E.V.E. de Carina Rozenfeld

Titre : E.V.E.

Auteure : Carina Rozenfeld

Éditeur : Syros

Genre : Jeunesse, Dystopie

Nombre de pages : 381

Sorti le 15 juin 2017

Fiche Bibliomania

 

 

4ème de couverture :

« Entité. Vigilance. Enquête. Elle s’appelle EVE. Elle n’a aucune idée de son apparence. Elle ne ressent rien. Et pourtant le monde n’a pour elle aucun secret, parce qu’elle le perçoit à travers les yeux de millions d’êtres humains. 24 h sur 24, elle assiste à leur quotidien. Son rôle ? Surveiller la population et signaler en temps réel les crimes et les délits. EVE est infaillible… jusqu’au jour où elle assiste à l’agression de la jeune Eva Lewis sans parvenir à identifier le coupable. Pour comprendre ce qui s’est passé, EVE investit à l’insu de tous le corps d’Eva. Et découvre le plaisir grisant de la vie réelle. »

Mon avis :

L’histoire :

E.V.E est une Intelligence Artificielle; elle ne sait pas à quoi elle ressemble mais pour une IA ça la tracasse un peu trop. Elles sont plusieurs à surveiller Citypolis. A chaque agression, elle identifie l’agresseur, la victime et le lieu de l’agression, ainsi elles peuvent envoyer les brigades d’intervention pour appréhender l’agresseur et les ambulances s’il y a lieu pour secourir la victime. Cela fait près de 15 ans que la ville tourne comme ça avec un pourcentage de criminalité proche de 0.

Mais voilà un jour, notre E.V.E est incapable d’identifier l’agresseur, il lui est totalement invisible; au début ses concepteurs pensent à une mise à jour qui a mal fonctionné; mais voilà elle n’est pas seule face à cette cécité et la conception des E.V.E. n’a rien avoir avec ce problème.

E.V.E. veut à tout prix comprendre pourquoi elle n’a pas pu faire ce pourquoi elle a été conçue; Alors, elle décide de pousser plus loin ses investigations. Elle se retrouve dans le corps de la dernière victime qui est dans le coma, pour essayer de comprendre ce qu’elle lui a échappé en tant que IA; ce qu’elle n’avait pas prévu c’est que de vivre dans un corps humain est un pur émerveillement.

Les personnages :

E.V.E. : C’est une Intelligence Artificielle qui possède un tuteur, Silas, avec lequel elle converse d’égal à égal. Silas est toujours respectueux. Quand elle se retrouve devant l’impossibilité de faire ce pourquoi elle existe; elle est plus perturbée qu’elle ne le laisse croire à Silas. Elle décide d’investir le corps d’Eva, la jeune victime dont elle n’a pu voir son agresseur. Mais dans ce corps elle goûte à la vie réelle, et c’est complètement addictif. Découvrir les sensations bonnes ou mauvaises est un pur émerveillement. L’IA est déterminée à trouver l’agresseur d’Eva et surtout L’IA veut connaître la raison de son inefficacité. Une autre chose la travaille encore un peu, elle aimerait savoir à quoi elle ressemble dans la vie réelle auprès de Silas. Et cette caractéristique marque l’évolution que prévoyait son tuteur…

Silas : On ne connaît de lui que ce que nous indique l’IA. Il est son tuteur, c’est à dire qu’il veille sur elle, il doit noter tout ce qui lui paraît anormal, ou un brusque changement de fonctionnement. Silas discute avec E.V.E par écrans interposés. Il perçoit dès le début que l’IA est en train d’évoluer mais décide de garder ça pour lui.

Damian : C’est un Agent d’Intervention Immédiate; E.V.E a envoyé son escouade sur le lieu de l’agression d’Eva. Sa direction lui confie l’autorisation de passer à une enquête moins conventionnelle, plus comme avant les E.V.E. Damian ne sait pas trop par où commencer, mais il est déterminé et surtout il va avoir une aide inattendue : Eva (enfin E.V.E.). Leur duo va fonctionner à merveille !

La Plume, le Scénario :

J’ai lu le livre en une journée, tellement c’était impossible de lâcher cette histoire ! L’écriture de Carina Rozenfeld est fluide et très agréable.

j’ai tout de suite trouvé E.V.E. attachante et intéressante. Certes au début, ces phrases sont celle d’une simple IA, mais petit à petit, comme Silas on s’aperçoit que l’IA évolue jusqu’à l’inévitable. Au début, elle est déroutée car elle n’aperçoit pas l’agresseur, elle pressent tout de suite que sa conception n’y est pour rien ni même la mise à jour téléchargée dernièrement. Elle veut savoir, elle ne veut pas laisser un agresseur comme ça dans la nature, elle veut rendre justice à Éva. Mais est-ce les seules raisons ? Elle n’a pas à avoir ce genre d’émotions…

A chaque saut dans le corps d’Éva puis puis retour chez elle dans son laboratoire; la pression était grande, j’étais stressée, et si l’IA était surprise hors de son lieu de travail, et si par ses sauts, elle loupait d’autres agressions… ouhla c’était tendu ! Je n’en pouvais plus, il fallait que je lise, avidement, je ne pouvais pas m’arrêter.

Bon ! Mise à par ma lecture compulsive, l’auteur parle d’un sujet délicat. Les E.V.E. sont connectées à la population de Citypolis par l’intermédiaire de puce insérée à l’arrière de la nuque de chaque habitants. Il y a forcément les anti-E.V.E. qui crie au besoin de liberté, qui ne supportent pas d’être constamment espionné jusque dans leur vie intime. Et puis il y a le côté sécuritaire, les malfrats restent peut-être des malfrats mais ils n’osent plus agresser les gens. Le plus souvent les E.V.E font intervenir à temps les AII; et les victimes s’en sortent plus ou moins indemnes.

Donc le Big Brother, c’est bien ou c’est pas bien ? Faut-il choisir entre Liberté et Sécurité ? E.V.E est d’abord certaine que son travail est bien pour la population mais plus elle devient humaine plus ses intrusions chez les habitants la mette mal à l’aise… Elle comprend alors ce dilemme

E.V.E. naît à la vie en s’exposant dans le corps d’Éva; en voulant trouver son agresseur, elle apprend ce que c’est d’être humaine. La sensation du toucher, la douleur, la faim et le cœur qui s’emballe de plaisir et le doute … Ces sensations la bouleversent et la rendent attachante, passionnante. D’ailleurs, il y en a un qui tombe sous le charme , à cause de cet émerveillement éternel 😉 (non, non je ne dirais rien si vous voulez l’identité de ce « un », va falloir lire ce roman !!)

En Bref :

Un roman dévoré tout cru, qui laisse un peu des traces à cause de ce sujet bien délicat.

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Le Maître des Livres par Umiharu Shinohara

Titre : Le Maître des Livres

Auteur : Umiharu Shinohara

Éditeur : Komikku

Sorti le 28 août 2014

Nombre de pages : 192

Genre : Manga, Seinen

Fiche Bibliomania

Résumé :

 » Poussez la porte de la bibliothèque pour enfants « La rose trémière » ! Vous y serez accueillis et conseillés par une équipe chaleureuse et surtout Mikoshiba, un bibliothécaire au caractère difficile, mais avant tout un passionné de littérature et un véritable « sommelier » des livres ! Ce n’est pas pour rien que tous les clients lui demandent conseil afin de dénicher la perle rare !

Découvrez ou re-découvrez tous ces contes et aventures qui ont fait vibrer des enfants et des adultes dans le monde entier »

Personnages principaux :

Mikoshiba : Il est le bibliothécaire grincheux de la bibliothèque « la rose trémière ». Il a mauvais caractère mais c’est un fervent défenseur livres. Il sait toujours avec plus ou moins d’exactitude quel livre il faut à tel lecteur et surtout au moment opportun. Il connaît toutes les histoires qui reposent sur les rayons de sa bibliothèque. Il reste intransigeant avec les gens mais c’est toujours dans un but bien précis, faire lire ! Malgré son caractère ronchon les enfants l’adorent.

M. Myamoto : Il passe par hasard devant cette bibliothèque pour enfant et entre. Il n’est pas vraiment en état et Mikoshiba s’en rend compte très vite. Il suffit de quelques mots sur sa vie pour que Mikoshiba trouve le livre qu’il doit lire. M. Myamoto a l’impression d’être dépassé, en constante situation d’échec, et surtout il traîne une solitude triste et il a du mal à faire face à tout ça. Il va vite comprendre que ces visites à la bibliothèque lui sont salutaires.

Lieux où se déroule le récit :

Dans une bibliothèque pour enfant « La rose trémière », tout près d’un parc.

Détails intéressants :

  1. La petite bibliothèque ne se trouve pas sur un lieu de passage, elle se découvre au détour d’un parc
  2. Le mauvais caractère de Mikoshiba est essentiel pour remettre tout le monde sur les rails, il perçoit le malaise des gens et sait exactement ce qu’il leur faut lire.
  3. Les deux jeunes femmes qui assistent Mikoshiba, font tout pour compenser son mauvais caractère; Y compris lui faire remarquer quand il va trop loin ou comment il devrait agir à certains moments. Elles sont très gentilles et défendent bec et ongles cette bibliothèque et ses adhérents.
  4. Ce manga renforce mon avis, mon idée sur comment doit exactement se comporter un bibliothécaire… Non pas avec mauvais caractère, mais connaître ses adhérents et surtout ses livres et savoir à qui proposer telle aventure ou tel documentaire. Mikoshiba est le bibliothécaire idéal … bon peut-être pas avec son caractère 😉
  5. Le dessin, le trait de l’auteur m’ont fait voyager dans ses contes et le plus fou c’est qu’au travers de ses dessins je me suis vraiment sentie dans une bibliothèque ! Un petit plaisir confortable 🙂

Mon avis :

C’est en suivant @lerenarddore sur Twitter, Instagram et Facebook mais aussi les Éditions Komikku  oui oui toujours eux !!! c’est dingue ! Les vils tentateurs !

On entre dans ce manga avec une scène assez triste… M. Myamoto rentre seul, ne suit pas ses collègues mais il ne veut pas rentrer chez lui où la solitude l’attend. C’est avec lui qu’on entre la première fois dans la bibliothèque de Mikoshiba, une bibliothèque pour enfant appelée « La rose trémière ». Mikoshiba sent tout de suite le malaise de M. Miyamoto; et tente de s’en débarrasser… Mais voilà c’est le début d’une histoire pas commune.

J’ai aimé cette passion qui anime Mikoshiba, cette dextérité à choisir le bon livre pour la bonne personne. Sous ses airs revêche il aide beaucoup les gens. Il sait instinctivement que les livres soignent tous les maux. Mais quel mauvais caractère, ça m’a quand même fait penser aux documentalistes que j’ai pu rencontrer dans mon cursus scolaire et qui avait juste l’air de vieilles sorcières malveillantes (pardon, mais j’étais jeune et bête…) …  bon après en être devenue une (de bibliothécaire hein ? pas une vieille sorcière !!), je n’ai plus trop pensé comme ça  !! 😀

En regardant ces images on pourrait presque sentir l’odeur des livres.

En aidant les gens avec ses livres, Mikoshiba fait profiter le lecteur avec des contes et aventures à visiter et re-visiter avec plaisir et nostalgie.

Sur la fin du tome 1 on en apprend un peu plus sur Mikoshiba et ce qui le lie à sa patronne; Et ces petits détails sont vraiment touchants.

Citations retenues :

  1. […] »Seiren Kepparu » c’est un mot pour désigner quelqu’un d’intègre. N’ayant rien à se reprocher et qui pourrait donc se retrouver devant un policier voire même Dieu en personne sans avoir peur[…]
  2. […]Car attribuer un livre précis à lire obligatoirement…peut potentiellement faire croire à l’enfant que les autres livres ne sont pas bons à lire….[…]
  3. […]Je n’ai donc pas d’autre choix que de devoir vivre encore plus longtemps[…]

En Bref :

Une histoire pleine d’histoires, un bibliothécaire comme on en rêverait, Bref un régal  !

 

Somali et l’esprit de la forêt par Yako Gureishi

Titre : Somali et l’esprit de la forêt

Auteur : Yako Gureishi

Éditeur : Komikku

Sorti le 10 novembre 2016

Nombre de pages : 196

Genre : Manga, Seinen

Fiche Bibliomania

 

 

Résumé :

« Depuis que le monde est dominé par les créatures non-humaines, les hommes en sont réduits à mener une existence clandestine pour échapper à la persécution sans répit des nouveaux maîtres.
Un jour, un golem, gardien des forêts, recueille une fillette appartenant à cette race humaine en voie d’extinction et décide d’entreprendre avec elle un périlleux voyage à travers les contrées.
Ainsi commencent les aventures de cet étrange duo dépareillé, mais uni par un attachement quasi filial. « 

Personnages principaux :

L’esprit de la forêt : C’est un golem, dont la tâche est d’être un gardien de la forêt où il vit Seulement voilà au fin fond de cette forêt, il trouve Somali, une jeune enfant de la race humaine en voie d’extinction. A sa vue, elle l’appelle tout de suite « Père ». Il décide de la prendre sous son aile et de partir à la recherche d’une communauté humaine, qui pourront peut-être même lui indiquer où sont ses parents. Il porte une cape et son visage représente une sorte de tête de squelette; il semble tout rapiécé de la tête au pied, son corps tient grâce à d’innombrables lanières. Il ne ressent rien, ne devrait avoir aucun sentiment et n’avoir en tête que son devoir de  protéger la forêt. Mais au contact de la petite Somali les choses ne sont pas si simple.

Somali : c’est une jeune enfant humaine trouvée au milieu de la forêt avec des chaînes autour du cou, des poignets et des chevilles; L’esprit de la forêt décide de la prendre sous son aile. C’est une enfant, elle est espiègle, insouciante et ne perçoit pas vraiment le danger. Elle porte une cape avec une capuche à oreilles pour tromper les non-humains qu’ils croisent sur leur chemin. Elle mange avec beaucoup d’entrain quand c’est bon mais manifeste vraiment comme une enfant son désaccord quand la nourriture n’est pas terrible.

Lieux où se déroule le récit :

Le récit se déroule au départ dans une forêt, puis le golem et Somali quitte cette forêt pour traverser diverses contrées habitées par des non-humains, à la recherche d’une communauté humaine.

Détails intéressants :

  1. Ce lien qui unit Somali et l’esprit de la forêt, père-fille; c’est attendrissant et l’esprit de la forêt apprend autant que Somali à ses côtés !
  2. Fait étonnant, apparemment un esprit de la forêt ne quitte jamais sa forêt, c’est risqué, elle risque de dépérir sans son gardien, alors comment est-ce possible que le golem ne semble pas au courant ?
  3. Les humains sont en voie d’extinction, seuls les non-humain vivent en maître sur cette terre. certain sont cruels, d’autres curieux, d’autres avide de connaissance… tous vivent en harmonie avec leur contrée.
  4. Ce manga m’a fait penser à l’Enfant et le Maudit de Nagabe d’une certaine manière et à The Ancient Magus Bride de Koré Yamazaki; Ce sont des duos atypiques mais liés par un lien indéfectible. .
  5. Le dessin, le trait de l’auteur est magnifique, minutieux et plein de détails surprenants. Autant le lire avec lenteur pour en apprécier tous les détails

Mon avis :

C’est toujours en suivant @lerenarddore sur Twitter, Instagram et Facebook mais aussi les Éditions Komikku que je me suis encore une fois laissée tenter !!

En trouvant une jeune humaine dans la forêt, le golem pour une raison qu’on ignore au début, décide de partir à la recherche de ses parents. Elle la nourrit, l’habille et veille sur sa sécurité. Il participe également à son éducation le long de leur trajet.

Il est très protecteur, et veille sur elle comme un joyau. Leur relation est vraiment celle d’un père et de sa fille.

Il ne sait pas vraiment où il doit chercher; et récolte des indices au travers des contrées qu’ils traversent, au hasard des rencontres qu’ils font.

Sous cet aspect doux et attendrissant, il ne faut pas oublier que les humains ne sont plus là en maître sur cette terre. Ils sont une race en voie d’extinction. Ils sont persécutés par les nouveaux maîtres et ils sont donc obligés de vivre une vie cachée, une vie clandestine pour survivre. D’ailleurs dans ce tome, le golem et Somali en rencontre un seul et il est bien camouflé. Donc en fond de cette douceur, se cache une violence sans nom... une race est poursuivie dans le but de l’éteindre. Les rares fois où il est question d’humains, les non-humain en parle comme des êtres belliqueux et destructifs.

Passons au crible cette relation atypique mais très profonde; L’esprit de la forêt ne ressent rien, ni en mangeant ni même quand il est question de sentiment. Contrairement à la jeune humaine qui apprécie fortement ses plats, qui éprouve de l’étonnement, de la joie, de la tristesse, de la douleur. Cela étonne le golem; mais ce qu’il commence à suspecter c’est que ces sentiments qui lui sont étrangers sont en train peut-être de le contaminer… comment ? au contact de Somali ? Tout à commencer quand il l’a pris sous son aile; pourquoi a-t-il fait ça ? si ce n’est pas par compassion ?!

Citations retenues :

  1. […]Quand c’est bon, je ne peux pas m’empêcher de montrer ma joie ! (Somali)[…]
  2. […]Tu ne montre jamais ta joie, père?(Somali)[…]A quoi ça servirait ? ça m’est inutile.(le golem)[…]
  3. […] Pfff… Pourquoi ils se font toujours la guerre ? la paix c’est quand même mieux…(les non-humains en parlant des humains)[…]
  4. […]C’est quoi la tranquillité ? C’est quand on a le coeur léger… parce qu’on a ni crainte ni souci… […]

En Bref :

Un très beau moment de lecture, aussi bien pour les yeux que pour l’esprit !

 

La Meute Harbor, HS Porter et Ludivine d’Audrey S.G.

Titre : La Meute Harbor

Tome : HS

Auteure : Audrey S.G.

Genre : Bit-Lit, Romance

Format : Epub

Nombre de pages : 3086 KB (198 pages)

Sorti le 03 octobre 2018

Fiche Bibliomania

 

*** ATTENTION SPOILERS pour ceux qui n’ont pas lu l’histoire originale ***

 

Résumé :

« « À chaque nouvelle année, elle redoute un peu plus ce jour et tout ce qu’il représente. » Persuadée que cette journée ne sera en rien différente des autres, Ludivine n’attend qu’une chose : qu’elle se termine. Pourtant … cette rentrée va lui réserver bien des surprises. Avec eux, Ludivine a l’impression de revivre, que tout redevient possible. L’amour … l’amitié … le bonheur, elle n’a plus peur d’y croire. Mais une fois encore, ses espoirs vont être brutalement brisés. La seule différence, c’est que cette fois le danger qui la guette va se révéler être mortel. Prise au milieu d’un conflit qui la dépasse et dont elle ignore tout, Ludivine devra se battre pour espérer sauver sa vie et celle de ses proches. Et si elle y parvient, son monde s’en trouvera changé à jamais. Venez découvrir, ou redécouvrir, à travers les yeux et les émotions de Ludivine, les aventures de la Meute et les mystères qui la composent. Entre amour, haine et amitié Ludivine ne sera plus jamais la même. »

Mon avis :

J’avais déjà donné mon avis sur cette histoire « La Meute Harbor, Tome 1 »

Et j’avais écrit : « […]Un autre point positif, le début des relations des autres couples, leur évolution; Je pense que chacun mériterait sa propre histoire.[…] »

Et voilà l’auteure a eu la bonne idée de décrire l’histoire vu par Porter et Ludivine, un autre couple emblématique de l’histoire.

L’histoire :

On reprend l’histoire de la Meute Harbor, mais cette fois c’est au travers les yeux de Ludivine, dit « la tornade blonde » 😀 . C’est la rentrée et elle la redoute car passer ses journées à faire semblant d’être une autre et à subir le regard des autres et maintenant devenu de plus en plus dur. Ludivine aborde cette rentrée avec difficulté,mais elle ne sait pas encore que l’arrivée d’une nouvelle élève va bouleverser sa vie !

Elle rencontre Héléna et elle en est sûre c’est fille va devenir sa meilleure amie. Mais cette nouvelle attire le regard de Valentin le BG du lycée, Ludivine voit là un signe incroyable. Elle va pouvoir s’approcher du magnifique Porter.

Et ainsi les évènements s’enchaînent, Ludivine va être emportée dans une aventure dangereuse et mortelle mais ce qu’elle retient c’est que plus jamais sa vie ne sera pareille car elle et Porter sont à jamais liés.

Les personnages :

Ludivine : c’est une lycéenne presque normale, à ceci près qu’elle fait semblant d’apprécier sa vie comme elle est; pour ne pas être une charge pour ses proches. C’est une véritable tornade blonde, avec un petit caractère bien trempé qui mène son petit monde à la baguette. Mais la vie lui semble fade, elle doit faire face avec le sourire aux brimades des « populaires » et en même temps protéger ses proches de leurs sales coups… Elle est fatiguée de faire semblant, encore une année de plus…mais voilà qu’arrive une toute nouvelle, Héléna ! A partir de ce moment, Ludivine aperçoit le bout du tunnel. Elle espère beaucoup de cette relation et pense qu’elle va enfin pouvoir être elle-même.

Quand Héléna attire Le Regard Du Plus Populaire Mec du Lycée ! WOW Ludivine n’en croit pas ses yeux, définitivement cette année ne ressemblera à aucune autre ! Car le chemin qui la sépare du fameux Porter se raccourcit …

***SPOILERS***

Porter : Il est l’un des fidèles amis de Valentin. Mais quand il voit son futur Alpha fondre à la vue de la nouvelle arrivée, il ne comprend pas … Dans un même, temps la chance lui sourit car coup de chance, cette fameuse Héléna est la meilleure copine de la belle tornade blonde pour qui il a un petit faible depuis plusieurs années… Porter à une place importante dans la meute et cet attachement avec une humaine est inhabituel mais pas interdit.

La Plume, le scénario :

L’écriture de l’auteur est toujours aussi agréable. Elle décrit très bien ce moment de l’adolescence un peu critique où le lien social est hyper important. Et s’il est raté, les déconvenues qui en découlent. L’auteure a également développé un peu plus l’amitié si importante aux yeux de Ludivine. Aussi bien celle avec Héléna que celle avec son frère et son groupe.

Cette petite partie de « je te cherche mais je me cache et puis je te trouve » entre Porter et Ludivine est super mignonne. Il faut qu’il arrive un évènement très grave pour que leurs sentiments sortent au grand jour.

La relation de Porter et Ludivine est plus romantique, plus douce que celle d’Héléna et Valentin. Car là il y a bien un lien mais pas forcément une destinée, Ludivine reste humaine et leurs sentiments sont guidés par leur choix de vie, les évènements qu’ils ont affronté même avant de savoir que Porter était un Loup. C’est leur cycle de vie qui les a rapproché, c’est une attraction naturelle qui les lie, elle est très forte peut-être plus forte que la normale et c’est sacrément romantique.

Bon c’est vrai que pour le déroulement de l’histoire = pas de surprise quand on a lu l’histoire originale; Il est vrai que je ne relis jamais, c’est très très rare mais bon cette fois c’était un peu différent car cette même histoire vu par d’autre personnage était toute à fait intéressante, ça m’a intrigué de voir comment tous ces rebondissements était vu par d’autres yeux; l’issue reste la même mais l’histoire est vécue un peu différemment.

En Bref :

Encore une lecture agréable, merci de nouveau Audrey S.G. pour votre confiance 🙂

Chroniques des dieux de James CLEMENS

   

Titre : L’ombre de l’assassin T1 + L’ombre du Chevalier T2

Auteur : James CLEMENS

Editeur : Bragelonne

Format : Ebook

Genre : Fantasy

Nombre de pages : 641 T1 et 628 T2

Fiche Bibliomania

Résumés :

Tome 1 : »Les dieux de Myrillia ont créé les Neuf Contrées qui ont vécu en paix depuis quatre mille ans. Jusqu’à maintenant, car Meeryn, déesse des Îles d’Estivage, a été assassinée. Le seul témoin, un infirme nommé Tylar de Noche, est un Chevalier d’ombre tombé en disgrâce. La déesse mourante lui a accordé dans un dernier souffle une puissante bénédiction qui a guéri son corps brisé, une marque que beaucoup voient comme la preuve qu’il est l’assassin. Pourchassé, aidé par d’autres parias, Tylar doit débusquer et vaincre un être assez puissant pour tuer un immortel…« 

Je ne mets pas le résumé du tome 2 pour éviter les spoilers

Mon avis :

Mon avis sur la première saga que j’ai lu de James Clemens et que j’ai tout simplement dévoré et recommandé à tous les lecteurs et non lecteurs tellement je suis ultra ultra fan !!!!

« les Bannis et les Proscrits » de James Clemens Tome 1

L’histoire :

Tylar, un chevalier banni et brisé est témoin de la l’assassinat d’une déesse. Cette dernière lui offre son dernier souffle de vie. Pour certains, il ne fait aucun doute que c’est lui l’assassin mais d’autre choisissent de le suivre, de l’aider dans sa quête car ils pressentent une grande guerre, la fin de Myrillia.

Pendant ce temps, à l’orphelinat Fléchette subit les brimades de ses camarades mais elle a son petit compagnon invisible « Tichiot » qui est prêt à la défendre devant le danger.

Il est temps aux dieux et déesses de choisir leurs prochaines mains, car ces serviteurs ont une vie très courte…

Dans les profondeurs de Tashijan une magie noire opère depuis des millénaires… Les remparts de Myrillia vont-il réussirent à tenir face à cette menace grandissante ?

Les personnages :

Tylar de Noche, un pauvre hère banni, brisé, déformé par la torture, l’esclavage et le vagabondage. Alors qu’il essuie un revers à cause de sa présence dans un lieu réservé aux chevaliers; une ombre mystérieuse lui sauve la mise… prenant la fuite jusque dans les bas fond, il est témoin de la tentative d’assassinat d’une immortelle ! En s’approchant, elle lui accorde sa grâce avant de mourir… Son statut devient encore plus compliqué, pour les uns c’est un déicide pour les autres c’est un élu. Au travers de ses mésaventures, de ses recherches sur l’assassin de Meeryn il va se constituer une petite bande de rebelles, de laisser pour compte, de rejetés; afin de déjouer les plans maléfiques de la noirceur qui se tapie dans les profondeurs de Tashijan.

Fléchette : c’est une jeune fille de 13 ans, orpheline, elle est amenée tout bébé dans le Conclave  de Pont-de-Chrism, une école pour jeune fille et jeune gens bien-nés. Évidemment elle ne se sent pas à sa place et ses camarades le lui rappellent sans arrêt. Elle est le souffre douleur de ces gens de la haute société qui ne voit en elle que souillure. Mais Fléchette a un secret, elle a un compagnon fantastique, que personne ne voit. Qu’importe si c’est son imagination, il lui apporte du réconfort même si elle ne peut pas vraiment le toucher. Mais qui est vraiment Fléchette ? personne n’a vraiment conscience que ce petit bout de jeune fille a de grandes capacités.

Je m’arrête là pour les personnages, donner des indices sur les autres vous gâcherai une partie de l’histoire… 😉

La Plume, le Scénario :

Je suis ultra fan de James Clemens, son écriture me téléporte dans son histoire. Ses descriptions sont absolument nécessaires et font partie de ce que j’aime dans le déroulement de l’histoire. Il maîtrise l’art de la description, tant redouté des lecteurs. Les descriptions sont chez James Clemens décrites de façon tellement réelle même dans un récit fantastique que l’on ressent toute l’histoire à fleur de peau. Pour les dégoûtés des descriptions, lisez James Clemens, ça va vous réconcilier avec les descriptions si peu aimées.

L’auteur commence toujours de façon lente et étudiée, juste assez pour emmener son lecteur là où il veut qu’il aille et plus la lecture se poursuit plus le récit devient intense pour atteindre un paroxysme énorme !

Comme dans les « Bannis et les Proscrits », l’auteur malmène ses personnages principaux. Il leur fait subir le déshonneur, la torture, le viol, et d’autres violence tout aussi terribles… Ses personnages en ressortent fort, brisés et fracturés à jamais mais ils sont les sauveurs car ils ont déjà regardé la mort en face. Après toutes ses atrocités subies, James Clemens remonte ses personnages à une place avantageuse, la place qu’il auraient dû avoir dés le départ, mais leurs souffrances ne sont pas terminées. Ils ont désormais la force de combattre le Mal, cette malfaisante obscurité.

Comme à son habitude, James Clemens aime mettre à l’honneur plusieurs personnages secondaires qui ont autant d’importance que les principaux. Ils sont toujours spéciaux, mystérieux, ils ont également leur part de noirceur, ce sont des êtres qui en ont aussi bavé mais qui ont une profonde bienveillance envers ceux qu’ils aiment et apprécient, envers l’humanité qu’il faut protéger des dieux rendus fous.

Son univers est construit sur plusieurs milliers d’années, avec des dieux et déesses mais aussi des humains. Mais ce sont des dieux que les humains côtoient, qu’ils servent pour le bien du peuple en bonne coopération, mais lorsque l’obscurité touche les dieux, ils deviennent fous, tuent et asservissent…

Certes cette histoire de chevalier et de dieux est sombre, noire parfois sordide et les descriptions intenses de James Clemens en augmentent les sensations.

Mais c’est un récit passionnant, haletant et très inquiétant. Le mal s’insinue justement comme une ombre malveillante et visqueuse…

En Bref :

Cette saga « Chroniques des dieux » est passionnante, si certains n’ont pas supporté la noirceur de cette série, d’autres ont pu apprécier l’écriture du Maître (pas moins) pour enlever, kidnapper et projeter le lecteur dans une série haletante !!

Mais bon sang ! Pourquoi James Clemens a t-il écrit seulement deux sagas 😥  ? C’est un supplice !

 

D’Encre, de Verre et d’Acier de Gwendolyne Clare

Titre : D’Encre, de Verre et d’Acier

Auteure : Gwendolyne Clare

Éditeur : Lumen

Genre : Aventure, Fantastique

Nombre de pages : 467

Sorti le 3 mai 2018

Fiche Bibliomania

 

 

4ème de couverture :

 » Et si on pouvait vraiment créer un monde avec de l’encre et du papier ?

En s’armant d’encre et de papier, il est désormais possible de voir naître sous ses doigts des univers entiers. Il suffit, pour accomplir ce miracle, de respecter les règles complexes d’une nouvelle discipline, la scriptologie. Mais lorsque les êtres humains apparaissent pour la première fois sous la plume d’un scriptologue, c’est la révolution. Jumi da Veldana et sa fille Elsa, à la tête des insurgés, parviennent à leur tour à percer le mystère de cette science et à reprendre le contrôle de leur petit paradis à son créateur.

Cependant leur bonheur ne dure pas : Jumi, qui cache un noir secret, est enlevée sous les yeux de sa fille. Elsa est donc contrainte de s’aventurer dans le monde réel pour retrouver la trace sa mère. Des canaux d’Amsterdam aux rues de Pise, elle finit par trouver refuge dans « un asile de fou », une institution fondée par une organisation scientifique baptisée l’Ordre d’Archimède. Là, les scriptologues, les alchimistes et mécaniciens peuvent étudier et travailler à l’abri des persécutions. L’endroit est aussi un pensionnat réputé, dont les élèves observent la jeune inconnue avec beaucoup de curiosité. Parmi eux se trouve Leo, un mécanicien de génie dont la rencontre avec la nouvelle arrivante fait vite des étincelles. Commence une attente interminable, l’aide promise par l’ordre tardant à se concrétiser. Elsa finit donc par prendre les choses en main, et ce n’est pas peu dire. Car la jeune fille, elle aussi, dissimule un lourd secret…

Saura t-elle réparer par l’écriture un monde devenu fou ? Si elle veut parvenir à retrouver la trace de sa mère, Elsa devra apprivoiser les règles de son nouveau  terrain de jeu et comprendre la complexité des relations humaines. Passé tragique et ténébreuses conspirations, univers de poche et armes ultimes : Suivez cette héroïne armée d’encre et de papier à travers une ribambelle de mondes réels et inventés ! »

Mon avis :

L’histoire :

Elsa est tranquille, heureuse dans son monde, créer par Charles Montaigne, le premier scriptologue a avoir scripté des êtres humains, VELDANA.

L’univers de Veldana est maintenant indépendant, Jumi da Veldana et sa fille s’assurent du bon fonctionnement et des extensions de leur monde. Seulement Jumi attire l’attention et est enlevée devant Elsa. La jeune fille ne comprend pas pourquoi on aurait enlevé sa mère… elle décide de partir à sa recherche et pour ça il faut qu’elle se rende sur terre. Ses pas l’emmènent déjà chez leur créateur, mais malheureusement il ne peut plus rien pour elle… elle se décide donc de partir à Amsterdam chez le mentor de sa mère.

Son aventure débute et n’en finira pas de l’étonner; ce qu’elle va découvrir va bien au-delà de son petit monde, il s’agit de la sauvegarde de l’humanité ! pas plus pas moins !

Pressentant qu’Elsa possède de grandes habilités, De Vries, le Hollandais, l’emmène à Pise en Italie dans un refuge pour personnes atteintes de « folie ».

Là bas dans cette grande maison, Elsa va devoir apprendre à travailler en équipe, se faire des amis et surtout va comprendre ce que la disparition de sa mère engendre comme problème planétaire… Saura t-elle assez forte pour assumer son nouveau rôle ?

Les personnages :

Elsa da Veldana : est une jeune fille scriptée, c’est à dire qu’elle ne vient pas de la Terre. Elle est avide de connaissance, et surtout et s’extasie devant toute nouvelle vie que peut créer sa mère; d’ailleurs elle la seconde parfaitement pour lui succéder un jour à la tête de la protection de Veldana, leur monde.

Une fois sa mère enlevée, Elsa est pleine de ressource et ne se laisse pas démonter, elle part sur Terre pour enquêter sur la disparition de sa mère et la retrouver… La retrouver s’avère plus compliqué, et l’entraîne dans une collaboration avec les humains qui l’a mis mal à l’aise au début pour finalement la séduire, c’est quand même bien d’avoir des amis sur qui compter…

Pour avancer dans ses investigations, elle va devoir cacher son lourd secret aux pensionnaires du refuge, alors que certains le soupçonne déjà. Avec Leo, c’est complexe; il ment souvent pour cacher ses blessures et Elsa n’est jamais sûre de rien… avec Faraz c’est plus facile, le jeune alchimiste est sans ambages et direct; Par contre, au début, elle ressent l’envie d’amitié de Porzia comme une intrusion mais elle va rapidement comprendre que la jeune fille veut vraiment l’aider et être son amie.

Quand elle apprend que l’Ordre d’Archimède ne coopère pas facilement, est même plutôt frileux à retrouver sa mère, elle prend les choses en main et part à l’aventure avec ses nouveaux amis.

Leo : Jeune homme au passé trouble, malheureux, son père et ses frères sont mort dans un incendie et sa blessure est si intense qu’il ressent le besoin de mentir à tout bout de champ pour se protéger… La venue d’Elsa est comme un choc pour lui, il aperçoit dans son regard l’avidité de connaissance à la vue de son robot et ça le perturbe plus que de raison… Faraz est son meilleur ami, et il n’y a qu’avec lui seul qu’il peut se permettre d’être le vrai Leo … enfin presque…

Faraz : c’est l’alchimiste de service, il est sérieux, droit mais on a pas trop l’occasion de voir ses capacités, on soupçonne qu’elles sont importantes… C’est le raisonnable de la troupe d’amis, le plus calme disons.

Alek De Vries : c’est le mentor de Jumi, d’ailleurs il la considère comme sa fille; sa disparition sonne comme le glas. Il sait de quoi est capable Jumi et son enlèvement ne peut pas être anodin. Il prend Elsa sous son aile. Il semble un peu rebelle quand on le voit évoluer dans l’ordre mais toujours avec la discrétion, la retenue et le calme dû à son âge.

D’autres personnages participe à l’aventure d’Elsa mais je ne vais pas faire l’inventaire, vous devrait lire le roman !

La Plume, le Scénario :

Alors au début, j’ai eu une toute petite déception… je me disais « arf, un monde virtuel… » c’est compliqué de s’attacher à des personnages qui n’ont pas d’existence réelle, enfin pour moi. Mais je ne lâche jamais un livre, alors j’ai continué. Et là Baam ! Grande surprise, Veldana n’est pas un monde virtuel, ce n’est pas un simple monde d’ailleurs… C’est un monde scripté, tout droit sorti de l’imaginaire et de l’écriture d’un humain.

La scriptologie, une nouvelle matière permet de créer des mondes, j’ai trouvé ça formidable ! Ce n’était pas seulement un monde virtuel, c’était bien plus que ça, c’était un monde inventé et né de la plume d’un auteur et en plus viable. Bref d’un coup  ma déception s’est envolée !!

En fait c’est le rêve de tout lecteur (non?), je crois, peut-être des auteurs aussi, un monde créé de l’imaginaire où l’on peut se promener et y vivre. C’est comme si, il était possible que chacun créé son monde idéal, et comble de tout un monde à l’abri dans un livre. C’est comme si une multitude d’univers était accessible direct dans les rayons de la bibliothèque ! wow ! wow ! Quelle idée géniale !!

Bon je me calme … revenons à l’histoire 😉

J’ai apprécié ces petites réfèrences sans en être; le créateur qui s’appelle Charles Montaigne (homonyme par le nom de l’écrivain); le mentor de Jumi Alek De Vries (pareil homonyme par le nom du botaniste) et toute cette histoire qui repose sur certains faits de l’Histoire de l’Italie avec un certain Giuseppe Garibaldi général italien voulant unifier Italie. et puis chaque début de chapitre est illustré par la citation d’un illustre personnage; c’est très très agréable toutes ces références, qui d’ailleurs sont listées en fin de livre dans une bibliographie.

Un peu de réalité dans l’imaginaire, il ne m’en faut pas plus pour plonger.

Bon on en parle de cette fin ?? wow heureusement qu’il y a l’épilogue pour éclairer le lecteur car wow ! Quel rebondissement !

Forcément on veut lire la suite !

En Bref :

Un roman construit sur une idée géniale : donner vie à l’imagination de l’auteur avec de l’encre et un morceau de papier! Il faudrait vraiment l’inventer cette matière 😉

Des mondes virtuels qui n’en sont pas avec des protagonistes combatifs et attachants, une Histoire Italienne pas si loin, des références à de illustres personnages; tout y est pour passer un bon moment.

Surtout n’oubliez de lire la note de l’auteur à la fin c’est super intéressant !!

Juste un peu de temps de Caroline Boudet

Titre : Juste un peu de temps

Auteure : Caroline Boudet

Éditeur : Stock

Genre : Contemporain

Nombre de pages : 230

Sorti le 2 mai 2018

Fiche Bibliomania

 

 

4ème de couverture :

« La charge mentale. La foutue charge mentale. Qui ressemble de plus en plus à une charge explosive qu’elle ferait volontiers sauter… Quelque chose a claqué en elle. Sophie ne voulait pas rentrer, ne pouvait pas. Elle ne voulait plus de cette vie-là. Ses pieds n’avaient tout simplement pas pu prendre le chemin de la gare, ses doigts avaient d’eux-mêmes éteint son portable, et son instinct maternel – je suis indispensable, je suis coupable, ils ne sont rien sans moi – s’est mis en mode silencieux pour la première fois depuis sept ans. Un silence absolument, pleinement, intensément reposant. »

Mon avis :

L’histoire :

Sophie est la femme parfaite pour tout le monde, douce, au top, un chronomètre dans la tête, jamais de retard, d’oubli… Elle gère d’une main de maître toute sa petite maisonnée. Mais tout ce monde au millimètre à un prix : Ne jamais être seule, ne jamais se poser, ne plus être à l’écoute de soi même, dérangée dans la salle de bain et même dans les toilettes… Au bout de sept ans, Sophie ressent de plus en plus cette charge comme une bombe qui menace. Elle demande juste un peu de temps pour elle… juste un peu…

En plein milieu de la matinée, elle décide de partir, c’est un besoin irrépressible, un besoin vital… Elle n’abandonne personne, elle veut juste se retrouver et après elle revient mais là elle a besoin de s’éloigner un peu, de se retrouver dans le silence.

Les personnages :

Sophie : la maman de deux enfants, un mari adorable avec lequel elle s’entend à merveille et un travail. C’est une femme moderne qui jongle avec perfection vie privée et professionnelle. Ses amies, sa voisine la surnomment Mme Parfaite; car personne d’humain ne peut arriver à gérer tout avec calme et précision avec rarement d’erreurs… Mais voilà, à être parfaite, elle se rend compte un soir qu’elle est devenue une bombe qui menace d’exploser à tout moment. Elle n’arrive plus à trouver de temps pour elle, du temps pour les enfants, pour son mari, pour les amis, pour les collègues oui ça elle en trouve mais dès qu’elle souffle il y a toujours quelqu’un pour réclamer sa présence, ses conseils … son constat est sans appel, elle est devenue indispensable... et c’est elle qui a petit à petit gérer tout ce qu’il y avait à gérer… Au moment où elle s’en rend compte, elle décide de partir s’isoler sans rien dire à personne.

Loïc : Le mari de Sophie, il ne comprend pas ce qu’il ce passe… pourtant Sophie allait bien, ils s’entendent bien… Il a tout de suite peur qu’elle soit partie avec un autre homme; puis que quelqu’un l’ai kidnappé… Il ne comprend cette absence; il appelle tous les amis et les collègues de Sophie et là c’est le même constat  pour tous… personne ne sait. Mais comment va t-il faire tout seul avec les deux enfants ?

Raphaëla : la meilleure amie de Sophie, elle sait que Sophie a des baisses de régime mais bon au point de tout plaquer, ça l’étonne beaucoup. Elle ne comprend pas la disparition de sa copine, en plus c’est pas son genre de laisser son mari et ses enfants tous seuls… ou la la …

Marco : le collègue de boulot, avec qui Sophie parle littérature; mais voilà Marco il ne sait rien non plus..

et d’autre encore … mais ils sont tous au même point ils ne savent pas ce qui s’est passé, ni où est Sophie

La Plume, le Scénario :

L’auteur, au travers de son roman, a choisi de parler simplement sans tapage de la fameuse « charge mentale ». Son personnage est quelqu’un d’équilibré, qui gère sa famille et son travail avec brio mais avec de plus en plus de fatigue et de mal-être. Ce fantôme de fatigue morale, que personne ne comprend, ni ne voit d’ailleurs… pourquoi ? peut-être que c’est plus commode ou pire l’habitude

Au travers de Sophie, toute personne active en charge d’une famille comprend et surtout se sent concernée, on ne peut que se reconnaître ! Ah oui, même dans la salle de bain et les toilettes !

J’avoue, ce roman a vraiment résonné en moi; J’aimerai, parfois, me poser, souffler et que quelqu’un prenne la relève sans que je sois consultée, « juste un peu de temps ». La délégation, vient au bout d’un moment ou plutôt à un moment donné, quand vous n’êtes plus en capacité de faire ou de penser, même pour un court instant, mais j’irais jusqu’à dire que c’est déjà trop tard.

L’auteure met vraiment le doigt sur un point essentiel : le besoin de se ressourcer seul, dans le silence, sans interruption, se retrouver seul avec soi-même sans perturbation extérieur, pas obliger que ça dure des jours, « juste un peu de temps » comme le dit si bien l’auteure.

L’auteure a construit son roman avec de courts chapitres qui nous raconte l’escapade de Sophie presque heure par heure, mais entrecoupée des inquiétudes de Loïc, des aveux de la voisine, des questionnements et des anecdotes de la meilleure amie, du collègue de boulot. Bref au fur et à mesure que Sophie construit son cocon de silence et de solitude, l’incompréhension et l’inquiétude grandit pour tout ce petit monde qui gravite autour d’elle

Le récit est dynamique quand Caroline Boudet laisse la parole aux personnes qui entourent Sophie puis logiquement la dynamique ralenti avec les paragraphes de Sophie. On sent que cette échappatoire calme, apaise petit à petit Sophie; partie d’une crise d’hystérie d’une maman dans la rue pour finir dans le calme et la douceur du bord de mer… En tout cas ce petit bout de calme m’ont apaisé en même temps que Sophie…

En Bref :

C’est bien de parler de cette charge mentale; avec douceur mais réalité.

Je reste persuadée que bon nombre de personnes se reconnaîtront dans le personnage de Sophie.

Un roman tout frais, sensible qui parle d’un sujet parfois tabou, ou en tout cas mal entendu 😉