Lune Pourpre, Tome 1 : Initiée de Laëtitia Danae

Titre : Lune Pourpre

Tome 1 : Initiée

Auteure : Laëtitia Danae

Éditeur : Éditions SNAG

Genre : Fantasy

Nombre de pages : 508

Fiche Bibliomania

 

 

4ème de couverture :

« Un jour, on m’a dit que ce pouvoir exacerbé qui grandissait en moi ne pouvait plus être caché. Pour le bien de toutes les espèces opprimées, je me devais d’être une initiée ». Lilith, fille de paysan, vit en autarcie dans un village reculé, mangé par les superstitions et les cultes de divinités. Obligée de dissimuler sa vraie nature, elle reçoit un jour la visite d’un homme très singulier, qui prétend pouvoir la protéger de tous les dangers. Malgré elle, Lilith va devoir faire face à de nouvelles responsabilités, dans un monde où elle est considérée comme une icône susceptible de redonner à Hibendrill sa splendeur d’antan. »

Mon avis :

L’histoire :

Lilith, 10 ans, vit avec son père dans un petit village très rural. Elle l’aide aux champs et à la maison. Elle possède une habilité qu’elle doit à tout prix cacher pour préserver sa vie.

Au pied du mur, son père Léon se décide à confier Lilith à une autre communauté qui saura la préserver de la folie du Roi. Ils lui apprendront à contrôler ses pouvoirs et à s’en servir à bon escient mais surtout ils vont lui apprendre à survivre, à se défendre.

Désemparée à l’idée de quitter son foyer, mais curieuse de l’aventure et des dangers qui l’attendent, Lilith part un peu la mort dans l’âme avec Sando.

Lilith est encore loin d’imaginer, de comprendre ce qu’elle représente pour la communauté qui l’a prend en charge. Cette soudaine attention lui fait peur, la perturbe … mais ça lui permet de se soustraire à une mort certaine si le Souverain apprend son existence.

Les personnages :

Lilith : C’est une petite fille solitaire, la compagnie des autres enfants l’indiffère et l’incommode. Elle ne recherche pas de lien au grand dam de son père. Sa particularité secrète l’a met à l’écart, c’est si dur de ne pas utiliser ce pouvoir. Malgré cela, elle éprouve le besoin d’aider, de réparer mais elle ne souhaite pas de compagnie autre que celle de son père.

Léon : Il élève Lilith seul, sa femme est morte en lui laissant un merveilleux cadeau. C’est un paysan qui ne se laisse pas faire, notamment par le prêtre de son village qui essaie de lui imposer sa religion et ses superstitions ridicules. Mais il sent le danger, la solitude et l’habileté de Lilith va se savoir et la mettre en danger; il va alors prendre la lourde décision de confier sa fille à une communauté pour lui sauver la vie.

Je ne peux évidemment pas vous parler des autres personnages sans dévoiler un peu plus les aventures de Lilith… Donc comme d’habitude j’en reste là…

La Plume, le Scénario :

Le style de l’auteur est particulier, prenant et m’a fait visualiser clairement le mode de vie de Lilith ainsi que tous les paysages qu’elle croise.

L’auteur a créé un univers bien à elle avec quand même des repères, des rappels qui font appel à notre imaginaire collectif. Lilith va rencontrer beaucoup de personnes venant d’horizon différent, de peuplade anéantie ou sous le joug du Roi Donavan.

Lilith avec d’autres compagnons va subir un entraînement hors pair pour apprendre à maîtriser son habileté, pour apprendre à se défendre, à résister. Elle devra endurcir son corps et son coeur, car malheureusement son coeur va être mis à rude épreuve, l’auteure ne lui épargne rien !

Suivre Lilith dans son cheminement, dans son évolution fut un réel plaisir. La surprendre en plein doute comme un spectateur qui en sait plus qu’un simple spectateur en rajoute à notre trouble. Lilith est perdue et nous on rage car on ne voit pas le bout du tunnel… c’est frustrant… vous l’aurez vite compris, une fois qu’on est pris dans l’aventure de Lilith on tremble pour elle, on respire de joie (oui oui ça se fait ça …) Bref les mots de l’auteure sont addictifs.

Bien sûr Lilith se retrouve dans une guerre qu’elle n’a pas voulu, qu’elle n’a pas choisi mais elle ne peut pas se défiler, trop de gens compte sur elle; Elle n’est pas seule, elle va lutter avec ses compagnons d’infortune contre ce Roi Donavan qui veut exterminer toutes créatures avec des pouvoirs.

Cette lutte est sans merci et pour avoir une chance d’être victorieuse, elle doit subir un entraînement douloureux et intense, elle doit être initiée.

La solitaire Lilith va devoir s’associer voir plus et comprendre que les amis c’est bien aussi, ça fait du bien; c’est envahissant mais à plusieurs on va plus loin. Et les chances de détruire le Roi sont plus nombreuses…

Un dernier petit mot pour la superbe couverture !!!

En Bref :

Voilà un bon pavé de 508 pages avalé quasi d’une traite, aucune longueur, aucun ennui quelconque; juste une irrépressible envie de continuer et continuer à lire tout en sentant la frustration arriver avec les dernières pages !

Un univers fantastique mêlé d’une certaine réalité s’approchant de la notre, en tout cas peut-être de notre Moyen-Âge.

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Nō de Lisa Delacour

Titre : Nō

Auteure : Lisa Delacour

Éditeur : Autoédité

Genre : Fantastique

Nombre de pages : 378

Fiche Bibliomania

 

 

 

4ème de couverture :

« Elle, se définit comme  » une gentille fille « . Après un grave accident et deux mois d’absence, elle retourne à l’université londonienne de Goldsmith. C’est là qu’Isla le rencontre, le nouvel étudiant,  » le beau gosse  » qui lui cache mystérieusement ses origines et pour cause, s’il devait lui révéler, elle apprendrait son plus noir secret. C’est à partir de là que se mettent en place les mécanismes bien rôdés de la tragédie, ceux qui amènent sûrement et inéluctablement nos héros vers leur destin. Mais ce serait sans compter sur l’intervention de forces spirituelles car  » tout n’est pas visible du premier coup d’oeil et ce que l’on voit est souvent trompeur  » déclare Hiko. Cela n’a jamais été aussi vrai que pour Isla et Nathaniel. »

 

Les +
 -Les multiples références répertoriées à la fin
-Une histoire complètement nouvelle
-Des personnages surprenant
Le –
-Le cliché du début

*******

Mon avis :

L’histoire :

L’histoire commence par le retour à l’école d’Isla; en même temps que cette reprise, un nouvel élèvefait également sa rentrée. Il est beau garçon, prévenant, très attirant…

Isla a changé, elle est hypersensible et réagit très vivement à toutes émotions. Quant à Nathaniel, il ne dévoile rien sur lui, il semble avoir un lourd secret.

Pourquoi sont-ils attirés l’un vers l’autre comme des aimants ? Malheureusement, cette attraction n’est pas fortuite et Nathaniel ne se résout pas à révéler ses origines à Isla…

Que va t-il advenir d’eux ? Ont-ils seulement un avenir ensemble ? ont-ils tout court un avenir ??

Les personnages :

Isla : est une jeune fille d’apparence un peu fragile et très sensible. Elle fait un retour timide à l’université après deux mois d’absence pour raison médicale. Elle est très nerveuse et redoute de ne pas supporter le regard des autres élèves. Par contre, elle ne reste pas insensible au mystérieux beau gosse qui semble lui prêter attention plus que de raison.

Nathaniel : le beau gosse ! Il a les cheveux long et noir avec de magnifique yeux bleus (si si je l’ai vu 😉 ) et pour couronner le tout, il se déplace en moto. Il est très attiré par Isla alors qu’il doit garder ses distances, mais c’est plus fort que lui. Il semble sombre et déterminé mais face à Isla il perd tout contrôle et devient négligent au point de risquer sa vie.

La Plume, le Scénario :

Alors ! au début j’ai eu un petit goût de déjà vu… je me suis dit : « oh non, le truc typique du beau rebelle qui tombe sous le charme de la fille ordinaire !!… »

Mais l’histoire se complique, l’auteur introduit un facteur négatif, le genre amour impossible qui mène direct à la mort (bon d’accord c’est du déjà fait aussi…) mais finalement je me suis retrouvée ballottée par les rebondissements et les issues complètement inattendues !

Passant du point de vue d’Isla au point de vue de Nathaniel, j’adore ce système ça donne beaucoup de dynamisme; ensuite, ça permet de voir leur évolution qui est étonnante, l’issue de leur inextricable situation est surprenante aussi !

Ce qui a commencé comme un roman apparemment banal, déjà vu s’est très vite transformé en récit passionnant et bluffant.

J’ai apprécié le fait de découvrir le passé d’Isla et de Nathaniel petit à petit; de lire au fur et à mesure la confrontation entre les deux monde des protagonistes, leurs différences notoires tout ça pour comprendre en même temps qu’eux que ces différences forment un tout et tout complémentaire.

Un petit mot aussi sur les multiples références aussi bien en livres, en musique, tendance asiatique, tendance amérindienne… Bref ce roman fourmille de mille et une référence et c’est vraiment très agréable !!

En Bref :

J’ai été bluffée, et ce roman était réellement un véritable moment de lecture plaisir !

Une fille comme elle de Marc Levy

Titre : Une fille comme elle

Auteur : Marc Levy

Éditeur : Robert Laffont

Collection : Versilio

Genre : Contemporain

Nombre de pages : 373

Fiche Bibliomania

 

 

4ème de couverture :

« New York, sur la 5e Avenue, s’élève un petit immeuble pas tout à fait comme les autres… Ses habitants sont très attachés à leur liftier, Deepak, chargé de faire fonctionner l’ascenseur mécanique, une véritable antiquité. Mais la vie de la joyeuse communauté se trouve chamboulée lorsque son collègue de nuit tombe dans l’escalier. Quand Sanji, le mystérieux neveu de Deepak, débarque en sauveur et endosse le costume de liftier, personne ne peut imaginer qu’il est à la tête d’une immense fortune à Bombay… Et encore moins Chloé, l’habitante du dernier étage. Entrez au N°12, Cinquième Avenue, traversez le hall, montez à bord de son antique ascenseur et demandez au liftier de vous embarquer… dans la plus délicieuse des comédies new-yorkaises ! »

Les + :

Des personnages haut en couleur
Une touche d’actualité / réalité
Le clash des générations, des traditions mais avec respect
De l’aventure

Le – :

Peut-être une fin trop rapide (pour moi), mais logique

************

Mon avis :

L’histoire :

Un immeuble cossu, avec un ascenseur mécanique, le n°12 Cinquième Avenue. Deepak est le liftier de jour; il connaît par cœur les habitudes de ses employeurs et il est toujours à l’heure pour chacun d’eux. La nuit  c’est M. Riviera qui s’occupe de l’immeuble. Sans eux, les occupants seraient obligés d’emprunter les escaliers ou de se moderniser mais en perdant un service humain

Cependant, un jour, plusieurs grains de sable enrayent la routine de Deepak;

  1. le liftier de nuit se blesse et ne peut plus assurer son service pendant un certain temps;
  2. Sanji, le neveu par alliance de Deepak, débarque aux États-Unis;
  3. La femme de Deepak n’agit pas comme d’habitude;

Mais que va-t-il advenir des habitants du n°12 de la Cinquième Avenue ?

Il semblerait que certains occupants ont trouvé une idée fort déplaisante pour palier à la défection du liftier de nuit…

Les personnages :

Chloé : est comédienne, mais elle ne peut plus exercer son métier comme avant alors elle trouve quand même des petits rôles de doublure de voix qui lui conviennent. Elle est déterminée et dynamique. Elle vit au dernier étage de ce fameux immeuble. Elle adore Deepak, car il est toujours prévenant et discret avec elle. Elle sait qu’elle peut compter sur lui.

Deepak : est indien, il a une philosophie de vie qui découle très certainement de sa culture indienne mais hélas aussi de ce qu’il a vécu dans son pays. Il est très fier de son travail, et il n’a jamais dérogé à ses principes. Il est attentionné et discret; il répond présent sans jamais se plaindre aux occupants ses employeurs.

Sanji : c’est le neveu de Lali, la femme de Deepak, il arrive fraîchement de Bombay où il a fait fortune et vient aux États-Unis pour affaire et rencontrer un ancien camarade d’école. Malgré sa jeunesse, il applique les traditions de son pays, pas toutes mais au moins la plus importante comme le respect aux anciens. Il semble sans préjugé, et quand il rencontre Chloé, il ne peut plus se l’ôter de la tête… Il est souvent en retard, pas très bien organisé au désespoir de son ami américain.

La Plume, le Scénario :

Un fois n’est pas coutume, je ne peux pas passer à côté d’un livre de Marc Levy.

Et comme à chaque fois, je ne suis aucunement déçue.

Marc Levy sait nous transporter jusque dans la vie de ses personnages; A chaque fois, je n’ai pas l’impression d’être spectatrice mais bien présente dans la vie, dans l’histoire qu’il nous conte.

Une comédie romantique où se mêlent drame, actualité, traditions et culture indienne, le tout autour d’un ascenseur mythique, d’un immeuble occupé par des personnes hautes en couleurs.

J’ai aimé les petits apartés de Chloé pour comprendre petit à petit ce qu’il lui est arrivé, et c’est d’autant plus appréciable que l’auteur délivre la vérité sur Chloé quasi à la fin… En parallèle, par le biais d’une vie qui semble toute simple, celle de Deepak et Lali, on découvre leur passé difficile, leur drame, ce qui les a construit, endurcit mais ils sont restés des personnes généreuses et dévouées. Lali veut aider son neveu, car au travers de son histoire, elle sait ce que Sanji a dû subir et parcourir comme chemin de labeur…

Marc Levy, de façon implicite, avec l’histoire de cette famille indienne nous dépeint une partie des traditions indiennes, cette partie lourde et injuste contre la femme; ce pouvoir patriarcal qui est même lourd a géré, a supporté pour la jeune génération. Au travers de Deepak, de sa façon d’aborder les choses, les gens, on s’aperçoit que sa culture est bien ancrée en lui.

Et puis, dans tous ces personnages, il décrit une partie de la société, chaque occupant à sa particularité; ce petit bout de vie au n°12 est une tranche de réalité et d’espoir toujours qui nous ancre un peu plus dans l’histoire.

Une aventure en immersion dans la vie des personnages; une romance toute douce empruntant des sujets bien réels, des problèmes bien réels, mais pour au bout du compte nous dire qu’il faut vivre, c’est là la seule façon de voir que la vie est belle malgré les embûches aussi grosses soient-elles.

On retrouve avec un petit plaisir non dissimulé un personnage qui navigue dans les romans de Marc Levy 😉 à vous de le retrouver !

Juste un tout petit bémol, mais rien qu’un tout petit… ça compte même pas 😉 LA FIN ! Rhoo, trop rapide, trop légère, trop ouverte… je voulais en savoir plus 😥

En Bref :

Une jolie histoire toute simple en apparence, qui traite de sujet très sérieux, d’actualité, de problèmes de la vie réelle, de la vie en communauté, du choc des cultures, du choc des générations.

Encore un cocktail réussit Monsieur l’auteur 🙂

Journal Intime d’un Touriste du Bonheur de Jonathan LEHMANN

Titre : Journal intime d’un touriste du bonheur

Auteur : Jonathan LEHMANN

Éditeur : Éditions de la Martinière

Genre : Contemporain, développement personnel

Nombre de pages : 280

Fiche Bibliomania

 

 

 

4ème de couverture :

« Le voyage en Inde d’un golden boy repenti en quête de sagesse

Avocat d’affaires à New York, amateur de fêtes et de drogues…, Jonathan plaque tout du jour au lendemain pour partir à la recherche du bonheur. Pendant 3 ans, il va à la rencontre de penseurs et de maîtres spirituels à travers le monde, et découvre la méditation, une pratique qui va bouleverser sa vie.

En novembre 2016, il s’envole vers l’Inde pour vivre une expérience radicale :  » Vipassana « , ou dix heures par jour, pendant dix jours. Dans un silence total.

Journal intime d’un touriste du bonheur est le récit de cette retraite et des trois mois de périple qui ont suivi. Dans ce carnet de voyage déjanté, Jonathan nous raconte ses tribulations à travers l’Inde : son  » shopping spirituel  » d’ashram en ashram et de gourou en gourou, son coming out mystique, son apprentissage du sexe tantrique, son combat incessant contre la tyrannie du mental et les addictions…

Voyage initiatique et chronique spirituelle, ce livre irrésistible bouscule les genres littéraires autant que les consciences. Dans un style décomplexé, follement drôle, Jonathan Lehmann nous transmet la richesse des enseignements qu’il a reçus et qui nourrissent, chaque jour, son cheminement vers le bonheur.

Une lecture dont vous ressortirez transformés. »

Mon avis :

L’histoire :

Encore une fois, cette chronique ne sera pas construite de la même manière que les autres; sujet oblige 😉

Jonathan Lehmann a créé les antisèches du bonheur suite à un revirement de situation dans sa vie personnelle et professionnelle.

Je me conforme aux conseils de Jonathan depuis le 31 août 2015 (oui oui c’est précis !) Je peux dire je pense que je fais partie de la « communauté des antisèches du bonheur » depuis ce jour (bon je n’ai jamais rencontré Jonathan… mais je suis ses conseils depuis un certain temps). La méditation a été comme un second souffle pour moi; à une époque où je ne me reconnaissais plus dans mes actes… j’étais devenue agressive, irritable et aigrie par les aléas de la vie. Mes filles ont été le premier déclics… Je me suis dit qu’elles n’avaient pas à subir cette négativité, ni même à en avoir peur… Alors Jonathan et ses méditations m’ont sortie la tête de l’eau 🙂 ❤ MERCI ! Depuis je médite chaque matin entre 10 et 20 minutes et j’essaie d’appliquer ses conseils … je dis bien j’essaie car c’est pas facile, ça demande du travail et une remise en question de tous les jours.

Je trouve son approche très simple, abordable si tenté qu’on n’ai un tant soit peu de volonté quand même.

Son livre est comme le titre l’indique son journal intime écrit pendant son  voyage en Inde où il a décidé d’expérimenter Vipassana*. Dans son journal, il raconte aussi ses autres expériences après Vipassana, sa recherche d’autres méthodes d’Ashram* en Ashram en passant par Osho, Amma, Prem Baba. Jonathan nous décrit son ressenti, ses expériences sans filtre empreint de sincérité.

*Vipassana :10 jours de méditation quasi non-stop et sans aucune interaction avec autrui – 10 jours avec soi-même.
*Ashram : Lieu où des disciples se groupent autour d’un gourou pour recevoir son enseignement.

L’auteur :

Jonathan Lehmann est un trentenaire brillant qui a tout plaqué quand il a compris que cette vie était en train de le consumer.

En créant les Antisèches du Bonheur, son blog (pour « vulgariser » les différentes méthodes de dépassement de soi surtout la méditation) il se rend compte qu’il n’est pas seul et que nous sommes quelques milliers à reconsidérer la vie d’un autre point de vue, en tout cas de prendre conscience que notre vie n’est peut-être pas comme on voudrait qu’elle soit.

Certes on ne peut pas tous, tout plaqué et partir à la recherche d’un autre mode de vie, à l’aventure comme ça sans un minimum de capital. Oh ! je reste persuadée que les + téméraires ont sauté le pas et qu’ils diront que c’est une question de choix. Oui ils ont peut-être raison… alors je vais dire que je ne suis pas prête à faire le grand saut même si j’en ai très envie. D’un, je ne suis pas toute seule, je suis chargée de famille et de deux je suis une trouillarde et j’aime encore bien ma fameuse zone de confort 😉

Bref tout ça pour dire que dans sa reconversion à 360 degrés, Jonathan a aidé beaucoup de personnes (dixit tous les témoignages bienheureux en dessous de ses méditations  et en dessous de ses publications sur les réseaux sociaux.)

C’est une remise en cause totale et profondément altruiste !

La plume de l’auteur :

Ce livre est construit sous la forme d’un journal intime. Jonathan Lehmann, l’auteur, nous raconte son périple à travers l’Inde. Il partage ses craintes, ses découvertes, ses doutes, ses joies, ses bêtes noires avec nous ses lecteurs; et c’est énorme de partager tout ça ! Sans filtre !

Oui sans filtre, Jonathan nous relate tout ou presque, drogues, sexe, ses merveilleuses découvertes, ses douloureux souvenirs… ça rend son témoignage très sincère et surtout très courageux; et certainement cathartique.

Jonathan n’a pas hésité, à prendre le risque de déplaire; ce livre il en rêvait, il le dit dans les différentes interviews qu’il donne; et donc il l’a fait pour notre plus grand bonheur.

Ce livre se découpe en 6 parties, où l’on suit l’évolution de l’auteur de « la prison de la méditation » en passant par « l’hôpital de la méditation » et d’autres encore pour enfin arriver au nouveau Jonathan, plein de vie, plein d’enthousiasme et les poches remplies non pas de sous mais de nouveaux procédés pour mieux se comprendre, pour mieux appréhender la vie et la vivre comme elle se présente à lui.

A la fin de son livre, Jonathan Lehmann nous précise la liste des livres qu’il a lu et qu’il nous serait indispensable de lire si on veut approfondir ce dépassement de soi comme lui ;). Ensuite il partage avec nous sa pratique de 3 habitudes de bonheur; A réaliser tous les jours !! merciii Jonathan c’est super gentil 😉

C’est également très intéressant de lire ses remerciements, pour connaître, reconnaître les personnes qui gravitent autour de lui, les personnes qui l’ont inspirées, soutenu, bousculé.

En Bref :

Un livre que tout à chacun devrait posséder dans sa bibliothèque.

Un livre fabuleusement inspirant ! Merci Jonathan d’avoir partagé ton expérience, ton aventure à l’intérieur de toi, à travers l’Inde et de nous donner des pistes pour démarrer le changement en nous !! MERCI ❤

Tout ça vous a donné envie de suivre Jonathan Lehmann et ses Antisèches du bonheur cliquez ci-dessous !!

La Faucheuse de Neal Shusterman

Titre : La Faucheuse (livre 1)

Auteur : Neal Shusterman

Éditeur : France Loisirs

Genre : Science Fiction

Nombre de pages : 496

Fiche Bibliomania

 

 

 

4ème de couverture :

« Les commandements du Faucheur :
Tu tueras.
Tu tueras sans aucun parti pris, sans sectarisme et sans préméditation.
Tu accorderas une année d’immunité à la famille de ceux qui ont accepté ta venue.
Tu tueras la famille de ceux qui t’ont résisté. »

Mon avis :

L’histoire :

Le jour où un faucheur franchit le seuil de sa maison, Citra se montre impertinente et ne cache pas son aversion pour la communauté des faucheurs. Elle ne supporte pas son invasion teintée d’immunité, la capacité de ce faucheur de s’imposer par la peur...

Lorsque Rowan croise un faucheur dans les couloirs de son école, il ne peut s’empêcher de le suivre et même de l’accompagner jusqu’au glanage… il est pris d’une telle empathie pour la victime qu’il se fait le devoir de rester auprès de l’élève dont la vie se termine et cela même en subissant les conséquences de sa bienveillance.

Les personnages :

Citra : C’est une jeune fille révoltée contre les faucheurs. Elle trouve leur manière de faire humiliante et inhumaine. Elle refuse de courber l’échine devant le faucheur quitte à se faire glaner pour insolence.

Rowan : c’est le genre « ami fidèle », qui malgré les stupides actes de son ami de jouer avec la mort, Rowan continue de le veiller à chaque résurrection. Il déborde d’empathie, peut-être dû au fait qu’il appartient à une famille très nombreuse qui ne s’occupe plus guère de lui.

J’aurais envie de parler de certains faucheurs, mais je risque de spolier… Donc je peux juste dire, qu’une partie des faucheurs tuent avec plaisir voire avec délectation et l’autre partie prend son travail à coeur mais n’y prend aucun plaisir.

La Plume, le Scénario :

Le récit commence par un extrait de journal de bord d’une faucheuse. Puis le récit continue et il sera entrecoupé tout au long du roman par ces pages de journal intime de plusieurs autres faucheurs en fonction des rebondissements relatés et pour illustrer le sentiment de tel ou tel faucheur.

L’écriture de l’auteur, Neal Shusterman, est agréable, fluide sans longueur. La dynamique est organisée en chapitre entrecoupée comme je le dis plus haut par des extraits de journal intime. Puis on passe d’un personnage à un autre; d’un évènement à un autre. Cela donne une vue d’ensemble assez claire au lecteur des évènements qui tournent autour des personnages.

Le lecteur se retrouve face un monde pas si rose, certes la mort a été vaincue mais la valeur de la vie en a été amoindrie. L’immortalité rend la vie plus fade… La communauté des faucheurs est là pour réguler le flux de vie sur la planète pour endiguer une surpopulation; car l’Humain a vaincu la mort mais il n’est pas stérile et continue à procréer donc il fallait trouver un moyen de réguler la population.

Ce récit est extrêmement futuriste car l’Humain a vaincu LA MORT, oui, mais il existe aussi une technologie bienveillante qui s’est réveillée et veille sur l’espèce humaine et chacun de ses besoins. Aucune malveillance du côté de la technologie, une Intelligence Artificielle qui partage son savoir avec qui le veut sauf avec la communauté des faucheurs. Par contre l’auteur appuie bien sur la fin que l’humain a toujours recours à ses plus bas instincts.

La fin du récit est astucieuse et surprenante !

En Bref :

Un roman futuriste montrant l’Humain aux prises avec ses bas instincts et tout autre sentiment qui ne le pousse pas toujours à agir des meilleures façons.

Et la technologie ultra complémentaire, ouverte, disponible à tous, ça c’est génial je trouve 🙂

Par contre il reste un petit arrière goût car l’Homme a peut-être gagné contre la mort mais l’auteur nous montre que la vie leur paraît quand même moins savoureuse

Moi, Cali, Faucheuse de Sophie Cole

Titre : Moi, Cali, Faucheuse

Auteur : Sophie Cole

Éditeur : Nouvelles Plumes

Genre : Jeunesse, Fantastique

Nombre de pages : 386

Fiche Bibliomania

 

 

4ème de couverture :

« Pour Cali, égoïste et insouciante jeune femme de 25 ans, il n’existe pas de plus grand plaisir que de se montrer odieuse, même avec ses proches. Aussi quand elle meurt, tuée net par un homme défenestré, elle se voit refuser le paradis. Son seul recourt pour ne pas finir en enfer : devenir un démon faucheur. Mais retirer la vie est une mission délicate, même accompagnée de deux séduisants démons. Cali n’imagine pas les défis qui l’attendent, d’autant que sa mort n’est pas du tout le fruit du hasard… »

Mon avis :

L’histoire :

Cali, est une jeune femme de 25 ans, odieuse avec quasiment tout le monde, même dernièrement avec sa meilleure amie… Quand la mort vient la faucher, on lui refuse l’accès au Paradis, mourir subitement ne lui a pas laissé le temps de se repentir et de rattraper tout le mal qu’elle a fait. Le bureau du Paradis lui propose une autre solution que l’Enfer et la recommande au bureau des Démons. Si Cali ne veut pas aller en Enfer, elle doit accepter de devenir un démon faucheur.

Cette mission est beaucoup plus délicate qu’elle n’y parait et le plongeon dans un monde radicalement différent et mystérieux la retourne complètement. Elle rencontre Dagon, qui se dévoue pour être son formateur, mais trop de mystère entoure sont séduisant mentor au point de faire perdre les pédales à Cali et de l’amener à fréquenter d’un peu trop près un autre formateur pas si regardant sur la moralité… Stan.

Dans tout ce marasme, Cali va devoir être forte et sourtout va devoir trouver des alliés étonnants…

Les personnages :

Cali : Une adolescence douloureuse et incompréhensible, a fait d’elle une jeune femme odieuse aimant blesser les gens autour d’elle. Elle croit que ça l’a fait se sentir mieux mais plus ça vient plus elle s’enfonce. Parce qu’on a voulu l’éloigner, ils (je ne peux pas dire qui …) ont fait d’elle un brouillard sombre. Quand elle devient un démon faucheur, elle se rend compte que prendre la vie de quelqu’un n’est pas aussi simple et surtout ça lui fait comprendre la valeur de la vie et de la famille.

Dagon : c’est a priori un démon faucheur, extrêmement séduisant, avec plusieurs siècles d’expérience; il devient le formateur de Cali. Mais son mystère trop épais autour de lui va éloigner Cali. Son comportement étrange, va même jusqu’à déstabiliser Cali au point de la pousser vers d’autres horizons beaucoup plus sombre.

Stan: un autre formateur, d’un tout autre genre, beaucoup plus froid, plus glacial même. Il tue ce qu’il veut pour le jeu, il casse l’enseignement de Dagon par jeu aussi. Il est cynique, imbu de lui-même, clairement narcissique et pourtant Cali le suit et sombre pour mieux remonter et se rendre compte qu’un destin beaucoup plus grand l’attend.

La Plume, le Scénario :

Cali est l’exemple de l’anti-héroïne, stupidement méchante, odieuse qu’on déteste tout de suite. Elle ne fait pas les bons choix, elle est toujours écorchée vive. Réagit vivement…Bref ce n’est pas un personnage auréolé !

Mais elle devient un démon faucheur et son comportement change, elle voit la vie autrement. Elle commence à agir prudemment, avec réflexion. la formation de Dagon y est pour quelque chose, mais il y a plus que ça. Elle soulève le voile de sa vie et de sa mort et y découvre de sombres secrets dont elle n’a jamais eu conscience. Elle faisait partie d’une obscure machination, d’un combat millénaire entre deux camps frères et rivaux en même temps.

J’ai bien aimé le côté sombre de l’héroïne, ça change des personnages toujours blancs comme neige qui font le bien 😀

Mais finalement, j’ai trouvé qu’elle subissait les évènements et qu’elle n’avait pas vraiment de prise sur tout ce qui lui arrivait… en même temps elle n’était au courant de rien. Mais elle n’était pas tellement autonome finalement… Elle a subi ses deux formations même si elle n’était pas vraiment d’accord avec certains aspects de ce que lui enseignaient ces deux mentors…

Et ce triangle amoureux, NON NON c’est pénible des personnages qui ne savent vers quel amour se tourner, ça m’agace…

En Bref :

Un roman sympa à lire, d’ailleurs il se lit vite mais je suis restée mitigée sur le personnage de Cali.

Un bon point pour le côté anti-héroïne et un bémol pour un comportement assez subit…

 

Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une de Raphaëlle Giordano

Titre : La deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une

Auteure : Raphaëlle Giordano

Éditeur : Eyrolles

Genre : Développement personnel, contemporain

Nombre de pages : 256

Sorti le 17 septembre 2015

Fiche Bibliomania

 

4ème de couverture :

 » – Vous souffrez probablement d’une forme de routinite aiguë.

   – Une quoi ?

   – Une routinite aiguë. C’est une affection de l’âme qui touche de plus en plus de gens dans le monde, surtout en Occident. Les symptômes sont presque toujours les mêmes : baisse de motivation, morosité chronique, perte de repères et de sens, difficulté à être heureux malgré une opulence de biens matériels, désenchantement, lassitude…

   – Mais… Comment vous savez tout ça ?

   – Je suis routinologue.

   – Routino-quoi ?

Camille, trente-huit ans et quart, a tout, semble-t-il, pour être heureuse. Alors pourquoi a-t-elle l’impression que le bonheur lui a glissé entre les doigts ? Tout ce qu’elle veut, c’est retrouver le chemin de la joie et de l’épanouissement. Quand Claude, routinologue, lui propose un accompagnement original pour l’y aider, elle n’hésite pas longtemps : elle fonce. A travers des expériences étonnantes, créatives et riches de sens, elle va, pas à pas, transformer sa vie et repartir à la conquête de ses rêves… »

Mon avis :

L’histoire :

Camille approche les quarante ans, elle a un fils merveilleux, un mari presque parfait et un boulot. Mais elle se sent usée, fatiguée de se battre à longueur de temps. Son boulot lui apporte peu de réconfort avec des collègues railleurs, des dossiers inintéressant. Quand elle rentre le soir, son mari est devant la télé ou l’ordi, son fils enfermé dans sa chambre sur son téléphone ou sa tablette. Et elle rentre pour préparer le repas, se dispute au passage avec son fils qui préfère sa tablette à ses devoirs, et l’indifférence de son mari. Elle se sent invisible, triste, bonniche et sa vie ne lui plaît plus en tout cas pas comme ça.

A la suite d’une panne de voiture, elle rencontre Claude qui va changer sa vie. Elle se rend compte en discutant avec Claude que ses rêves sont très loin du chemin qu’elle a emprunté et grâce à lui elle va tenter de reconquérir sa vie et partir à la poursuite de ses rêves.

Les personnages :

Camille : C’est une jeune femme de 39 ans, qui s’habille pratique pour pouvoir courir toute la journée au boulot, chercher son fils à l’école, l’emmener à ses activités extra scolaires, faire à manger, s’occuper de sa maison… Bref c’est une femme dynamique mais qui s’est éloigné du bonheur petit à petit par habitude, par praticité, par usure, par déception, par fatigue… Mais elle ne désespère pas et quand Claude lui propose de reconquérir sa vie et son bonheur, elle n’hésite pas une seconde, après tout elle n’a rien à perdre, elle est déjà au bout du rouleau…

Claude c’est le sauveur de Camille, il a peut-être une soixantaine d’année, son visage serein le rend avenant. Il se dit « routinologue » et propose à Camille de l’aider à se rapproprier sa vie avec une thérapie un peu particulière mais qui a déjà fait ses preuves.

Le Plume, le Scénario :

Alors oui c’est un coup de coeur ! Chaque femme de quarante ans ou presque devrait avoir ce livre sur sa table de chevet !

Je pense que beaucoup de femme de presque quarante en est arrivé à la situation de Camille. On est presque toute passée par là, on vit la vie à cent à l’heure, on s’occupe des enfants, des maris, de son boulot… on court toute la journée pour le bien de sa petite famille et ce n’est pas une tare, c’est un choix et au début on est satisfaite de cette vie… sauf qu’au bout du compte on s’épuise et on ne le voit pas tout de suite. On habitue sa famille, à ce que superwoman s’occupe de tout, gère les problèmes, gère le compte bancaire, la plomberie, la garde des enfants, les problèmes de réseau … et tout ce petit monde s’appuie sur nous parce qu’on l’a autorisé et habitué à le faire. Mais non on n’a pas besoin d’aide, on y arrive toute seule… et avouer que ça devient dur c’est quasiment impossible. On se sent terriblement seule, soutien de famille et si on craque, on déséquilibre l’harmonie de la famille. Alors on s’enferme dans son cocon et la vie devient grise…

Mais alors ce livre est une vraie goulée d’air frais. L’aventure-Thérapie de Camille est étonnante et vivifiante. Elle est étonnante car sur le moment évidente mais il ne faut pas s’y tromper reprendre le chemin du bonheur ça demande des efforts, des gros efforts. Et Raphaëlle Giordano déploie tout un planning assez simple à mettre en place pour reconquérir sa vie, mais à quelques conditions qu’il faille vraiment le vouloir et surtout ne pas ménager ses efforts. Il faut avoir envie de sortir de cette grisaille.

Quelques exemples juste pour donner un avant-goût, de se que doit faire Camille:

  • 15 jours pour faire le ménage in/out : c’est à dire se débarrasser de tout ce qui paraît toxique/néfaste/sclérosant dans toutes ses relations et son organisation. Ensuite grand ménage, jeter au moins 10 objets inutiles, ranger, trier, améliorer.
  • Écrire sur une feuille A4 tout ce qu’elle ne veut plus être ou subir…
  • Faire la liste de ses qualités

Et plein de bonnes, très bonnes idées pour se retrouver et retrouver ses rêves.

Dans la lecture de ce roman/guide, un autre point important ressort et ce petit détail est délicieux. C’est le passage de la bienveillance. Camille est aidée et vous verrez par la suite ce que lui demande Claude, seule monnaie acceptable pour payer sa thérapie. Et je trouve cette idée juste géniale, une onde de choc qui pourrait atteindre des sommets. Un geste de bienveillance qui s’étalerait comme une onde que ferait un caillou dans l’eau. Du coup ça m’a rappelé le clip de Claudio Capéo avec sa chanson « Un Homme Debout », où le clip est semé de geste de bienveillance qui s’étire comme une onde de choc.

Ce livre m’a été conseillé par ma collègue de travail et je l’en remercie vivement ! MERCI !

En Bref :

C’était un vrai plaisir de suivre Camille, de s’identifier à elle 🙂

C’est un coup de coeur, il faut que ce livre soit lu par toutes ces femmes et même les hommes aussi qui se retrouvent à quarante ans, au bout du rouleau, usés et très très loin de leurs rêves.

Ce livre devrait être déclaré d’utilité public ! 🙂