13 Reasons Why de Jay Asher

Titre : 13 Reasons Why

Auteur : Jay Asher

Traduit de l’anglais (américain) : Nathalie Peronny

Éditeur : Albin Michel

Collection : Litt’

Genre : Jeunesse, Drame

Nombre de pages : 288

Fiche Bibliomania

4ème de couverture :

 » « J’espère que vous êtes prêts, parce que je vais vous raconter l’histoire de ma vie. Ou plus exactement, la raison pour laquelle elle s’est arrêtée. Et si vous êtes en train d’écouter ces cassettes, c’est que vous êtes l’une de ces raisons ».

En entendant ces mots, Clay Jensen croit à une erreur, il n’a rien à voir dans la mort d’Hannah Baker. D’abord choqué, il erre dans la ville endormie, suspendu à la voix de son amie.
Et ce qu’il va découvrir va changer sa vie à jamais. »

Mon avis :

Je fais ma chronique à chaud, je viens de terminer le roman à l’instant…

L’histoire :

Les première pages du récit décrive Clay Jensen en train de poster un colis. Le colis dont il a été destinataire quelques jours plus tôt et qui a bouleversé sa vie.

Ce colis contient des cassettes audio enregistrées par Hannah Baker, elle y décrit pourquoi elle a préféré disparaître, mettre fin à ses jours et surtout qui elle considère responsable de tout ce gâchis…

Clay n’en revient pas d’être sur cette liste, il ne pensait pas être responsable de la mort d’Hannah; ce qu’il va découvrir va le changer radicalement.

Les personnages :

Hannah Baker, lycéenne tourmentée par un harcèlement scolaire insidieux... A la suite d’une rumeur, Hannah est cataloguée dans une case pas facile à assumer surtout quand on a rien à faire dans cette case. Elle dérive d’amis en amis, de trahison en trahison à tel point qu’elle se demande si un jour les gens vont voir vraiment la vraie Hannah. Mais tout semble continuer comme une écharpe qu’on détricote, ça s’effiloche et par la force des choses, elle ne peut plus faire confiance à qui que ce soit sans attendre une trahison derrière et elle n’est pas sûre de supporter cette situation une nouvelle fois.

Clay Jensen : c’est un peu l’amoureux transi, qui hésitera trop longtemps… qui manquera de confiance en lui face aux rumeurs qui circulent sur Hannah;

Tout les personnages de liste sont important et donc je ne les décrirais pas car je ne veux pas faire de spoilers.

La Plume, le Scénario :

L’auteur traite un sujet très dur, très difficile : Le suicide d’adolescent. Au travers de ses cassettes Hannah retrace ce qui l’a fait basculer… ce harcèlement quasi invisible, marrant pour certains, vengeance pour d’autres… tout est bon pour rendre la vie de quelqu’un pire que la sienne…

Hannah est victime d’une fausse rumeur qui ne cessera de la suivre et surtout qui influencera le comportement de quiconque lui adressera la parole. Ce phénomène est terrible pour l’ados visé (comme pour l’adulte d’ailleurs…) car ça colle à la peau et on sent bien que cette tâche sur sa biographie restera même effacée, elle subsistera dans un coin sombre prête à ressortir au moment où il n’est pas permis…

Bref Hannah essaie de faire fi de cette rumeur mais malgré toutes ses tentatives pour faire confiance aux gens, elle se retrouve prise au piège de sa peur, de la méchanceté, de la crédulité d’imbécile, de loup guettant leur proie.

Avec ses cassettes elle cite les treize raisons qui l’ont poussé à l’irréparable; chaque personnage doit faire face à ses responsabilités, c’est le but; pourquoi devrait t’elle partir sans rien dire, de sorte que ses bourreaux s’en sortent indemnes.

Le récit est découpé entre les pensées de Clay en écriture normale et quand il écoute Hannah en Gras Italique. ça donne vraiment l’impression qu’elle est là, qu’elle épie ce que font ses révélations à ses camarades cités… On devient comme Clay, on écoute ces cassettes les unes derrières les autres, sans pouvoir lâcher ce fil rouge jusqu’à la fin, comme Clay on enrage contre tous ces arrogants, ces pestes tellement peu sûre d’elle-mêmes qu’elles ont éprouvé le besoin d’écraser quelqu’un pour se sentir supérieures… on enrage vraiment, d’autant que malgré la fiction, on sait très bien que cette situation existe, beaucoup d’adolescent(es) subissent ce harcèlement au quotidien et comme Hannah finissent par ne plus pouvoir faire fasse et essaient de disparaitre et certains réussissent… et les bourreaux sont parfois inconscient de ce qu’ils viennent d’accomplir…

Bref c’est un sujet d’actualité douloureux, difficile à prouver, à diagnostiquer, difficile à contrer… Je pense que les établissements scolaires sont encore trop peu former pour contrer ce phénomène, les enseignants ne sont pas sensibilisés à ce phénomène en tout cas pas suffisamment… Et pour exemple Mr Porter, prof d’anglais et conseiller pédagogique, qui se retrouve démuni face aux aveux d’Hannah.

La situation est peut-être en train de changer mais malheureusement c’est trop lent, c’est un problème d’éducation, un problème de civisme … on pourrait en débattre pendant des heures mais ça ne changerait pas le problème; je continue de penser que ça n’est pas normal que des jeunes étouffent d’autres jeunes pour se sentir mieux, pour se sentir aimer…quoiqu’on disent cette culture d’individualisme est malsaine.

En Bref :

Bien-sûr je généralise complètement, mais je sais qu’ils existent des gens bienveillant, des jeunes bienveillants.

Un roman pour les jeunes, les moins jeunes qui fera peut-être avancer les choses pour une partie des individus; chaque petit pas vers mieux est toujours bon à prendre. Il faut que les jeunes et moins jeunes comprennent qu’on n’arrive pas à de bonnes choses dans la vie en écrasant les autres.

La bienveillance c’est tellement plus payant, attention je n’ai jamais dit que c’était simple 😉

Face à une crise suicidaire, n’hésitez pas à cliquer sur ce lien =>> SOS SUICIDE , ou encore FIL SANTE JEUNES

 

Publicités

Bitter Virgin par Kei Kusunoki

     

Titre : Biitter Virgin

Tome 1 à 4

Auteur : Kei Kusunoki

Éditeur : Ki-oon

Nombre de pages en moyenne entre 192 et 224

Genre : manga, Seinen

sorti en 2009

Public averti

Fiche Bibliomania

*** ATTENTION RISQUE DE SPOILERS ***

Comme d’habitude j’essaie de faire très attention à ne rien dévoiler de plus que l’auteur… mais ça peut m’échapper…

4ème de couverture du Tome 1 :

« Véritable tombeur, Suwa Daisuke est un lycéen sans histoire qui passe son temps à séduire les filles de son entourage. il n’éprouve donc aucun intérêt pour Aikawa Hinako, une jeune fille calme et réservée, terrifiée à l’idée du moindre contact avec la gent masculine.

Les sentiments de Daisuke vont finalement changer quand il entendra par accident la confession de Hinako dans une chapelle abandonnée… »

Mon avis :

L’histoire :

Hinako ne supporte pas l’approche d’un homme; elle est terrifiée et s’enfuie dès qu’un camarade essaie de l’aborder. Cependant, au détour d’un couloir, elle entend Daisuke dire que Hinako ne l’intéresse pas du tout, car trop effrayée par les hommes. Ensuite, Daisuke va entendre la confession de Hinako tout à fait par accident, en se cachant dans une Chapelle…

Depuis ce jour, il considère Hinako comme un trésor à protéger, et elle le considère comme un camarade désintéressé donc c’est tout naturellement qu’elle lui accorde sa confiance sans savoir qu’il sait tout sur son passé… Entre eux va naître un lien spécial qui va évoluer au fil des tomes.

Les personnages :

Hinako : c’est une jeune fille, douce et timide. Elle est effrayée voir terrifiée à l’idée qu’un camarade masculin ou un professeur ne l’approche et/ou ne lui adresse la parole. Elle finit toujours par s’enfuir. En comprenant que Daisuke ne s’intéressera jamais à elle, elle développe pour lui un intérêt ambigu, elle ne semble pas avoir peur de lui, puisqu’il ne tentera jamais rien contre elle.

Daisuke : c’est un tombeur de ces dames, elles craquent toutes pour lui. Seule Hinako n’a aucun intérêt pour lui car trop effrayé par les hommes. Mais en se cachant dans une Église à côté de chez lui, il va entendre Hinako en confession par accident. Le choc de la découverte du passé d’Hinako, va lui donner envie de la protéger et de se rapprocher d’elle pour la rassurer sur le monde qui l’entoure.

Je pourrais parler de l’amie d’enfance de Daisuke, de sa petite amie sociopathe mais je dévoilerai trop de détail sur l’histoire.

La plume, le trait, le Scénario :

C’est en apparence un manga tout doux fait de romance et d’humour simple; non non il ne faut pas si fier, ce manga traite d’un terrible sujet qui est conté avec réalité mais de façon pudique.

J’ai jugé bon de rajouter au début de ma chronique « Public averti » car ces petits mots inscrit sur la couverture, qui prennent tout leur sens à la révélation d’Hinako, s’avèrent important.

En effet, L’histoire du manga prend tout de suite en profondeur dès la confession d’Hinako; ce thème est traité avec réalisme, jamais de voyeurisme et l’histoire d’Hinako aussi horrible soit elle, montre dans son évolution, que même si Hinako paraît insaisissable voire irrécupérable car sa peur est tellement profonde… il reste un espoir.

L’amour peut tout faire, il ne se préoccupe pas des traumatismes, il arrive et il fait fi de tout ça… il chamboule tout.

L’évolution de Daisuke est intéressante aussi car il passe du Don Juan au chevalier servant car l’histoire d’Hinako a touché son cœur. Bon sa petite amie Hazuki est vraiment sociopathe, elle pète un câble quand il parait distant, elle essaye de blesser Hinako car elle n’est plus elle-même dans sa jalousie… Elle fait vraiment peur !

L’arrivée de la grande sœur de Daisuke va précipiter les évènements du récit, précipiter l’évolution de Daisuke mais également traiter d’un autre sujet douloureux qui rapprochera la sœur de Daisuke et Hinako d’une certaine manière.

L’auteur parle aussi furtivement du harcèlement, Hinako suscite de l’intérêt malgré tout et de l’incompréhension voir de la méchanceté et de la brutalité devant sa peur panique… c’était important je pense de voir aussi ce côté sombre de l’incompréhension d’autrui face aux séquelles traumatiques dont ils ignorent complètement les faits mais ne cherchent pas plus loin…

Ce manga traite d’une histoire terrible, touchante malgré tout car l’espoir est au bout du chemin.

En Bref :

Un manga dur mais une histoire touchante.

Jackals par Shirya MURATA

 

Titre : Jackals

Auteur : Shirya MURATA

Éditeur : Ki-oon

Tome 1 à Tome 7

Nombre de pages : entre 210 pages en moyenne

Genre : Seinen

Fiche Bibliomania

4ème de couverture :

« Cicero City, ville rongée par le crime et la corruption, est sous la coupe de nombreuses organisations criminelles qui se livrent une guerre sans merci pour son contrôle. Pour servir leurs desseins, ces gangs font régulièrement appel aux  » Jackals « , des assassins professionnels et impitoyables qui louent leurs services au plus offrant. »

***ATTENTION RISQUE DE SPOILERS ***

Mon avis :

Comme d’habitude je fais toujours attention à ne rien dévoiler mais il se peut que par inadvertance je donne des indices … avec mes excuses …

L’histoire :

Nichol D. Heyward est un Jackals, c’est à dire un assassin professionnel et impitoyable. Il a un surnom : l’alligator, car il laisse derrière lui des scènes de massacres épouvantables. Il n’est pas vraiment attiré par l’argent, il cherche plutôt à se venger de ceux qui ont commandité le meurtre de sa mère. Nichol va se retrouver malgré lui au coeur d’une guerre opposant deux gangs puissants, les Gabriella et les Tennouren.

Sous-estimé et mal-aimé, Nichol luttera pour défendre ses principes et les personnes auxquelles il tient.

Les personnages :

Nichol D. Heyward : il est grand, musculeux et très habile avec son arme « l’alligator ». Derrière lui ne reste que des cadavres et des m3 d’hémoglobine. C’est un assassin professionnel, mais il tient à son indépendance, à sa liberté. Mêlé malgré lui à la guerre entre Gabriella et Tennouren. Il va lutter pour sa vie et pour sa vengeance, il ne se soumettra jamais ! Et surtout il est loin d’imaginer ce qu’il va découvrir…

Fox Heyward : Dit le « Renard argenté », ancien puissant Jackals à la retraite. Il met son expérience au service de Nichol et joue le manager pour ce qui est de lui trouver des missions. Il a recueilli Nichol quand celui-ci avait à peine 14 ans.

Sheryl Carter : C’est la fille du commissaire Carter, qui habite à côté des Heyward. Elle est plus jeune que Nichol, mais elle le materne car elle trouve ses réactions et ses agissements immatures.

Foa Requiem : Il a le même âge que Nichol et c’est également un Jackals toujours en action et animé par la vengeance ! Il veut trouver ceux qui ont assassiné ses parents. Il va aller de surprise en surprise, lui aussi est largement sous-estimé par ses adversaires.

Gabriella et Tennouren : sont deux gangs sanguinaires luttant pour le contrôle de Cicero city et en particulier une zone de non-droit où personne n’a de contrôle, lieu de carnage permanent. Ils utilisent les Jackals pour assassiner les membres de leur adversaire; mais avec leur arrogance et leur forte estime d’eux, ils ont oubliés de se méfier de la force que donne la vengeance.

La Plume, le Scénario :

La police d’écriture du titre annonce la couleur, elle sous-entend la violence; Plus on passe de tome, plus il y a de sang sur la couverture… La violence monte crescendo.

Derrière tous ces règlements de comptes, ces taillages en pièce, ces massacres; l’auteur installe un fils rouge pour l’histoire du héros. Certes c’est un assassin professionnel, mais contrairement à tous ces camarades Jackals une chose le pousse en avant; c’est son envie de vengeance mais par dessus tout c’est de sauvegarder sa liberté; ne dépendre d’aucun gang, suivre sa propre voie, ses propres principes; protéger les personnes auxquelles il tient. Sa rencontre avec Foa Requiem est totalement surprenante et finalement ces deux là se ressemblent un peu peut-être…

Si la démarche de Nichol, depuis ses 14 ans, c’est de se perfectionner pour venger le drame de sa vie; l’auteur nous bouscule avec des rebondissements étonnant; mais il n’épargne pas ses personnages non plus.

Nichol est attachant malgré le sang qu’il a sur les mains, ses adversaires sont puant d’autosatisfaction et de mépris pour les autres… par conséquent, il n’est pas difficile de ne pas aimer ces monstres sanguinaires avec une force brute mais un tout petit cerveau, persuadés qu’ils vont gagner facilement.

Nichol est un peu un écorché vif, il est impulsif et peut-être bien immature comme le pense Sheryl 😉 mais c’est d’autant plus intéressant dans son cheminement vers la liberté et pour préserver une hypothétique paix.

En Bref :

Une série manga musclée !

Très violent, ça découpe dans tous les bouts, mais des personnages attachant malgré tout et une histoire intéressante 🙂

Je peux très bien me passer de toi de Marie Vareille

Titre : Je peux très bien me passer de toi

Auteure : Marie Vareille

Éditeur : Charleston

Genre : Chick-Lit, Contemporain

Nombre de pages : 339

Sortie le 13/01/2017

Fiche Bibliomania

4ème de couverture :

« Chloé et Constance sont bonnes copines, bien qu’elles n’aient en commun que leurs vies sentimentales catastrophiques. Un soir, les deux jeunes femmes décident de prendre leur vie en main en concluant un pacte. Chloé, séductrice dans l’âme et Parisienne jusqu’au bout des ongles, devra s’exiler en pleine campagne avec l’interdiction d’approcher un homme pendant six mois. Constance, incorrigible romantique, s’engagera à coucher le premier soir avec un parfait inconnu. Des vignobles du Sauternais à Londres en passant par Paris, cet étrange pacte entraînera les deux amies bien plus loin que prévu… »

Mon avis :

L’histoire :

Un soir où tout va de travers pour Chloé, elle se réfugie chez Constance. Toutes les deux ont des vies sentimentales désespérantes… Alors Constance lance un défi à Chloé.

En scellant leur pacte, les deux copines étaient loin de s’imaginer que ce défi aller les pousser plus loin qu’elles n’avaient osé le prévoir.

Chloé devra observer une abstinence sexuelle pendant six mois et Constance dans le No Sexland depuis 18 mois devra coucher avec le 1er inconnu qu’elle croisera.

Les deux amies vont traverser des péripéties étonnantes qui bouleverseront leur vie.

Les personnages :

Chloé : Elle est toujours amoureuse de Guillaume et continue de coucher avec lui malgré le fait qu’il soit fiancé. Cette relation est toxique et l’empêche d’avancer.

Constance est une amoureuse littéraire, rêveuse grâce ou à cause de Jan Austen. Elle nourrit un amour caché et platonique pour un homme qui ne sait pas qu’elle existe, du coup constance n’avance pas non plus…

La Plume, le Scénario :

Ayant lu « Elia la passeuse d’âme » en premier, je ne connaissais pas ce trait d’écriture de l’auteur et je suis vraiment agréablement surprise. Son écriture est toujours fluide et m’a plongé tout autant au coeur de son histoire 🙂

Ces deux copines sont décrites avec tellement de réalisme, leur histoire pourrait facilement être transposable à la réalité. Une complètement perdue dans une relation toxique avec un sale type malhonnête et l’autre aveuglée par un amour idéalisé par une littérature romantique… Mais finalement, leur expérience contradictoire va les pousser à mettre un terme à leur immobilisme.

L’évolution des deux copines est vraiment drôle et touchante; Elles vont devoir évoluer toutes les deux dans des mondes qu’elles n’ont pas l’habitude, elles devront faire des choses qui sortent de leur ordinaire, des choses qui ne sont pas vraiment raccord avec leur caractère ou en tout cas avec ce qu’elles sont devenues dans leur immobilisme…; leur succès comme leurs échecs seront toujours positifs, très drôle par moment mais aussi très émouvant.

Tout ça pour nous montrer qu’il suffit de pas grand chose ou au contraire de grands bouleversements pour faire changer de cap sa vie; pour ne pas rester sur place.

En Bref :

Un roman agréable, des personnages attachants et drôles 🙂

 

Philosopher et méditer avec les enfants de Frédéric Lenoir

Titre : Philosopher et méditer avec les enfants

Auteur : Frédéric Lenoir

Éditeur : Albin Michel

Nombre de pages : 272

Matériel : 1 CD

Genre : Philosophie, psychologie

Sortie le 05 octobre 2017

Fiche Bibliomania

4ème de couverture :

« Ce livre raconte l’aventure extraordinaire que j’ai vécue avec des centaines d’enfants à travers le monde francophone, de Paris à Montréal, en passant par Molenbeek, Abidjan, Pézenas, Genève, Mouans-Sartoux, la Corse et la Guadeloupe. Pourquoi, en effet, attendre la classe de terminale pour aborder le questionnement des thèmes existentiels : l’amour, le respect, le bonheur, le sens de la vie, les émotions, etc. ? Les ateliers philosophiques que je mène montrent une étonnante capacité des enfants à penser. Au-delà des concepts, ils y apprennent les règles du débat d’idées et développent leur discernement et une réflexion personnelle. Parce que les enfants ont souvent du mal à se concentrer, je fais précéder les ateliers d’une courte méditation, ou pratique de l’attention, qui permet à chacun de retrouver sa réceptivité sensorielle et d’être présent dans l’instant. Pour tous ceux qui, parents, enseignants, éducateurs, souhaitent accompagner les enfants dans cette pratique de l’attention et des ateliers philosophiques, cet ouvrage propose une méthode et des outils concrets, dont un CD de méditations guidées ».

Mon avis :

Difficile de faire une chronique traditionnelle;

Ce livre est une mine d’idée pour créer, mettre en place des activités philo avec les enfants.

Les enfants sont tellement plus mature parfois que certains adultes; c’est extraordinaire. Ils n’ont pas encore de « filtre » à leur parole.

Frédéric Lenoir aborde divers sujets avec eux comme l’amour, le respect, la vie, la mort, des concepts qui peuvent paraître très large, très vague; mais les enfants ont des idées bien arrêtées sur ces sujets qui semblent complexes aux adultes.

Il parcourt la France, la Belgique, la Guadeloupe, Abidjan, dans le but de discuter avec des enfants de tous horizons, de toutes origines sociales et leur vision du monde est étrangement la même – c’est surprenant !

Frédéric Lenoir donne des pistes aux instituteurs pour mettre en place ces petites activités philo dans leur classe. Il est convaincu, que parler philo et méditer est très bénéfique pour les enfants. Le retour des professeurs pionnier dans ce genre d’activité, sont tous positif. Au départ, mise en place de façon expérimentale, ces activités philo et méditation font désormais partis de l’emploi du temps de certaines classes.

Ce livre relate et retranscrit la parole des enfants de toutes les écoles visitées par Frédéric Lenoir. Il y retranscrit parfois intégralement ces entretiens sur un sujet donné. C’est passionnant et surprenant !!

A la fin du livre, l’auteur met à notre disposition des fiches pratiques, des fiches préparatoires sur différents sujets. Ainsi qu’un CD avec des méditations individuelles avec et sans musique de 5 et 10 minutes collectives avec ou sans musique de 5 et 10 minutes également.

En Bref :

Je les ai testé et c’est très agréable et très facile à appliquer même pour un enfant seul.

La dernière des Stanfield de Marc Lévy

Titre : La dernière de Standfield

Auteur : Marc Lévy

Éditeur : Robert Laffont

Collection : Versilio

Genre : Comtemporain

Sorti le 20 avril 2017

Nombre de pages : 480

Fiche Bibliomania

 

4ème de couverture :

« Ma vie a changé un matin alors que j’ouvrais mon courrier. Une lettre anonyme m’apprenait que ma mère avait commis un crime trente-cinq ans plus tôt.
L’auteur de cette lettre me donnait rendez-vous dans un bar de pêcheurs sur le port de Baltimore et m’ordonnait de ne parler de cette histoire à personne.
J’avais enterré Maman à Londres au début du printemps ; l’été s’achevait et j’étais encore loin d’avoir fait mon deuil.
Qu’auriez-vous fait à ma place ?
Probablement la même erreur que moi. »

Mon avis :

Bon je suis super en retard dans mes chroniques, ce Marc Levy je l’ai lu en septembre 2017 … voyez le retard !!

L’histoire :

La vie d’Éléonor Rigby est bouleversée lorsqu’elle reçoit une lettre anonyme qui lui apprend que sa mère n’est pas qui elle prétendait être.

Qu’avant d’être mère, elle était une personne complètement différente.

Commence pour Éléonore, un long périple de recherche, d’incertitude et de rencontre pour comprendre qui était vraiment sa mère (contre l’avis du reste de sa famille) et quel crime elle a commis …

Les personnages :

Éléonore Rigby est une journaliste touristique. Elle voyage beaucoup et n’arrive pas à se construire une vie. Elle a une famille qui l’aime, mais à la réception de cette lettre anonyme, savoir qui était sa mère en réalité devient une obsession qui l’emmène jusqu’au Canada où elle rencontre Georges-Harrison.

Georges-Harrison : Il vit au Canada et passe son temps entre sa passion pour le bois et les visites à sa mère en maison de retraite. Lorsqu’il reçoit également une lettre anonyme, tout le pousse vers une rencontre inéluctable avec Éléonore. Ensemble , ils vont vivre un périple surprenant et passionnant !

la Plume, le scénario :

Je suis ultra fan de Marc Levy, mais il me reste encore des neurones d’objectivité enfin je crois …

Une fois n’est pas coutume, je me suis laissée surprendre par l’auteur. Une nouvelle histoire qui ne ressemble pas aux autres. Un nouveau périple, prétexte aux voyages spacio-temporel.

J’ai beaucoup aimé ces petits retours en arrière, témoin d’un passé douloureux, réactionnaire mais tellement vivant et épris de liberté.

Les personnages ont des noms de chanson des Beatles, ils sont passionnant, énervant mais toujours attachant.

C’était difficile de lâcher le roman, l’histoire était addictive; j’avais besoin de connaître la vie de cette maman secrète.

Ce récit est construit à mon humble avis, sur fond de réalité, car on a tous en tant que parent changé de vie après avoir eu des enfants, pour certains de façon sereine, pour d’autres l’arrivée d’enfant fut digne d’une explosion nucléaire :-D; et par la force des choses quoiqu’il arrive on devient parent et la personne qu’on était s’efface un peu … mais il reste des traces indélébiles 🙂

En Bref :

Un voyage spatio-temporel, plein d’aventure, d’amour, de revendication, de rébellion et d’affirmation de soi !