D’Encre, de Verre et d’Acier de Gwendolyne Clare

Titre : D’Encre, de Verre et d’Acier

Auteure : Gwendolyne Clare

Éditeur : Lumen

Genre : Aventure, Fantastique

Nombre de pages : 467

Sorti le 3 mai 2018

Fiche Bibliomania

 

 

4ème de couverture :

 » Et si on pouvait vraiment créer un monde avec de l’encre et du papier ?

En s’armant d’encre et de papier, il est désormais possible de voir naître sous ses doigts des univers entiers. Il suffit, pour accomplir ce miracle, de respecter les règles complexes d’une nouvelle discipline, la scriptologie. Mais lorsque les êtres humains apparaissent pour la première fois sous la plume d’un scriptologue, c’est la révolution. Jumi da Veldana et sa fille Elsa, à la tête des insurgés, parviennent à leur tour à percer le mystère de cette science et à reprendre le contrôle de leur petit paradis à son créateur.

Cependant leur bonheur ne dure pas : Jumi, qui cache un noir secret, est enlevée sous les yeux de sa fille. Elsa est donc contrainte de s’aventurer dans le monde réel pour retrouver la trace sa mère. Des canaux d’Amsterdam aux rues de Pise, elle finit par trouver refuge dans « un asile de fou », une institution fondée par une organisation scientifique baptisée l’Ordre d’Archimède. Là, les scriptologues, les alchimistes et mécaniciens peuvent étudier et travailler à l’abri des persécutions. L’endroit est aussi un pensionnat réputé, dont les élèves observent la jeune inconnue avec beaucoup de curiosité. Parmi eux se trouve Leo, un mécanicien de génie dont la rencontre avec la nouvelle arrivante fait vite des étincelles. Commence une attente interminable, l’aide promise par l’ordre tardant à se concrétiser. Elsa finit donc par prendre les choses en main, et ce n’est pas peu dire. Car la jeune fille, elle aussi, dissimule un lourd secret…

Saura t-elle réparer par l’écriture un monde devenu fou ? Si elle veut parvenir à retrouver la trace de sa mère, Elsa devra apprivoiser les règles de son nouveau  terrain de jeu et comprendre la complexité des relations humaines. Passé tragique et ténébreuses conspirations, univers de poche et armes ultimes : Suivez cette héroïne armée d’encre et de papier à travers une ribambelle de mondes réels et inventés ! »

Mon avis :

L’histoire :

Elsa est tranquille, heureuse dans son monde, créer par Charles Montaigne, le premier scriptologue a avoir scripté des êtres humains, VELDANA.

L’univers de Veldana est maintenant indépendant, Jumi da Veldana et sa fille s’assurent du bon fonctionnement et des extensions de leur monde. Seulement Jumi attire l’attention et est enlevée devant Elsa. La jeune fille ne comprend pas pourquoi on aurait enlevé sa mère… elle décide de partir à sa recherche et pour ça il faut qu’elle se rende sur terre. Ses pas l’emmènent déjà chez leur créateur, mais malheureusement il ne peut plus rien pour elle… elle se décide donc de partir à Amsterdam chez le mentor de sa mère.

Son aventure débute et n’en finira pas de l’étonner; ce qu’elle va découvrir va bien au-delà de son petit monde, il s’agit de la sauvegarde de l’humanité ! pas plus pas moins !

Pressentant qu’Elsa possède de grandes habilités, De Vries, le Hollandais, l’emmène à Pise en Italie dans un refuge pour personnes atteintes de « folie ».

Là bas dans cette grande maison, Elsa va devoir apprendre à travailler en équipe, se faire des amis et surtout va comprendre ce que la disparition de sa mère engendre comme problème planétaire… Saura t-elle assez forte pour assumer son nouveau rôle ?

Les personnages :

Elsa da Veldana : est une jeune fille scriptée, c’est à dire qu’elle ne vient pas de la Terre. Elle est avide de connaissance, et surtout et s’extasie devant toute nouvelle vie que peut créer sa mère; d’ailleurs elle la seconde parfaitement pour lui succéder un jour à la tête de la protection de Veldana, leur monde.

Une fois sa mère enlevée, Elsa est pleine de ressource et ne se laisse pas démonter, elle part sur Terre pour enquêter sur la disparition de sa mère et la retrouver… La retrouver s’avère plus compliqué, et l’entraîne dans une collaboration avec les humains qui l’a mis mal à l’aise au début pour finalement la séduire, c’est quand même bien d’avoir des amis sur qui compter…

Pour avancer dans ses investigations, elle va devoir cacher son lourd secret aux pensionnaires du refuge, alors que certains le soupçonne déjà. Avec Leo, c’est complexe; il ment souvent pour cacher ses blessures et Elsa n’est jamais sûre de rien… avec Faraz c’est plus facile, le jeune alchimiste est sans ambages et direct; Par contre, au début, elle ressent l’envie d’amitié de Porzia comme une intrusion mais elle va rapidement comprendre que la jeune fille veut vraiment l’aider et être son amie.

Quand elle apprend que l’Ordre d’Archimède ne coopère pas facilement, est même plutôt frileux à retrouver sa mère, elle prend les choses en main et part à l’aventure avec ses nouveaux amis.

Leo : Jeune homme au passé trouble, malheureux, son père et ses frères sont mort dans un incendie et sa blessure est si intense qu’il ressent le besoin de mentir à tout bout de champ pour se protéger… La venue d’Elsa est comme un choc pour lui, il aperçoit dans son regard l’avidité de connaissance à la vue de son robot et ça le perturbe plus que de raison… Faraz est son meilleur ami, et il n’y a qu’avec lui seul qu’il peut se permettre d’être le vrai Leo … enfin presque…

Faraz : c’est l’alchimiste de service, il est sérieux, droit mais on a pas trop l’occasion de voir ses capacités, on soupçonne qu’elles sont importantes… C’est le raisonnable de la troupe d’amis, le plus calme disons.

Alek De Vries : c’est le mentor de Jumi, d’ailleurs il la considère comme sa fille; sa disparition sonne comme le glas. Il sait de quoi est capable Jumi et son enlèvement ne peut pas être anodin. Il prend Elsa sous son aile. Il semble un peu rebelle quand on le voit évoluer dans l’ordre mais toujours avec la discrétion, la retenue et le calme dû à son âge.

D’autres personnages participe à l’aventure d’Elsa mais je ne vais pas faire l’inventaire, vous devrait lire le roman !

La Plume, le Scénario :

Alors au début, j’ai eu une toute petite déception… je me disais « arf, un monde virtuel… » c’est compliqué de s’attacher à des personnages qui n’ont pas d’existence réelle, enfin pour moi. Mais je ne lâche jamais un livre, alors j’ai continué. Et là Baam ! Grande surprise, Veldana n’est pas un monde virtuel, ce n’est pas un simple monde d’ailleurs… C’est un monde scripté, tout droit sorti de l’imaginaire et de l’écriture d’un humain.

La scriptologie, une nouvelle matière permet de créer des mondes, j’ai trouvé ça formidable ! Ce n’était pas seulement un monde virtuel, c’était bien plus que ça, c’était un monde inventé et né de la plume d’un auteur et en plus viable. Bref d’un coup  ma déception s’est envolée !!

En fait c’est le rêve de tout lecteur (non?), je crois, peut-être des auteurs aussi, un monde créé de l’imaginaire où l’on peut se promener et y vivre. C’est comme si, il était possible que chacun créé son monde idéal, et comble de tout un monde à l’abri dans un livre. C’est comme si une multitude d’univers était accessible direct dans les rayons de la bibliothèque ! wow ! wow ! Quelle idée géniale !!

Bon je me calme … revenons à l’histoire 😉

J’ai apprécié ces petites réfèrences sans en être; le créateur qui s’appelle Charles Montaigne (homonyme par le nom de l’écrivain); le mentor de Jumi Alek De Vries (pareil homonyme par le nom du botaniste) et toute cette histoire qui repose sur certains faits de l’Histoire de l’Italie avec un certain Giuseppe Garibaldi général italien voulant unifier Italie. et puis chaque début de chapitre est illustré par la citation d’un illustre personnage; c’est très très agréable toutes ces références, qui d’ailleurs sont listées en fin de livre dans une bibliographie.

Un peu de réalité dans l’imaginaire, il ne m’en faut pas plus pour plonger.

Bon on en parle de cette fin ?? wow heureusement qu’il y a l’épilogue pour éclairer le lecteur car wow ! Quel rebondissement !

Forcément on veut lire la suite !

En Bref :

Un roman construit sur une idée géniale : donner vie à l’imagination de l’auteur avec de l’encre et un morceau de papier! Il faudrait vraiment l’inventer cette matière 😉

Des mondes virtuels qui n’en sont pas avec des protagonistes combatifs et attachants, une Histoire Italienne pas si loin, des références à de illustres personnages; tout y est pour passer un bon moment.

Surtout n’oubliez de lire la note de l’auteur à la fin c’est super intéressant !!

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Juste un peu de temps de Caroline Boudet

Titre : Juste un peu de temps

Auteure : Caroline Boudet

Éditeur : Stock

Genre : Contemporain

Nombre de pages : 230

Sorti le 2 mai 2018

Fiche Bibliomania

 

 

4ème de couverture :

« La charge mentale. La foutue charge mentale. Qui ressemble de plus en plus à une charge explosive qu’elle ferait volontiers sauter… Quelque chose a claqué en elle. Sophie ne voulait pas rentrer, ne pouvait pas. Elle ne voulait plus de cette vie-là. Ses pieds n’avaient tout simplement pas pu prendre le chemin de la gare, ses doigts avaient d’eux-mêmes éteint son portable, et son instinct maternel – je suis indispensable, je suis coupable, ils ne sont rien sans moi – s’est mis en mode silencieux pour la première fois depuis sept ans. Un silence absolument, pleinement, intensément reposant. »

Mon avis :

L’histoire :

Sophie est la femme parfaite pour tout le monde, douce, au top, un chronomètre dans la tête, jamais de retard, d’oubli… Elle gère d’une main de maître toute sa petite maisonnée. Mais tout ce monde au millimètre à un prix : Ne jamais être seule, ne jamais se poser, ne plus être à l’écoute de soi même, dérangée dans la salle de bain et même dans les toilettes… Au bout de sept ans, Sophie ressent de plus en plus cette charge comme une bombe qui menace. Elle demande juste un peu de temps pour elle… juste un peu…

En plein milieu de la matinée, elle décide de partir, c’est un besoin irrépressible, un besoin vital… Elle n’abandonne personne, elle veut juste se retrouver et après elle revient mais là elle a besoin de s’éloigner un peu, de se retrouver dans le silence.

Les personnages :

Sophie : la maman de deux enfants, un mari adorable avec lequel elle s’entend à merveille et un travail. C’est une femme moderne qui jongle avec perfection vie privée et professionnelle. Ses amies, sa voisine la surnomment Mme Parfaite; car personne d’humain ne peut arriver à gérer tout avec calme et précision avec rarement d’erreurs… Mais voilà, à être parfaite, elle se rend compte un soir qu’elle est devenue une bombe qui menace d’exploser à tout moment. Elle n’arrive plus à trouver de temps pour elle, du temps pour les enfants, pour son mari, pour les amis, pour les collègues oui ça elle en trouve mais dès qu’elle souffle il y a toujours quelqu’un pour réclamer sa présence, ses conseils … son constat est sans appel, elle est devenue indispensable... et c’est elle qui a petit à petit gérer tout ce qu’il y avait à gérer… Au moment où elle s’en rend compte, elle décide de partir s’isoler sans rien dire à personne.

Loïc : Le mari de Sophie, il ne comprend pas ce qu’il ce passe… pourtant Sophie allait bien, ils s’entendent bien… Il a tout de suite peur qu’elle soit partie avec un autre homme; puis que quelqu’un l’ai kidnappé… Il ne comprend cette absence; il appelle tous les amis et les collègues de Sophie et là c’est le même constat  pour tous… personne ne sait. Mais comment va t-il faire tout seul avec les deux enfants ?

Raphaëla : la meilleure amie de Sophie, elle sait que Sophie a des baisses de régime mais bon au point de tout plaquer, ça l’étonne beaucoup. Elle ne comprend pas la disparition de sa copine, en plus c’est pas son genre de laisser son mari et ses enfants tous seuls… ou la la …

Marco : le collègue de boulot, avec qui Sophie parle littérature; mais voilà Marco il ne sait rien non plus..

et d’autre encore … mais ils sont tous au même point ils ne savent pas ce qui s’est passé, ni où est Sophie

La Plume, le Scénario :

L’auteur, au travers de son roman, a choisi de parler simplement sans tapage de la fameuse « charge mentale ». Son personnage est quelqu’un d’équilibré, qui gère sa famille et son travail avec brio mais avec de plus en plus de fatigue et de mal-être. Ce fantôme de fatigue morale, que personne ne comprend, ni ne voit d’ailleurs… pourquoi ? peut-être que c’est plus commode ou pire l’habitude

Au travers de Sophie, toute personne active en charge d’une famille comprend et surtout se sent concernée, on ne peut que se reconnaître ! Ah oui, même dans la salle de bain et les toilettes !

J’avoue, ce roman a vraiment résonné en moi; J’aimerai, parfois, me poser, souffler et que quelqu’un prenne la relève sans que je sois consultée, « juste un peu de temps ». La délégation, vient au bout d’un moment ou plutôt à un moment donné, quand vous n’êtes plus en capacité de faire ou de penser, même pour un court instant, mais j’irais jusqu’à dire que c’est déjà trop tard.

L’auteure met vraiment le doigt sur un point essentiel : le besoin de se ressourcer seul, dans le silence, sans interruption, se retrouver seul avec soi-même sans perturbation extérieur, pas obliger que ça dure des jours, « juste un peu de temps » comme le dit si bien l’auteure.

L’auteure a construit son roman avec de courts chapitres qui nous raconte l’escapade de Sophie presque heure par heure, mais entrecoupée des inquiétudes de Loïc, des aveux de la voisine, des questionnements et des anecdotes de la meilleure amie, du collègue de boulot. Bref au fur et à mesure que Sophie construit son cocon de silence et de solitude, l’incompréhension et l’inquiétude grandit pour tout ce petit monde qui gravite autour d’elle

Le récit est dynamique quand Caroline Boudet laisse la parole aux personnes qui entourent Sophie puis logiquement la dynamique ralenti avec les paragraphes de Sophie. On sent que cette échappatoire calme, apaise petit à petit Sophie; partie d’une crise d’hystérie d’une maman dans la rue pour finir dans le calme et la douceur du bord de mer… En tout cas ce petit bout de calme m’ont apaisé en même temps que Sophie…

En Bref :

C’est bien de parler de cette charge mentale; avec douceur mais réalité.

Je reste persuadée que bon nombre de personnes se reconnaîtront dans le personnage de Sophie.

Un roman tout frais, sensible qui parle d’un sujet parfois tabou, ou en tout cas mal entendu 😉

 

La Gueule de leur Monde d’Abram Almeida

Titre : La Gueule de leur Monde

Auteur : Abram Almeida

Éditeur : Autoédité

Genre : Contemporain

Format : Epub

Nombre de pages : 167

Sorti le 14 juin 2018

Fiche Bibliomania

 

 

Résumé de l’auteur :

« Lorsqu’un jeune diplômé africain se décide contre tout bon sens à rejoindre la horde de migrants qui tente de traverser la méditerranée pour atteindre l’Europe, on se doute déjà que quelque chose ne tourne pas rond dans ce monde. Mais comme tous ces indésirables fuyants la guerre, la famine ou Dieu sait quelle autre calamité dont seul le tiers monde a le secret, il a ses raisons. Il est pourtant bien loin de s’imaginer ce qui l’attend au cours de son périple où rien, mais alors vraiment rien ne se passe comme prévu.

Dehors il y’a désormais des djihadistes qui redessinent la figure du monde à l’arme lourde, des forces de l’ordre qui ne savent plus où donner de la matraque, des malfrats de tous bords qui font des affaires avec des vies humaines, le tout dans le dos de gouvernements trop occupés à se refiler tout ce monde de misère envahissante.

Notre héros lui ne voit pourtant aucune incohérence à toutes les invraisemblances de ce monde, c’est un Candide des temps modernes. Avec trois compagnons de route aussi touchants que comiques, il arpente les sentiers de la migration sans se soucier de ses dangers. Ces drôles de lurons arriveront-ils au terme de leur voyage?? Celui-ci en vaudra-t-il la peine?? Quoi qu’il en soit, l’Europe n’a qu’à bien se tenir… Ils arrivent?!

Mon avis :

Merci à l’auteur pour m’avoir proposé son roman ! Une lecture intense, dure et drôle à la fois;

Pile au moment où je termine le roman d’Abram Almeida, j’apprends qu’un énième accord est passé entre 5 pays d’Europe pour laisser accoster le fameux cargo sauveteur : l’Aquarius à Malte avec à son bord 141 migrants en détresse.

J’avais déjà écouté avec attention le témoignage de Ludovic Duguépéroux, Marin-sauveteur à bord de l’Aquarius; Il ne comprenait pas cet immobilisme, ce rejet des migrants, de personne qui fuit leur pays car ils ne sont plus en sécurité chez eux. Ce témoignage était percutant. Ensuite, toujours par l’intermédiaire de Brut.fr j’avais écouté aussi les durs témoignages de migrants ayant subi la torture et l’esclavage en Libye, là encore tout un tas de questions m’est venu…

L’histoire :

Fraîchement diplômé depuis 2 ans, passant d’entretiens stériles en entretiens frustrants, notre jeune protagoniste décide de partir tenter sa chance en Europe après une rencontre, fortuite mais comme il le dit bousculera sa vie à tout jamais, avec deux Ghanéens migrants.

Ainsi son dangereux périple, qui pour lui sonne comme une aventure, commence. Il part avec un plan bien établit et une coquette somme d’argent censé suffire pour son passage en Europe;

Mais c’est sans compter sur les passeurs malhonnêtes, sur les djihadistes, sur les gardes frontières, les esclavagistes brutaux et sanguinaires de Libye et surtout à l’immobilisme général de tous les dirigeants d’Afrique et d’Europe…

Le personnage :

Je ne vais parler que de notre jeune Candide, un Burkinabè fraîchement diplômé, qui recherche un travail inlassablement. Lors de son périple, ses acolytes le surnomment « l’Orphelin » à cause de l’histoire  de sa vie qu’il s’est inventé et qui va souvent lui sauver la mise.

L’auteur se sert de son personnage candide pour nous peindre une Afrique au bord de l’implosion, où plutôt au bord de l’asphyxie… L’Orphelin, nous raconte son périple, son aventure avec simplicité, avec un humour corrosif. Il décrit des évènements tragiques avec une mesure moins dramatique, plus comme du fatalisme encore que ça ne l’empêche pas de continuer son chemin, il lutte avec la mort, il n’en a presque pas conscience…

Son plan prend un sacré coup dans les grandes lignes, pas démonté notre jeune Burkinabè relativise et continue d’avancer, la seule chose qui semble le préoccuper c’est de perdre du temps sur le timing prévu…

Il se retrouve face à différents bourreaux, des djihadistes qui haïssent l’occident à tel point qu’ils ne savent plus très bien pourquoi, des mercenaires cherchant à se faire de l’argent sur des gens en détresse, des familles, ces mêmes mercenaires se transforment au gré de la politique en esclavagistes… mais à chaque fois notre jeune personnage survit avec soit un sens aigu de la naïveté soit un instinct de survie bien au dessus de la moyenne…

Face à ce débordement, ces obstacles incohérents, ces atrocités impunies… « l’Orphelin » y voit un monde certes qui ne tourne pas rond mais pour lui ça toujours été ainsi, donc rien de plus normal presque…

Certes il est témoin de violence gratuite, de telles atrocités, d’actes non humain qui le heurtent, qui lui font se poser beaucoup de question mais à chaque fois survivre reste une priorité. Il nous décrit toutes ces horreurs que l’Afrique cache en son sein, avec désinvolture, non plutôt avec détachement que j’ai fini par comprendre comme étant un acte délibéré de défense afin de ne pas devenir fou, il éteint sa sensibilité pour survivre face à toute cette folie sanguinaire et meurtrière… dont le sens n’est pas toujours bien défini…

La Plume, le Scénario :

j’ai lu ce récit très rapidement car l’écriture de l’auteur est vraiment fluide et plaisante; et puis je me suis attachée très vite à son personnage principal, j’avais vraiment à coeur de savoir jusqu’où le mènerait sa naïveté, son optimisme et j’espérais qu’il arrive au bout de son périple.

Ce n’est pas un récit autobiographique, ni même la rédaction d’une biographie… non c’est bien un témoignage certes mais sorti tout droit des recherches approfondies, d’investigations de la part de l’auteur. Le récit de l’auteur semble si réel, bien qu’on sent que ce qui se passe là-bas est bien plus sordide.

AbramAlmeida a choisi de dépeindre cette migration forcée et balafrée au travers d’un jeune candide des temps modernes; pour rendre le récit plus « lisible » (je ne suis pas sûr que ce mot convienne…) Derrière cet humour corrosif, ce détachement du jeune protagoniste se cache une vérité bien plus insoutenable, des situations bien plus lourdes, sombres et cruelles. Il ne faut pas être naïf, il faut lire entre les lignes que ce qui ce passe en Afrique est plus inhumain que notre imagination pourrait le structurer…

A l’aide de son jeune Burkinabè, l’auteur décrit une Afrique en flamme, en déperdition; accablée entre les famines invisibles, les envahisseurs, les anciens colonisateurs qui maintiennent cet état de fait, les esclavagistes qui agissent en toute impunité et le fatalisme d’une grosse partie de la population désarmée, fatiguée, usée et à bout de souffle…

Quand les intérêts économiques priment sur la vie, la défense des populations…

Ces populations à la dérive, en fuite face à des guerres intestines, des guerres de religion, face à la faim, la maladie… bref en quête d’une vie meilleure, qui pourrait les en blâmer ? Ces populations continuent d’avancer même si le prix à payer est l’humiliation, la torture, la mort et bien pire encore … même s’il faut risquer sa vie, peut-être que de l’autre côté de la mère (j’ai bien aimé l’utilisation de cet homonyme !) Méditerranée la vie sera meilleure…

Le récit d’Abram Almeida ne m’a pas ouvert les yeux car je suivais depuis un certain temps l’actualité de l’Aquarius, ce cargo-sauveteur. mais ce roman m’a fait sursauté, m’a révolté. Ce qui se passe en Afrique est révoltant ! Je vois déjà certains dire « qu’est-ce que la petite révolte d’une européenne bien au chaud dans sa maison ? … oui vous aurez certainement raison, mon sentiment de révolte ne sert pas à grand chose c’est un dur constat… personne ne pèse bien lourd face aux puissants de ce monde… c’est frustrant !

Le roman d’Abram Almeida a le mérite de mettre en lumière ce dysfonctionnement anormal que des populations entière, à court de solutions, ont fini par admettre et à intégrer dans leur quotidien.

En Bref :

Merci à l’auteur pour ce récit poignant, révoltant avec un personnage tout à fait attachant !

Lune Pourpre, Tome 1 : Initiée de Laëtitia Danae

Titre : Lune Pourpre

Tome 1 : Initiée

Auteure : Laëtitia Danae

Éditeur : Éditions SNAG

Genre : Fantasy

Nombre de pages : 508

Fiche Bibliomania

 

 

4ème de couverture :

« Un jour, on m’a dit que ce pouvoir exacerbé qui grandissait en moi ne pouvait plus être caché. Pour le bien de toutes les espèces opprimées, je me devais d’être une initiée ». Lilith, fille de paysan, vit en autarcie dans un village reculé, mangé par les superstitions et les cultes de divinités. Obligée de dissimuler sa vraie nature, elle reçoit un jour la visite d’un homme très singulier, qui prétend pouvoir la protéger de tous les dangers. Malgré elle, Lilith va devoir faire face à de nouvelles responsabilités, dans un monde où elle est considérée comme une icône susceptible de redonner à Hibendrill sa splendeur d’antan. »

Mon avis :

L’histoire :

Lilith, 10 ans, vit avec son père dans un petit village très rural. Elle l’aide aux champs et à la maison. Elle possède une habilité qu’elle doit à tout prix cacher pour préserver sa vie.

Au pied du mur, son père Léon se décide à confier Lilith à une autre communauté qui saura la préserver de la folie du Roi. Ils lui apprendront à contrôler ses pouvoirs et à s’en servir à bon escient mais surtout ils vont lui apprendre à survivre, à se défendre.

Désemparée à l’idée de quitter son foyer, mais curieuse de l’aventure et des dangers qui l’attendent, Lilith part un peu la mort dans l’âme avec Sando.

Lilith est encore loin d’imaginer, de comprendre ce qu’elle représente pour la communauté qui l’a prend en charge. Cette soudaine attention lui fait peur, la perturbe … mais ça lui permet de se soustraire à une mort certaine si le Souverain apprend son existence.

Les personnages :

Lilith : C’est une petite fille solitaire, la compagnie des autres enfants l’indiffère et l’incommode. Elle ne recherche pas de lien au grand dam de son père. Sa particularité secrète l’a met à l’écart, c’est si dur de ne pas utiliser ce pouvoir. Malgré cela, elle éprouve le besoin d’aider, de réparer mais elle ne souhaite pas de compagnie autre que celle de son père.

Léon : Il élève Lilith seul, sa femme est morte en lui laissant un merveilleux cadeau. C’est un paysan qui ne se laisse pas faire, notamment par le prêtre de son village qui essaie de lui imposer sa religion et ses superstitions ridicules. Mais il sent le danger, la solitude et l’habileté de Lilith va se savoir et la mettre en danger; il va alors prendre la lourde décision de confier sa fille à une communauté pour lui sauver la vie.

Je ne peux évidemment pas vous parler des autres personnages sans dévoiler un peu plus les aventures de Lilith… Donc comme d’habitude j’en reste là…

La Plume, le Scénario :

Le style de l’auteur est particulier, prenant et m’a fait visualiser clairement le mode de vie de Lilith ainsi que tous les paysages qu’elle croise.

L’auteur a créé un univers bien à elle avec quand même des repères, des rappels qui font appel à notre imaginaire collectif. Lilith va rencontrer beaucoup de personnes venant d’horizon différent, de peuplade anéantie ou sous le joug du Roi Donavan.

Lilith avec d’autres compagnons va subir un entraînement hors pair pour apprendre à maîtriser son habileté, pour apprendre à se défendre, à résister. Elle devra endurcir son corps et son coeur, car malheureusement son coeur va être mis à rude épreuve, l’auteure ne lui épargne rien !

Suivre Lilith dans son cheminement, dans son évolution fut un réel plaisir. La surprendre en plein doute comme un spectateur qui en sait plus qu’un simple spectateur en rajoute à notre trouble. Lilith est perdue et nous on rage car on ne voit pas le bout du tunnel… c’est frustrant… vous l’aurez vite compris, une fois qu’on est pris dans l’aventure de Lilith on tremble pour elle, on respire de joie (oui oui ça se fait ça …) Bref les mots de l’auteure sont addictifs.

Bien sûr Lilith se retrouve dans une guerre qu’elle n’a pas voulu, qu’elle n’a pas choisi mais elle ne peut pas se défiler, trop de gens compte sur elle; Elle n’est pas seule, elle va lutter avec ses compagnons d’infortune contre ce Roi Donavan qui veut exterminer toutes créatures avec des pouvoirs.

Cette lutte est sans merci et pour avoir une chance d’être victorieuse, elle doit subir un entraînement douloureux et intense, elle doit être initiée.

La solitaire Lilith va devoir s’associer voir plus et comprendre que les amis c’est bien aussi, ça fait du bien; c’est envahissant mais à plusieurs on va plus loin. Et les chances de détruire le Roi sont plus nombreuses…

Un dernier petit mot pour la superbe couverture !!!

En Bref :

Voilà un bon pavé de 508 pages avalé quasi d’une traite, aucune longueur, aucun ennui quelconque; juste une irrépressible envie de continuer et continuer à lire tout en sentant la frustration arriver avec les dernières pages !

Un univers fantastique mêlé d’une certaine réalité s’approchant de la notre, en tout cas peut-être de notre Moyen-Âge.

Nō de Lisa Delacour

Titre : Nō

Auteure : Lisa Delacour

Éditeur : Autoédité

Genre : Fantastique

Nombre de pages : 378

Fiche Bibliomania

 

 

 

4ème de couverture :

« Elle, se définit comme  » une gentille fille « . Après un grave accident et deux mois d’absence, elle retourne à l’université londonienne de Goldsmith. C’est là qu’Isla le rencontre, le nouvel étudiant,  » le beau gosse  » qui lui cache mystérieusement ses origines et pour cause, s’il devait lui révéler, elle apprendrait son plus noir secret. C’est à partir de là que se mettent en place les mécanismes bien rôdés de la tragédie, ceux qui amènent sûrement et inéluctablement nos héros vers leur destin. Mais ce serait sans compter sur l’intervention de forces spirituelles car  » tout n’est pas visible du premier coup d’oeil et ce que l’on voit est souvent trompeur  » déclare Hiko. Cela n’a jamais été aussi vrai que pour Isla et Nathaniel. »

 

Les +
 -Les multiples références répertoriées à la fin
-Une histoire complètement nouvelle
-Des personnages surprenant
Le –
-Le cliché du début

*******

Mon avis :

L’histoire :

L’histoire commence par le retour à l’école d’Isla; en même temps que cette reprise, un nouvel élèvefait également sa rentrée. Il est beau garçon, prévenant, très attirant…

Isla a changé, elle est hypersensible et réagit très vivement à toutes émotions. Quant à Nathaniel, il ne dévoile rien sur lui, il semble avoir un lourd secret.

Pourquoi sont-ils attirés l’un vers l’autre comme des aimants ? Malheureusement, cette attraction n’est pas fortuite et Nathaniel ne se résout pas à révéler ses origines à Isla…

Que va t-il advenir d’eux ? Ont-ils seulement un avenir ensemble ? ont-ils tout court un avenir ??

Les personnages :

Isla : est une jeune fille d’apparence un peu fragile et très sensible. Elle fait un retour timide à l’université après deux mois d’absence pour raison médicale. Elle est très nerveuse et redoute de ne pas supporter le regard des autres élèves. Par contre, elle ne reste pas insensible au mystérieux beau gosse qui semble lui prêter attention plus que de raison.

Nathaniel : le beau gosse ! Il a les cheveux long et noir avec de magnifique yeux bleus (si si je l’ai vu 😉 ) et pour couronner le tout, il se déplace en moto. Il est très attiré par Isla alors qu’il doit garder ses distances, mais c’est plus fort que lui. Il semble sombre et déterminé mais face à Isla il perd tout contrôle et devient négligent au point de risquer sa vie.

La Plume, le Scénario :

Alors ! au début j’ai eu un petit goût de déjà vu… je me suis dit : « oh non, le truc typique du beau rebelle qui tombe sous le charme de la fille ordinaire !!… »

Mais l’histoire se complique, l’auteur introduit un facteur négatif, le genre amour impossible qui mène direct à la mort (bon d’accord c’est du déjà fait aussi…) mais finalement je me suis retrouvée ballottée par les rebondissements et les issues complètement inattendues !

Passant du point de vue d’Isla au point de vue de Nathaniel, j’adore ce système ça donne beaucoup de dynamisme; ensuite, ça permet de voir leur évolution qui est étonnante, l’issue de leur inextricable situation est surprenante aussi !

Ce qui a commencé comme un roman apparemment banal, déjà vu s’est très vite transformé en récit passionnant et bluffant.

J’ai apprécié le fait de découvrir le passé d’Isla et de Nathaniel petit à petit; de lire au fur et à mesure la confrontation entre les deux monde des protagonistes, leurs différences notoires tout ça pour comprendre en même temps qu’eux que ces différences forment un tout et tout complémentaire.

Un petit mot aussi sur les multiples références aussi bien en livres, en musique, tendance asiatique, tendance amérindienne… Bref ce roman fourmille de mille et une référence et c’est vraiment très agréable !!

En Bref :

J’ai été bluffée, et ce roman était réellement un véritable moment de lecture plaisir !

L’Espion de la Reine de Dorian Lake

Titre : L’Espion de la Reine

Auteur : Dorian Lake

Éditeur : Noir d’Absinthe

Genre : Historique, érotique

Format : Epub

Nombre de pages : 172

Fiche Bibliomania

*** Pour Public Averti ***

 

Résumé de l’auteur :

« Versailles, 1776.

Lucien est Garde-du-corps du Roi, prestigieux office qu’il doit à la bienveillance de la royale épouse. Lorsque cette dernière lui demande d’intriguer contre la duchesse d’Aiguillon, il n’a guère d’autre choix que d’accepter. La mission prend rapidement de l’envergure lorsque des espions anglais s’immiscent dans la manœuvre…

Un roman érotique où intrigues de Cour, espionnage, jeux de séduction et duels au sabre se succèdent dans une danse impitoyable. »

Les +
 – La part de réalité historique
 – Les descriptions de Versailles avec ses bons et mauvais côtés
 – Un héros dramatique plein de réalisme
 – Un érotisme à fleur de mots
Le –
 – La relation (sans doute logique de Versailles) de Lucien avec la Reine

Mon avis :

Merci à l’auteur Dorian Lake et aux Éditions Noir d’Absinthe de m’avoir renouvelé leur confiance 😉

L’histoire :

Lucien, Garde du corps du Roi, et espion de la Reine.

Lucien est dévoué corps et âme à la couronne, pour déjouer les intrigues d’un futur assassinat, il devra prendre tous les risques pour contenter la Reine mais aussi préserver le Roi. Afin de réussir sa mission, il devra jouer aussi bien du sabre que de séduction.

Au sein même de la Cour de Versailles où tout n’est qu’apparence, faux semblant et intrigues vénéneuses; Lucien doit se fondre dans ce marasme hautain et sulfureux, ne faire qu’un avec lui, adopter toutes les mimiques.

Alors même que la Reine le tient en laisse, il n’a d’autre chois que d’exécuter ses moindres demandes, tout en étant fidèle au Roi.

Les personnages :

Lucien : il fait partie de la garde du Roi, c’est un garde du corps; il est arrivé dans cette fonction grâce à la bienveillance venimeuse de la Reine; il lui sera redevable éternellement. Il est l’un des meilleurs bretteur du royaume, et pour ça il a dû se battre plus que les autres pour arriver à ce niveau là et acquérir un semblant de respect et de crainte de la part de ses pairs… Vous serez surpris par l’ambiguïté du personnage 😉

La Reine : Elle ne se mêle pas trop de la Cour et reste plutôt au Trianon, mais malgré tout elle garde un œil sur les femmes qui tournent autour de son Roi de mari. Et de son palais, elle élimine ses rivales, enfin certaines rivales. Elle use et abuse de Lucien pour conserver sa dignité de Reine, Lucien est son espion et son faire valoir dans le plus grand secret. Pour sa Reine, Lucien doit éliminer les rivales peu importe la manière. Elle lui demande aussi ou plutôt exige qui se plit à ses désirs sulfureux de dominatrice pour lui faire comprendre qu’il lui appartient, qu’il n’est pas libre.

D’autre femmes traversent la vie de Lucien, différente chacune, lui apportant plaisir, sentiments ambigus et intrigues.

La Plume, le Scénario :

C’est le cinquième roman de Dorian Lake que je lis et je ne m’en lasse pas !

L’écriture de l’auteur est agréable et nous plonge très facilement dans le monde de Versailles.D’ailleurs, peu importe le monde, les mots se suivent et nous entourent pour mieux nous enchaîner à l’histoire.

Dorian Lake ne nous épargne rien, pas de poudre aux yeux… Oui Versailles c’est le faste, c’est les beaux atours, ça brille, c’est les belles toilettes de ces dames mais c’est aussi les fausses apparences, les fausses chastetés, la vertu contre la débauche, les orgies, la puanteur, la crasse, les déjections derrière les portes… c’est aussi tout le petit peuple (maltraité, abusé, violenté) qui travaille nuits et jours pour le bien de toutes ces personnes de la Cour…

J’ai vraiment apprécié cette touche d’Histoire authentique avec des personnages qui ont vraiment existé comme Silas Deane (Diplomate américain) ou encore Vergenne, ministre des Affaires étrangères avec lesquels Lucien interagit. Et puis cette réputation libidineuse de la Reine qui fait vraiment partie de l’histoire.

Une chose m’a déplu, c’est la relation dominant/dominé qu’entretient la reine avec Lucien, et surtout cette propension de la Reine de le traiter comme un objet, un outil de sa vengeance, de sa maîtrise de la Cour… c’est une logique mais ça me rendait triste pur Lucien qui lui reste fataliste…

Le climat entre la France, les États-Unis et l’Angleterre est tendu durant cette période, et c’est sur cette tension que l’auteur tisse son intrigue d’espionnage, d’assassinat. Lucien doit déjouer ce meurtre tout en préservant la réputation d’une dame de la Cour sous l’anonymat. Il éprouve à l’égard de cette favorite de la Reine des sentiments équivoques..Cette ambivalence de sentiments fait faire à Lucien tout ce qu’il est possible de faire jusqu’à infiltrer une soirée de débauche pour arriver à ses fins… A Versailles, il n’y a point d’amour …

Le plus étrange n’est pas tellement son dévouement mais le plaisir coupable qui s’empare de lui lors de ses soirées de luxure… Lucien s’enfonce un peu plus dans l’obscurité de ses commanditaires…

Justement parlons de ses scènes de charme, d’érotisme. Chacun y trouve son compte, il est clair que le sexe est une arme à Versailles. Chaque scène d’érotisme nous éclaire sur la situation des protagonistes; certes ils prennent du plaisir mais à chaque moment le sexe est utilisé dans un seul but, celui d’arracher à quelqu’un des secrets, des confidences ou pire encore celui de faire comprendre qui est le maître et qui est dominé mais c’est aussi une manière de prouver sa loyauté envers une autre personne…

En tout cas, au travers de la prose de Dorian Lake, on se retrouve à Versailles au milieu d’une intrigue qui perdra peut-être Lucien… Il n’est certes pas si ingénu que ça… Versailles a fait de lui ce qu’il est ou plutôt la Reine l’a forgé pour le bien mais peut-être pour le pire également.

En Bref :

Un roman où Histoire, espionnage et érotisme flirtent avec fluidité pour nous faire passer un moment très agréable.

Merci encore aux Éditions Noir d’Absinthe et à l’auteur Dorian Lake pour m’avoir proposé ce partenariat 🙂

Une fille comme elle de Marc Levy

Titre : Une fille comme elle

Auteur : Marc Levy

Éditeur : Robert Laffont

Collection : Versilio

Genre : Contemporain

Nombre de pages : 373

Fiche Bibliomania

 

 

4ème de couverture :

« New York, sur la 5e Avenue, s’élève un petit immeuble pas tout à fait comme les autres… Ses habitants sont très attachés à leur liftier, Deepak, chargé de faire fonctionner l’ascenseur mécanique, une véritable antiquité. Mais la vie de la joyeuse communauté se trouve chamboulée lorsque son collègue de nuit tombe dans l’escalier. Quand Sanji, le mystérieux neveu de Deepak, débarque en sauveur et endosse le costume de liftier, personne ne peut imaginer qu’il est à la tête d’une immense fortune à Bombay… Et encore moins Chloé, l’habitante du dernier étage. Entrez au N°12, Cinquième Avenue, traversez le hall, montez à bord de son antique ascenseur et demandez au liftier de vous embarquer… dans la plus délicieuse des comédies new-yorkaises ! »

Les + :

Des personnages haut en couleur
Une touche d’actualité / réalité
Le clash des générations, des traditions mais avec respect
De l’aventure

Le – :

Peut-être une fin trop rapide (pour moi), mais logique

************

Mon avis :

L’histoire :

Un immeuble cossu, avec un ascenseur mécanique, le n°12 Cinquième Avenue. Deepak est le liftier de jour; il connaît par cœur les habitudes de ses employeurs et il est toujours à l’heure pour chacun d’eux. La nuit  c’est M. Riviera qui s’occupe de l’immeuble. Sans eux, les occupants seraient obligés d’emprunter les escaliers ou de se moderniser mais en perdant un service humain

Cependant, un jour, plusieurs grains de sable enrayent la routine de Deepak;

  1. le liftier de nuit se blesse et ne peut plus assurer son service pendant un certain temps;
  2. Sanji, le neveu par alliance de Deepak, débarque aux États-Unis;
  3. La femme de Deepak n’agit pas comme d’habitude;

Mais que va-t-il advenir des habitants du n°12 de la Cinquième Avenue ?

Il semblerait que certains occupants ont trouvé une idée fort déplaisante pour palier à la défection du liftier de nuit…

Les personnages :

Chloé : est comédienne, mais elle ne peut plus exercer son métier comme avant alors elle trouve quand même des petits rôles de doublure de voix qui lui conviennent. Elle est déterminée et dynamique. Elle vit au dernier étage de ce fameux immeuble. Elle adore Deepak, car il est toujours prévenant et discret avec elle. Elle sait qu’elle peut compter sur lui.

Deepak : est indien, il a une philosophie de vie qui découle très certainement de sa culture indienne mais hélas aussi de ce qu’il a vécu dans son pays. Il est très fier de son travail, et il n’a jamais dérogé à ses principes. Il est attentionné et discret; il répond présent sans jamais se plaindre aux occupants ses employeurs.

Sanji : c’est le neveu de Lali, la femme de Deepak, il arrive fraîchement de Bombay où il a fait fortune et vient aux États-Unis pour affaire et rencontrer un ancien camarade d’école. Malgré sa jeunesse, il applique les traditions de son pays, pas toutes mais au moins la plus importante comme le respect aux anciens. Il semble sans préjugé, et quand il rencontre Chloé, il ne peut plus se l’ôter de la tête… Il est souvent en retard, pas très bien organisé au désespoir de son ami américain.

La Plume, le Scénario :

Un fois n’est pas coutume, je ne peux pas passer à côté d’un livre de Marc Levy.

Et comme à chaque fois, je ne suis aucunement déçue.

Marc Levy sait nous transporter jusque dans la vie de ses personnages; A chaque fois, je n’ai pas l’impression d’être spectatrice mais bien présente dans la vie, dans l’histoire qu’il nous conte.

Une comédie romantique où se mêlent drame, actualité, traditions et culture indienne, le tout autour d’un ascenseur mythique, d’un immeuble occupé par des personnes hautes en couleurs.

J’ai aimé les petits apartés de Chloé pour comprendre petit à petit ce qu’il lui est arrivé, et c’est d’autant plus appréciable que l’auteur délivre la vérité sur Chloé quasi à la fin… En parallèle, par le biais d’une vie qui semble toute simple, celle de Deepak et Lali, on découvre leur passé difficile, leur drame, ce qui les a construit, endurcit mais ils sont restés des personnes généreuses et dévouées. Lali veut aider son neveu, car au travers de son histoire, elle sait ce que Sanji a dû subir et parcourir comme chemin de labeur…

Marc Levy, de façon implicite, avec l’histoire de cette famille indienne nous dépeint une partie des traditions indiennes, cette partie lourde et injuste contre la femme; ce pouvoir patriarcal qui est même lourd a géré, a supporté pour la jeune génération. Au travers de Deepak, de sa façon d’aborder les choses, les gens, on s’aperçoit que sa culture est bien ancrée en lui.

Et puis, dans tous ces personnages, il décrit une partie de la société, chaque occupant à sa particularité; ce petit bout de vie au n°12 est une tranche de réalité et d’espoir toujours qui nous ancre un peu plus dans l’histoire.

Une aventure en immersion dans la vie des personnages; une romance toute douce empruntant des sujets bien réels, des problèmes bien réels, mais pour au bout du compte nous dire qu’il faut vivre, c’est là la seule façon de voir que la vie est belle malgré les embûches aussi grosses soient-elles.

On retrouve avec un petit plaisir non dissimulé un personnage qui navigue dans les romans de Marc Levy 😉 à vous de le retrouver !

Juste un tout petit bémol, mais rien qu’un tout petit… ça compte même pas 😉 LA FIN ! Rhoo, trop rapide, trop légère, trop ouverte… je voulais en savoir plus 😥

En Bref :

Une jolie histoire toute simple en apparence, qui traite de sujet très sérieux, d’actualité, de problèmes de la vie réelle, de la vie en communauté, du choc des cultures, du choc des générations.

Encore un cocktail réussit Monsieur l’auteur 🙂