La Source du Pranium, Tome 1 : Le Carnet d’Anatole K. de Karis Demos

Titre : La Source du Pranium

Tome 1 : Le Carnet d’Anatole K.

Auteur : Karis Demos

Éditeur : Autoédité

Genre : Fantastique, Anticipation

Format : Epub

Nombre de pages : 534

Fiche Bibliomania

Résumé de l’auteur

« 2029.
Des catastrophes naturelles inédites ont détérioré l’état de la planète et provoqué des mouvements migratoires chaotiques. En remède à ces bouleversements, la Fondation Géosophique propose à ses initiés d’atteindre un équilibre spirituel et écologique grâce au pranium, une mystérieuse plante violette porteuse de révélations oniriques.
Anatole, lui, y voit l’opportunité de retrouver sa sœur, enlevée huit ans plus tôt. Très vite, ses recherches vont l’entraîner dans une quête qui le dépasse, celle de la Source du Pranium et des secrets que cet organisme végétal renferme…

Si la sagesse ne parvient pas à sauver l’humanité, peut-être nos rêves le pourront-ils ? »

Mon avis

Merci à l’auteur, Karis Demos, pour sa proposition de découvrir son roman, son univers; C’est un roman d’anticipation et en même temps il est tellement d’actualité ! Serait-ce un avertissement ?

L’histoire

Anatole recherche sa soeur Emma. Enlevée par le mystérieux Homme-Illustré qui a d’ailleurs laissé un cuisant souvenirs à Anatole. Nous somme en 2029, et la planète subit des évènements climatiques violents voir irréversibles… Une nouvelle façon de penser, de voir la vie, de considérer sa vie sur cette planète, en communiant avec cette planète émerge du passé. Avec ce courant de pensée, une étrange plante violette aux propriétés autant captivantes qu’inquiétantes semble galvaniser les foules et fait peur aux politiques en place, en tout cas à ceux qui s’accrochent à leurs derniers avantages et profits.

Les personnages

Anatole Kergoat: c’est un jeune homme qui endosse depuis plusieurs années la responsabilité, la culpabilité de n’avoir pu protéger sa soeur, de n’avoir pu ou su empêcher son enlèvement. Il connait la Géosophie, et possède toutes sortes de connexions sur divers réseaux sociaux détenus et/ou créer par des géosophes, mais ça ne fait pas de lui un géosophe; Il s’en défend d’ailleurs. Pour Anatole, la Géosophie, n’est qu’un moyen de retrouver sa soeur; Si quelques idées, pensées de la géosophie raisonnent en lui, lui plaisent, il se méfie de ce courant de pensée et surtout de leur manière d’accéder à la sagesse.

Philippe Télonis : C’est le coloc d’Anatole, qui lui est complètement versé dans la Géosophie. Il est étudiant en architecture et pour lui ce courant de pensée va l’aider à créer des monuments en accord avec la nature, la planète. Il entraîne Anatole dans un rassemblement dont il n’a aucune idée de l’issue, ça sera pour eux le début d’une aventure dangereuse et intense.

Tout au long du récit, Anatole va rencontrer des personnages étranges, qui le feront douter sans cesse; des alliés précieux vont le mettre sur la voie de sa soeur d’autre voudront se servir de lui; quoiqu’il en soit chaque personnage apporte une dimension différente au récit.

La Plume, le Scénario

L’écriture de l’auteur est tout de suite immersive et limpide; Si l’utilisation de nouvelle technologie, avec des nouveaux mots, apparait, je n’ai pas eu besoin de chercher leurs définitions tant leur utilisation parait très claire et proche de nos utilisations et termes employés (ex: Géoweb). Fait étrange cette Géosophie, cette philosophie qui doit rapprocher les êtres humains de la planète, va de paire avec une technologie poussée à l’extrême.

Le récit est découpé entre le récit d’Anatole, l’Histoire de la Géosophie et l’actualité de la planète. Je le dit à chaque fois, j’aime beaucoup ce procédé car ça rend le récit dynamique, ça permet de faire des pauses dans l’histoire du personnage et en même temps ça rend le récit addictif. Donc évidemment je n’ai jamais rencontré l’ennui au cours de cette lecture !

Je commence d’abord par la vie d’Anatole qu’on suit au travers de la lecture de son carnet, qu’il écrit en vue de retrouver sa soeur; et il ne veut rien omettre ou oublier de lui raconter. Dans ce carnet, Anatole décrit tout le cheminement qu’il a suivi, de son départ à la recherche de sa soeur Emma aux évènements qu’il a traversé . Il y décrit ses expériences avec la géosophie, ses expériences oniriques qui ne sont pas toujours douces. Il raconte comment il est entré en contact avec des personnes haut placées en passant par les anti-géosophes, les services secrets, les fondateurs de la géosophie, les scientifiques… tout ça dans un seul et unique but : retrouver Emma. J’ai vraiment aimé son point de vue face à la géosophie, et son objectif qu’il ne perd jamais de vue malgré les nombreux obstacles.

Passons à présent aux nombreux faits d’Histoire qui parcourt le récit. L’auteur retrace l’Histoire de la Géosophie en passant par de réels évènements historiques (telle la chute du mur de Berlin) et cette façon de faire ancre vraiment le lecteur dans le récit. J’aimerais insister sur le fait que l’on sent dans l’écriture de l’auteur, un travail énorme de recherche et/ou de culture générale qui m’a permis une immersion complète. Et chose tout à fait impensable il y a quelques jours; j’avais envie de vérifier si tel ou tel personnage avait existé ou si tel courant spirituel était réel; bref tout au long du récit je me suis documentée, et avec plaisir ! A aucun moment ça n’a gêné ma lecture et ça, c’est tout simplement incroyable et génial ! Je me suis vraiment enrichie avec toutes ces connaissances ! Merci !

Venons en aux faits d’actualité que l’auteur inclus dans le récit, comme des notifications de journaux, montrant l’activité politique du monde, la recrudescence des évènements climatiques dramatiques, mais aussi certains témoignages de personnes connectées aux réseaux géosophes; Ces intermèdes rendent le récit vivant, plus réel si vous voyez ce que je veux dire. J’avais l’impression de lire les nouvelles du jour, c’était un peu bluffant et surtout flippant, et ça donnait une certaine vraisemblance à l’histoire d’Anatole. Vous allez me dire ou pensez : c’est le but du roman d’anticipation c’est que le lecteur garde un pied dans sa réalité quotidienne et pose l’autre pied dans ce qui serait plausible et cette démarche pousse évidement à la réflexion. Et oui c’est le cas !

Pour finir, l’auteur Karis Demos, abordent les thèmes comme l’écologie, les réfugiés climatiques, les migrants, l’envie et la recherche d’une autre spiritualité plus en phase avec la Nature, la planète et c’est carrément d’actualité, des climatosceptiques, des politiques tendancieuses prêtes sur le devant de la scène à faire des choses mais au final dans les coulisses chacun tire la couverture à lui pour garder encore un peu ses avantages et ses dividendes… l’ouverture totale des frontières du monde n’est pas encore pour maintenant…

L’auteur n’oublie de souligner que dans toutes philosophies, toutes spiritualités il y a des dérives, des extrémistes; si les intentions sont louables et très belles au départ, certains vers pervertissent le fruit, l’âme… ainsi est fait l’Homme, l’Humain !

Pour ne pas terminer sur une note négative, je me suis remise à la méditation et ça fait du bien !! Donc Merci !

 

En Bref

Un récit riche, vivant, dynamique et enrichissant !

Je suis passée par une belle palette d’émotion; comme Anatole, le doute m’a envahit, la trahison a été douloureuse et l’envie de faire confiance était forte malgré cette petite pointe dans le ventre qui dit qu’on fait peut-être fausse route…

Ce fut une de ces lectures que vous lisez avec lenteur pour en savourer chaque ligne et pour bien imprégner votre esprit avec chaque détail !

Merci beaucoup à l’auteur, Karis Demos, pour cette aventure originale, enrichissante et stylée !

 

La Tête Pensante de Patrick-Noël LEFEBVRE

Titre : La Tête Pensante

Auteur : Patrick-Noël Lefebvre

Éditeur : Les Éditions de la Safranède

Genre : Science-Fiction

Format : Pdf

Nombre de pages : 304

Fiche Bibliomania

Résumé de l’auteur

« 2017. Chercheur de renom, le professeur Maréchal est un parfait anticonformiste. Il façonne un super-robot à son effigie, avec un rêve : donner vie à l’Homo Sapiens du 3ème type. Mais que faire pour que l’intelligence d’un humanoïde puisse ressembler à celle de tous les humains ; comment parachever son rêve inouï ?

Il n’y a pas de hasard…

Pendant plus d’une décennie, trois personnalités croisent son chemin et perturbent ses plans :
– Céleste, la créature d’origine inconnue. Elle prétend être venue sur notre Terre pour sauver l’humanité de ses vilénies ;
– Gloria Depp, la surdouée en Intelligence Artificielle. Elle affirme être en mesure de programmer un androïde capable d’apprendre de façon autonome ;
– Diane Maréchal, l’ex-épouse du savant un peu fou.

2030. L’humanité entière serait-elle réduite à néant ?

Mais, qui blâmer dans toutes ses mésaventures hallucinantes : une mirifique créature extraterrestre, les prodigieuses machines à penser ou les Hommes eux-mêmes ? »

Mon avis

Merci aux Éditions de la Safranède et à l’auteur, Patrick-Noël Lefebvre pour m’avoir proposé de lire ce roman de science-fiction entre humain / humanoïde et extraterrestre; De qui doit-on se méfier ? A qui doit-on se fier ?

L’histoire

Patrick-David Maréchal, un chercheur obsédé par son projet va devenir épicentre du devenir de l’humanité !  Il a construit un robot en tout point lui ressemblant mais il ne lui manque plus que l’essentiel : un esprit autonome, auto-critique et doué d’apprentissage; tout ça Gloria Depp le propose à l’éminent professeur ! Elle est la spécialiste de l’Intelligence Artificielle et son carnet d’adresse est très épais ! Quant à Diane l’épouse de Patrick-David, elle a jeté l’éponge et a accepté l’obsession de son époux et s’est éloignée…

Les personnages

Patrick-David : C’est un éminent chercheur en robotique, plus particulièrement cobotique. La soixantaine bedonnante, solitaire, parano; Il a perdu sa femme à cause de son obsession pour son projet. Il est déterminé, obsessionnel, mais malgré tout lucide et réaliste. Fan inconditionnel de musique Rock et de vieilles et belles voitures. Il a assurément l’esprit ouvert. Quant à sa création, il est intraitable et incorruptible! Sa vision des politiques et de la société est assez tranchée.

Gloria : C’est la responsable de L2IA, c’est la spécialiste de l’Intelligence Artificielle. Femme libre, intelligente, perspicace, déterminée et tenace. Personne ne lui refuse quoique ce soit aussi bien les puissants que les communs des mortels.

Leur interaction avec beaucoup de monde mais aussi leur paranoïa permet de protéger leur création. Au travers de leur aventure, ils rencontrent des personnages étranges, destructeurs, inquiétant, facile à manipuler… toutes ces interactions font avancer le plan de l’univers ou peut-être autre chose …

La Plume, le Scénario

 

J’ai trouvé l’écriture de l’auteur un brin trop scientifique, un vocabulaire peu propice à mon imagination.

Certes nous sommes en pleine Science-Fiction donc forcément on a affaire à des scientifiques, des élites de la robotique, cobotiques. Donc pour l’histoire, la création du Pr Maréchal est donc un robot qu’il faut préserver de l’envie des puissants et milliardaires; le Pr tient à empêcher l’utilisation de sa création pour de sombre dessein comme l’asservissement des peuples etc…  j’ai beaucoup peiné à suivre les discussions tantôt avec Gloria tantôt avec Archi.

Ensuite par moment l’auteur se sert de son personnage pour énoncer tout ce qui ne va pas dans notre société, c’est une critique acerbe et sans appel quoique très certainement réelle en certains points mais ces moments digressaient trop de l’histoire principale bien que liée à la parano et la méfiance du Pr Maréchal.

Un autre point m’a beaucoup gêné c’est le nombre inconsidérable de références musicales connues ou inconnues qui a véritablement coupé la fluidité du récit. Entre l’énonciation des interprètes et des titres musicaux en anglais puis leur traduction en français c’était beaucoup trop pour moi. Si quelques unes connues me permettait de comprendre dans quelle humeur se trouvait Patrick-David, le reste était superflu pour ma part…

Le récit bascule soudainement dans le surnaturel imprégné de science quand même, avec l’apparition de Céleste et son obsession de changer tous les humains en personne bienveillante pour son prochain… Les rebondissements liés à cette créature imbattable m’ont surpris pour certain, j’avoue que je ne m’attendais pas du tout à sa source…

Les passages politiques sont pour la plupart tel qu’on peut se les imaginer, assommants, fourbes et trop hésitants, d’ailleurs Céleste règle ça très bien si je puis dire ainsi…

Je dirais que l’histoire dans sa globalité est très intéressante, mais les digressions et les longs dialogues scientifiques ou pas d’ailleurs m’ont davantage perdue plutôt que captivée…

Quant à la fin, elle est surprenante !

En Bref

Je n’ai pas été convaincue par cette lecture, si l’idée de départ et quelques points du récit étaient très très intéressants, l’énonciation massive de références musicales et les dialogues trop digressifs  m’ont perdue. Mon imagination en a pris un coup dans l’aile; malgré certains passages qui relançaient la dynamique … c’était peut-être trop tard pour moi …

Je remercie, quand même, les Éditions de la Safranède pour leur confiance et je suis sincèrement désolée pour l’auteur, Patrick-Noël Lefebvre, d’être passée à côté de cette histoire, je n’étais peut-être pas le bon public pour ce genre de récit.

 

Les Milésiens, tome 1 : Le choix des armes de Étienne Grosjean

Titre : Les Milésiens

Tome 1 : Le choix des armes

Auteur : Étienne Grosjean

Éditeur : Autoédité

Genre : Fantasy

Format : Epub

Nombre de pages : 291

Fiche Bibliomania

Résumé de l’auteur

« Sa respiration haletante trahissait toute son angoisse. Et celle-ci l’enfermait dans des
solutions utopistes. Sitôt calmée, elle s’apercevrait de leur absurdité. Il n’y avait rien à négocier. Depuis toujours, les hommes se battaient et mouraient pour des causes qui leur échappaient. Et quand la mort les enveloppait, ils l’acceptaient avec dignité et honneur. Tel était leur destin. »

Le choix des armes est le tome 1 de la trilogie Les Milésiens.

Tir Bold est une terre celte découpée en 13 nations dont le quotidien est rythmé par les jeux politiques des alliances et des conflits.

Au milieu des luttes de pouvoir, trois individus, tiraillés entre leurs ambitions personnelles, la protection de leurs clans et l’avenir de Tir Bold, découvrent leurs destinées au hasard des vérités et des mensonges, de la bravoure et de la peur. Jour après jour, ils constatent l’ampleur des sacrifices à endurer.

Mon avis

Je remercie l’auteur, Étienne Grosjean, pour m’avoir proposé de découvrir son premier roman sur la mythologie celtique irlandaise.

L’histoire

Tir Bold est une terre celte, toujours en mouvement, traversée par différents peuples qui tour à tour prennent le pouvoir et chassent les précédents. Les Milésiens formés de plusieurs clans maintiennent une toute relative paix au travers de divers jeux politiques et commerciaux.

Cian marié à la fille du récent Haut roi des clans, doit faire face à ses nouvelles responsabilités et prouver à son Haut Roi qu’il est digne de sa fille;

Entre croyance et superstitions, entre intuition et l’envie de faire prendre une direction autre que la guerre aux clans, Elada mesure l’ampleur du chemin à parcourir. Pendant ce temps, le jeune Dervos doit faire ses preuves sur le terrain, entre la peur, l’admiration et l’orgueil, sa mission lui réserve bien des surprises.

Les personnages

Cian : Il a perdu ses parents assez jeune mais il a eu la chance d’être protégé par son oncle; Ainsi il a pu bénéficier d’éducation et d’entraînement au combat. Il rencontre Elada sans espérer la marier mais c’est un homme valeureux et issu d’une famille reconnue et respectée. Il est partagé entre son amour pour la jeune Elada et son désir de prouver sa bravoure à son beau-père, le Haut Roi des clans. Lorsque celui-ci accepte de l’envoyer en mission c’est un déchirement de s’éloigner de son amour mais c’est une chance peut-être d’éviter la guerre et l’exil de son peuple. Il se résout de mauvaise grâce ayant toujours à l’esprit qu’on l’a manipulé dans un but encore inconnu…

Elada : Fille du Haut-Roi des clans et dirigeant de la Nation Corionpiie; Elada se trouve au carrefour des décisions, pouvant faire basculer les clans dans la guerre. Elle en est consciente et essaie de montrer à son père une autre voie que celle de la guerre. De plus, devant de nouvelles responsabilités de vie, elle a peur de l’avenir, d’être seule mais elle reste déterminée et forte face à l’inéluctable. Elle est perspicace et perce à jour les complots, avec franchise et habileté, elle contourne le danger mais elle sait l’inéluctabilité de la situation.

Devros : fils du roi Eporedorix du clan Calévaque; Devros admire ses aînés et se destine à être un combattant; au grand désespoir de sa mère. Mais il se fait une telle joie de partir à la guerre avec son oncle et son père qu’il annihile sa peur mais elle le rattrape vite. Se pensant faible d’avoir peur, il se perd dans sa mésestime de lui. Il lui faudra discuter avec une guerrière silencieuse pour reprendre un peu confiance et face à une mission imprévue, un danger imminent Devros va enfin comprendre qu’un destin étrange l’attend.

Ces trois protagonistes rencontrent beaucoup de personnages différents, apportant chacun sa pierre au récit et dévoilant les forces et les faiblesses des protagonistes.

La Plume, le Scénario

L’écriture de l’auteur est agréable, limpide et à sa manière il m’a plongé dans l’histoire de la mythologie celte irlandaise que je ne connaissais pas du tout.

Étienne Grosjean prend un peu plus du tiers du récit à mettre en place ses protagonistes, leur histoire de clans, leurs difficultés, leur politique, leur façon de voir la vie, leur façon d’évoluer au sein des leurs. J’avoue que j’ai attendu impatiemment la première touche de surnaturel; J’ai un peu peiné, car je trouvais le temps long, la vie des clans, leur façon de s’agencer m’ont un peu lassée… Je pense malgré tout que ce premier tiers pour présenter et mettre en place l’histoire était nécessaire pour la suite;

A l’apparition de la première touche de surnaturel, mon attention fut à nouveau captivée et le récit s’en est trouvé relan; La dynamique a pris une autre tournure et le récit s’est fait plus addictif; car l’auteur sautait d’un chapitre à un autre avec à chaque fois un personnage différent; donc à chaque fin de chapitre, j’étais impatiente de retrouver le personnage que je venais de laisser, et jusqu’aux dernières pages.

L’auteur au travers du récit, introduit un peu de mythologie celte irlandaise;

La vie des clans est organisée autour d’un Haut roi qui dirige tous les clans; Les superstitions et les croyances sont prédominantes et contrôle au moins pour moitié la vie des clans et les décisions des dirigeants. Rien n’est pour ainsi dire fait sans consultations des dieux, par leur biais d’offrandes sanglantes où esclaves et animaux sont sacrifiés sans scrupule. D’ailleurs peu de cas est fait des esclaves…
L’honneur et la bravoure des hommes est le pilier des familles; Les hommes de la famille doivent se distingués aux combats. La guerre est essentielle à un nouveau Haut-Roi pour prouver qu’il a de l’ambition pour son peuple et qu’il n’est pas lâche; choisir les négociations reviendrais à avouer sa faiblesse face à la guerre.

Dans ces clans, pas de place à la négociation, tout n’est que rudesse, complot politique, alliances politiques, afin de montrer qui a le plus de courage, de bravoure;

L’auteur, à l’aide Elada essaie de mettre un peu d’intelligence et moins de muscles, moins d’égo… dans les relations politiques mais la pauvre femme a forte à faire face à cette soif de pouvoir et de sang des ennemis de son père.

En Bref

Un récit un peu long mais malgré tout nécessaire pour le premier tiers de l’histoire; mais tout s’accélère dès l’apparition du surnaturel.

Des personnages intéressants chacun englués dans des traditions, des mentalités brutales et superstitieuses; Des personnages qui ont envie d’évoluer, qui évoluent par la force des choses, par la force du destin mais aussi par leur détermination à rester en vie pour différentes raisons.

Merci, à l’auteur, Étienne Grosjean pour cette aventure au milieu des clans celtes irlandais, une aventure empreint de croyances multiples qu’elles soient religieuses ou politiques.

Les Royaumes Démoniaques, tome 1 : La Roche des Âges de Christopher Evrard

Titre : Les Royaumes Démoniaques

Tome 1 : La Roche des Âges

Auteur : Christopher Evrard

Illustratrice : Jenny Burgy

Éditeur : Autoédité

Genre : Dark Fantasy

Format : Epub

Nombre de pages : 381

Fiche Bibliomania

Résumé de l’auteur

« Mes erreurs sont tout ce qu’il me reste. » – Ciwen

L’horreur et la violence côtoient la féerie et la beauté. La magie et les combats forgent la réalité au jour le jour. Tandis que les légendes et mythe résonnent dans l’inconscient collectif comme des promesses d’un jour meilleur, tel la mystique roche des âges que Ciwen, un mage de foudre, recherche désespérément.

Dans une existence où le macabre est un lot quotidien… Quel est le sens de la vie ? Quel signification mettre à des concepts comme l’amour et la haine, ou la guerre et la paix ? Comment les définir, et les dépasser ?
Tant d’éternelles énigmes qui se posent à chaque instants, depuis la nuit des temps.

Les réponses apparaissent toujours dans le noir, tels des lucioles fuyantes…

Mon avis

Merci beaucoup à l’auteur, Christopher Evrard, pour m’avoir proposé de découvrir son univers, et c’était pas gagné car d’habitude le côté « Dark » d’une histoire me fait fuir; Mais là le résumé m’a convaincu et bien sûr tout le reste !

L’histoire

Ciwen, un mage recherché, traqué poursuit sa route sanglante vers le château où une certaine guilde de mages officie. Il a un seul but, retrouver la Roche des Âges. Son quotidien n’est fait que de combat, de violence et de sang. Il ne sait plus très bien pourquoi il continue, il abhorre cette mesquinerie des hommes, la jalousie et la cupidité qui pousse même le meilleur à trahir pour un peu d’or et d’argent;

Il est fatigué de fuir, de vivre aux aguets; sa vision du monde s’aiguise, ou plutôt il voit de plus en plus ce qu’il aimerait abandonner pour enfin poser ses bagages et continuer à vivre sereinement… mais qui est-il vraiment ? Pourquoi cette étrange ombre s’introduit dans ses songes ?

 

Les personnages

Ciwen : c’est un mage foudre, le seul au monde; d’où il vient, il ne le sait pas lui-même, ses souvenirs sont confus. C’est un guerrier à n’en pas douter, vivre ou mourir : il a choisi ; Il est déterminé à trouver la Roche des Âges, pour quel dessein ? Il a l’idée mais encore pas vraiment les moyens d’y parvenir. Il est impitoyable avec qui en veut à sa vie. Dans le même temps sans jamais se détourner de sa route, il est fatigué, usé par le comportement de ses pairs et ne lésine pas pour aller au-delà de ses propres limites pour aboutir à ses objectifs. Son caractère ne facilite pas les relations sociales, et sa solitude imposée provoque maladresse et méfiance et complique toute communication.  Malgré son côté pragmatique essentiel à sa survie, il démontre par moment qu’il est un grand idéaliste.

Ciwen côtoie beaucoup de monde, des personnages totalement étranges et effrayants; des ennemis redoutables, des alliés inattendus; je vous laisse le plaisir des les découvrir tous.

 

La Plume, le Scénario

Bon, malgré ma petite aversion (« petite peur ») pour le Dark; cette histoire m’a vraiment plus car l’auteur a su préserver mon esprit de mon imagination galopante. Vous allez me dire pourquoi accepter de lire un livre avec un titre pareil : « Les royaumes démoniaques »; ça présageait que le récit n’allait pas être tendre; mais j’ai voulu tenter à nouveau, et puis faut dire que le résumé m’a un peu rendu curieuse. Il y a bien un passage assez difficile à lire, très explicite qui m’a un tout petit peu heurtée…mais bon c’est mon côté ultra sensible.

L’auteur, Christopher Evrard, nous fait entrer dans son monde par le début, le commencement de quelque chose… que j’ai suivi avec attention, sans vraiment comprendre à quoi cela faisait référence; mais ce début est vraiment essentiel il faut vraiment le garder à l’esprit.

Ensuite il nous emmène dans le sillage violent et sanglant de Ciwen;

J’ai vraiment aimé ce personnage car il est totalement imparfait; parfois grossier, il est aussi conscient qu’il fait des choses mal, qu’il a choisi de vivre plutôt que mourir; et quand il tombe sur des personnes qui le traquent, il n’a pas d’état d’âme, c’est lui ou eux…  son choix est vite fait. Sa vie est triste et emplie de combat, de fuite, de chemin de sang et il le dit lui-même ça commence sérieusement à l’user.

Sa quête est difficile, son but est tellement louable presque irréalisable mais Ciwen est déterminé; et il nous pousse à croire en lui et à le suivre.

A côté de l’histoire de Ciwen, la vie des autres personnages s’entrelace dans son destin.

J’ai aimé aussi l’apparition de personnages étranges, effrayant mais qui font partie de ce monde, qui connaissent Ciwen, qui savent qui il est, d’autres qui ne le connaissent que de réputation;  Des mesquins, des attachants, des traitres, des glorieux personnages, et bien plus encore. Oui car il y a plus encore.

L’auteur alterne d’un personnage à un autre; Ciwen étant central; Christopher Evrard donne également de l’importance aux autres protagonistes, en leur laissant la main sur le récit, on voit ce monde, ses rebondissements par les yeux d’autres personnages, chacun se croisant et laissant le lecteur avec les infos que certains personnages n’ont pas et c’est  frustrant, ça donne envie d’intervenir ! De cette manière, le lecteur a vraiment une vue et un savoir presque global sur l’histoire de ce monde, bien que je me doute que l’auteur garde quelques secrets dans sa manche.

Ce monde est épique, bien que fragile; Chacun des protagonistes veut vivre et défendre ce qu’il a de plus précieux, c’est un peu ce qui le rattache à notre monde à notre petite condition d’humain.

Malgré tout j’ai senti cette fin inéluctable, oserais-je dire nécessaire ? Mais dans les méandres de l’obscurité qui menace de tout engloutir, j’ai perçu cette toute petite étincelle revancharde et rebelle qui s’impose et ne demande qu’à exploser.

En Bref

Un récit passionnant, dynamique qui m’a tenu en haleine jusqu’à la dernière page !

Un personnage attachant et déroutant dans son état d’esprit et sa façon de voir la vie, absolument conscient du bien et du mal; un personnage qui fait de son mieux pour se connaître et réaliser son rêve, son objectif qui s’aiguise au fur et à mesure du récit;

Merci à l’auteur, Christopher Evrard de m’avoir tentée et de m’avoir permis de lire, vivre cette aventure brutale (un petit peu quand même), surprenante et passionnante !

 

L’ensorceleur, tome 2 : Le Livre de la Destinée d’Élodie Charriéras

Titre : L’Ensorceleur

Tome 2 : Le Livre de la Destinée

Auteure : Élodie Charriéras

Éditeur : Autoédité

Genre : Fantastique, Jeunesse

Format : Epub

Nombre de pages : 276

Fiche Bibliomania

 

*** ATTENTION PROBABLES SPOILERS ***

pour ceux qui n’auraient pas lu
– L’Ensorceleur, tome 1 : Charmes

Résumé de l’auteure

« Geoffrey Deneyrieux menait une vie normale, jusqu’à sa rencontre avec Isaline.
A 21 ans, celui qui n’était qu’un simple banquier apprend à maîtriser ses pouvoirs et à chasser des forces maléfiques.
Geoffrey n’est pas au bout de ses peines. Qu’il soit prêt ou non, une nouvelle mission lui incombe : retrouver le Livre de la Destinée. Ou l’humanité risque d’être exterminée.
Aidé de son nouvel ami ailé, Geoffrey s’aventure au coeur de puissances qui le dépassent… »

Mon  avis :

Merci à l’auteure Élodie Charriéras de m’avoir proposé la suite de sa série « L’Ensorceleur ».

L’histoire

Geoffrey et Isaline traversent une crise de confiance car non seulement Geoffrey sait maintenant qu’il n’est pas un simple humain surtout il est un puissant sorcier, mais en plus, il apprend qu’Isaline a agit sous le commandement de la Déesse Thaïs. Elle a besoin de lui pour retrouver le fameux Livre de la Destinée qu’elle a perdu en se battant avec une autre divinité. Ce livre doit être retrouvé à tout prix car le sort de l’humanité en dépens. Mais la quête, la mission de Geoffrey est entravée par ses sentiments, sa vie de famille et ses réticences à faire à nouveau confiance. Va t-il trouver le chemin qui le conduira à retrouver le Livre de la Destinée ? Sera t-il assez fort pour dépasser sa méfiance ?

Les personnages

Geoffrey : est toujours aussi beau en tout cas il fait chavirer le coeur de la belle Isaline. Il est traversé par d’affreux doutes, il est en colère souvent, mais il se reprend vite et sa détermination à sauver l’humanité dépasse sa propre méfiance. Il est fâché après Isaline mais il ne peut s’empêcher de l’aimer à la folie

Thaïs: C’est la Déesse qui choisit Geoffrey pour accomplir une mission de haute importance : Trouver le Livre de la Destinée avant que l’humanité disparaisse. C’est une déesse autoritaire, colérique, bien que par moment elle semble bienveillante et apaisante...Elle presse Geoffrey de trouver son livre, peu lui importe ses sentiments de doute. Pour elle ses Créations sont plus importantes que les états d’âme de Geoffrey et Isaline. Elle s’est servie allègrement de la jeune sorcière et la mission d’Isaline terminée, la déesse ne fait plus grand cas de la sorcière. Sur ce coup, la déesse montre bien qu’elle n’hésite pas à se servir des personnes pour retrouver son livre.

D’autres personnages entourent Geoffrey et Isaline, notamment l‘archange destiné à les aider dans sa mission. D’autre personnages, plutôt malveillants entrent en scène, je vous laisse le loisir de les découvrir par vous même.

La Plume, le Scénario

Cette fois j’ai eu un peu plus de mal à entrer dans l’histoire; Geoffrey qui jusqu’à maintenant était un peu naïf, ce rend compte qu’une Déesse à besoin de lui et que pour ça, elle s’est servie d’Isaline… Bref Geoffrey est en colère et il ne se gène pas pour l’exprimer haut et fort à la Déesse.  J’ai trouvé son comportement très puéril, presque déplacé…

Le début a encore cette marque de l’auteur, de décrire systématiquement ses personnages de la tête au pied, ça me gène vraiment cette façon de faire, car je ne trouve pas ça utile au moment où c’est utilisé, ça coupe l’histoire, ça me déconnecte.

Comme dans le tome 1, l’histoire démarre plutôt doucement, lentement peut-être trop, Geoffrey ne sait pas comment faire pour démarrer sa mission et pour le coup en tant que lecteur, j’ai vraiment senti son désarroi et cette impuissance à commencer cette mission.

Alors ce tome m’a un peu dérouté… le couple Geoffrey et Isaline est « dégoulinant d’amour » pardon pour l’expression, c’est vraiment ce que j’ai ressenti.  Passe encore cet amour déclaré à tout bout de champ, c’est juste que j’ai juste eu l’impression qu’il était déclaré mais je n’ai pas réussir à le ressentir. Le comportement de Geoffrey vis à vis d’Isaline ou inversement ne démontre pas cet amour incommensurable, je n’ai pas senti ce lien…

Les femmes, dans ce tome, sont un peu malmenées je trouve; Isaline est en retrait, elle est docile; Elle obéit à Geoffrey, l’attend gentiment mais dans l’angoisse quand Geoffrey doit vérifier une piste…. J’ai trouvé qu’elle avait perdu en substance. Elle est presque transparente, même la Déesse n’en fait plus de cas… Elle pleure beaucoup, l’auteure en a fait presque un fardeau pour Geoffrey. De même la soeur de Geoffrey qui est fiancée de force… et qui abdique pire elle trouve son futur mari méritant… Pfiou ça m’a chauffé ce point… et la seule femme avec un peu de puissance, est autoritaire, capricieuse et colérique, mais encore pas assez puissante car elle besoin de demander de l’aide à un humain / sorcier… Bref je n’aurai pas voulu davantage d’une femme surpuissante mais au moins qu’elles ne soient pas reléguées au rôle de potiche ou d’hystérique… je m’emballe parce que c’est encore un sentiment vif.

Geoffrey effectue certaines missions seul car il ne veut pas que la « faible » sorcière qu’est Isaline soit blessée ou autre … c’est horripilant, et Isaline qui ne trouve rien à redire ça m’a énervé. Geoffrey s’est un peu transformé en chevalier servant très étouffant…

A mon grand regret, je n’en sais toujours pas plus sur Cyprien le frère d’Isaline qui fait encore quelques apparitions dans ce tome, et inquiète toujours sa soeur ou en tout cas la rend très triste.

En Bref

Ce tome 2 m’a un peu déçu;

Les personnages principaux n’évoluent pas beaucoup et accumulent quelques clichés qui m’ont un peu énervé et frustré.

L’enquête, que mènent Goeffrey et Isaline, était intéressante dans son cheminement mais elle n’a pas suffit à faire oublier les points lourds qui ont un peu terni ma lecture.

Je remercie l’auteure, Élodie Charriéras, pour sa confiance renouvelée et je suis désolée que ce tome ne m’ait pas convaincu.

 

L’Impératrice des Chimères de Jérôme Camedescasse

Titre : L’Impératrice des Chimères

Auteur : Jérôme Camedescasse

Illustratrice couverture : Tiphs

Éditeur : Crin de Chimères – Éditions

Collection : Castellar

Genre : Fantasy (plutôt dark)

Format : Epub

Nombre de pages : 502

Fiche Bibliomania

Résumé de l’auteur

« Brouillard de cauchemar mortifère, la Chevelure de Hel a envahi les Terres du Nord. Tjor de Noirelouve est-il animé par sa foi, ou par une sorte de témérité aveugle, pour oser vouloir s’y frotter et chasser une telle malédiction ? Entouré d’une cohorte de « héros » aux motivations aussi variées que douteuses, il devra s’y aventurer et y affronter des créatures vomies des tréfonds des enfers.

Perdition. Aliénation. Au-delà de ces monstruosités et de ces sbires décérébrés, un être malicieux attend. Une entité inconnue déterminée à retourner contre eux angoisses et déchirures de l’âme grâce à moult illusions. Invisible et insaisissable, elle sèmera leur chemin d’embûches, déterminée à les détruire ou les confiner à la folie. »

Mon avis

Je remercie les Éditions Crin de Chimère et l’auteur Jérôme Camedescasse pour ce premier partenariat teinté d’obscurité et de folie assaisonnées de chimères malveillantes !

L’histoire

Un brouillard opaque et lugubre recouvre petit à petit les Terres du Nord, semant désolation, disparition, mort étranges et douloureuses. Ce voile terne cache au plus profond de lui des créatures cauchemardesques, revenues d’où on ne revient pas mais aussi sortant des peurs primales… Un homme va tout tenter pour affronter ce maléfice, il forme une troupe hétéroclite où chacun avec son habileté devra lutter pour survivre et aider Tjor NoireLouve dans sa quête impossible contre le mal !

Les personnages

Tjor Noirelouve : C’est un jeune noble, guerrier de surcroit, disons sachant très bien manier les armes; De nature impulsive, mais toujours trop bienveillant. Certains diront laxiste et pas assez dur pour mener une troupe jusqu’au coeur du mal. Mais il est déterminé et sait se faire respecter; un certain Nain va l’apprendre à ses dépens. Son ordre de service, il le tient de la couronne et il s’est juré de réussir à mener sa quête jusqu’au bout. Pour se donner le plus de chance, il s’entoure d’une clique improbable dont il saura utiliser les habiletés à bon escient. D’où tient-il cette féroce détermination à réussir cette mission ? Qu’à t-il vraiment à y gagner ?

Rehn : c’est une noble également; cette jeune femme arrogante, imbuvable et détestable, a soif de défi, soif d’apprendre; elle méprise violemment ses colistiers mais s’en arrange quand même; elle semble très douée, mais son égocentrisme font d’elle une méchante sorcière; Grande manipulatrice, langue de vipère, elle n’aura de cesse de harceler les plus faibles. Mais au plus fort de son sentiment de supériorité, elle va apprendre et surprendre !

Les 5 autres personnages de cette troupe ont chacun des traits de caractère, une présence bien à eux; Chacun étant intéressant, parfois énervant mais ce qui les rassemble au fond c’est cette peur primale de ce que cache la Chevelure de Hel. A vous de les découvrir.

La Plume, le Scénario

J’ai trouvé la plume de l’auteur très sophistiquée, maitrisée avec un vocabulaire riche et soutenu;

L’écriture de Jérôme Camedescasse m’a plongé direct dans ce monde froid, lugubre et presque collant… poisseux… Pas de doute, dès les premières lignes j’ai ressenti ce froid, cette tension, cette peur comme aveuglée par ce brouillard, à essayer de comprendre ce qui s’y cache pour finalement redouter de savoir…

On suit Noirelouve avec détermination, il insuffle cette motivation à foncer à l’assaut de la Chevelure de Hel; Le choix de ces compagnons peut paraître étrange ou pas vraiment choisi et cette troupe mal assemblée, débute son chemin dans l’animosité et les tensions car chacun va devoir affronter ses peurs mais finalement peut-être pas seul …

L’entité cachée dans la brume est très forte; chacune de ses interventions m’ont complètement bluffé et frustré; L’auteur (ou la créature… on ne sait plus trop…) maltraite, joue avec ses personnages autant qu’avec le lecteur. Je suis partie à fond dans l’aventure tête baissée, je n’ai rien vu venir et à chaque piège … boom je tombais dedans; et si ça n’avait été qu’une fois mais non l’auteur récidive tout au long du récit. C’était vraiment impressionnant mais tellement frustrant pour ma part; l’auteur encore une fois réserve des tours à ses personnages, c’est plutôt horrible parfois; et quand c’est le personnage qui flanche, ça m’a donné l’impression que c’était un pied de nez (du personnage) à l’auteur pour se rebeller… c’était plutôt étrange comme sensation.

Le récit est hanté par la mythologie Nordique, l’auteur trempe ses personnages dans les mythes et légendes pour mieux les perdre ou peut-être renforcer leur détermination; en tout cas c’était très intéressant.

Comment continuer sans trop en dire sur le récit… si certains passages apportent une once d’espoir, d’autre passages plutôt durs et sanglants se chargent de vous faire oublier ou d’occulter cette petite parcelle de lumière… c’était presque effrayant car quand je continuais la lecture, je me suis sentie tendre le dos, me méfier de tel ou tel évènement…

En Bref

Un récit, empreint de Mythologie Nordique, sombre et brutal où les enchantements ne vous procure que chaire de poule et perte de repères;

Des personnages imparfaits, avec leurs faiblesses plus que leurs forces tout à fait intéressant et surprenant !

Merci aux Éditions Crin de Chimère et à l’auteur Jérôme Camedescasse, pour ce voyage, cette aventure (tendue) au milieu des Terres du Nord

 

Crin de Chimère - Éditions

Le Grand Théâtre sur Broadway, tome 1 : Les Talents Maudits de Maristef Rouchy

Titre : Le Grand Théâtre sur Broadway

Tome 1 : Les Talents Maudits

Auteure : Maristef Rouchy

Éditeur : Autoédité

Genre : Jeunesse, Fantastique

Format : Epub

Nombre de pages : 350

Fiche Bibliomania

Résumé de l’auteur

« Lorsque Julius Quidam débarque à New York pour une année sabbatique, tout le champ des possibles s’ouvre à lui ! Mais sa vie en Amérique n’est pas aussi facile qu’il l’avait imaginée. Alors, quand on lui propose un emploi au Grand Théâtre sur Broadway, le jeune homme se lance avec enthousiasme dans l’aventure.

Doté d’une empathie singulière envers les animaux, Julius tente de trouver sa place au théâtre et de mettre à profit son talent. Peu importe l’hostilité du directeur musical Alberich Wagner, le mode de vie particulier des artistes attire irrésistiblement le jeune homme. Cependant, à mesure que le temps passe, il comprend que le théâtre est la cible de trafiquants du Quatrième-Mur, une menace imminente pour les artistes…

Laissez-vous transporter dans les coulisses du Grand Théâtre sur Broadway, aux côtés d’un héros sensible et attachant !

« L’originalité de l’univers créé avec le Grand Théâtre et le don du héros constitue la force de ce roman surprenant aux bases solides. Il s’agit d’une œuvre que l’on prend grand plaisir à lire. »
Diagnostic éditorial – Librinova

Un roman « grand public » pour les amateurs du genre fantastique (à partir de 12-13 ans)

Le Grand Théâtre sur Broadway se présente comme un univers inattendu et attirant. Julius Quidam, seul spectateur au milieu des artistes, se révèle être aussi sensible envers les humains que les animaux, ce qui rend le personnage aussi attachant qu’apaisant. Et l’on se prête à réfléchir aux questions que pose le roman : l’exclusion, l’ostracisme et face à cela, l’amitié, l’ouverture d’esprit mais aussi l’acceptation des croyances, le respect des traditions et des vérités d’autrui. »

Mon avis

Je remercie l’auteur, Mariestef Rouchy de m’avoir proposé son roman en partenariat, j’ai découvert un bel univers;

L’histoire

Julius Quidam arrive à un croisement dans sa vie où d’heureuses possibilités s’ouvrent à lui. Il décide de prendre une année sabbatique avant de reprendre le cours de sa vie comme il se l’était imaginé, il a beaucoup travaillé pour en arriver là et il en est récompensé; l‘appel de l’aventure étant plus fort; il décide avec l’accord de sa future école de partir aux États-Unis. Après quelques déconvenues, Julius est embauché au Grand Théâtre sur Broadway;

Julius, très heureux de cette opportunité, entre dans un monde époustouflant; La vie des artistes est extrêmement réglementée et l’intérieur du Grand Théâtre est une bouffée d’aventure et de bouleversements dont Julius apprend à s’adapter au jour le jour, faisant fis des mauvais regards et du rejet de certains car il n’est qu’un « spectateur », il ne fait pas partie de la grande famille des artistes…

Tout attaché à faire de son mieux et satisfaire ses employeurs, Julius est le témoin caché d’un complot, d’un trafic orchestré par de très vieux ennemis du Grand Théâtre sur Broadway… La vie de tous est menacée et Julius est tiraillé entre protéger les siens ou tout raconter au grand patron et faire face au danger.

Les personnages

Julius : Julius est un grand garçon de plus de 2m, emplit d’empathie et de bienveillance. Sa vie n’a pas toujours été facile mais ça ne l’a pas rendu aigri pour autant. Il a en lui une certaine sensibilité, une belle empathie envers les animaux et les humains ce qui lui permets d’appréhender son espace et d’adapter son comportement au mieux. La haine et la rancœur que certains artistes lui témoignent le touche beaucoup mais il comprend la situation et il a décidé de s’en accommoder; Grâce à Esteban et d’autre, la vie lui parait moins compliquée.

Esteban : c’est un artiste et fils d’artistes, il a toujours vécu au sein du Grand Théâtre sur Broadway et il va devenir un guide précieux pour Julius, doublé d’un meilleur ami. Il fait partie de la confrérie des Machinistes, mais il est né dans une autre confrérie… ce qui lui vaut quelques désagréments… Julius est une bouffée d’air frais dans son paysage, ils se comprennent, certes Esteban est dans une famille aimante et très compréhensive mais quelques détails de leur vies rapprochent ces deux garçons. Esteban est un soutien inébranlable pour Julius, d’une précieuse aide même au plus critique des moments.

Une foule de personnages haut en couleurs, des artistes fréquentent et tournent autour de Julius; Certains alliés d’autres ennemis farouches; cette foule surprenante et bigarrée va émerveillée Julius autant que l’intimider.

La Plume, le Scénario

Comme à mon habitude je fonce tête baissée dans les romans et je ne me rappelais plus vraiment que ce roman était classé dans la catégorie jeunesse (enfin à partir de 12-13 ans); Honnêtement, je ne m’en suis pas vraiment aperçue, j’ai été happée par l’histoire; J’ai juste dis à mon compagnon que pour une fois depuis très longtemps il n’y avait pas de romance dans ce récit et que pour le coup ça ne m’avait pas manqué du tout, tant l’histoire était prenante.

L’écriture de l’auteur est agréable, claire, limpide mon imagination s’est mise en route dès les premiers mots, et ça j’adore ! Autant la vie de Julius avant son grand voyage, qu’autant sa vie dans le Grand Théâtre sur Broadway, je lisais/vivais au travers de ses yeux, c’était très agréable. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde ! Julius est un personnage calme et apaisant, sa vie n’est certes pas facile, mais c’est un personnage qui s’adapte, qui encaisse et apprend de ses faux pas, il est réfléchit et très… trop altruiste (si c’est possible d’être trop altruiste). C’est un personnage lumineux et attachant. Ben oui ça se voit j’adore ce personnage, mais en même temps c’est impossible de ne pas l’aimer !

L’univers créé par l’auteur, Maristef Rouchy, m’a vraiment surprise, je ne crois pas me souvenir d’avoir rencontré un tel univers aussi riche, aussi fantasque (le monde des artistes !). Le Grand Théâtre de Broadway est un monde à lui tout seul c’est impressionnant; en plus d’être très hiérarchisé, organisé, il vend du rêve, il met des étoiles dans les yeux des spectateurs. Le monde du spectacle est agencé comme un monde à part, excluant les spectateurs qui sont pourtant nécessaire à la vie de ce théâtre.

Justement l’auteur, par cette séparation ferme et distincte des artistes et des spectateurs, montre à quel point le rejet de Julius par une partie des artistes, est dictée par l’Histoire et leurs traditions qui sont très ancrées dans leurs moeurs, par la peur de l’autre, de celui qui vient de l’extérieur du groupe, celui qui va apporter ces vérités et bousculer les croyances des uns et bouleversé les autres… Le rejet de Julius est expliqué par l’auteur puis repris dans les réflexions de son personnage qui comprend tout à fait ce qu’il représente.  J’ai eu des difficultés à supporter ce rejet froid et implacable, totalement injuste. De cette séparation de castes (si j’ose parler ainsi) vient l’extrémisme, des valeurs biaisées, des pensées radicales, des fausses croyances et tout ça et l’intrigue parle d’elle-même, apportent la guerre, le combat et des actes beaucoup plus odieux et cruels…

L’auteur aborde aussi un autre thème, celui de l’ouverture d’esprit, il a fallu à Julius ouvrir son esprit pour comprendre ou accepter un état de fait dans ce Grand Théâtre sur Broadway; Par exemple, les croyances d’Esteban se heurtent un moment à la vision plus manichéenne de Julius, car sur la base d’un mot : Talent; les deux amis on une version complètement différente de ce que représente ce mot; à vous de lire vous comprendrez, je ne veux surtout pas spolier c’était un passage très intéressant où respecter les croyances des autres, tout en essayant de les comprendre fut un exercice particulier pour Julius.

L’ouverture d’esprit se trouve aussi à l’endroit même où ils vivent, ce lieu est extraordinaire et tout donne à penser qu’il cache encore bien des secrets !

En Bref

Une histoire magnifique, un univers original, un personnage vraiment attachant !

Que dire de plus ? Je vais attendre la suite avec impatience !!

MERCI à l’auteur, Maristef Rouchy, pour ce voyage dans l’univers des artistes avec Julius comme guide, c’était une aventure étonnante !