le Vampire de Wall Street de Pierre Charmoz et Studio Lou Petitou

Titre : Le vampire de Wall Street

Auteur : Pierre Charmoz et Studio Lou Petitou

Éditeur : Sous la cape

Reçu en E-book le 29/04/2011

Terminé le 30/04/2011 au soir !!

Nombre de pages : 182

Présentation de l’éditeur :

« Mordu par le comte Madov – un vampire de la finance qui rêve d’asservir l’humanité tout entière –, le jeune Van Helse, un trader new-yorkais fou de grimpe, part semer la désolation dans la Yosemite Valley. Ninnah, la complice de toujours de Madov, séduit la petite amie de Lucy, une superbe grimpeuse, pour lui tendre un piège mortel. La Cellule citoyenne de veille de la Nouvelle-Babylone, dirigée par l’impeccable père Keita et représentée sur le terrain par le trio Duboucq, Ladurite et l’ours M’amour, arrivera-t-elle à temps pour contrecarrer les sombres projets de Madov, de Ninnah et de leurs complices Awah’? Ce qui est sûr, c’est que le FBI, comme toujours, arrivera trop tard. »

Mon avis :

J’ai lu ce récit très vite  puisque je l’ai commencé hier après-midi et terminé tard dans la soirée. En fait j’ai trouvé le récit captivant à tel point que je ne pouvais pas le lâcher.

Attention ce roman est réservé au plus de seize ans.

Comme écrit ci-dessus, ce récit n’est pas à mettre entre toutes les mains, ce roman requiert un public averti. Plusieurs scènes sont franchement versée dans l’érotico-SM. Ces scènes décrivent d’ailleurs très bien le rapport Vampires/vampirisées ou Vampires/ dévoué serviteur ou encore maîtresse / esclaves !!

Sur le coup l’avant propos m’a quelque peu refroidie… Je n’ai toujours pas réussit à déterminer si c’est de l’humour ou réellement de l’animosité que nourrit Pierre Charmoz contre Dan Brown (que j’aime beaucoup lire soit dit en passant…). Je ne vois pas vraiment en quoi il nous est nécessaire de savoir que Pierre Charmoz n’aime pas Dan Brown, je trouve ça un tantinet déplacé… mais bon passé ce petit moment de froid, je me suis mise à lire ce récit .

Ce roman est construit avec trois genres littéraires (à mon humble avis…).

L’auteur nous plonge d’abord dans l’Histoire (tout commence par novembre 1666) pour nous présenter ces deux personnages principaux : Ninnah et Jonathan … Dans cet historique c’est d’abord Ninnah qui attrape Jonathan dans ses filets puis ensemble ils capturent Abraham … ensemble ces vampires sont diaboliques…

Ensuite on plonge dan notre époque au sein d’une équipe de grimpeur. C’est par Lucy, une grimpeuse, que commence le genre épistolaire, en effet Lucy entretien une correspondance enflammée avec Lisbeth son amante … ainsi débute ces échanges de courrier avec d’autres personnages (courriel également).

Le récit classique est entrecoupé  de lettres et de courriels. Un autre genre apparait , un récit plutôt des comptes rendu de conférence qui pour moi n’apporte pas grand chose au récit, si en fait … peut-être quand même …ces conférences servent à replacer l’état d’esprit des personnages, leurs éventuelles croyances dans le contexte du récit …

La fin est prévisible mais le cheminement est constant d’où l’impression que l’étau se resserre très vite autour du fameux projet des vampires.

Ninnah et Jonathan sont des vieux vampires qui rêvent de mettre à genoux  le monde en paralysant les finances ou en créant une crise et surtout en mettant au point un projet mystérieux…

Leur projet se heurte à trois entités :

  • Une cellule de veille composé de vampirologue
  • Les Rangers aidés de deux grimpeurs (John et Lucy)
  • Le FBI, complètement tournés en ridicule sur le terrain par les Rangers …

Chaque personnage est intéressant, l’auteur en fait des maillons plus ou moins essentiel au dénouement de l’histoire. Chaque personnage ou presque et ce malgré le contexte trouble ressentent des besoins pour le moins lubriques…

L’auteur a une plume qui sait retenir le lecteur quand celui-ci est susceptible de s’éloigner un peu… Il balance le récit d’un lieu à un autre selon les personnages. Ce balancement créé une dynamique efficace dans le récit, entrecoupé par le récit épistolaire qui renforce  cette dynamique et fait légèrement prendre du recul ….

Ce qui m’a plu :

Le mélange des différents genres littéraires.

Muriel, un des personnages secondaires, vouée au sacrifice qui décide malgré tout de survivre et de faire amie-amie avec les chauve souris géante.

En Bref :

Un roman et une plume captivante. Une fin un peu rapide  mais inéluctable dû à l’enchaînement  des évènements très rapide !

Un petit extrait :

« Le comte Madov n’en dira pas plus. Il se lève déjà. Intrigué,
Abraham le suit, après avoir réglé les consommations – « de
l’autre côté du monde », visiblement, ces vétilles sont de peu
de considération. Le comte avance d’un pas vif. Sa cape se
soulève à chaque enjambée, comme les ailes d’un chiroptère.
D’ailleurs, il donne plus l’impression de voler que de marcher.
Quand ils parviennent au domicile du comte, la nuit est
tombée. Une ruelle sordide. Abraham hésite à suivre son
compagnon mais « il ne faut pas se fier aux apparences », n’estce
pas. D’ailleurs, il est intrigué : quel genre de proposition va
lui faire ce comte d’opérette ? »

MERCI aux Agents Littéraires et aux Éditions Sous La Cape de m’avoir permis  de connaître l’auteur Pierre Charmoz !

La note  : 4/5

2 commentaires sur “le Vampire de Wall Street de Pierre Charmoz et Studio Lou Petitou

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  1. Merci à vous de cette chronique très sympa, argumentée. Petite précision: nous avons écrit « Le Vampire de Wall Street » à deux, avec « Studio Lou Petitou », qui a commencé par introduire dans la première partie, que j’avais rédigée seul, les étranges messages d’un groupe de surveillance inidentifié, puis ceux des émissaires de La Nouvelle-Babylone, échappés du roman de Patrick Boman, « Les Canines dans le pâté » (Sous la Cape également, tiens tiens). Puis la seconde partie fut vraiment écrite à deux, avec un partage équitable des coups de baston et des séances érotico-SM 🙂
    Ce qui nous a donné envie de récidiver, cette fois en commençant à deux dès le début, avec « La Canine impériale ».
    Cordialement
    Pierre Charmoz

    J’aime

    1. Toutes mes excuses pour cet oubli que je répare de suite.
      Si j’ai l’occasion je ne manquerais pas de lire « les canines dans le pâté » et « La canine impériale », j’aime beaucoup votre style.
      Merci de votre passage, ça fait vraiment plaisir mais ça fait aussi tout drôle , quand un auteur vient directement commenter sur votre blog, c’est un peu intimidant…
      En tout cas je vous souhaite une très bonne continuation et à très bientôt.

      J’aime

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