qui en sait plus qu’un simple spectateur en rajoute à notre trouble. Lilith est perdue et nous on rage car on ne voit pas le bout du tunnel… c’est frustrant… vous l’aurez vite compris, une fois qu’on est pris dans l’aventure de Lilith on tremble pour elle, on respire de joie (oui oui ça se fait ça …) Bref les mots de l’auteure sont addictifs.

Bien sûr Lilith se retrouve dans une guerre qu’elle n’a pas voulu, qu’elle n’a pas choisi mais elle ne peut pas se défiler, trop de gens compte sur elle; Elle n’est pas seule, elle va lutter avec ses compagnons d’infortune contre ce Roi Donavan qui veut exterminer toutes créatures avec des pouvoirs.

Cette lutte est sans merci et pour avoir une chance d’être victorieuse, elle doit subir un entraînement douloureux et intense, elle doit être initiée.

La solitaire Lilith va devoir s’associer voir plus et comprendre que les amis c’est bien aussi, ça fait du bien; c’est envahissant mais à plusieurs on va plus loin. Et les chances de détruire le Roi sont plus nombreuses…

Un dernier petit mot pour la superbe couverture !!!

En Bref :

Voilà un bon pavé de 508 pages avalé quasi d’une traite, aucune longueur, aucun ennui quelconque; juste une irrépressible envie de continuer et continuer à lire tout en sentant la frustration arriver avec les dernières pages !

Un univers fantastique mêlé d’une certaine réalité s’approchant de la notre, en tout cas peut-être de notre Moyen-Âge.