I#CONE# de François BERDEAUX

Titre : I#CONE#

Auteur : François BERDEAUX

Éditeur : Autoédité

Format : Site Internet – www.icone.site

Genre : (Très) contemporain, ésotérique, historique

Nombre de pages : Un certain nombre

Besoin spécifique : Une connexion internet

Résumé de l’auteur :

L’auteur n’en fait pas vraiment.

Quand François Berdeaux m’a contacté, il a décrit son récit comme « un roman numérique d’un genre nouveau […] une aventure littéraire 2.0. […] ce thriller plonge dans les méandres d’un ésotérisme 2.0. en mêlant Histoire et anticipation; mélangeant les genres au sein d’un roman novateur aux allures de site internet ».

Dans le teaser dédié à ce site on peut y voir défilé un nuage de mots assez évocateurs : Prophète anonyme – La Grande Pyramide – Internet – Bitcoin -John Dee – Bourges – Henoch – Jesus – Rennes-le-Château… et il existe un lien entre tout ça !

Mon avis :

L’histoire :

Idris est dans une mauvaise passe personnelle et professionnelle… Au détour d’une conversation avec un ami, il se retrouve à visionner une vidéo sur la Grande Pyramide (l’auteur laisse un lien au lecteur pour qu’il puisse lui aussi visionner cette vidéo). Peu de temps après sa vie bascule dans une aventure haletante où théories complotistes, Histoire invraisemblable et véritable se côtoient. Plus ses recherches partent dans tous les sens plus elles se recoupent, plus on se rapproche (ou pas) de la vérité. Mais il n’est pas seul dans l’aventure, Émilie et Paul le soutiennent et l’aide à structurer ses idées.

Les personnages :

Idris : Il n’a rien du grand chercheur de trésors, pas forcément croyant non plus. Il semble être une personne lambda en déroute psychologique… Pendant que sa vie bascule, il trouve peut-être dans cette étrangeté de quoi s’accrocher à cette existence qui part en cacahouète… Il a l’air sensible, pas idiot dans le sens pas le genre à se faire arnaquer (si tenté qu’il y ait un genre). Il s’attache à Émilie car elle a l’air sincère et paraît aussi perdue que lui face à cette aventure. Et Paul est un personnage haut en couleur, très érudit ce qui fait de lui un compagnon d’aventure « fiable ». Idris ne comprend pas comment et surtout pourquoi il se retrouve dans cette aventure.

Émilie : Elle est complexe; une organisation l’a engagée pour guider Idris. Finalement on sait peu de chose sur elle, juste ce qu’elle laisse entrevoir de son profil, c’est à dire une étudiante en déroute dans les labyrinthes du métier de comédien. Elle est très emballée à chaque avancée d’Idris, dès qu’il décrypte une nouvelle piste ou ramification dans leurs recherches. Ce qu’elle aime chez lui c’est sa ténacité.

Paul : C’est un érudit, il sait beaucoup de choses qu’il transmets bien volontiers à Idris. Leur rencontre n’a pas été si chaleureuse, elle fut compliquée car Paul ne voyait pas comment répondre aux nébuleuses questions d’Idris. Mis en relation par une connaissance commune; Idris a un peu forcé la main de Paul. Après une mise au point essentielle, ils ont commencé à échanger leurs connaissances et leurs découvertes. Paul s’est révélé d’un soutien inestimable.

La Plume, le Scénario :

Ce roman est réellement novateur, pour le coup c’est la première fois que je lis une histoire de cette façon.

Je repose les bases pour vous expliquer mon rapport aux lectures et surtout aux livres :

  1. Au départ, je suis une amoureuse des livres en papier =>> l’odeur, le toucher, la vue – garder les livres sous les yeux dans une bibliothèque… ça c’est mon truc
  2. J’adore toutes les histoires qui s’approchent de loin ou de près à l’irrationnel mais avec un pied dans la réalité (le truc du plausible, peut-être possible …), j’adore la littérature jeunesse, la fantasy dans son plus large spectre, les BD, les Comics et les Mangas.
  3. Depuis maintenant un peu plus de 2 ans, je me suis mise à lire des romans d’auteurs autoédités qu’ils me proposaient, donc très souvent numérique, des « Ebooks », ce format dont je n’étais pas fervente admiratrice, le numérique ce n’était pas pour moi… Mais j’ai découvert de véritables pépites que j’aurai complétement ratée en restant fermée à ce nouveau format. En plus, de lire  sur un support numérique, ça m’a permis d’étendre mes préférences à d’autres genres (roman classique, historique, humoristique même…), bref le numérique est entré dans ma vie un peu en forçant la porte et c’est temps mieux car j’ai pu lire des récits d’un horizon beaucoup plus vaste.

Tout ça pour arriver à l’auteur, François Berdeaux qui a accosté ma boite de réception avec son roman d’un format des temps modernes; et encore un coup de fichu à mes livres papiers chéris !

Le livre, le roman, le récit est un site internet avec un certain nombre de pages; on sent bien le lourd travail de ce format !

J’ai suivi l’histoire d’Idris, d’abord avec méfiance car honnêtement, je n’arrivais pas à trouver le pourquoi de ce format; mis à part des clics… en plus l’histoire d’Idris au départ est malheureusement (pour lui) très courante. Puis au fur et à mesure des pages, je me suis retrouvée prise dans cette envie de savoir où tout ça mènerait Idris.

Pour ce faire, à chaque fin de page on clique pour passer à la page suivante, jusqu’à rien de bien extraordinaire…

Mon avis allait changer car plus on tourne de page, plus l’histoire se complexifie, plus les pages sont tentaculaires. Je m’explique les recherches d’Idris sont rattaché à des pages Google, Wikipédia et il suffit de cliquer sur des points qui se trouvent sur les pages de lecture pour avoir accès aux recherches du personnage. Chaque point de découverte est étayée par des arguments en lien avec Google, Wikipédia

L’auteur se sert également de supports vidéos/ photos des lieux dont les personnages visitent; des plans où ils séjournent lors de leurs visite dans leur course à la vérité. François Berdeaux utilise aussi le support audio pour nous faire entendre la pluie ou des pas lors de la lecture c’est indéniable ça met dans l’ambiance.

Chaque page est agrémentée par des photos, des dessins, des animations qui m’ont permise de me plonger pleinement dans l’histoire en tout cas de visualiser clairement ce que pouvait traverser Idris, Émilie et Paul.

Malheureusement, et oui il y a un MAISd’habitude c’est mon imagination qui fait ce boulot là. Et du coup, dans ce roman, la visualisation étant imposée, clairement réelle; on ne sait plus vraiment si tout ceci est réel ou simplement le récit d’un auteur peut-être visionnaire en tout cas avant-gardiste.

C’est un tout petit bémol, sachant qu’au départ je préfère le livre papier, l’auteur à pris un petit risque sans le savoir …

Je trouve le résultat quand même pas mal du tout. Et je crois que cette histoire par sa forme particulière et un sujet sous-jacent brûlant restera gravée un moment  dans mon esprit. Oui un sujet brûlant car malgré des recherches sur l’Histoire, ça reste quand même un sujet totalement d’actualité.

Cette histoire nous parle d’un Dieu pas si ancien (en tout cas qui sait très bien s’adapter) et l’auteur François Berdeaux est peut-être un lanceur d’alerte ?!?

En tout cas ces derniers chapitres m’ont fait réfléchir sur cette société dont je fais partie et qui est hyper connectée

En Bref :

Un roman prenant au fil des pages, ludique finalement car on devient un peu acteur, si on veut la suite, si on veut connaître les sources d’Idris, bref on clique … on clique… on clique…

Un récit étrange, novateur et alarmant (oserai-je dire ?).

Merci François Berdeaux pour m’avoir proposé votre récit et pour votre patience également 😉

Petit aparté je ne savais pas ce qu’était une Escape Room et soyons honnête (je vis au fond d’une grotte) je n’en soupçonnais même pas l’existence … merci aussi pour cette « grande » découverte pour moi 😉

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Isulka la Mageresse, tome 2 : la Vieille Alliance de Dorian LAKE

Titre : Isulka la Mageresse

Tome 2 : La Vieille Alliance

Auteur : Dorian LAKE

Éditeur : Noir d’Absinthe

Genre : Victorian Fantasy

Format : Epub

Nombre de pages : 190

Fiche Bibliomania

 

Résumé de l’auteur :

« Au nom de la Vieille Alliance, qui unit la France et l’Écosse depuis l’époque de William Wallace et Robert the Bruce, Isulka, mageresse de cabaret, et Scipione, spadassin vénitien, sont appelés au cœur des Highlands pour lutter contre une ancienne malédiction…

Quelque part entre victorian fantasy, cape et épée et mythes pictes, laissez-vous entraîner dans la suite des aventures d’Isulka et de Scipione. »

Mon avis :

*** ATTENTION SPOILERS (peut-être) ***

Je fais toujours attention de ne pas trop dévoiler la trame du récit mais ça peut arriver alors si c’est le cas j’en suis désolée, et ceux qui n’ont pas encore lu Isulka la Mageresse, tome 1 : La pierre d’Isis =>> Qu’est ce que vous attendez ?!?

Merci à l’auteur, Dorian Lake, d’avoir pensé à moi pour ce tome 2 d’Isulka la Mageresse !

L’histoire :

Isulka s’est installée à Paris et présente des spectacles de vraie magie. Ce soir, alors qu’elle se produit au Chat Noir; Une mystérieuse étrangère la cherche au nom de la Vieille Alliance.  Un malédiction semble s’épanouir sur les Highlands, et Isulka est la dernière chance de Deirdré pour vaincre cette sombre magie qui menace de couvrir l’Écosse de brume tueuse.

Alors qu’Isulka est poursuivie par la police de Montmartre, elle accepte par défaut d’aider Deirdré Calloway. Dans leur fuite, elle tombe nez à nez avec Scipione et Aslin. Les deux compères étaient en train de philosopher sur un duel qui a mal tourné… Scipione est donc également poursuivi par la police…

Ainsi commence leur nouvelle aventure. Les fugitifs réussissent à trouver une échappatoire et quitte la France entre 4 planches (véridique!)

Deirdré les entraîne dans ses Highlands brumeux et dangereux; Isulka et Scipione sont loin de s’imaginer quel adversaire ils vont affronter, ni même que leur venue était très attendue.

Les personnages :

Isulka ne cache plus sa magie, et vit de ses représentations. Elle reste une femme déterminée, courageuse, indépendante et peut-être maintenant résignée à son sort… Elle a toujours des problèmes avec la police car elle vivote de fraude, et fréquente des gens pas toujours honnêtes. Bref c’est toute sa vie.

Scipione manipule sa rapière et sa dague toujours aussi virtuosement bien. il n’a pas encore réussi à retourner dans son Italie… Étant poursuivi par la police, il est de ce fait entraîner dans l’aventure qu’Isulka a accepté par défaut… Il tient toujours à elle mais c’est un grand amoureux, il n’est pas insensible au charme de l’écossaise.

Deirdré a parcouru beaucoup de kilomètres pour trouver Isulka, la seule à son avis à pouvoir l’aider à vaincre la malédiction de son pays… elle est mystérieuse, et quand elle arrive en Écosse son comportement change, elle semble plus pressée, plus intéressée. Elle est séduite par Scipione et se rapproche de lui de façon très équivoque. Elle semble forte, courageuse voir fougueuse pour avoir défié ses frères afin de courir le monde à la recherche d’un Mage. On sent une femme de pouvoir sous ses traits angéliques…

La Plume, le Scénario :

Quel plaisir de retrouver Isulka dans une nouvelle aventure, et quelle aventure !

Cette fois, Isulka nous emmène en Écosse se frotter aux mythes Pictes (sans mauvais jeux de mots 😉 si peut-être…) Elle garde des traces indélébiles de sa première aventure au Caire mais elle est toujours aussi déterminée à aider. Son passage chez les Pictes est déroutant, elle-même ne s’attendait pas à cette expérience entre deux mondes.

Je ne veux pas trop révéler de détails sinon ça gâcherait la suite de la lecture, mais ça me démange.

L’écriture de l’auteur est toujours aussi prenante, on passe d’un monde à l’autre ce qui pour moi maintient un dynamisme agréable et nous emmène très rapidement à la dernière page, j’adore ce type de rythme.

Isulka et Scipione entretiennent toujours une relation ambiguë, elle n’aime pas le voir avec d’autres femmes et lui s’inquiète de ne plus jamais la revoir.

Ils combattent chacun d’un côté d’un monde, pour finalement s’apercevoir qui ont été happés dans un complot magique très puissant.

Et comme toujours la fin laisse notre imagination partir vers d’autres horizons et on attend les prochaines aventures d’Isulka !

En Bref :

Merci encore à Dorian LAKE, l’auteur, de m’avoir permise d’assouvir ma curiosité 😉

Un très agréable moment de lecture; et l’envie de continuer à suivre Isulka.

Petit oubli !! La couverture est tout simplement superbe !!!

Pour toi. Pour nous. d’Henri Nestière

Titre : Pour toi. Pour nous.

Auteur : Henri Nestière

Éditeur : Autoédité

Genre : Historique

Format : Epub (770KB)

Nombre de pages : 336 Pdf

Fiche Bibliomania

 

Résumé de l’auteur :

« Et si l’on découvrait des écrits au sein d’un oppidum. Et si un gladiateur et une noble romaine s’étaient aimés. Et si tous deux avaient vécu la révolte de Spartacus, la fuite à travers le territoire romain, avant de traverser ce que nous allions appeler la guerre des Gaules. Et si, pour une fois, on regardait l’histoire du côté celte. – « Pour toi. Pour nous » est un roman transmedia. »

Mon avis :

Encore une fois je tiens à remercier l’auteur Henri Nestière pour m’avoir permis de lire son dernier magnifique roman !

L’histoire :

Tout commence avec la découverte de papyrus sur un site archéologique, un oppidum d’Auvergne, écrit en latin. Isabelle les a trouvé, mais seul Bernard peut les traduire immédiatement sur site.

Ces papyrus racontent l’histoire d’Elvo et Célia sur fond de révolte d’esclaves : la Révolte menée par le célèbre gladiateur Spartacus.

Les personnages :

Elvo : C’est un Celte plus particulièrement Arverne. Il fut fait prisonnier pendant une guerre puis vendu pour finalement atterrir dans le ludus de Batiatus. Elvo est un gladiateur très doué et doté d’une grande force; ce que ne manque pas de remarquer Célia, une noble romaine, férue de combats de gladiateurs. Elvo, quant à lui n’aspire qu’à retrouver la liberté et sa paisible vie dans sa ferme.

Célia : Célia Calpurnius, fille d’une noble famille romaine, ses parents ne cessent de la préparer à un futur mariage arrangé pour renforcer leur influence au sein de Rome.  Elle est passionnée par les combats de gladiateurs, alors qu’elle croise le regard d’Elvo, malgré toute cette sauvagerie, cette barbarie; elle décide qu’elle veut le rencontrer en chair et en os. A sa grande surprise, Elvo a un regard doux et triste, il ne semble pas prendre plaisir à tuer.

Spartacus le Thrace, Crixus l’Allobroge et Oenomaüs sont des grands gladiateurs, des grands guerriers qui gravitent autour d’eux; ils vont tous apprendre à se connaître et à s’apprécier. Et c’est par la révolte que guide Spartacus que l’histoire d’Elvo et Célia va véritablement commencer.

La plume, le Scénario :

Je retrouve avec plaisir l’écriture d’Henri Nestière qui sait si bien nous plonger dans ses histoires.

Partant d’une découverte archéologique sur un site en Auvergne, l’auteur nous emmène sur les traces d’Elvo le gladiateur et Célia la noble romaine.

L’histoire est écrite en latin selon la tradition romaine et non Celte… L’auteur choisit les écrits d’Adélia pour conter l’aventure bouleversante d’Elvo et Célia ses parents.

Henri Nestière bâtit son histoire sur un fait historique et je trouve que le récit est d’autant plus poignant parce qu’on sait que certains faits ont vraiment eut lieu; c’est tragique et puissant à la fois. Les descriptions de l’évasion, des combats, des batailles, de la guerre tout simplement, avaient l’air si juste qu’on aurait presque pu sentir l’odeur du sang et entendre le bruit des glaives qui s’entrechoquent.

Cet immense amour que se vouent l’un à l’autre Elvo et Célia est indestructible et les rend tellement invulnérables. C’est exactement comme ça que doit être l’amour ! Ils vont déplacer des montagnes pour réaliser leurs rêves de liberté et d’amour.

Par deux fois au moins, en lisant cet amour insondable, j’étais submergée d’émotions au point de verser des larmes. C’était si bien décrit, si réel, tellement poignant. Vraiment MERCI Henri Nestière de m’avoir fait ressentir ces émotions si fortes !

Je me suis attachée plus à Elvo qu’à Célia, juste pour ses valeurs, ses envies de liberté à tout prix, pour cet amour qu’il protège, mais il ne néglige pas son devoir de guerrier et part défendre sa patrie dans le seul but de protéger sa liberté encore une fois et cet amour. Célia est tout aussi honorable, tout ce qu’elle abandonne est très important c’est une nouvelle preuve que cet amour peut abattre des montagnes. Elle aussi recherche la liberté, certes, elle n’est pas esclave mais elle est prise dans les protocoles des nobles familles avec des contraintes qui empêchent toute liberté à la femme.

Ce que j’ai vraiment apprécié c’est que l’auteur reste malgré tout très réaliste.

En Bref :

Pour moi c’est un coup de coeur, cette histoire est tellement poignante !

Découvrir, redécouvrir des pans de l’histoire de Rome et ses gladiateurs fut un vrai plaisir.

Cette histoire est tellement belle qu’elle restera un moment gravée dans ma mémoire.

Un moment de lecture comme on en voudrait à chaque nouveau livre 🙂

Tei Lagan et les conséquences du coeur de Henri Nestière

Titre : Tei Lagan et les conséquences du coeur

Auteur : Henri Nestière

Éditeur : Autoédité

Format : ePub

Nombre de pages : 291 (pdf)

Genre : Historique

 

 

Résumé de l’auteur :

« Je me moque de la justice des hommes, je cherche juste à ce que certains comprennent les conséquences du cœur. »

Bretagne, 1743. Libéré de prison, après avoir été dénoncé pour un vol nullement commis, le petit escrinier que j’étais rentre dans son village pour y apprendre que sa femme et sa fille n’étaient plus, emportées par la récente épidémie de dysenterie.

Que peut-on ressentir dans de tels moments ? Quand j’appris que les élites brestoises avaient laissé débarquer le marquis d’Antin ainsi que ses hommes, alors qu’ils les savaient contagieux, et qu’ils les avaient, de plus, dispersés dans divers hôpitaux, je ne pus que côtoyer le désir de vengeance.

Partant pour Brest, même si mon cœur allait fortement se lier à ma petite Jeanne, devenant autant brigand que bourgeois apprécié, il ne fallait surtout pas s’attendre à ce que ma revanche faiblisse, parce qu’il était hors de question que j’épargne une seule de mes proies… quitte à risquer de me perdre moi-même.

Mon avis :

Je remercie l’auteur, Henri Nestière, de m’avoir proposé son roman, ce fut une belle découverte et un vrai moment de plaisir.

L’histoire :

Tei Lagan est un escrinier (un fabricant d’écrin, de coffres) dans son village. Un jour malchanceux, Tei est emprisonné sur dénonciation. Aucune chance pour lui de prouver son innocence…  Durant 5 années, il est privé de sa famille. Marie sa femme, vient le voir de temps à autre mais cela devient de plus en plus difficile. Sa fille, lui manque comme un trou dans le coeur… Mais voilà le jour béni où sa peine est enfin purgée. Il rentre chez lui, mais le silence et la solitude l’attendent. Sa femme et sa fille ont été emportées par une épidémie de dysenterie.

Alors Tei Lagan, se transforme en vengeance pure, car cette épidémie s’est répandue à cause de nobles peu regardant sur la quantité de victime. En disséminant des hommes contaminés dans plusieurs hôpitaux en vendant leurs habits porteurs du virus…

Les personnages :

Tei Lagan, c’est un homme simple avec beaucoup de bonté cachée dans son coeur, mais la perte de sa famille va le rendre tellement en colère, tellement triste. Qu’il va se transformer en vil manipulateur, contrebandier pour atteindre ceux qui ont contribué à l’épidémie de dysenterie. Il est très habile, très intelligent, personne ne se méfie. Il entre dans la peau de ses personnages qu’il a créé pour arriver à ses fins, il y arrive très bien au point de s’y perdre quelques fois. Mais grâce à la présence de Jeanne, une part de Tei arrive toujours à refaire surface.

Jeanne : C’est une mendiante dont Tei s’est pris en pitié. Il a décidé de la recueillir comme sa fille; et de la sortir de la rue, du mépris et de la mort. Il va forcer le respect à son égard, la vêtir comme une dame respectable, lui enseigner la lecture et être présent auprès d’elle. Elle va devenir sa « petite vie », au fil du temps, Jeanne et Tei se rapprochent comme un père et sa fille. Elle est douce, attentive, attentionnée et surtout jamais dans le jugement.

Le Comte de Langis : Il va devenir un ami très précieux, et enseigner à Tei les manières des bourgeois, de la noblesse. Il lui enseignera le parlé métaphorique des nobles. Au côté du Comte, Tei commence alors sa vengeance, mais il se fera un véritable ami. Quant au Comte, la présence de Tei, aura éloigné ses démons le temps de leurs entrevues et lui aura aussi permis de se sentir utile.

Le Comte Gangel, le Marquis de Guilin, l’Échevin Deloël, le Sieur Charles-Henry de Tromin: Ces personnes de la noblesse, de la bourgeoisie, vont devenir des amis de Tei, sans savoir vraiment, sans connaître le véritable Tei. Ils vont l’introduire dans la société chacun à sa manière, selon leur vanité, leur appât du gain, leur intérêt malsain. Ils ne savent pas encore quelle vengeance terrible ils accueillent dans leur vie…

La plume, le scénario :

Le style d’écriture de l’auteur nous plonge direct dans le 18ème siècle. Le récit est conté par Tei lui-même qui s’exprime comme en son temps. C’est étonnant, et ce n’est nullement dérangeant. Bien au contraire, on se sent proche de Tei, de ce qu’il vit au milieu de ces bourgeois, de ces nobles suffisants. Mais aussi de ses sympathiques amis paysans ou taverniers. C’est un style très beau, très imagé et beaucoup plus vivace qui transforme la lecture presque en film.

Je me suis attachée immédiatement à Tei, peut-être parce qu’il était victime d’abus judiciaire. Que son retour à la maison était triste… malgré sa joie d’être libre et de se rapprocher des deux femmes de sa vie, on sentait que quelque chose n’allait pas… malgré cette joie, la lectrice que je suis, était déjà triste sans savoir… Dans sa vengeance, on ne peut lui en vouloir, car face à ses actes, il reste conscient que c’est mal, mais ils doivent payer. Comme il dit, ils doivent connaître « les conséquences du coeur ». On ne peut pas mépriser la vie des gens juste parce que sa position le permet. Dans son dessein de vengeance, on sent l’homme bon, d’ailleurs il aide Jeanne, Justin et d’autres pour compenser ses actes malsains, il ne se sent pas plus pardonnable pour autant; mais sa bonté ressort de ses personnages manipulateurs.

J’ai suivi avec fébrilité la déchéance de ces assassins, j’avais peur que Tei soit confondu, et enfin le dernier acte de Tei n’est pas si étonnant quand on a appris à connaître cet escrinier de Landudal; ça termine l’idée qu’on se fait du personnage, c’est rassurant et triste à la fois.

En Bref :

L’écriture de Henri Nestière m’a conquise, ce fut une très agréable lecture.

Un récit passionnant, triste, touchant ou réel et imaginaire s’entremêle.

L’oeil du Tsar Rouge de Sam Eastland

Titre : L’oeil du Tsar Rouge

Auteur : Sam Eastland

Traducteur : David Fauquemberg

Éditeur : Anne Carrière

Genre : Policier, Historique

Nombre de pages : 341

Sorti le 6 janvier 2011

 

4ème de couverture :

« 1929, Sibérie.
Le jeune commissaire Kirov vient chercher un homme pour le sortir du goulag. L’ordre en a été donné par le camarade Staline en personne : le prisonnier 4745-P doit être immédiatement « réactivé ». Alors qu’il extirpe de l’enfer un homme à moitié mort, Kirov ne se doute pas qu’il vient de rendre à la vie une légende : l’inspecteur Pekkala, que toute la Russie connaissait sous le surnom de « l’Oeil d’émeraude », était le plus grand policier du tsar Nicolas II. Un homme au-dessus de tous les pouvoirs, ne répondant qu’au tsar et dont sa loyauté à la Couronne a entraîné la perte. Si Staline rappelle son pire ennemi à son côté, c’est qu’il a besoin de ses talents exceptionnels pour résoudre une énigme dont la réponse pourrait constituer une véritable bombe politique : que sont devenues les dépouilles des Romanov ? L’un des enfants du tsar n’aurait-il pas échappé à la colère rouge ? »

Mon avis :

L’histoire :

Le lieutenant Kirov doit sortir un prisonnier du Goulag sur ordre de Staline lui-même. Il ne sait pas qu’il ramène à la vie une légende.

Ce prisonnier a pour mission de retrouver les dépouilles des Romanov.

Au travers de sa renaissance ou plutôt de son réveil, Pekkala nous fait revivre un pan de l’Histoire sanglante de l’URSS.

Les personnages :

lieutenant Kirov : Il apparaît comme un soldat bizuté qu’on a mis à ce poste sans grand espoir pour sa survie. Or il se révèle très intelligent et très logique et surtout d’une utilité insoupçonnée pour Pekkala.

Pekkala : C’est le monstre au fond de la forêt qu’on ne veut pas croiser. Implacable, survivant on ne sait pas trop comment… Ces geôliers le pensent à moitié mort, il ne reste plus que l’ombre de lui-même. Mais il a réussit à préserver son espoir, cette partie de lui encore vivante qui ne demande qu’à sortir, au bord de la conscience, bien à l’abri dans un coin de son esprit. Il attend inconsciemment le jour de sa vengeance et aussi peut-être le jour où il pourra déposer les armes, se pardonner et enfin se reposer.

C’est un être dévoué, cynique, froid, terriblement analytique mais pourtant au fil de ses come-back on aperçoit de lui un être attachant que la vie à durement touché.

La Plume, le Scénario :

Sam Eastland nous plonge violemment dans l’Histoire, époque sanglante du Tsar Nicolas II. L’œil d’émeraude, le grand policier du Tsar, au dessus des lois, ne répondant qu’aux ordres, aux besoins et à la protection du Tsar et de sa famille.

Après la chute sanglante du Tsar, lors de la révolution rouge, Pekkala est jeté aux oubliettes, loin de la mémoire populaire.

Staline décide de réhabiliter cet homme pour retrouver les dépouilles de la famille qu’il aurait dû protéger.

Soudain, l’auteur nous projette dans l’esprit de Pekkala, il nous fait ressentir ce besoin de vengeance, ce besoin de retrouver des traces de son passé, ce besoin de retrouver les vestiges de son ancienne vie, c’est si douloureux, mais on sent que c’est vital pour qu’il continue à avancer. Pekkala est un policier hors pair, il a déjà rencontré la mort, la confronter à nouveau l’ébranle mais ne l’empêche surtout pas de continuer.

Le dénouement m’a pris par surprise. J’étais tellement prise dans le passé de Pekkala que je n’ai pas vu venir cette fin étonnante

J’ai trouvé passionnant tout ce pan de l’histoire qu’on visite avec les flashbacks de Pekkala mêlée à l’enquête policière.

L’auteur a réalisé un glossaire, à la fin du livre, sur cette période de l’histoire sombre, avec les vraies dates, les recherches, les enquêtes policières réelles qui ont été menées sur la véritable histoire de la famille Romanov. Avec ce parallèle, on ne peut s’empêcher d’imaginer les personnages réels, leur vie, leur déchéance sanglante.

En Bref :

Un roman policier qui m’a interpellé sur les rayons de la Médiathèque par son résumé intrigant.

Passionnant ! D’autant plus qu’il s’entremêle à l’Histoire réelle.

Contes Nippons au coin du feu

Titre : Contes Nippons au coin du feu

Auteurs : Collectif => Audrey Calviac, Dola Rosselet, Maud Wlek, Vérène Dévanthéry, Célia Haro, Marine Stengel, Anthony Boulanger, Laurent Combaz Louise Roullier, Vanessa Terral, Nimu.

Éditeur : Hystérie

Format : Epub (247 pages)

Genre : Conte

Fiche Bibliomania

Résumé :

« Onze histoires nippones à lire au coin du feu. Attention, la porte des rêves et des cauchemars est ouverte.

– Le pays des Yokaï, Audrey Calviac
– De soie et de fourrure, Dola Rosselet
– Le Yurei, Maud Wlek
– Huit pattes, sept queues, Vérène Dévanthéry
– SokuShinbutsu, Célia Haro
– Tetsuya,Marine Stengel
– L’Empereur solitaire et le cadeau du Corbeau Rouge, Anthony Boulanger
– So leng et Le Pouvoir venu du levant, Laurent Combaz
– Les trois coups du spectre, Louise Roullier
– Hahanaru Shizen, Nimu, maitre du feu de camp à L’Académie de Minuit
– L’héritage de Susanoo, Vanessa Terral, invitée

L’anthologie officielle du Salon Japan Impact 2017 »

Mon avis :

Je remercie Livraddict et les éditions Hystérie pour cette découverte !!

Je lis pas mal de manga, je regarde pas mal d’animés et j’avoue que ce recueil de contes m’a tout de suite attiré 🙂

Et je ne suis  vraiment pas déçue 🙂

Le collectif d’auteur nous fait voyager au travers des mythes, légendes, croyances, superstitions japonaises et ce fut une lecture passionnante.

Certaines de ces nouvelles m’ont laissé sur ma faim, j’aurai aimé qu’elles continuent comme « le pays des Yokaï » d’Audrey Calviac et « De soie et de Fourrure » de Dola Rosselet. On se retrouve pris dans le jeu d’écriture de ces deux auteures et on a plus envie de les quitter. Elles ont su doser tension et rebondissements avec beaucoup de finesse.

La nouvelle la plus frustrante c’est bien « So Leng et le pouvoir venu du levant » de Laurent Combaz, je veux la suite en livre 😀 !!!

La dernière nouvelle « L’héritage de Susanoo » est ma préférée ! Car j’aime le fait que des humains soient choisis pour protéger le monde, des Ténèbres et surtout quand le plus insignifiant des personnages est le plus puissant au final 🙂

L’histoire de « Tetsuya » est effrayante, ce Yokaï est vraiment mauvais … et quelle émotion dans « Le Yureï », toute cette tension qu’on ne comprend pas comme le personnage,  Maude Vlek a une écriture vraiment efficace 🙂

La nouvelle « L’empereur solitaire et le corbeau rouge » d’Anthony Boulanger est la plus surprenante, car on vient de lire des nouvelles avec des esprits mauvais, qui tuent des gens et là on s’attend à de mauvaises choses et non cette histoire est très belle et en plus si on veut on peut approfondir les mythes qui y sont distiller 😉

« Haha Naru Shizen » est finalement un conte d’aventure au coeur des légendes, un récit passionnant.

La nouvelle « Sokushinbutsu » de Célia Haro est un peu glaçante et très sombre, d’autant plus qu’on n’arrive pas trop à savoir le pourquoi du comment.

« Les trois coups du spectre » de Louise Roullier est peut-être la nouvelle qui m’a le moins stimulée car je ne suis pas très au fait du jeu de go par conséquent certaine partie du récit m’ont paru un peu long…

« Huit pattes et sept queues » de Vérène Dévanthéry y décrit parfaitement le sadisme, le jeu, le mauvais côté des esprits toujours prêt à torturer, à jouer avec les pauvres petits humains… et sans scrupules bien sûr !

Un recueil passionnant ! MERCI MERCI !

En Bref :

Je remercie une nouvelle fois Livraddict et les Éditions Hystérie pour m’avoir accordé cette très belle découverte, qui donne envie de continuer des recherches sur les contes et légendes japonaises.

MASQUES de Caroline Giraud

Titre : Masques

Auteure : Caroline Giraud

Editeur : Autoédité

Genre : Fantastique, Aventure

Nombre de pages : 271

Sorti le 15/04/2017

Fiche Bibliomania

 

Résumé auteure :

« Pascal est un Érudit. Calculer, c’est là toute sa vie : la distance entre les planètes, l’heure exacte à laquelle il doit partir du bureau pour aller chercher son fils à l’école. Sophie est une Noble. Qu’elle ait pu souhaiter travailler, écrire ou faire du sport n’a aucune importance. Cela ne lui est pas nécessaire : le bras de son époux, le roi, suffit à remplir sa haute existence. Scarlett est une Bohémienne. Du lever du soleil à la tombée de la nuit, le son de sa guitare piste les passants. Les trottoirs la connaissent, assise sur le chemin de tous et de chacun. Elle est la fille de la meilleure, la plus belle, la plus chère des prostituées de Paris. Son destin résonne dans sa voix : elle ne sera jamais rien d’autre que la fille de la prostituée. 

Eric Shimmer. L’un des Hackers. Ils se tiennent silencieusement à l’extérieur de la ville, une arme à la main, car ils n’ont pas le droit d’entrer. Ils aiment la guerre et le sang , on les croit fous… mais peut-être attendent-ils bien plus de leur combat. Ils veulent la liberté. »

 

Mon avis :

Tout d’abord MERCIIII à l’auteure #Caroline Giraud de m’avoir proposé son roman si gentiment 🙂

L’histoire :

Pascal, l’Érudit est agacé de trouver sur son chemin tous les jours, Scarlett la bohémienne. Ce son de guitare affreux, cette voix discordante … mais paradoxalement, quand il ne la voit pas, il la cherche, il ressent un manque …

Le monde ne tourne plus très rond, les masques ont disparu…

Les Hackers cherchent à tout prix les masques qui tiennent la société en ordre. Ils veulent le désordre, ils veulent ces masques que le Sphinx a caché.

Le Sphinx a tout oublié de l’endroit où elle a caché les masques, mais elle a laissé des énigmes que seul un Érudit peu résoudre.

Pascal est le meilleur des Érudits, les Hackers le veulent, le cherchent et pour ça rien ne les arrête.

Sophie la Noble, Pascal l’Érudit et Scarlett la Bohémienne, des êtres qui n’auraient jamais dû se fréquenter, ni même se parler, vont être obligés de cohabiter, de travailler ensembles pour retrouver les masques et redonner du sens au monde. Ils vont devoir affronter les Hackers sans pitié, tortionnaires prêts à tout pour retrouver les masques avant notre drôle de groupe.

Les personnages :

Pascal est un Érudit quarantenaire, qui ne vit que pour les chiffres, l’argent et la connaissance. Il méprise presque tout le reste. Il est rebuté par les bohémiennes, pourtant Scarlett retient son attention et il ne comprend pas bien pourquoi… Tout d’abord tenté d’abandonner cette quête, il n’arrive pas à renoncer, c’est plus fort que lui.

Sophie est une Noble, sa vie n’est qu’une source d’ennui, de frivolité entre surveiller le dernier de ses fils, apaiser les humeurs belliqueuses du son premier fils et son époux couard, plongé dans l’immobilisme et l’ignorance. Mais elle se révélera être une très bonne médiatrice, et fera preuve d’une courageuse détermination quand il le faudra.

Scarlett, c’est une jeune femme tout feu tout flamme, appartenant à la caste des bohémienne. Au caractère bien trempé, très impatiente, et surtout dédaignant les Éliteux et les Noblard. Sa logique tout à elle, les sortira très souvent du pétrin.

Shimmer : c’est un Hacker épris de liberté. Ne supportant plus d’être mis au ban de la société mais désirant ardemment le pouvoir. Cette envie irrépressible de pouvoir va le conduire a une extrême sauvagerie, une barbarie. Adepte de coups et blessures, de torture et bien pire encore pour arriver à ses fins. il ne cessera de poursuivre le petit groupe de Pascal leur infligeant maintes souffrances mais sans jamais réussir à les séparer.

La plume, le scénario :

Avec « Masques », nous sommes dans un roman  mêlant créature mystérieuse, Royauté, hiérarchie de caste et téléphone portable !

J’ai commencé ce roman dès que je l’ai reçu et je ne l’ai plus lâché que pour aller dormir et travailler 😦 à ma grande impatience .

J’ai aimé ce blocage du monde sur des castes qui ne s’aiment pas, car différent les uns des autres et pour le coup engendrant méfiance, peur irrationnelle et bien d’autres clivages. Ce monde voué à ne pas évoluer, ou tout du moins favorisant certaines classes tout en acceptant aucun mélange, aucune fréquentation de quelque nature que ce soit… Bon évidemment, ça m’a fait penser à notre société qui a encore du mal à dépasser certaines mœurs, certaines idées moyenâgeuses. Et oui les habitudes ont la dent dure. L’auteure bien sûr a accentué ces traits de différences, cette animosité face à l’autre quoique parfois ce n’est pas si accentué…

Chaque chapitre est consacré au point de vue d’un personnage sur l’avancée de leur aventure. Ce qui rend le récit dynamique, rapide. Et surtout chaque personnage a son côté positif et son côté obscur. Les masques avaient cette faculté de cacher certaines vérités, en tout cas de les rendre invisible… d’empêcher le destin de se réaliser, d’anéantir toute tentative de rébellion en maintenant appuyer sur les traits de caractères obscurs.

Chacun des protagonistes veut retrouver les masques pour une raison. Le moyen d’y arriver est très discutable concernant les Hackers…

L’important dans ce récit c’est qu’il démontre qu’on ne peut pas faire grand chose tout seul. C’est toujours mieux de conjuguer les talents et d’avancer ensemble, dépasser les clivages, et apprendre à se connaître, à s’apprécier mais aussi à se comprendre. Il est parfois nécessaire de comprendre pourquoi les personnes agissent d’une façon qui nous déplaît, qu’est ce qui les à pousser à choisir tel camp et pas un autre ?

J’ai ressenti cette lecture de cette façon, un récit ou plutôt une ode à la fraternité, à l’entraide. Un récit pour aller vers l’autre si différent mais qui finalement nous ressemble un peu…

Bon il y a ce côté se concentrant sur les castes, mais aussi cette folle aventure au travers de Paris. Nos héros traversent un Paris qui n’est pas tout à fait le nôtre. Le Sphinx a laissé des énigmes pour retrouver les masques, et c’est au travers des solutions que l’auteure nous fait visiter son Paris. J’ai donc été chercher toutes ces références aux statues et au jardin des plantes, à la forêt de Fontainebleau et l’histoire du quartier du marais de Paris. Toutes ces petites recherches se sont révélées passionnantes !!! Merci beaucoup Caroline Giraud 🙂

Ce roman fut un réel plaisir de lire, partagée entre l’enthousiasme de Scarlett, la passion retenue de l’Érudit, la barbarie du Hacker et le merveilleux entretenu par le Sphinx 🙂

En Bref :

Un roman passionnant et instructif !! Oui oui j’ai découvert des choses sur Paris que je ne connaissais pas.

Avec ce récit, j’ai pu voyager jusqu’à Paris et vivre une aventure captivante !!

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