Hex In the City, Épisode 2 : Die With Style de Dorian LAKE

Titre : Hex in the City

Épisode 2 : Die With Style

Auteur : Dorian lake

Illustratrice : Érica Petit

Éditeur : Noir d’Absinthe

Genre : Fantastique, Thriller

Nombre de pages : 154

Fiche Bibliomania

 

Résumé de l’auteur :

« Taylor remplace au pied levé une chanteuse de rock disparue sans crier gare, alors qu’une nouvelle menace, aux beaux yeux bleus et à l’accent so british, arrive en ville.

À la croisée des chemins entre fantasy urbaine et polar, découvrez la suite des aventures de Taylor, Lionel et Jake dans un récit sans temps mort, dans la lignée des meilleures séries télévisées américaines. »

 

*** ATTENTION SPOILERS (peut-être…)***

Mon avis :

Je fais toujours attention de pas trop en dévoiler, voir ne rien dévoiler du tout mais parfois c’est compliqué de parler d’un roman sans rien dire sur le sujet… j’en m’en excuse d’avance si j’ai spolié …

Encore merci merci à l’auteur pour m’avoir proposé de continuer à suivre Taylor dans une nouvelle aventure.

L’histoire :

Les Die With Style, un groupe de jeunes musiciens, viennent de se produire dans un bar quelconque; Jane la chanteuse, est introuvable depuis… mais pas d’inquiétude ça lui arrive de temps en temps de disparaître…

Pendant ce temps là Taylor vit sa vie amoureuse avec fébrilité, Andréa lui demande de l’accompagner chez son dragon de mère, et Jake découvre que sa nièce est impliquée d’une manière ou d’une autre dans un homicide volontaire et pour couronner le tout la voilà embarquée dans un groupe pour sauver la soirée et les musiciens. Tout va bien dans la vie de Taylor ! mais non ça continue … mais je m’arrête là vous voulez savoir lisez le livre !!

les personnages :

Taylor : on retrouve Taylor, avec une situation amoureuse compliquée, enfin pour elle. On en apprend un peu plus sur elle, un tout petit peu plus; Elle éblouie par son énergie et sa détermination. Toujours aussi farouche et pas vraiment tendre avec ses ex…

Lionel : Déjà présent dans l’épisode 1, il se montre toujours sous un jour vieux jeu, qui ne s’étonne plus vraiment de rien… mais on apprend que malgré ce qu’il est, il a peur de quelqu’un; quelqu’un qui lui en veut depuis des siècles (oups…) mais que c’est un être sensible et il s’en étonne lui-même.

Jake : Son personnage évolue un peu également, il ressemble davantage à un policier qu’à un détective privé alcoolique que dans l’épisode un. Il décide de suivre ses propres pistes, sa propre enquête, il est loin de s’imaginer ce qu’il suit.

Andréa, Sienna font toujours partie de la vie de Taylor; Des nouveaux venus arrivent et ajoutent un touche intéressante à la nouvelle aventure de Taylor.

La Plume, Le Scénario :

Bon autant l’avouer j’ai lu ce roman en quelques heures, très très addictif; je n’ai lâché les lignes du récit qu’une fois la dernière page tournée, même en ebook ça marche :p !!

Comme à son habitude l’auteur dévoile très peu de détails à la fois, et au compte goutte… On en sait un peu plus sur Taylor, pourquoi elle s’est enfuie de New York par exemple.

Dorian Lake commence son récit avec la fin de représentation des Die With Style, un groupe de musiciens qui essaient de percer… L’auteur distille ça et là des indices de ce que pourrait être la nouvelle aventure de Taylor et le lecteur ne se rend compte de rien… on imprime dans un coin de notre tête le pourquoi puis on part sur un autre environnement, ou sur un autre personnage.

C’est toujours intéressant ce type de rythme car on passe d’un personnage à un autre, d’un lieu à un autre pour finalement tous les retrouver au même endroit à la fin ou presque. Chaque personnage est lié d’une façon particulière sans qu’aucun vraiment ne sache qu’ils sont en contact avec les mêmes personnes mais pour des raisons différentes… je ne sais pas si vous me suivez là … je pars … je pars…

La couverture est également réalisée par Érica Petit , toujours singulière et une fois qu’on lu le livre on comprend ou on visualise plutôt, le lieu.

En Bref :

C’est un récit addictif, les personnages ont évolué tout doucement; le voile est levé très très légèrement.

Merci de nouveau à Dorian LAKE de sa confiance et de me faire découvrir avant tout le monde la suite de « Hex »

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Isulka la Mageresse, tome 2 : la Vieille Alliance de Dorian LAKE

Titre : Isulka la Mageresse

Tome 2 : La Vieille Alliance

Auteur : Dorian LAKE

Éditeur : Noir d’Absinthe

Genre : Victorian Fantasy

Format : Epub

Nombre de pages : 190

Fiche Bibliomania

 

Résumé de l’auteur :

« Au nom de la Vieille Alliance, qui unit la France et l’Écosse depuis l’époque de William Wallace et Robert the Bruce, Isulka, mageresse de cabaret, et Scipione, spadassin vénitien, sont appelés au cœur des Highlands pour lutter contre une ancienne malédiction…

Quelque part entre victorian fantasy, cape et épée et mythes pictes, laissez-vous entraîner dans la suite des aventures d’Isulka et de Scipione. »

Mon avis :

*** ATTENTION SPOILERS (peut-être) ***

Je fais toujours attention de ne pas trop dévoiler la trame du récit mais ça peut arriver alors si c’est le cas j’en suis désolée, et ceux qui n’ont pas encore lu Isulka la Mageresse, tome 1 : La pierre d’Isis =>> Qu’est ce que vous attendez ?!?

Merci à l’auteur, Dorian Lake, d’avoir pensé à moi pour ce tome 2 d’Isulka la Mageresse !

L’histoire :

Isulka s’est installée à Paris et présente des spectacles de vraie magie. Ce soir, alors qu’elle se produit au Chat Noir; Une mystérieuse étrangère la cherche au nom de la Vieille Alliance.  Un malédiction semble s’épanouir sur les Highlands, et Isulka est la dernière chance de Deirdré pour vaincre cette sombre magie qui menace de couvrir l’Écosse de brume tueuse.

Alors qu’Isulka est poursuivie par la police de Montmartre, elle accepte par défaut d’aider Deirdré Calloway. Dans leur fuite, elle tombe nez à nez avec Scipione et Aslin. Les deux compères étaient en train de philosopher sur un duel qui a mal tourné… Scipione est donc également poursuivi par la police…

Ainsi commence leur nouvelle aventure. Les fugitifs réussissent à trouver une échappatoire et quitte la France entre 4 planches (véridique!)

Deirdré les entraîne dans ses Highlands brumeux et dangereux; Isulka et Scipione sont loin de s’imaginer quel adversaire ils vont affronter, ni même que leur venue était très attendue.

Les personnages :

Isulka ne cache plus sa magie, et vit de ses représentations. Elle reste une femme déterminée, courageuse, indépendante et peut-être maintenant résignée à son sort… Elle a toujours des problèmes avec la police car elle vivote de fraude, et fréquente des gens pas toujours honnêtes. Bref c’est toute sa vie.

Scipione manipule sa rapière et sa dague toujours aussi virtuosement bien. il n’a pas encore réussi à retourner dans son Italie… Étant poursuivi par la police, il est de ce fait entraîner dans l’aventure qu’Isulka a accepté par défaut… Il tient toujours à elle mais c’est un grand amoureux, il n’est pas insensible au charme de l’écossaise.

Deirdré a parcouru beaucoup de kilomètres pour trouver Isulka, la seule à son avis à pouvoir l’aider à vaincre la malédiction de son pays… elle est mystérieuse, et quand elle arrive en Écosse son comportement change, elle semble plus pressée, plus intéressée. Elle est séduite par Scipione et se rapproche de lui de façon très équivoque. Elle semble forte, courageuse voir fougueuse pour avoir défié ses frères afin de courir le monde à la recherche d’un Mage. On sent une femme de pouvoir sous ses traits angéliques…

La Plume, le Scénario :

Quel plaisir de retrouver Isulka dans une nouvelle aventure, et quelle aventure !

Cette fois, Isulka nous emmène en Écosse se frotter aux mythes Pictes (sans mauvais jeux de mots 😉 si peut-être…) Elle garde des traces indélébiles de sa première aventure au Caire mais elle est toujours aussi déterminée à aider. Son passage chez les Pictes est déroutant, elle-même ne s’attendait pas à cette expérience entre deux mondes.

Je ne veux pas trop révéler de détails sinon ça gâcherait la suite de la lecture, mais ça me démange.

L’écriture de l’auteur est toujours aussi prenante, on passe d’un monde à l’autre ce qui pour moi maintient un dynamisme agréable et nous emmène très rapidement à la dernière page, j’adore ce type de rythme.

Isulka et Scipione entretiennent toujours une relation ambiguë, elle n’aime pas le voir avec d’autres femmes et lui s’inquiète de ne plus jamais la revoir.

Ils combattent chacun d’un côté d’un monde, pour finalement s’apercevoir qui ont été happés dans un complot magique très puissant.

Et comme toujours la fin laisse notre imagination partir vers d’autres horizons et on attend les prochaines aventures d’Isulka !

En Bref :

Merci encore à Dorian LAKE, l’auteur, de m’avoir permise d’assouvir ma curiosité 😉

Un très agréable moment de lecture; et l’envie de continuer à suivre Isulka.

Petit oubli !! La couverture est tout simplement superbe !!!

La Meute Harbor d’Audrey S.G.

Titre : La Meute Harbor

Tome1 : La rencontre

Auteure : Audrey S.G.

Éditeur : Autoédité

Genre : Romance, Bit-Lit

Format : EpuB

Nombre de pages : 265

Fiche Bibliomania

4ème de couverture :

« Quand on est une jeune fille de 17 ans timide et préférant la lecture aux sorties entre amis, la vie de bohème sur les routes en compagnie de son père s’apparente au paradis sur terre.
Seulement voilà toutes les bonnes choses ont une fin, et désormais Héléna va devoir faire face à son pire cauchemar, le lycée !
Ce changement ne sera pas le seul cette année dans la vie d’Héléna, sa rencontre avec le troublant Valentin changera plus que ses habitudes. Son passé lui sera révélé alors que son futur lui, deviendra des plus incertains. »

Mon avis :

Merci beaucoup à l’auteure Audrey S.G. de m’avoir permis de découvrir son roman 🙂

L’histoire :

Héléna doit intégrer le lycée (l’école pour la première fois), d’habitude elle étudie avec son père à domicile car ils voyagent beaucoup avec le métier de son père. Elle appréhende énormément, elle n’est pas fan des relations sociales, elle a passé des années seule avec son père sans relation sociale ou disons qu’elle n’a pas eu le temps de se faire des amis vu qu’elle restait très peu de temps au même endroit.

Son entrée au lycée va être fracassante; c’est là que tout va commencer, ce qu’elle va découvrir va complètement bouleverser sa vie mais pas seulement … celle de tous ceux qui vont la côtoyer.

Les personnages :

Héléna : C’est une jeune fille habituée à étudier à domicile; la seule compagnie qu’elle a, c’est les livres et son père. Elle n’est pas habituée à interagir avec les jeunes de son âge. Mais quand son regard croise celui de Valentin, plus rien n’a d’importance. Elle ne contrôle plus son corps, elle ne comprend pas… Elle va devoir affronter son passé mais aussi conjuguer avec un futur incertain.

Valentin : Le gars le plus populaire de tout le lycée, sportif, beau comme un dieu… dégageant quelque chose d’animal… Bref LE GARS ! Quand il entre dans une pièce , il irradie de son charme, mais aujourd’hui il n’a d’yeux que pour Héléna, la nouvelle; d’ailleurs il ne peut plus la lâcher du regard et ne contrôle plus son corps non plus…

Ces deux personnages sont très importants mais les personnes qui les entourent sont tout aussi importants et méritent qu’on s’y arrête, seulement pas ici 😉

La Plume, le Scénario :

L’auteur a une écriture agréable. Elle part d’un monde somme tout réel ou en tout cas qui s’approche du nôtre pour glisser précipitamment dans la vie d’Héléna; Avec cette entrée au lycée qui symbolise parfaitement ce passage, ce bouleversement qu’est l’entrée au lycée pour les ados, de cette manière l’auteure ancre le lecteur bien profondément dans l’histoire.

Le regard, le lien, la relation d’Héléna et Valentin est super chaud !! Wow ! J’avoue qu’au début ça m’agaçait un peu de voir Héléna tomber en petites miettes dès que Valentin s’approchait… Mais bon au fil de l’histoire avec un peu d’explication j’ai compris 🙂 mais j’étais un peu comme Héléna, je ne trouvais pas ça très romantique puisque c’était leur destinée (tout était écrit et bla bla bla…) puis au fur et à mesure, je me suis attachée à ce couple.

Toutes ces petites attentions, toute cette possessivité animale de Valentin, c’est un peu trop mais ça représente sa nature et par conséquent c’est très bien décrit.

Bon passons aux scènes de sexe, qui sont décrite (je trouve) avec une réalité, une précision presque chirurgicale 😉 J’ai apprécié qu’elles soient peu nombreuses et assez courtes. L’auteure a laissé plus de place à leur histoire et ces scènes « hot » sont là pour illustrer parfaitement le lien très spécial qui unit Héléna et Valentin.

Un autre point positif, le début des relations des autres couples, leur évolution; Je pense que chacun mériterait sa propre histoire.

Le déroulement de l’histoire est dynamique mais l’auteure ménage ses effets et dévoile petit à petit ce passé qui hérisse (et le mot est très bien choisit 😉 ) toutes les personnes autour d’Héléna.

Le final nous laisse entrevoir d’autres horizons, d’autres batailles; belle amorce, belle tenaille pour le lecteur 😉

En Bref :

Encore merci à l’auteur pour m’avoir confié la lecture de son roman 🙂

Un début de saga alléchante et passionnante !!

Moi, Cali, Faucheuse de Sophie Cole

Titre : Moi, Cali, Faucheuse

Auteur : Sophie Cole

Éditeur : Nouvelles Plumes

Genre : Jeunesse, Fantastique

Nombre de pages : 386

Fiche Bibliomania

 

 

4ème de couverture :

« Pour Cali, égoïste et insouciante jeune femme de 25 ans, il n’existe pas de plus grand plaisir que de se montrer odieuse, même avec ses proches. Aussi quand elle meurt, tuée net par un homme défenestré, elle se voit refuser le paradis. Son seul recourt pour ne pas finir en enfer : devenir un démon faucheur. Mais retirer la vie est une mission délicate, même accompagnée de deux séduisants démons. Cali n’imagine pas les défis qui l’attendent, d’autant que sa mort n’est pas du tout le fruit du hasard… »

Mon avis :

L’histoire :

Cali, est une jeune femme de 25 ans, odieuse avec quasiment tout le monde, même dernièrement avec sa meilleure amie… Quand la mort vient la faucher, on lui refuse l’accès au Paradis, mourir subitement ne lui a pas laissé le temps de se repentir et de rattraper tout le mal qu’elle a fait. Le bureau du Paradis lui propose une autre solution que l’Enfer et la recommande au bureau des Démons. Si Cali ne veut pas aller en Enfer, elle doit accepter de devenir un démon faucheur.

Cette mission est beaucoup plus délicate qu’elle n’y parait et le plongeon dans un monde radicalement différent et mystérieux la retourne complètement. Elle rencontre Dagon, qui se dévoue pour être son formateur, mais trop de mystère entoure sont séduisant mentor au point de faire perdre les pédales à Cali et de l’amener à fréquenter d’un peu trop près un autre formateur pas si regardant sur la moralité… Stan.

Dans tout ce marasme, Cali va devoir être forte et sourtout va devoir trouver des alliés étonnants…

Les personnages :

Cali : Une adolescence douloureuse et incompréhensible, a fait d’elle une jeune femme odieuse aimant blesser les gens autour d’elle. Elle croit que ça l’a fait se sentir mieux mais plus ça vient plus elle s’enfonce. Parce qu’on a voulu l’éloigner, ils (je ne peux pas dire qui …) ont fait d’elle un brouillard sombre. Quand elle devient un démon faucheur, elle se rend compte que prendre la vie de quelqu’un n’est pas aussi simple et surtout ça lui fait comprendre la valeur de la vie et de la famille.

Dagon : c’est a priori un démon faucheur, extrêmement séduisant, avec plusieurs siècles d’expérience; il devient le formateur de Cali. Mais son mystère trop épais autour de lui va éloigner Cali. Son comportement étrange, va même jusqu’à déstabiliser Cali au point de la pousser vers d’autres horizons beaucoup plus sombre.

Stan: un autre formateur, d’un tout autre genre, beaucoup plus froid, plus glacial même. Il tue ce qu’il veut pour le jeu, il casse l’enseignement de Dagon par jeu aussi. Il est cynique, imbu de lui-même, clairement narcissique et pourtant Cali le suit et sombre pour mieux remonter et se rendre compte qu’un destin beaucoup plus grand l’attend.

La Plume, le Scénario :

Cali est l’exemple de l’anti-héroïne, stupidement méchante, odieuse qu’on déteste tout de suite. Elle ne fait pas les bons choix, elle est toujours écorchée vive. Réagit vivement…Bref ce n’est pas un personnage auréolé !

Mais elle devient un démon faucheur et son comportement change, elle voit la vie autrement. Elle commence à agir prudemment, avec réflexion. la formation de Dagon y est pour quelque chose, mais il y a plus que ça. Elle soulève le voile de sa vie et de sa mort et y découvre de sombres secrets dont elle n’a jamais eu conscience. Elle faisait partie d’une obscure machination, d’un combat millénaire entre deux camps frères et rivaux en même temps.

J’ai bien aimé le côté sombre de l’héroïne, ça change des personnages toujours blancs comme neige qui font le bien 😀

Mais finalement, j’ai trouvé qu’elle subissait les évènements et qu’elle n’avait pas vraiment de prise sur tout ce qui lui arrivait… en même temps elle n’était au courant de rien. Mais elle n’était pas tellement autonome finalement… Elle a subi ses deux formations même si elle n’était pas vraiment d’accord avec certains aspects de ce que lui enseignaient ces deux mentors…

Et ce triangle amoureux, NON NON c’est pénible des personnages qui ne savent vers quel amour se tourner, ça m’agace…

En Bref :

Un roman sympa à lire, d’ailleurs il se lit vite mais je suis restée mitigée sur le personnage de Cali.

Un bon point pour le côté anti-héroïne et un bémol pour un comportement assez subit…

 

Mon été avec Lucifer d’Édith Couture Saint-André

Titre : Mon été avec Lucifer (T1)

Auteur : Édith Couture Saint-André

Éditeur : Autoédité

Genre : Coutemporain

Format : Epub

Nombre de pages : 236(PDF)

Résumé de l’auteur :

« Il y a trois types de journées : celles où il ne se passe rien, au point où on se demande pourquoi on s’est donné la peine de sortir du lit ; celles qui sont encombrées de complications, dont le seul but est de vous empoisonner l’existence, et puis, il y a celles où un seul événement peut faire basculer votre vie.
Aujourd’hui est une journée du troisième type : spectaculaire, inattendue, aux répercussions déterminantes pour moi, pour mes amis, pour mes ennemis.
Surtout pour mes ennemis.

Lucifer, le saviez-vous ? est une flamboyante rouquine, belle comme une madone botticellienne et gaulée comme une danseuse du Crazy Horse.

Aujourd’hui, juchée sur des stilettos vertigineux et moulée dans les cuirs noirs d’un ensemble pantalon-bustier, cette madone sulfureuse me promet la jeunesse éternelle. Que feriez-vous à ma place ? Ce récit, drôle, enlevé et pétillant, est l’histoire de Mathilde, une Québécoise baby-boomer de 60 ans à qui la science et la médecine ont promis, comme à tous les baby-boomers, une santé indéfectible et la jeunesse éternelle, voire : l’immortalité.

De toute évidence, la promesse n’a été que partiellement tenue. Mathilde décide de s’adresser à quelqu’un qui a la réputation de tenir ses promesses : Lucifer. Alias Lucy Fériale. Lulu pour les intimes. Lucy est d’accord pour un pacte. Bien naturellement. Mais, en tant que femme d’affaires avisée, patronne d’une Business Unit, elle pose une condition : récupérer des âmes. Normal, c’est dans son job description.

Au début, Mathilde a des sursauts de conscience. Ça la chiffonne cette histoire de morts. Elle rechigne. Mais lorsqu’elle voit le résultat : passer de 60 à 45 ans en moins d’une semaine, avec son énergie toute requinquée, sa vitalité qui casse la baraque et une peau de pêche, elle en redemande, établit une liste, donne des noms à Lucifer. »

Mon avis :

Merci de nouveau à Chrissou Ebouquin de m’avoir proposé ce roman d‘Édith Couture Saint-André, merci à l’auteure également 🙂

L’histoire :

Mathilde a soixante ans et prend conscience avec ses amis que le temps passe très vite et surtout qu’il laisse des traces.

En accompagnant, son amie Sandy chez le chirurgien esthétique, Mathilde fait une rencontre étonnante : Lucy Fériale, une rousse pulpeuse et belle à se damner… c’est justement là le problème. Lucy n’est autre que Lucifer en personne… Et d’après Lucy, c’est Mathilde qui l’a appelé; Mathilde ne comprend, elle pense être la moins perturbée par ces marques du temps. Mais petit à petit, Lucy lui ouvre les yeux et lui propose de lui faire gagner 15 ans de jeunesse en échange de 3 noms. Mathilde hésite, n’y croit pas vraiment… Puis se laisse tenter et replonge dans ses années douloureuses et gâchées…

Les personnages :

Mathilde est une femme de 60 ans, responsable de sa galerie. Célibataire depuis un certain temps, elle a la vague impression qu’elle a perdu un certain nombre d’année à cause de choix malheureux dans sa vie personnelle. Elle s’aperçoit qu’elle se remet moins vite les lendemains de fêtes, elle n’est plus aussi dynamique qu’avant… la faute à qui ? et bien au temps qui passe et qui avilit le corps et l’esprit…Contrairement à sa copine Sandy, elle ne cède pas au bistouri, sa vie est passée et il serait peut-être temps de l’accepter.

Lucy Fériale : Lucifer, car il s’agit bien de lui, apparaît tantôt en femme rousse et superbe tantôt en homme distingué. Il aime se travestir. Il aime ce qui est clinquant ! Il est là pour Mathilde, pour lui redonner 15 années de sa vie, c’est sa mission et il avoue qu’il n’a jamais rencontré quelqu’un comme Mathilde, aussi curieuse sur les histoires de famille de Lucy, aussi détachée face à l’importance de son interlocuteur; il s’agace un peu du comportement qu’à Mathilde envers lui mais en même temps il apprécie… ou il manipule pour obtenir ce qu’il veut 😉

Sandy, la meilleure amie, semble avoir plus de mal à accepter les traces du temps sur son corps. Elle est pétillante, papillonne autour de jeunes hommes pour se redonner une pseudo-jeunesse. Elle décide qu’il est temps de contrecarrer le temps et subit une opération de chirurgie esthétique.

Philippe : C’est le meilleur ami de Mathilde (version homme), il a le même âge et traîne les mêmes galères de la vie. Il comprend Mathilde mieux que personne; il sait ce qu’elle aime, ce qu’elle déteste. Il est toujours là pour elle. Quand elle lui raconte sa rencontre avec Lucy Feriale, il n’en revient pas et décide de la croire et de la soutenir.

La Plume, le Scénario :

Chrissou Ebouquin m’avait prévenu que ce roman était « plein d’humour avec des histoires de femmes pour les femmes » 🙂

J’ai effectivement éprouvé le même sentiment 🙂 ce récit a beaucoup d’humour mais pas que … en effet, l’auteur aborde plusieurs sujets très sérieux et inéluctables : la femme de 60 ans, les effets du temps, le vieillissement… que serions-nous prêt à sacrifier afin de retrouver quelques années ?

Le sujet est fort mais servi très frais. L’auteur l’aborde avec humour et sérieux à la fois, elle nous montre que ce retour en arrière à un prix et ce prix est très élevé ! (au figuré comme au propre)

Chaque intervention de Lucy est un vrai plaisir, elle est drôle et cynique mais tout ce qu’elle dit sonne juste… Il ne faut pas oublier que c’est le Malin et la manipulation il connaît 😉

Les trois passages malheureux de Mathilde étaient intéressants car il me semble que dans sa vie une femme a dû rencontrer l’un ou l’autre avec plus ou moins de gravité et/ou de dégâts… ça fait prendre conscience que dans ces moments pénibles, on perd des années précieuses, certes ça renforce l’expérience mais… le temps passe et vite…

Mathilde a soixante ans et il s’est passé beaucoup de choses dans vie… peut-être un peu trop. Mathilde est à ce point naïve et idéaliste qu’elle subit trois hommes problématiques dans sa vie. Certes, elle fait du chemin dans la compréhension grâce à son expérience mais aussi grâce à sa psy.

Pour le coup, face à Lucifer elle tient bon, elle a peur, mais elle tente le tout pour le tout pour sauver ce qui lui reste.

En Bref :

Encore merci à Chrissou Ebouquin et à Édith Couture Saint-André pour cette jolie découverte.

Un roman agréable et frais qui traite d’un sujet indémodable, de notre rapport  au passage inéluctable du temps, de notre propension à gâcher notre vie, à gâcher de précieuses années avec des personnes toxiques. Le tout mené par des personnages adorables, attachants.

Un roman moderne et plein d’humour !

Contes Nippons au coin du feu

Titre : Contes Nippons au coin du feu

Auteurs : Collectif => Audrey Calviac, Dola Rosselet, Maud Wlek, Vérène Dévanthéry, Célia Haro, Marine Stengel, Anthony Boulanger, Laurent Combaz Louise Roullier, Vanessa Terral, Nimu.

Éditeur : Hystérie

Format : Epub (247 pages)

Genre : Conte

Fiche Bibliomania

Résumé :

« Onze histoires nippones à lire au coin du feu. Attention, la porte des rêves et des cauchemars est ouverte.

– Le pays des Yokaï, Audrey Calviac
– De soie et de fourrure, Dola Rosselet
– Le Yurei, Maud Wlek
– Huit pattes, sept queues, Vérène Dévanthéry
– SokuShinbutsu, Célia Haro
– Tetsuya,Marine Stengel
– L’Empereur solitaire et le cadeau du Corbeau Rouge, Anthony Boulanger
– So leng et Le Pouvoir venu du levant, Laurent Combaz
– Les trois coups du spectre, Louise Roullier
– Hahanaru Shizen, Nimu, maitre du feu de camp à L’Académie de Minuit
– L’héritage de Susanoo, Vanessa Terral, invitée

L’anthologie officielle du Salon Japan Impact 2017 »

Mon avis :

Je remercie Livraddict et les éditions Hystérie pour cette découverte !!

Je lis pas mal de manga, je regarde pas mal d’animés et j’avoue que ce recueil de contes m’a tout de suite attiré 🙂

Et je ne suis  vraiment pas déçue 🙂

Le collectif d’auteur nous fait voyager au travers des mythes, légendes, croyances, superstitions japonaises et ce fut une lecture passionnante.

Certaines de ces nouvelles m’ont laissé sur ma faim, j’aurai aimé qu’elles continuent comme « le pays des Yokaï » d’Audrey Calviac et « De soie et de Fourrure » de Dola Rosselet. On se retrouve pris dans le jeu d’écriture de ces deux auteures et on a plus envie de les quitter. Elles ont su doser tension et rebondissements avec beaucoup de finesse.

La nouvelle la plus frustrante c’est bien « So Leng et le pouvoir venu du levant » de Laurent Combaz, je veux la suite en livre 😀 !!!

La dernière nouvelle « L’héritage de Susanoo » est ma préférée ! Car j’aime le fait que des humains soient choisis pour protéger le monde, des Ténèbres et surtout quand le plus insignifiant des personnages est le plus puissant au final 🙂

L’histoire de « Tetsuya » est effrayante, ce Yokaï est vraiment mauvais … et quelle émotion dans « Le Yureï », toute cette tension qu’on ne comprend pas comme le personnage,  Maude Vlek a une écriture vraiment efficace 🙂

La nouvelle « L’empereur solitaire et le corbeau rouge » d’Anthony Boulanger est la plus surprenante, car on vient de lire des nouvelles avec des esprits mauvais, qui tuent des gens et là on s’attend à de mauvaises choses et non cette histoire est très belle et en plus si on veut on peut approfondir les mythes qui y sont distiller 😉

« Haha Naru Shizen » est finalement un conte d’aventure au coeur des légendes, un récit passionnant.

La nouvelle « Sokushinbutsu » de Célia Haro est un peu glaçante et très sombre, d’autant plus qu’on n’arrive pas trop à savoir le pourquoi du comment.

« Les trois coups du spectre » de Louise Roullier est peut-être la nouvelle qui m’a le moins stimulée car je ne suis pas très au fait du jeu de go par conséquent certaine partie du récit m’ont paru un peu long…

« Huit pattes et sept queues » de Vérène Dévanthéry y décrit parfaitement le sadisme, le jeu, le mauvais côté des esprits toujours prêt à torturer, à jouer avec les pauvres petits humains… et sans scrupules bien sûr !

Un recueil passionnant ! MERCI MERCI !

En Bref :

Je remercie une nouvelle fois Livraddict et les Éditions Hystérie pour m’avoir accordé cette très belle découverte, qui donne envie de continuer des recherches sur les contes et légendes japonaises.

Shikanoko, Livres 1: l’enfant du Cerf de Lian Hearn

Titre : Shikanoko

Livre 1 : L’enfant du Cerf

Auteur : Lian Hearn

Traducteur : Philippe Giraudon

Editeur : Gallimard

Genre : Jeunesse, Fantasy

Nombre de pages : 336

Sorti le 3 janvier 2017

Fiche Bibliomania

4ème de couverture :

« Aux sources du Clan des Otori… Une épopée fantastique dans un Japon médiéval fascinant.

Laissé pour mort dans la montagne, le jeune Shikanoko trouve refuge chez un sorcier qui lui fabrique un masque aux immenses pouvoirs magiques. Il devient «l’Enfant du Cerf». Il parlera aux fantômes et aux esprits protecteurs, il apprendra des hommes et des femmes les plus puissants, il connaîtra le raffinement, l’amour et les sentiments les plus purs, mais aussi la bestialité, la cruauté et les machinations politiques… »

Mon avis :

L’histoire :

Le jeune Kazumaru est la proie de son oncle qui cherche à obtenir le pouvoir sur le domaine de Kumayama et la seule façon d’y parvenir c’est de tuer l’héritier. Lors d’une pseudo chasse où Kazumaru devait mourir accidentellement, un cerf s’interpose et sauve Kazumaru, mais son oncle le laisse pour mort dans la forêt. Le jeune trouve refuge chez un sorcier qui le soigne et lui fabrique avec de la sorcellerie un masque très particulier, il va devenir « L’enfant du cerf » = Shikanoko. Ce masque lui confère des pouvoirs de plus en plus fort mais aussi de plus en plus sombre. Il va se retrouver au milieu d’une guerre de clan et il n’aura d’autre choix que de se plier pour apprendre à apprivoiser son masque …

Les personnages :

Shikanoko : Un jeune homme lucide, qui sait faire face à la mort, de nombreuses fois mais apparemment elle n’est pas prête à l’emmener. Il va connaitre l’exil, la réclusion puis il fera face à ses peurs et s’opposera à ce masque qui le transforme en monstre ! Il va défier les grands de ce monde pour accomplir sa propre destinée.

Sesshin : c’est un vieux sage qui accompagne le seigneur Kiyoyori. Shikanoko va être amené à l’aider à survivre. Ce qui lui offre en retour nous est encore mystérieux.

Shizoku : C’est le sorcier d la montagne, celui qui a recueilli Shikanoko pour faire de lui l’enfant du cerf.

Dame Tora : on ne sait pas beaucoup de chose sur elle, juste qu’elle est au bandit de la montagne mais il semblerait qu’elle soit aussi une sorcière de mèche avec Shizoku… elle séduit les hommes pour obtenir quelque chose dont on ne connaît encore pas l’objectif final.

Aki : la princesse de l’automne est là pour protéger le jeune empereur, le cacher. Son chemin va hélas croiser celui de Shikanoko dans un mauvais moment mais elle va lui permettre de se libérer de son masque.

La Plume, le Scénario :

C’est un récit agréable romantico-médiavéval sur fond d’orient bien sûr.

L’auteure nous plonge dans un monde oriental, avec des traditions différentes des nôtres, des valeurs autres. Et elle y ajoute une pointe de sorcellerie, et de vieilles croyances.

Le pouvoir est présent de bout en bout du récit. Tout est question de pouvoir. Le masque veut prendre pouvoir de Shikanoko et le rendre bestial. Les seigneurs de chaque clan s’agitent pour savoir qui va prendre le pouvoir car l’empereur se meurt et son héritier , un jeune prince, est une cible quasi morte et le second héritier un tout jeune enfant va devoir affronter la vie extérieure s’il veut survivre. Chaque grand seigneur cherche une alliance avec d’autres pour retourner la situation et prendre de force le pouvoir.

Les femmes ont un rôle tout à fait secondaire, mais elles sont déterminantes dans les évènements. Elles sont des accélérateurs... mais elles sont victimes aussi et doivent comploter sous couvert pour regagner le pouvoir.

Chaque femme va aider un homme ou faire périr un homme… mais à chaque fois elles se retrouvent dans une situation malsaine et font avancer le récit dans un sens ou dans l’autre.

Je n’ai pas lu du tout le clan des Otori et bien maintenant ce roman m’a donné envie de m’y intéresser de près.

En Bref :

Une épopée qui commence dans le tumulte et le sang ! Ce récit promet des tomes palpitants pour la suite !!