Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une de Raphaëlle Giordano

Titre : La deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une

Auteure : Raphaëlle Giordano

Éditeur : Eyrolles

Genre : Développement personnel, contemporain

Nombre de pages : 256

Sorti le 17 septembre 2015

Fiche Bibliomania

 

4ème de couverture :

 » – Vous souffrez probablement d’une forme de routinite aiguë.

   – Une quoi ?

   – Une routinite aiguë. C’est une affection de l’âme qui touche de plus en plus de gens dans le monde, surtout en Occident. Les symptômes sont presque toujours les mêmes : baisse de motivation, morosité chronique, perte de repères et de sens, difficulté à être heureux malgré une opulence de biens matériels, désenchantement, lassitude…

   – Mais… Comment vous savez tout ça ?

   – Je suis routinologue.

   – Routino-quoi ?

Camille, trente-huit ans et quart, a tout, semble-t-il, pour être heureuse. Alors pourquoi a-t-elle l’impression que le bonheur lui a glissé entre les doigts ? Tout ce qu’elle veut, c’est retrouver le chemin de la joie et de l’épanouissement. Quand Claude, routinologue, lui propose un accompagnement original pour l’y aider, elle n’hésite pas longtemps : elle fonce. A travers des expériences étonnantes, créatives et riches de sens, elle va, pas à pas, transformer sa vie et repartir à la conquête de ses rêves… »

Mon avis :

L’histoire :

Camille approche les quarante ans, elle a un fils merveilleux, un mari presque parfait et un boulot. Mais elle se sent usée, fatiguée de se battre à longueur de temps. Son boulot lui apporte peu de réconfort avec des collègues railleurs, des dossiers inintéressant. Quand elle rentre le soir, son mari est devant la télé ou l’ordi, son fils enfermé dans sa chambre sur son téléphone ou sa tablette. Et elle rentre pour préparer le repas, se dispute au passage avec son fils qui préfère sa tablette à ses devoirs, et l’indifférence de son mari. Elle se sent invisible, triste, bonniche et sa vie ne lui plaît plus en tout cas pas comme ça.

A la suite d’une panne de voiture, elle rencontre Claude qui va changer sa vie. Elle se rend compte en discutant avec Claude que ses rêves sont très loin du chemin qu’elle a emprunté et grâce à lui elle va tenter de reconquérir sa vie et partir à la poursuite de ses rêves.

Les personnages :

Camille : C’est une jeune femme de 39 ans, qui s’habille pratique pour pouvoir courir toute la journée au boulot, chercher son fils à l’école, l’emmener à ses activités extra scolaires, faire à manger, s’occuper de sa maison… Bref c’est une femme dynamique mais qui s’est éloigné du bonheur petit à petit par habitude, par praticité, par usure, par déception, par fatigue… Mais elle ne désespère pas et quand Claude lui propose de reconquérir sa vie et son bonheur, elle n’hésite pas une seconde, après tout elle n’a rien à perdre, elle est déjà au bout du rouleau…

Claude c’est le sauveur de Camille, il a peut-être une soixantaine d’année, son visage serein le rend avenant. Il se dit « routinologue » et propose à Camille de l’aider à se rapproprier sa vie avec une thérapie un peu particulière mais qui a déjà fait ses preuves.

Le Plume, le Scénario :

Alors oui c’est un coup de coeur ! Chaque femme de quarante ans ou presque devrait avoir ce livre sur sa table de chevet !

Je pense que beaucoup de femme de presque quarante en est arrivé à la situation de Camille. On est presque toute passée par là, on vit la vie à cent à l’heure, on s’occupe des enfants, des maris, de son boulot… on court toute la journée pour le bien de sa petite famille et ce n’est pas une tare, c’est un choix et au début on est satisfaite de cette vie… sauf qu’au bout du compte on s’épuise et on ne le voit pas tout de suite. On habitue sa famille, à ce que superwoman s’occupe de tout, gère les problèmes, gère le compte bancaire, la plomberie, la garde des enfants, les problèmes de réseau … et tout ce petit monde s’appuie sur nous parce qu’on l’a autorisé et habitué à le faire. Mais non on n’a pas besoin d’aide, on y arrive toute seule… et avouer que ça devient dur c’est quasiment impossible. On se sent terriblement seule, soutien de famille et si on craque, on déséquilibre l’harmonie de la famille. Alors on s’enferme dans son cocon et la vie devient grise…

Mais alors ce livre est une vraie goulée d’air frais. L’aventure-Thérapie de Camille est étonnante et vivifiante. Elle est étonnante car sur le moment évidente mais il ne faut pas s’y tromper reprendre le chemin du bonheur ça demande des efforts, des gros efforts. Et Raphaëlle Giordano déploie tout un planning assez simple à mettre en place pour reconquérir sa vie, mais à quelques conditions qu’il faille vraiment le vouloir et surtout ne pas ménager ses efforts. Il faut avoir envie de sortir de cette grisaille.

Quelques exemples juste pour donner un avant-goût, de se que doit faire Camille:

  • 15 jours pour faire le ménage in/out : c’est à dire se débarrasser de tout ce qui paraît toxique/néfaste/sclérosant dans toutes ses relations et son organisation. Ensuite grand ménage, jeter au moins 10 objets inutiles, ranger, trier, améliorer.
  • Écrire sur une feuille A4 tout ce qu’elle ne veut plus être ou subir…
  • Faire la liste de ses qualités

Et plein de bonnes, très bonnes idées pour se retrouver et retrouver ses rêves.

Dans la lecture de ce roman/guide, un autre point important ressort et ce petit détail est délicieux. C’est le passage de la bienveillance. Camille est aidée et vous verrez par la suite ce que lui demande Claude, seule monnaie acceptable pour payer sa thérapie. Et je trouve cette idée juste géniale, une onde de choc qui pourrait atteindre des sommets. Un geste de bienveillance qui s’étalerait comme une onde que ferait un caillou dans l’eau. Du coup ça m’a rappelé le clip de Claudio Capéo avec sa chanson « Un Homme Debout », où le clip est semé de geste de bienveillance qui s’étire comme une onde de choc.

Ce livre m’a été conseillé par ma collègue de travail et je l’en remercie vivement ! MERCI !

En Bref :

C’était un vrai plaisir de suivre Camille, de s’identifier à elle 🙂

C’est un coup de coeur, il faut que ce livre soit lu par toutes ces femmes et même les hommes aussi qui se retrouvent à quarante ans, au bout du rouleau, usés et très très loin de leurs rêves.

Ce livre devrait être déclaré d’utilité public ! 🙂

Caraval de Stephanie Garber

Titre : Caraval

Auteur : Stephanie Garber

Éditeur : Bayard

Genre : Jeunesse

Nombre de pages : 479

Sorti le 8 février 2017

Fiche Bibliomania

Discussion Livraddict

4ème de couverture :

« Attention, ne vous laissez pas trop prendre au jeu… »

Mon avis :

L’histoire :

Scarlett et Tella vivent sur une île avec un père despotique et violent. Scarlett doit bientôt se marier avec un inconnu que lui a choisi son père. Elle voit là une occasion de se défaire de l’emprise de son père. Depuis de nombreuses années, elle rêve de faire venir le grand spectacle de Caraval sur son île, mais dit-on il ne passe jamais deux fois au même endroit. Ces lettres restent mortes jusqu’au jour où elle annonce au grand maître son mariage. Et là contre toute attente, elle reçoit trois invitations à Caraval situé à 2 jours de son île. Scarlett et Tella n’ont pas le même point de vue mais elles vont finalement se retrouver au milieu du grand spectacle de Caraval !

Les personnages :

Scarlett : C’est l’aînée, elle a juré de toujours protéger sa soeur, quoi qu’il lui en coûte. elle pense que son futur mariage va les mettre à l’abri de son père despotique et donc même si elle doit sacrifier ses idéaux rien n’est plus important que leur sécurité. Elle doute beaucoup, son père s’est chargé de lui faire ressentir ce sentiment d’impuissance, de faiblesse mais sa soeur est beaucoup plus importante que tout ça.

Tella : c’est la cadette, elle est révoltée, espiègle, insouciante et ne pense qu’à une chose : libérer sa soeur du joug de son père et l’empêcher de se marier avec un homme qu’elle ne connaît pas. Elle fonce tête baissée, mais elle a une telle foi en sa grande soeur qu’elle sait que Scarlett sera toujours là pour elle.

Julian : c’est un marin qui a séduit Tella ou a été séduit d’ailleurs. C’est leur billet de sortie de leur île prison pour le grand spectacle de Caraval ! Il est mystérieux, énervant, égoïste et arriviste. Il ne fait les choses que si elles lui apportent un quelconque bénéfice. Il est un peu détestable quand même … Mais il permet à Scarlett, par la force, de se sauver de l’île paternelle.

Une multitude de personnages colorés, haut en couleur plein de charme et de maléfices vont graviter autour de Scarlett pour l’aider ou au contraire l’induire en erreur et l’amener à la folie… mais je ne ferais pas l’inventaire de ses personnages tous très intéressant mais gare aux spoilers !

La Plume, le Scénario :

Je me suis lancée au hasard dans ce livre, je l’ai vu certes partout dans les forums sans jamais m’attarder sur les avis, puis je l’ai pris à la médiathèque où je travaille.

On entre dans la vie de Scarlett par une correspondance épistolaire à sens unique… Scarlett envoie des missives au grand maître Légende de Caraval. Mais malheureusement, ses courriers restent lettres mortes… Jusqu’au jour où elle reçoit une invitation pour trois.

On entre dans la peau de Scarlett très facilement. On peut comprendre ses réticences, ses motivations… tout est très bien expliqué par l’auteure.

Scarlett entre dans Caraval comme on entre dans un monde magique, épineux et maléfique… car ses peurs sont tellement fortes qu’elles fanent le jeu, qu’elles le travestissent… mais une fois prise au dépourvu et n’ayant plus de choix possible, un monde merveilleux et dangereux s’ouvre à Scarlett !

Attention, l’auteur ne cesse de le répéter ce n’est qu’un jeu « rien ici n’est réel, tout n’est qu’illusion… », tout au long du récit plusieurs personnages ne cessent de répéter cette sorte de mantra à Scarlett. Le jeu est puissant mais il faut garder à l’esprit que cela reste un jeu.

Scarlett est un peu énervante quand elle ne voit pas le danger qui est devant son nez… elle est tellement préoccupée à retrouver sa soeur. Elle a peur, mais elle reste droite et se motive sans arrêt quand l’angoisse est trop forte et qu’elle risque de l’emmener elle se ressaisit en pensant à sauver sa soeur.

L’auteure décrit les émotions que ressent Scarlett avec beaucoup de magie. Le fait que Scarlett voit les émotions des autres en couleur, et ressent aussi les odeurs de ses émotions. Ces descriptions disséminées partout dans le récit offre une petite touche de magie romantique et dangereuse.

On ressent cette magie illusionniste, qui se fane à l’aube quand le jour semble naître. Caraval s’endort pour mieux renaître la nuit où presque tout est permis (petite parenthèse : cela m’a fait penser à film animé « Le voyage de Chihiro » de Hayao Miyasaki)

Tout le jeu repose sur des indices, sur une énigme à résoudre qui aboutit à un souhait 🙂 Qui n’a pas rêvé de participer à un tel jeu ?!? Certes l’enjeu est plus que motivant et fait peur mais c’est tellement excitant !!

C’est aussi l’occasion pour Scarlett d’être formée ou initiée. Sortir du cocon paternel pour découvrir qui elle est vraiment et surtout de quoi elle est capable.

  1. elle est séparée de sa soeur
  2. elle se retrouve, seule ou plutôt accompagnée d’un marin en qui elle n’a nullement confiance, qui va l’amener au bout d’elle même.
  3. elle va découvrir qui elle est vraiment et va grandir et pouvoir affirmer ce qu’elle gardait depuis si longtemps au fond d’elle même !

Ce récit jeunesse est d’une incroyable richesse, mais attention pour lire ce livre, il faut avoir gardé au moins un petit bout de son âme d’enfant !

En Bref :

Bon il me reste tout un tas de questions sans réponses … MAIS

J’ai été conquise et ce retournement de situation tout à la fin de l’histoire ! WOW !!! Je veux lire la suite !!!

Escape Journey T1 par Ogeretsu Tanaka

Titre : Escape Journey 1

Auteur : Ogeretsu Tanaka

Editeur : Taifu Comics

Genre : Yaoi

Nombre de pages : 258

Sorti le 23 mars 2017

Fiche Bibliomania

Attention pour Public Averti

4ème de couverture :

« Taichi et Naoto sortaient ensemble à l’époque du lycée. Néanmoins, ce dernier décida de rompre quand son partenaire lui dit que leur relation n’allait pas plus loin que le sexe selon lui. Ils se recroisent pourtant lors de leur premier jour de fac. Même si Naoto est toujours en colère, il se rend compte que Taichi a changé et commence peu à peu à lui pardonner. Seulement, Naoto est angoissé à l’idée de retomber dans les écueils du passé.

Parallèlement, Fumi, une camarade, tombe amoureuse de Taichi et un rendez-vous arrangé est organisé. »

Mon avis :

Merci à Livraddict et Taifu Comics de m’avoir accordé ce partenariat, merci pour cette découverte !

L’histoire :

Taichi et Naoto se sont fréquentés au lycée mais leur relation c’est soldée par un échec. Naoto a rompu car pour lui leur relation n’allait pas plus loin que du sexe…

Naoto retrouve Taichi à l’université et constate qu’il est toujours attiré par lui. Taichi tente de lui faire comprendre qu’il a changé, mais Naoto est sceptique… Malgré tout leur attirance sexuelle est violente et leur sentiments puissants, dans tout ça ils ont du mal à démêler leur raisonnement pour voir enfin qu’ils souhaitent tous les deux une vraie relation. Ils vont peut-être avoir besoin d’une amie pour y voir plus clair !

Les personnages :

Naoto : c’est un jeune homme avenant qui plaît aux filles et s’entend très bien avec tout le monde. Jusqu’au jour où ses potes lui présente le nouveau : Taichi ! Ses sentiments pour lui refont surface même s’il cherche à les enfouir dans son esprit.

Taichi : Il est un peu l’inverse de Naoto, il est timide, réservé plutôt et n’est pas si à l’aise avec les filles. Il cherche à renouer avec Naoto, pour lui prouver qu’il a changé.

La Plume, le Scénario :

L’histoire de Naoto et Taichi est intense. On comprend bien que leur attraction physique est très forte. Ils ne peuvent pas se retrouver seul sans s’embrasser ou faire l’amour.

Naoto craint de retomber dans leur ancienne relation uniquement basée sur le sexe, et pour le coup il ne voit pas le changement de Taichi et leurs disputes reprennent. Ils ne se comprennent pas car ils ont peur de ce qu’ils ressentent, de se faire rejeter par l’autre et du coup leur relation est compliquée et violente.

Il faudra l’intervention de Fumi pour leur ouvrir les yeux sur la simplicité de l’amour ! Même si elle est tombée amoureuse de Taichi, lui déclarer, a obligé Taichi à lui ouvrir son coeur; à lui avouer qu’il aimait une autre personne.

L’histoire de Naoto et Taichi est touchante et troublante. Ces deux êtres s’aiment mais ne savent pas communiquer, ils sont freiné par leur précédent essai.

C’est une belle histoire d’amour 🙂

En Bref :

C’est certes un Yaoi donc bourré de scènes très explicites, mais l’histoire d’amour n’en reste pas moins touchante 🙂

Quelqu’un à qui parler de Cyril Massarotto

Titre : Quelqu’un à qui parler

Auteur : Cyril Massarotto

Éditeur : XO Editions

Genre : roman contemporain

Nombre de pages : 269

Sorti le 9 février 2017

Lu le 16 avril 2017

Fiche Bibliomania

4ème de couverture :

Samuel fête ses trente-cinq ans, seul face à des assiettes vides. La déprime est proche. Il attrape alors son téléphone mais réalise qu’il n’a personne à qui parler. Soudain, un numéro lui revient en mémoire : celui de son enfance et de la maison du bonheur familial depuis trop longtemps disparu.

Tiens, et s’il appelait ? À sa grande surprise, quelqu’un décroche. Et pas n’importe qui : c’est à lui-même, âgé de dix ans, qu’il est en train de parler ! Mais que dire à l’enfant que l’on était vingt-cinq ans plus tôt ?

Finalement, chaque soir, à travers ce téléphone, Samuel va s’interroger : l’enfant que j’étais serait-il fier de ma vie ? Aurait-il vraiment envie de devenir l’adulte que je suis aujourd’hui ? Ne l’ai-je pas trahi en renonçant à mes rêves ?

Grâce à ce dialogue inattendu et inespéré, Samuel va, peu à peu, devenir acteur de sa vie. Et avancer, enfin !

Mon avis :

L’histoire :

Samuel se retrouve seul pour fêter ses trente cinq ans, il commence à faire le tour de lui même et il n’est pas loin de la déprime. Il est seul, n’a pas de petite amie, son boulot l’ennui, son patron se sert de lui comme d’un souffre douleur… Bref ce n’est pas la vie qu’il aurait aimé avoir

Il se rappelle très bien son numéro de fixe quand il était enfant. Il essaie, de toute façon ça sonnera dans le vide car maintenant les numéros sont à 10 chiffres… Étonnamment quelqu’un décroche, un jeune garçon, et cet enfant c’est lui ! Curieux, mais tous les soirs Samuel de 35 ans appelle Samuel de 10 ans pour lui parler un peu du futur, mais aussi papoter sur ce que ressent l’enfant mais aussi l’adulte, chacun conseille l’autre comme des meilleurs amis.

Cette conservation quotidienne va empêcher Samuel 35 ans de sombrer dans la dépression, et va même le pousser petit à petit à reprendre sa vie en main, cette vie qui lui a échappée.

Les personnages :

Samuel, 35 ans : C’est un homme désabusé, seul, qui n’aime pas vraiment son travail. Il a laissé sa vie l’entraîner dans la solitude.

Samuel, 10 ans : C’est un petit garçon, dynamique, plein de hargne. Il n’imagine absolument pas devenir comme se décrit Samuel35. Il se fâche, il secoue le Samuel du futur, il est pas question d’abandonner, de vivre à petit feu comme ça. Et en même temps, la vie se déroule comme il était prévu dans le passé. Samule10 passe quand même par ces épreuves douloureuses de la perte d’un être cher… mais ça ne lui enlève pas l’idée d’un avenir meilleur.

La Plume, le Scénario :

Encore un roman magnifique, doux, tendre dans cette veine d’espoir qu’écrit toujours Cyril Massarotto.

Qu’est ce que ce début de roman est triste … être seul devant son gâteau d’anniversaire 😦

Qui n’a pas rêvé de partir dans le passé pour parler à son petit moi et lui dire de ne pas faire telle ou telle chose. En fait, cela ne marche pas comme ça, on ne peut pas changer se qui s’est déjà produit. Ce qui est à notre portée, c’est le futur et ça c’est à nous de le construire selon nos rêves, nos aspirations.

Samuel35 (c’est moi qui l’est surnommé comme ça) arrive a un tournant de sa vie où il est urgent de réagir. Il est dans l’impasse, il se retrouve tout seul la soirée de ses 35 ans. Petit Comeback, il réfléchit… comment en est-il arrivé là ? L’auteur l’explique tout simplement, c’est un ensemble de choix, de mésaventures, de précautions, de préservations… bref la vie que Samuel a laissé défiler trop vite, il s’est laissé distancer.

Mais l’auteur, très subtilement remet Samuel35 sur les rails, avec ces appels dans le passé. Métaphore tendre, qu’il faut garder bien au chaud cet enfant que l’on est et que l’on restera. C’est cet enfant plein de rêves que l’on doit préserver pour garder ce dynamisme, cet espoir que tout est possible. Samuel10 va rappeler à son moi futur, que c’est pas cette vie qu’il voulait, qu’il faut réagir, sortir, rencontrer des gens, avoir confiance et la vie sera plus belle, pas plus facile mais plus agréable. Samuel10 secoue Samuel35 !! Il ne veut pas se retrouve seul à 35 ans sans amis, sans amoureuse… seul.

Samuel35 par le biais de ces appels avec son moi du passé, va petit à petit reprendre goût à la vie, ça veut dire prendre des risques, oser reprendre contact avec les humains. Il va reprendre sa vie en main, il va sortir de l’impasse, sortir de ce mauvais chemin et reprendre la route.

Comme c’est bien dit dans la 4ème de couverture :

« […] Cyril Massarotto signe un roman plein de justesse, de tendresse et d’humour sur l’enfant qui demeure toujours en nous… et qu’ils ne faut jamais oublier d’écouter. »

Je ne veux pas m’appesantir sur l’histoire, ni sur les personnages car Samuel35 est entouré de personne formidables qui vont le soutenir, l’aider à reprendre la vie, et en faisant cela je serais obligée de spolier fortement… et ça pas question, vous êtes tenté ? Alors lisez ce roman !

En Bref :

Un roman doux où Cyril  Massarotto nous montre, nous souffle qu’il ne faut pas qu’on efface, qu’on enfouisse trop profond cet enfant en nous. Qu’il est toujours utile de se rappeler ce qu’on espérait de la vie et rester à l’écoute ses folies enfantines.

Encore une lecture très très agréable, pleine d’espoir !

Confession d’un ami imaginaire de Michelle Cuevas

Titre : Confession d’un ami imaginaire

Auteure : Michelle Cuevas

Éditeur : Nathan

Genre : Jeunesse

Nombre de pages : 196

Sorti le 9 février 2017

Fiche Bibliomania

 

4ème de couverture :

« Imaginaire ou pas, on n’est invisible que si on le croit »

Mon avis :

L’histoire :

L’histoire commence par Jacques PAPIER le frère jumeau de Fleur PAPIER. Mais depuis quelques temps il ressent un malaise, il a l’impression d’être invisible pour tout le monde, la maîtresse, ses parents.  Au détour d’une conversation épiée des parents, Jacques apprend qu’il est l’ami imaginaire de sa chère Fleur et là tout son monde s’effondre. Il s’étiole, il est malheureux … Il va passer par plusieurs épreuves pour comprendre qui il est et surtout pourquoi il existe.

Les personnages :

Fleur : c’est la soeur jumelle de Jacques, enfin c’est la petite fille qui l’a créé, imaginé, eu besoin de lui. C’est la meilleure amie de Jacques, ils se comprennent et ils font les 400 coups ensembles.

Jacques : c’est l’ami imaginaire qui s’ignore, enfin pendant un temps. Puis vient le choc ! Il est d’abord désespéré, il se sent inutile, il traverse une vraie crise existentielle. Et pourtant, Jacques a tellement à offrir. C’est un être doux, aimant, un peu angoissé mais finalement c’est le meilleur des amis imaginaires.

Beaucoup de personnages drôles et haut en couleur vont croiser la vie de Jacques et contribuer à sa renaissance.

La plume, le Scénario :

Petite touche originale, Michelle CUEVAS n’a pas écrit ce roman, elle s’est contenté de recueillir les mémoires de Jacques PAPIER. J’avoue que ce petit détail m’a bien plu.

Comme toutes mémoires, elles sont presque toutes racontées par leur auteur. En l’occurrence ici : Jacques Papier. En effet l’auteur utilise le « JE » pour plonger le lecteur dans la vie de Jacques. On entre dans l’histoire de Jacques, tout de suite, on traverse ses incompréhensions, ses inquiétudes. On l’accompagne partout.

C’est un roman de formation, basé sur les 3 critères :

  • la séparation : Jacques va devoir se détacher de Fleur, pour comprendre son existence, pour comprendre le but de son existence aussi. Cette séparation, elle est douloureuse et n’aboutit pas à ce que Jacques attendait…
  • La réclusion : Jacques se retrouve presque seul, enfin disons qu’il n’est plus accompagné de Fleur. Il doit appréhender sa nouvelle vie, comprendre le fonctionnement de sa communauté, oui oui on peut appeler ça comme ça. D’épreuve en épreuve, il va petit à petit comprendre le pourquoi de son existence, et voir enfin son utilité.
  • La réintégration : une fois délivré de ses inquiétudes, de ses questions existentielles, il peut commencer sa vie d’ami imaginaire, son métier même. Et à la fin de ce petit roman, l’auteure nous offre le luxe d’une belle rencontre 🙂

Jacques Papier va en fait subir un parcourt initiatique pour pleinement s’investir dans sa vie d’ami imaginaire indispensable et éphémère.

Le ton est drôle, touchant, émouvant parfois. C’est un petit bijou de douceur.

C’est un roman décomplexant, car oui on peut avoir un ami imaginaire, ce n’est pas interdit, c’est seulement pour un temps mais pas interdit 🙂

En Bref :

Ce roman jeunesse m’a laissé un petit sourire au coin des lèvres.

L’enfant et le maudit, T1: Siùl, a Rùn de Nagabe

Titre : L’enfant et le Maudit

Tome 1 : Siùl, a Rùn

Éditeur : Edition Komikku

Type : Shonen

Genre : Fantastique

Nombre de pages : 174

Sorti le 9 mars 2017

ISBN : 978-2-37287-197-6

Fiche Bibliomania

4ème de couverture :

« Il y a très longtemps, dans une contrée lointaine, existaient deux pays… « L’intérieur » où vivaient les humains, et « l’extérieur », où habitaient des créatures monstrueuses qu’il ne fallait surtout pas toucher, sous peine de subir la malédiction. Cette histoire commence le jour où se sont rencontrés deux êtres qui n’auraient jamais dû se croiser… Ils sont aussi différents que le jour et la nuit…
Et malgré tout ce qui les sépare, malgré les ténèbres qui les entourent, ils vont écrire petit à petit une fable tous les deux… « 

Mon avis :

L’histoire :

C’est l’histoire d’une petite fille blanche de peau comme de cheveux qui vit avec un grand monstre noir. Sheeva est humaine et elle a été recueillie par le Professeur une créature de l’extérieur. Seule condition pour que leur vie se déroule un peu près bien et c’est indiscutable, elle ne doit pas le toucher sous peine de subir la malédiction. Elle reste persuadée que le professeur la garde en attendant le retour de sa tante… qui devient de plus en plus improbable.

Les personnages :

Sheeva : Une petite fille raisonnable sur certaines règles mais beaucoup moins sur d’autres. Elle n’aime pas rester enfermée et échappe quelques fois à la vigilance du professeur. Elle est éprise de liberté et aimerait beaucoup rencontrer d’autres personnes. Même si elle sait que c’est dangereux. Elle croit au retour de sa tante avec beaucoup d’impatience.

Le Professeur : C’est un être noir avec une tête d’oiseau orné de corne de bélier, qui est qualifié de créature monstrueuse de l’extérieure. Il prend soin de Sheeva, l’élève comme il peut car il ne peut pas la toucher. Il la maintient loin des êtres de l’extérieur et l’apprend à se méfier des êtres de l’intérieur aussi.

La Plume, le Scénario :

C’est une histoire apparemment simple, d’opposition entre le bien et le mal; entre la lumière et les ténèbres; entre les gens de l’intérieur et les gens de l’extérieur. Mais ça va bien au delà. Sheeva, contre toute attente, est élevée avec beaucoup d’amour par un être de l’extérieur. Malgré tout, elle a pour consigne de ne jamais le toucher. Il y aurait du côté des créatures de l’extérieur des êtres qui ne se laissent pas emporter par les ténèbres.

Sheeva est insouciante, elle sait très bien qu’elle ne doit pas trop tarder toute seule dehors mais c’est plus fort qu’elle. Alors le Professeur veille sur elle et la retrouve à chaque fois pour la protéger.

Dans cette contrée lointaine, on sent bien que la frontière entre le bien et le mal ou entre l’intérieur et l’extérieur est très mince voire perméable puisque déjà des créatures de l’extérieur sont venues massacrer les gens de l’intérieur, les transformer aussi. Sheeva va en faire l’expérience, les humains ont peur d’elle et les créatures la convoitent.

La rencontre entre Sheeva et le Professeur n’aurait jamais dû avoir lieu, mais le destin en a décidé autrement.

Ce tome un est doux malgré la noirceur qui rôde.

Le lien qui unit ces deux opposés est fort et semble indestructible.

En Bref :

Un joli T1 qui donne très envie de suivre cette série !

Chanson douce de Leïla Slimani

Titre : Chanson douce

Auteure : Leïla Slimani

Éditeur : Gallimard

Genre : roman contemporain

Nombre de pages : 227

Sorti le 18 août 2016

ISBN : 978-2-07-019667-8

Fiche Bibliomania

4ème de couverture :

Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d’un cabinet d’avocats, le couple se met à la recherche d’une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l’affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu’au drame.

A travers la description précise du jeune couple et celle du personnage fascinant et mystérieux de la nounou, c’est notre époque qui se révèle, avec sa conception de l’amour et de l’éducation, des rapports de domination et d’argent, des préjugés de classe et de culture. Le style sec et tranchant de Le¨la Slimani, où percent des éclats de poésie ténébreuse, instaure dès les premières pages un suspens envoûtant.

Mon avis :

L’histoire :

Myriam est maman de deux enfants et vit avec son mari, tout semble allait pour le mieux mais Myriam n’en peut plus d’être juste la mère de Mila et Adam. Elle se sent mal, réduite à ce rôle qu’elle ne supporte plus. Alors avec Paul, ils décident d’engager une nounou pour que Myriam puisse retravailler à ce cabinet d’avocats. Leur choix fut très strict, les candidates devaient passer par d’innombrables critères si non parfait tous rédhibitoires. Enfin Louise est arrivée, parfaite, tirée à 4 épingles, très professionnelle. Petit à petit cette perle de nounou s’est immiscée dans leur famille tout doucement sans faire de bruit, en se rendant indispensable…

Les personnages :

Myriam : Une jeune mère en pleine reconstruction sociale, elle s’aperçoit que pour son mari, ses amis elle est devenue la maman de Mila et Adam. Juste la maman. Elle n’est plus reconnue comme une femme, mais juste une maman… Elle ne supporte plus cet enfermement et étouffe. Lui vient l’idée de retravailler dans un cabinet d’avocats. Au début elle culpabilise, puis très vite son sentiment de liberté l’envahit et voit en Louise la nounou perle rare dont elle abuse sans trop de scrupules…

Paul : il travaille dans la musique et il ne voit pas vraiment que sa femme ne supporte plus n’être qu’une maman. Mais Myriam le convainc avec son idée de reprendre le boulot en choisissant une nounou. Tout d’abord un peu rétissant, il en perçoit les bonus et il retrouve sa femme (qu’il ne pensait pas avoir perdu) qui s’était enfouie dans son rôle de maman.

Louise : c’est une femme mystérieuse, inquiétante. Elle travaille bien, trop bien. On sent cette intrusion douce, imperceptible… elle met mal à l’aise même.

Je ne veux pas trop décrire Louise au risque de spolier… juste que c’est une femme blessée, même brisée qu’elle cache sous cette façade de nounou parfaite et surtout indispensable.

La Plume, le Scénario :

Avec ce roman, je m’éloigne un peu du genre de roman que je lis d’habitude. Mais le bruit autour de ce livre, les avis époustouflants, enthousiasmes sur le récit, on fait que j’ai cédé à la tentation.

L’écriture de Leïla Slimani est envoûtante, fluide, franche.

Elle décrit une famille en mal de reconnaissance, un jeune couple coincé au milieu de leurs deux enfants. Pour lui un métier pas très épanouissant, preneur de son, jusqu’au jour où Myriam n’en peut plus de n’exister qu’au travers des yeux de ses enfants. Elle se sent moche, défraîchie… bref une maman dépassée, fatiguée. L’auteure nous décrit avec beaucoup de justesse ce mal-être de Myriam, s’en est même gênant. Pourquoi ? Peut-être parce que les mamans ont déjà toutes senti ce mal-aise, de ne plus être une femme, d’être devenue une maman. Certaines le vive bien, d’autre beaucoup moins comme Myriam… c’est peut-être cet écho qui gêne …

Passons à Louise, ce personnage qui semble parfait sous tout rapport puis petit à petit le coin de la couverture est soulevé. Sa vie misérable, esseulée. Elle n’a que son travail pour la maintenir hors de l’eau. On peut se dire mais comment les parents n’ont-ils pas vu cette faille ? comment sont-ils passé à côté de se mal-être ? Mais finalement on peut comprendre pas cautionner mais comprendre, ils ont fermé les yeux c’est leur vie à eux qui s’est améliorée, alors les petits défauts de la nounou, ses petits ennuis ben c’est devenu secondaire…

On termine ce roman avec la bouche pâteuse, avec un goût amer… cette portion de vie détruite petit à petit, consumée sous le regard d’innombrable personnes, cette solitude au milieu du monde… c’est un triste tableau, un des traits avouable ou inavouable de notre société actuelle.

En Bref :

Un livre perturbant, dérangeant et si justement écrit !

Il mérite tout ce foin qu’il a causé dans les médias.

Leïla Slimani mérite son prix, son GONCOURT 2016 !!