Le sommeil du Monstre (Tome 1 et 2) d’Enki Bilal

Tome 1 : Le sommeil du Monstre

4ème de couverture :

« J’ai 10 jours, je me souviens…
L’explosion terrible qui déchire le ciel de nuit et fait pleuvoir dans l’hôpital n’est ni un tir de mortier, ni un tir d’artillerie, ni une bombe… C’est un coup de tonnerre de mon tout premier orage. Une colère du ciel qui me rassure, autrement plus impressionnante que le feu des hommes… Car je suis un orphelin de dix jours, heureux de sentir la nature plus forte qu’eux. Ce même jour J.10, une infirmière dépose un paquet dans le grand lit blanc, entre Amir et moi.
Ce paquet de quelques heures à peine s’appelle Leyla Mirkovic… Pour la première fois, nous voici réunis tous les trois. Nos têtes encastrées les unes dans les autres et nos corps tendus comme les branches d’une étoile… Je me mets à l’écoute des bruits de nos vies. Je suis l’aîné vieux de dix jours, l’orphelin heureux qui aime Leyla, qui aime Amir et qui aime le bruit du ciel en colère. La tétralogie du Monstre est une histoire à trois voix.
Celles de Nike, Leyla et Amir, orphelins de Sarajevo aux quatre coins du monde. Il s’agit avant tout d’un travail sur la mémoire. Mémoire individuelle et collective, où se mêlent des imagés écrites de l’éclatement de la Yougoslavie, « lieu » de naissance d’Enki Bilal (pays à peine disloqué que déjà sorti des mémoires), et des images peintes d’une entêtante conjugaison passé-présent-futur. Mémoire prospective aussi, potentielle, élargie des Balkans au reste du monde, comme dans un miroir.
Ce monde, seul endroit, il faut bien le dire, qui nous reste. »

Petit rappel :

Août 93 : Nike, Amir et Leyla sont des nouveaux nés orphelins… l’hôpital où ils étaient abrités est détruit sous les bombardements, c’est la guerre.

2026 : Nike qui possède une mémoire  exceptionnelle, veut retrouver ses amis de couvée Leyla et Amir… il a besoin de croire qu’ils sont encore vivants.

Leur vie débute pendant la guerre à Sarajevo et évolue vers un monde où les terroristes membres de l’Obscurantis Order sévissent. Ceux-ci veulent empêcher les scientifiques de prouver que Dieu est une invention; pour ça ils tuent les intellectuels, les scientifiques… toutes personnes ayant des pensées dérangeantes et surtout pas en accord avec la secte.

Chaque personnage a fait sa vie dans des coins totalement diffèrents du globe. Ainsi on peut suivre tour à tour Amir, Leyla et Nike… ce qui donne une dynamique particulière à l’histoire.

Nike vit au Etats Unis  plus particulièrement à New York… jusqu’à présent il travaillait pour la Banque Centrale de la Mémoire du monde, puis il a décidé de tout arrêter pour retrouver  ses amis de début de vie.

Leyla vit dans le désert du Nefoud, elle est astrophysicienne et ce qu’elle a découvert les met tous en danger…

Amir vit à Moscou avec sa petite amie Sacha, ils prennent ensemble des petits boulots ensemble par ci par là…

Soudain leur vit bascule et ils vont être amené à se retrouver.

Mon avis sur l’intrigue :

L’Obscurandis Order veut soumettre le monde à ses croyances… ils brûlent les livres communs, seul leurs livres sur leur religion doivent être étudiés, ils tuent toute les personnes au contact de la science, de l’astrophysique…

Ils ont développé une technique redoutable pour l’espionnage, ils copient les êtres humains et les transforme en androïde frappant de réalité. Ainsi ces clones réussissent à s’introduire dans les sphères importantes et récupèrent des informations capitales pour aider le tout puissant et fou Dr Warhole à détruire  le tout petit espoir des gens.

Leyla a découvert quelque chose qui est caché sous le site de l’Aigle. Warhole veut détruire ce site pour ça il va se servir de nos trois orphelins à leur insu… Nike finit par retrouver Leyla.

Avec ce premier tome, l’auteur nous présente ses trois personnages principaux. Ils vivent aux 4 coins du monde, leur vie n’est pas simple, elle est torturée tout du moins c’est l’époque dans laquelle ils sont plongé qui est bizarre, froide et dangereuse… mais ils vivent et ils leur reste un peu d’espoir…

Tome 2 : 32 décembre

4ème de couverture :

« Nike…
Qu’une mini-bombe atomique explose alors à mes pieds, qu’un éclat de terrasse pulvérise mon nez (troisième fois en un an), tout, en ce fragment de temps à la violence extrême, aurait dû me mettre la puce à l’oreille (elle-même soufflée par la déflagration). Tout aurait mieux valu que l’invitation. Car c’est ici que tout recommence. Amir : Je serrai très fort son corps et cette nouvelle peau anthracite tout droit de mes cauchemars.
Très fort et très longtemps. Comme pour tenter d’en conjurer l’extravagance. Leyla : Nike resta autant de temps que les neuf autres dans la grotte. Comme les neuf autres, dès son retour, il demanda à l’huissier une feuille de papier et un crayon, et comme les neuf autres il se tut pendant de longues heures. Enfin, comme pour les neuf autres, sa première phrase fut une triple question, identique au mot près : « Le carbone 14 bis dit quoi sur les os et l’obus ? Les recoupements avec les éléments de l’inventeur disent quoi sur la grotte ensevelie ? Le 32 décembre c’est quand ? » La tétralogie du Monstre est une histoire à trois voix.
Celles de Nike, Leyla et Amir, orphelins de Sarajevo aux quatre coins du monde. Il s’agit avant tout d’un travail sur la mémoire. Mémoire individuelle et collective, où se mêlent des images écrites de l’éclatement de la Yougoslavie, « lieu » de naissance d’Enki Bilal (pays à peine disloqué que déjà sorti des mémoires), et des images peintes d’une entêtante conjugaison passé-présent-futur. Mémoire prospective aussi, potentielle, élargie des Balkans au reste du monde, comme dans un miroir.
Ce monde, seul endroit, il faut bien le dire, qui nous reste. »

Mon avis :

Dans ce tome, Warhole met son plan a exécution, il réussit à piéger Nike et donc Leyla mais c’est sans compter sur Amir et sa douce Sacha sauvée du monstre.

Je ne peux pas en dire plus sans dévoiler l’évolution de nos trois orphelins, juste que leur vie  est à nouveau bouleverser par une guerre mondiale d’un autre genre… mais toujours provoquée par la folie des hommes au nom de cette satané religion !!!

Le Graphisme : Toutes les pages ou presque sont dans des tons très sombres,  agressée par des touches de couleur rouge sang à tout moment pour accentuer la douleur, le meurtre, le Mal. Les seules touches de couleur agréable entoure la vie de Leyla dans le désert avec son père.

Les personnages principaux sont beaux et durs. Les « méchants » sont d’une laideur épouvantable. Malgré la guerre, le froid, la mort… Enki Bilal donne à ses personnages une touche d’espoir… ils veulent retrouver et protéger ceux qu’ils aiment.

Oui malgré toutes ces horreurs, il a réussit à immiscer  un peu d’amour !

9 BD / + 36 BD

 

 

 

 

 

2 réflexions sur “Le sommeil du Monstre (Tome 1 et 2) d’Enki Bilal

  1. j’aime beaucoup Bilal et depuis longtemps. Mais cette série qui tu présentes fait partie de ses albums que je trouve ronflants ^^ Si cela ne tenait qu’à moi, je me serais contentée des dessins ^^ Bon courage pour les deux prochains tomes ^^

    • Ben sur le coup ça m’a un peu rebutée , cet univers sombre et un peu chamboulé… puis j’ai accroché et j’aimerais savoir la suite !
      Merci Mo’ bonne journée !

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