Un éternel commencement (T1) de Marie H. Marathée

 

Titre : Un éternel commencement (T1)

Auteur : Marie H. Marathée

Éditeur : Éditions Plumes Solidaires

Genre : Fantastique

Format : epub

Nombre de pages : 300

Fiche Bibliomania

 

 

Résumé de l’auteur

« Un secret de famille.

Une rencontre hors du commun.

Un voyage au-delà du temps.

Un soir d’hiver, hantée par l’inexplicable disparition de sa mère vingt années auparavant, Anna se réfugie sur une plage déserte. Oublier… faire taire cette douleur lancinante qui broie ses entrailles.

Tandis que l’obscurité avale peu à peu les vagues, la jeune femme n’aperçoit pas immédiatement la forme qui émerge des flots et se dirige vers elle. Pourtant, cette étrange rencontre va lui ouvrir la voie, l’aider à reconstituer un puzzle dont les pièces sont éparpillées à travers le temps et l’espace. Cette quête la mènera aux frontières de l’inimaginable…« 

Mon avis

Merci aux Éditions Plumes Solidaires de m’avoir proposé le roman de Marie H. Marathée !

L’histoire

Deux soeurs se retrouvent après une petite vingtaine d’année, du fait de la cadette : Anna. Ces retrouvailles font resurgir un lourd secret de famille.

Si Catherine réussit à avancer malgré ce secret, Anna a besoin de savoir.

Alors qu’elle s’isole sur une plage, elle va faire une rencontre incroyable qui va l’aider à entreprendre sa recherche du passé et surtout elle va pouvoir continuer à construire sa vie.

Aura t-elle la force et assez de détermination pour accomplir son voyage ? Quel est donc ce secret si jalousement gardé, caché…  ?

Les personnages

Anna : C’est une jeune femme pétillante, pleine de répartie cinglante; son humour est particulier et frise l’insolence. Déterminée à découvrir, à déterrer ce lourd secret familial qui empoisonne sa relation avec sa soeur mais pas seulement; Il lui faut découvrir ce secret pour pouvoir construire sa vie sereinement. Elle n’aura de cesse d’avoir des doutes sur le bien fondée de ses décisions, sur sa santé mentale, mais elle continuera d’avancer.

Catherine : Soeur aînée d’Anna. C’est une jeune femme qui s’est fixé des objectifs de vie très particulier et ambitieux. Elle ne sort pas du chemin qu’elle s’est tracé. Elle semble froide, calculatrice, autoritaire, mais en fait elle cache une grande souffrance. L’arrivée de sa petite soeur, ravive de très anciennes blessures… Catherine s’est évertuée à rester le maître de son destin, ainsi elle croit contrôler absolument tous les pans de sa vie. Anna fait tout voler en éclat.

Mikka : C’est un homme à la silhouette mystérieuse qui apporte son aide à Anna de façon impromptue. Il est une sorte de conscience pour Anna et la pousse, la guide sur le chemin de son passé. Ses interventions donnent toujours du baume au coeur d’Anna; Il est rassurant et semble d’une bienveillance infinie.

Les personnages qui interfèrent avec Anna sont intéressants dans son évolution, dans sa quête, ils sont des aides précieux tout au long de son périple.

La Plume, le Scénario

L’écriture de l’auteur est agréable et fluide, à tel point que les lignes défilent sans accrocs; Ainsi l’histoire se déroule avec aisance.

L’histoire parle d’un secret de famille et l’auteur Marie H. Marathée, décrit très justement les effets et les conséquences que le secret peut avoir sur toute cette famille en l’occurrence.

Un secret qui pour une fois n’est pas connu du lecteur, on s’interroge en même temps qu’Anna. Au début du récit j’ai pensé à un secret très simple, je pensais à une banale réalité familiale, douloureuse mais courante.

Seulement plus Anna cherche et découvre des bribes, des morceaux de puzzle, plus le mystère s’épaissit et plus je me suis rapprochée d’Anna en essayant de comprendre ce que pouvaient signifier les indices trouvés.

Ce qui était également intéressant de constater c’est les conséquences de ce secrets sur les deux soeurs… des conséquences différentes. Elles ont construit leur vie de façon diamétralement différente.

Autant, Catherine s’est évertué à créer des liens et des relations dans une strate sociale plus élevée que la sienne pour prouver au monde entier qu’elle était capable de construire un vie comme tout le monde même plus agréable… modelant son intérieur à l’image de ses relations sociales peut-être même au détriment de son budget…

Quant à Anna, elle a continué à voguer seule, doucement, lorsqu’elle entre en possession d’une lettre, sa vie prend une autre direction et Anna veut y inclure sa grande soeur malheureusement Catherine a décidé, il y a bien longtemps d’oublier  sa famille et ce secret douloureux. C’est triste, c’est compréhensible. Les gens réagissent différemment face aux bouleversements de la vie.

Parlons maintenant de ces petites incursions surnaturelles; elles interviennent de-ci de-là  dans le récit et agrémentent une histoire déjà bien captivante !

Dans ce récit, l’auteur aborde l’amitié sincère et fidèle, l’amour, l’envie de fonder une famille… mais je n’en parlerai pas pour laisser les prochains lecteurs découvrir par eux-mêmes !

Un dernier mot sur la couverture qui est apaisante mais qui rappelle également l’éternel mouvement des vagues et ce symbole au-dessus du titre … mystérieux ?? Et ce titre ?  Est-il le premier indice de ce grand puzzle ? A vous de le découvrir !!

 

En Bref

Un agréable roman qui aborde différents sujets sur la famille avec douceur … oui mais aussi avec une telle détresse parfois;

Des incursions surnaturelles légères qui apportent une petite touche en plus à ce récit déjà captivant !

Alors Merci à l’auteur Marie H. Marathée et aux Éditions Plumes Solidaires pour avoir partager avec moi ce récit touchant.

 

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Juges et Coupables de Guillaume Herambourg

 

Titre : Juge et Coupable

Auteur : Guillaume Herambourg

Éditeur : Autoédité

Genre : Thriller, Psychologie

Format : PDF

Nombre de pages : 268

Fiche Bibliomania

 

 

Résumé de l’auteur

« Juges et Coupables, un thriller psychologique pas comme les autres… Un roman social, initiatique, philosophique et métaphysique qui interrogera vos sens les plus profonds. Une écriture originale pour une intrigue puissante et percutante comme coupée au rasoir. Elle commence dans les profondeurs et les ténèbres abyssales où règnent l’incertitude, l’enfermement et l’obscurité la plus totale vers une lente montée au ciel et à la lumière. L’itinéraire littéraire de l’âme perdue d’un jeune délinquant nommé Luce au cœur d’une folie furieuse et meurtrière en suivant de noirs désirs… Autour de cet être humain en chemin vers sa destinée, et de son monde, deux nuances : D’un côté, le journal intime de Lucia, lecture inspirante d’une expérience intérieure telle la lune dans la nuit noire. Ses pensées sauvages, sa poésie, son « savoir aimer », ses méditations sur la vie. Une volonté de pleine conscience, de sagesse, d’être libre. Force mentale bienveillante et humaniste. Mais, qui est Lucia ? Et de l’autre, derrière la lumière, comme une ombre, une force brute, les paroles amères d’une sombre résurgence trouble et manipulatrice, celles de Jack. Qui est Jack ? Une histoire contemporaine, romanesque et humaniste. Un livre écrit à cœur ouvert… Jugé coupable.« 

Mon avis

Je remercie l’auteur Guillaume Herambourg pour m’avoir proposé son roman, malgré mon avertissement que je n’étais pas fan des thrillers sombres, son roman avait un côté curieux.

L’histoire

On entre dans l’antre de Luce ou tout au moins dans son expérience de la folie meurtrière au plus sombre étage inférieur d’un immeuble. Ses élucubrations le poussent à commettre des meurtres sauvages dont il ne semble pas comprendre la portée. Il a mal et veut mourir mais s’attacher à la vie est l’instinct le plus fort. Pendant ce temps, on pourrait croire que Lucia relativise ou explique ce que peut ressentir Luce, mais elle va bien plus loin, elle pouce ses réflexions si loin, toujours en rebondissant sur les écueils de la vie de Luce.

Les personnages

Luce : C’est un jeune délinquant, perdu dans sa folie meurtrière; ce qui au départ sonnait comme une expérience, a finalement dérapé méchamment. Il est perdu, il se sent seul et tue pour survivre en tout cas c’est ce qu’il croit. Il a un comportement violent avec ses connaissances, sa copine… ses poissons rouges… Bref il est entouré d’obscurité au sens propre comme au figuré. Il a l’air complétement fou par moment dans son analyse des situations traumatisantes qu’il vit et dont il est l’auteur.

Pierre et Simon : Ce sont les camarades de Luce, compagnons de drogue, de violence et finalement compagnon vers l’enfer.

Jack : Il serait apparenté plus comme un chef de gang, ou la métaphore du démon tentateur  qui pousse Luce à agir, à tuer…J’avoue que je n’ai pas très bien compris qui il était…

 

La Plume, le Scénario

Alors j’avais prévenu l’auteur, je le redis =>>je ne suis pas fan de ce genre de récit; j’ai été d’abord intriguée par cette histoire de journal, le journal de Lucia;

Mais cette lecture a été très difficile tant sur les sujets que sur l’écriture très… trop métaphorique et digressive… Je me suis retrouvée perdue dans la folie meurtrière de Luce, à tel point que je n’arrivais plus à savoir si c’était de lui qu’on parlait ou si c’était quelqu’un d’autre qui s’était emparé du récit.

Je suis désolée pour l’auteur mais je n’ai pas réussit à voir cette mince parcelle de lumière que devait représenter Lucia, les ténèbres de Luce était tellement omniprésentes que je n’ai pu m’en défaire ne serait-ce que pour entrevoir la lumière.

Le style de l’écrivain est particulier, beaucoup trop sophistiqué pour moi simple lectrice qui a envie de voyager l’esprit presque vide et me laisser guider… C’est clair je ne suis pas le public idéal, le lecteur type pour ce récit.

Je ne vais pas raconter la fin, mais j’ai été surprise de la tournure que prenait le récit et en y réfléchissant bien c’est plus compréhensible comme ça pour moi.

 

En Bref

Je me suis perdu dans le récit, la folie meurtrière et l’esprit de Luce.

Un lecture très difficile pour moi, définitivement je n’arrive pas à lire les récits trop sombres, l’auteur n’est certainement pas en cause, c’est plutôt ma susceptibilité de lectrice qui est très très haute et du coup un récit aussi violent et sombre me percute trop fort.

Certes beaucoup de « très », de « trop » , malgré tout je remercie l’auteur d’avoir pris le risque de me confier son récit.

 

Souvenirs Introuvables, tome 2 : Antoine de Laura Wilhelm

 

Titre : Souvenirs Introuvables

Tome 2 : Antoine

Auteure : Laura Wilhlem

Éditeur : Autoédité

Genre : Contemporain

Format : Epub

Nombre de pages : 183

Fiche Bibliomania

 

*** ATTENTION PROBABLES SPOILERS ***

pour ceux qui n’aurait pas lu le tome 1

 

Résumé de l’auteure :

« Antoine est un homme de vingt-six ans au passé douloureux mais qui a su se reprendre en main et se tracer un bel avenir.
Ce n’est qu’après un tragique événement qu’il va découvrir l’existence de sa sœur : Jade Beaumont.
Entre omissions et demi-vérités, il fera tout pour se rapprocher d’elle, quitte à s’éloigner de la personne qui a le plus d’importance dans sa vie… quitte à devenir quelqu’un qu’il n’est pas.

Attention aux jeux dangereux …
À vouloir voler trop près du soleil, on finit par se brûler les ailes !« 

 

Mon avis :

Je poursuis avec le tome 2 : Antoine de la série (saga) « Souvenirs Introuvables » de Laura Wilhelm, j’avais lu le Tome 1 il y a quelques mois et j’avoue j’étais curieuse de connaître un peu plus Antoine.

Le premier titre que j’ai lu de l’auteur , se décline en 2 tomes ICI =>> Azmel, tome 1 : La Porte du Temps et Azmel, tome 2 : Magie Alternative

Comme à mon habitude je vais essayer de ne pas spoiler … c’est difficile avec les tomes 2

L’histoire :

Antoine apprend l’existence de Jade lors d’un tragique évènement qui le laisse encore bouleversé. Il veut savoir qui elle est vraiment et pour ça il va échafauder un plan machiavélique enfin pas très honnête ni pour lui ni pour elle. Pour ça il renonce à rester auprès de celle qu’il aime au moins pour quelques mois…enfin c’est ce qu’il croyait… Le destin va en décider autrement et Antoine va se retrouver pris au piège de ses mensonges, du personnage qu’il s’est construit. Alors que ce secret doit le libérer, le faire avancer… Ne va t-il pas au contraire le perdre dans la poursuite de sa quête, dans sa vengeance ?

Les personnages :

Antoine : C’est un jeune homme rangé, enfin son passé est tellement houleux qu’il ne lui restait plus qu’à prendre une décision salvatrice quant à son avenir. Il est sombre, tellement empli de colère, de rage même, que parfois ça l’aveugle. Pour arriver à ses fins, il va devoir composer et mentir mais cette situation ne lui convient pas mais en plus l’éloigne de celle qu’il aime. Il n’est pas sûr de lui mais se pousse, se force à faire croire qu’il a de l’assurance.

Léa : C’est une jeune femme pétillante, toujours de bonne humeur, joyeuse et pleine de peps. Elle comprend parfaitement Antoine et lui concède ce projet sombre mais nécessaire pour leur avenir. Elle est franche et ne doute jamais d’Antoine.

On retrouve plusieurs personnages du Tome 1, comme évidemment Jade, mais aussi Jennifer, Vanessa et d’autres encore.

La Plume, le Scénario :

Alors appréhender l’histoire du côté d’Antoine fut un exercice intéressant et l’écriture de l’auteure, Laura Wilhelm, est toujours très agréable et fluide;

Laura Wilhelm nous ramène quelques mois avant le tome 1, pour nous présenter Antoine.

Antoine a un côté mauvais garçon qu’il essaie de contrôler, d’étouffer. Il a beaucoup de colère en lui et il sait que s’il laisse cette rage l’envahir cela ne donnera rien de bon; J’ai senti qu’il faisait beaucoup d’effort pour contrôler ses mauvais réflexe, notamment quand il se trouve entourer de filles qui ne le laissent pas indifférent. J’avoue que ce côté de sa personnalité m’a déplu… Certes c’est très bien il se contrôle … mais ça veut dire que ses démons ne l’ont pas quitté.

J’ai apprécié lire qui était réellement Jade, en tout cas cette jeune femme qui lui faisait un peur d’avoir été. C’est intéressant, le jugement d’Antoine est sévère même s’il le garde pour lui-même la plupart du temps. Ce que subit Jade n’est pas anodin du tout et son comportement dénote et de sa peur et de son désarroi face à l’impuissance de ses mots, elle préfère montrer qu’elle est pleine d’assurance pour ne pas laisser son prédateur fondre sur elle…

Je me sens comme un spectateur qui détient des morceaux de puzzle que les personnages n’ont pas, mais en même temps ils en détiennent que je n’ai pas… le rapport de force est équilibré.

Laura Wilhelm ménage très bien son suspense c’est efficace !

Dernier point, la couverture est très chouette !

En Bref :

Cette fois le personnage principal est plus sombre, mais il est aussi déterminé que Jade dans le tome 1 !

J’ai trouvé ce tome plus noir, plus incertain dans le destin des personnages, avec un côté drama aussi.

Un tome 2 déroutant et intéressant, l’écriture de l’auteure, Laura Wilhelm, a toujours ce petit côté addictif.

Une Route Une Guitare d’Henri Nestière

 

Titre : Une Route Une Guitare

Auteure : Henri Nestière

Éditeur : Autoédité

Genre : Contemporain

Format : PDF

Nombre de pages : 178

Fiche Bibliomania

 

Résumé de l’auteur

« Une chanson est apparue sur YouTube. Alors qu’un buzz se déclenche, beaucoup de gens se persuadent qu’il s’agit de Jimmy Stonend, un chanteur disparu depuis le début des années 70. Sollicité par un journaliste, Steve Belton, ancien batteur, arrive à un rendez-vous et parle de son ami. Il commence à raconter sa vie, son succès avec leur groupe, jusqu’à sa chanson sur le Vietnam qui allait marquer une fissure.Mais qui était Jimmy Stonend ?Qu’avait-il de si particulier ? »

Mon avis

Et voilà le dernier roman d’‘Henri Nestière ! Encore une fois merci à l’auteur pour la confiance qu’il m’accorde, à chaque fois, je ne le lui dirai jamais assez !

L’histoire

Une vidéo fait le buzz sur Youtube; Son auteur est un mystère mais nombre de personnes, de fans, de journalistes pensent que c’est Jimmy Stonend qui fait son grand retour. Davis, un journaliste, obtient l’interview qui va changer la donne. Non seulement, Steve Belton, le batteur du groupe de Jimmy: Les Clearwind, accepte mais il ne veut pas d’une interview truquée ou vite faite. Il veut raconter la vraie histoire de Jimmy, il veut donner son sentiment sur qui est vraiment Jimmy, comment lui il l’a perçu, côtoyé. Pour Davis, le journaliste, c’est inespéré.

Les personnages

Davis : C’est le journaliste qui a décroché une interview avec le batteur du groupe Clearwind. Steve Belton était un proche de Jimmy et il va peut-être pouvoir donner son sentiment sur cette vidéo. Davis va comprendre que l’ancien batteur ne va pas lui faire une simple causette et lui dire s’il croit que c’est Jimmy sur la vidéo. Non, Steve va se confier et va lui raconter comment était selon lui son pote Jimmy; Davis voit une opportunité de dépasser les magasines concurrents en faisant plus qu’un article… Il écoute sagement le batteur et le réécoute une fois à la maison et pour lui c’est une évidence il faut qu’il fasse un dossier complet sur Clearwind et peut-être même plus.

Steve Belton : Ancien batteur du groupe Clearwind, recruté par Jimmy un jour pas comme les autres, car ce fut le début d’une longue amitié, emplie de respect et de confiance. Steve décrit avec émotion son leader, avec passion aussi. Jimmy était un être à part et il a marqué tous les membres du groupes sans exception. Steve va essayer de faire comprendre à Davis, qui était selon lui Jimmy Stonend ou en tout cas lui décrire sa vision de Jimmy.

Alors je ne parle pas de Jimmy, volontairement car vous apprendrai à le connaitre en lisant ce roman !

La Plume, le Scénario

Au travers du témoignage de Steve Belton, l’ancien batteur des Clearwind, l’auteur, Henri Nestière, nous plonge dans l’Histoire des États-Unis dans les années 60-70, des années pleines de changements, de revendications, des années sombres, ségrégationnistes et avec en toile de fond la guerre du Vietnam.

Steve Belton ne va presque rien omettre; il va raconter la naissance du groupe Clearwind, son évolution, son passage au travers des faits marquants de l’Amérique; les groupes phares au côté desquels ils évoluaient; Les embrouilles, les dérapages, les bras de fer avec la maison d’édition. Le tout en total adéquation avec Clearwind qui se maintenait à une place très honorable dans le coeur des fans.

C’était une lecture très riche en référence, l’auteur connait bien cette période et c’était super intéressant d’un point de vue historique.

Mais, et oui je pose un « mais », au bout d’un petit moment j’ai trouvé que je ne lisais plus un roman mais un documentaire sur un groupe de Rock mythique des années 60-70. J’avais l’impression de lire une énumération de faits historiques et le groupe Clearwind passait au second plan. Alors je me suis dit que je ne me mettais pas dans le bon angle ou que peut-être je n’avais pas appréhendé le roman de la bonne façon.

Je me suis mise à lire autrement, de façon à comprendre en quoi les faits marquants de l’Histoire des États-Unis avait pu forger, influencer le groupe Clearwind voir même les autres groupes de cette époque, et la lecture est devenue plus fluide moins « scolaire ».

Ce personnage central, Jimmy Stonend, est un repère dans la traversée des années 60-70. Que les choses soient claires, l’époque, les mouvements de révoltes populaires ont forgé Clearwind mais Jimmy Stonend avait déjà mis sa touche; Pour lui, seule la musique compte; il devait en être ainsi pour tous les membres du groupe, sinon ça n’aurait pas fonctionné. Jimmy était un leader charismatique pour son groupe mais pas seulement, il était celui qu’on peut suivre en toute confiance, même quand ça menaçait de chauffer. Toutes ces révoltes sévèrement arrêtées dans la répression ont beaucoup influencé ses textes, ses chansons; même à contre courant des consignes de la maison d’édition; La guerre du Vietnam également l’a ébranlé mais pour lui la musique devait résister à tout ça, la musique devait être incorruptible et pour tous sans distinction. D’ailleurs si certaines de ses chansons étaient pleines de sens cachés, d’autres étaient très émouvantes, je pense particulièrement à celle en hommage à « Ray ».

Au travers du témoignage de Steve, Jimmy apparait comme un personnage entier, attachant et épris de liberté et surtout pas corruptible. Il était prêt à faire des concessions avec la Maison d’édition mais il arrivait toujours à ses fins d’une quelconque façon. On sent bien qu’il reste une face cachée de Jimmy qu’on ne connaitra pas; si ses coéquipiers n’ont pas réellement touché l’essence même de Jimmy Stonend, il est évident que nous en temps que lecteur le mystère restera entier.  Jimmy Stonend était un être torturé, épris de liberté et d’égalité, engagé mais pas réactionnaire. Voilà ce que je retiendrai de ce personnage mystérieux, charismatique et attachant.

Un petit mot sur le personnage du journaliste dont l’évolution est intéressante, je ne dirais pas pourquoi mais il ne ressort pas de cette interview indemne; il comprend que c’était peut-être l’entretien de sa vie !

En Bref

L’auteur Henri Nestière nous propose avec ce roman une petite virée dans l’Amérique des années 60-70 avec tous ses bouleversements sociaux, ses prises de conscience, sa musique et ses excès !

Impressionnant tant les références sont nombreuses et permettent vraiment de situer, d’implanter l’histoire de Clearwind et Jimmy Stonend mais aussi des groupes mythiques de l’époque.

Merci beaucoup Henri Nestière  pour cette lecture enrichissante !

 

En fait, c’est le rêve du chien de Joseph Kochmann

Titre : Au fait, c’est le rêve du chien

Auteur : Joseph Kochmann

Éditeur : Autoédité

Genre : Fantasy, Humour

Format : ePub

Nombre de pages : 172

Fiche Bibliomania

Résumé de l’auteur

« Lectrices, lecteurs,

La quatrième de couverture que vous avez sous les yeux n’est pas comme les autres.
Bien sûr, je pourrais vous exposer les prémices de notre récit ; l’étrange enquête de l’inspectrice Chloé Barkouaf, teckel bipède aigri, et de son assistante Polygon Sobarf, chihuahua tremblant, sur le meurtre du pauvre John MacGuffin, chat et alcoolique de son espèce.
Je pourrais brièvement m’exprimer sur leurs péripéties au cœur d’Inspiterre, monde aussi merveilleux que fou, de leur traversée au cœur du sombre Royaume Traisuspé, de l’étrange Mont Croquant, de l’inaccessible Jungle Élitiste…
Je m’abstiendrai cependant car, voyez-vous, ce roman cache un terrible secret.
Un rebondissement qui pourrait, à jamais, changer la face du monde…« 

Mon avis

Merci à l’auteur Joseph Kochmann de m’avoir proposé son roman, et partagé avec moi son univers complètement fou !

L’histoire

Le chat alcoolique John MacGuffin est assassiné non loin du bar où il s’est enivré… Voilà une enquête inespérée pour l’agent Chloé Barkouaf; qui désespérait d’avoir une véritable enquête, les investigations se faisant plutôt rares ces derniers temps. Mais voilà, cette enquête n’est vraiment pas comme les autres et Chloé a le flair, elle en a déjà mal au crane …

Au travers des rebondissements complètement surréalistes et fous; Chloé Barkouaf et son assistante Polygon Sobarf vont tenir et mener leur enquête jusqu’au bout malgré les embûches et les découragements.

Les personnages

Chloé Barkouaf : C’est une jeune teckel inspectrice. Elle a plutôt mauvais caractère, et peu de personne l’apprécie. Elle veut une enquête tout ce qu’il y a de plus normale et elle sent que cette enquête va être difficile et la faire tourner en rond. Chloé a peu de patience et surtout elle veut rester dans le réel, tout ce qui pourrait l’en détourner est balayé. Malgré les embûches, elle reste déterminée à aller jusqu’au bout de cette folle enquête.

Polygon Sobarf : C’est un chihuahua plutôt optimiste, et surtout admiratrice de son inspectrice. C’est un petit être chétif et tremblant mais très perspicace. Par moment elle parait un peu simplette mais son intervention apporte toujours du positif. La malheureuse est affublé d’un tic qui est assez drôle, vous verrez !

D’autres personnages complètement fous et mégalomanes entre en contact avec l’inspectrice et son assistante; Plus elles rencontrent du monde, plus l’enquête devient surréaliste.

La Plume, le Scénario

Je tiens à prévenir que je ne suis pas la bonne lectrice pour ce genre particulier de récit.

J’ai accepté car je suis aussi curieuse d’autre genre. En général, j’aime quand l’humour est discret et fin.

Dans ce roman pour le coup, l’humour est assez excessif et les jeux de mots m’ont mis K.O.

Quand je lis, je me mets en mode automatique. Quand l’écriture de l’auteur me plait, mon imagination s’enclenche.

Dans ce récit, l’écriture n’était pas désagréable, mais j’avais plus l’impression d’être dans un documentaire sur « comment happer le lecteur avec des effets sophistiqués »… Alors ça n’était pas inintéressant, mais pour le coup ça n’était pas ce que j’attendais. Toutes ces intrusions de l’auteur, afin de parler au lecteur, ça m’a vraiment dérangé. Où quand d’un seul coup, les personnages sortaient de leur histoire pour discuter entre eux de telle ou telle façon d’écrire pour amorcer un évènement… Bref ça m’a vraiment perdue…

Au départ le récit est tout ce qu’il y a de plus normal, à ceux-ci près que les personnages sont des animaux. Mais une enquête sur un meurtre (un meurtre mis en scène de façon très étrange…); promettait d’être curieux et intéressant. Mais encore une fois, je n’ai pas eu l’impression de lire une histoire, mais plutôt le mode opératoire d’un réalisateur en train de conduire une scène. Le fait que chaque fait et geste soit expliqué comme si le lecteur était finalement VIP sur un plateau de film… Alors les détaits de mise en scène ont carrément bloqué mon imagination.

Peu de temps après le commencement de l’enquête, j’ai été complètement larguée. Le récit, les aventures, les rebondissements étaient tellement surréalistes, plus les intrusions de l’auteur, j’avoue je ne voyais plus aucune cohérence à l’histoire, à l’enquête de Chloé.

J’ai continué malgré tout à lire et à essayer de comprendre et j’ai bien fait car vers la 3/4 de l’histoire, l’enquête devient cohérente (ou je me suis habituée au surréalisme du récit) et j’ai pris plaisir à finir ces quelques pages.

Alors j’ai bien sûr compris, que ce récit un peu fou et démesuré était en fait une critique acide du monde de l’édition (et l’auteur m’avait prévenu), du monde du livre aussi car les Libraires ont leur petit chapitre. Je peux aisément supposer que l’auteur a eut certains déboires avec des éditeurs et des libraires peu respectueux de son travail. Et c’est apparemment un milieu qui fait froid dans le dos; mais j’ose espérer qu’il existe des maisons d’éditions coopératives et des libraires bienveillants dans ce monde de brutes, en tout cas je l’espère vraiment pour la survie des auteurs.

 

En Bref

Je suis passée complètement à côté de ce roman.

En cause, d’une part l’histoire complètement surréaliste et d’autre part les intrusions de l’auteur façon réalisateur qui ont vraiment bloqué mon imagination.

Si l’histoire est surréaliste, le fond du récit, en revanche, nous apporte assez clairement l’opinion amer de l’auteur sur le monde de l’édition, le monde du livre.

Merci quand même à l’auteur d’avoir partager son univers loufoque et sa vision acide du monde de l’édition, car même si je suis passée à côté de son récit, j’ai découvert l’existence de Chloé Barkouaf qui malgré son mauvais caractère est un personnage attachant.

 

SOEN de Lucille COTTIN

Titre : SOEN

Auteur :Lucille Cottin

Éditeur : Éditions L’Arlésienne

Genre : Fantasy

Format : epub

Nombre de pages : 300

Fiche Bibliomania

Résumé de l’auteur

« On raconte qu’il existe une prophétie en ce monde : le mal, incarné par un homme, viendrait sur terre pour détruire ce qu’elle a de plus précieux. Le jeune Soen, aspirant dans un temple bouddhiste, est approché par le curieux Tanuki. Celui-ci lui propose de devenir Sohei, un moine guerrier parmi les plus puissants du monde, pour lutter contre le mal le jour venu. Mais est-ce une bonne idée que de confier autant de pouvoirs à un sociopathe désireux de conquérir le monde…?

Lucille Cottin signe un roman épique situé entre Saiyuki et Terry Pratchett, une parodie de manga shonen. Empoignez votre doudou et partez à l’aventure !« 

Mon avis

Merci aux Éditions L’Arlésienne pour m’avoir proposer de découvrir « Soen » de Lucille Cottin !

L’histoire

Soen vit dans un temple bouddhiste, seul et reclu par choix. La vie sociale ne l’intéresse pas, les autres sont continuellement une source de désagrément. Il préfère la nuit, le silence quand il fume son kiseru, seul moment de quiétude de ses journées. Un jour il est approché par un drôle de personnage qui arrive à commencer un semblant de conversation avec Soen. A ce moment là le fameux Tanuki ne sait pas qu’il vient de changer la face du monde et que la prophétie contre laquelle il lutte va irrémédiablement se mettre en place. Soen est-il le sauveur ? est-il celui qui empêchera les Ténèbres de s’abattre sur leur monde ?

Les personnages

Soen : C’est un être froid, assez cynique. Il méprise ses homologues.  Il est très intelligent et n’a plus rien à apprendre dans les temples bouddhistes. Il faut qu’il se forge le corps, qu’il apprenne le maniement des armes et d’étranges capacités. Son comportement s’approche de celui d’un sociopathe, cependant il s’insurge de l’esclavage et n’arrive pas à comprendre le comportement des humains. C’est pour ça qu’il doit apprendre à communiquer avec ceux qui l’entoure mais sa noirceur revient le tenter. C’est un être complexe et pas facile à comprendre.

Samboutsou : C’est un Tasha, et son peuple est réduit en esclavage par les humains. C’est un être un peu particulier, car il vit presque « libre »; disons qu’il n’a pas de maître. Seulement pour une raison pas évidente il est détesté par les deux camps. Chacun veut lui mettre la main dessus pour lui soutirer des informations, mais aussi l’éliminer. Il vit dans la solitude, la fuite perpétuelle et chichement.

Les Yokaïs : Plusieurs petits ou gros démons vivent parmi les humains; ils sont espiègles et cause très souvent des soucis aux êtres humains quand ils ne les tuent pas.

Autour de Soen, plusieurs personnages très différents gravitent autour de lui; certains pour l’influencer vers la lumière, d’autres vers les Ténèbres. Chacun aimerait l’avoir dans son clan. Un petit jeu de marionnette et d’influence s’organise autour de Soen.

La Plume, le Scénario

L’auteure a axé son histoire sur un personnage : SOEN (d’ailleurs titre du livre). On pourrait penser que le lecteur aurait tout de suite compris de quel bois était fait Soen, mais pas du tout. Il est vrai qu’on le suit dans son évolution, seulement, à aucun moment je n’ai peu déterminer dans quel clan il allait tomber.

C’est un personnage tellement froid, imbu de sa petite personne; il n’aime pas la compagnie des humains. Il éprouve de la colère quand il constate la vie de souffrance et d’esclavage que subissent les Tashas. Mais en même temps, certaines personnes importantes lui font miroiter la puissance, le pouvoir. Personne n’arrive réellement à saisir de quelle trempe est forgé cet orphelin déposé quelques années plus tôt dans un temple.

C’était tout à fait intéressant de suivre l’évolution de Soen, car nous lecteur en position de spectateur privilégié; on pouvait sentir que malgré son évolution Soen restait Soen. Ce noyau dont il est fait, ne change pas de direction. De même, au travers du récit, j’ai bien senti qu’aucune prophétie ne pouvait avoir d’emprise sur Soen; malgré les engrenages qui s’imbriquent inexorablement, Soen reste Soen.

Soen se réalise comme anti-héros; il semble s’attacher à certaines personnes mais cette superficialité ne le détourne pas. Il avance … où ? Je ne perçois pas réellement son but et même en ayant terminé ce roman, je me pose encore la question; mais où va t-il ? Quel est sont but ? Le pouvoir ? la suprématie sur ses pairs ? le sauvetage de tout ce qui n’est pas humain ?

Alors bizarrement quand j’ai terminé ce roman, ça ne m’a pas dérangé d’être finalement perdue. Qui est vraiment Soen ? Je ne sais toujours pas et j’ai vraiment apprécié le plan machiavélique de l’auteure pour me balader à la suite de Soen en me faisant croire que je finirai par connaître son personnage.

 

En Bref

Surtout attention, la noirceur n’est pas toujours là où on s’attend qu’elle soit !!

Un anti-héro comme on en voit peu, certes sociopathe mais finalement je ne l’ai pas détesté; J’arrivai à comprendre certaines de ces actions.

Un récit qui se passe au Japon, c’est aussi un point attractif du roman !

Un récit construit autour d’un personnage sombre, froid qui m’a pris au piège par les mots et m’a emmener dans les contrées japonaises habitées par toutes sortes de créatures et de démons comme les Yokaïs !

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Ghost in Love… Un roman de Marc Levy

Titre : Ghost in Love… un roman

Auteure : Marc Levy

Éditeur : Robert Laffont

Collection : Versilio

Genre : Contemporain, Fantastique

Format : Broché

Nombre de pages : 350

Fiche Bibliomania

 

Résumé

« Ils ont trois jours à San Francisco.

Trois jours pour écrire leur histoire.

Que feriez-vous si un fantôme débarquait dans votre vie et vous demandait de l’aider à réaliser son vœu le plus cher ?

Seriez-vous prêt à partir avec lui en avion à l’autre bout du monde ? Au risque de passer pour un fou ?

Et si ce fantôme était celui de votre père ?

Thomas, pianiste virtuose, est entraîné dans une aventure fabuleuse : une promesse, un voyage pour rattraper le temps perdu, et une rencontre inattendue.« 

Mon avis

Le vingtième roman de Marc Levy que je lis sans jamais me lasser de son écriture  !

L’histoire

Le jour anniversaire de la mort de son père Thomas, un pianiste renommé, se réfugie chez sa mère. Il passe tout de même la soirée seul et fume une drôle de cigarette; c’est à ce moment que son père mort depuis 5 ans a décidé de lui apparaître. Croyant être victime d’un mauvais trip, Thomas essaie d’oublier cette rencontre très bizarre avec son père… Mais Raymond n’est pas de cet avis et continue d’apparaître a tout bout de champ. Il a une mission de la plus haute importance à confier à son fils et il ne lui reste plus beaucoup de temps.

Thomas part à l’aventure sur une intuition folle et surtout avec le fantôme de son père ! Il va apprendre que l’histoire de son père peut continuer mais il va devoir l’aider un peu.

Thomas n’est pas au bout de ses peines et il est loin d’imaginer que ce voyage insolite sera extrêmement riche en rebondissements !

Les personnages

Thomas : Pianiste renommé, célibataire. Il ne peut conjuguer vie sentimentale et vie professionnelle; disons qu’il n’a pas encore trouvé la perle rare qui lui donnerai envie de se sédentariser ou quelqu’un qui accepterai de le suivre partout dans ces concerts. Il est réfléchi, trop réaliste… presque cynique… Il adore sa mère et sa marraine mais dans ses concerts un peu moins. L’apparition de son père le rend fébrile, et il croit d’abord être victime des effets de la drôle de cigarette trouvée chez sa mère … Mais au bout d’un certain temps il se fait une raison, son père le hante et il va devoir réaliser ses dernières volontés. Finalement il le prend plutôt pas mal et se laisse emporter dans ce voyage fou !

Raymond : C’est le père de Thomas, le fantôme, l’esprit. Il est drôle et se désespère du sérieux tellement triste de son fils. A chacune de ses interventions, il met Thomas en situation délicate. Il se dévoile, se montre désarmant parfois,  mais il reste un fantôme espiègle.

Thomas (et Raymond) rencontre plusieurs personnages avec lesquels ses interactions sont intéressantes mais je ne dirais rien …

La Plume, le Scénario

Et voilà le vingtième roman de Marc Levy n’a pas pas tenu la journée. Encore une excellente aventure !!

Marc Levy adorait-il faire revenir d’entre les morts les parents de ses personnages ? En tout cas que ce soit en esprit ou en souvenir c’est toujours touchant et assez drôle je dois l’avouer.

L’écriture de l’auteur est extrêmement fluide, on suit les pérégrinations de Thomas avec délice et tendresse. Mais quelle aventure !

Dès l’instant où il rend visite à sa mère, la dynamique se met en marche pour ne plus s’arrêter; malgré son talent et tous ses concerts Thomas reste humble et semble ne pas rouler sur l’or non plus… Il n’est pas imbu de lui même et s’attache même aux critiques du preneur de son qui travaille souvent avec lui; Thomas donne d’autant plus de poids à l’avis de Marcel qu’à son chef d’orchestre, ça informe le lecteur sur la sensibilité de ce pianiste virtuose.

Raymond revient vers son fils car il est le seul à accomplir sa dernière volonté, il lui reste un petit pan, de sa vie, inachevé… c’est un peu triste et tellement beau ce secret. Malgré tout Thomas a quand même les pieds sur terre et ne veut pas croire à ses hallucinations, mais on sent dans l’écriture de Marc Levy, que Thomas est déjà conquis, qu’il veut tellement garder encore un peu de son père qu’il fini par basculer très rapidement dans l’aventure qu’il lui propose !

Au delà d’une promesse faite entre père et fils, il y a ce sursis accordé à deux êtres qui avaient du mal à communiquer mais qui s’aimaient tellement fort.

Un dernier point c’est le petit plus que j’ai apprécié, c’est que l’auteur parle d’urnes cinéraires avec un humour léger qui décomplexifie l’objet.

C’est vraiment une très belle histoire filiale, écrite avec beaucoup d’humour et de tendresse.

 

En Bref

Le dernier né de Marc Levy est encore un très beau récit, dynamique avec un humour léger et très appréciable et une aventure qui va bien au-delà de San Francisco !

Merci à l’auteur, Marc Levy, de distiller autant de sentiments avec ses mots voyageurs et plein d’amour !