Pax Deorum, Livre 2 : La voix des Dieux de Cédric Plouvier

Titre : Pax Deorum

Livre 2 : La voix des Dieux

Auteur : Cédric Plouvier

Éditeur : Libre 2 Lire

Genre : Historique

Format : epub

Nombre de pages : 472

Fiche Bibliomania

Résumé de l’auteur

« Dans Rome et à sa périphérie, des évènements étranges se multiplient et semblent impliquer les dieux. De plus en plus de Romains en sont témoins et ne savent pas comment interpréter ces phénomènes et réagir face à eux. Les autorités mènent leur enquête jusque dans les campagnes environnantes, alors que la criminalité augmente et que la plèbe gronde face au manque de considération politique du Sénat. Dans le Latium, les tensions croissantes avec les autres peuples et cités accentuent toujours plus la pression sur la Ville.

Dans cette situation, le siège de Véies, le dernier grand obstacle à la conquête du Latium, se transforme en véritable enjeu politique et religieux, au sein duquel l’aristocratie patricienne au pouvoir ne présente guère de front uni. Pour accélérer la résolution du conflit, des membres de plusieurs grandes maisons romaines décident alors de tenter un coup d’éclat en rencontrant le souverain de la cité ennemie pour lui proposer un arrangement, sans avoir consulté au préalable le Sénat. Ils se rendent ainsi en ambassade chez les Véiens sans mesurer le risque inconsidéré qu’ils ont pris : sont-ils tombés dans un piège sans le savoir ? Rome va-t-elle comprendre la nature du danger qui pèse sur elle ? »

Mon avis

Je remercie l’auteur, Cédric Plouvier, pour la suite de son récit historique toujours très immersif sur la Rome et les coulisses de Rome.

L’histoire

Rome semble toujours enlisée dans un immobilisme qui commence à faire gronder le peuple. Des évènements étranges apparaissent de plus en plus nombreux dans les contrées autour de Rome, l’apparition de créatures trop grande pour être de simples prédateurs… tous ces signes alertent le peuple et certains tribuns. Le siège de Véies s’embourbe et les soldats ne sont plus aussi combatifs, usés par l’attente de décisions du Sénat malgré les alertes, les demandes express des commandants de ces soldats.

Ainsi entre famille patricienne, la guerre est quasiment déclarée; Chacun veut avoir une place dans la future victoire de Rome, malgré l’inquiétude d’une issue moins favorable. Tout est bon pour éliminer la concurrence … grands buffets, pots de vins et même magie noire.

Les Dieux interviennent par Signes mais l’individualisme des grandes familles semble les rendre sourds à toutes menaces ou alertes…

Les personnages

Marcus AlpadinusIl fait partie de la bande de bandits dirigée par le chef autoproclamé et usurpateur Titus Galedinius. N’étant pas tout à fait d’accord avec ce chef, Alpadinus cherche une issue pour protéger ses frères d’armes de l’envie galopante et dangereuse d’expansion de Galedinius.

Aulus Autistius Il est tribun de la plèbe et compte bien faire bouger les patriciens. Amis de Lucius Aemilius Mamercinus, il tente vainement d’influencer ce fils perdu dans une voie sombre… pour son propre profit. Il est habile orateur, et sait manipuler son monde. Il veut plus de pouvoir pour le peuple mais il veut quand même avoir sa part du gâteau.

Les personnages féminins auraient été vraiment intéressant à développer dans cette catégorie, comme Valeria, Nautia, Postumia ou encore Tullia mais je ne veux pas trop en dévoiler, car je pense qu’elles ont un rôle assez important.

Les deux enfants Decimus Mortelinus et Manius Libianitus sont vraiment intéressants également pour ce qu’ils nous apprennent sur la jeunesse de Rome, leur interaction avec Ariphron, un vieillard philosophe grec qui les pousse à réfléchir à chaque rencontre, est toujours un moment agréable du récit.

La Plume, le Scénario

L’écriture de l’auteur est fidèle au Livre 1, toujours aussi immersive avec l’utilisation d’un vocabulaire latin.

Vous retrouverez les Lucius et Publius, bizarrement je ne me suis pas du tout perdue dans les prénoms comme si finalement je m’étais habituée à cette coutume.

Les chapitres défilent et sautent d’un personnage à un autre; Ainsi l’auteur nous emmène sur le champ de bataille, dans la campagne auprès d’un berger simple et bienveillant, puis on fréquente les ruelles sombre du Subure avec ses exactions mafieuses auprès des commerçants et autres personnalités importantes; et plusieurs fois on assite au Sénat qui est le véritable lieu de l’immobilisme et des discussions stériles, c’est un lieu d’apparence, lieu où il faut se faire bien voir.

J’ai aimé le profil de Marcus Valerius Lactucinus Maximus avec ses inventions considérée comme un hobby déraisonnable et débilitant… mais peu importe c’est sa passion et ces idées vont peut-être sortir de la clandestinité… J’ai aimé la résilience de Corpetirix, chef Sénon devenu esclave, il va devoir faire un choix mais il semble savoir ce qu’il veut au plus profond de lui. Ah et Ferus, personnage étrange contrastant totalement au mode de vie des Romains, un personnage bien mystérieux. Et ce forgeron, qui garde la tête sur les épaules et résiste. Et tellement d’autres, mais évidemment je ne peux pas tous les citer.

Il me semble que dans ce Livre 2, l’auteur parle un peu plus des femmes romaines ou non et de leur condition. La femme qu’elle soit patricienne ou plébéienne doit rester à sa place de femme au foyer, ou de femme plus beau joyaux de l’homme. Pour une femme veuve, le pater familias doit lui trouver de suite un mari ou elle doit rester enfermée dans la maison du pater familias ou si elle a besoin de sortir, elle ne peut sortir seule. Quelques unes se rebellent un peu et ne veulent pas encore prendre ou reprendre mari… les paters familias s’assouplissent car apparemment ils ne tentent pas de les obliger. Malgré tout elles n’ont pas la parole, si elles ont de bonnes idées, leur nom ne peut y associé, seul celui d’un homme peut valoir crédit. Elles se liguent entre elles par jalousie, ou au contraire elles se lient entre elles par passion, ou par sororité. Bref le statut des femmes est en passe de changer un peu sous couvert d’obéissance.

Comme dans le livre 1, le surnaturel apparait comme quelque chose qui fait partie de la vie des Romains; C’est normal que les Dieux communiquent avec les humains. Chaque action, chaque évènement, chaque fête sont liées aux divinités. Les Romains prient plusieurs divinités et font des offrandes pour apaiser et contenter Dieux. Cela fait partie de leur vie quotidienne. Quand ils ne sont pas sûr de lire les signes que laissent les Dieux, ils font appel aux haruspice (prêtre étrusque) ou à l’oracle de Delphes.

En Bref

Note : 8.5 sur 10.

Livre 2 d’une série historique totalement immersive.

Si Rome reste dans son immobilisme dû au Sénateur qui n’arrivent pas à s’entendre, le reste du peuple et des alentours s’agitent et commence à gronder, les Dieux ne sont pas en reste.

Des personnages passionnants et intrigants.

Merci encore à l’auteur, Cédric Plouvier, pour cette suite tout à fait captivante !

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