Tei Lagan et les conséquences du coeur de Henri Nestière

Titre : Tei Lagan et les conséquences du coeur

Auteur : Henri Nestière

Éditeur : Autoédité

Format : ePub

Nombre de pages : 291 (pdf)

Genre : Historique

 

 

Résumé de l’auteur :

« Je me moque de la justice des hommes, je cherche juste à ce que certains comprennent les conséquences du cœur. »

Bretagne, 1743. Libéré de prison, après avoir été dénoncé pour un vol nullement commis, le petit escrinier que j’étais rentre dans son village pour y apprendre que sa femme et sa fille n’étaient plus, emportées par la récente épidémie de dysenterie.

Que peut-on ressentir dans de tels moments ? Quand j’appris que les élites brestoises avaient laissé débarquer le marquis d’Antin ainsi que ses hommes, alors qu’ils les savaient contagieux, et qu’ils les avaient, de plus, dispersés dans divers hôpitaux, je ne pus que côtoyer le désir de vengeance.

Partant pour Brest, même si mon cœur allait fortement se lier à ma petite Jeanne, devenant autant brigand que bourgeois apprécié, il ne fallait surtout pas s’attendre à ce que ma revanche faiblisse, parce qu’il était hors de question que j’épargne une seule de mes proies… quitte à risquer de me perdre moi-même.

Mon avis :

Je remercie l’auteur, Henri Nestière, de m’avoir proposé son roman, ce fut une belle découverte et un vrai moment de plaisir.

L’histoire :

Tei Lagan est un escrinier (un fabricant d’écrin, de coffres) dans son village. Un jour malchanceux, Tei est emprisonné sur dénonciation. Aucune chance pour lui de prouver son innocence…  Durant 5 années, il est privé de sa famille. Marie sa femme, vient le voir de temps à autre mais cela devient de plus en plus difficile. Sa fille, lui manque comme un trou dans le coeur… Mais voilà le jour béni où sa peine est enfin purgée. Il rentre chez lui, mais le silence et la solitude l’attendent. Sa femme et sa fille ont été emportées par une épidémie de dysenterie.

Alors Tei Lagan, se transforme en vengeance pure, car cette épidémie s’est répandue à cause de nobles peu regardant sur la quantité de victime. En disséminant des hommes contaminés dans plusieurs hôpitaux en vendant leurs habits porteurs du virus…

Les personnages :

Tei Lagan, c’est un homme simple avec beaucoup de bonté cachée dans son coeur, mais la perte de sa famille va le rendre tellement en colère, tellement triste. Qu’il va se transformer en vil manipulateur, contrebandier pour atteindre ceux qui ont contribué à l’épidémie de dysenterie. Il est très habile, très intelligent, personne ne se méfie. Il entre dans la peau de ses personnages qu’il a créé pour arriver à ses fins, il y arrive très bien au point de s’y perdre quelques fois. Mais grâce à la présence de Jeanne, une part de Tei arrive toujours à refaire surface.

Jeanne : C’est une mendiante dont Tei s’est pris en pitié. Il a décidé de la recueillir comme sa fille; et de la sortir de la rue, du mépris et de la mort. Il va forcer le respect à son égard, la vêtir comme une dame respectable, lui enseigner la lecture et être présent auprès d’elle. Elle va devenir sa « petite vie », au fil du temps, Jeanne et Tei se rapprochent comme un père et sa fille. Elle est douce, attentive, attentionnée et surtout jamais dans le jugement.

Le Comte de Langis : Il va devenir un ami très précieux, et enseigner à Tei les manières des bourgeois, de la noblesse. Il lui enseignera le parlé métaphorique des nobles. Au côté du Comte, Tei commence alors sa vengeance, mais il se fera un véritable ami. Quant au Comte, la présence de Tei, aura éloigné ses démons le temps de leurs entrevues et lui aura aussi permis de se sentir utile.

Le Comte Gangel, le Marquis de Guilin, l’Échevin Deloël, le Sieur Charles-Henry de Tromin: Ces personnes de la noblesse, de la bourgeoisie, vont devenir des amis de Tei, sans savoir vraiment, sans connaître le véritable Tei. Ils vont l’introduire dans la société chacun à sa manière, selon leur vanité, leur appât du gain, leur intérêt malsain. Ils ne savent pas encore quelle vengeance terrible ils accueillent dans leur vie…

La plume, le scénario :

Le style d’écriture de l’auteur nous plonge direct dans le 18ème siècle. Le récit est conté par Tei lui-même qui s’exprime comme en son temps. C’est étonnant, et ce n’est nullement dérangeant. Bien au contraire, on se sent proche de Tei, de ce qu’il vit au milieu de ces bourgeois, de ces nobles suffisants. Mais aussi de ses sympathiques amis paysans ou taverniers. C’est un style très beau, très imagé et beaucoup plus vivace qui transforme la lecture presque en film.

Je me suis attachée immédiatement à Tei, peut-être parce qu’il était victime d’abus judiciaire. Que son retour à la maison était triste… malgré sa joie d’être libre et de se rapprocher des deux femmes de sa vie, on sentait que quelque chose n’allait pas… malgré cette joie, la lectrice que je suis, était déjà triste sans savoir… Dans sa vengeance, on ne peut lui en vouloir, car face à ses actes, il reste conscient que c’est mal, mais ils doivent payer. Comme il dit, ils doivent connaître « les conséquences du coeur ». On ne peut pas mépriser la vie des gens juste parce que sa position le permet. Dans son dessein de vengeance, on sent l’homme bon, d’ailleurs il aide Jeanne, Justin et d’autres pour compenser ses actes malsains, il ne se sent pas plus pardonnable pour autant; mais sa bonté ressort de ses personnages manipulateurs.

J’ai suivi avec fébrilité la déchéance de ces assassins, j’avais peur que Tei soit confondu, et enfin le dernier acte de Tei n’est pas si étonnant quand on a appris à connaître cet escrinier de Landudal; ça termine l’idée qu’on se fait du personnage, c’est rassurant et triste à la fois.

En Bref :

L’écriture de Henri Nestière m’a conquise, ce fut une très agréable lecture.

Un récit passionnant, triste, touchant ou réel et imaginaire s’entremêle.

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L’oeil du Tsar Rouge de Sam Eastland

Titre : L’oeil du Tsar Rouge

Auteur : Sam Eastland

Traducteur : David Fauquemberg

Éditeur : Anne Carrière

Genre : Policier, Historique

Nombre de pages : 341

Sorti le 6 janvier 2011

 

4ème de couverture :

« 1929, Sibérie.
Le jeune commissaire Kirov vient chercher un homme pour le sortir du goulag. L’ordre en a été donné par le camarade Staline en personne : le prisonnier 4745-P doit être immédiatement « réactivé ». Alors qu’il extirpe de l’enfer un homme à moitié mort, Kirov ne se doute pas qu’il vient de rendre à la vie une légende : l’inspecteur Pekkala, que toute la Russie connaissait sous le surnom de « l’Oeil d’émeraude », était le plus grand policier du tsar Nicolas II. Un homme au-dessus de tous les pouvoirs, ne répondant qu’au tsar et dont sa loyauté à la Couronne a entraîné la perte. Si Staline rappelle son pire ennemi à son côté, c’est qu’il a besoin de ses talents exceptionnels pour résoudre une énigme dont la réponse pourrait constituer une véritable bombe politique : que sont devenues les dépouilles des Romanov ? L’un des enfants du tsar n’aurait-il pas échappé à la colère rouge ? »

Mon avis :

L’histoire :

Le lieutenant Kirov doit sortir un prisonnier du Goulag sur ordre de Staline lui-même. Il ne sait pas qu’il ramène à la vie une légende.

Ce prisonnier a pour mission de retrouver les dépouilles des Romanov.

Au travers de sa renaissance ou plutôt de son réveil, Pekkala nous fait revivre un pan de l’Histoire sanglante de l’URSS.

Les personnages :

lieutenant Kirov : Il apparaît comme un soldat bizuté qu’on a mis à ce poste sans grand espoir pour sa survie. Or il se révèle très intelligent et très logique et surtout d’une utilité insoupçonnée pour Pekkala.

Pekkala : C’est le monstre au fond de la forêt qu’on ne veut pas croiser. Implacable, survivant on ne sait pas trop comment… Ces geôliers le pensent à moitié mort, il ne reste plus que l’ombre de lui-même. Mais il a réussit à préserver son espoir, cette partie de lui encore vivante qui ne demande qu’à sortir, au bord de la conscience, bien à l’abri dans un coin de son esprit. Il attend inconsciemment le jour de sa vengeance et aussi peut-être le jour où il pourra déposer les armes, se pardonner et enfin se reposer.

C’est un être dévoué, cynique, froid, terriblement analytique mais pourtant au fil de ses come-back on aperçoit de lui un être attachant que la vie à durement touché.

La Plume, le Scénario :

Sam Eastland nous plonge violemment dans l’Histoire, époque sanglante du Tsar Nicolas II. L’œil d’émeraude, le grand policier du Tsar, au dessus des lois, ne répondant qu’aux ordres, aux besoins et à la protection du Tsar et de sa famille.

Après la chute sanglante du Tsar, lors de la révolution rouge, Pekkala est jeté aux oubliettes, loin de la mémoire populaire.

Staline décide de réhabiliter cet homme pour retrouver les dépouilles de la famille qu’il aurait dû protéger.

Soudain, l’auteur nous projette dans l’esprit de Pekkala, il nous fait ressentir ce besoin de vengeance, ce besoin de retrouver des traces de son passé, ce besoin de retrouver les vestiges de son ancienne vie, c’est si douloureux, mais on sent que c’est vital pour qu’il continue à avancer. Pekkala est un policier hors pair, il a déjà rencontré la mort, la confronter à nouveau l’ébranle mais ne l’empêche surtout pas de continuer.

Le dénouement m’a pris par surprise. J’étais tellement prise dans le passé de Pekkala que je n’ai pas vu venir cette fin étonnante

J’ai trouvé passionnant tout ce pan de l’histoire qu’on visite avec les flashbacks de Pekkala mêlée à l’enquête policière.

L’auteur a réalisé un glossaire, à la fin du livre, sur cette période de l’histoire sombre, avec les vraies dates, les recherches, les enquêtes policières réelles qui ont été menées sur la véritable histoire de la famille Romanov. Avec ce parallèle, on ne peut s’empêcher d’imaginer les personnages réels, leur vie, leur déchéance sanglante.

En Bref :

Un roman policier qui m’a interpellé sur les rayons de la Médiathèque par son résumé intrigant.

Passionnant ! D’autant plus qu’il s’entremêle à l’Histoire réelle.

Contes Nippons au coin du feu

Titre : Contes Nippons au coin du feu

Auteurs : Collectif => Audrey Calviac, Dola Rosselet, Maud Wlek, Vérène Dévanthéry, Célia Haro, Marine Stengel, Anthony Boulanger, Laurent Combaz Louise Roullier, Vanessa Terral, Nimu.

Éditeur : Hystérie

Format : Epub (247 pages)

Genre : Conte

Fiche Bibliomania

Résumé :

« Onze histoires nippones à lire au coin du feu. Attention, la porte des rêves et des cauchemars est ouverte.

– Le pays des Yokaï, Audrey Calviac
– De soie et de fourrure, Dola Rosselet
– Le Yurei, Maud Wlek
– Huit pattes, sept queues, Vérène Dévanthéry
– SokuShinbutsu, Célia Haro
– Tetsuya,Marine Stengel
– L’Empereur solitaire et le cadeau du Corbeau Rouge, Anthony Boulanger
– So leng et Le Pouvoir venu du levant, Laurent Combaz
– Les trois coups du spectre, Louise Roullier
– Hahanaru Shizen, Nimu, maitre du feu de camp à L’Académie de Minuit
– L’héritage de Susanoo, Vanessa Terral, invitée

L’anthologie officielle du Salon Japan Impact 2017 »

Mon avis :

Je remercie Livraddict et les éditions Hystérie pour cette découverte !!

Je lis pas mal de manga, je regarde pas mal d’animés et j’avoue que ce recueil de contes m’a tout de suite attiré 🙂

Et je ne suis  vraiment pas déçue 🙂

Le collectif d’auteur nous fait voyager au travers des mythes, légendes, croyances, superstitions japonaises et ce fut une lecture passionnante.

Certaines de ces nouvelles m’ont laissé sur ma faim, j’aurai aimé qu’elles continuent comme « le pays des Yokaï » d’Audrey Calviac et « De soie et de Fourrure » de Dola Rosselet. On se retrouve pris dans le jeu d’écriture de ces deux auteures et on a plus envie de les quitter. Elles ont su doser tension et rebondissements avec beaucoup de finesse.

La nouvelle la plus frustrante c’est bien « So Leng et le pouvoir venu du levant » de Laurent Combaz, je veux la suite en livre 😀 !!!

La dernière nouvelle « L’héritage de Susanoo » est ma préférée ! Car j’aime le fait que des humains soient choisis pour protéger le monde, des Ténèbres et surtout quand le plus insignifiant des personnages est le plus puissant au final 🙂

L’histoire de « Tetsuya » est effrayante, ce Yokaï est vraiment mauvais … et quelle émotion dans « Le Yureï », toute cette tension qu’on ne comprend pas comme le personnage,  Maude Vlek a une écriture vraiment efficace 🙂

La nouvelle « L’empereur solitaire et le corbeau rouge » d’Anthony Boulanger est la plus surprenante, car on vient de lire des nouvelles avec des esprits mauvais, qui tuent des gens et là on s’attend à de mauvaises choses et non cette histoire est très belle et en plus si on veut on peut approfondir les mythes qui y sont distiller 😉

« Haha Naru Shizen » est finalement un conte d’aventure au coeur des légendes, un récit passionnant.

La nouvelle « Sokushinbutsu » de Célia Haro est un peu glaçante et très sombre, d’autant plus qu’on n’arrive pas trop à savoir le pourquoi du comment.

« Les trois coups du spectre » de Louise Roullier est peut-être la nouvelle qui m’a le moins stimulée car je ne suis pas très au fait du jeu de go par conséquent certaine partie du récit m’ont paru un peu long…

« Huit pattes et sept queues » de Vérène Dévanthéry y décrit parfaitement le sadisme, le jeu, le mauvais côté des esprits toujours prêt à torturer, à jouer avec les pauvres petits humains… et sans scrupules bien sûr !

Un recueil passionnant ! MERCI MERCI !

En Bref :

Je remercie une nouvelle fois Livraddict et les Éditions Hystérie pour m’avoir accordé cette très belle découverte, qui donne envie de continuer des recherches sur les contes et légendes japonaises.

MASQUES de Caroline Giraud

Titre : Masques

Auteure : Caroline Giraud

Editeur : Autoédité

Genre : Fantastique, Aventure

Nombre de pages : 271

Sorti le 15/04/2017

Fiche Bibliomania

 

Résumé auteure :

« Pascal est un Érudit. Calculer, c’est là toute sa vie : la distance entre les planètes, l’heure exacte à laquelle il doit partir du bureau pour aller chercher son fils à l’école. Sophie est une Noble. Qu’elle ait pu souhaiter travailler, écrire ou faire du sport n’a aucune importance. Cela ne lui est pas nécessaire : le bras de son époux, le roi, suffit à remplir sa haute existence. Scarlett est une Bohémienne. Du lever du soleil à la tombée de la nuit, le son de sa guitare piste les passants. Les trottoirs la connaissent, assise sur le chemin de tous et de chacun. Elle est la fille de la meilleure, la plus belle, la plus chère des prostituées de Paris. Son destin résonne dans sa voix : elle ne sera jamais rien d’autre que la fille de la prostituée. 

Eric Shimmer. L’un des Hackers. Ils se tiennent silencieusement à l’extérieur de la ville, une arme à la main, car ils n’ont pas le droit d’entrer. Ils aiment la guerre et le sang , on les croit fous… mais peut-être attendent-ils bien plus de leur combat. Ils veulent la liberté. »

 

Mon avis :

Tout d’abord MERCIIII à l’auteure #Caroline Giraud de m’avoir proposé son roman si gentiment 🙂

L’histoire :

Pascal, l’Érudit est agacé de trouver sur son chemin tous les jours, Scarlett la bohémienne. Ce son de guitare affreux, cette voix discordante … mais paradoxalement, quand il ne la voit pas, il la cherche, il ressent un manque …

Le monde ne tourne plus très rond, les masques ont disparu…

Les Hackers cherchent à tout prix les masques qui tiennent la société en ordre. Ils veulent le désordre, ils veulent ces masques que le Sphinx a caché.

Le Sphinx a tout oublié de l’endroit où elle a caché les masques, mais elle a laissé des énigmes que seul un Érudit peu résoudre.

Pascal est le meilleur des Érudits, les Hackers le veulent, le cherchent et pour ça rien ne les arrête.

Sophie la Noble, Pascal l’Érudit et Scarlett la Bohémienne, des êtres qui n’auraient jamais dû se fréquenter, ni même se parler, vont être obligés de cohabiter, de travailler ensembles pour retrouver les masques et redonner du sens au monde. Ils vont devoir affronter les Hackers sans pitié, tortionnaires prêts à tout pour retrouver les masques avant notre drôle de groupe.

Les personnages :

Pascal est un Érudit quarantenaire, qui ne vit que pour les chiffres, l’argent et la connaissance. Il méprise presque tout le reste. Il est rebuté par les bohémiennes, pourtant Scarlett retient son attention et il ne comprend pas bien pourquoi… Tout d’abord tenté d’abandonner cette quête, il n’arrive pas à renoncer, c’est plus fort que lui.

Sophie est une Noble, sa vie n’est qu’une source d’ennui, de frivolité entre surveiller le dernier de ses fils, apaiser les humeurs belliqueuses du son premier fils et son époux couard, plongé dans l’immobilisme et l’ignorance. Mais elle se révélera être une très bonne médiatrice, et fera preuve d’une courageuse détermination quand il le faudra.

Scarlett, c’est une jeune femme tout feu tout flamme, appartenant à la caste des bohémienne. Au caractère bien trempé, très impatiente, et surtout dédaignant les Éliteux et les Noblard. Sa logique tout à elle, les sortira très souvent du pétrin.

Shimmer : c’est un Hacker épris de liberté. Ne supportant plus d’être mis au ban de la société mais désirant ardemment le pouvoir. Cette envie irrépressible de pouvoir va le conduire a une extrême sauvagerie, une barbarie. Adepte de coups et blessures, de torture et bien pire encore pour arriver à ses fins. il ne cessera de poursuivre le petit groupe de Pascal leur infligeant maintes souffrances mais sans jamais réussir à les séparer.

La plume, le scénario :

Avec « Masques », nous sommes dans un roman  mêlant créature mystérieuse, Royauté, hiérarchie de caste et téléphone portable !

J’ai commencé ce roman dès que je l’ai reçu et je ne l’ai plus lâché que pour aller dormir et travailler 😦 à ma grande impatience .

J’ai aimé ce blocage du monde sur des castes qui ne s’aiment pas, car différent les uns des autres et pour le coup engendrant méfiance, peur irrationnelle et bien d’autres clivages. Ce monde voué à ne pas évoluer, ou tout du moins favorisant certaines classes tout en acceptant aucun mélange, aucune fréquentation de quelque nature que ce soit… Bon évidemment, ça m’a fait penser à notre société qui a encore du mal à dépasser certaines mœurs, certaines idées moyenâgeuses. Et oui les habitudes ont la dent dure. L’auteure bien sûr a accentué ces traits de différences, cette animosité face à l’autre quoique parfois ce n’est pas si accentué…

Chaque chapitre est consacré au point de vue d’un personnage sur l’avancée de leur aventure. Ce qui rend le récit dynamique, rapide. Et surtout chaque personnage a son côté positif et son côté obscur. Les masques avaient cette faculté de cacher certaines vérités, en tout cas de les rendre invisible… d’empêcher le destin de se réaliser, d’anéantir toute tentative de rébellion en maintenant appuyer sur les traits de caractères obscurs.

Chacun des protagonistes veut retrouver les masques pour une raison. Le moyen d’y arriver est très discutable concernant les Hackers…

L’important dans ce récit c’est qu’il démontre qu’on ne peut pas faire grand chose tout seul. C’est toujours mieux de conjuguer les talents et d’avancer ensemble, dépasser les clivages, et apprendre à se connaître, à s’apprécier mais aussi à se comprendre. Il est parfois nécessaire de comprendre pourquoi les personnes agissent d’une façon qui nous déplaît, qu’est ce qui les à pousser à choisir tel camp et pas un autre ?

J’ai ressenti cette lecture de cette façon, un récit ou plutôt une ode à la fraternité, à l’entraide. Un récit pour aller vers l’autre si différent mais qui finalement nous ressemble un peu…

Bon il y a ce côté se concentrant sur les castes, mais aussi cette folle aventure au travers de Paris. Nos héros traversent un Paris qui n’est pas tout à fait le nôtre. Le Sphinx a laissé des énigmes pour retrouver les masques, et c’est au travers des solutions que l’auteure nous fait visiter son Paris. J’ai donc été chercher toutes ces références aux statues et au jardin des plantes, à la forêt de Fontainebleau et l’histoire du quartier du marais de Paris. Toutes ces petites recherches se sont révélées passionnantes !!! Merci beaucoup Caroline Giraud 🙂

Ce roman fut un réel plaisir de lire, partagée entre l’enthousiasme de Scarlett, la passion retenue de l’Érudit, la barbarie du Hacker et le merveilleux entretenu par le Sphinx 🙂

En Bref :

Un roman passionnant et instructif !! Oui oui j’ai découvert des choses sur Paris que je ne connaissais pas.

Avec ce récit, j’ai pu voyager jusqu’à Paris et vivre une aventure captivante !!

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Chroniques Merveilleuses, tome 1 : La flèche du Scythe de Sébastien MORGAN

la-fleche-du-scytheTitre : Chroniques Merveilleuses

Tome 1 : La Flèche du Scythe

Auteur : Sébastien MORGAN

Éditeur : Auto-édité

Genre : Fantazy

Nombre de pages : 262

Fiche Bibliomania

4ème de couverture :

« IIIe siècle après JC, l’Empire Romain est assiégé de toute part. Chaque jour, les peuples barbares resserrent un peu plus leur étau. Des rumeurs font état d’une alliance possible entre les peuples goths autour du descendant d’Arminius, célèbre vainqueur des légions lors de la bataille de Teutobourg. Yares, un auxiliaire scythe est envoyé pour trouver et assassiner ce nouveau roi barbare. En s’avançant dans la grande forêt, l’éclaireur va réveiller de sombres forces. »

Mon avis :

Merci beaucoup à l’auteur Sébastien MORGAN pour m’avoir fait découvrir sa plume 🙂

L’histoire :

Yares un auxiliaire Scythe est envoyé en mission dangereuse étouffer la montée en puissance des peuples Goths. Pour éviter toute alliance, les éclaireurs Scythes sont envoyé assassiner ce nouveau roi Goth. Seulement Yares et ses hommes ont réveillé la rage de forces noires. Elles le poursuivront jusqu’à l’affrontement final ! Soucieux de mettre sa famille à l’abri du besoin, Yares fait tout ce qu’il peut pour plaire à ses supérieurs. Ses missions sont menées avec brio.

Dans un même temps sa femme et son fils se languissent de son retour. Mercurius agacé de cette absence, cumule les entourloupes et devient vraiment doué. Mais un jour il tombe sur plus fort, plus vicieux que lui et sa vie et celle de sa famille sera à jamais changée.

Rome est dans de fastes temps et fête ses 1000 ans d’existence dans des jeux sanglants, des orgies, des beuveries, des exécutions spectaculaires… Bref l’empereur Philipe l’Arabe doit conjuguer entre le faste et la guerre contre les Goths. Yares se montre en précieux soldat et surtout dévoué à son empereur.

Les Personnages :

Yares : Il est le centurion des éclaireurs dans l’armée romaine. C’est le meilleur des archers de toutes l’armée. Il exécute ses missions avec dévouement aidé de ses hommes qui lui sont tous fidèles. Il se mesure à la sorcière de la forêt, cette vipère qui a essayé de construire une alliance entre les peuples Goth. Mais depuis sa rencontre avec Alara, il n’a de cesse de la traquer, craignant pour la vie de sa famille et l’avenir de Rome. C’est un très bon soldat qui aspire être reconnu comme un citoyen véritable romain, mais l’intégration est difficile. Il ne perd pas espoir et ne ménage pas ses efforts pour y arriver.

Alara : C’est une sorcière alliée des Goths ennemis de Rome. Elle fait appel à des forces sombres pour construire une alliance entre les peuples Goths, seule solution pour les amener à la victoire. Mais c’était sans compter sur Yares… Dès leur rencontre, elle n’aura de cesse de le tourmenter pour l’amener à l’affrontement final …

Gaïus Tarquini : C’est un romain pure souche issu d’une des plus anciennes familles de Rome. Il a de grandes aspirations pour sa fille et son fils. Ses enfants doivent porter encore loin le flambeau de la famille Tarquini, le hisser encore plus haut, vers l’empereur ! C’est un être froid et calculateur. Il n’est soucieux que de sa position sociale dont il abuse violemment et n’hésite à tuer pour arriver à ses fins ou éliminer ce qui le dérange.

Mercurius : C’est le fils de Yares. Il est impulsif. Il enrage de l’absence de son père et excelle en entourloupes. Seulement un jour il tombe sur une famille de patricien qu’il aurait mieux fait d’éviter… Malgré tout ce dégage de lui, beaucoup de force, de courage et de détermination.

La plume, le scénario :

« Chronique Merveilleuses, tome 1 : La flèche du Scythe » est le premier roman de Sébastien MORGAN et c’est une belle réussite !

L’écriture de l’auteur est très agréable et emmène de suite le lecteur dans son aventure. L’empire romain est une période de l’histoire passionnante et quand elle est mêlée de fantasy c’est encore mieux !

Yares m’a tout de suite été sympathique et je me suis accrochée à lui tout au long de ce récit. Ces faits d’arme, sa loyauté, son envie de mettre sa famille à l’abri du besoin, de la protéger, son envie de devenir un citoyen romain reconnu est tellement profonde et presque inaccessible et ça il semble en être conscient mais il persiste, sa détermination est vraiment remarquable. L’armée romaine l’envoie dans des missions très dangereuses et c’est au cours de l’une d’elle que sa vie va être bousculée. Face à Alara la sorcière, il ne faiblira pas et la traquera jusqu’au bout, il en va de la survie de sa famille et en même temps c’est un danger à anéantir pour l’empire romain.

Ce mélange de fantazy était très agréable, on se retrouve dans l’armée romaine et on apprend que l’empereur possède des griffons. Dans l’une des aventures de Yares, il est passionnant d’apprendre quel lien entretien un griffon avec son cavalier attitré.

Dans un endroit du récit on apprend également l’existence d’autres monstres légendaires qui seront peut-être décisif dans la grande bataille contre les Goths.

Chaque Partie ou Chant est divisé en plus petit chapitre où l’auteur s’amuse (en tout cas c’est l’impression que ça m’a donné 🙂 ) à tourmenter le lecteur. Chaque petit chapitre saute de l’histoire d’un personnage à l’histoire d’un autre et du coup cette façon de faire est addictive car on ne peut pas s’arrêter de lire, il faut qu’on sache ce qu’il se passe pour l’un ou l’autre… bref vous l’aurez compris j’étais captivée par ce récit 🙂

Petite modif du 6 février 🙂

J’allais oublié faut absolument lire ce roman aussi parce que la fin est à tomber !!! NON MAIS C’EST QUOI CETTE FIN !! Bon je me re-saisie 😀

En Bref :

Une lecture passionnante, mêlant l’empire romain à la fantasy avec bon goût  !

Encore merci à l’auteur Sébastien MORGAN pour ce moment de lecture plus qu’agréable !!

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La saga Le Mal par Houot et Py

 

Titre : Le Mal

le-mal-1  le-mal-2  le-mal-3

  Tome 1 : L’œil dans le mur          Tome 2 : Nyctalope                  Tome 3 : Super Manne

Auteurs : André Houot et Py

Éditeur :  Glénat

Genre : fantastique, énigme

Nombre de pages en moyenne : 48

4ème de couverture :

« Vous avez raison d’avoir peur… Il faudra tout réapprendre pour survivre lorsque le Mal reviendra !

Cette année-là, on s’aperçut que sur les feuilles des cerisiers il y avait certaines figures en mode de serpents… il annonçait son retour…

– J’y crois pas ! Qu’est ce qu’une église aussi imposante vient faire ici ? On dirait qu’elle s’est avachie sur le village comme la nef disloquée d’un grand navire gisant sur le fond ! – Elle est à la dimension de ce qu’elle a à cacher, cette église, mais c’est pas là qu’il faut chercher : regarde plutôt du côté des combes qui confluent toutes ici. Elles suintent le liquide malsain des plaies inguérissables. Le mal est si profond, t’imagines même pas ! … Chasseurs de trésors s’abstenir ! »

Mon avis :

ATTENTION PEUT ÊTRE PRÉSENCE DE SPOILERS… J’ESSAIE DE NE PAS EN FAIRE MAIS çà PEUT M’ÉCHAPPER  !!

Dans un village reculé en Dauphinois, Le village de Saint-Antoine, on a vaincu le Mal, autrefois… seuls témoins de ce combat, quelques pauvres hères et une Église au milieu du village, tellement grande, tellement imposante que l’avertissement pour les forces obscures semble toujours plané.  Le Mal attaque la peau par une petite tâche qui s’amplifie, s’infecte et finalement tue la personne infectée. Ce Mal touche aussi l’esprit des gens frappés par cette abomination… Alors depuis des siècles quand il est encore possible de sauver la personne, on ampute … on ampute…

La sérénité semble revenue, dans ce village… mais un nouvel arrivant, un simple maçon, qui a décidé d’acheter une maison au pied de l’incroyable Église…découvre des choses secrètes, déterre des choses dont il ne doit pas avoir connaissance… le Mal va t-il revenir ? Comment s’en prémunir ? Il n’y a pas de recette miracle, Hélas…

Ce maçon garde la tête froide, enfin si on veut ^^ ! Il arrive à discerner un Mal peut-être pas si ancien que ça, un Mal qu’il est peut-être possible de vaincre une bonne foi pour toute.

Cette série fait planer tout au long de ses trois tomes, un suspens incroyablement efficace, le lecteur n’arrive presque plus à discerner la vérité, mais grâce à cet entêté de maçon qui nous guide vers la « lumière » (oui je sais ça fait très cliché 😀 ) on soulève petit à petit le voile.

Le Mal rôde et une confrérie vient en aide aux villageois apeurés… elle les encercle plutôt dans leur malédiction, elle se sert de cette peur pour maintenir les fidèles à l’Église, elle règne par la peur, par l’entretien de cette ambiance anxiogène … bref pourquoi cette soi-disant confrérie s’intéresse t-elle aux villageois de Saint-Antoine ou plus particulièrement à cette imposante Église ???

Le scénario des auteurs est haletant, opprimant et on sent le Mal régner dans ces pages… des gens meurent pour les méfaits qu’ils ont commis, c’est le Mal qui les puni … peut-être pas… Les auteurs glissent entre les pages du « possible » de « l’improbable » de « l’incroyable »  et d’un seul coup Baam !  Ils nous laissent avec cette fin comment dire … mystérieuse mais le mot est encore faible…

En Bref :

Une lecture oppressante mais très très bonne justement !!!!!

 

Les Egériades, T1 : 393 Résidence Avalon de Corinne Guitteaud

les-egeriades-1Titre : Les Egériades

Tome 1 : 393 Résidence Avalon

Auteure : Corinne Guitteaud

Éditeur : Les Editions Voy'[el]

Genre : Fantazy

Nombre de pages : 246

Sorti le 22/12/2014

4ème de couverture :

« Et si Lancelot n’était jamais revenu du Val sans retour, le destin des Pendragon en aurait-il été changé ? Tout commence le jour où Iris Morgenstern devient la locataire du 393 de la Résidence Avalon. Elle ignore alors que l’appartement ouvre sur un autre monde peuplé par les personnages de nos contes et de nos légendes et qu’elle est appelée à devenir la nouvelle Égéria. D’abord effrayée par l’ampleur de cette tâche, Iris se laisse peu à peu séduire par les créatures qui attendent d’elle qu’elle les guide dans leur combat contre Morgane la Fay : Agrippine, la licorne fanfaronne, Nahimana, la belle Algonquine, Robin des bois, le Prince des Voleurs, Athénor, le vieux dragon, et surtout Merlin l’Enchanteur. Face à eux, les Manitous, alliés de la sorcière, ne leur épargneront aucune épreuve, à commencer par les abominables wendigos. Et dans l’ombre, les Muses attendent leur heure dans la Cité de l’Éternel Été. »

Mon avis :

L’histoire :

Iris n’en croit pas ses yeux, elle va devenir locataire d’un magnifique appartement qui en plus est très bien situé. Mais elle est loin de se douter qu’elle ne sera pas toute seule à y habiter, enfin qu’il y aura du passage dans son futur petit nid. Son appartement est en fait un portail vers un monde peuplé de nos héros légendaires de contes traditionnels. Un monde plein de magie. Elle bascule d’un seul coup dans la légende du roi Arthur et son rôle est très important, elle va devoir défendre sa vie, ses amis, et le monde magique face aux Muses impitoyables et tyranniques. Mais elle ne sera pas seule à accomplir cette tâche, Merlin l’enchanteur, Robin de Locksley, Agrippine la licorne et Athénor le vieux dragon et plein d’autres personnages vont tous œuvrer pour la réussite de la mission d’Iris, la nouvelle Egéria.

Les personnages :

Iris Morgenstern est une jeune enseignante qui aide les personnes en difficulté à mieux s’insérer, à apprendre la langue du pays qui les accueille. Elle a plusieurs groupes en charge, sa motivation est toujours très solide. Quand elle se retrouve face à un étranger dans son appartement, elle croit avoir affaire à un cambrioleur, puis quand Merlin lui explique la situation, elle se dit qu’elle a affaire à un dingue et petit à petit elle se laisse entraîner dans cette histoire et devient même l’héroïne, la sauveuse… alors qu’elle pense ne pas posséder le talent requis pour être ce genre de personnes, les autres personnages vont s’acharner à lui prouver qu’elle est très importante et qu’avec ses actions elle peut sauver leur monde et le sien. Elle reste malgré tout de bonne composition, car elle se laisse entraîner dans cette bataille non pas sans peur mais avec courage et détermination. Autour d’elle une licorne, un vieux dragon et plein de Légende vont lutter coûte que coûte !

Merlin l’enchanteur, il se doute qui est Iris et tente de lui faire revenir les souvenirs. Il est très manipulateur et rentre souvent en conflit avec Iris malgré une attirance certainemaladroit et déterminé à sauver son monde, il déroute souvent Iris. Il est le premier personnage magique à entrer en contact avec Iris, non sans mal 😀 . Il va se battre à ses côtés quoi qu’il lui en coûte, le monde magique prévaut sur ses sentiments.

Lancelot, apparemment détourné de son destin, il erre dans le monde d’Iris à la recherche du portail pour rentrer chez lui. Malheureusement il se laisse guider par sa vengeance et ne fait pas toujours les bons choix…

Agrippine, c’est la magnifique licorne qui décide d’aider Iris dans sa quête. Elle est un peu hautaine et ses manières sont pour le moins hilarante par moment.

Athénor, le vieux dragon qui a juré fidélité à Egéria semble dévoué à Iris la nouvelle Egéria et sera toujours présent au côté de la détentrice d’Excalibur.

Ce livre regorge de personnages tous plus intéressants les uns que les autres, c’est un festival et on est absolument pas perdu, c’est un vrai bonheur !

La plume, le scénario :

J’ai d’abord été attiré par la couverture tout à fait originale, j’ai donc continué en lisant le résumé en 4ème de couverture qui a achevé de me convaincre !

Les légendes arthuriennes, mais pas que… Ce genre de dystopie, et si tel évènement n’était pas arrivé ? J’adore les revisitations de conte à la sauce folie 🙂

Le petit point qui me plait, comme d’habitude, c’est ce début de roman ancré dans la réalité : une jeune femme est sur le point de signé son contrat de location pour l’appart de ses rêves, rien de plus réel… mais doucement ou plutôt brutalement notre héroïne bascule dans le fantastique avec l’arrivée de non moins célèbre Merlin l’enchanteur dans sa chambre !!

L’auteur reprend à sa sauce les contes traditionnels sur les légendes arthuriennes en changeant la destinée d’un personnage et donnant de l’importance à des Muses qui ont détourné des règles à leur seul profit… La vie quotidienne quoi ! Quand quelqu’un a trop de puissance dans ses mains il finit par céder au doux chant du pouvoir et à le détourner pour son propre compte … Bref sauf que là le monde de la magie et le monde réel d’Iris risque d’être anéanti… C’est alors que commence la quête d’Iris accompagnée de ses fidèles amis.

Ce récit était captivant, tant par l’écriture fluide et agréable que par l’idée de revisiter la légende du roi Arthur !

En Bref :

une lecture passionnante !