AHOGUR de Sonia J.Fadda

Titre : Ahogur

Auteure : Sonia J. Fadda

Éditeur : Autoédité

Genre : Fantazy

Format : Pdf

Nombre de pages : 463

Fiche Bibliomania

4ème de couverture :

« Ahogur est le premier volet d’une histoire se déroulant à une époque similaire à nos temps médiévaux. Dans un monde sans nom, au cœur des contrées humaines, Ulysse élève seul une poignée d’enfants trouvés. Le bûcheron leur enseigne tout ce qu’il sait et à eux six, ils forment une curieuse famille. Leur vie aurait pu suivre paisiblement son cours si d’inhabituels événements ne s’étaient produits à deux pas de chez eux. Des évènements qui ramenaient Ulysse vingt ans plus tôt, vers un passé tumultueux. Pressentant une menace dont elle ne sait rien, Solène sa fille, sera celle par qui la vérité fera son chemin. Ce faisant, elle apprendra que la violence et la mort se joignent parfois à l’amour et l’amitié par des détours inespérés. Et sous l’égide de l’alchimiste, elle découvrira l’existence de tout un monde caché au regard des humains. Où les créatures féériques et les potions miraculeuses deviennent la normalité. Pour Solène, le voyage ne fait que commencer. »

Mon avis :

Je remercie l’auteur Sonia J. Fadda pour ce Service Presse passionnant et émouvant !

L’histoire :

Tout commence par une famille très très spéciale, Ulysse un bûcheron, a recueilli 5 enfants et fait du mieux qu’il peut pour les élever et les préparer à la vie.

3 filles et 2 garçons, tous différents les uns des autres mais unis peut-être encore plus qu’une famille de sang.

Un soir en rentrant chez eux, Ulysse et les enfants font une macabre découverte; Premier fait de violence depuis de très nombreuses années, Ulysse pressent que ce n’est pas anodin et repense à son passé douloureusement… Colin et Solène sont déjà aux aguets pour défendre leur petite chaumière tandis que Edwyna, protège les petits.

Mais tout ne tourne pas comme ils l’auraient prévu et il leur aura fallu traverser un insupportable moment de douleur pour comprendre que la situation était sur le point de faire basculer leur vie. Effectivement tout s’enchaîne, et la routine de cette famille change de façon irrémédiable.

Les personnages :

Solène : c’est une jeune femme de vingt ans tout juste, qui ne ressemble pas à une jeune fille comme les autres. Déjà elle n’aime pas les robes, et éconduit toute tentative de séduction éhonté. Ce qui l’intéresse est vague ce qu’elle sait en revanche c’est qu’elle ne veut pas de vivre avec un mari et des enfants tout autour d’elle; Elle est très bonne au lancer de poignard, elle se défend à l’archerie. La fratrie est très unie, mais Solène et Colin ont peu de différence et leur lien est spécial.

Colin : C’est un jeune homme volontaire, plus doué au lancer de hache qu’à la lecture 😉 et il seconde son père avec détermination. Il court la campagne dès qu’il le peut et rejoint sa dulcinée. Mais quand le temps des choix est là, Colin ne sait plus trop où se tourner, ce rêve de voyage et de liberté pourraient bien être réduit à néant par de sombres et funestes évènements

Edwyna : C’est une belle jeune femme qui aspire à une vie normale avec un mari et des enfants. Elle ne comprend pas sa soeur Solène qui repousse systématiquement tous les hommes qui lui font la court. Elle est la plus douée de la famille avec un arc et des flèches. Elle seconde son père dans la chaumière et s’occupe des plus petits, elle partage cette tâche avec Solène.

Ulysse : il ne dit pas tout à ses enfants en tout cas pas tout de suite, c’est un homme hors norme, une force de la nature avec un coeur gros comme « ça ». Quand il a décidé de s’installer en campagne, il n’avait pas prévu de fonder une famille; mais au gré des évènements, il recueille 5 enfants qui formeront une famille atypique mais qui pourtant, au début, il s’y est évertué, ressemblait bien plus à une famille tout ce qu’il y a de plus normale. C’est finalement ce qui fait leur force.

La Plume, le Scénario :

Dès le départ, on entre directement dans la vie d’Ulysse, de façon très sobre. On découvre la vie simple de ce bûcheron avec ses 5 enfants. Ils ont une petite maisonnette et vivent de chasse, de piégeage dans la forêt non loin de leur maison.

Le lecteur est jeté dans les affres de l’inquiétude en même temps qu’Ulysse, dès la découverte macabre sous le pont l’auteur nous fait sentir que ce n’est pas anodin; qu’Ulysse pressent ce que c’est… A partir de ce moment, je suis restée accrochée aux semelles d’Ulysse.

L’écriture de l’auteure est captivante, cependant, Sonia J.Fadda ne nous relate pas l’aventure elle-même; elle laisse cette mission à un de ses personnages principals : Solène. Et c’est ce qui rend le récit encore plus vivant. Avec l’utilisation de Solène pour raconter l’aventure de cette famille, je me suis vraiment prise d’affection pour tout ce petit monde; dans la joie et la tristesse. Que d’émotion !

J’ai vraiment aimé l’évolution de ces personnages; ils passent de paisible famille ordinaire à famille spéciale extrêmement soudée; un bloc qu’il n’est pas permis de séparer… Cependant, la famille est la famille et un moment il faut que les enfants prennent leur envol avec tous les bagages émotionnels que ça implique… Que d’émotion !

Les signes de Fantazy sont très discrets au début et un peu plus présent vers la fin du récit. Mais cette discrétion enveloppe l’histoire d’une façon étrange, mystérieuse qui harponne le lecteur.

J’ai également beaucoup apprécier le fait que l’histoire se déroule dans des temps ressemblant très fortement aux temps médiévaux. Le style de vie de bûcheron, de fermier, de meunier… les guerres de territoires, les châteaux …

Enfin, chaque enfant est très intéressant, ce sont des enfants recueillis par Ulysse mais on saisit que nul n’est besoin d’être une famille de sang pour s’aimer aussi fort et sentir cette appartenance à un groupe spécial !! Les enfants ont été élevé ensemble dans l’amour et l’entraide. Lisez ! vous verrez les caractères de chacun, les habiletés, les rêves et l’amour qu’il se portent à tous.

J’aurais encore beaucoup à dire mais ça voudrait dire que je dois faire des gros gros spoliers !! Vous ne voulez pas ça ? si ! NON !!

Je ne peux pas… Lisez ! Vous verrez, vous ne serez pas déçu; ce roman est vraiment prenant et passionnant !

En Bref :

Je ne vais pas être très originale … MERCI à l’auteure Sonia J.Fadda d’avoir partagé son univers avec moi !

C’était vraiment un vrai plaisir de lecture !

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Gremlin’s Road, tome 1 : Yougoslavia 1986 de Sébastiane T. Cornick et Mary Mogwai

Titre : Gremlin’s Road

Tome 1 : Yougoslavia, 1986

Auteures : Sébastiane T. Cornick et Mary Mogwai

Éditeur : Éditions Sydney Laurent

Genre : Thriller, Fantastique

Format : Epub

Nombre de pages : 252

Fiche Bibliomania

4ème de couverture :

« Je suis une journaliste motarde, spécialisée dans le surnaturel. Je vois des fantômes et discute avec eux. C’est pratique pour les interviews exclusives… Avec un CV comme le mien, vous ne pensez tout de même pas que je peux passer inaperçue ? Apparemment, mon Patron le croit et m’envoie enquêter sur des massacres étranges en Yougoslavie. En pleine guerre froide. Avec un simple appareil photo et mon 400 XLS. Le voyage ne va pas être de tout repos… »

Mon avis :

 

L’histoire :

Carine est journaliste dans un journal traitant le surnaturel. Cette fois, son patron l’envoie en Yougoslavie, sur une histoire sombre et lugubre… Le plus étonnant c’est que son patron est plus touché que d’habitude. Elle doit faire équipe avec l’arrogant et très sexy Damien, un collègue coureur et très sûr de lui. Ils décident de parcourir près de 10 000 km à moto jusqu’à la Yougoslavie où se perpétue d’horribles meurtres laissant des charniers écœurants à plusieurs endroits… Carine et Damien n’ont aucune idée de ce qui les attend là bas , ce qui est sûr c’est qu’ils auront besoin de leur habilités particulières 😉

Les personnages :

Carine : est une journaliste un peu particulière, elle adore sa moto qu’elle répare in-extrémis pour son voyage en Yougoslavie. Elle a un tempérament fort, elle est très maligne, un peu « fonce dans le tas », elle est de taille face à un gang de motard ! Mise à part son statut de motarde, elle a un familier très étrange et son habilité l’aide grandement dans son travail de journaliste du surnaturel. Elle se retrouve dans un pays inconnu avec un collègue diablement sexy… mais dans l’obscurité d’horribles choses guettent et traquent leur proie.

Damien: C’est le collègue de Carine, il fait tourner toutes les têtes en particulier celle des femmes … pas une ne résiste à son charme; si peut-être une, Carine, et il n’a qu’une envie c’est de changer ça ! Damien a lui aussi un certain potentiel surnaturel qui lui a valu beaucoup de souffrance dans le passé… et il est loin de s’imaginer que cette habilité va lui causer encore de sérieux ennuis.

Plusieurs personnages peuplent ce périple à moto et vous en dire davantage serait spolier.

La Plume, le Scénario :

Alors ce n’est pas la première fois que je lis les romans de l’auteure Sébastiane T. Cornick, j’en suis à mon troisième roman. Mais elle écrivait sous un autre nom que je tairais car elle a décidé de changer de nom pour une très bonne raison ! Cette histoire est écrit à deux et elle est très réussie 🙂

De premier abord, j’ai trouvé ce roman lugubre et affreusement macabre… tout au moins le début du roman. Vous le savez je ne suis absolument pas fan de charnier, de sang, de membres arrachés et baam ! je tombe dedans, enfin pas dans le charnier mais dans un récit au premier abord horrifique…

J’ai choisi ce livre parce que je connais l’écriture d’une des auteures (Sébastiane T. Cornick) et je savais que cette histoire me plairait. Et donc passé ce côté sanguinolent qui pour le coup n’est pas trop omniprésent, disons que l’écriture des auteures le fait passer très bien 🙂

Plus on avance dans l’histoire, plus elle devient passionnante, inquiétante, dangereuse mais aussi sulfureuse.

Carine et Damien suivent la route des charniers pour comprendre ce qu’il se passe dans cette contrée et pourquoi les autorités ne font pas grand chose… Ce qu’ils vont découvrir est énorme. Ils vont devoir lutter ensemble, se faire confiance, s’entraider… et peut-être bien que par la force des choses bien plus encore. Ce qu’il couve entre eux est très chaud, vont-ils céder ? Non mais vous croyez quand même pas que je vais vous donner un scoop pareil, vous voulez en savoir plus, rien de plus simple faut lire ce roman !!

Et la moto dans tout ça ? on en parle ? Ben oui les auteures sont fans de moto ça c’est clair comme de l’eau de roche; comment ne pas le sentir dans toutes ces descriptions autant de route que de moto. Et cet esprit motard, qu’elles décrivent si bien, avec l’entraide et le côté familial mais aussi fêtard !! Ce Road Trip à moto est particulier et rien n’est épargné à notre héroïne, pas même les pannes et les problèmes de liquidité. Quelques fois ça sent le vécu, peut-être pas mais en tout cas ça fait très réel !

J’ai apprécié cette incursion de fantastique qui englobe tout le roman et lui donne une dynamique fantasmagorique, parfois très glauque mais aussi très sulfureuse. Les auteures malmènent leurs personnages principaux, cette enquête leur laissera des traces à non point douter…

En Bref :

Une lecture passionnante malgré le côté « charnier ». L’enquête en Yougoslavie est sordide et va pousser nos deux personnages principaux au bout d’eux mêmes; sur fond de road trip à moto, d’enquête dangereuse, de mafia, de racket, de sorcellerie et d’érotisme.

Les auteures ont écrit une histoire particulière qui ne laisse pas indifférent.

Au Service Surnaturel de Sa Majesté de Daniel O’Malley

Titre : Au Service Surnaturel de Sa Majesté

Auteur : Daniel O’Malley

Traducteur : Charles Bonnot

Éditeur : Pocket

Genre : Fantazy

Nombre de pages : 664

Fiche Bibliomania

 

 

4ème de couverture :

« Lorsqu’elle reprend conscience dans un parc de Londres, entourée de cadavres d’hommes en costume portant des gants en latex, Myfanwy Thomas ne se souvient de rien. D’après la lettre qu’elle a trouvé dans sa poche, elle savait qu’elle allait perdre la mémoire et s’est laissé tous les indices nécessaires pour découvrir qui veut l’éliminer. Elle rejoint ainsi la Checquy, une organisation secrète chargée de combattre les forces surnaturelles qui menacent la Couronne Britannique. Au sein de cette version de MI5 anglais, la jeune femme, entourée de surdoués aux pouvoirs plus que spéciaux, devra se frayer un chemin dans un univers semé d’embûches et lever le voile sur une conspiration aux proportions inimaginables… »

Mon avis :

L’histoire :

Tout commence par une scène complètement surréaliste, une jeune femme se retrouve au milieu de cadavre sous la pluie et elle ne sait pas qui elle est… Son instinct de survie et une lettre laissée dans sa poche lui font quitter les lieux et chercher un endroit cossu où se réchauffer et chercher des réponses à sa situation catastrophique.

Myfanwy Thomas est amnésique, mais son autre moi avait tout prévu et conserve un coup d’avance sur les commanditaires de son meurtre raté. Étonnement, la jeune femme, malgré sa fébrilité, se rend à son travail en essayant de cacher son amnésie, et réussi petit à petit à se frayer un chemin dans le plan machiavélique de ses détracteurs.

Elle est drôle, cynique et s’étonne de ce qu’elle voit mais n’en montre rien; elle encaisse tous ces renseignements sans brocher pour dénouer le mystère autour d’elle… Pour la guider, son moi est d’une aide tout à fait précieuse. Après tout, son travail, est assez perturbant et déroutant : La Checquy est une organisation au service de la Couronne pour lutter contre la menace surnaturelle;

Les personnages :

Myfanwy Thomas : est une jeune femme chétive et timide, qui a surpris un complot contre elle, elle sait l’issue incontournable et inéluctable. Alors elle décide de ne pas baisser les bras et d’aider son futur moi sans mémoire à survivre et à rechercher qui veut la tuer. A l’aide de précieuses lettres et d’un classeur ultra détaillé; elle aide son moi amnésique à lutter et se venger pour faire triompher la vérité et abattre ses ennemis. Elle se révèle être une formidable administratrice. Et finalement, elle est plutôt douée pour le terrain.

Ingrid : c’est la secrétaire de Myfanwy, c’est une secrétaire au top niveau; elle sait parfaitement comment mettre sa supérieure dans des conditions optimales pour faire et réussir son travail. Elle ingénieuse et elle n’est pas née de la dernière pluie, elle a compris que quelque chose clochait avec sa patronne.

Je pourrais décrire tous les personnages tant ils sont intéressants mais ça serait injuste pour votre future lecture 😉

La Plume, le Scénario :

La plume de Daniel O’Malley est très fluide, très drôle. Le récit est raconté par Myfanwy sans mémoire; mais les incursions de la première Myfanwy, au travers de ses lettres, sont très drôles. Elle fait preuve d’une lucidité désarmante mais en même temps elle a une telle rage de vivre et une détermination à retrouver ses ennemis que ça défie l’entendement.

Évidemment la vraie Myfanwy est un peu invisible, peureuse et chétive mais ses ennemis l’ont sous estimé car c’est une formidable administratrice et devant sa découverte ultra sensible, Myfanwy n’est pas dupe et elle a vraiment compris que sa vie était en danger. Alors elle prépare son futur moi sans mémoire à reprendre le flambeau après elle avec le moins de désavantage et le plus d’informations possible pour continuer son enquête et sauver sa peau.

Les premières pages sont assez glauques, bizarres puis au fur et à mesure qu’on lit les lettres de la première Myfanwy je me suis prise au jeu et j’ai donc suivi son périple avec trépignement. Ces interventions sont timides et ses décisions prises sur le vif mais elles se terminent toujours avec succès et ses ennemis commencent à se poser des questions, d’autant que la prem’s Myfanwy n’allait pas sur le terrain !

Elle fait équipe avec des partenaires particuliers, allant du cerveau pour 4 corps à un vampire et entre autre une visiteuse de rêve… Une conspiration des forces surnaturelles menacent la couronne Britannique; mais c’est sans compter sur la perspicacité de Myfanwy et de sa super secrétaire !

Je suis passé de rebondissement en rebondissement sans aucun temps mort; le tout parfaitement orchestré, très drôle et surtout avec un suspens efficace. Ces 664 pages très fines qui m’avaient un peu fait peur au début, ont été un vrai plaisir de lecture. Autant je stressais toute seule sur mon canapé autant je riais toute seule et mon entourage me regardait avec un œil suspicieux 😀 !

En fait, si l’histoire surnaturelle est intéressante avec quelques humains avec des pouvoirs et des scientifiques complètement macabres, tout repose sur l’enquête menée par Myfanwy 1 et continuée par Myfanwy 2 et les ratés qui vont avec; le tout forme une sacrée histoire fantastique avec tous les ingrédients d’une excellente lecture.

En Bref :

L’héroïne est géniale et super attachante;

Le suspens, les guets-apens, les trahisons mais aussi l’auto dérision de Myfanwy 1 et l’écriture, la traduction de ce roman ont donné un chouette moment de lecture !

Lachaon n’est plus parfait d’Inès Abdesselam

Titre : Lachaon n’est plus parfait

Auteure : Inès Abdesselam

Éditeur : Autoédité

Genre : Fantazy, Dystopie, Young Adult

Format : Epub

Nombre de pages : 388

Fiche Bibliomania

 

 

4ème de couverture :

« Un matin banal dans le ParfaitMonde, le monde des humains devenu parfait.
Un jeune homme de 17 ans nommé Lachaon, se réveille comme tout le monde.
Pourtant, il n’est plus parfait.
Alors que cette dictature de la perfection qu’il ne pourra jamais égaler va lui devenir insupportable, une femme aux pouvoirs inédits, Iola, le délivre et l’emmène vers d’autres vérités et d’autres mondes, au-delà des limites de temps et d’espace.

Qui suivre, à qui se fier, quel idéal poursuivre, que faire de tout ce pouvoir qu’il a entre les mains ? Autant de questions adolescentes que Lachaon devra sonder au fil des pages pour trouver la force de combattre la dictature de la perfection.« 

Mon avis :

Avant de rédiger ma chronique, je tiens à remercier l’auteure de m’avoir proposé son roman et de m’avoir fait découvrir son univers.

L’histoire :

Lachaon se réveille un matin et ne supporte plus la perfection du monde dans lequel il vit. Toute cette perfection l’ennuie… Alors contre le règlement, il sort de chez lui, quand tout le monde dort, et part visiter son village. Il commence a être troublé par certains signes anormaux dans le monde parfait… Soudain une jeune femme l’emporte, le plonge dans un monde complètement inconnu où réalité et rêve ou plutôt souvenir se mêlent.

Comment va-t-il faire pour démêler le vrai, le réel dans cet espace temps délirant, complètement différent de ce qu’il vivait avant ?

Les personnages :

Lachaon : est un jeune dont la perfection s’est effacée… Il ne supporte plus les niaiseries, les commentaires insipides de ses camarades ni même des adultes qui l’entourent. Il n’a plus besoin de dormir et par conséquent sort de chez lui la nuit, afin de ne pas éveiller les soupçons de ses proches sur son imperfection. Ce qu’il découvre le trouble, ce qui le déroute encore plus ce sont les personnes autour de lui qui ne font pas attention aux signes troublants autour d’eux (le château jaune, les fleurs en forme de F…). Quand il est emporté par Iola loin de ce monde Parfait, il découvre une immensité incompréhensible et surtout ses possibilités, ses habiletés à créer des choses l’étonnent mais il va devoir choisir dans quel camp il va combattre, pour ça il devra comprendre qui sont les personnages fantasques autour de lui.

Iola : c’est une jeune femme qui vient du monde Hors Limite. Elle est sombre et on ne sait pas très bien où va sa loyauté. Elle est ballottée entre passé, présent et futur et a un peu de mal à démêler tout ça. Faut dire ses ennemis sont déroutants… Elle est allée chercher Lachaon pour libérer le monde Parfait de l’emprise d’une ennemie… mais elle est difficile à cerner.

Amaryliss: c’est une humaine, tout ce qui a de plus normale. Elle découvre avec horreur et affliction l’imperfection. Elle est terrorisée mais elle est emportée par la troupe de Lachaon et décide de s’accrocher à ce dernier.

La Plume, le Scénario :

L’auteure a créé un univers de toute pièce où le passage d’un monde à l’autre se fait tantôt par l’esprit tantôt à l’aide des pouvoirs des habitants du monde Hors Limite.

Le Parfait monde est un monde limité et insipide où les humains s’émerveillent toute la journée de platitudes consternantes pour Lachaon. Ils ne s’en aperçoivent pas puisque c’est leur monde et ils sont enfermés dans cette boucle.

Le monde Hors Limite est une sorte de repère de rebelles ayant survécu à l’assaut, à la guerre menée par les Madfix.

Les personnages de cette histoire adorent semble t-il prendre possession de l’esprit des autres, fouiller leurs souvenirs. Chacun à cette capacité, amplifiée pour les plus sournois qui possèdent des artefacts.

Le style de l’auteure est particulier et j’avoue avoir été perdue plusieurs fois par chapitre. Je m’explique, certains personnages me donnaient l’impression d’apparaître dans le récit comme ça sans savoir d’où ils venaient et surtout pourquoi ils étaient là. Où encore certains personnages se retrouvent dans une situation différente de celle du début de la phrase. Tous ces rebondissements soudain m’ont complètement désorienté.

Je n’ai pas réussi du tout à m’accrocher à un seul personnage car je n’ai pas vraiment compris leur mission, leur état ou simplement pourquoi ils étaient à cet endroit de l’histoire. J’avais l’impression d’être aussi perdue que les personnages en fait. Arrivée à la dernière page du roman, je n’ai pas saisi le rôle de l’humaine, ni pourquoi elle avait été emportée dans ce périple.

Le début du récit m’a semblé chaotique, mais je l’ai mis sur le compte de la situation de Lachaon qui vivait quelque chose de déroutant. Mais tous les personnages se retrouvaient perdus à un moment donné de l’histoire et pour le coup ça a fini de m’ensevelir… si bien qu’à un peu plus de la moitié de l’histoire, je ne savais plus qui était dans quel camp…

J’ai fini par me dire que j’étais en train de lire un récit surréaliste mêlé de métaphysique poussée à son extrême et j’avoue je n’ai vraiment pas compris la finalité de l’histoire. J’ai passé mon temps à être perdue et à essayer de raccrocher les wagons.

On peut dire que je suis carrément passée à côté de ce roman et j’en suis désolée pour l’auteure. Je ne suis peut-être pas le bon public pour cette histoire.

En Bref :

Merci à l’auteur de m’avoir fait découvrir son univers, certes déroutant et même si je suis passée à côté, c’était une expérience inédite !

L’atelier des Sorciers par Kamome Shirahama

Le T3 Collector !

Titre : L’atelier des Sorciers

Auteur : Kamome Shirahama

Éditeur : Pika

Sorti le 07 mars 2018

Nombre de pages : entre 192 et 224

Genre : Manga, Seinen

Fiche Bibliomania

Résumé :

« Coco est une petite fille ordinaire vivant dans un village avec sa mère. Elle a toujours été fascinée par la magie, mais c’est un don rare que seule certaines personnes obtiennent à la naissance : Les sorciers. Un jour, Coco rencontre l’un d’entre eux et le surprend à jeter un sort. Elle comprend alors la véritable nature de la magie et essaye de l’imiter… Mais elle va accidentellement utiliser une magie interdite ! »

 

Personnages principaux :

Coco : est une petite fille émerveillée par la magie, seulement seuls les élus choisis à la naissance peuvent apprendre et pratiquer la magie. En pratiquant la magie sans savoir ce qu’elle fait, elle a commis un acte interdit, irréversible et malheureux... Maire Kieffrey va alors la prendre sous son aile; se sentant responsable de son envie de pratiquer et n’ayant pas assez caché ses gestes de magie. Elle se montre impatiente; elle veut apprendre vite car elle veut réparer son erreur, elle veut sauver sa maman et surtout elle veut pratiquer la magie sans risque. Elle est un peu écervelée et prend conscience petit à petit qu’elle a beaucoup de travail pour atteindre le niveau de ses camarades. Son enthousiasme la rend maladroite, irresponsable et imprudente.

Maître Kieffrey : C’est un sorcier mystérieux qui prend des disciples pour les former à la magie. Quand il rencontre Coco, elle va les pousser tous les deux sur un chemin dangereux. Par inadvertance, il a laissé Coco voir comment faire de la magie. En essayant de l’imiter, elle a commis l’irréparable… mais Maître Kieffrey est intrigué par le livre de magie de Coco; il sait, il comprend qu’il faut prendre Coco sous son aile pour atteindre les sorciers qui diffusent des sorts interdits…

Agathe : C’est la meilleure élève de Maître Kieffrey; elle ne comprend pas son professeur de prendre une enfant non-élue en apprentissage. Elle dédaigne Coco et l’entraîne dans des mésaventures. Elle voit Coco comme quelqu’un d’ignorant mais au fond d’elle, Agathe sait que Coco pourrait être une concurrente féroce. Alors que Coco cherche son amitié, Agathe maintien de la distance…

Lieux où se déroule le récit :

Le scénario débute dans un petit village de campagne, puis le reste du récit se passe essentiellement dans l’atelier de Maître Kieffrey et autour, beaucoup plus loin du village de Coco…

Détails intéressants :

  1. Le dessin est soigné et m’a émerveillé; les pages sont baignées d’un dynamique perpétuelle comme la magie.
  2. La magie apparaît par le biais du dessin; le sorcier doit travailler dur pour arriver à l’excellence de ses traits et à une magie implacable.
  3. Particularité : le sorcier doit pratiquer la magie à l’abri des yeux des non-initiés pour éviter des conséquences désastreuses.
  4. Il existe des sorts interdits qui peuvent causer mort et désolation.
  5. L’histoire commence par d’une toute jeune fille qui s’avère être une groupie de la magie, l’inattention du sorcier, pour finalement s’épaissir petit à petit et faire ressortir un conflit aux origines très anciennes.

Mon avis :

J’adore cette série, elle me rappelle évidement « Harry Potter » mais aussi « Kiki la petite sorcière » et également « Little Witch Academy ».

la différence vient du fait que la magie est un don rare et les futurs sorciers sont choisis, élus. Leur magie vient de leur capacité à dessiner avec beaucoup de grâce et de vitesse des cercles, des mandalas avec excellence.

Maître Kiefrey semble un peu tête en l’air mais en même temps on sent qu’il est très puissant.

Il prend Coco sous son aile car elle comprend par inadvertance la nature de la magie et va même jusqu’à utiliser un ancien livre qu’elle avait achetée quand elle était petite. Malheureusement son utilisation étant précaire et véritablement dangereuse; elle commet un acte irréversible…

On découvre le monde de Kiefrey avec Coco et on s’émerveille tout autant; très vite le lecteur comprend que Kiefrey est bien plus malin et calculateur qu’il ne le laisse paraître.

Coco se révèle être une piètre élève par défaut d’inattention; elle s’émerveille de tout et se fixe des objectifs beaucoup trop haut et réussi péniblement ses sorts.

Coco est adorable, bon un peu énervante parfois quand elle fait trop son ingénue mais elle si déterminée, si habitée par le désir et l’amour de la magie qu’on lui pardonne tout.

Au fur et à mesure des pages, de tomes on s’aperçoit que les enjeux gonflent de façon tout à fait exponentiel; Maître Kieffrey est un rempart, contre qui ? ben je vais quand même pas vous le dire !! va falloir lire cette chouette série vous même !

Citations retenues :

  1. […] »ça m’émerveille à chaque fois. Cette magie c’est vraiment fantastique ![…]
  2. […]Mais il parait que les humains normaux ayant utilisé un sort interdit… sont parfois autorisés à conserver leur mémoire et à devenir sorciers…
  3. […] Toi tu es une simple humaine, une »ignorante »… Tu ne seras jamais sorcière.[…]

En Bref :

Une série que je suis avec délice, qui me surprend à chaque tome et surtout m’émerveille !

Je n’ai pas encore de date de sortie le tome 4 😦

Issak par Shinji Makari et Double S

 

Titre : Issak

Auteur : Shinji Makari

Dessin : Double S

Éditeur : Kioon

Sorti le 08 mars 2018

Nombre de pages : entre 208 et 224

Genre : Manga, Seinen

Fiche Bibliomania

Résumé :

« 1620. L’Europe est déchirée par une guerre qui oppose catholiques et protestants. Dans la forteresse de Fuchsburg, en Allemagne, des réfugiés affluent de toute la région. Parmi eux se trouve Issak, un guerrier hors pair au talent de tireur inégalé. Avec ses longs cheveux noirs, ses yeux bridés, son sabre et son imposant fusil, il ne passe pas inaperçu…

Venu du Japon, il combat comme mercenaire aux côtés des protestants. En réalité, il n’a qu’un but : laver l’honneur de son maître assassiné. Le meurtrier se serait mis au service des catholiques, et Issak parcourt les champs de bataille pour le retrouver ! Mais cette fois, la situation est désespérée : cernée par l’ennemi, Fuchsburg semble vouée à la destruction… Le samouraï errant parviendra-t-il à changer le cours de l’histoire ? »

 

Personnages principaux :

Issak : La première image d’Issak est très forte, violente même mais extrêmement bien dessinée ! Il arrive de Hollande où il a combattu avec l’armée; il recherche activement le meurtrier de son maître et un objet que cet assassin aurait dérobé. Pour cela, il écume les champs de batailles aux côtés des protestants car son rival s’est enrôlé dans le camp des catholiques… Sur sa route, il sauve Zetta des mains écœurantes de soudard assoiffés de sang et rempli de haine. Il est très calme, très consciencieux, poli et inarrêtable. Côté physique (excusez moi, il est à tomber !… ben oui mon côté midinette arrive à ressortir parfois 😀 ), de long cheveux noir, les yeux bridé et il émane de sa personne un calme rassurant.

Zetta : C’est une toute jeune fille, qui fuit la Bavière en guerre en compagnie de son grand-père, en direction d’une Terre s’appelant Utopia, une terre où tous les hommes sont égaux. Elle est sauvée in-extrémiste par Issak, des soudards qui l’agressaient. Elle est intriguée par Issak qui ne ressemble pas aux soldats et aux mercenaires européens. Elle est déterminée à rester en vie et sans vraiment le vouloir, elle et son grand-père vont suivre la route d’Issak. Leur destin semble lié, se lie au fur et à mesure des pages.

Lieux où se déroule le récit :

Le scénario se déroule à Fuchsburg, le château du représentant, frère de Frédéric V de Palatinat

Détails intéressants :

  1. Le dessin est magnifique, Double S a un trait incroyable, les personnages sont tels qu’ils pourraient être dans la réalité. Les détails sont surprenants et il se dégage une tension palpable de ces pages; mais lorsque Issak apparaît, sa présence rassure. Issak est magnifique !
  2. Au travers d’Issak, on sent toute la détermination, la constance, la patience pour obtenir un geste d’une précision inhumaine. De plus c’est un brillant stratège.
  3. Alors que la situation semble compromise, nous lecteur on sait, on sent qu’Issak va faire la différence.
  4. Ce manga opère la rencontre entre le japon féodal et l’Europe médiévale avec ses guerres de religions entre protestants et catholiques. C’est un savoureux mélange.

Mon avis :

La couverture annonce la couleur : Nous avons un homme de type asiatique qui pointe son arme avec détermination. J’ai eu l’occasion de lire un extrait grâce à mon super libraire de manga, BD et comics, vil tentateur et pourfendeur de portefeuille (oui oui je délire complètement…) Bref, je me suis retrouvée avec cet extrait entre les mains et la curiosité qui va avec !!

Toujours est-il que je suis super fan, j’ai déjà lu les 3 tomes et j’aime de plus en plus !!

Je m’explique :

Je tiens à me répéter : le dessin est SUPERBE ! J’adore le trait du dessinateur, il fait passer toutes sortes d’émotions au travers de ses personnages comme la détermination, la colère, l’intimidation, la suffisance et souvent l’apaisement avec Issak. Ce personnage est implacable, ne rate jamais sa cible, Issak apparaît sur une page et c’est la force tranquille, la patience redoutable, le contrôle de soi immuable., ça présence rassure.

L’histoire nous plonge dans le XVIIème siècle en pleine guerre de religion entre les protestants et les catholiques = la guerre des Trente ans. Mais, alors que fait un asiatique, un japonais dans cette guerre ? Il recherche ardemment le meurtrier de son maître et un objet très précieux. Issak s’engage aux côtés des protestants dans l’armée Néerlandaise et termine son chemin au château de Fuchsburg en Allemagne et se met au service de l’armée de Frédéric V du Palatinat (figure existante de l’histoire). Il se révèle être un allié précieux et de taille. Sa maîtrise du combat impressionne les commandants et les soldats; mais ils sont vite rattrapés par la panique face à l’armée espagnole, immense qui suit un homme charismatique, le général Spinola (encore une figure existante dans l’histoire). L’auteur scénariste a vraiment monté son histoire de guerrier japonais sur fond de la guerre de Trente ans, en s’appuyant sur des faits réel de l’Histoire et c’est très appréciable.

L’histoire d’Issak se superpose petit à petit sur l’Histoire Européenne; il fait partie intégrante du paysage même si son uniforme étonne et surprend. Zetta a compris que c’est un homme hors normes et elle se sent redevable d’Issak et veut à tout prix le seconder, l’aider d’une quelconque manière, elle a peur pour lui. Mais elle sait qu’il est capable de les protéger, elle le sent.

Le tome 1 pose le décor historique, présente des personnages très intéressants et surtout accroche le lecteur avec son héros Issak !

Citations retenues :

  1. […] »(Un lieu où tous les hommes sont égaux) ça n’existe pas, du moins pas sur cette terre ![…]
  2. […]C’est un génois désargenté, mais plus de 10 000 mercenaires le suivent… Ils savent qu’il est intelligent et ils ont confiance en lui ![…]
  3. […]Si la forteresse tombe, les protestants allemands seront isolés et exterminés… Alors quoiqu’il en coûte je la défendrai ![…]

En Bref :

Oui oui c’est un coup de cœur !!! ❤ ❤ ❤

L’histoire d’un guerrier japonais qui s’aventure en Europe en pleine guerre des Trente ans pour retrouver l’assassin de son maître.

Un personnage, beau, déterminé et très attachant (oui j’assume mon côté fangirl pour cette fois seulement 😉 ) Le travail de l’auteur sur l’histoire est très intéressante car il fait se rencontrer le japon féodal et l’Europe médiévale !

Une série qui mérite vraiment le détour !

P.S. => le tome 4 sort le 6 décembre normalement 🙂

Ah et ! J’oubliais le plus important : Si toi aussi tu veux te laisser tenter mais que tu hésites encore… Fonces lire cet extrait =>> ICI : ISSAK tome 1

 

E.V.E. de Carina Rozenfeld

Titre : E.V.E.

Auteure : Carina Rozenfeld

Éditeur : Syros

Genre : Jeunesse, Dystopie

Nombre de pages : 381

Sorti le 15 juin 2017

Fiche Bibliomania

 

 

4ème de couverture :

« Entité. Vigilance. Enquête. Elle s’appelle EVE. Elle n’a aucune idée de son apparence. Elle ne ressent rien. Et pourtant le monde n’a pour elle aucun secret, parce qu’elle le perçoit à travers les yeux de millions d’êtres humains. 24 h sur 24, elle assiste à leur quotidien. Son rôle ? Surveiller la population et signaler en temps réel les crimes et les délits. EVE est infaillible… jusqu’au jour où elle assiste à l’agression de la jeune Eva Lewis sans parvenir à identifier le coupable. Pour comprendre ce qui s’est passé, EVE investit à l’insu de tous le corps d’Eva. Et découvre le plaisir grisant de la vie réelle. »

Mon avis :

L’histoire :

E.V.E est une Intelligence Artificielle; elle ne sait pas à quoi elle ressemble mais pour une IA ça la tracasse un peu trop. Elles sont plusieurs à surveiller Citypolis. A chaque agression, elle identifie l’agresseur, la victime et le lieu de l’agression, ainsi elles peuvent envoyer les brigades d’intervention pour appréhender l’agresseur et les ambulances s’il y a lieu pour secourir la victime. Cela fait près de 15 ans que la ville tourne comme ça avec un pourcentage de criminalité proche de 0.

Mais voilà un jour, notre E.V.E est incapable d’identifier l’agresseur, il lui est totalement invisible; au début ses concepteurs pensent à une mise à jour qui a mal fonctionné; mais voilà elle n’est pas seule face à cette cécité et la conception des E.V.E. n’a rien avoir avec ce problème.

E.V.E. veut à tout prix comprendre pourquoi elle n’a pas pu faire ce pourquoi elle a été conçue; Alors, elle décide de pousser plus loin ses investigations. Elle se retrouve dans le corps de la dernière victime qui est dans le coma, pour essayer de comprendre ce qu’elle lui a échappé en tant que IA; ce qu’elle n’avait pas prévu c’est que de vivre dans un corps humain est un pur émerveillement.

Les personnages :

E.V.E. : C’est une Intelligence Artificielle qui possède un tuteur, Silas, avec lequel elle converse d’égal à égal. Silas est toujours respectueux. Quand elle se retrouve devant l’impossibilité de faire ce pourquoi elle existe; elle est plus perturbée qu’elle ne le laisse croire à Silas. Elle décide d’investir le corps d’Eva, la jeune victime dont elle n’a pu voir son agresseur. Mais dans ce corps elle goûte à la vie réelle, et c’est complètement addictif. Découvrir les sensations bonnes ou mauvaises est un pur émerveillement. L’IA est déterminée à trouver l’agresseur d’Eva et surtout L’IA veut connaître la raison de son inefficacité. Une autre chose la travaille encore un peu, elle aimerait savoir à quoi elle ressemble dans la vie réelle auprès de Silas. Et cette caractéristique marque l’évolution que prévoyait son tuteur…

Silas : On ne connaît de lui que ce que nous indique l’IA. Il est son tuteur, c’est à dire qu’il veille sur elle, il doit noter tout ce qui lui paraît anormal, ou un brusque changement de fonctionnement. Silas discute avec E.V.E par écrans interposés. Il perçoit dès le début que l’IA est en train d’évoluer mais décide de garder ça pour lui.

Damian : C’est un Agent d’Intervention Immédiate; E.V.E a envoyé son escouade sur le lieu de l’agression d’Eva. Sa direction lui confie l’autorisation de passer à une enquête moins conventionnelle, plus comme avant les E.V.E. Damian ne sait pas trop par où commencer, mais il est déterminé et surtout il va avoir une aide inattendue : Eva (enfin E.V.E.). Leur duo va fonctionner à merveille !

La Plume, le Scénario :

J’ai lu le livre en une journée, tellement c’était impossible de lâcher cette histoire ! L’écriture de Carina Rozenfeld est fluide et très agréable.

j’ai tout de suite trouvé E.V.E. attachante et intéressante. Certes au début, ces phrases sont celle d’une simple IA, mais petit à petit, comme Silas on s’aperçoit que l’IA évolue jusqu’à l’inévitable. Au début, elle est déroutée car elle n’aperçoit pas l’agresseur, elle pressent tout de suite que sa conception n’y est pour rien ni même la mise à jour téléchargée dernièrement. Elle veut savoir, elle ne veut pas laisser un agresseur comme ça dans la nature, elle veut rendre justice à Éva. Mais est-ce les seules raisons ? Elle n’a pas à avoir ce genre d’émotions…

A chaque saut dans le corps d’Éva puis puis retour chez elle dans son laboratoire; la pression était grande, j’étais stressée, et si l’IA était surprise hors de son lieu de travail, et si par ses sauts, elle loupait d’autres agressions… ouhla c’était tendu ! Je n’en pouvais plus, il fallait que je lise, avidement, je ne pouvais pas m’arrêter.

Bon ! Mise à par ma lecture compulsive, l’auteur parle d’un sujet délicat. Les E.V.E. sont connectées à la population de Citypolis par l’intermédiaire de puce insérée à l’arrière de la nuque de chaque habitants. Il y a forcément les anti-E.V.E. qui crie au besoin de liberté, qui ne supportent pas d’être constamment espionné jusque dans leur vie intime. Et puis il y a le côté sécuritaire, les malfrats restent peut-être des malfrats mais ils n’osent plus agresser les gens. Le plus souvent les E.V.E font intervenir à temps les AII; et les victimes s’en sortent plus ou moins indemnes.

Donc le Big Brother, c’est bien ou c’est pas bien ? Faut-il choisir entre Liberté et Sécurité ? E.V.E est d’abord certaine que son travail est bien pour la population mais plus elle devient humaine plus ses intrusions chez les habitants la mette mal à l’aise… Elle comprend alors ce dilemme

E.V.E. naît à la vie en s’exposant dans le corps d’Éva; en voulant trouver son agresseur, elle apprend ce que c’est d’être humaine. La sensation du toucher, la douleur, la faim et le cœur qui s’emballe de plaisir et le doute … Ces sensations la bouleversent et la rendent attachante, passionnante. D’ailleurs, il y en a un qui tombe sous le charme , à cause de cet émerveillement éternel 😉 (non, non je ne dirais rien si vous voulez l’identité de ce « un », va falloir lire ce roman !!)

En Bref :

Un roman dévoré tout cru, qui laisse un peu des traces à cause de ce sujet bien délicat.