Un Renard dans le Miroir de Luisa Gallerini

Titre : Un Renard dans le Miroir

Auteur : Luisa Gallerini

Éditeur : Autoédité

Genre : Érotisme, fantastique

Format : ePub

Nombre de pages : 377

Fiche Bibliomania
*** Pour public averti ***

Résumé de l’auteur

« N’êtes-vous jamais fier comme un paon ou têtu comme une mule ? Êtes-vous plutôt rusé comme un renard ou bête comme une oie ? L’homme, dit-on, est un animal comme les autres.
A sa sortie du couvent, Joséphine reçoit une invitation anonyme accompagnée, dans un paquet soigneusement ficelé, d’un miroir en argent. Conviée à une soirée parisienne très prisée, elle ne résiste pas à sa curiosité naturelle. Et pourtant, les rumeurs les plus folles courent sur le compte de la maîtresse de maison, une riche Américaine à la réputation sulfureuse. En tombant dans ses filets, Joséphine succombe à la première d’une longue série de tentations… Entre aventures éphémères et plaisirs saphiques, pulsions animales et expériences initiatiques, la soirée prend vite un cours inattendu. D’autant que le miroir en argent possède un étonnant pouvoir magique : révéler la véritable nature des êtres vivants. Fascinée par cet extraordinaire secret, Joséphine mène son enquête. Qui a bien pu l’inviter à ce salon mondain, et pourquoi ?
Au fil de ses rencontres avec des créatures surnaturelles aussi séduisantes que menaçantes, Joséphine est confrontée à la formidable complexité de l’espèce humaine. Le but ultime de sa quête ? Sa nature la plus profonde.

A l’image du « Portrait de Dorian Gray » d’Oscar Wilde et de « L’Ile du docteur Moreau » d’H. G. Wells, « Un Renard dans le Miroir » est une invitation à voir au-delà des apparences ; dans la veine des nouvelles érotiques d’Anaïs Nin, ce roman fantastique est aussi une invitation à vivre une inoubliable nuit… sans sommeil.« 

Mon avis

Merci à l’auteure Luisa Gallerini d’avoir accédé à ma demande de partenariat, encore une fois son univers étonnant ne m’a pas déçue !

L’histoire

Mademoiselle Joséphine de Courmont est invitée, à sa plus grande surprise, à une soirée privée chez Madame Lampado. Soirées privées qui d’après les rumeurs sont peu recommandables et licencieuses. L’invitation n’ayant pas d’expéditeur, la curiosité l’emporte mais aussi la pression maternelle qui l’a pousse à sortir un peu. Joséphine décide de ne pas donner foi aux On-Dits et accepte l’invitation. Un miroir de jolie facture accompagne l’invitation.

A son arrivée Joséphine a le sentiment d’être le miel qui attire les abeilles. Madame Lampado la prend en charge et la présente à plusieurs personnalités étranges dont Joséphine sera la victime ? l’élève ? ou peut-être même le bourreau ?

Au travers du fameux miroir Joséphine découvre la nature véritable des invités, s’étonne et s’épouvante en même temps; mais cette soirée est loin d’être finie et ce que lui réserve ses nouvelles amies la plonge dans un océan de tentations aussi séduisantes que terribles. Certains n’ont pas que de bonnes intentions, cette jeune novice en fera les frais mais elle a peut-être assez de force et de caractère pour tenir tête aux plus dangereux... Elle devra tout de même compter sur ses nouvelles amies pour éviter certains pièges mais les services ne sont pas gratuits !

Les personnages

Mademoiselle Joséphine de Courmont : Joséphine sort du couvent et reste au chevet de sa maman malade; Lorsqu’un jour elle reçoit un pli d’invitation accompagné d’un étrange face-à-main. Elle décide d’accepter cette déconcertante invitation, même si elle pense ne pas avoir sa place dans ces soirées mondaines, elle qui n’a semble t-il aucun talent littéraire… Cette soirée va devenir une inconcevable initiation dans un monde inconnu et sulfureux. Melle de Courmont est très courtisée, et tous semblent la voir comme une jeune novice à manger toute crue, mais derrière ce masque de jouvencelle ce cache une personne très intelligente, perspicace et astucieuse; n’en déplaise à ces bêtes curieuses… Elle sera tour à tour l’élève, le maître mais aussi la victime mais c’est sans compter sur son caractère bien trempé.

Madame Dona Lampado : C’est la dame de ces soirées, mystérieuse, enthousiasme et boudeuse par moment. Elle prend en charge Joséphine et la présente à certaines personnes. Étant la maîtresse de maison, elle se fait un devoir d’introniser cette jeune novice pas si timorée. Elle joue avec Joséphine comme un prédateur joue avec sa proie mais malgré tout elle ne semble pas avoir de mauvaises intentions, en tout cas ce n’est pas la plus dangereuse de tous les convives…

La ménagerie rue d’Abbaye : Joséphine de Courmont va être confrontée à des créatures dont elle ne soupçonnait pas l’existence au sein même de cette cour d’humain pas si humain au demeurant… Tous sont étonnants, certains ne sont pas malveillants, d’autres sont vicieux et calculateurs; d’autre encore sont la gentillesse même pendant que d’autres encore sont empli d’aigreur et de méchanceté… Joséphine va devoir deviser avec tout ce monde et décoder les codes de bienséance et par la même grandir au contact d’animaux surnaturels.

L’homme est un animal pour l’homme c’est bien connu mais il reste néanmoins des hommes et des femmes qui sont des compagnons fidèles et protecteurs. Dans cette soirée mondaine parisienne, Joséphine sera mise face à toutes sortes d’animaux aux combinaisons et amitiés totalement improbables.

La Plume, le Scénario

Je retrouve la plume agréable de l’auteure Luisa Gallerini avec plaisir dans un genre , un registre plus sulfureux que les deux autres romans lus dernièrement (Ceux d’en haut, Livre 1 : La Momie de Pâques et Ceux d’en haut, Livre 2 : Une Promenade hors du corps).

L’auteure nous conte l’aventure de Joséphine de Courmont, une jeune fille sortie récemment du couvent et qui reste des jours et des nuits entiers au chevet de sa mère malade. Cette invitation est une aubaine pour la sortir de son triste quotidien, bien qu’elle ne sache pas de qui vient l’invitation. Ainsi commence l’aventure, l’initiation au monde des soirées parisiennes de Joséphine.

J’ai beaucoup aimé le personnage de Joséphine, car malgré qu’elle soit novice, elle n’en ai pas moins intelligente et perspicace. Elle n’est pas idiote et ne se laisse pas avoir facilement. Sa méfiance la sauve de situations périlleuses. Elle trompe involontairement et charme les convives avec ces airs de fraîcheur juvénile, de plus elle est très habile dans ces conversations et en surprend plus d’un. Elle ne renie pas du tout son côté novice, elle avoue ne pas connaître les us et coutumes de ses soirées mais elle agit et fait de son mieux pour ne froisser personne tout en gardant son intégrité. Par contre, elle n’est pas armée devant la perfidie sournoise de certaines et le danger rôde très souvent, heureusement elle a de nouvelles amies qui veillent.

Parlons de ce curieux instrument « Face-à-main », un miroir dans lequel, Joséphine peut percevoir la nature profonde des convives de cette soirée très étrange. Au lieu d’être terrorisée, elle est d’abord surprise, là encore elle ne nie pas être épouvantée par l’aspect de certains pour finalement trouver en eux plus de bons côtés que leur apparence ne laisse à penser…
Ce bestiaire de la rue Abbaye était très intéressant car finalement, n’est-ce pas ce qui se tapi au fond de chacun de nous ? D’ailleurs Joséphine arrive à déceler au bout d’un moment quel animal se cache sous les traits de ses amis d’un soir, sans le miroir …

Très rapidement, Joséphine comprend quels jeux se jouent dans les soirées de Madame Lampado; Loin d’être effarouchée, elle laisse libre court à ses propres désirs et à son envie de liberté, elle est loin d’être une victime, elle est très douée pour retourner la situation à son avantage, surprenant par la même occasion ses amies. Madame Lampado la présente à ses convives, ces rencontres sont surprenantes, sulfureuses, ludiques et même initiatiques. Tout est donnant donnant, un service en dessert un autre, Joséphine ne perd pas souvent, trouvant toujours une faille dans le piège/jeu de ses rencontres.

Sur fond des soirées mondaines, Joséphine cherche, mène l’enquête : Qui peut bien l’avoir invitée ? Au gré de ses recherches elle butine et glane quelques indices qui la mèneront tout droit à l’expéditeur de l’invitation ! Ses recherches l’amènent à fréquenter ça et là de nouvelles connaissances très agréables et troublantes.

Dernier point qui retient toute mon attention, l’auteure, Luisa Gallerini, serait-elle immortelle ? J’aime beaucoup le fait qu’elle relate les faits comme si elle était présente ou témoin de passage; Et ce récit rejoint en ce point les autres romans que j’ai lu de l’auteure. Luisa joue à chaque fois un rôle perturbant; et ce avec seulement quelques mots à la fin de son récit. Vous comprendrez en lisant ce roman !

En Bref

Un récit espiègle, piquant, troublant et sulfureux.

L’initiation de Joséphine dans les soirées mondaines parisiennes de Madame Lampado était passionnante et étonnante !

Toutes ces créatures surnaturelles, bien cachées au fond de presque tout humain, étaient vraiment captivantes car finalement comme toujours la fiction rejoint la réalité par des chemins bien tortueux mais tout est jeu de faux semblant c’est en cela qu’est la nature humaine.

Merci à l’auteure Luisa Gallerini pour ces moments étonnants et suggestifs !

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