Groenland Manhattan de Chloé Cruchaudet

Titre : Groenland Manhattan

Auteur : Chloé Cruchaudet

Editeur : Delcourt

Collection : Mirages

Nombre de pages : 127

Fiche Bibliomania

4ème de couverture :

« Extrême Nord du Groenland, 1897.
Une fois de plus, l’Américain Robert Peary n’a pas réussi à planter son drapeau au pôle Nord malgré l’aide de ceux qu’on appelle encore les Esquimaux. Mais pour l’explorateur, pas question de rentrer les mains vides. L’idée lui vient alors de ramener des souvenir vivants, de vrais sauvages polaires en chair et en os. L’un d’entre eux, Minik, n’est encore qu’un enfant quand il embarque à destination de New York.
Leur succès dès leur arrivée est immense. L’exotisme fascine. Muséum d’histoire naturelle, dont la cave sert d’hébergement de fortune aux hommes du Nord, sera quelques années plus tard le théâtre d’un drame qui trouvera un large écho dans la presse et dans la population. Car le destin de Minik est à bien égards symptomatique des cruels bouleversements du siècle qui commence. »

Mon avis :

Pris au hasard sur les rayon de la Médiathèque, je me suis plongée dedans sans difficultés.

Un explorateur en mal de reconnaissance, décide soudain d’emmener quelques esquimaux avec lui pour émoustiller les gens civilisés, et surtout impressionner ces pontes du Musée qui payent ses explorations et qui commencent un peu à s’ennuyer avec ces météorites que Robert Peary rapporte à chaque expédition.

Seulement,  il déracine ces personnes de leur froid natal et les expose au monde « civilisé » avec toutes ces maladies de monde « civilisé »… Sur quatre adultes et un enfant, seul l’enfant en réchappe et se fait happer par cette vie qui n’est pas la sienne.

En Amérique Minik n’est qu’un esquimaux « inférieur » et au Groenland il n’est plu l’esquimau que tout le monde connaissait, d’ailleurs ils l’ont un peu oublié…

Robert Peary a bouleversé des vies mais aussi des populations. En ramenant ces esquimaux, en bafouant leurs traditions, en les traitant de sous hommes, dans les dernières pages on a même l’impression qu’il ne se rend absolument pas compte des bouleversements qu’il a engendré.

L’auteur nous dépeint l’histoire de Minik sans drame, sans cliché. L’histoire de Minik est tout simplement l’histoire de tous les déracinés. Cette histoire est triste, ces esquimaux qui croyaient faire un beau voyage pour voir l’Amérique, ils n’ont pas été forcé, ils sont partis de leur plein gré mais là-bas devant ce monde étouffant quelle surprise, quel étourdissement… L’auteur nous prend et nous rend témoin de cette bétise humaine qui nous fait croire que notre population est supérieure aux autres car elle est différente. Quelle tragédie !

Ce qui m’a plu :

Le personnage de Minik qui essaie de rebondir malgré les embuches de sa vie. Et ce serviteur qui a sans doute été déraciné aussi qui essaie de prendre soin de lui.

En bref :

Une lecture agréable et très instructive !

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4 réflexions sur “Groenland Manhattan de Chloé Cruchaudet

  1. très tentée ! Cette auteure m’avait séduite avec « Ida » (une série en cours, le tome 3 est à paraitre). Je suis un peu frileuse à l’idée d’aborder cette bd en raison du sujet qu’elle traite, mais Groenland Manhattan semble être un très bon album

    • C’est vrai le sujet est un peu dur car on est un peu obligé d’assumer ce que nos ancêtres ont perpétré… Il n’est pas du tout écrit en style voyeurisme non c’est simple, c’est tragique…

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