Chroniques Merveilleuses, tome 2 : Gryphus Imperatorius de Sébastien Morgan

Titre : Chroniques Merveilleuses

Tome 2 : Gryphus Imperatorius

Auteure : Sébastien Morgan

Éditeur : Autoédité

Genre : Fantasy

Format : Broché

Nombre de pages : 283

Fiche Bibliomania

*** ATTENTION PROBABLES SPOILERS ***

pour ceux qui n’auraient pas lu le tome 1 : La Flèche du Scythe

 

Résumé de l’auteur

« Alors que s’achève la campagne contre les peuples Carpes, les Jeux Séculaires, marquant le millénaire d’existence de la Ville Eternelle, commencent à Rome.

Mercurius et Shanaka sont jetés dans l’arène du Colisée où ils devront livrer des combats épiques pour le plus grand plaisir d’un peuple romain assoiffé de sang. Et pendant que le peuple se réjouit et que les intrigues battent leur plein au palais impérial, des puissances ésotériques millénaires se lèvent en Germania.

Fortement enraciné dans l’Histoire et les mentalités de l’époque, Gryphus Imperatorius est le deuxième tome d’une série pleine de fantastique, d’intrigues politiques et de sorcellerie. Il plaira tant aux amateurs de l’Empire Romain qu’aux inconditionnels des sagas fantasy.« 

Mon avis

Je l’attendais avec impatience celui-là ! Le tome 1 : La Flèche du Scythe m’avait conquise et le récit se terminait sur un rebondissement terrible !! Alors merci à l’auteur, Sébastien Morgan, de me renouveler sa confiance pour partager l’univers des Chroniques Merveilleuses une fois encore !

L’histoire

On retrouve Mercurius et Shanaka dans une très fâcheuse posture; l’arrogance du jeune Mercurius leur aura valu une bien dure déconvenue. Dans le même temps les ténèbres ont rattrapé le fameux traitre Decarius. C’est la fin de la guerre, et l’Empire romain a mille ans, pour cette raison les Jeux Séculaires sont organisés par Menalas, maître d’un Ludus particulier. Il compte bien rester dans les esprits et les annales pour avoir organisé les meilleurs jeux depuis des siècles et des siècles ! En passant il va se faire plaisir en se moquant de la situation familial d’un puissant patricien contre lequel il a quelques griefs.

Mercurius et Shanaka vont se retrouver au milieu de l’arène à combattre des guerriers redoutables mais aussi des créatures féroces. Ces jeux seront, pour lui, une fin sans doute plus glorieuse que ses petits trafics n’ont terni sa réputation et celle de sa famille… en tout cas c’est ce qu’il espère…

Les personnages

Mercurius: Sa capture et son enfermement l’ont affaiblit mais il a toujours cette impulsivité que même si son corps ne suit pas sa langue, elle, elle reste bien acérée. Malgré des conditions d’emprisonnement insupportables, il reste vif d’esprit et dégage encore beaucoup de force, de courage et de détermination, qualité que le maître du ludus sera apprécier.

Saphina: C’est la mère de Mercurius; elle est pleine de ressources et ne se résout pas à attendre tranquillement que Yares, son époux, rentre de compagne militaire ou que Mercurius refasse surface… Elle sent que quelque chose cloche et part sans peur… Ses vieux réflexes refont vite surface et avec un peu d’entrainement  et de pratique, elle retrouve vite sa puissance et sa dextérité.

Gaius Tarquini : C’est un vieux patricien, froid et calculateur qui n’aspire qu’à s’élever au plus proche de l’Empereur. D’ailleurs, il est est très fin manipulateur et arrive presque toujours à ses fins. Il voue une haine sans pareil à Mercurius et utilise toutes ses cartes pour l’éliminer.

Decarius: C’est un centurion, un traître, qui souhaite comprendre un peu plus les pouvoirs qui sont en lui; il souhaite les contrôler, pour obtenir de l’importance. Il est aveuglé par ce désir; il est pitoyable car il ne voit pas les ténèbres le recouvrir petit à petit.

D’autres personnages secondaires seraient intéressant à décrire car tous on des traits particuliers qu’ils se tournent vers la lumière ou les ténèbres.

La Plume, le Scénario

L’écriture de l’auteur, Sébastien Morgan, est toujours aussi prenante, et m’a transporté direct au coeur de l’Empire.

J’ai trouvé le prologue, extrêmement sombre et empreint de peur primale et d’une obscurité collante… bref vous l’aurait compris ça m’a fait froid dans le dos ! mais en même temps j’ai trouvé ça assez sympa ce petit retour en arrière essentiel pour comprendre le détournement du centurion Decarius, et vous verrez l’apparition de Saphina est étonnante (mais je n’en dis pas plus).

Si dans le premier tome, je m’étais attachée de suite à Yares, le père de Mercurius, cette fois j’ai eu plaisir à voir évoluer Mercurius et à le suivre.

De retour, au temps de Mercurius et Shanaka avec leur participation aux Jeux Séculaires où le maître du ludus leur promet une mort glorieuse; Mais Menelas n’avait pas prévu que ces deux jeunes hommes seraient aussi combattants, endurants et appliqués dans leur entraînement à mourir dignement. Alors qu’on pense que tout est fini une intrigue arrive à point nommé; Alors né « Gryphus Imperatorius » scandé par un peuple assoiffé de sang et de combat! Vous serez surpris !

Finalement, au cours du récit on apprend que rien n’est tout à fait définit, déterminé, les intrigues, complots dans l’Empire peuvent tout faire basculer dans la lumière comme dans l’obscurité… personne n’est épargné. Personne ne fait confiance à son entourage; chacun à sa double vie pour prendre un peu de pouvoir sur son prochain. L’intrigue politique est poussée et très pertinente; certains personnages sont de fins stratèges, un en particulier mais arrivera t-il toujours à ses fins? Est-il si intouchable ? Vous devrez le découvrir vous même !

Dans ce tome 2, l’amour n’a pas sa place au contraire il laisse sa place à l’amertume, la trahison… Car évidemment les intrigues politiques empiètent sur le domaine sentimental mais ne vous leurrez pas, il n’y a pas de sentiment, seulement de la manipulation et de la résignation… oui effectivement triste tableau… Le statut de la femme est également abordé; autant dans l’Empire romain, la femme avait un semblant d’indépendance autant le vieux patricien Tarquini est adepte de la Confarreatio qui passe la femme alors sous la tutelle de son père sous celle de son mari jusqu’à la mort… ça ne m’étonne même pas de ce personnage détestable…

Tout au long du récit, où l’on passe d’intrigues en intrigues de protocoles en protocoles… on sent doucement glisser cette obscurité qui se réveille et qui envahit petit à petit l’Empire mais personne n’y prend garde, tous occupés à participer, à regarder les fameux jeux séculaires… et nous lecteur, on sait que ça approche, on est spectateur impuissant face à la montée insidieuse des ténèbres.

Encore un tome, où l’auteur a savamment mélangé l’Histoire de l’Empire romain avec un brin de fantasy !

 

En Bref

Ce tome est plus sombre que le précédent, les Ténèbres sont apparemment difficile à abattre !

Pendant que certains se battent pour leur vie, d’autres intriguent dans l’espoir d’éliminer des vies…

Dans ce tome l’auteur a bien fait ressortir cette « tradition », cette façon de vivre au temps de l’Empire, qui consiste à intriguer pour arriver à ses fins, à manipuler pour combler ses désirs. La mort n’est pas toujours au bout du chemin, juste très souvent; Il a également montré l’importance des jeux afin de contenter le peuple.

Merci beaucoup à l’auteur, de m’avoir plongé à nouveau dans l’Empire Romain ! Ce fut un vrai plaisir !