The Irregular at Magic High School de Tsutomu Sato

Titre : The Irregular at Magic High School

Auteur : Tsutomu Sato

Éditeur : Ofelbe

Genre : Fantazy

Nombre de pages : 414

Fiche Bibliomania

 

 

4ème de couverture :

« En 2095, trente ans après l’intervention des magiciens qui mirent fin à la Troisième Guerre mondiale, la magie, autrefois fruit des mythes et légendes, est devenue une technologie courante tout comme les pouvoirs qu’elle procure.
Tatsuya Shiba et sa jeune soeur Miyuki ont tous deux rejoint la plus prestigieuse de toutes les écoles de magie, mais si l’un est relégué au rang des élèves les moins doués, l’autre est considérée comme un véritable prodige.
Alors qu’ils ne rêvent que d’une scolarité sans histoire, les conspirations et les menaces pesant sur l’académie les forceront à agir ! »

Mon avis :

L’histoire :

Tatsuya et Miyuki Shiba sont reçu tous les deux dans le meilleur lycée de magie. A une différence prêt, Miyuki a réussi tous ses examens théorie et pratique, mais son frère a raté la pratique, néanmoins il intègre quand même ce lycée car ses résultats sont excellents mais il ne bénéficiera pas de l’accompagnement d’un professeur. Il fait partie de cet ensemble de lycée accepté en seconde catégorie : Les Graines (termes officieux).

Cette discrimination ne le gène en rien, il sait ce qu’il vaut et il vient se perfectionner en pratique de la magie et surtout il accompagne sa soeur.

Autant Miyuki est déjà promu représentante des nouveaux élèves, autant son frère est dénigré…

Mais lors d’une échauffourée, il est obligé d’intervenir et montre à quel point il est doué même s’il a un déficit en pratique de la magie. Il est alors recruté dans le comité de discipline…

Alors qu’ils avaient décidé tous les deux de passer une scolarité paisible, leur aventure commence sur les chapeaux de roue.

Les personnages :

Tatsuya Shiba : Il est mystérieux; on sait qu’il a raté son examen pratique de magie, mais qu’il est excellent dans tout le reste. Il préserve sa soeur comme un bijou dans un coffret. Il est très tendre avec elle, très protecteur. Sa relation avec sa soeur est ambiguë, bizarre… Il se lie d’amitié avec Leo, Mizuki, Erika. Par contre il se méfie de la Présidente des élèves, il ne comprend pas trop son fonctionnement.

Il est plutôt du genre « mec blasé », qui ne fête pas forcément sa victoire, il est tout en retenue.

Miyuki Shiba : c’est la petite soeur de Tatsuya, elle vénère son frère et ne tolère pas qu’il soit sous estimé. Elle aurait tendance à ce mettre en colère et ne plus rien contrôler, heureusement Tatsuya est toujours là pour la canaliser. Son comportement vis à vis de son frère est trouble, ambiguë, elle l’aime follement mais serait-ce un amour fraternel exclusif ou bien plus que ça ? A chaque contact avec son frère, elle s’apaise.

Les amis des Shiba :Mizuki, Leo et Erika sont des personnages intéressants car l’auteur dévoile petit à petit leur capacités, enfin il évoque leur capacité juste assez pour nous donner l’eau à la bouche.

L’autre catégorie de personnages est plus ambivalente, ils font partie de l’élite et considère Tatsuya comme une Graine mais après avoir vu sa façon de régler un conflit, ils commencent à reconnaître ses capacités. Mayumi d’abord puis Mari sont des responsables représentant les élèves surtout les Fleurs au début… Puis elles commencent à comprendre l’intérêt d’intégrer Tatsuya dans leur équipe.

La Plume, le scénario :

Je vais d’abord parler des illustrations qui sont superbes et donne une touche sympa au roman 🙂

L’intrigue se place en douceur, lentement. L’auteur soulève le voile du mystère petit à petit. Juste assez pour nous donner envie de continuer. On comprend vite que Tatsuya est bien plus qu’un élève de second cursus. Son intelligence, son entraînement est intrigant. Par contre lui ne fait pas de cas de cette puissance, il est très humble, il ne s’affiche pas; d’ailleurs il chercherai plutôt à ne pas se faire voir… c’est mystérieux : Que cache t-il ?

Sa petite soeur est ultra puissante également  mais ne fait pas l’étalage de ces capacités non plus, elle s’en sert quand c’est utile ou quand elle ne maîtrise pas sa colère, son ressentiment.

L’auteur a d’ailleurs choisi d’établir entre ces deux là, une relation ambiguë, ils s’aiment énormément, se défendent l’un l’autre et se voue une vénération différente mais qui revient au même… Quand est-il vraiment de leur sentiments ? et pourquoi des frères et sœurs agissent-ils comme ça ?

Un petit bémol (qui n’en est pas un) dans l’histoire, qui m’a freiné au début et qui est devenu nécessaire après, enfin j’en ai compris la nécessité : c’est la description des CAD !! Rhoooooo qu’est-ce que je galérai au début, c’était pas intéressant pour moi, ça me cassait mon histoire et puis rapidement j’ai compris qu’il fallait en savoir plus sur ces CAD pour bien comprendre comment fonctionne la magie de Miyuki et Tatsuya ainsi que celle des autres.

Pour faire évoluer doucement ses personnages, l’auteur a introduit un complot contre le mode d’instruction en place. Cette discrimination entre les personnes ayant des capacités naturelles de magie, ceux qui doivent travailler pour arriver à un niveau convenable et ceux qui sont malheureusement dépourvu de toutes capacités magiques. Ce fossé créant ainsi une rébellion parmi ceux qui n’ont pas été gâtés par la nature…

J’ai terminé ce tome avec l’envie de savoir qui était réellement Tatsuya et Miyuki et comment aller évoluer leur relation et également comment allaient-ils gérer les futurs complots maintenant qu’ils s’étaient un peu dévoilés… Quel rôle ont-ils dans ce monde magique ?

En Bref :

Une lecture passionnante ! Je serais bien tentée par le tome 2 🙂

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Les Carnets de Pauline Thot de Rébecca Brocardo

Titre : Les Carnets de Pauline Thot

Auteure : Rébecca Brocardo

Éditeur : Autoédité

Genre : Contemporaine

Format : Epub

Nombre de pages Pdf : 229

Fiche Bibliomania

 

Résumé Auteure :

« 1999. Pauline étouffe dans sa petite ville de province. Introvertie et malmenée en classe, elle ne revit que pendant les vacances en Corse, où elle se découvre à la fois désirable et vulnérable. Pour assouvir sa soif de liberté, elle se révoltera tour à tour contre l’autorité, les hommes et la société.

Dans ses carnets, Pauline raconte à la première personne sa lutte solitaire contre la honte et la culpabilité qu’elle ressent dans sa construction en tant que femme dans un pays où leur condition et leur sexualité posent toujours problème. Avec son « Je », elle joue à se moquer de tout pour ne pas souffrir.

Véritable journal de société, ce récit riche et sensible témoigne de la difficile transformation d’une adolescente en adulte, dans une fin de siècle ponctuée par de profondes mutations technologiques et sociétales. C’est en partageant son vécu qu’on s’attache à l’héroïne, à son histoire, et à son parcours. »

Mon avis :

Tout d’abord merci à l’auteure Rébecca Brocardo de m’avoir proposé son roman 🙂

L’histoire :

L’histoire de Pauline commence à la fin du collège, début du lycée où elle décrit dans ses carnets le déroulement de ses journées avec beaucoup de réalisme et de cynisme. Elle est désirée mais repousse, alors commence le harcèlement, les questions, est-ce de sa faute ? les gens, les hommes surtout, sont-il tous mal intentionnés ?

Elle traverse le lycée avec douleur mais parfois avec ivresse; elle se sent en dehors du monde, elle ne comprend pas pourquoi faut rentrer dans le moule pour être heureuse. Elle refuse de faire comme tout le monde, elle refuse l’autorité, elle refuse la supériorité du mâle, elle refuse les règles préétablies. Elle veut juste faire ce qu’elle veut, mais même là elle ressent du vide.

Le lycée est une épreuve, mais la suite n’est pas douce non plus… son désarroi  est entrecoupé d’ivresse libertaire quand elle rejoint sa si chère Corse pendant les grandes vacances.

C’est l’histoire d’une jeune fille adolescente qui passe douloureusement l’épreuve de la chrysalide.

Face à une société envahissante et autoritaire, face à la place de la femme dans cette même société, face aux hommes, face à l’autorité parentale pas ordinaire… Pauline essaie de se construire librement sans contrainte à contre courant.

Le personnage :

Pauline : une jeune fille qui parait trop discrète au départ, trop sensible, trop facile … elle encaisse les assauts toujours plus nombreux de son harceleur du lycée; elle ne sait pas très bien où est sa place dans ce monde qui ne semble pas fait pour elle. Il lui parait difficile de grandir, avec des jeunes hommes tous obnubilés par une chose : le sexe. Elle essaye toutes sortes d’approches pour connaître la paix ou au moins se sentir un peu en phase avec ses camarades du lycée…

Elle revit dès qu’elle foule le sol de sa chère Corse, là-bas tout est possible, elle respire, elle semble elle-même, elle s’autorise à plonger dans ses moindres désirs.

Je ne proposerai pas d’autres personnages, ils font partie du déroulement de la vie de Pauline.

La plume, le scénario :

L’écriture de l’auteure est très littéraire, on sent bien le travail derrière ce roman. Rébecca Brocardo alterne la narration en utilisant le « elle » comme une voix off qui commente une tranche de vie et le « Je » de Pauline qui écrit dans ses carnets.

J’avoue que cette double utilisation m’a un peu déplu… je me retrouvais perdue pendant une seconde puis hop je reprenais le cours de l’histoire où je me  repositionnais par rapport à Pauline.

Mise à part ce petit bémol, l’écriture de l’auteure est agréable, c’est très bien écrit. Il y a par moment des petites longueurs nécessaires je dirais car on observe comme un spectateur la vie de Pauline…

Par le jeu de double écriture, Rébecca Brocardo fait référence aux auteurs classiques, aux philosophes qui ont jalonnés nos années lycées au travers des états d’âme de Pauline. Et d’un coup de baguette magique je me suis rappelée des cours marquants, des profs passionnants d’autres pas 😉 c’était sympa.

Bon pour ce qui est de l’histoire de Pauline, je n’ai pas réussi à m’attacher à Pauline, ce personnage mise à part décrire avec beaucoup de réalisme les difficultés que les adolescents ont à traverser cette période trouble, m’a plus agacée qu’autre chose… j’ai trouvé Pauline inconstante, jamais satisfaite, jamais une lueur d’espoir. Elle est restée figée dans son désir d’être à tout prix différente, prisonnière de ses envies, de ses désirs. Elle ne choisit pas les bons hommes en toute connaissance de cause, croyant que ses choix vont la sortir de ce marasme collant et désespérant. Engluée dans ses désirs capricieux, elle s’étonne après qu’elle n’est toujours pas heureuse..

J’avoue que Pauline m’a même énervée, je l’ai trouvé méchante avec certain de ses mecs (notamment Marc…). Sachant que de toute façon elle ne faisait pas le bon choix, c’est pas grave elle plongeait quand même… s’en était vraiment énervant. Et toute cette débauche de drogue, d’alcool, d’orgie pour fuir la réalité ? Ou juste parce qu’elle n’arrivait pas à freiner ses envies ? Ou juste parce que la vie est trop dure et faut évidemment faire des choix ?

Pauline vit une vie de Bohême, entre des études qu’elle mène à bien mais aussi entre drogue et alcool à la recherche de l’amour, du bonheur… à la recherche de sa place dans ce monde.  Par ses choix, elle s’automutile le moral, elle se châtie en courant après des fantômes, après des figures mâles qui, pense t-elle, la combleront de bonheur puis c’est le vide… la faute à qui ? aux hommes ? d’être aussi inconstant à cet âge ? non je ne pense pas … juste aux mauvais choix de Pauline guidés par cette envie d’être différente et trouver une place au milieu de ces humains…

En Bref :

Une écriture agréable, mais un personnage énervant illustrant seulement le côté sombre du passage de l’adolescent à l’adulte…

Moi, Cali, Faucheuse de Sophie Cole

Titre : Moi, Cali, Faucheuse

Auteur : Sophie Cole

Éditeur : Nouvelles Plumes

Genre : Jeunesse, Fantastique

Nombre de pages : 386

Fiche Bibliomania

 

 

4ème de couverture :

« Pour Cali, égoïste et insouciante jeune femme de 25 ans, il n’existe pas de plus grand plaisir que de se montrer odieuse, même avec ses proches. Aussi quand elle meurt, tuée net par un homme défenestré, elle se voit refuser le paradis. Son seul recourt pour ne pas finir en enfer : devenir un démon faucheur. Mais retirer la vie est une mission délicate, même accompagnée de deux séduisants démons. Cali n’imagine pas les défis qui l’attendent, d’autant que sa mort n’est pas du tout le fruit du hasard… »

Mon avis :

L’histoire :

Cali, est une jeune femme de 25 ans, odieuse avec quasiment tout le monde, même dernièrement avec sa meilleure amie… Quand la mort vient la faucher, on lui refuse l’accès au Paradis, mourir subitement ne lui a pas laissé le temps de se repentir et de rattraper tout le mal qu’elle a fait. Le bureau du Paradis lui propose une autre solution que l’Enfer et la recommande au bureau des Démons. Si Cali ne veut pas aller en Enfer, elle doit accepter de devenir un démon faucheur.

Cette mission est beaucoup plus délicate qu’elle n’y parait et le plongeon dans un monde radicalement différent et mystérieux la retourne complètement. Elle rencontre Dagon, qui se dévoue pour être son formateur, mais trop de mystère entoure sont séduisant mentor au point de faire perdre les pédales à Cali et de l’amener à fréquenter d’un peu trop près un autre formateur pas si regardant sur la moralité… Stan.

Dans tout ce marasme, Cali va devoir être forte et sourtout va devoir trouver des alliés étonnants…

Les personnages :

Cali : Une adolescence douloureuse et incompréhensible, a fait d’elle une jeune femme odieuse aimant blesser les gens autour d’elle. Elle croit que ça l’a fait se sentir mieux mais plus ça vient plus elle s’enfonce. Parce qu’on a voulu l’éloigner, ils (je ne peux pas dire qui …) ont fait d’elle un brouillard sombre. Quand elle devient un démon faucheur, elle se rend compte que prendre la vie de quelqu’un n’est pas aussi simple et surtout ça lui fait comprendre la valeur de la vie et de la famille.

Dagon : c’est a priori un démon faucheur, extrêmement séduisant, avec plusieurs siècles d’expérience; il devient le formateur de Cali. Mais son mystère trop épais autour de lui va éloigner Cali. Son comportement étrange, va même jusqu’à déstabiliser Cali au point de la pousser vers d’autres horizons beaucoup plus sombre.

Stan: un autre formateur, d’un tout autre genre, beaucoup plus froid, plus glacial même. Il tue ce qu’il veut pour le jeu, il casse l’enseignement de Dagon par jeu aussi. Il est cynique, imbu de lui-même, clairement narcissique et pourtant Cali le suit et sombre pour mieux remonter et se rendre compte qu’un destin beaucoup plus grand l’attend.

La Plume, le Scénario :

Cali est l’exemple de l’anti-héroïne, stupidement méchante, odieuse qu’on déteste tout de suite. Elle ne fait pas les bons choix, elle est toujours écorchée vive. Réagit vivement…Bref ce n’est pas un personnage auréolé !

Mais elle devient un démon faucheur et son comportement change, elle voit la vie autrement. Elle commence à agir prudemment, avec réflexion. la formation de Dagon y est pour quelque chose, mais il y a plus que ça. Elle soulève le voile de sa vie et de sa mort et y découvre de sombres secrets dont elle n’a jamais eu conscience. Elle faisait partie d’une obscure machination, d’un combat millénaire entre deux camps frères et rivaux en même temps.

J’ai bien aimé le côté sombre de l’héroïne, ça change des personnages toujours blancs comme neige qui font le bien 😀

Mais finalement, j’ai trouvé qu’elle subissait les évènements et qu’elle n’avait pas vraiment de prise sur tout ce qui lui arrivait… en même temps elle n’était au courant de rien. Mais elle n’était pas tellement autonome finalement… Elle a subi ses deux formations même si elle n’était pas vraiment d’accord avec certains aspects de ce que lui enseignaient ces deux mentors…

Et ce triangle amoureux, NON NON c’est pénible des personnages qui ne savent vers quel amour se tourner, ça m’agace…

En Bref :

Un roman sympa à lire, d’ailleurs il se lit vite mais je suis restée mitigée sur le personnage de Cali.

Un bon point pour le côté anti-héroïne et un bémol pour un comportement assez subit…