Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une de Raphaëlle Giordano

Titre : La deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une

Auteure : Raphaëlle Giordano

Éditeur : Eyrolles

Genre : Développement personnel, contemporain

Nombre de pages : 256

Sorti le 17 septembre 2015

Fiche Bibliomania

 

4ème de couverture :

 » – Vous souffrez probablement d’une forme de routinite aiguë.

   – Une quoi ?

   – Une routinite aiguë. C’est une affection de l’âme qui touche de plus en plus de gens dans le monde, surtout en Occident. Les symptômes sont presque toujours les mêmes : baisse de motivation, morosité chronique, perte de repères et de sens, difficulté à être heureux malgré une opulence de biens matériels, désenchantement, lassitude…

   – Mais… Comment vous savez tout ça ?

   – Je suis routinologue.

   – Routino-quoi ?

Camille, trente-huit ans et quart, a tout, semble-t-il, pour être heureuse. Alors pourquoi a-t-elle l’impression que le bonheur lui a glissé entre les doigts ? Tout ce qu’elle veut, c’est retrouver le chemin de la joie et de l’épanouissement. Quand Claude, routinologue, lui propose un accompagnement original pour l’y aider, elle n’hésite pas longtemps : elle fonce. A travers des expériences étonnantes, créatives et riches de sens, elle va, pas à pas, transformer sa vie et repartir à la conquête de ses rêves… »

Mon avis :

L’histoire :

Camille approche les quarante ans, elle a un fils merveilleux, un mari presque parfait et un boulot. Mais elle se sent usée, fatiguée de se battre à longueur de temps. Son boulot lui apporte peu de réconfort avec des collègues railleurs, des dossiers inintéressant. Quand elle rentre le soir, son mari est devant la télé ou l’ordi, son fils enfermé dans sa chambre sur son téléphone ou sa tablette. Et elle rentre pour préparer le repas, se dispute au passage avec son fils qui préfère sa tablette à ses devoirs, et l’indifférence de son mari. Elle se sent invisible, triste, bonniche et sa vie ne lui plaît plus en tout cas pas comme ça.

A la suite d’une panne de voiture, elle rencontre Claude qui va changer sa vie. Elle se rend compte en discutant avec Claude que ses rêves sont très loin du chemin qu’elle a emprunté et grâce à lui elle va tenter de reconquérir sa vie et partir à la poursuite de ses rêves.

Les personnages :

Camille : C’est une jeune femme de 39 ans, qui s’habille pratique pour pouvoir courir toute la journée au boulot, chercher son fils à l’école, l’emmener à ses activités extra scolaires, faire à manger, s’occuper de sa maison… Bref c’est une femme dynamique mais qui s’est éloigné du bonheur petit à petit par habitude, par praticité, par usure, par déception, par fatigue… Mais elle ne désespère pas et quand Claude lui propose de reconquérir sa vie et son bonheur, elle n’hésite pas une seconde, après tout elle n’a rien à perdre, elle est déjà au bout du rouleau…

Claude c’est le sauveur de Camille, il a peut-être une soixantaine d’année, son visage serein le rend avenant. Il se dit « routinologue » et propose à Camille de l’aider à se rapproprier sa vie avec une thérapie un peu particulière mais qui a déjà fait ses preuves.

Le Plume, le Scénario :

Alors oui c’est un coup de coeur ! Chaque femme de quarante ans ou presque devrait avoir ce livre sur sa table de chevet !

Je pense que beaucoup de femme de presque quarante en est arrivé à la situation de Camille. On est presque toute passée par là, on vit la vie à cent à l’heure, on s’occupe des enfants, des maris, de son boulot… on court toute la journée pour le bien de sa petite famille et ce n’est pas une tare, c’est un choix et au début on est satisfaite de cette vie… sauf qu’au bout du compte on s’épuise et on ne le voit pas tout de suite. On habitue sa famille, à ce que superwoman s’occupe de tout, gère les problèmes, gère le compte bancaire, la plomberie, la garde des enfants, les problèmes de réseau … et tout ce petit monde s’appuie sur nous parce qu’on l’a autorisé et habitué à le faire. Mais non on n’a pas besoin d’aide, on y arrive toute seule… et avouer que ça devient dur c’est quasiment impossible. On se sent terriblement seule, soutien de famille et si on craque, on déséquilibre l’harmonie de la famille. Alors on s’enferme dans son cocon et la vie devient grise…

Mais alors ce livre est une vraie goulée d’air frais. L’aventure-Thérapie de Camille est étonnante et vivifiante. Elle est étonnante car sur le moment évidente mais il ne faut pas s’y tromper reprendre le chemin du bonheur ça demande des efforts, des gros efforts. Et Raphaëlle Giordano déploie tout un planning assez simple à mettre en place pour reconquérir sa vie, mais à quelques conditions qu’il faille vraiment le vouloir et surtout ne pas ménager ses efforts. Il faut avoir envie de sortir de cette grisaille.

Quelques exemples juste pour donner un avant-goût, de se que doit faire Camille:

  • 15 jours pour faire le ménage in/out : c’est à dire se débarrasser de tout ce qui paraît toxique/néfaste/sclérosant dans toutes ses relations et son organisation. Ensuite grand ménage, jeter au moins 10 objets inutiles, ranger, trier, améliorer.
  • Écrire sur une feuille A4 tout ce qu’elle ne veut plus être ou subir…
  • Faire la liste de ses qualités

Et plein de bonnes, très bonnes idées pour se retrouver et retrouver ses rêves.

Dans la lecture de ce roman/guide, un autre point important ressort et ce petit détail est délicieux. C’est le passage de la bienveillance. Camille est aidée et vous verrez par la suite ce que lui demande Claude, seule monnaie acceptable pour payer sa thérapie. Et je trouve cette idée juste géniale, une onde de choc qui pourrait atteindre des sommets. Un geste de bienveillance qui s’étalerait comme une onde que ferait un caillou dans l’eau. Du coup ça m’a rappelé le clip de Claudio Capéo avec sa chanson « Un Homme Debout », où le clip est semé de geste de bienveillance qui s’étire comme une onde de choc.

Ce livre m’a été conseillé par ma collègue de travail et je l’en remercie vivement ! MERCI !

En Bref :

C’était un vrai plaisir de suivre Camille, de s’identifier à elle 🙂

C’est un coup de coeur, il faut que ce livre soit lu par toutes ces femmes et même les hommes aussi qui se retrouvent à quarante ans, au bout du rouleau, usés et très très loin de leurs rêves.

Ce livre devrait être déclaré d’utilité public ! 🙂

MASQUES de Caroline Giraud

Titre : Masques

Auteure : Caroline Giraud

Editeur : Autoédité

Genre : Fantastique, Aventure

Nombre de pages : 271

Sorti le 15/04/2017

Fiche Bibliomania

 

Résumé auteure :

« Pascal est un Érudit. Calculer, c’est là toute sa vie : la distance entre les planètes, l’heure exacte à laquelle il doit partir du bureau pour aller chercher son fils à l’école. Sophie est une Noble. Qu’elle ait pu souhaiter travailler, écrire ou faire du sport n’a aucune importance. Cela ne lui est pas nécessaire : le bras de son époux, le roi, suffit à remplir sa haute existence. Scarlett est une Bohémienne. Du lever du soleil à la tombée de la nuit, le son de sa guitare piste les passants. Les trottoirs la connaissent, assise sur le chemin de tous et de chacun. Elle est la fille de la meilleure, la plus belle, la plus chère des prostituées de Paris. Son destin résonne dans sa voix : elle ne sera jamais rien d’autre que la fille de la prostituée. 

Eric Shimmer. L’un des Hackers. Ils se tiennent silencieusement à l’extérieur de la ville, une arme à la main, car ils n’ont pas le droit d’entrer. Ils aiment la guerre et le sang , on les croit fous… mais peut-être attendent-ils bien plus de leur combat. Ils veulent la liberté. »

 

Mon avis :

Tout d’abord MERCIIII à l’auteure #Caroline Giraud de m’avoir proposé son roman si gentiment 🙂

L’histoire :

Pascal, l’Érudit est agacé de trouver sur son chemin tous les jours, Scarlett la bohémienne. Ce son de guitare affreux, cette voix discordante … mais paradoxalement, quand il ne la voit pas, il la cherche, il ressent un manque …

Le monde ne tourne plus très rond, les masques ont disparu…

Les Hackers cherchent à tout prix les masques qui tiennent la société en ordre. Ils veulent le désordre, ils veulent ces masques que le Sphinx a caché.

Le Sphinx a tout oublié de l’endroit où elle a caché les masques, mais elle a laissé des énigmes que seul un Érudit peu résoudre.

Pascal est le meilleur des Érudits, les Hackers le veulent, le cherchent et pour ça rien ne les arrête.

Sophie la Noble, Pascal l’Érudit et Scarlett la Bohémienne, des êtres qui n’auraient jamais dû se fréquenter, ni même se parler, vont être obligés de cohabiter, de travailler ensembles pour retrouver les masques et redonner du sens au monde. Ils vont devoir affronter les Hackers sans pitié, tortionnaires prêts à tout pour retrouver les masques avant notre drôle de groupe.

Les personnages :

Pascal est un Érudit quarantenaire, qui ne vit que pour les chiffres, l’argent et la connaissance. Il méprise presque tout le reste. Il est rebuté par les bohémiennes, pourtant Scarlett retient son attention et il ne comprend pas bien pourquoi… Tout d’abord tenté d’abandonner cette quête, il n’arrive pas à renoncer, c’est plus fort que lui.

Sophie est une Noble, sa vie n’est qu’une source d’ennui, de frivolité entre surveiller le dernier de ses fils, apaiser les humeurs belliqueuses du son premier fils et son époux couard, plongé dans l’immobilisme et l’ignorance. Mais elle se révélera être une très bonne médiatrice, et fera preuve d’une courageuse détermination quand il le faudra.

Scarlett, c’est une jeune femme tout feu tout flamme, appartenant à la caste des bohémienne. Au caractère bien trempé, très impatiente, et surtout dédaignant les Éliteux et les Noblard. Sa logique tout à elle, les sortira très souvent du pétrin.

Shimmer : c’est un Hacker épris de liberté. Ne supportant plus d’être mis au ban de la société mais désirant ardemment le pouvoir. Cette envie irrépressible de pouvoir va le conduire a une extrême sauvagerie, une barbarie. Adepte de coups et blessures, de torture et bien pire encore pour arriver à ses fins. il ne cessera de poursuivre le petit groupe de Pascal leur infligeant maintes souffrances mais sans jamais réussir à les séparer.

La plume, le scénario :

Avec « Masques », nous sommes dans un roman  mêlant créature mystérieuse, Royauté, hiérarchie de caste et téléphone portable !

J’ai commencé ce roman dès que je l’ai reçu et je ne l’ai plus lâché que pour aller dormir et travailler 😦 à ma grande impatience .

J’ai aimé ce blocage du monde sur des castes qui ne s’aiment pas, car différent les uns des autres et pour le coup engendrant méfiance, peur irrationnelle et bien d’autres clivages. Ce monde voué à ne pas évoluer, ou tout du moins favorisant certaines classes tout en acceptant aucun mélange, aucune fréquentation de quelque nature que ce soit… Bon évidemment, ça m’a fait penser à notre société qui a encore du mal à dépasser certaines mœurs, certaines idées moyenâgeuses. Et oui les habitudes ont la dent dure. L’auteure bien sûr a accentué ces traits de différences, cette animosité face à l’autre quoique parfois ce n’est pas si accentué…

Chaque chapitre est consacré au point de vue d’un personnage sur l’avancée de leur aventure. Ce qui rend le récit dynamique, rapide. Et surtout chaque personnage a son côté positif et son côté obscur. Les masques avaient cette faculté de cacher certaines vérités, en tout cas de les rendre invisible… d’empêcher le destin de se réaliser, d’anéantir toute tentative de rébellion en maintenant appuyer sur les traits de caractères obscurs.

Chacun des protagonistes veut retrouver les masques pour une raison. Le moyen d’y arriver est très discutable concernant les Hackers…

L’important dans ce récit c’est qu’il démontre qu’on ne peut pas faire grand chose tout seul. C’est toujours mieux de conjuguer les talents et d’avancer ensemble, dépasser les clivages, et apprendre à se connaître, à s’apprécier mais aussi à se comprendre. Il est parfois nécessaire de comprendre pourquoi les personnes agissent d’une façon qui nous déplaît, qu’est ce qui les à pousser à choisir tel camp et pas un autre ?

J’ai ressenti cette lecture de cette façon, un récit ou plutôt une ode à la fraternité, à l’entraide. Un récit pour aller vers l’autre si différent mais qui finalement nous ressemble un peu…

Bon il y a ce côté se concentrant sur les castes, mais aussi cette folle aventure au travers de Paris. Nos héros traversent un Paris qui n’est pas tout à fait le nôtre. Le Sphinx a laissé des énigmes pour retrouver les masques, et c’est au travers des solutions que l’auteure nous fait visiter son Paris. J’ai donc été chercher toutes ces références aux statues et au jardin des plantes, à la forêt de Fontainebleau et l’histoire du quartier du marais de Paris. Toutes ces petites recherches se sont révélées passionnantes !!! Merci beaucoup Caroline Giraud 🙂

Ce roman fut un réel plaisir de lire, partagée entre l’enthousiasme de Scarlett, la passion retenue de l’Érudit, la barbarie du Hacker et le merveilleux entretenu par le Sphinx 🙂

En Bref :

Un roman passionnant et instructif !! Oui oui j’ai découvert des choses sur Paris que je ne connaissais pas.

Avec ce récit, j’ai pu voyager jusqu’à Paris et vivre une aventure captivante !!

Caraval de Stephanie Garber

Titre : Caraval

Auteur : Stephanie Garber

Éditeur : Bayard

Genre : Jeunesse

Nombre de pages : 479

Sorti le 8 février 2017

Fiche Bibliomania

Discussion Livraddict

4ème de couverture :

« Attention, ne vous laissez pas trop prendre au jeu… »

Mon avis :

L’histoire :

Scarlett et Tella vivent sur une île avec un père despotique et violent. Scarlett doit bientôt se marier avec un inconnu que lui a choisi son père. Elle voit là une occasion de se défaire de l’emprise de son père. Depuis de nombreuses années, elle rêve de faire venir le grand spectacle de Caraval sur son île, mais dit-on il ne passe jamais deux fois au même endroit. Ces lettres restent mortes jusqu’au jour où elle annonce au grand maître son mariage. Et là contre toute attente, elle reçoit trois invitations à Caraval situé à 2 jours de son île. Scarlett et Tella n’ont pas le même point de vue mais elles vont finalement se retrouver au milieu du grand spectacle de Caraval !

Les personnages :

Scarlett : C’est l’aînée, elle a juré de toujours protéger sa soeur, quoi qu’il lui en coûte. elle pense que son futur mariage va les mettre à l’abri de son père despotique et donc même si elle doit sacrifier ses idéaux rien n’est plus important que leur sécurité. Elle doute beaucoup, son père s’est chargé de lui faire ressentir ce sentiment d’impuissance, de faiblesse mais sa soeur est beaucoup plus importante que tout ça.

Tella : c’est la cadette, elle est révoltée, espiègle, insouciante et ne pense qu’à une chose : libérer sa soeur du joug de son père et l’empêcher de se marier avec un homme qu’elle ne connaît pas. Elle fonce tête baissée, mais elle a une telle foi en sa grande soeur qu’elle sait que Scarlett sera toujours là pour elle.

Julian : c’est un marin qui a séduit Tella ou a été séduit d’ailleurs. C’est leur billet de sortie de leur île prison pour le grand spectacle de Caraval ! Il est mystérieux, énervant, égoïste et arriviste. Il ne fait les choses que si elles lui apportent un quelconque bénéfice. Il est un peu détestable quand même … Mais il permet à Scarlett, par la force, de se sauver de l’île paternelle.

Une multitude de personnages colorés, haut en couleur plein de charme et de maléfices vont graviter autour de Scarlett pour l’aider ou au contraire l’induire en erreur et l’amener à la folie… mais je ne ferais pas l’inventaire de ses personnages tous très intéressant mais gare aux spoilers !

La Plume, le Scénario :

Je me suis lancée au hasard dans ce livre, je l’ai vu certes partout dans les forums sans jamais m’attarder sur les avis, puis je l’ai pris à la médiathèque où je travaille.

On entre dans la vie de Scarlett par une correspondance épistolaire à sens unique… Scarlett envoie des missives au grand maître Légende de Caraval. Mais malheureusement, ses courriers restent lettres mortes… Jusqu’au jour où elle reçoit une invitation pour trois.

On entre dans la peau de Scarlett très facilement. On peut comprendre ses réticences, ses motivations… tout est très bien expliqué par l’auteure.

Scarlett entre dans Caraval comme on entre dans un monde magique, épineux et maléfique… car ses peurs sont tellement fortes qu’elles fanent le jeu, qu’elles le travestissent… mais une fois prise au dépourvu et n’ayant plus de choix possible, un monde merveilleux et dangereux s’ouvre à Scarlett !

Attention, l’auteur ne cesse de le répéter ce n’est qu’un jeu « rien ici n’est réel, tout n’est qu’illusion… », tout au long du récit plusieurs personnages ne cessent de répéter cette sorte de mantra à Scarlett. Le jeu est puissant mais il faut garder à l’esprit que cela reste un jeu.

Scarlett est un peu énervante quand elle ne voit pas le danger qui est devant son nez… elle est tellement préoccupée à retrouver sa soeur. Elle a peur, mais elle reste droite et se motive sans arrêt quand l’angoisse est trop forte et qu’elle risque de l’emmener elle se ressaisit en pensant à sauver sa soeur.

L’auteure décrit les émotions que ressent Scarlett avec beaucoup de magie. Le fait que Scarlett voit les émotions des autres en couleur, et ressent aussi les odeurs de ses émotions. Ces descriptions disséminées partout dans le récit offre une petite touche de magie romantique et dangereuse.

On ressent cette magie illusionniste, qui se fane à l’aube quand le jour semble naître. Caraval s’endort pour mieux renaître la nuit où presque tout est permis (petite parenthèse : cela m’a fait penser à film animé « Le voyage de Chihiro » de Hayao Miyasaki)

Tout le jeu repose sur des indices, sur une énigme à résoudre qui aboutit à un souhait 🙂 Qui n’a pas rêvé de participer à un tel jeu ?!? Certes l’enjeu est plus que motivant et fait peur mais c’est tellement excitant !!

C’est aussi l’occasion pour Scarlett d’être formée ou initiée. Sortir du cocon paternel pour découvrir qui elle est vraiment et surtout de quoi elle est capable.

  1. elle est séparée de sa soeur
  2. elle se retrouve, seule ou plutôt accompagnée d’un marin en qui elle n’a nullement confiance, qui va l’amener au bout d’elle même.
  3. elle va découvrir qui elle est vraiment et va grandir et pouvoir affirmer ce qu’elle gardait depuis si longtemps au fond d’elle même !

Ce récit jeunesse est d’une incroyable richesse, mais attention pour lire ce livre, il faut avoir gardé au moins un petit bout de son âme d’enfant !

En Bref :

Bon il me reste tout un tas de questions sans réponses … MAIS

J’ai été conquise et ce retournement de situation tout à la fin de l’histoire ! WOW !!! Je veux lire la suite !!!

Pax et le petit soldat de Sara Pennypacker

Titre : Pax et le petit soldat

Auteur : Sara Pennypacker

Éditeur : Gallimard Jeunesse

Genre : Jeunesse

Nombre de pages : 320

Sorti le 12 janvier 2017

Fiche bibliomania

 

4ème de couverture :

Un garçon et son renard que la vie sépare, l’histoire d’une indéfectible amitié. Un roman d’aventures d’une intensité bouleversante.

Mon avis :

L’histoire :

Peter a recueilli un petit renard, ils sont inséparables mais un jour son père lui demande l’impossible … Ils partent et il doit laisser son renard dans la forêt. Peter refuse mais son père va lui faire croire que c’est mieux pour le petit renard de retourner à la vie sauvage… De son côté Pax sent bien qu’il se passe quelque chose de bizarre l’odeur de son humain ne dit rien de bon; et voilà que Pax se retrouve seul dans la forêt et il ne sait pas comment il va survivre en attendant que son Peter vienne le chercher parce que bien sur son humain va revenir

Les personnages :

Peter est un jeune garçon qui vit avec son père mais un jour la guerre les rattrape et le père part s’engager et emmène Peter et l’oblige à abandonner son seul ami. Peter est déterminé, il s’enfuit car il veut à tout prix retrouver son renard, il a peur qu’il ne sache comment survivre sans lui. Il sait au plus profond de lui que l’animal va l’attendre. Il est fort, un peu fougueux mais ça il va apprendre à se maîtriser et à réfléchir au côté de Vola.

Vola, c’est une femme marginale, sans âge et avec une jambe particulière. Elle surprend Peter et décide contre tout attente de l’aider et surtout de lui permettre de se maîtriser et de réfléchir à sa situation. Son aide aura un retour inattendu. C’est une femme rêche mais elle cache beaucoup de tendresse à l’intérieur d’elle.

Pax,c’est un petit renard apprivoisé et surtout qui sent fort l’humain. Les autres renards et autres espèces se méfient de lui car il a approché les humains assez pour porter leur odeur. Il est démuni quand son humain le laisse dans cette forêt où il venait jouer avec lui, mais cette fois il est seul et il ne sait pas comment manger ni comment boire… Il va faire des rencontres inattendues, fortes en émotion et surtout il rencontre Gris qui va le guider et lui apprendre quelques petites astuces pour survivre.

Gris, c’est un vieux renard avec une famille, qui part chercher un autre endroit pour mettre sa famille à l’abri de la guerre qui ravage tout. Il emmène Pax avec lui et ensemble ils partent à la recherche d’un lieu plus accueillant. Il est ronchon mais il éprouve déjà pour Pax une tendresse paternelle, il décide de le guider …

Il y a aussi Hérissée et Avorton et d’autres humains dont Peter va faire la connaissance mais ça il va falloir lire le livre !

La Plume, le scénario :

Ce livre est une merveille poétique malgré la guerre qui rôde autour. Sara Pennypacker nous décrit cette amitié si forte et hors du commun avec beaucoup de poésie.

C’est un roman de formation, d’initiation. Cette fois,  c’est pas très commun nous avons deux héros : Pax et Peter. Chacun de ces deux personnages va vivre des aventures en parallèle de l’autre.

Le roman est construit selon la structure : La séparation, la réclusion et enfin la réintégration (oui oui je viens de suivre un cours sur le roman de formation et je ressors ma science 😉 )

Peter est contraint d’abandonner Pax dans la forêt avant de déménager chez son grand-père car son père part à la guerre (= la séparation). Mais cette décision forcée, il la regrette déjà et s’en veut terriblement de ne pas avoir tenu tête à son père et de ne pas avoir emmené Pax avec eux. Il décide de fuir et se retrouve tout seul  à 300 km de son renard avec la seule détermination de retrouver son ami (= la réclusion). Heureusement il rencontre Vola (=ancêtre), elle le garde pour le soigner d’abord et lui mener la vie dure pendant des semaines pour le faire mûrir, le faire grandir pour en quelque sorte l’initier à la vie. Ensuite quand il quittera Vola, il sera quoi faire, il ne sera plus le même petit garçon craintif mais déterminé. Il aura d’un coup grandit et il arrivera à cette fin heureuse ou pas ou en tout cas logique (=réintégration)

Pax suit le même parcours initiatique. Il se retrouve seul après que son humain l’ai abandonné dans la forêt (=séparation). il se sent seul et démuni, il a faim, soif (=réclusion). Puis il fait la rencontre de plusieurs animaux de son espèce et surtout Gris (=ancêtre), qui va en quelque sorte lui apprendre la survie. Pax suit Gris dans sa recherche d’un endroit meilleur pour sa famille et il va apprendre beaucoup au côté de Gris. Et tout comme son humain, Peter, Pax arrivera à grandir, à mûrir et devenir un vrai renard sauvage, il retrouve sa liberté d’animal de la forêt (=réintégration) ;  et peut-être qu’un jour il retrouvera son Peter… peut-être…

Leur évolution est suivie en alternance d’un chapitre à l’autre, indiqué par une tête de renard ou une tête de garçon. Cette alternance rend le récit dynamique, et surtout elle rend le lecteur complètement addict, car on veut à tout prix connaître la suite de l’un ou de l’autre sans arrêt jusqu’à la fin du roman.

Petite modif après publication, j’ai oublié de citer l’illustrateur Jon Klassen illustrateur de nombreux albums pour la jeunesse et également l’auteur de l’album « Je veux mon chapeau (I want my hat back) ». Pour Pax, la couverture et les illustrations internes sont tout simplement complémentaire au texte et superbe !

En Bref :

J’ai adoré ce roman, il est bouleversant et époustouflant ! Non les mots ne sont pas si fort !!

C’est d’une telle poésie, une telle amitié c’est très beau.

Amour, les 10 commandements de Suzanne Marty

Titre : Amour, les 10 commandements

Auteure : Suzanne Marty

Éditeur : Auto-édité

Genre : contemporain, humoristique, psychologique

Nombre de pages : 92

Sorti le 7 février 2017

Fiche Bibliomania

 

Résumé Livraddict :

« Le domaine de notre vie qui génère le plus de frustrations et de déceptions est sans aucun doute le domaine amoureux. Que de temps perdu à soupirer après de beaux indifférents, à attendre l’improbable coup de fil d’un troll sexy ; que d’énergie gaspillée dans des histoires foireuses, que de larmes versées à cause d’illusions perdues…
Pour que cette malédiction cesse, j’ai tenté d’établir la liste des grands principes qu’il me paraît judicieux de respecter dans le domaine amoureux. »

Après son roman « La rousse qui croyait au père Noël », Suzanne Marty explore dix raisons qui font échouer la plupart des relations amoureuses. Un petit livre entre humour et sérieux qui s’adresse à tous les hommes et femmes à la recherche de l’amour avec un grand A !

Mon avis :

Merci à Livraddict et à l’auteure Suzanne Marty pour ce partenariat rafraîchissant !

Ce petit livre de 92 pages et un concentré de tout ce que n’importe quel homme ou femme pourrait penser de l’Amour ! Quelle géniale idée de les transposer en commandements, c’est très drôle parfois touchant… Chacun se retrouve dans l’un ou l’autre car oui l’Amour c’est pas simple, c’est même dur, c’est compliqué, c’est décevant, c’est frustrant, c’est douloureux mais alors pourquoi aime t-on ?!? Ben oui parce que ça vaut le coup quand mêêêmmme !

Bon j’ai terminé ce roman avec une sensation un peu pessimiste… oui ce recueil de commandements est un brin pessimiste. Car il ne faut pas se leurrer, l’Amour c’est un piège pour les romantiques, les fleurs bleus, les cœurs d’artichaut … Oui il faut se méfier de se qu’on croit ressentir et l’auteur nous aide à y voir plus clair.

Bien sûr, on pourrait se dire au diable tous ces calculs, toutes ces vérifs mais on sait très bien, je reste persuadée que chacun de nous a été, est ou sera blessé à un moment donné dans sa vie amoureuse. C’est ce qui nous construit un peu, c’est difficile (pas impossible) de trouver la paix sans amour.

L’auteur nous engage à faire le tri entre ce que ressent notre coeur, notre cerveau et notre sacrosaint macrobiote. Et c’est pas une mince affaire, surtout qu’une fois qu’on a réussi il faut que notre partenaire soit aussi clean de son côté 😀 !

Suzanne Marty nous parle de l’Amour avec beaucoup d’humour, d’amertume parfois, de tristesse aussi. Car l’Amour n’épargne malheureusement personne.

Je déclare que chacun de nous devrait posséder ce petit recueil dans sa bibliothèque, non il devrait rester bien en vue dans la PAL 😉 pour nous donner envie de replonger dedans de temps en temps.

Merci Suzanne Marty pour ce joli emballage et cette gentille dédicace c’est super sympa, une dédicace qui me va droit au coeur ❤

En Bref :

Ce recueil doit être déclaré D’UTILITÉ PUBLIQUE !!!

La Bibliothèque, T1 : Grandir de Pauline Deysson

Titre : La Bibliothèque

Tome 1 : Grandir

Auteure : Pauline Deysson

Genre : Science Fiction, Philosophie

Éditeur : Auto édité

Sorti le 30 juillet 2016

Fiche Bibliomania

 

4ème de couverture :

Imaginez un monde où ni la pauvreté, ni la guerre, ni les livres n’existeraient plus. Le technomonde.

Imaginez un lieu hors du temps, qui abriterait tous les rêves de l’humanité. La Bibliothèque.

Imaginez que ces deux univers se rencontrent.

A 10 ans, Émilie est choisie pour devenir la nouvelle Bibliothécaire.

Elle a le pouvoir d’entrer dans les rêves, et de les vivre comme s’ils étaient réels.

Son premier livre la conduira sur une voie semée d’embûches, de magie et de doutes. L’accompagnerez-vous?

Mon avis :

Je remercie Livraddict pour ce partenariat ainsi que l’auteure Pauline Deysson.

l’histoire :

C’est l’histoire d’Émilie, une jeune fille de 16 ans qui est habitante du techno-monde. Chaque être vivant est heureux, comblé par un Revery. Cette machine est connectée à vous et détecte vos besoins et vos désirs pour ensuite les combler. Arrive enfin pour Émilie, l’étape finale, le test pour gagner son autonomie et surtout son propre Revery. A la suite de ce test  qui s’assure que votre éducation, votre embrigadement a bien fonctionné, Émilie va bientôt posséder son Revery… Est ce vraiment ce qu’elle veut ?

Les personnages :

Émilie c’est une jeune fille qui se sent décalée de ses camarades et rajuste souvent le tir pour ne pas être trop différente. Elle aime la liberté plus que tout, les découvertes. Elle est volontaire, intuitive, très déductive et surtout déterminée à aider les autres.

Antonie : c’est l’ancienne qui s’occupe de la Bibliothèque sur un autre plan de dimension. Elle approche peut-être de son temps et cherche un ou une remplaçante. Mais le travail de l’auteur(e) qu’elle va trouver, va être ardu, il faudra lutter contre le techno-monde…

Emilie va rencontrer de multiple personnes prêtes à l’aider partout où elle ira. Les débuts sont laborieux car ses compagnons vont devoir lui faire confiance, mais après ils formeront presque une famille.

La plume, le scénario :

La 4ème de couverture m’a intriguée, une lutte entre Bibliothèque et Techno-monde !

Tout d’abord, le style de l’auteur est très philosophiquetrès littéraire, très bien écrit, trop bien… j’ai eu l’impression que c’était très scolaire, pas au sens simple, non au sens où rien ne dépasse. Tout est très respecté. Une syntaxe grammaticale parfaite, des phrases parfaites. Et cette perfection m’a entravé… j’ai eu du mal à entrer dans le récit.

Après c’est cet imbriquement de réalités qui m’a un peu perturbé… Je m’explique : une fois qu’Émilie se trouve dans un livre/monde ont a tendance à partir avec elle et hop on se réveille brutalement comme elle dans la bibliothèque. J’ai éprouvé comme elle d’ailleurs de la déception à chaque fois qu’elle revenait à la bibliothèque. De plus il faut se ressaisir et se remémorer dans qu’elle monde Émilie se trouve…

J’ai également trouvé certains passages trop long, mais certainement nécessaire à la pose du l’histoire.

Dernier bémol, la lutte entre le Techno-monde et les LIVRES papier ou la Bibliothèque était un peu énervante, je m’explique : C’est typique d’une bibliothécaire de rejeter le numérique alors qu’on devrait s’allier et non essayer d’étouffer l’autre pour la suprématie de l’un. En entre dans un monde où le numérique est en pleine expansion et justement c’est le moment pour les Bibliothèques, qui perdent des adhérents, de changer… mais ça c’est évidemment un autre débat. Mais je n’ai pas pu m’empêcher de faire une corrélation avec notre société. Je suis moi-même adepte du livre papier pour plein de raisons, mais je suis en pleine réflexion sur ce qu’apporte le numérique de positif à la Bibliothèque, sans pour autant éliminer complètement le papier… surtout pas !

Avec du recul, les aventures d’Émilie dans son livre, enfin le livre d’Antonie, sont captivantes. Chaque tableau correspondant à une strophe à décrypter, à un monde merveilleux. Émilie rencontre des êtres fascinants et étonnants. Toutes ces épreuves pour visiter le monde dans son entier, tout découvrir et rien. Le passé, le présent, le futur. Une vision intéressante.

Émilie s’adapte étonnamment bien, à cet univers complètement renversant. Elle comprend vite le rôle qu’elle devra tenir dans cette bibliothèque. Nourrir ces âmes, sauver tous les rêves, les enrichir pour maintenir la liberté, le libre arbitre, face au techno-monde où tout est pré-mâché, pré-établit où l’on vous guide pour mieux vous manipuler. Point de vue intéressant mais discutable.

En Bref :

Je suis finalement passé à côté, cet univers est passionnant mais pour moi l’écriture très littéraire de l’auteur l’a empêcher de s’épanouir largement.

Je remercie encore une fois l’auteure Pauline Deysson pour m’avoir fait découvrir son univers et pour sa charmante attention 😉

Merci à Livraddict également pour cette confiance 🙂

 

Polina de Bastien Vivès

polinaTitre : Polina

Auteur : Bastien Vivès

Editeur : Casterman

Collection/Série : KSTR

Genre : Bande Dessinée, Contemporain

Nombre de pages : 210 pages

Fiche Bibliomania

4ème de couverture :

 » Il faut être souple si vous voulez espérer un jour devenir danseuse. Si vous n’êtes pas souple à 6 ans, vous le serez encore moins à 16 ans. La souplesse et la grâce ne s’apprennent pas. C’est un don. Suivante… « 

Mon avis :

J’ai eu envie de lire cette BD grâce à Mo’ sa chronique m’a tenté 😉 ! Merci Mo’ une jolie découverte.

L’histoire :

C’est l’histoire d’une petite danseuse, qui aimait par dessus tout la danse. Avec sa maman, elles partent tenter leur chance à une audition pour entrer dans une grande école de danse. Polina attire l’attention du maître Bojinski pour ne jamais plus quitter son esprit. Elle évolue dans le milieu de la danse avec sa particularité, son talent et ses envies.

Bojinski est autoritaire, et enseigne à l’opposé de ses confrères. Polina va suivre divers enseignements mais elle gardera toujours à l’esprit la liberté de Bojinski son seul maître.

Les personnages :

Polina : Elle tente sa chance à une audition du grand maître Bojinski et il l’a remarque. Il va lui apprendre une danse particulière toujours très exigeante. Le précieux enseignement de M. Bojinski va faire d’elle une danseuse talentueuse et particulière.

Bojinski : C’est un maître de danse, un peu bourru très exigeant, très dur avec Polina mais il sait que ce qu’il lui enseigne restera à jamais gravé, dans ce petit prodige qu’est Polina. Il va la faire pleurer, car il aura des mots durs mais c’est toujours pour l’élever toujours plus haut.

La plume, le scénario, le trait :

Bastien Vivès, dans cette Bande Dessinée, mise tout sur le ressenti, en tout cas c’est mon impression perso. Il dessine un langage corporel plus que des personnages. Les visages ne sont pas précis, c’est je pense pour que les lecteurs se fixent sur le langage corporel qui par moment est très puissant. Il fait passer l’émotion dans les pas de danse de Polina, dans les exigences de Bojinski.

Pour le coup, c’est vrai que le trait de crayon peut un peu rebuter… car si on aime lire des BD avec des illustrations de folies… les illustrations de Bastien Vivès sont belles plus dans le sens de ce qu’elles sont sensée nous faire ressentir et dans les sentiments qu’elles véhiculent.

En Bref :

Une BD très agréable à lire, tout en ressenti 🙂