Ceux d’en haut, livre 2 : Une promenade hors du corps de Luisa Gallerini

Titre : Ceux d’en haut

Livre 2 : Une promenade hors du corps

Auteure : Luisa Gallerini

Éditeur : Autoédité

Genre : Thriller, Aventure

Format : Epub

Nombre de pages : 429

Fiche Bibliomania

 

*** ATTENTION PROBABLES SPOILERS ***

pour ceux qui n’aurait pas lu le livre 1 : la Momie de Pâques

Résumé de l’auteure :

« Imaginez qu’un à un, vos sens se dérèglent : l’odorat, le goût, l’ouïe, la vue, le toucher. Imaginez que des pouvoirs surnaturels commencent à se manifester : intuition, télépathie, voyance. Imaginez, enfin, que vous êtes une honorable mère de famille dans le Paris bourgeois du 19ème siècle. Croyez-vous que la société vous accueillera à bras ouverts ? Pour Adélaïde, tout commence par une botte de persil au marché. Puis c’est l’engrenage : exorcisme, asile psychiatrique… Où se terminera son cauchemar ? En pleine crise d’éternité, Marie se sent terriblement seule. Existe-t-il d’autres immortels sur terre ? Qui sont « Ceux d’en haut » ? Se soumettra-t-elle aux lois, aux rituels de cette communauté de l’ombre ? Et pourquoi ses membres s’intéressent-ils tant aux expériences de mort imminente ? Second tome de la série Ceux d’en haut, « Une promenade hors du corps » fait suite aux aventures de Marie dans « La Momie de Pâques ». »

Mon  avis :

Merci à l’auteure Luisa Gallerini pour m’avoir permis de continuer l’aventure ! et quelle aventure !!

L’histoire :

Adélaïde est en plein désarrois, qui pourrait croire, elle est femme de médecin, maman de trois enfants; le cadre est idéal. Mais nous sommes au 19ème siècle et la moindre particularité, la moindre chose pas tout à fait normale est mise sur le compte du diable. Adélaïde ne contrôle plus vraiment ses sens et souffre d’un afflux puissant de sensations ressenties au maximum. Elle se croit tout d’abord folle et ne dit rien à personne jusqu’à qu’elle ne puisse plus se contrôler. Au sein même de sa famille, il va devoir subir trahison et abandon, elle ne sait pas où tout ça va l’emporter… On retrouve Marie, qu’on avait laissé dans le livre 1, en pleine crise d’éternité, la solitude lui pèse et le manque d’accroche également. Obligée de fuir souvent, de changer de nom pour échapper à un ennemi invisible et non défini... Le destin de ses deux femmes se déroule jusqu’à peut-être se croiser.

Les personnages :

Marie : Elle reste la même jeune femme, peut-être un peu plus nonchalante car elle est en pleine crise d’éternité. Sa solitude forcée lui pèse et le fait de changer de nom souvent et de travail commence à la fatiguer mais elle tient le choc car elle veut satisfaire sa bienfaitrice. Croyant pouvoir s’en sortir toute seule, elle devise avec le roi du darkweb mais elle se méprend et tombe bien vite sous le coup du chantage, il ne lui restera plus beaucoup de solution…

Adélaïde : C’est une jeune femme avec une bonne situation, un mari médecin, trois enfants dynamiques. Lorsque ses sens se développent sans trop savoir pourquoi; elle est démunie et pense devenir folle. Elle devra affronter l’Exorcisme, l’asile, lâchée et trahie au sein même de son cercle de confiance.

D’autres personnages gravitent autour d’elles et mériteraient un petit mot ici, mais comme toujours je ne veux pas dévoiler trop d’intrigue.

La Plume, le Scénario :

Si le début, et je dis bien le début du livre 1 a freiné mon imagination, le livre 2  s’est révélé beaucoup plus addictif !!

A la suite du livre 1, j’ai donc continué l’aventure avec Marie, le personnage principal de l’auteure Luisa Gallerini, et quel plaisir, pas de longueur, juste une hâte de passer de chapitre en chapitre pour suivre les protagonistes !

On retrouve Marie dans sa vie de tous les jours et on sent ce poids de la solitude et en même temps on comprend la nécessité… Mais ce n’est pas une vie facile, de plus elle doit souvent changer de nom, déménager très vite pour échapper à un ennemi qui semble très accroché.

Comme dans le livre 1, l’auteur m’a tenu dans le creux de sa main avec ses chapitres enchevêtrés entre passé et présent. Par contre cette fois, le personnage du passé raconte elle même son histoire, il ne fait pas suite à la lecture d’un journal de bord, en tout cas au début… on ne sait pas vraiment qui est le personnage, c’est Adélaïde bien sûr mais on ne sait pas encore quel rôle elle joue dans tout ce récit, que vient faire ses particularités dans l’histoire et c’est très efficace et intrigant !

L’intrigue était passionnante :

  • d’un point de vue social d’une part, au 19ème siècle, le simple fait de posséder des dispositions non communes aux restes des mortels faisait de vous un suppôt de Satan pour les voisins, votre famille et surtout pour l’Église; Même Adélaïde a peur de ses sens sur-développés, elle pense devenir folle comme sa grand-mère dont on ne sera pas vraiment ce qu’il lui est arrivé; Celui qui n’est pas comme tout le monde passe par l’Exorcisme et/ou l’Asile… d’autre part, avec le mari d’Adélaïde, on approche la société des médecins, la reconnaissance recherchée par certains, le poids du « qu’en dira t-on ».
  • Ensuite, d’un point vue purement littéraire, l’étourdissement des sens d’Adélaïde est curieux, mais alors qu’est ce que c’est énervant de la voir se flageller, de voir qu’elle croit devenir folle… grrrr on a envie de lui dire mais non c’est formidable !!! mais bon il faut se rappeler qu’on est au 19ème siècle.

Et à chaque fois que l’on retrouve Marie, on doit quitter Adélaïde et vice versa, rhoooo c’est frustrant j’avais envie de continuer avec Adélaïde, de même quand j’étais prise dans le récit de Marie … je n’avais pas envie de la quitter. Que d’émotion, l’auteure par ce stratagème m’a bien harponné avec ses protagonistes.

Passons au présent avec Marie, qui approche une société secrète sans trop le savoir. Croyant fuir ses poursuivants en recherchant des renseignements sur le Darkweb; Marie se retrouve prise au piège entre une communauté « Ceux d’en Haut » et le roi des Hackers qui essaie de se faufiler jusqu’aux racines de la communauté… mais quel est le but de ces deux entités ? Pourquoi tiennent t-ils absolument à mettre la main sur Marie ? L’auteure nous dévoile une petite partie des desseins de la communauté, à vous de lire ce roman pour trouver la réponse !

En Bref :

Ce récit m’a direct emporté dans l’histoire, peut-être parce que je venais de finir le livre 1 et je voulais continuer à suivre Marie. L’histoire d’Adélaïde mêlée à celle de Marie fut un vrai plaisir de lecture. Emportée dans le Paris du 19ème siècle entre exorcisme et asile;  puis retour au présent dans une folle poursuite entre réseaux sociaux où le tout numérique prend tout son sens quand on pense aux données de chacun et une très vieille communauté qui ne souhaite pas apparaître sur le net.

Une lecture passionnante !

Merci à l’auteure Luisa Gallerini de m’avoir fait confiance pour la lecture de ses 2 livres ! Merci de m’avoir fait découvrir votre univers si varié !

Publicités

Au Service Surnaturel de Sa Majesté de Daniel O’Malley

Titre : Au Service Surnaturel de Sa Majesté

Auteur : Daniel O’Malley

Traducteur : Charles Bonnot

Éditeur : Pocket

Genre : Fantazy

Nombre de pages : 664

Fiche Bibliomania

 

 

4ème de couverture :

« Lorsqu’elle reprend conscience dans un parc de Londres, entourée de cadavres d’hommes en costume portant des gants en latex, Myfanwy Thomas ne se souvient de rien. D’après la lettre qu’elle a trouvé dans sa poche, elle savait qu’elle allait perdre la mémoire et s’est laissé tous les indices nécessaires pour découvrir qui veut l’éliminer. Elle rejoint ainsi la Checquy, une organisation secrète chargée de combattre les forces surnaturelles qui menacent la Couronne Britannique. Au sein de cette version de MI5 anglais, la jeune femme, entourée de surdoués aux pouvoirs plus que spéciaux, devra se frayer un chemin dans un univers semé d’embûches et lever le voile sur une conspiration aux proportions inimaginables… »

Mon avis :

L’histoire :

Tout commence par une scène complètement surréaliste, une jeune femme se retrouve au milieu de cadavre sous la pluie et elle ne sait pas qui elle est… Son instinct de survie et une lettre laissée dans sa poche lui font quitter les lieux et chercher un endroit cossu où se réchauffer et chercher des réponses à sa situation catastrophique.

Myfanwy Thomas est amnésique, mais son autre moi avait tout prévu et conserve un coup d’avance sur les commanditaires de son meurtre raté. Étonnement, la jeune femme, malgré sa fébrilité, se rend à son travail en essayant de cacher son amnésie, et réussi petit à petit à se frayer un chemin dans le plan machiavélique de ses détracteurs.

Elle est drôle, cynique et s’étonne de ce qu’elle voit mais n’en montre rien; elle encaisse tous ces renseignements sans brocher pour dénouer le mystère autour d’elle… Pour la guider, son moi est d’une aide tout à fait précieuse. Après tout, son travail, est assez perturbant et déroutant : La Checquy est une organisation au service de la Couronne pour lutter contre la menace surnaturelle;

Les personnages :

Myfanwy Thomas : est une jeune femme chétive et timide, qui a surpris un complot contre elle, elle sait l’issue incontournable et inéluctable. Alors elle décide de ne pas baisser les bras et d’aider son futur moi sans mémoire à survivre et à rechercher qui veut la tuer. A l’aide de précieuses lettres et d’un classeur ultra détaillé; elle aide son moi amnésique à lutter et se venger pour faire triompher la vérité et abattre ses ennemis. Elle se révèle être une formidable administratrice. Et finalement, elle est plutôt douée pour le terrain.

Ingrid : c’est la secrétaire de Myfanwy, c’est une secrétaire au top niveau; elle sait parfaitement comment mettre sa supérieure dans des conditions optimales pour faire et réussir son travail. Elle ingénieuse et elle n’est pas née de la dernière pluie, elle a compris que quelque chose clochait avec sa patronne.

Je pourrais décrire tous les personnages tant ils sont intéressants mais ça serait injuste pour votre future lecture 😉

La Plume, le Scénario :

La plume de Daniel O’Malley est très fluide, très drôle. Le récit est raconté par Myfanwy sans mémoire; mais les incursions de la première Myfanwy, au travers de ses lettres, sont très drôles. Elle fait preuve d’une lucidité désarmante mais en même temps elle a une telle rage de vivre et une détermination à retrouver ses ennemis que ça défie l’entendement.

Évidemment la vraie Myfanwy est un peu invisible, peureuse et chétive mais ses ennemis l’ont sous estimé car c’est une formidable administratrice et devant sa découverte ultra sensible, Myfanwy n’est pas dupe et elle a vraiment compris que sa vie était en danger. Alors elle prépare son futur moi sans mémoire à reprendre le flambeau après elle avec le moins de désavantage et le plus d’informations possible pour continuer son enquête et sauver sa peau.

Les premières pages sont assez glauques, bizarres puis au fur et à mesure qu’on lit les lettres de la première Myfanwy je me suis prise au jeu et j’ai donc suivi son périple avec trépignement. Ces interventions sont timides et ses décisions prises sur le vif mais elles se terminent toujours avec succès et ses ennemis commencent à se poser des questions, d’autant que la prem’s Myfanwy n’allait pas sur le terrain !

Elle fait équipe avec des partenaires particuliers, allant du cerveau pour 4 corps à un vampire et entre autre une visiteuse de rêve… Une conspiration des forces surnaturelles menacent la couronne Britannique; mais c’est sans compter sur la perspicacité de Myfanwy et de sa super secrétaire !

Je suis passé de rebondissement en rebondissement sans aucun temps mort; le tout parfaitement orchestré, très drôle et surtout avec un suspens efficace. Ces 664 pages très fines qui m’avaient un peu fait peur au début, ont été un vrai plaisir de lecture. Autant je stressais toute seule sur mon canapé autant je riais toute seule et mon entourage me regardait avec un œil suspicieux 😀 !

En fait, si l’histoire surnaturelle est intéressante avec quelques humains avec des pouvoirs et des scientifiques complètement macabres, tout repose sur l’enquête menée par Myfanwy 1 et continuée par Myfanwy 2 et les ratés qui vont avec; le tout forme une sacrée histoire fantastique avec tous les ingrédients d’une excellente lecture.

En Bref :

L’héroïne est géniale et super attachante;

Le suspens, les guets-apens, les trahisons mais aussi l’auto dérision de Myfanwy 1 et l’écriture, la traduction de ce roman ont donné un chouette moment de lecture !

L’Espion de la Reine de Dorian Lake

Titre : L’Espion de la Reine

Auteur : Dorian Lake

Éditeur : Noir d’Absinthe

Genre : Historique, érotique

Format : Epub

Nombre de pages : 172

Fiche Bibliomania

*** Pour Public Averti ***

 

Résumé de l’auteur :

« Versailles, 1776.

Lucien est Garde-du-corps du Roi, prestigieux office qu’il doit à la bienveillance de la royale épouse. Lorsque cette dernière lui demande d’intriguer contre la duchesse d’Aiguillon, il n’a guère d’autre choix que d’accepter. La mission prend rapidement de l’envergure lorsque des espions anglais s’immiscent dans la manœuvre…

Un roman érotique où intrigues de Cour, espionnage, jeux de séduction et duels au sabre se succèdent dans une danse impitoyable. »

Les +
 – La part de réalité historique
 – Les descriptions de Versailles avec ses bons et mauvais côtés
 – Un héros dramatique plein de réalisme
 – Un érotisme à fleur de mots
Le –
 – La relation (sans doute logique de Versailles) de Lucien avec la Reine

Mon avis :

Merci à l’auteur Dorian Lake et aux Éditions Noir d’Absinthe de m’avoir renouvelé leur confiance 😉

L’histoire :

Lucien, Garde du corps du Roi, et espion de la Reine.

Lucien est dévoué corps et âme à la couronne, pour déjouer les intrigues d’un futur assassinat, il devra prendre tous les risques pour contenter la Reine mais aussi préserver le Roi. Afin de réussir sa mission, il devra jouer aussi bien du sabre que de séduction.

Au sein même de la Cour de Versailles où tout n’est qu’apparence, faux semblant et intrigues vénéneuses; Lucien doit se fondre dans ce marasme hautain et sulfureux, ne faire qu’un avec lui, adopter toutes les mimiques.

Alors même que la Reine le tient en laisse, il n’a d’autre chois que d’exécuter ses moindres demandes, tout en étant fidèle au Roi.

Les personnages :

Lucien : il fait partie de la garde du Roi, c’est un garde du corps; il est arrivé dans cette fonction grâce à la bienveillance venimeuse de la Reine; il lui sera redevable éternellement. Il est l’un des meilleurs bretteur du royaume, et pour ça il a dû se battre plus que les autres pour arriver à ce niveau là et acquérir un semblant de respect et de crainte de la part de ses pairs… Vous serez surpris par l’ambiguïté du personnage 😉

La Reine : Elle ne se mêle pas trop de la Cour et reste plutôt au Trianon, mais malgré tout elle garde un œil sur les femmes qui tournent autour de son Roi de mari. Et de son palais, elle élimine ses rivales, enfin certaines rivales. Elle use et abuse de Lucien pour conserver sa dignité de Reine, Lucien est son espion et son faire valoir dans le plus grand secret. Pour sa Reine, Lucien doit éliminer les rivales peu importe la manière. Elle lui demande aussi ou plutôt exige qui se plit à ses désirs sulfureux de dominatrice pour lui faire comprendre qu’il lui appartient, qu’il n’est pas libre.

D’autre femmes traversent la vie de Lucien, différente chacune, lui apportant plaisir, sentiments ambigus et intrigues.

La Plume, le Scénario :

C’est le cinquième roman de Dorian Lake que je lis et je ne m’en lasse pas !

L’écriture de l’auteur est agréable et nous plonge très facilement dans le monde de Versailles.D’ailleurs, peu importe le monde, les mots se suivent et nous entourent pour mieux nous enchaîner à l’histoire.

Dorian Lake ne nous épargne rien, pas de poudre aux yeux… Oui Versailles c’est le faste, c’est les beaux atours, ça brille, c’est les belles toilettes de ces dames mais c’est aussi les fausses apparences, les fausses chastetés, la vertu contre la débauche, les orgies, la puanteur, la crasse, les déjections derrière les portes… c’est aussi tout le petit peuple (maltraité, abusé, violenté) qui travaille nuits et jours pour le bien de toutes ces personnes de la Cour…

J’ai vraiment apprécié cette touche d’Histoire authentique avec des personnages qui ont vraiment existé comme Silas Deane (Diplomate américain) ou encore Vergenne, ministre des Affaires étrangères avec lesquels Lucien interagit. Et puis cette réputation libidineuse de la Reine qui fait vraiment partie de l’histoire.

Une chose m’a déplu, c’est la relation dominant/dominé qu’entretient la reine avec Lucien, et surtout cette propension de la Reine de le traiter comme un objet, un outil de sa vengeance, de sa maîtrise de la Cour… c’est une logique mais ça me rendait triste pur Lucien qui lui reste fataliste…

Le climat entre la France, les États-Unis et l’Angleterre est tendu durant cette période, et c’est sur cette tension que l’auteur tisse son intrigue d’espionnage, d’assassinat. Lucien doit déjouer ce meurtre tout en préservant la réputation d’une dame de la Cour sous l’anonymat. Il éprouve à l’égard de cette favorite de la Reine des sentiments équivoques..Cette ambivalence de sentiments fait faire à Lucien tout ce qu’il est possible de faire jusqu’à infiltrer une soirée de débauche pour arriver à ses fins… A Versailles, il n’y a point d’amour …

Le plus étrange n’est pas tellement son dévouement mais le plaisir coupable qui s’empare de lui lors de ses soirées de luxure… Lucien s’enfonce un peu plus dans l’obscurité de ses commanditaires…

Justement parlons de ses scènes de charme, d’érotisme. Chacun y trouve son compte, il est clair que le sexe est une arme à Versailles. Chaque scène d’érotisme nous éclaire sur la situation des protagonistes; certes ils prennent du plaisir mais à chaque moment le sexe est utilisé dans un seul but, celui d’arracher à quelqu’un des secrets, des confidences ou pire encore celui de faire comprendre qui est le maître et qui est dominé mais c’est aussi une manière de prouver sa loyauté envers une autre personne…

En tout cas, au travers de la prose de Dorian Lake, on se retrouve à Versailles au milieu d’une intrigue qui perdra peut-être Lucien… Il n’est certes pas si ingénu que ça… Versailles a fait de lui ce qu’il est ou plutôt la Reine l’a forgé pour le bien mais peut-être pour le pire également.

En Bref :

Un roman où Histoire, espionnage et érotisme flirtent avec fluidité pour nous faire passer un moment très agréable.

Merci encore aux Éditions Noir d’Absinthe et à l’auteur Dorian Lake pour m’avoir proposé ce partenariat 🙂

Ary de Juliaa Fynn

Titre : Ary

Tome 1 : Résister

Auteure : Juliaa Fynn

Éditeur  : Autoédité

Format : Epub

Nombre de pages : 205

Fiche Bibliomania

 

 

Résumé Auteure :

 » « Tu sors d’où ? Tout le monde a des secrets ! »

Et Ary en a plus que quiconque. D’ailleurs, elle ne s’appelle pas Ary. elle change de nom au gré des missions que lui confie la résistance. La prochaine la conduira à Paris. Pour renverser le tyran en place, elle prendra tous les risques. Mais peut-on éternellement mettre ses émotions entre parenthèses au profit d’une cause plus grande. »

Mon avis :

Tout d’abord merci à Juliaa Fynn l’auteure de m’avoir proposé son livre, une chouette découverte !

L’histoire :

Après de longues périodes de vagues d’attentats perpétrés par des terroristes, les pays se sont d’abord défendus comme ils pouvaient et chacun a fini par se la jouer en solo ou par alliance, pour finir les guerres ravagent notre monde.

Niels Cook arrive en sauveur de la France, il se proclame dirigeant du pays et ferme toutes les frontières. Avec fermeté, il met tout le monde  à contribution, au travail de la reconstruction et de la défense du pays. Tout le monde acquiesce sans rien dire, c’est le sauveur il sait ce qu’il fait…malheureusement toutes les libertés sont restreintes… le pays se relève tant bien que mal au prix élevé de la sacro-sainte liberté.

Ary fait partie de la Résistance, Résistance qui veut dénoncer la démagogie tyrannique de Niels Cook.

Les personnages :

Ary : c’est une jeune fille de 20 ans, enrôlée par la force des choses dans la Résistance depuis au moins 4 ans. Elle a dû quitter en urgence son domicile familial et se retrouve à réaliser des missions pour la Résistance. Elle a mis de côté ses sentiments, elle exécute ce qu’on lui demande sans trop se poser de question; ce qui fait d’elle un agent fiable. Mais peut-elle réellement continuer à résister sans émotions, sans sentiments ? ça parait de plus en plus difficile…

Marc : c’est un des boss important de la Résistance. Il est mystérieux, ne partage pas ses infos avec ses collaborateurs par sécurité, par paranoïa, parce qu’il cache peut-être quelque chose… finalement le lecteur ne sait pas trop.

Helen : Elle a pris Ary sous son aile quand la jeune fille s’est enfuie de chez elle. Elle est devenue comme une seconde mère; et elle n’est pas toujours d’accord avec la façon dont la Résistance utilise la jeune fille.

Josh : C’est un agent de la Résistance basé à Paris. Il a un passé douloureux et il est très méfiant envers tout le monde voir paranoïaque… Il est un agent de soutien pour Ary lors de sa mission parisienne…Il doit la surveiller, veiller à ce qu’elle exécute bien sa mission; mais prendre soin d’elle, veiller sur la vie de la jeune était une option qui est devenue prioritaire

La Plume, le Scénario :

Dès les premières lignes on tombe dans un roman que j’appellerai futuro-dystopique; genre scénario sombre où la France a régressé dans tous les domaines au nom de la sécurité intérieure (liberté d’expression, accès aux médias, Import-export et surtout le statut social de la femme…) Bref sur le coup c’est assez effrayant je dois dire.

Le personnage d’Ary est bien travaillé, réaliste. C’est une jeune femme à qui il ne reste plus trop d’illusion et dont la méfiance est le premier instinct, le premier sentiment qui lui vient à l’esprit quand elle rencontre quelqu’un. Il y a bien longtemps que les mots « joie et rire » ne font plus partie de son vocabulaire.

Niels Cook, le dirigeant auto proclamé entrave l’évolution du pays qu’il contrôle mais aussi des personnes qui y vivent sous couvert de sécurité intérieure… finalement l’auteure ne nous livre pas grand chose sur ce tyran… ce tome 1 est plutôt accès sur Ary.

J’avoue que ce genre de scénario me fait peur (tout comme la série « The Handmaid’s Tale » que je ne veux pas regarder…) Vous me direz « la peur n’évite pas le danger » … c’est pour ça qu’il faut rester vigilant et toujours avoir l’esprit critique en éveil face aux personnes extrêmes.

Bon revenons à Ary, pour la mission parisienne, l’auteure s’est davantage attaché à l’évolution des personnages concernés : Josh et Ary; et peut-être un peu moins sur la mission d’Ary que j’ai trouvé presque trop facile et un peu vague… bon pas la partie où son corps sert à la Résistance … bref mes sentiments sont ambiguës.

Après avec un peu de recul, la mission nous paraît aussi vague qu’elle l’est à Ary, donc finalement le lecteur se sent comme Ary;  c’est à dire un peu confus face à une mission dangereuse qui n’a pas vraiment de but ou un but pas clairement défini et surtout une mission qui est l’infime partie d’une plus grosse opération dont Ary ne sait absolument rien car son boss cache la finalité.

On arrive à la fin du roman et justement on aimerait bien savoir ce que complote la Résistance, quel est leur but final ? et surtout quelle est cette grosse opération ? Pas d’inquiétude le tome 2 est en préparation 😉 (confidence de l’auteure 😉 )

En Bref :

Un roman agréable à suivre, il se lit vite car l’écriture de l’auteure est fluide.

Un roman futuriste glaçant pour ma part pas tant dans l’histoire mais plutôt dans le symbole, le futur plausible… pour ce retour possible au « Moyen-Age » de la condition féminine.

Merci encore à l’auteure Juliaa Fynn de m’avoir proposé son roman, ravie de cette découverte qui aiguise l’esprit critique 😉

Tei Lagan et les conséquences du coeur de Henri Nestière

Titre : Tei Lagan et les conséquences du coeur

Auteur : Henri Nestière

Éditeur : Autoédité

Format : ePub

Nombre de pages : 291 (pdf)

Genre : Historique

 

 

Résumé de l’auteur :

« Je me moque de la justice des hommes, je cherche juste à ce que certains comprennent les conséquences du cœur. »

Bretagne, 1743. Libéré de prison, après avoir été dénoncé pour un vol nullement commis, le petit escrinier que j’étais rentre dans son village pour y apprendre que sa femme et sa fille n’étaient plus, emportées par la récente épidémie de dysenterie.

Que peut-on ressentir dans de tels moments ? Quand j’appris que les élites brestoises avaient laissé débarquer le marquis d’Antin ainsi que ses hommes, alors qu’ils les savaient contagieux, et qu’ils les avaient, de plus, dispersés dans divers hôpitaux, je ne pus que côtoyer le désir de vengeance.

Partant pour Brest, même si mon cœur allait fortement se lier à ma petite Jeanne, devenant autant brigand que bourgeois apprécié, il ne fallait surtout pas s’attendre à ce que ma revanche faiblisse, parce qu’il était hors de question que j’épargne une seule de mes proies… quitte à risquer de me perdre moi-même.

Mon avis :

Je remercie l’auteur, Henri Nestière, de m’avoir proposé son roman, ce fut une belle découverte et un vrai moment de plaisir.

L’histoire :

Tei Lagan est un escrinier (un fabricant d’écrin, de coffres) dans son village. Un jour malchanceux, Tei est emprisonné sur dénonciation. Aucune chance pour lui de prouver son innocence…  Durant 5 années, il est privé de sa famille. Marie sa femme, vient le voir de temps à autre mais cela devient de plus en plus difficile. Sa fille, lui manque comme un trou dans le coeur… Mais voilà le jour béni où sa peine est enfin purgée. Il rentre chez lui, mais le silence et la solitude l’attendent. Sa femme et sa fille ont été emportées par une épidémie de dysenterie.

Alors Tei Lagan, se transforme en vengeance pure, car cette épidémie s’est répandue à cause de nobles peu regardant sur la quantité de victime. En disséminant des hommes contaminés dans plusieurs hôpitaux en vendant leurs habits porteurs du virus…

Les personnages :

Tei Lagan, c’est un homme simple avec beaucoup de bonté cachée dans son coeur, mais la perte de sa famille va le rendre tellement en colère, tellement triste. Qu’il va se transformer en vil manipulateur, contrebandier pour atteindre ceux qui ont contribué à l’épidémie de dysenterie. Il est très habile, très intelligent, personne ne se méfie. Il entre dans la peau de ses personnages qu’il a créé pour arriver à ses fins, il y arrive très bien au point de s’y perdre quelques fois. Mais grâce à la présence de Jeanne, une part de Tei arrive toujours à refaire surface.

Jeanne : C’est une mendiante dont Tei s’est pris en pitié. Il a décidé de la recueillir comme sa fille; et de la sortir de la rue, du mépris et de la mort. Il va forcer le respect à son égard, la vêtir comme une dame respectable, lui enseigner la lecture et être présent auprès d’elle. Elle va devenir sa « petite vie », au fil du temps, Jeanne et Tei se rapprochent comme un père et sa fille. Elle est douce, attentive, attentionnée et surtout jamais dans le jugement.

Le Comte de Langis : Il va devenir un ami très précieux, et enseigner à Tei les manières des bourgeois, de la noblesse. Il lui enseignera le parlé métaphorique des nobles. Au côté du Comte, Tei commence alors sa vengeance, mais il se fera un véritable ami. Quant au Comte, la présence de Tei, aura éloigné ses démons le temps de leurs entrevues et lui aura aussi permis de se sentir utile.

Le Comte Gangel, le Marquis de Guilin, l’Échevin Deloël, le Sieur Charles-Henry de Tromin: Ces personnes de la noblesse, de la bourgeoisie, vont devenir des amis de Tei, sans savoir vraiment, sans connaître le véritable Tei. Ils vont l’introduire dans la société chacun à sa manière, selon leur vanité, leur appât du gain, leur intérêt malsain. Ils ne savent pas encore quelle vengeance terrible ils accueillent dans leur vie…

La plume, le scénario :

Le style d’écriture de l’auteur nous plonge direct dans le 18ème siècle. Le récit est conté par Tei lui-même qui s’exprime comme en son temps. C’est étonnant, et ce n’est nullement dérangeant. Bien au contraire, on se sent proche de Tei, de ce qu’il vit au milieu de ces bourgeois, de ces nobles suffisants. Mais aussi de ses sympathiques amis paysans ou taverniers. C’est un style très beau, très imagé et beaucoup plus vivace qui transforme la lecture presque en film.

Je me suis attachée immédiatement à Tei, peut-être parce qu’il était victime d’abus judiciaire. Que son retour à la maison était triste… malgré sa joie d’être libre et de se rapprocher des deux femmes de sa vie, on sentait que quelque chose n’allait pas… malgré cette joie, la lectrice que je suis, était déjà triste sans savoir… Dans sa vengeance, on ne peut lui en vouloir, car face à ses actes, il reste conscient que c’est mal, mais ils doivent payer. Comme il dit, ils doivent connaître « les conséquences du coeur ». On ne peut pas mépriser la vie des gens juste parce que sa position le permet. Dans son dessein de vengeance, on sent l’homme bon, d’ailleurs il aide Jeanne, Justin et d’autres pour compenser ses actes malsains, il ne se sent pas plus pardonnable pour autant; mais sa bonté ressort de ses personnages manipulateurs.

J’ai suivi avec fébrilité la déchéance de ces assassins, j’avais peur que Tei soit confondu, et enfin le dernier acte de Tei n’est pas si étonnant quand on a appris à connaître cet escrinier de Landudal; ça termine l’idée qu’on se fait du personnage, c’est rassurant et triste à la fois.

En Bref :

L’écriture de Henri Nestière m’a conquise, ce fut une très agréable lecture.

Un récit passionnant, triste, touchant où réel et imaginaire s’entremêlent.

Opération Borodine la 23ème République de Julie Armen

Titre : Opération Borodine la 23ème République

Auteure : Julie Armen

Éditeur : Le Clos Perret sa propre maison d’Édition)

Genre : Contemporain, dystopie

Format : ePub

Poids en Ko : 581

Résumé auteur :

« La création d’un Islam de France n’a pas renforcé la sécurité dans le pays, bien au contraire. Les actes de terrorisme, qui sévissent sur l’ensemble du territoire jusque dans les écoles, amènent le chef de l’État à nommer un proche des Frères musulmans à la tête du gouvernement. Ce dernier impose des mesures allant bien au-delà du « fait religieux » : les femmes n’ont plus le droit de travailler et sont contraintes de porter le niqab ; les homosexuels sont licenciés ; les ennemis du régime pourchassés? Malgré un retour au calme, les arrestations se multiplient. C’est la liberté qu’on muselle. La Russie s’interroge d’autant que ses services secrets ont déjà « déjoué » un faux attentat sur le sol français. La population est dévastée et tente de réagir. Le Kremlin soutient Claire Dubreuil et Fatima Benshaïb qui, bravant tout danger, seront les premières à mettre en place, l’opération Borodine, dont la finalité est de redonner vie au peuple français. Mais n’est-ce pas trop périlleux ? À l’heure où l’on fête le centenaire de la révolution d’Octobre, l’auteur nous fait découvrir une Russie insoupçonnée et les liens d’amitié qui l’unissent à la France. »

Mon avis :

Je remercie Chrissou Ebouquin pour m’avoir proposé ce roman de Julie Armen : Opération Borodine la 23ème République.

L’histoire :

La France est victime de terrorisme et décide de créer un « Islam de France » pour calmer les violentes attaques; mais rien n’y fait. En dernier recours, le Chef de l’État français nomme un homme proche des Frères Musulmans à la tête du gouvernement.

Mais en voulant éradiquer les violences, la France a entraîné son peuple dans une tout autre direction. Celle de l’asservissement des femmes, la chasse aux homosexuels, l’opposition au gouvernement est muselée… De leur contrée lointaine les Russes sont témoins malheureux de la décadence de la France, et décident de réagir, de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour préserver la culture française, de soutenir toute forme de résistance autant sur le point logistique, armement et extraction urgente.

Les personnages :

Claire, Pauline, Viane, Fatima ont décidé d’entrer en résistance pour sauver ceux qu’elles aiment. Elles sont voisines et ensemble elles vont braver les dangers de l’obscurantisme.

Jean-Marc : il est avocat et associé à Fatima, il fait tout ce qu’il peut pour défendre les opprimés du régime avec les lois et surtout il veut aider Fatima car il sous-estime sa force de caractère, son ingéniosité, sa ruse…

Gaétan : lui travaille pour le gouvernement dans un ministère appelé le « Vivre Ensemble », il croit réellement à ces valeurs, il croit que tout est possible, il est convaincu que ce qu’il fait va dans le bon sens pour le peuple français jusqu’à ce qu’il soit confronté violemment à la  réalité : soit le début d’une dictature qui bafoue les droits de certains citoyens au bénéfice des autres, du favoritisme, du prosélytisme, des mensonges politiques…

Dimitri, Arnaud : ils sont rôdés aux sauvetages, aux missions spéciales, au soutien aux populations. Ils s’intègrent dans le groupe de résistance française et lient de profonds sentiments avec certaines résistantes comme Pauline qui tombe sous le charme et Claire qui réitère toujours la même erreur… Ce sont des agents spéciaux, très efficaces.

La plume, le scénario :

Bon honnêtement le sujet m’a dérangée; je me suis dit « ouille » comment je vais chroniquer ce roman, avec cette gêne… Attention à l’amalgame entre les terroristes et l’islam… Bon plusieurs fois dans le roman, des personnages secondaires, expliquent que l’islam ce n’est pas ce que ce régime met en place… Je pense quand même que c’est un sujet sensible, où il faut prendre toutes les précautions pour ne pas faire d’amalgame.

Comment commenter sans faire passer de message négatif ou au contraire pousser à la propagande d’un islam néfaste ? Comment parler juste du roman, de la plume de l’auteure ?

Je l’ai ressenti comme une propagande au début en tout cas, comme une gêne, une petite méfiance… c’est presque caricatural… Alors je me suis dit, c’est un roman et il faut que je reste impartiale. Donc j’ai continué à lire ce récit.

J’ai d’ailleurs beaucoup apprécié le style d’écriture de l’auteure, on plonge très vite dans la vie de ses personnages, dans la vie de ce groupe de voisins qui ont beaucoup de points communs.

Julie Armen nous fait ressentir, cet état d’urgence qui va crescendo et qui débouche sur la fin des libertés et la débandade complète, l’anéantissement d’une nation par le mensonge, le musellement de la presse, la répression de l’opposition, le plan de réforme de l’éducation … Bref l’extinction de tous les points sensibles qui font d’une nation un pays libre.

Arrive en opposition, l’éloge à la Russie, amie de la France qui veut à tout prix préserver la culture de la France, sauver la culture française; j’ai trouvé ce thème caricatural, car oui l’auteure veut nous montrer une autre facette de la Russie en tout cas moins négative que ce qu’on peut voir dans les médias et dans l’Histoire.

Mais dans tous les cas, son point de vue est intéressant.

En mettant de côté ma méfiance et en restant tout à fait impartiale, ce roman fut très agréable. L’évolution des personnages a été très intéressante à suivre.

En Bref :

Malgré un bémol sur le sujet brûlant, je me suis prise à ma lecture que j’ai appréciée au fil des pages.

je-lis-des-auto-edites

William Clarck, Mission 1 : L’éminence bleue par Guillaume Benech

william-clarck-1Titre : William Clarck

Tome 1 : Mission 1, l’éminence bleue

Auteur : Guillaume Benech

Éditeur : Michel Lafon

Genre : Espionnage, Jeunesse

Nombre de pages : 293

Sorti le 22 septembre 2016

Fiche Bibliomania

4ème de couverture :

« À 15 ans, William Clarck est un apprenti hacker à tendance kleptomane qui utilise ses talents pour restituer à ses camarades les objets confisqués par les professeurs. Jusqu’au jour où il se fait prendre et finit au poste. Il pensait que sa vie n’allait plus jamais être la même, mais il n’imaginait pas à quel point. de retour chez lui, il découvre avec horreur que sa mère a été assassinée et son père lui révèle une vérité incroyable: agent spécial, il a été démasqué et toute sa famille est désormais en danger…

William, aidé par sa meilleure amie Zoé, subtilise un téléphone-Taser aux services secrets auxquels il a été confié. Ensemble, ils se lancent dans une périlleuse aventure à la poursuite de l’insaisissable tueur qui a juré la perte des Clarck. »

Mon avis :

merci à Livraddict,  à l’auteur Guillaume Benech et à l’éditeur Michel Lafon.

Bon j’ai attendu, attendu et encore attendu…  Ah oui peut-être Michel Lafon avait perdu notre adresse, où encore le stagiaire comme certain l’on dit avec beaucoup d’humour … je me suis fait tout un cirque sur cette histoire et j’ai lu beaucoup d’avis en attendant… Je me suis dit « ouille ouille, j’en attends trop, je suis en train de me faire de fausses idées, je vais déchanter, je vais être déçue … » et pour tout vous dire j’ai failli tomber dans ce piège 😀 …

L’histoire :

Les ennuis de William commencent quand il devient trop sûr de lui et de ses capacités, mais aussi quand il ne se méfie pas assez des ressources de ses « ennemis ». Ainsi après une dernière escapade pour tenter de reprendre le portable de Zoé dans le bureau du directeur, William se fait prendre …

Il pensait qu’il allait passer un sale quart d’heure avec son père, sa mère … mais malheureusement pour lui ce sentiment allait être bien au delà de ce qu’il pressentait… IL va vivre un cauchemar en découvrant sa mère assassinée, découvrir que son père est un agent secret et pour le coup le super méchant est à leur trousse.

Après s’être laisser envahir par la colère, il décide de pourchasser le meurtrier de sa mère en espérant que son père ne tombera pas dans le piège de cet assassin.

Il entraîne avec lui sa meilleure amie et ensemble ils vont traverser la mer pour se rendre en Angleterre. et tenter le tout pour le tout afin de faire déjouer les plans machiavéliques du meurtrier et empêcher son père de tomber dans le piège de l’assassin !

Les personnages :

William Clarck : c’est un gros crac en informatique, il sait déjouer tous les mots de passe et code de son lycée et peut rentrer dans n’importe quel ordinateur. Grâce à sa prédisposition pour le décodage, il va découvrir des dossiers importants et très dangereux sur le meurtrier de sa mère. Quand il part à l’aventure, il est aveuglé par la colère et la peur de perdre aussi son père. Il est très perspicace et découvre vite les faux semblant de tous les protagonistes… C’est un jeune conscient d’être aller trop loin mais il ne recule pas pour autant et continue, poursuit son enquête et ses intuitions malgré la tournure dangereuse de l’histoire…

Zoé : c’est la meilleure amie de William et elle ne l’abandonnera jamais, elle ira jusqu’au bout du monde avec lui pour l’aider. Elle aussi est très performante dans tout ce qui touche à l’informatique. Ensemble ils vont mettre en péril les codes sécurités des institutions étatiques. Zoé est directe et sait bien remettre en place William quand il perd pied. C’est une jeune fille éprise de liberté et de justice avec un sens de l’amitié hors du commun. William a beaucoup de chance d’avoir une meilleure amie aussi déterminée 🙂

La plume, le scénario :

Première impression des premières pages, je me suis dit « ouh la » c’est résolument jeunesse… Pas que je n’aime pas ce genre, au contraire j’en lis beaucoup… mais pour le coup le style d’écriture était un peu … comment dire « jeunesse » mais vraiment « jeunesse »… Mais à ma grande surprise, l’histoire de William est truffée de rebondissements, l’auteur assaille le lecteur, je me suis retrouvée à dévorer le livre car je voulais savoir ce qu’il se passait. Et à chaque fois que je sentais venir l’intrigue, et bien non ça partait dans un autre sens. Finalement l’histoire a pris le pas sur l’écriture 😉

Certes, on trouve des situations pas du tout réalistes, mais c’est pas cela lire ou écrire… ?? Si c’est exactement ça ! C’est pour s’évader dans des moments, des endroits, des situations impossibles et irréels. Rencontrer des personnages formidables qui nous donnent la pêche qui nous fasse frôler le danger. Et William est de ceux-là :),  il est ce personnage qui va au bout de ses idées, de ses objectifs à savoir sauver sa famille, son père et ceux qu’il aime.

Et cette fin atroce oui oui j’ai bien dit atroce !! comment attendre jusqu’au tome 2 ?!?!

En Bref :

Après beaucoup d’attente, un début de lecture anxieux, méfiant … j’ai fini par lâcher prise aux idées reçues et grâce à la plume de l’auteur et à ses idées effervescentes, bouillonnantes enfin vous voyez un peu près ce que je veux dire ;),  j’ai carrément accroché à l’histoire de William, de Zoé.

Les suivre m’a laissé hors d’haleine et la fin m’a coupé la respiration !!

En tout cas merci encore Guillaume Benech pour ce moment de lecture très agréable, continuez ainsi pour notre plus grand plaisir !!