Somali et l’esprit de la forêt par Yako Gureishi

Titre : Somali et l’esprit de la forêt

Auteur : Yako Gureishi

Éditeur : Komikku

Sorti le 10 novembre 2016

Nombre de pages : 196

Genre : Manga, Seinen

Fiche Bibliomania

 

 

Résumé :

« Depuis que le monde est dominé par les créatures non-humaines, les hommes en sont réduits à mener une existence clandestine pour échapper à la persécution sans répit des nouveaux maîtres.
Un jour, un golem, gardien des forêts, recueille une fillette appartenant à cette race humaine en voie d’extinction et décide d’entreprendre avec elle un périlleux voyage à travers les contrées.
Ainsi commencent les aventures de cet étrange duo dépareillé, mais uni par un attachement quasi filial. « 

Personnages principaux :

L’esprit de la forêt : C’est un golem, dont la tâche est d’être un gardien de la forêt où il vit Seulement voilà au fin fond de cette forêt, il trouve Somali, une jeune enfant de la race humaine en voie d’extinction. A sa vue, elle l’appelle tout de suite « Père ». Il décide de la prendre sous son aile et de partir à la recherche d’une communauté humaine, qui pourront peut-être même lui indiquer où sont ses parents. Il porte une cape et son visage représente une sorte de tête de squelette; il semble tout rapiécé de la tête au pied, son corps tient grâce à d’innombrables lanières. Il ne ressent rien, ne devrait avoir aucun sentiment et n’avoir en tête que son devoir de  protéger la forêt. Mais au contact de la petite Somali les choses ne sont pas si simple.

Somali : c’est une jeune enfant humaine trouvée au milieu de la forêt avec des chaînes autour du cou, des poignets et des chevilles; L’esprit de la forêt décide de la prendre sous son aile. C’est une enfant, elle est espiègle, insouciante et ne perçoit pas vraiment le danger. Elle porte une cape avec une capuche à oreilles pour tromper les non-humains qu’ils croisent sur leur chemin. Elle mange avec beaucoup d’entrain quand c’est bon mais manifeste vraiment comme une enfant son désaccord quand la nourriture n’est pas terrible.

Lieux où se déroule le récit :

Le récit se déroule au départ dans une forêt, puis le golem et Somali quitte cette forêt pour traverser diverses contrées habitées par des non-humains, à la recherche d’une communauté humaine.

Détails intéressants :

  1. Ce lien qui unit Somali et l’esprit de la forêt, père-fille; c’est attendrissant et l’esprit de la forêt apprend autant que Somali à ses côtés !
  2. Fait étonnant, apparemment un esprit de la forêt ne quitte jamais sa forêt, c’est risqué, elle risque de dépérir sans son gardien, alors comment est-ce possible que le golem ne semble pas au courant ?
  3. Les humains sont en voie d’extinction, seuls les non-humain vivent en maître sur cette terre. certain sont cruels, d’autres curieux, d’autres avide de connaissance… tous vivent en harmonie avec leur contrée.
  4. Ce manga m’a fait penser à l’Enfant et le Maudit de Nagabe d’une certaine manière et à The Ancient Magus Bride de Koré Yamazaki; Ce sont des duos atypiques mais liés par un lien indéfectible. .
  5. Le dessin, le trait de l’auteur est magnifique, minutieux et plein de détails surprenants. Autant le lire avec lenteur pour en apprécier tous les détails

Mon avis :

C’est toujours en suivant @lerenarddore sur Twitter, Instagram et Facebook mais aussi les Éditions Komikku que je me suis encore une fois laissée tenter !!

En trouvant une jeune humaine dans la forêt, le golem pour une raison qu’on ignore au début, décide de partir à la recherche de ses parents. Elle la nourrit, l’habille et veille sur sa sécurité. Il participe également à son éducation le long de leur trajet.

Il est très protecteur, et veille sur elle comme un joyau. Leur relation est vraiment celle d’un père et de sa fille.

Il ne sait pas vraiment où il doit chercher; et récolte des indices au travers des contrées qu’ils traversent, au hasard des rencontres qu’ils font.

Sous cet aspect doux et attendrissant, il ne faut pas oublier que les humains ne sont plus là en maître sur cette terre. Ils sont une race en voie d’extinction. Ils sont persécutés par les nouveaux maîtres et ils sont donc obligés de vivre une vie cachée, une vie clandestine pour survivre. D’ailleurs dans ce tome, le golem et Somali en rencontre un seul et il est bien camouflé. Donc en fond de cette douceur, se cache une violence sans nom... une race est poursuivie dans le but de l’éteindre. Les rares fois où il est question d’humains, les non-humain en parle comme des êtres belliqueux et destructifs.

Passons au crible cette relation atypique mais très profonde; L’esprit de la forêt ne ressent rien, ni en mangeant ni même quand il est question de sentiment. Contrairement à la jeune humaine qui apprécie fortement ses plats, qui éprouve de l’étonnement, de la joie, de la tristesse, de la douleur. Cela étonne le golem; mais ce qu’il commence à suspecter c’est que ces sentiments qui lui sont étrangers sont en train peut-être de le contaminer… comment ? au contact de Somali ? Tout à commencer quand il l’a pris sous son aile; pourquoi a-t-il fait ça ? si ce n’est pas par compassion ?!

Citations retenues :

  1. […]Quand c’est bon, je ne peux pas m’empêcher de montrer ma joie ! (Somali)[…]
  2. […]Tu ne montre jamais ta joie, père?(Somali)[…]A quoi ça servirait ? ça m’est inutile.(le golem)[…]
  3. […] Pfff… Pourquoi ils se font toujours la guerre ? la paix c’est quand même mieux…(les non-humains en parlant des humains)[…]
  4. […]C’est quoi la tranquillité ? C’est quand on a le coeur léger… parce qu’on a ni crainte ni souci… […]

En Bref :

Un très beau moment de lecture, aussi bien pour les yeux que pour l’esprit !

 

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D’Encre, de Verre et d’Acier de Gwendolyne Clare

Titre : D’Encre, de Verre et d’Acier

Auteure : Gwendolyne Clare

Éditeur : Lumen

Genre : Aventure, Fantastique

Nombre de pages : 467

Sorti le 3 mai 2018

Fiche Bibliomania

 

 

4ème de couverture :

 » Et si on pouvait vraiment créer un monde avec de l’encre et du papier ?

En s’armant d’encre et de papier, il est désormais possible de voir naître sous ses doigts des univers entiers. Il suffit, pour accomplir ce miracle, de respecter les règles complexes d’une nouvelle discipline, la scriptologie. Mais lorsque les êtres humains apparaissent pour la première fois sous la plume d’un scriptologue, c’est la révolution. Jumi da Veldana et sa fille Elsa, à la tête des insurgés, parviennent à leur tour à percer le mystère de cette science et à reprendre le contrôle de leur petit paradis à son créateur.

Cependant leur bonheur ne dure pas : Jumi, qui cache un noir secret, est enlevée sous les yeux de sa fille. Elsa est donc contrainte de s’aventurer dans le monde réel pour retrouver la trace sa mère. Des canaux d’Amsterdam aux rues de Pise, elle finit par trouver refuge dans « un asile de fou », une institution fondée par une organisation scientifique baptisée l’Ordre d’Archimède. Là, les scriptologues, les alchimistes et mécaniciens peuvent étudier et travailler à l’abri des persécutions. L’endroit est aussi un pensionnat réputé, dont les élèves observent la jeune inconnue avec beaucoup de curiosité. Parmi eux se trouve Leo, un mécanicien de génie dont la rencontre avec la nouvelle arrivante fait vite des étincelles. Commence une attente interminable, l’aide promise par l’ordre tardant à se concrétiser. Elsa finit donc par prendre les choses en main, et ce n’est pas peu dire. Car la jeune fille, elle aussi, dissimule un lourd secret…

Saura t-elle réparer par l’écriture un monde devenu fou ? Si elle veut parvenir à retrouver la trace de sa mère, Elsa devra apprivoiser les règles de son nouveau  terrain de jeu et comprendre la complexité des relations humaines. Passé tragique et ténébreuses conspirations, univers de poche et armes ultimes : Suivez cette héroïne armée d’encre et de papier à travers une ribambelle de mondes réels et inventés ! »

Mon avis :

L’histoire :

Elsa est tranquille, heureuse dans son monde, créer par Charles Montaigne, le premier scriptologue a avoir scripté des êtres humains, VELDANA.

L’univers de Veldana est maintenant indépendant, Jumi da Veldana et sa fille s’assurent du bon fonctionnement et des extensions de leur monde. Seulement Jumi attire l’attention et est enlevée devant Elsa. La jeune fille ne comprend pas pourquoi on aurait enlevé sa mère… elle décide de partir à sa recherche et pour ça il faut qu’elle se rende sur terre. Ses pas l’emmènent déjà chez leur créateur, mais malheureusement il ne peut plus rien pour elle… elle se décide donc de partir à Amsterdam chez le mentor de sa mère.

Son aventure débute et n’en finira pas de l’étonner; ce qu’elle va découvrir va bien au-delà de son petit monde, il s’agit de la sauvegarde de l’humanité ! pas plus pas moins !

Pressentant qu’Elsa possède de grandes habilités, De Vries, le Hollandais, l’emmène à Pise en Italie dans un refuge pour personnes atteintes de « folie ».

Là bas dans cette grande maison, Elsa va devoir apprendre à travailler en équipe, se faire des amis et surtout va comprendre ce que la disparition de sa mère engendre comme problème planétaire… Saura t-elle assez forte pour assumer son nouveau rôle ?

Les personnages :

Elsa da Veldana : est une jeune fille scriptée, c’est à dire qu’elle ne vient pas de la Terre. Elle est avide de connaissance, et surtout et s’extasie devant toute nouvelle vie que peut créer sa mère; d’ailleurs elle la seconde parfaitement pour lui succéder un jour à la tête de la protection de Veldana, leur monde.

Une fois sa mère enlevée, Elsa est pleine de ressource et ne se laisse pas démonter, elle part sur Terre pour enquêter sur la disparition de sa mère et la retrouver… La retrouver s’avère plus compliqué, et l’entraîne dans une collaboration avec les humains qui l’a mis mal à l’aise au début pour finalement la séduire, c’est quand même bien d’avoir des amis sur qui compter…

Pour avancer dans ses investigations, elle va devoir cacher son lourd secret aux pensionnaires du refuge, alors que certains le soupçonne déjà. Avec Leo, c’est complexe; il ment souvent pour cacher ses blessures et Elsa n’est jamais sûre de rien… avec Faraz c’est plus facile, le jeune alchimiste est sans ambages et direct; Par contre, au début, elle ressent l’envie d’amitié de Porzia comme une intrusion mais elle va rapidement comprendre que la jeune fille veut vraiment l’aider et être son amie.

Quand elle apprend que l’Ordre d’Archimède ne coopère pas facilement, est même plutôt frileux à retrouver sa mère, elle prend les choses en main et part à l’aventure avec ses nouveaux amis.

Leo : Jeune homme au passé trouble, malheureux, son père et ses frères sont mort dans un incendie et sa blessure est si intense qu’il ressent le besoin de mentir à tout bout de champ pour se protéger… La venue d’Elsa est comme un choc pour lui, il aperçoit dans son regard l’avidité de connaissance à la vue de son robot et ça le perturbe plus que de raison… Faraz est son meilleur ami, et il n’y a qu’avec lui seul qu’il peut se permettre d’être le vrai Leo … enfin presque…

Faraz : c’est l’alchimiste de service, il est sérieux, droit mais on a pas trop l’occasion de voir ses capacités, on soupçonne qu’elles sont importantes… C’est le raisonnable de la troupe d’amis, le plus calme disons.

Alek De Vries : c’est le mentor de Jumi, d’ailleurs il la considère comme sa fille; sa disparition sonne comme le glas. Il sait de quoi est capable Jumi et son enlèvement ne peut pas être anodin. Il prend Elsa sous son aile. Il semble un peu rebelle quand on le voit évoluer dans l’ordre mais toujours avec la discrétion, la retenue et le calme dû à son âge.

D’autres personnages participe à l’aventure d’Elsa mais je ne vais pas faire l’inventaire, vous devrait lire le roman !

La Plume, le Scénario :

Alors au début, j’ai eu une toute petite déception… je me disais « arf, un monde virtuel… » c’est compliqué de s’attacher à des personnages qui n’ont pas d’existence réelle, enfin pour moi. Mais je ne lâche jamais un livre, alors j’ai continué. Et là Baam ! Grande surprise, Veldana n’est pas un monde virtuel, ce n’est pas un simple monde d’ailleurs… C’est un monde scripté, tout droit sorti de l’imaginaire et de l’écriture d’un humain.

La scriptologie, une nouvelle matière permet de créer des mondes, j’ai trouvé ça formidable ! Ce n’était pas seulement un monde virtuel, c’était bien plus que ça, c’était un monde inventé et né de la plume d’un auteur et en plus viable. Bref d’un coup  ma déception s’est envolée !!

En fait c’est le rêve de tout lecteur (non?), je crois, peut-être des auteurs aussi, un monde créé de l’imaginaire où l’on peut se promener et y vivre. C’est comme si, il était possible que chacun créé son monde idéal, et comble de tout un monde à l’abri dans un livre. C’est comme si une multitude d’univers était accessible direct dans les rayons de la bibliothèque ! wow ! wow ! Quelle idée géniale !!

Bon je me calme … revenons à l’histoire 😉

J’ai apprécié ces petites réfèrences sans en être; le créateur qui s’appelle Charles Montaigne (homonyme par le nom de l’écrivain); le mentor de Jumi Alek De Vries (pareil homonyme par le nom du botaniste) et toute cette histoire qui repose sur certains faits de l’Histoire de l’Italie avec un certain Giuseppe Garibaldi général italien voulant unifier Italie. et puis chaque début de chapitre est illustré par la citation d’un illustre personnage; c’est très très agréable toutes ces références, qui d’ailleurs sont listées en fin de livre dans une bibliographie.

Un peu de réalité dans l’imaginaire, il ne m’en faut pas plus pour plonger.

Bon on en parle de cette fin ?? wow heureusement qu’il y a l’épilogue pour éclairer le lecteur car wow ! Quel rebondissement !

Forcément on veut lire la suite !

En Bref :

Un roman construit sur une idée géniale : donner vie à l’imagination de l’auteur avec de l’encre et un morceau de papier! Il faudrait vraiment l’inventer cette matière 😉

Des mondes virtuels qui n’en sont pas avec des protagonistes combatifs et attachants, une Histoire Italienne pas si loin, des références à de illustres personnages; tout y est pour passer un bon moment.

Surtout n’oubliez de lire la note de l’auteur à la fin c’est super intéressant !!

Nō de Lisa Delacour

Titre : Nō

Auteure : Lisa Delacour

Éditeur : Autoédité

Genre : Fantastique

Nombre de pages : 378

Fiche Bibliomania

 

 

 

4ème de couverture :

« Elle, se définit comme  » une gentille fille « . Après un grave accident et deux mois d’absence, elle retourne à l’université londonienne de Goldsmith. C’est là qu’Isla le rencontre, le nouvel étudiant,  » le beau gosse  » qui lui cache mystérieusement ses origines et pour cause, s’il devait lui révéler, elle apprendrait son plus noir secret. C’est à partir de là que se mettent en place les mécanismes bien rôdés de la tragédie, ceux qui amènent sûrement et inéluctablement nos héros vers leur destin. Mais ce serait sans compter sur l’intervention de forces spirituelles car  » tout n’est pas visible du premier coup d’oeil et ce que l’on voit est souvent trompeur  » déclare Hiko. Cela n’a jamais été aussi vrai que pour Isla et Nathaniel. »

 

Les +
 -Les multiples références répertoriées à la fin
-Une histoire complètement nouvelle
-Des personnages surprenant
Le –
-Le cliché du début

*******

Mon avis :

L’histoire :

L’histoire commence par le retour à l’école d’Isla; en même temps que cette reprise, un nouvel élèvefait également sa rentrée. Il est beau garçon, prévenant, très attirant…

Isla a changé, elle est hypersensible et réagit très vivement à toutes émotions. Quant à Nathaniel, il ne dévoile rien sur lui, il semble avoir un lourd secret.

Pourquoi sont-ils attirés l’un vers l’autre comme des aimants ? Malheureusement, cette attraction n’est pas fortuite et Nathaniel ne se résout pas à révéler ses origines à Isla…

Que va t-il advenir d’eux ? Ont-ils seulement un avenir ensemble ? ont-ils tout court un avenir ??

Les personnages :

Isla : est une jeune fille d’apparence un peu fragile et très sensible. Elle fait un retour timide à l’université après deux mois d’absence pour raison médicale. Elle est très nerveuse et redoute de ne pas supporter le regard des autres élèves. Par contre, elle ne reste pas insensible au mystérieux beau gosse qui semble lui prêter attention plus que de raison.

Nathaniel : le beau gosse ! Il a les cheveux long et noir avec de magnifique yeux bleus (si si je l’ai vu 😉 ) et pour couronner le tout, il se déplace en moto. Il est très attiré par Isla alors qu’il doit garder ses distances, mais c’est plus fort que lui. Il semble sombre et déterminé mais face à Isla il perd tout contrôle et devient négligent au point de risquer sa vie.

La Plume, le Scénario :

Alors ! au début j’ai eu un petit goût de déjà vu… je me suis dit : « oh non, le truc typique du beau rebelle qui tombe sous le charme de la fille ordinaire !!… »

Mais l’histoire se complique, l’auteur introduit un facteur négatif, le genre amour impossible qui mène direct à la mort (bon d’accord c’est du déjà fait aussi…) mais finalement je me suis retrouvée ballottée par les rebondissements et les issues complètement inattendues !

Passant du point de vue d’Isla au point de vue de Nathaniel, j’adore ce système ça donne beaucoup de dynamisme; ensuite, ça permet de voir leur évolution qui est étonnante, l’issue de leur inextricable situation est surprenante aussi !

Ce qui a commencé comme un roman apparemment banal, déjà vu s’est très vite transformé en récit passionnant et bluffant.

J’ai apprécié le fait de découvrir le passé d’Isla et de Nathaniel petit à petit; de lire au fur et à mesure la confrontation entre les deux monde des protagonistes, leurs différences notoires tout ça pour comprendre en même temps qu’eux que ces différences forment un tout et tout complémentaire.

Un petit mot aussi sur les multiples références aussi bien en livres, en musique, tendance asiatique, tendance amérindienne… Bref ce roman fourmille de mille et une référence et c’est vraiment très agréable !!

En Bref :

J’ai été bluffée, et ce roman était réellement un véritable moment de lecture plaisir !

Hex In the City, Épisode 2 : Die With Style de Dorian LAKE

Titre : Hex in the City

Épisode 2 : Die With Style

Auteur : Dorian lake

Illustratrice : Érica Petit

Éditeur : Noir d’Absinthe

Genre : Fantastique, Thriller

Nombre de pages : 154

Fiche Bibliomania

 

Résumé de l’auteur :

« Taylor remplace au pied levé une chanteuse de rock disparue sans crier gare, alors qu’une nouvelle menace, aux beaux yeux bleus et à l’accent so british, arrive en ville.

À la croisée des chemins entre fantasy urbaine et polar, découvrez la suite des aventures de Taylor, Lionel et Jake dans un récit sans temps mort, dans la lignée des meilleures séries télévisées américaines. »

 

*** ATTENTION SPOILERS (peut-être…)***

Mon avis :

Je fais toujours attention de pas trop en dévoiler, voir ne rien dévoiler du tout mais parfois c’est compliqué de parler d’un roman sans rien dire sur le sujet… j’en m’en excuse d’avance si j’ai spolié …

Encore merci merci à l’auteur pour m’avoir proposé de continuer à suivre Taylor dans une nouvelle aventure.

L’histoire :

Les Die With Style, un groupe de jeunes musiciens, viennent de se produire dans un bar quelconque; Jane la chanteuse, est introuvable depuis… mais pas d’inquiétude ça lui arrive de temps en temps de disparaître…

Pendant ce temps là Taylor vit sa vie amoureuse avec fébrilité, Andréa lui demande de l’accompagner chez son dragon de mère, et Jake découvre que sa nièce est impliquée d’une manière ou d’une autre dans un homicide volontaire et pour couronner le tout la voilà embarquée dans un groupe pour sauver la soirée et les musiciens. Tout va bien dans la vie de Taylor ! mais non ça continue … mais je m’arrête là vous voulez savoir lisez le livre !!

les personnages :

Taylor : on retrouve Taylor, avec une situation amoureuse compliquée, enfin pour elle. On en apprend un peu plus sur elle, un tout petit peu plus; Elle éblouie par son énergie et sa détermination. Toujours aussi farouche et pas vraiment tendre avec ses ex…

Lionel : Déjà présent dans l’épisode 1, il se montre toujours sous un jour vieux jeu, qui ne s’étonne plus vraiment de rien… mais on apprend que malgré ce qu’il est, il a peur de quelqu’un; quelqu’un qui lui en veut depuis des siècles (oups…) mais que c’est un être sensible et il s’en étonne lui-même.

Jake : Son personnage évolue un peu également, il ressemble davantage à un policier qu’à un détective privé alcoolique que dans l’épisode un. Il décide de suivre ses propres pistes, sa propre enquête, il est loin de s’imaginer ce qu’il suit.

Andréa, Sienna font toujours partie de la vie de Taylor; Des nouveaux venus arrivent et ajoutent un touche intéressante à la nouvelle aventure de Taylor.

La Plume, Le Scénario :

Bon autant l’avouer j’ai lu ce roman en quelques heures, très très addictif; je n’ai lâché les lignes du récit qu’une fois la dernière page tournée, même en ebook ça marche :p !!

Comme à son habitude l’auteur dévoile très peu de détails à la fois, et au compte goutte… On en sait un peu plus sur Taylor, pourquoi elle s’est enfuie de New York par exemple.

Dorian Lake commence son récit avec la fin de représentation des Die With Style, un groupe de musiciens qui essaient de percer… L’auteur distille ça et là des indices de ce que pourrait être la nouvelle aventure de Taylor et le lecteur ne se rend compte de rien… on imprime dans un coin de notre tête le pourquoi puis on part sur un autre environnement, ou sur un autre personnage.

C’est toujours intéressant ce type de rythme car on passe d’un personnage à un autre, d’un lieu à un autre pour finalement tous les retrouver au même endroit à la fin ou presque. Chaque personnage est lié d’une façon particulière sans qu’aucun vraiment ne sache qu’ils sont en contact avec les mêmes personnes mais pour des raisons différentes… je ne sais pas si vous me suivez là … je pars … je pars…

La couverture est également réalisée par Érica Petit , toujours singulière et une fois qu’on lu le livre on comprend ou on visualise plutôt, le lieu.

En Bref :

C’est un récit addictif, les personnages ont évolué tout doucement; le voile est levé très très légèrement.

Merci de nouveau à Dorian LAKE de sa confiance et de me faire découvrir avant tout le monde la suite de « Hex »

Hex In The City Épisode 1 : L’Éventreur de San Francisco de Dorian Lake

Titre : Hex in the city

Épisode 1 : L’éventreur de San Francisco

Auteur : Dorian lake

Illustratrice : Érica Petit

Éditeur : Noir d’Absinthe

Genre : Fantastique, Thriller

Nombre de pages : 154

Fiche Bibliomania

 

 

4ème de couverture :

« Un tueur en série sévit à San Francisco. Rien ne l’inquiète : ni la loi, ni les remords. Malheureusement pour lui, Taylor, une sorcière au passé trouble et au caractère de feu, décide de s’en mêler. À la croisée des genres entre fantasy urbaine, avec ses vampires, monstres et sorcières, et le polar, découvrez un récit sans temps mort, dans la lignée des meilleures séries télévisées américaines. »

Mon avis :

J’ai reçu ce livre le 24 avril avec une dédicace très sympa ainsi qu’un très beau marque-page dédicacé également 🙂

Merci beaucoup ❤

L’histoire :

Taylor travaille dans un bar appelé « Witch Hour », elle est hébergée chez sa cousine Andréa. Apparemment elle a quitté New-York un peu précipitamment … Son oncle Jake, poivrot invétéré mais détective ayant un sacré flaire, lui conseille de faire très attention, un maniaque recherche des jeunes filles blondes et les éviscère… de son côté tonton Jake fait affaire avec des drôles de créatures, et il ne semble pas savoir avec qui il traite vraiment…

C’est sans compter sur la ténacité et l’inconscience (peut-être…) de Taylor, car si elle s’en mêle le vilain va en prendre pour son grade !

En attendant, elle sort dans des fêtes en essayant de combler un manque, tout en s’apercevant qu’elle tient beaucoup à une personne et ça la surprend 😉

Pendant ce temps là, une créature fait ses affaires, tire les ficelles, joue au gangster et amasse beaucoup d’argent;

Les personnages :

Taylor : C’est une sorcière qui travaillent dans un bar « Witch Hour » prémédité ou pas ce bar n’a que le nom, et Taylor s’y camoufle en barmaid. Elle semble libre et bien seule… Elle vit chez sa cousine Andrea, et la cohabitation n’est pas toujours simple mais elles s’apprécient. Taylor a un pouvoir mais elle n’est même pas très sûr de comment il fonctionne, elle a encore quelques réglages à effectuer, beaucoup d’entraînements et de précautions à prendre surtout. Sa vie sociale ne semble pas très active, cela est peut-être dû au fait qu’elle est encore sous le coup d’un mandat d’arrêt donc elle essaie de se faire un peu oublier.

Jake : C’était un policier très compétent, mais il a tout perdu d’un coup… sa fille, sa femme, son insigne. Il est devenu détective, qui prend des photos d’adultère et ça le désespère mais ça paye au moins le loyer et son Scotch. Son employeur est très spécial mais il n’a pas l’air de s’en rendre compte…

Lionel : l’employeur de Jake, il est énigmatique. Il ne travaille avec Jake que pour une chose… peut-être bien Taylor mais tout s’imbrique sans jamais aboutir.

Andréa : Cousine de Taylor, fille de Jake et flic. Celle-ci vole de mec en mec et ne semble pas s’apercevoir des activités étranges de Taylor, ni même de celles de son père qu’elle déteste.

Sienna habite dans un repère de « hacker » et donne à Taylor quelques sujets brûlants pour son blog 😉 Leur dernière sortie ne les a pas laissées insensible du tout.

La Plume, le scénario :

Parlons de la couverture et du titre « Hex in the City » réalisée par Erica Petit : Est-ce que je suis la seule à avoir pensé aux Hexenbiest de « Grimm » ? et en arrière plan le « Witch Hour »; clairement sans lire le résumé, on pouvait se douter que l’histoire parlerait de sorcière 🙂 Ensuite quand on regarde bien la couverture, les murs de la ruelle très serrées avec la jeune femme blonde au milieu, avec têtes de mort et bijoux, végétation envahissante et le nom Haight Street (rue connue pour ses devantures atypiques… oui oui j’ai fait des recherches 😉 ) : On se croirait dans une autre époque et les lampadaires façon vieux Londres =>> un petit rappel à jack l’éventreur de Londres (Whitechapel). Une très belle couverture !

Avec ce tome 1, l’auteur sème des indices mais ne va pas jusqu’au bout… Il laisse des traces de piste et nous embrouille.

Ce récit est assez addictif, on ne lâche pas les pages avant la fin du livre.

Finalement, l’histoire de l’éventreur de San Francisco est une excuse pour nous présenter ses personnages. Pour soulever le voile sur chaque vie. Pour nous montrer un début de piste, un début de lien entre les personnages; ça attise la curiosité, c’est inhumain M. l’auteur !

L’auteur commence son récit puis « pffff », il continue sur autre chose, le récit part dans tout les sens; de manière à harponner son lecteur sur des détails très croustillants. Finalement on a envie de savoir ce qui s’est passé avec tous ses personnages, leur passé surtout et ce qu’ils vont devenir.

Chacun des personnages à un lien bien précis avec un autre; ils sont tous liés d’une manière ou d’une autre et c’est très agaçant de pas tout savoir !

En Bref :

J’ai bien reconnu cette écriture si particulière de Dorian Lake, encore merci pour ce partenariat !

Merci à Livraddict de m’avoir sélectionnée pour cette lecture 🙂

Un récit intéressant et addictif. La suite bientôt ??

Dorian Lake est un embrouilleur de lecteur 😀 !!

Pour rappel : Ma chronique sur « La Pierre d’Isis, T1: Isulka la Mageresse » de Dorian Lake

Contes Nippons au coin du feu

Titre : Contes Nippons au coin du feu

Auteurs : Collectif => Audrey Calviac, Dola Rosselet, Maud Wlek, Vérène Dévanthéry, Célia Haro, Marine Stengel, Anthony Boulanger, Laurent Combaz Louise Roullier, Vanessa Terral, Nimu.

Éditeur : Hystérie

Format : Epub (247 pages)

Genre : Conte

Fiche Bibliomania

Résumé :

« Onze histoires nippones à lire au coin du feu. Attention, la porte des rêves et des cauchemars est ouverte.

– Le pays des Yokaï, Audrey Calviac
– De soie et de fourrure, Dola Rosselet
– Le Yurei, Maud Wlek
– Huit pattes, sept queues, Vérène Dévanthéry
– SokuShinbutsu, Célia Haro
– Tetsuya,Marine Stengel
– L’Empereur solitaire et le cadeau du Corbeau Rouge, Anthony Boulanger
– So leng et Le Pouvoir venu du levant, Laurent Combaz
– Les trois coups du spectre, Louise Roullier
– Hahanaru Shizen, Nimu, maitre du feu de camp à L’Académie de Minuit
– L’héritage de Susanoo, Vanessa Terral, invitée

L’anthologie officielle du Salon Japan Impact 2017″

Mon avis :

Je remercie Livraddict et les éditions Hystérie pour cette découverte !!

Je lis pas mal de manga, je regarde pas mal d’animés et j’avoue que ce recueil de contes m’a tout de suite attiré 🙂

Et je ne suis  vraiment pas déçue 🙂

Le collectif d’auteur nous fait voyager au travers des mythes, légendes, croyances, superstitions japonaises et ce fut une lecture passionnante.

Certaines de ces nouvelles m’ont laissé sur ma faim, j’aurai aimé qu’elles continuent comme « le pays des Yokaï » d’Audrey Calviac et « De soie et de Fourrure » de Dola Rosselet. On se retrouve pris dans le jeu d’écriture de ces deux auteures et on a plus envie de les quitter. Elles ont su doser tension et rebondissements avec beaucoup de finesse.

La nouvelle la plus frustrante c’est bien « So Leng et le pouvoir venu du levant » de Laurent Combaz, je veux la suite en livre 😀 !!!

La dernière nouvelle « L’héritage de Susanoo » est ma préférée ! Car j’aime le fait que des humains soient choisis pour protéger le monde, des Ténèbres et surtout quand le plus insignifiant des personnages est le plus puissant au final 🙂

L’histoire de « Tetsuya » est effrayante, ce Yokaï est vraiment mauvais … et quelle émotion dans « Le Yureï », toute cette tension qu’on ne comprend pas comme le personnage,  Maude Vlek a une écriture vraiment efficace 🙂

La nouvelle « L’empereur solitaire et le corbeau rouge » d’Anthony Boulanger est la plus surprenante, car on vient de lire des nouvelles avec des esprits mauvais, qui tuent des gens et là on s’attend à de mauvaises choses et non cette histoire est très belle et en plus si on veut on peut approfondir les mythes qui y sont distiller 😉

« Haha Naru Shizen » est finalement un conte d’aventure au coeur des légendes, un récit passionnant.

La nouvelle « Sokushinbutsu » de Célia Haro est un peu glaçante et très sombre, d’autant plus qu’on n’arrive pas trop à savoir le pourquoi du comment.

« Les trois coups du spectre » de Louise Roullier est peut-être la nouvelle qui m’a le moins stimulée car je ne suis pas très au fait du jeu de go par conséquent certaine partie du récit m’ont paru un peu long…

« Huit pattes et sept queues » de Vérène Dévanthéry y décrit parfaitement le sadisme, le jeu, le mauvais côté des esprits toujours prêt à torturer, à jouer avec les pauvres petits humains… et sans scrupules bien sûr !

Un recueil passionnant ! MERCI MERCI !

En Bref :

Je remercie une nouvelle fois Livraddict et les Éditions Hystérie pour m’avoir accordé cette très belle découverte, qui donne envie de continuer des recherches sur les contes et légendes japonaises.

MASQUES de Caroline Giraud

Titre : Masques

Auteure : Caroline Giraud

Editeur : Autoédité

Genre : Fantastique, Aventure

Nombre de pages : 271

Sorti le 15/04/2017

Fiche Bibliomania

 

Résumé auteure :

« Pascal est un Érudit. Calculer, c’est là toute sa vie : la distance entre les planètes, l’heure exacte à laquelle il doit partir du bureau pour aller chercher son fils à l’école. Sophie est une Noble. Qu’elle ait pu souhaiter travailler, écrire ou faire du sport n’a aucune importance. Cela ne lui est pas nécessaire : le bras de son époux, le roi, suffit à remplir sa haute existence. Scarlett est une Bohémienne. Du lever du soleil à la tombée de la nuit, le son de sa guitare piste les passants. Les trottoirs la connaissent, assise sur le chemin de tous et de chacun. Elle est la fille de la meilleure, la plus belle, la plus chère des prostituées de Paris. Son destin résonne dans sa voix : elle ne sera jamais rien d’autre que la fille de la prostituée. 

Eric Shimmer. L’un des Hackers. Ils se tiennent silencieusement à l’extérieur de la ville, une arme à la main, car ils n’ont pas le droit d’entrer. Ils aiment la guerre et le sang , on les croit fous… mais peut-être attendent-ils bien plus de leur combat. Ils veulent la liberté. »

 

Mon avis :

Tout d’abord MERCIIII à l’auteure #Caroline Giraud de m’avoir proposé son roman si gentiment 🙂

L’histoire :

Pascal, l’Érudit est agacé de trouver sur son chemin tous les jours, Scarlett la bohémienne. Ce son de guitare affreux, cette voix discordante … mais paradoxalement, quand il ne la voit pas, il la cherche, il ressent un manque …

Le monde ne tourne plus très rond, les masques ont disparu…

Les Hackers cherchent à tout prix les masques qui tiennent la société en ordre. Ils veulent le désordre, ils veulent ces masques que le Sphinx a caché.

Le Sphinx a tout oublié de l’endroit où elle a caché les masques, mais elle a laissé des énigmes que seul un Érudit peu résoudre.

Pascal est le meilleur des Érudits, les Hackers le veulent, le cherchent et pour ça rien ne les arrête.

Sophie la Noble, Pascal l’Érudit et Scarlett la Bohémienne, des êtres qui n’auraient jamais dû se fréquenter, ni même se parler, vont être obligés de cohabiter, de travailler ensembles pour retrouver les masques et redonner du sens au monde. Ils vont devoir affronter les Hackers sans pitié, tortionnaires prêts à tout pour retrouver les masques avant notre drôle de groupe.

Les personnages :

Pascal est un Érudit quarantenaire, qui ne vit que pour les chiffres, l’argent et la connaissance. Il méprise presque tout le reste. Il est rebuté par les bohémiennes, pourtant Scarlett retient son attention et il ne comprend pas bien pourquoi… Tout d’abord tenté d’abandonner cette quête, il n’arrive pas à renoncer, c’est plus fort que lui.

Sophie est une Noble, sa vie n’est qu’une source d’ennui, de frivolité entre surveiller le dernier de ses fils, apaiser les humeurs belliqueuses du son premier fils et son époux couard, plongé dans l’immobilisme et l’ignorance. Mais elle se révélera être une très bonne médiatrice, et fera preuve d’une courageuse détermination quand il le faudra.

Scarlett, c’est une jeune femme tout feu tout flamme, appartenant à la caste des bohémienne. Au caractère bien trempé, très impatiente, et surtout dédaignant les Éliteux et les Noblard. Sa logique tout à elle, les sortira très souvent du pétrin.

Shimmer : c’est un Hacker épris de liberté. Ne supportant plus d’être mis au ban de la société mais désirant ardemment le pouvoir. Cette envie irrépressible de pouvoir va le conduire a une extrême sauvagerie, une barbarie. Adepte de coups et blessures, de torture et bien pire encore pour arriver à ses fins. il ne cessera de poursuivre le petit groupe de Pascal leur infligeant maintes souffrances mais sans jamais réussir à les séparer.

La plume, le scénario :

Avec « Masques », nous sommes dans un roman  mêlant créature mystérieuse, Royauté, hiérarchie de caste et téléphone portable !

J’ai commencé ce roman dès que je l’ai reçu et je ne l’ai plus lâché que pour aller dormir et travailler 😦 à ma grande impatience .

J’ai aimé ce blocage du monde sur des castes qui ne s’aiment pas, car différent les uns des autres et pour le coup engendrant méfiance, peur irrationnelle et bien d’autres clivages. Ce monde voué à ne pas évoluer, ou tout du moins favorisant certaines classes tout en acceptant aucun mélange, aucune fréquentation de quelque nature que ce soit… Bon évidemment, ça m’a fait penser à notre société qui a encore du mal à dépasser certaines mœurs, certaines idées moyenâgeuses. Et oui les habitudes ont la dent dure. L’auteure bien sûr a accentué ces traits de différences, cette animosité face à l’autre quoique parfois ce n’est pas si accentué…

Chaque chapitre est consacré au point de vue d’un personnage sur l’avancée de leur aventure. Ce qui rend le récit dynamique, rapide. Et surtout chaque personnage a son côté positif et son côté obscur. Les masques avaient cette faculté de cacher certaines vérités, en tout cas de les rendre invisible… d’empêcher le destin de se réaliser, d’anéantir toute tentative de rébellion en maintenant appuyer sur les traits de caractères obscurs.

Chacun des protagonistes veut retrouver les masques pour une raison. Le moyen d’y arriver est très discutable concernant les Hackers…

L’important dans ce récit c’est qu’il démontre qu’on ne peut pas faire grand chose tout seul. C’est toujours mieux de conjuguer les talents et d’avancer ensemble, dépasser les clivages, et apprendre à se connaître, à s’apprécier mais aussi à se comprendre. Il est parfois nécessaire de comprendre pourquoi les personnes agissent d’une façon qui nous déplaît, qu’est ce qui les à pousser à choisir tel camp et pas un autre ?

J’ai ressenti cette lecture de cette façon, un récit ou plutôt une ode à la fraternité, à l’entraide. Un récit pour aller vers l’autre si différent mais qui finalement nous ressemble un peu…

Bon il y a ce côté se concentrant sur les castes, mais aussi cette folle aventure au travers de Paris. Nos héros traversent un Paris qui n’est pas tout à fait le nôtre. Le Sphinx a laissé des énigmes pour retrouver les masques, et c’est au travers des solutions que l’auteure nous fait visiter son Paris. J’ai donc été chercher toutes ces références aux statues et au jardin des plantes, à la forêt de Fontainebleau et l’histoire du quartier du marais de Paris. Toutes ces petites recherches se sont révélées passionnantes !!! Merci beaucoup Caroline Giraud 🙂

Ce roman fut un réel plaisir de lire, partagée entre l’enthousiasme de Scarlett, la passion retenue de l’Érudit, la barbarie du Hacker et le merveilleux entretenu par le Sphinx 🙂

En Bref :

Un roman passionnant et instructif !! Oui oui j’ai découvert des choses sur Paris que je ne connaissais pas.

Avec ce récit, j’ai pu voyager jusqu’à Paris et vivre une aventure captivante !!

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